George Floyd, une émotion mondiale

Tel est l’intitulé du billet de  Jean-Frédéric Schaub publié dans  la lettre de l’EHESS  de juin 2020 (Nouveau carnet de l’EHESS : Perspectives sur l’après-George Floyd) que nous avons été autorisé à reproduire et à représenter sur le site de notre Association.
 
      Dans ce carnet  « chercheuses et chercheurs, de l’EHESS et d’ailleurs, analysent les problématiques de racisme, de luttes sociales et de violences policières, que la mort de George Floyd aux États-Unis a contribué à remettre au cœur du débat public« .
 
      Les visiteurs  pourront consulter, en cliquant ici, l’article fondateur de J-F. Schaub à ce propos . Nous le remercions vivement pour sa contribution.

Conférences et exposés (III) de Robert Lazennec, ancien élève-maître de l’ENG de Quimper –  » L’école du temps de Jules Ferry; la France pédagogise »

R. Lazennec a bien voulu mettre à disposition de l’Association les illustrations  de ses interventions dans des colloques et manifestations dévolues à la défense de la laïcité républicaine. Qu’il en soit^chaleureusement remercié . La  nouvelle séquence proposée aux visiteurs  sera accessible en cliquant ici .  Elle concerne   l’école primaire du temps de Jules Ferry telle qu’elle  fonctionnait aux débuts de la 3è République après la promulgation des lois scolaires de 1881, 1882 et de la loi Goblet de 1886 .
            
       » La France pédagogise , constatait  en 1882 Félix Pécaut, directeur de l’École normale supérieure de jeunes filles de Fontenay-aux-Roses, au moment où se construisait  l’école républicaine. Ce faisant, il soulignait que les réformes entreprises étaient non seulement institutionnelles (gratuité, obligation, laïcité), mais aussi pédagogiques. 
        Le vent de la rénovation souffle en effet sur l’école de Jules Ferry ; il a même commencé à souffler avant Ferry, dès la fin du second Empire et le ministère de Victor Duruy. Selon la nouvelle pédagogie, l’élève doit être actif, sa curiosité doit être éveillée et sollicitée, son désir d’apprendre entretenu ; l’enseignement doit cesser d’être verbal, abstrait, mécanique et, comme le disaient souvent les responsables de l’époque, « scolastique ». Tels sont les thèmes dominants, conjugués de mille et une manières, d’un discours dont la modernité ne manque pas de surprendre le lecteur actuel. Ainsi, en lisant certains articles du monumental Dictionnaire de pédagogie et l’instruction primaire dirigé par l’influent directeur de l’enseignement primaire Ferdinand Buisson, on croit reconnaître des prémonitions de la pédagogie Freinet des années 1950″ 
 
                D’après  Pierre Kahn :   La leçon de choses à l’école de Jules Ferry ;In   LES GENIES DE LA SCIENCE N° 27 , mai 2006 (Pour la Science).
 
       La présentation  et les  commentaires de l’auteur de ce diaporama   manqueront  aux visiteurs !  Cependant  compte tenu du  bilan fondateur de  Jules Ferry en matière d’instruction publique républicaine, ils seront conduits  à constater que pour y parvenir il fallait de nouveaux instituteurs, des instituteurs de qualité, convaincus, respectés et soutenant la République. Ceux-ci furent formés dans les écoles normales primaires et furent les pionniers de  la République jusqu’aux lieux les plus reculés de nos campagnes.  Diffusant l’éducation civique et morale, le sens de la discipline et du patriotisme, ils eurent à lutter  contre une opposition cléricale  cristallisée sur l’oeuvre scolaire de Jules Ferry avec le soutien  des anticléricaux  républicains.

Antiracisme, accusation identitaire et expiation en milieu académique

La mort de George Floyd  à Minneapolis a déclenché une  mobilisation mondiale sans précédent.  Il s’agit de tenter d’appréhender les origines de cet évènement exceptionnel et d’en  tirer  des leçons notamment en ce qui concerne les pratiques  des acteurs du monde académique et de ceux de la recherche et de la culture du fait de leurs relations particulières à la société et à la jeunesse.
 
   On rappellera à ce propos les termes de l’article premier de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1948 : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres  dans un esprit de fraternité. » 
      On soulignera aussi   qu’en réponse aux événements et à l’indignation qu’ils ont suscitée ,  la lettre de l’EHESS de juin 2020 présente un nouveau Carnet dédié aux « Perspectives sur l’après George Flyod« .  On y propose une analyse  des  » problématiques de racisme, de luttes sociales et de violences policières » récemment remises au cœur de l’actualité.
 
       Devant le problème de société posé, il est nécessaire de rappeler ici  que l’antiracisme est un principe universel intangible.   Mais  Il ne s’agit pas pour autant  de procéder à de  l’auto-accusation ou  à de l’autoflagellation identitaires en usant de critères discriminatoires. En effet   tout en se réclamant de leur positivité ces derniers conduisent à d’autres formes d’exclusion tout aussi condamnables .
 
        Cette problématique d’une prégnante actualité a fait l’objet d’un article récent de la philosophe Catherine Kintzler dont les visiteurs pourront  prendre connaissance en cliquant ici. Publié le 30 juin 2020 dans le Blog revue  de l’auteure , son intitulé révélateur a été repris pour insertion sur ce site.   
 
        Nous remercions vivement C. Kintzler  d’avoir autorisé cette représentation.  

Violences à Dijon – Faits rapportés dans la presse et  leçons pour la consolidation de nos institutions républicaines

Les violents  affrontements entre communautés tchétchènes et « maghrébines »  qui ont eu cours à DIJON du 12 au 15 juin 2020 ont largement interpellé les pouvoirs publics, les media et l’opinion publique. Ils ont donné lieu  à de nombreux articles  et  les trois  titres reproduits  ci-dessous sont suffisamment explicites pour justifier l’indignation produite :
    –  Dijon, la paisible, chamboulée par quatre jours de violences.
    –  Dijon : les violences de la « horde sauvage » ne resteront pas impunies.
    –  Violences à Dijon: les interpellations se poursuivent, des armes saisies.
La presse a également fait état de l’appréciation portée sur ces évènements par le dirigeant de la Tchétchénie, Ramzan Kadyrov : pour ce dernier les actes de sa communauté en France avaient été corrects, les autorités locales n’ayant pu y  mettre de l’ordre.
C’est dans ce contexte et en gardant toute la mesure et le recul nécessaires  que les visiteurs du site sont invités à consulter, en cliquant ici, un article à ce sujet écrit par Catherine Kintzler et publié dans son Blog revue  Mezetulle le 26 juin 2020. Il est  intitulé :

Le discours de Jules Ferry  sur la crise économique en 1884

Jules Ferry installe son deuxième gouvernement le 4 février 1884 et exerce le pouvoir avec autorité. Malgré la crise économique de 1882, de nombreuses réformes, au-delà de celles  du système éducatif, sont menées : réforme de la magistrature, plan sur le réseau ferré, loi autorisant les syndicats et diverses mesures sociales, loi sur la liberté de la presse, mesures protectionnistes en faveur de l’agriculture. Une politique coloniale  très contestée  par ses opposants politiques est également engagée.Sur le plan des institutions, des projets de révision de la constitution sont en  préparation…
     La crise économique visée dans le discours du Président du Conseil des Ministres sévit depuis le début des années 1870 et correspond à la déclinaison française de ce qui fut appelé la « Grande Dépression » liée aux spéculations immobilières et boursières  ayant cours à l’époque en Autriche-Hongrie, en Prusse et en France. Ceci donna lieu à l’explosion des constructions municipales et résidentielles à Paris, à l’endettement des financiers et à l’envolée des prix de l’immobilier alors qu’intervenaient la deuxième révolution industrielle et les spéculations sur le marché des céréales. Tout ceci se produisait  alors que la France continuait de rembourser les emprunts contractés pour payer les indemnités et les dettes  de guerre dues à  la Prusse selon les termes du traité de Francfort signé en 1871 (5 milliards de francs-or pour les indemnités et 266 millions de francs-or pour les dettes soit environ 25 milliards  d’euros!).
Dans un tel contexte, il n’est  pas surprenant que Jules Ferry puisse  être conduit  à répondre  aux interpellations  des parlementaires de  l’opposition par de longues allocutions. Elles étaient rapportées avec beaucoup de fidélité dans la presse républicaine finistérienne.
Les visiteurs intéressés pourront consulter l’une d’entre elles, prononcée en février 1884, en cliquant ici. Elle donne lieu à des commentaires de la rédaction du journal Le Finistère et laisse place à une coupure  du même journal  sur les projets rétrogrades des cléricaux pour résoudre les difficultés sociales liées à la crise .

La fin des turpitudes criminelles deEgaré(e), directeur de l’école des frères de la Doctrine chrétienne de Douarnenez (F-29100) en 1884

Alors que la laïcisation des écoles communales était  en marche dans le Département du Finistère et notamment en son chef-lieu et ceci malgré les résistances  parfois violentes  du clergé et des milieux cléricaux,  certains « Frères »  continuaient de perpétrer leurs tristes  turpitudes sur les enfants  scolarisés dans les écoles chrétiennes.
Plusieurs scandales furent stigmatisés par la presse républicaine de l’époque. Celui  révélé ici eut cours à Douarnenez. Il  donna lieu à une série d’articles parus dans Le Finistère du mois de mai 1884. Ils ont été transcrits et regroupés dans la présente parution.
     Les visiteurs pourront  les consulter en cliquant ici.

Avancer masqué en se démasquant. Quelles  leçons tirer de la pandémie due au coronavirus SARS-CoV-2 ? 

Outre ses aspects sanitaires et mortifères qui nous incitent à mesurer  » les limites de notre savoir et de notre pouvoir »  la pandémie en cours,  prolongée et amplifiée  par  des crises sociale, économique et politique   révèle   des dysfonctionnements majeurs   de notre société . Celle-ci  se projetait   sans vergogne  vers  la mondialisation heureuse… On parle  désormais d’un retour à l’état-nation et de « démondialisation »   ce qui permettrait ,avec de l’imagination créatrice, de retrouver les fondamentaux du bien commun.

Mais si la pandémie  et ses effets dévastateurs sont de nature  à nous faire « comprendre par l’épreuve »,   elle peut aussi être  propice au retour sur soi-même, à la « remise en cause de ses certitudes,  à la reconnaissance de ses errements »  et peut-être à l’émergence de nouveaux concepts générateurs de  progrès.

On peut se féliciter qu’à ce niveau d’appréhension de la crise, la réflexion  menée par les politiques, les sociologues, les psychologues… puisse trouver  des prémices fondatrices chez les philosophes . On pourra  en  prendre connaissance sur ce site via les trois contributions suscitées  sur cette problématique par Catherine KINTZLER et publiées récemment sur son Blog revue Mezetulle. Nous la remercions vivement  de son soutien.

Ces contributions révèlent notamment  que dans le contexte, le combat  intellectuel à mener ne consiste pas seulement à stigmatiser les épreuves rédemptrices  d’un autre temps mises en avant par certains mais aussi et surtout à oeuvrer pour que la recherche de la vérité  et la culture  de la connaissance restent des tâches collectives prioritaires.

Les visiteurs intéressés pourront prendre connaissance  des  trois articles en question en cliquant sur leurs intitulés :

1 – D’une épidémie à l’autre : parallèle entre le Choléra de 1832 et le Covid-19 de 2020 (par Matthieu Le Verge)

2 –Des virus et des vertus (par Laurent Jaffro)

3 – Homme, où est ta victoire ? par Anne Baudart

Acquisitions et cessions de terrains complémentaires pour l’implantation de l’ENG de Quimper

Fin 1883, alors que les premières constructions sont en cours, interviennent des opérations foncières en rémices du domaine de Roz Avel.
Les visiteurs intéressés  pourront en cliquant ici accéder à un document relatif à l’acquisition par le département d’un lot de terre labourable sis au lieu-dit « Le Calvaire » et ici à un document rapportant la cession par la ville de Quimper, au même propriétaire, de terrains desservis par le « chemin des pendus » .
Quoi qu’il en fut, l’on y  construisit un « château » pour les futurs  hussards de la République !

Visites sur les chantiers de construction des Ecoles normales  et du Lycée à Quimper, fin 1883

Les visiteurs intéressés par les états des lieux, tel qu’ils furent rapportés par les journalistes du Finistère, pourront consulter en cliquant sur les liens ci-dessous 3 coupures dévolues à la question, retranscrites à partir de ce journal. Tout porte à croire que des évènements importants se préparent pour la rentrée des classes de 1884 !

Le débat sur les livres d’enseignement lors de  la mise en application de la loi du 28 mars 1882

La presse républicaine, au printemps 1883, se fait l’écho  des polémiques  suscitées par  la  mises à disposition des écoliers et de leurs maîtres des écoles communales nouvellement laïcisées d’ouvrages d’instruction civique et morale choisis par les instituteurs. Ceci était en conformité avec le rapport de Ferdinand Buissonde 1879 et avec l’arrêté ministériel de 1880 relatifs à cette question.
Dans le bihebdomadaire Le Finistère  trois articles successifs  y sont  consacrés. Le premier, dévolu à un ouvrage controversé, prépare aux débats qui eurent cours tant au Conseil général du Finistère qu’au Sénat de la République. Les débats de ces deux instances  donnèrent lieu à des comptes rendus détaillés dans ce journal.
Les lecteurs intéressés  pourront les consulter Le débat sur les livres d’enseignement. Ils sont retranscrits dans l’ordre suivant :          1. A propos du « Livre du jeune Français ».
2. Les livres scolaires; Extrait du compte rendu de la séance du 4 avril au Conseil général du Finistère.
3. Les Manuels d’Enseignement  devant le Sénat.
Leur attention est attirée sur le fait que  la congrégation de l’Index (mentionnée dans ces documents) est une institution de l’église catholique romaine  créée à la demande de l’Inquisition au 16è siècle. Elle avait pour mission d’examiner les Livres et de porter au catalogue de l’Index librosum prohibitorum (Index des livres interdits) ceux dont elle défendait la lecture tant aux fidèles qu’au clergé. Elle perdura jusqu’en 1966 et fut remplacée par  la « congrégation pour la doctrine de la foi », laquelle exerce ses activités  au sein de la Curie romaine.