Bouillabaisses marseillaises

ou

« Venir à Marseille sans voir la France et quitter la France pour aller à Marseille »

Pendant que le pape François vient à Marseille sans venir en France, Le Président  de la République  Emmanuel Macron, accompagné de son épouse, abandonne la République française pour assister  à une  messe « populaire » au stade vélodrome à laquelle il ne participera pas… Quelles bouillabaisses ! …

 

Il n’est donc pas surprenant que l’accord des deux protagonistes de cette histoire de se rencontrer  à Marseille « assise aux portes de la France, comme pour accueillir ses hôtes » ait été stigmatisé par  plusieurs des parties concernées.

Ainsi des pratiquants de  l’église catholique ont déclaré haut et fort qu’ils n’iront pas à Marseille pour cette occasion  considérant que : « le voyage pastoral marseillais du Pape François ne concerne en rien les dures réalités de l’Eglise et l’effondrement du catholicisme qui en résulte. Ce déni   les a conduits à ignorer les « mondanités marseillaises » correspondantes et à ne pas donner suite aux invitations reçues ». Rien de moins !  (Cf.asvpnf.com)

 

En parallèle des  citoyens ordinaires  de la République Française, déjà indignés par la visite extra-territoriale du pape et observant  les petits accommodements à  l’indivisibilité et à la laïcité républicaines opérés  dans les lieux de pouvoir pour justifier la présence du Président de la République  aux dites « mondanités marseillaises », ont pris l’initiative de le regretter vivement, de rappeler leur attachement au respect de la laïcité  de l’Etat et de ses institutions et de le faire savoir via des communiqués.

Les visiteurs de ce site pourront tout d’abord prendre connaissance des détails du programme  en cliquant sur document 1 avant de consulter le communiqué paru dans Mezetulle et reproduit par UFAL-Info   (Cliquer sur document 2).

Document 1. Le programme d’Emmanuel Macron pour la visite du pape à Marseille

Document 2. La visite du pape et le respect de la laïcité de la République

Le voyage imaginaire du pape François à Marseille ; une vraie-fausse incursion en République française.

On trouvera ci-dessous  le programme officiel du  prochain déplacement « clandestin »  du premier  citoyen vaticanesque  en douce France républicaine  et laïque.  Il y sera reçu en grande pompe  par  le chanoine honoraire de l’église romaine de Saint Jean de Latran ,  Président de la République et locataire actuel du Palais de l’Elysée (55 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris )

 

Programme officiel

 

 Vendredi 22 septembre 2023 : ROME – MARSEILLE

14h35 Départ en avion de l’Aéroport International de Rome/Fiumicino pour Marseille

16h15 Arrivée à l’Aéroport International de Marseille

16h15 ACCUEIL OFFICIEL PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANçAISE

17h15 PRIÈRE MARIALE AVEC LE CLERGÉ DIOCESAIN dans la Basilique de Notre Dame de la Garde

18h00 MOMENT DE RECUEILLEMENT AVEC LES CHEFS RELIGIEUX près du Mémorial dédié aux marins et migrants perdus en mer

 

Samedi 23 septembre 2023 : MARSEILLE – ROME

08h45 RENCONTRE PRIVÉE AVEC CERTAINES PERSONNES EN PRÉCARITÉ ÉCONOMIQUE à l’Archevêché

10h00 SESSION CONCLUSIVE DES “RENCONTRES MÉDITERRANÉENNES” au Palais du Pharo

11h30 RENCONTRE AVEC LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE au Palais du Pharo(Photo officielle, échange de cadeaux, entretien)     

16h15 SAINTE MESSE au Stade Vélodrome

18h45 CÉRÉMONIE DE DÉPART à l’Aéroport International de Marseille

19h15 Départ en avion de l’Aéroport International de Marseille pour Rome

20h50 Arrivée à l’Aéroport International de Rome/Fiumicino

 « Tout comme lors de sa visite de novembre 2014 à Strasbourg alors dédiée aux institutions européennes, il ne s’agira néanmoins pas formellement d’un voyage apostolique « en France », mais d’un déplacement spécifiquement dédié à la cité phocéenne et à son ouverture sur la Méditerranée »

Selon La Croix ,  (cf. https://www.la-croix.com/Religion/Pape-Marseille-pourquoi-nest-pas-visite-France-2023-06-21-1201272457 ),le pape François a réaffirmé  début août devant la presse que son déplacement dans la cité phocéenne, prévu vendredi 22 et samedi 23 septembre, n’aurait pas valeur de visite d’État. « Si je vais bien à Marseille, je ne vais pas en France », a-t-il souligné, avant de préciser les objectifs de ce nouveau voyage.

 

D’apès Cécile Mérieux et Malo Tresca (avec Loup Besmond de Senneville, à Rome), le pape François sera le premier pape à se rendre à Marseille, le 23 septembre, depuis Clément VII en 1533.

« J’irai à Marseille, mais pas en France ». Ces derniers mois, le pape François n’a cessé de réaffirmer ce distinguo, au risque d’entretenir une certaine incompréhension chez les catholiques français. Que comprendre derrière l’inexactitude géographique ? Début août, le jésuite argentin a précisé sa pensée devant la presse internationale : sans constituer une visite d’État (en dépit de rencontres prévues avec Emmanuel Macron), son déplacement dans la cité phocéenne, vendredi 22 et samedi 23 septembre, a d’abord vocation à « revenir sur les grands défis – migration, inégalités, dialogue interreligieux… – du pourtour méditerranéen. »

Mais les visiteurs de ce site, indignés de la non-infaillibilité pontificale en matière de géographie méditerranéenne et soucieux de l’indivisibilité de leur République, qui de surcroît est laïque, démocratique et sociale ,  pourront accéder à un dossier complet sur la préparation de ce qui pourrait constituer un évènement pour les « Cathos du Vélodrome » et autres invités  en se rendant à l’URL : https://www.la-croix.com/Religion/visitpape-marseille-messe-info-actu-voyage

On notera, qu’au-delà des  petits accommodements jésuitiques avec le respect de la Loi de séparation des églises et de l’Etat les mondanités annoncées,  pour les non-marseillais encore majoritaires en douce France, témoignent  d’un certain mépris papal à l’égard non seulement  de la France (amputée de Marseille) mais aussi  de l’Eglise de France. En effet, comme révélé au programme présenté ci-dessus, le voyage pastoral marseillais du Pape François ne concerne en rien les dures réalités de l’Eglise et l’effondrement du catholicisme qui en résulte.

Ce déni  a conduit  nombre de catholiques pratiquants à ignorer les « mondanités marseillaises » correspondantes et à ne pas donner suite aux invitations reçues.  C’est ainsi que René Poujol a pris la plume récemment dans Cath’Lib pour  signifier son refus d’aller saluer celui qui vient à Marseille sans venir en France et pour en donner les raisons. Les visiteurs pourront prendre connaissance de l’article correspondant intitulé :

Pourquoi je n’irai pas à Marseille à la rencontre du pape François

 

en cliquant ici (Document 1)

 

Document 1 (unique). Pourquoi je n’irai pas à Marseille à la rencontre du pape François.

 

René Poujol nous a  expressément autorisé à le reproduire afin de le représenter ici (renepoujol.fr) . Nous l’en remercions très vivement.

Turpitudes et contre-turpitudes cléricales ;

Suite du journal de marche…

 

Les visiteurs intéressés par ces péripéties pourront consulter ci-dessous 3 articles récemment mis en ligne dans Golias News :

1. Après l’affaire  Ballesteros : la question du droit social dans l’Eglise  ou les Enfants du Silence :

Isabelle Ballesteros (Diocèse de Perpignan) avait attendu quarante ans avant que son père, prêtre en exercice, ne la reconnaisse officiellement dans son testament

 Les prêtres, religieux et religieuses, laïcs en mission ecclésiale sont confrontés aux réalités financières des diocèses ou des congrégations… qui préservent avant tout leurs intérêts. Les enfants de prêtres rejoignent la liste de celles et ceux qui entendent faire valoir leurs droits, comme en témoigne un reportage récent de « Golias Hebdo » (n° 780). Une vision d’ensemble pourrait appuyer la réflexion et apporter des réponses respectueuses des personnes.

 

Document 1 .  Fichier joint

URL : https://www.golias-editions.fr/2023/09/01/apres-laffaire-ballesteros-la-question-du-droit-social-dans-leglise/

 2. Alerte sur le nouvel évêque auxiliaire de Reims ; lettre ouverte d’un prêtre ancien à un nouvel évêque

Le 26 juin dernier, la nomination par le pape François, comme évêque auxiliaire de Reims, de mon confrère le R.P. Étienne Vetö, membre en vue de la Communauté cinquantenaire du Chemin Neuf, a été rendue publique. Le jeune, en comparaison avec moi, Étienne Vetö (prononcer véteu), est ainsi devenu un personnage public dans l’Eglise. C’est à ce titre que je m’adresse à lui ouvertement. Comme nous vivons dans une période où les esprits s’enflamment promptement, Étienne et tous ceux qui l’apprécient voudront bien ne pas voir dans ces lignes une attaque personnelle à son encontre ni même une polémique d’ordre général. Étienne Vetö a lui-même déclaré, dans son mot aux diocésains de Reims, avoir « vivement conscience » « de l’aide de tous ». C’est cette aide concrète qu’un prêtre de quarante-trois ans d’ordination désire lui apporter.

Document 2. : fichier joint

URL : https://www.golias-editions.fr/2023/09/05/alerte-sur-le-nouvel-eveque-auxiliaire-de-reims-lettre-ouverte-dun-pretre-ancien-a-un-nouvel-eveque/

 

3.Vatican:espionnage à tous les étages

Le « procès Becciu » (Cf ;      https://www.golias-editions.fr/2021/08/27/vatican-le-proces-becciule-clan-des-mafieux/) dont la dernière phase est en cours (plaidoiries des avocats de la défense et verdict), se veut la vitrine du « grand nettoyage » opéré au Vatican (cf. dossier Golias Hebdo n° 780). Mis en cause dans l’affaire de l’achat d’un immeuble à Londres, Angelo Becciu, qui a dû quitter sa fonction de substitut à la secrétairerie d’Etat en 2018, encourt une peine de sept ans et trois mois de prison. Le procès met en lumière une véritable culture de l’espionnage au sein de la Curie romaine, tristement illustrée depuis des décennies par des scandales de corruption… 

 

 

Document 3Dossier joint

URL : https://www.golias-editions.fr/2023/09/08/vatican-espionnage-a-tous-les-etages/

Que Christian Terras ,rédacteur en chef de Golias, soit remercié de nous permettre ces nouveaux emprunts.

De la simple chemise des canuts, à l’abaya en passant par le kimono et la soutane:

Faire respecter sans faiblesse  la laïcité 
au sein de
 l’Ecole publique de la République
Les visiteurs intéressés par la question du port de l’abaya à l’Ecole publique (et ailleurs)  et de ses prolongements  vers l’urgence qu’il y a de   réparer notre Education nationale ,en revenant sans faiblesse à ses fondamentaux, pourront consulter  le fichier joint   en cliquant sur document 1 ci-dessous :
 
 Document 1.    » De la simple chemise des canuts à l’abaya... (pdf) 

Une note de service du 31 08 2023 qui fera date

(B.O.E.N.J.S  n°32)

Principe de laïcité à l’École

Respect des valeurs de la République

NOR : MENG2323654N

Note de service du 31-8-2023

MENJ – SG

Texte adressé aux cheffes et chefs d’établissement ; aux inspecteurs et inspectrices de l’éducation nationale ; aux directeurs et directrices d’établissement

 

 URL :https://www.education.gouv.fr/bo/2023/Hebdo32/MENG2323654N

 

Les visiteurs de ce site ont été tenus informés des développements récents et des polémiques suscitées par l’interdiction du port de l’abaya et des quamis à l’Ecole publique de la République (Ecoles élémentaires,  Collèges et Lycées)  (Cf. https://asvpnf.com/index.php/2023/09/01/a-bas-labayaabracadabra/)Une circulaire de cadrage ou une note de service du Ministre de l’Education Nationale de la Jeunesse et des Sports était attendue à ce propos. Les visiteurs pourront en prendre connaissance en cliquant ICI (Document 1).

 

On soulignera qu’au-delà de la notification stricte des modalités d’application de la loi en la matière, le ministre rappelle que :

« Outre la transmission des connaissances, la Nation fixe comme mission première à l’École de faire partager aux élèves les valeurs de la République. Le service public de l’éducation fait acquérir à tous les élèves le respect de l’égale dignité des êtres humains, de la liberté de conscience et de la laïcité. »

Il était bon  que ces principes fondateurs de notre Ecole publique républicaine soient rappelés en pareilles circonstances.

Document 1 .  Note de service du 31 août 2023

Contre-turpitudes ecclésiales

(Eté 2023)

Ce site ayant vocation à pourfendre les menées cléricales incessantes de toutes les églises-séparées de l’Etat depuis le vote de la loi de  1905-avait ouvert une rubrique spéciale dévolue à la mise en lumière des  exactions  associées aux totalitarismes ecclésiaux. Cette rubrique reste ouverte…

Cependant et dans l’attente de  nouveaux éléments  relatifs notamment à l’effondrement du catholicisme et à la survie de l’Eglise  confrontée à la « gestion » des abus  perpétrés en  son sein par des prêtres faisant fi de la justice des Hommes il paraît nécessaire, pour rester impartial, d’accuellir dans les actualités de ce site des contributions tendant à rendre compte  d’initiatives constructives dans le domaine spirituel. Elles semblent de nature à exercer des effets bénéfiques sur la vie publique de notre société.

Auparavant et par respect pour les victimes on rappellera leurs droits à réparation  ( ?) tel que souligné le 8 août dernier par Thomas Poupeau dans Le Parisien :

 

«  Abus sexuels dans l’Église : l’enveloppe de 20 millions d’euros destinée aux victimes sera bientôt vide »

Cet auteur précise : « En un an et demi, 1 261 victimes de prêtres pédocriminels ont saisi l’Inirr, l’instance chargée de leur verser une réparation financière. Au total, 13 millions d’euros ont déjà été engagés. D’ici la fin de l’année, les caisses seront à sec. Mais il restera de nombreux plaignants à indemniser » écrit-il. On devine ici encore l’ampleur et la gravité du scandale et en notant qu’il ne s’agit ici que de réparations financières. Et les autres dommages ? Que sont devenus les prêtres pédocriminels  et leurs associés ?

Ceci étant posé on  soulignera que,  dès le 28 octobre  2021 ,Golias titrait :

Pourquoi l’Eglise peut payer ?

URL : https://www.golias-editions.fr/2021/10/28/pourquoi-leglise-de-france-peut-payer/

On relevait déjà que  : « Invité sur les ondes de France Inter le 6 octobre, le président de l’épiscopat, Eric de Moulins-Beaufort estime que les difficultés pour indemniser les victimes sont quasiment insurmontables. L’argumentaire du président de la Conférence des évêques de France est limité au « denier de l’Église ». Il le tient comme seule ressource et le considère comme obligatoirement affecté aux traitements des prêtres et aux salaires des laïcs, du fait de la loi 1905. A notre avis, c’est un peu court pour justifier une incapacité de réparer ».

Nous avions nous-même suggéré aux autorités concernées de se contraindre- pour le bien public- à quelques ponctions dans les ressources énormes  disponibles-entre autres-dans le patrimoine immobilier de l’enseignement confessionnel diocésain !  C’était également un peu court. Il s’agissait d’un autre combat que nous poursuivons, lui-aussi, inlassablement.

Au total si nombre de medias  ont la propension présente   de rester silencieux au prétexte de troubles politiques, sociaux et caniculaires récents, il nous revient cependant  de rester vigilants ; c’est ainsi que nous n’avons pas manqué de noter :

1.  Les projets de dissolution de CIVITAS . On verra à ce propos l’article de Gilles Herlédan dans Golias du 18 août 2023 :

Civitas :une dissolution assez à droite

  Selon cet auteur, « M. Darmanin va mettre en œuvre une procédure de dissolution du mouvement catholique d’extrême droite Civitas. Ce n’est pas l’hostilité patente de ce groupe, à la République et à la laïcité, qui le dérange, mais son antisémitisme dont jusqu’à présent il n’avait pas fait le constat. Cette découverte soudaine aurait-elle déclenché quelque ferme choix au service de la liberté et de la dignité de tous ? À moins qu’elle ne serve – comme tout le jeu complaisamment entretenu par bien des gouvernements depuis des années avec l’extrême droite, désormais en plein essor – les intérêts du pouvoir soucieux de se blanchir de toute incrimination de racisme avant d’avancer sa loi anti-migrants ? »

Cf. https://www.golias-editions.fr/2023/08/18/civitas-une-dissolution-assez-a-droite/

A l’instar de Gilles Herledan on soulignera : « Civitas est un des étendards de ceux qui mettent en cause depuis longtemps la légitimité de la République et les valeurs relatives aux Droits de l’homme. Ce groupe entend revenir sur la laïcité en imposant à tous une croyance religieuse comme principe de gouvernement, »

On pourra compléter son information relative à Civitas en se rendant à l’adresse :

https://www.golias-editions.fr/2023/08/08/civitas-les-nouveaux-fous-de-dieu-en-croisade-2/

2. Le discours ignoré du pape à Lisbonne (Golias, 18 août 2023)

La capitale portugaise accueillait les Journées mondiales de la jeunesse entre le 1er et le 6 août. Une impressionnante manifestation de masse, marquée par le déni de la presse portugaise de la critique du modèle socio-économique exprimée par le pape François. (Sao José Almeida – Golias en partenariat avec Publico du 5 août 2023, trahttps://www.golias-editions.fr/2023/08/18/le-discours-ignore-du-pape-a-lisbonne/duction Jean-François Vallette

Cf . https://www.golias-editions.fr/2023/08/18/le-discours-ignore-du-pape-a-lisbonne/

 

3. L’article  intitulé «  Dietrich Bonhoeffer : une piste pour l’Eglise de notre temps »

par    Boutros Hallaq (Golias, 18 août 2023)

« Résistant résolu au régime nazi exécuté à trente-neuf ans une semaine avant la chute du Reich, théologien à la fois admiré et contesté par les églises allemandes, le pasteur luthérien Dietrich Bonhoeffer reste peu connu par le public ; jusqu’à ces deux dernières décennies, il n’a fait l’objet que de quelques publications en Allemagne et de rares ouvrages de présentation en France. Avec la publication de ses lettres de prison, sa pensée connaît un véritable regain d’intérêt. Sans doute, sa vision comme sa pratique de la foi et de l’église, radicales et lucides à la fois, semblent apporter quelque éclairage sur les problématiques de foi de notre temps. »

Cf . https://www.golias-editions.fr/2023/08/01/dietrich-bonhoeffer-une-piste-pour-leglise-de-notre-temps/

 

4. Le succès des JMJ cache la crise du catholicisme  (  Golias,18 juillet 2023)

« Si le pape François s’est entretenu avec des victimes de violences sexuelles, six mois après la publication d’un rapport accablant, son voyage a surtout été marqué par la rencontre avec des jeunes catholiques qui se sont déplacés en masse. Un million de pèlerins issus des cinq continents étaient attendus par les organisateurs. Qui sont-ils ? »

Christian Terras était interrogé à ce propos par le quotidien belge « Le Soir ».

 

Cf. https://www.golias-editions.fr/2023/08/18/le-succes-des-jmj-cache-la-crise-du-catholicisme/

 

 Que Christian  Terras, Rédacteur en chef de Golias soit remercié de nous avoir autorisé  les emprunts représentés dans cette mise en ligne.

Maux et mystères sous les auspices protecteurs de la République…

Pour répondre aux nécessités de la mise en ligne on a regroupé ici  deux articles  parus récemment dans Telos. Ce media nous a explicitement autorisé à les reproduire pour les représenter sur asvpnf.com .   Qu’il en soit vivement remercié .

Il ne s’agissait   pas seulement de répondre à une exigence  éditoriale  ayant vocation à porter  un regard attentif sur les  violences  qui ont eu cours ces dernières semaines en France. On se proposait aussi  de rechercher leur signification en se référant aux données chiffrées les concernant . Celles-ci, de nature  à mettre en évidence leur  tolérance dans la vie publique ,  leurs  interactions  avec la police et les problèmes sociologiques  afférents, ont été publiées dans Telos par Olivier Galland, sociologue au CNRS.     

Cette approche  peut alors conduire insensiblement aux  « mystères français » évoqués par  Dominique Schnapper  et notamment ceux  liés aux   «  difficultés et  ambiguïtés de notre histoire nationale » en matière  d’intégration sociale ainsi qu’elles furent observées par Steven Philip Krame,r   auteur  américain étranger à nos institutions, sans doute capable de les examiner d’un regard impartial.

 Sans prétendre extrapoler les résultats aux motivations des jeunes émeutiers en question on peut ici contribuer à faire connaître une sorte de typologie de leurs origines socio-culturelles en évitant les pièges de la politique  politicienne.

 Les visiteurs pourront consulter les deux articles mentionnés en cliquant successivement  sur document 1 et document 2 : 

            Document 1.   Les jeunes sont-ils violents ?( Olivier Galland)

           Document 2.   Les mystères français (Dominique Schnapper)

Turpitudes et contre-turpitudes ecclésiales et cléricales

(Point d’étape estival 2023)

 

Sur ce site , en ne  retenant que   le vocabulaire et les propos des medias catholiques de progrès,on a  depuis la publication du rapport accablant de la Ciase(le 5 octobre 2021)  tenu informé les visiteurs,   autant que faire se peut,  sur  ce qu’on pouvait désigner par un cataclysme ou par un tsunami  d’une telle violence que l’on  pouvait entrevoir  l’effondrement du catholiscisme. Celui-ci de fait se développait  depuis belle lurette sous la férule d’un totalitarisme ecclésial   inacceptable  pour les pratiquants de bonne foi (toutes options confondues), les  citoyens moyens émancipés  et la société où ils se trouvent réunis pour le meilleur et pour le pire !

  Cependant  tout en parlant d’une « Eglise sous emprise » on commençait à évoquer « des pistes pour une refondation » tout en   pointant la « tentation de tourner la page après la publication du rapport Sauvé » après s’être interrogé sur « ce qui restait  dudit rapport ».  Pour certains il s’agissait de répondre  à la question posée, en toute logique cartésienne (et probité intellectuelle) par René Poujol dans son  site Cath’lib le 12avril 2023 :

                           Quitter l’Eglise catholique ou y rester
 
 Selon cet auteur, « rarement la question aura été aussi présente dans les conversations privées ou les échanges sur les réseaux sociaux. Il y a eu le tsunami du rapport Sauvé puis le doute grandissant sur la capacité de l’Eglise à se réformer elle-même ; il y a eu les deux rapports sur les frères Philippe, Jean Vanier et les complaisances institutionnelles qui ont entouré leurs dérives ; il y a eu la mise en cause d‘évêques français dans des affaires d’abus… Pour certains ces épisodes ont été déterminants dans leur décision de rompre avec l’Eglise ou de prendre du champ. On sait aussi que le confinement lié au Covid19 a durablement éloigné des fidèles de la messe dominicale. Enfin, il suffit de lire ce qui s’exprime et se débat de plus en plus librement, pour comprendre que la crise de confiance est profonde, radicale. Elle touche tout à la fois à la gouvernance, à la pastorale, à la doctrine voire pour certains au contenu même de la foi. Et les critiques de Rome sur le chemin synodal allemand font craindre ici ou là que le synode en cours, convoqué par le pape François, ne soit pas à la hauteur de l’ébranlement qui secoue l’Eglise. Dès lors la tentation est forte, pour telles ou tels, de partir au désert… »Cf. https://www.renepoujol.fr/quitter-leglise-catholique-ou-y-rester/.

 

En parallèle on relève chez Golias  des assertions aussi explicites que :

– Où est le tendon d’Achille de l’Eglise ?

– Synode entre ambitions et réserves,

– Magnificat :les femmes sauveront-elles un bateau qui coule ?

– Plaidoyer pour une Eglise vulnérable,

– Dérives sectaires ;quelles dépendances pour les cellules d’écoute ?

 

On y devine des pistes incertaines, voire lointaines de refondation alors que le naufrage est en cours avec ses péripéties nombreuses et variées et les résistances.  Pour s’en convaincre il suffit de consulter l’interminable litanire de la rubrique tenue par le quotidien La Croix intitulée : «   L’Eglise face à la pédophilie et aux abus sexuels ».   C’est ainsi que pour la période allant du10 mai 2023 au 17 juillet 2023 on  y relève  47 d’articles. Les visiteurs de ce site pourront  en  consulter les titres  en cliquant ici . Il s’agit à l’évidence d’une  liste de pièces à conviction .  Est-elle exhaustive ?

 

 Le  terme naufrage  pour désigner le séisme en cours semble désormais avéré . Ainsi  on relève  dans :  

1. Tribune chrétienne  du 28 juin 2023 « Le naufrage de l’église allemande »  où selon  Marie Delorme :l’évêque Stefan Oster de Passau a qualifié les chiffres de « terrifiants ». « L’Église catholique en Allemagne est confrontée à une crise sans précédent, avec plus d’un demi-million de catholiques baptisés ayant quitté l’Église en 2022, selon des chiffres publiés par la Conférence des évêques allemands le 28 juin… » (URL : https://tribunechretienne.com/le-naufrage-de-leglise-allemande/)

 2.  Slate.fr du 20 juin 2023  titre « Naufrage de l’Eglise en France : au tour des évêques  ». Dans ce media Gino Hoel observe que l’institution ne parvient pas à régler la crise des abus en tout genre qui la mine (URL : https://www.slate.fr/story/248605/naufrage-eglise-catholique-france-eveques-missions-etrangeres-paris-agressions-sexuelles)

3. Esprit du 11 novembre 2021 sous la plume de Jean-Louis Schlegel parlait  du « naufrage moral de l’Église » rappelant notamment : «  le nombre impressionnant de victimes mineures d’agressions sexuelles commises par des prêtres, diacres, religieux ou religieuses : 216 000 personnes sur la période de référence, 330 000 si on élargit ce chiffre aux victimes de laïcs en lien avec l’Église (dans les écoles catholiques, les paroisses, les mouvements, les activités de loisir… » (URL : Le naufrage moral de l’Église   )

Après les violences urbaines de 2023, répliques de celles de 2005 : Pourrait-on enfin rechercher et trouver la volonté et le courage d’éduquer notre jeunesse ?

Si l’heure du bilan de ce qui a pu relever de véritables émeutes ou d’expéditions punitives contre  les biens publics, les institutions de la République et notamment l’Ecole a sonné, il ne s’agit pas pour autant de s’exonérer de la nécessité  d’identifier les facteurs explicatifs de tels évènements de façon à y remédier sans tarder.

Selon diverses sources d’informations 553 communes de France, 400 bureaux de tabac, 400 agences bancaires, 105 mairies, 168 écoles, 269 commissariats et poste de police, des centaines de petits commerces ont été touchés. Pour mettre un terme à ces violences, il aura fallu mobiliser 40% des effectifs actifs des forces de l’ordre, soit 45 000 hommes . Selon  France  Assureurs  le montant des sinistres déclarés au 11 juillet 2023  atteignait  650 millions d’euros…La facture totale pourrait dépasser le milliards d’euros !

Dans  le Monde du 7 juillet 2023 , on se préoccupe de la répartition   des violences dans le territoire (voir l’URL .https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/07/07/la-cartographie-d-une-semaine-d-emeutes-en-france_6180894_3224.html ) faisant apparaître que : « Contrairement aux violences urbaines de 2005, les émeutes que vient de vivre le pays à la suite de la mort de Nahel M.  ont essaimé sur tout le territoire, des centres-villes de grandes agglomérations aux communes plus petites. C’est « une géographie nouvelle, dont on n’a pas l’habitude », notait, mardi 4 juillet, le ministre de la cohésion des territoires. Selon lui, 553 communes ont été touchées en huit jours d’émeutes sur tout le territoire français et parmi celles-ci 170 n’avaient pas de quartiers « politique de la ville », appellation administrative des quartiers autrefois dits « sensibles », « populaires » ou « prioritaires ».Si la France n’en est pas à sa première vague de violences urbaines, celles-ci n’avaient jamais été aussi étendues ni généralisées sur le territoire, des plus grands centres urbains aux plus petites agglomérations »

  Selon la Dépêche.fr  du 3 juillet  2023 : « Il y a eu au total 3164 interpellations de personnes majeures et 700 membres des forces de l’ordre blessés.Par ailleurs  6025 véhicules ont été incendiés, 1000 bâtiments brûlés ou dégradés, 250 gendarmeries ou commissariats attaqués, et l’on recense une dizaine de milliers de feux de poubelles ».  Par ailleurs, selon le ministère de l’Économie, au moins 250 agences bancaires, 250 bureaux de tabac et 200 centres commerciaux ont été détruits.En six nuits et autant de journées de violences, ce bilan a dépassé en gravité, de l’avis de plusieurs sources du Monde, celui des émeutes de l’automne 2005 qui avaient duré trois semaines. »

 

S’agissant des Ecoles, Collèges et Lycées le Ministre de l’Education nationale a fait savoir  le 4 juillet 2023 qu’ en ce qui concerne les écoles et les établissements, nous en comptons 243 qui ont subi des dégradations, parmi lesquelles une soixantaine ont subi des dégâts importants, relativement importants, avec par exemple des débuts d’incendies ». Et d’ajouter : « sur ces 60 établissements, une dizaine ont été détruits ou partiellement détruits.  (cf.https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/emeutes-combien-d-ecoles-attaquees-et-brulees-pap-ndiaye-donne-un-premier-bilan-lourd_220128.html)

Il n’y a pas lieu et nous n’en avons pas les moyens de rechercher l’exhaustivité en  matière  de bilan des dégâts commis  par les « émeutiers » . Nous retiendrons qu’il s’agit  sur le plan matériel d’un véritable désastre et nous n’oublierons pas les particuliers qui ont déclaré 7500 dégradations

 

 Rappelant à différents égards les émeutes urbaines de 2005 (faisant suite- elles-aussi-  à  la mort de deux adolescents, Zyed Benna et Bouna Traoré, le 27 octobre 2005, électrocutés dans l’enceinte d’un poste électrique alors qu’ils cherchaient à échapper à un contrôle de police) celles de 2023 ont donné lieu  à un article de la philosophe Catherine Kintzler qui renvoie ses lecteurs au texte de l’article qu’elle écrivit suite aux violences de 2005, texte enrichi des commentaires suscités par les  violences de 2023. La gravité de la situation  et son devenir non maîtrisé la conduisent à pointer le fait qu’ en novembre 2005 : « j’ouvrais le blog « Mezetulle » en pleine période de violences urbaines. Je republie ci-dessous l’article qui leur était consacré. Dix-huit ans plus tard, et alors que les violences n’ont fait que croître en intensité et en extension territoriale, qu’elles s’inscrivent dans une série d’exactions criminelles et d’attentats séparatistes revendiquant la haine de la France et des institutions républicaines, je le juge encore trop « bisounours », émaillé de bienpensances et de génuflexions. J’y ai inséré plusieurs notes, datées, qui signalent quelques décalages avec le moment présent.Aujourd’hui il apparaît clairement que les causes générales1 et profondes des graves désordres – dont certains s’apparentent à des actes de guerre2 – ont un faible rapport avec un dénuement social3. Aujourd’hui plus que jamais il est clair que nous avons affaire à des casseurs de haute intensité qui n’ont rien de « populaire ». L’abandon dont sont « victimes » les jeunes voyous assoiffés de satisfactions immédiates est celui de l’interdit civilisateur que ni leurs aînés ni l’école n’ont été capables de leur imposer quand ils y étaient encore accessibles ».

 

 Les visiteurs de ce site ne manqueront pas de consulter son article  en cliquant ici . Il a paru dans son Blog  revue Mezetulle le 5   juillet 2023.

 

  Que Catherine Kintzler soit remerciée de nous permettre ce nouvel emprunt .

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