Glanes et perles

Glanes de vendémiaire 1886 !

Déjà l’on glosait  sur le réchauffement climatique et sur les voyages interplanétaires …
        Les  visiteurs  intéressés pourront consulter en cliquant ici quelques échos de ces questions récurrentes rapportés dans l’hebdomadaire  Le Finistère de l’époque.

ASSEZ !… D’oublier la colonne vertébrale de la laïcité ; la liberté de conscience.

Les visiteurs intéressés par  le devenir  de ce principe vertueux et fondateur de notre République pourront en cliquant ici consulter le billet indigné de Didier Vanhoutte à cet égard paru dans Golias news du 7 mai 2020. Cet auteur y souligne l’immensité du désintérêt de l’église institutionnelle (catholique) pour sa propre obsolescence tout en faisant observer la nécessité républicaine de continuer à  séparer les religions  du domaine décisionnel y compris lorsqu’il s’agit de gérer les effets d’une pandémie .  Que le fondateur de Golias soit remercié de nous autoriser à reproduire certains des articles de sa revue.

Monnaie de la vie quotidienne en pays bretonnant.

On sait que le passage à l’euro en France ,sous sa forme scripturale, le 1er janvier 1999 et sa mise en circulation sous sa forme fiduciaire le 31 décembre 2001 fut accompagné de mouvements divers  chez les français notamment en raison des  conversions réciproques francs-euros laborieuses.   
 
     Quelques années avant ces échéances,  Pierre Hénaff  s’exprima pour  relativiser cette complexité  considérant qu’avec ses compatriotes bretons il en avait vu d’autres en la matière et en d’autres temps . Il saisit donc cette opportunité pour décrire avec force  détails  toute la poésie  de la numismatique bretonne telle qu’elle se présentait encore au moment de  sa jeunesse en pays bigouden. Tout ceci était parfaitement  fonctionnel en l’absence de calculette.
 
      Les visiteurs intéressés par ce volet de la culture bretonne pourront consulter, en cliquant ici, le document rédigé en 1996 par P. Hénaff et intitulé :
 
                             « Compliqué l’euro ? »
 
      Il a bien voulu le ressortir de ses archives et le mettre à disposition de l’Association. Qu’il en soit chaleureusement remercié. 

Clauda JEGOU, paysan de l’Arrée

L’ouvrage de Yves Le Febvre publié en 1936, à la suite de « La terre des prêtres »(1924) a donné lieu à une présentation très chaleureuse de Albert Le Bail dans le journal Le Citoyen du 28 mai 1936. Les visiteurs pourront en prendre connaissance en cliquant ici et se rendre compte du fait que bon nombre des élèves-maîtres de  l’ENG de Quimper étaient aussi,  les fils de la « magnifique terre d’action et de rêve » qu’était la pointe finistérienne…

Les moines ligueurs dans leurs œuvres à Landerneau

Les lecteurs intéressés par cette thématique trouveront ci-dessous un article de Pierre Lerouge paru dans l’hebdomadaire Le Citoyen de décembre 1934 et  traitant de cette question en cliquant ici.

Les désordres du camp républicain face à l’organisation cléricale en 1934

Dans Le Citoyen du 22 novembre 1934 le journaliste au nom prédestiné, Pierre Lerouge, propose une « gerbe de réflexions » sur la situation politique prévalant dans nos campagnes  finistériennes, en ce moment particulier de la 3è République.  Les visiteurs intéressés trouveront en cliquant ici en cliquant ici l’article correspondant.

1934… Sombre année où il fallait conserver, pour la survie de l’école laïque, le sens de l’humour

L’organe mensuel du Comité de Défense laïque du Finistère (sous les intitulés  « La Défense Laïque » puis « La Défense et l’Action Laïques »), imprimé à l’Imprimerie Nouvelle de Morlaix, rapportait dans ses colonnes les échos de la prétendue guerre scolaire, latente dans toutes les contrées de notre Département et d’ailleurs. Malgré la gravité des avatars rencontrés, nos anciens savaient réserver une place spéciale,  dans leur publication militante, à « une page où l’on rit ». Les lecteurs intéressés trouveront en cliquant ici trois crobars révélateurs à cet égard, extraits des numéros de janvier, novembre et décembre 1934.

Mots de combat de Jean Jaurès

« Ah ! » s’écrie Jaurès- s’adressant aux républicains divisés- « qu’on se divise à l’heure de l’action, au moment où il faut préciser la direction dans laquelle on engagera le pays, c’est fâcheux, je le regrette pour mon parti, mais c’est la loi des choses. Mais que l’on soit divisé avant d’agir, que l’on n’ait ni un principe commun ni même, à certains jours, une manœuvre d’ensemble, qu’on soit un parti sans méthode comme sans idéal, sans habileté comme sans grandeur, c’est là ce qui ne peut pas donner confiance au pays, car il se dit qu’il ne peut pas attendre une plante robuste d’une semence débile, divisée contre elle-même, et qui, avant même de germer, se décompose. » (Jaurès 1888).

(D’après Le Citoyen du 31 mai 1934)

Le petit ODET

poème de Marcel CHABOT (1889- 1973).

Las d’être petit
Et de dérouler ses anneaux sous le ciel gris,
Soudain, épris
De lui, creuse son lit, grossit et s’élargit
En roulant dans ses flots des reflets de bruyère,
L’âme d’or des genêts et la paix bocagère ;
Il va, il sent, là-bas, l’appel de l’infini ;
Lors, bourdonnant, de sa voix multiple, il emplit
Tout ce qu’il peut d’espace
Et passe.
Mais sur la robe des prairies
Et des landes dormant comme boeufs assoupis,
Etalant sous le ciel ces vertes draperies,
Lui, le tumultueux, il n’est qu’un petit pli.
Aux heures fluant comme lui, Il dérobe leur féérie
Et s’attarde à rêver sa grise rêverie ;
Il regarde les pins craquant dans la tempête
Où le pâle soleil passant ses doigts nerveux
Dans les sombres cheveux
De leur hautaine tête
Il marche à pas soyeux,
S’étend, bel indolent, dans des criques profondes
Où s’allongent ses ondes,
Puis cherche en hésitant
Le destin qui l’attend,
Pressentant l’Océan à l’âme tourmentée,
L’Odet tire la langue et goûte l’eau salée.
Il n’est plus le petit Odet insouciant,
II se mêle au grand tout, atome d’Océan …

Marcel CHABOT. Bénodet, 10 août 1927.
(D’après le Citoyen du 18 août 1927)

Cléricalismes et laïcité : les leçons de l’histoire !

Les visiteurs trouveront ci-dessous une série de citations qui défrayaient la chronique… il y a quatre-vingt-dix ans.

LE CLERICALISME

L’enseignement clérical : « II inocule aux jeunes intelligences la vieillesse des préjugés ; il ôte à l’enfant l’aube et lui donne la nuit, et il aboutit à une telle plénitude du passé, que l’âme y est comme noyée, y devient on ne sait quelle éponge de ténèbres, et ne peut plus admettre l’avenir ». Victor Hugo.
« Les jeunes gens qui sortent des séminaires ne sont pas plus moraux que ceux qui sortent des collèges ; ils sont moins francs, moins énergiques. Le duc d’Aumale. Correspondance I, p. 177.
« Je ne veux pas des Pères de la Foi (les Jésuites) encore moins qu’ils se mêlent de l’Instruction publique pour empoisonner la jeunesse par leurs ridicules principes ultramontains » Napoléon 1er.
« Tant qu’il y aura un pays à cheval sur le Syllabus, un clergé esclave du Pape qui est lui-même l’homme lige des jésuites, c’est le devoir des citoyens de tenir leurs enfants à l’écart et de dire à ces hommes « N’approchez pas ! » Ou l’enseignement sera laïque, ou il faut désespérer de le voir national. » Edmond About.
« Le parti clérical Parti funeste, parti envahissant, dévorant, insatiable, ingrat de sa nature, parce qu’il croit que tout lui est dû ! Tant plus vous lui accordez, tant plus il prend ; tout ce que vous lui avez donné n’est point une satisfaction pour lui : c’est un point de départ pour exiger davantage.» Sainte-Beuve, poète, critique, académicien.

(D’après Le Citoyen du jeudi 12 mai 1927 n° 19, 20è année)

LA LAÏCITÉ

L’Etat laïque
On s’est servi d’une expression très fausse, à mon avis, et très inconvenante quand on a dit : « L’Etat est athée. » Non, certainement l’Etat n’est point athée, mais l’Etat est laïque pour le salut de toutes les libertés que nous avons conquises. F. Guizot, ministre des Affaires Etrangères,
(Discours à la Chambre des pairs, 25 avril 1844)

La loi doit être indépendante de toute religion.
Lamartine

L’Etat a le devoir de rester indifférent au milieu des doctrines religieuses, car il leur doit à toutes une égale protection.
Jules Ferry

La religion ne doit pas être plus nationale que la conscience. L’Etat ne peut pas se faire arbitre de ce qu’il faut croire ou ne pas croire.
Paul Deschanel

Une République cléricale serait une calamité. Un régime a ses principes et ne peut vivre que de ses principes. Quand vous prétendez ôter à la République cette raison de vivre, avouez-le tout de suite, c’est sa mort que vous demandez. Le calcul est bon : car il ne serait plus long ni difficile d’en finir avec elle. Une République cléricale ! Une République coulée dans le moule du Syllabus. Je vous demande à vous-même, qui donc tiendrait à son existence? Ce ne sont pas les anciens républicains à coup sur! Cette parodie sacrilège des croyances de toute leur vie ne pourrait leur inspirer que de l’horreur. Ce serait encore moins les cléricaux. N’ont-ils pas pris soin de nous avertir qu’il ne fallait garder de la République que l’enseigne? Alors,dites-le moi. Qu’est-ce qui empêchera un beau jour de décrocher l’enseigne ? La maison sera toute prête et le monarque choisi par la théocratie pourra coucher chez, lui.
Louis Hémon

L’Ecole laïque

Laïcité, dans la pensée des républicains dignes de ce nom, signifie non pas tolérance — il ne s’agit pas de nous tolérer les uns les autres — mais liberté, respect, union de tous, indépendamment de ce qu’ils pensent et de ce qu’ils croient.
Paul Deschanel. (Discours de Bordeaux, avril 1910).

Le pilier d’airain

M. Buffet : « Passez-nous les lois scolaires et nous vous passerons la République ». Jules Ferry : « C’est trop cher, Messieurs, nous ne ferons pas ce marché. Que serait la République, si elle n’était pas la grande éducatrice de la démocratie? L’école nationale doit rester l’école laïque, neutre et gratuite, parce qu’elle est l’école nationale. C’est là notre pilier d’airain. »
Jules Ferry.

L’instituteur n’a ni à enseigner la religion ni à la combattre. L’école publique ne peut être ni confessionnelle, ni anticonfessionnelle.
Paul Deschanel

L’Ecole laïque et ses Maîtres

Citoyens, si nous avons enregistré pour la République tant de belles, tant d’éclatantes victoires, oui, c’est votre œuvre« citoyens, c’est entendu, mais c’est aussi l’œuvre patiente de celles et de ceux qui nous ont préparé ces générations nouvelles, dans cette infinité de petits temples de la Concorde que la République a placés en pleine lumière au cœur de chaque commune, où elle a voulu des intelligences actives et bienveillantes qui ont appris aux enfants de France le mystère charmant de la Fraternité.
E.Herriot. (Discours de Nice, octobre 1925),

L’Ecole laïque a gagné la Guerre

Les classes qui ont pris part à la guerre étaient les classes comprises entre la classe 89 incluse et la classe 1919 (incluse). Les soldats compris dans ces classes avaient été écoliers au cours des années scolaires comprises entre 1874-1875 et 1904-1905. Or, au cours de ces trente années, la proportion des élèves de l’enseignement primaire public (garçons) avait été exactement de 81,1 pour cent. Donc, parmi les mobilisés, il y avait exactement un peu plus de 4 soldats sur 5 qui sortaient de l’école laïque. Autrement dit, les quatre cinquièmes des soldats français qui ont gagné la guerre avaient été formés par notre enseignement public.
Albert Bayet.

(D’après Le Citoyen du jeudi 12 mai 1927, n° 19, 20è année)

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Mots de combat de Jean Jaurès
Le petit ODET
Cléricalismes et laïcité : les leçons de l’histoire !
Eléments de morale professionnelle  extraits du Code de l’Instituteur (1751)
Les diffamateurs de l’école laïque et de ses maîtres condamnés au tribunal
La défense de l’Ecole laïque et des instituteurs en mai 1927
La liberté de la presse … ne s’use que lorsque l’on ne s’en sert pas !
Publication de La Terre des Prêtres (1924)
La lettre d’un jeune instituteur mobilisé à un ancien (collègue) ayant participé aux combats de la guerre franco-allemande de 1870… (D’après Le Petit Citoyen n°37 du 21 août 1914).
Récompenses aux instituteurs et écoles normales
La question des inventaires (suite au vote de la loi de séparation de 1905)
Le poids de la Loi de Séparation de 1905 dans la campagne électorale du printemps 1906.
Règlement concernant les Ecoles Normales Primaires (14 décembre 1832).
Les fidèles juchois et juchoises  découvrent le diable en soutane (1906).
Assertions  de Jules Ferry (1832 -1893); les leçons de l’histoire
UN CITOYEN
Pensée relevée dans le Citoyen (jeudi 6 juin 1929)
Echos du congrès du Syndicat national des Instituteurs (1922)
Laïcité…
Variétés littéraires : L’INSTITUTEUR D’AUTREFOIS
Les Curés et la Liberté de l’Ecole
Plouhinec : un exploit.

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