Cabinet des curiosités normaliennes

André Le Goff raconte : « Notre voyage de Promo »

Selon les traditions normaliennes quimpéroises, le voyage de fin d’études normales intervenait, pour chaque promotion, en fin de cursus après les épreuves du CFEN  (Certificat de Fin d’Etudes Normales) au terme  d’un compagnonnage de trois ou quatre ans.

Il était subventionné  par l’Education Nationale, les élèves-maîtres eux-mêmes  et le « trésor » qu’ils avaient  constitué au cours des activités et manifestations diverses déployées pendant l’année de formation professionnelle.

Il précédait le départ des élèves-maîtres, devenus instituteurs  stagiaires,  vers la vie active dans leur premier poste  d’affectation.

Dans son récit illustré A. Le Goff rapporte ,64 ans après l’évènement, quelques moments forts  de cette expérience collective de quinze jours  qui le mena en Autriche ,à Munich et à… Paris. 
 
Jusqu’à ce jour elle n’avait donné lieu à aucun compte-rendu.

Il est illustré  de documents  photographiques parfois inédits remis en lumière grâce à la complicité de  photographes protagonistes dudit voyage dont le Directeur de l’Ecole Normale lui-même .

 

Les visiteurs intéressés pourront consulter, en cliquant  sur “ Document “ :

Document 1 : Notre voyage de Promo  par A. Le Goff .

Document 2: Voyage de Promo 1958; ENG de Quimper (reportage photographique). 

Nous remercions tout particulièrement Annie le Poëzat-Guigner d’avoir bien voulu mettre à notre disposition un album familial pour en extraire des photos ayant trait à ce voyage , André Le Goff pour sa nouvelle contribution et plusieurs photographes amateurs  pour nous avoir confié  leurs photos soigneusement archivées . 

Bal des norms 58 à l’ENG de Quimper Addenda

Des photos inédites nous sont parvenues depuis la publication ,sur ce site, de l’article original de A. Le Goff dévolu à ce thème cher aux normaliens.

Les visiteurs pourront les consulter en cliquant ici .

Photo 1 :  La belle Dahut tentée par la luxure.

Photo 2 :  Vitraux et colonne décorés.

Photo 3 :  Promotionnaires  faisant du rangement le lendemain du bal.

Tradition normalienne quimpéroise : le Bal des Norms par André Le Goff Addendum

Le bal des normaliens du printemps 1958 a déjà fait l’objet d’un article  de  André Le Goff, mis en ligne sur  ce site. Son récit illustré  n’a pas manqué de rappeler des souvenirs de jeunesse et des questions  aux quelles il apporte ici des réponses :

 

1. Le décor ayant trait à la Légende de la Ville d’Ys réalisé par les artistes de la promotion Etincelle (54-58)  avait été particulièrement apprécié par les invité(e)s.  Il avait été photographié par les rares élèves-maîtres possédant un appareil photo. On a reproduit ici une photo réalisée par Jean Lancien que l’on pourra visualiser en cliquant ici.

 2. Le nom de l’orchestre qui anima la soirée a été retrouvé  : il répondait au nom singulier de  RAG-DOLL*.

 3. Ledit Bal fut ouvert par  Le  Directeur de l‘Ecole normale, J. Le Poëzat-Guigner, aux bras de sa charmante épouse.   

 

* En français   : « poupée  de chiffon » . Rag Doll était l’intitulé de l’ensemble des enregistrements de l’accordéoniste Emile Prudhomme (1913-1974) et son orchestre musette  « Toubillon ». E. Prudhomme était l’accompagnateur d’Edith Piaf.

Tradition normalienne quimpéroise des années 50 : Le Bal des Norms

Il s’agit de l’incontournable bal annuel de l’Ecole Normale d’Instituteurs de Quimper… En d’autres lieux du territoire et d‘Algérie, l’événement avait également cours . Il  s’appelait  le « BEN » et il  a laissé de bons souvenirs chez  les anciens normaliens devenus instituteurs … retraités de longue date.

Il faisait partie de la culture de l’école normale et contribuait à l’émergence de l’esprit normalien, le ciment de la profession d’instituteur. C’était un moment important dans le vie d’élève-maître quelle  que soit son année d’étude  et surtout lorsqu‘il qu’il s’en trouvait organisateur, en année de formation professionnelle. Il était également, selon toute vraisemblance, très attendu dans la vie des normaliennes, invitées naturelles à cette activité… 

La question de savoir s’il s’agissait  pour les uns et les autres d’un rite d’initiation ou d’intégration au sens de Dominique Blanc(URL: https://www.researchgate.net/profile/DominiqueBlanc/publication/30438298_Numeros_d’hommes/links/5eb138b892851cb267742624/Numerosdhommes.pdf)reste ouverte. S’agissait-il d’un prolongement naturel  aux fameux  « mariages pédagogiques »  préparant d’autres mariages  souhaités par l’administration ou plus simplement d’une source de revenus pour abonder le budget du voyage de fin d’études des élèves-maître de 4è année ? 

On sait que, par le passé le Ministre de l’instruction publique, accorda une récompense aux élèves-maîtres ( cliquer sur document 1 ) en leur allouant une dotation pour financer leurs voyages d’études…On ne sait si le principe de cette récompense fut maintenu  au fil des ans et  jusqu’à la période mentionnée ci-dessus . On n’en connaît pas plus le montant…

 Quoi qu’il en soit les visiteurs pourront consulter  en cliquant ici  (document 2) le récit illustré du grand bal des normaliens qui se tint à Quimper au printemps de  1958. Il préoccupa  tout particulièrement son auteur André le Goff. 

 Document 1. Une récompense aux élèves-maîtres.

Document 2. Le bal des Norms  par A. Le Goff.
 
Que notre ami André le Goff soit chaleureusement remercié  pour  cette nouvelle contribution.

A la recherche des anciens directeurs de l’ENG M. UNGERER Homme de la laïcisation de l’Ecole normale de Quimper

Les visiteurs de ce site sont sans nul doute informés des conditions très particulières de la fin de vie de l’école normale congréganiste de Quimper en 1880, aux débuts de la 3è République. Elle défraya tristement la chronique finistérienne.

En rupture complète avec les sombres turpitudes cléricales condamnées sévèrement par toutes les institutions publiques (conseil général du Finistère exclu) intervint en effet  le processus de  laïcisation de l’Ecole normale.

Il fallait, dans le contexte, des convictions laïques affirmées et du courage pour s’atteler à pareille tâche. Elle n’effraya pas M. Ungerer qui nous venait de l’Ecole normale de Laval (Mayenne).

Nous rapportons ici quelques éléments biographiques  sur celui qui fut, au demeurant, le pionnier fondateur de notre Ecole normale  primaire publique et laïque…

Les visiteurs pourront consulter  en cliquant icii, ce qui n’est qu’une première esquisse de la biographie  de ce Directeur « fort avisé » ; c’était le qualificatif utilisé par  la presse locale républicaine de l’époque. 

André le Goff raconte la savate à l’ENG de Quimper en 1958 ou « Autogestion du sport chez les Norms »

Dans la série “André Le Goff raconte”, notre actif contributeur dont la mémoire  reste sans faiblesse   rapporte – dans une nouvelle note illustrée- l’ expérience originale  qu’il vécut  lors de la préparation de la Fête de la Jeunesse et des Ecoles publiques  à Quimper  en 1958 ,à la fin de sa scolarité normale. 

En effet, sous la houlette de l’éminent gymmier de l’époque  (Guy Gandouin) , fut décidé de préparer inopinément  une démonstration de boxe française à présenter, le moment venu, au public quimpérois… La boxe française n’était pas, loin s’en faut, parmi les  hobbies  normaliens de l’époque . Les élèves-maîtres étaient plus enclins à cabosser le ballon rond d’autant  que cela leur permettait de régler quelques  comptes, sur le tapis vert, avec leurs adversaires  protégés de Dieu, pensionnaires  du Likès.

On lira donc avec attention et parfois quelque nostalgie  la contribution de André Le Goff évoquant avec  force détails  une démonstration qui était sans doute une première , dans des lieux où la mise en condition des boxeurs se fit dans la plus grande discrétion…

On rappellera cependant que ladite boxe française  et la ville de Quimper avaient une petite histoire commune puisqu’aux débuts de la 3è République, alors que l’Ecole normale était à peine inaugurée;, fut créée en   1887 la Société de gymnastique La Quimpéroise. Ses objectifs étaient d’enseigner la gymnastique, le tir, les exercices militaires, l’escrime, la canne et la boxe   à des garçons qui seraient  ainsi mieux  préparés au service militaire et   déjà façonnés à la  discipline nécessaire .

 

Le récit de A.Le goff ne précise pas   les objectifs pédagogiques afférents au  numéro de boxe  auquel il apporta son concours étaient en cohérence avec ceux qui prévalaient à la fin du siècle prédédent. Au demeurant  il s’agissait,  sans doute plus simplement,  d’assurer le succès des normaliens à la Fête de la Jeunesse. Ses maîtres ne sont plus là pour témoigner …

 Quoi qu’il en soit, les visiteurs pourront consulter en cliquant sur les  notifications en bleu :

 

Document 1 La note illustrée de André Le Goff

 

  Document 2  . La photo des gymnastes de la Quimpéroise en 1887,

 

  Document 3 . Le programme de la fête de la gymnastique du 12 août 1888.

 

Il est fait mention dans ce dernier document-sans doute pour la première fois-de la boxe française sur la place quimpéroise. On rappellera à ce propos que” la  savate boxe française est un sport de combat de percussion qui consiste, pour deux adversaires équipés de gants et de chaussons, à se porter des coups avec les poings et les pieds. Elle est apparue au xIxe siècle dans la tradition de l’escrime française, dont elle reprend le vocabulaire et l’esprit. Connue dès son apparition sous le nom de « savate » ou « art de la savate », elle a été, tout au long du xxe siècle, désignée par le nom de « boxe française », puis finalement renommée officiellement « savate boxe française » en 2002. C’est actuellement une discipline internationale qui appartient au groupe des boxes pieds-poings. « Savate » en français veut dire « vieille chaussure ». Un homme qui pratique la savate est appelé un tireur tandis qu’une femme s’appelle une tireuse”. Dans le groupe dont les activités sont décrites  par André Le Goff il n’y avait point de tireuses  !…

(D’après Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Savate_(sport_de_combat))

 Que André Le Goff soit chaleureusement remercié pour son nouvel article et son soutien.

Pierre Hénaff raconte…

Quatre vingts ans  après… son  entrée dans une Ecole normale sans murs, supprimée d’un trait de plume le 18 septembre 1940  dans une France occupée par la Wehrmacht et  avoir  été  « hébergé » au Lycée de Quimper, Pierre Hénaff, doyen avéré des membres actifs de l’Association pour la Sauvegarde et la Valorisation du Patrimoine Normalien du Finistère nous livre ici quelques éléments du  récit  autobiographique d’une vie professionnelle et personnelle bien remplie.

Son éminente  contribution renvoie  à ses expériences singulières d’éducateur et de créateur vient enrichir le volet immatériel de notre patrimoine , celui dont chaque ancien  normalien  portait une parcelle  qui s’enrichissait à l’exercice du beau métier d’instituteur . Il  importe d’exprimer  et de reconstituer ces éléments « diffus » de patrimoine trouvant leurs racines dans  l’esprit normalien, lui-même au fondement de l’esprit de corps des instituteurs de la République.  Il s’agit de les circonscrire,  de les faire connaître et de  les transmettre aux générations d’enseignants présentes et  à venir… trop souvent en perte de repères.

 

La  démarche autobiographique   de notre doyen est exemplaire  à cet égard d’autant qu’elle est menée au  moment où selon Christophe Kamysz(2022) l’Ecole de la République  est à l’agonie ; «   en 40 ans, le rêve d’une école émancipatrice imaginée par Condorcet s’est effondré. Les enseignants qui s’interrogent encore sur les finalités de leur métier assistent impuissants à ce naufrage organisé dont les effets délétères affectent désormais le fonctionnement de notre démocratie’ ».

Cette école publique laïque  qui fut et reste la raison d’être de P. Hénaff fut  instituée, à la suite de Condorcet, par les pères fondateurs  à l’origine de l’émancipation du peuple de France  qui dès lors fut instruit  et éduqué  en faisant référence à la Raison et à la Science. Elle se trouve en proie à une véritable crise existentielle et  il appartient  à ses défenseurs de lui donner un second souffle afin  qu’elle  s’ouvre  sur une nouvelle ère de progrès  et de lumière, éloignant à jamais celle d’un obscurantisme dangereusement renaissant !

Mais en attendant retenons ici la volonté sans concession ni faiblesse de notre ami à faire passer des messages ;  ceux qui incitent à ne pas capituler avant l’heure. Peut-on, à son instar, trouver des motivations pour se mettre  en cohérence avec soi-même , laisser des traces pertinentes et porteuses pour les autres; celles qui tirent vers le haut du pavois, enrichissant l’esprit et  servant  de référence à ceux qui suivent. Peut-on avec lui  inlassablement continuer à assumer les risques de la vie et  se persuader qu’écrire c’est encore agir et exercer une action sur le cours des choses  et le  devenir de la société ?

Les visiteurs   pourront consulter,  en cliquant ici, l’article de Pierre Hénaff que nous remercions chaleureusement  pour sa nouvelle contribution à la vie et au rayonnement de notre site.

En hommage à Jean Kerloc’h à l’origine de notre chorale d’anciens normaliens

Notre ami André Le Goff a souhaité rendre hommage à Jean Kerloc’h ,  ancien maître d’application à l’Ecole annexe de l’Ecole normale d’instituteurs de Quimper  dans les années cinquante du siècle dernier. Ses qualités pédagogiques dans le domaine de l’apprentissage  du chant à l’école primaire n’avaient pas manqué d’impressionner les normaliens-stagiaires et le Directeur de l’Ecole normale lui-même. Celui-ci lui proposa des  vacations au profit des élèves-maîtres qui, pour beaucoup d’entre eux, sous sa houlette, devinrent des « maîtres-choristes » … au point d’encore chanter ensemble,  64 ans après avoir quitté leur Ecole . 

Les visiteurs pourront consulter en cliquant sur (Document 1 ) le texte illustré de  André Le Goff  et une photo ancienne  de ce vénéré instituteur alors qu’il profitait de sa retraite en compagnie de camarades, eux-aussi anciens normaliens(Document 2).

Ceci fournit l’opportunité  de rappeler ce qu’étaient les écoles d’application attachées à nos anciennes écoles normales  (Document 3 ): « Ecoles d’application-annexes ou non-elles contribuaient à donner aux écoles normales leur véritable originalité. C’étaient  les pièces maîtresses de l’école normale, là tout se maîtrisait, tout s’éprouvait , toute aptitude se révélait  ou s’affermissait;  toute bonne volonté et tout progrès se mesurait »  (Baronet, 1924).  

 Lesdites écoles d’application et parmi elles les écoles annexes constituaient  les « outils irremplaçables » de la formation pédagogique  des instituteurs  et institutrices jusqu’à leur démantèlement autour des années 2000. Ceci suscita l’indignation  d’une parlementaire dont l’interpellation ne fut même pas instruite  (Document 4 ).  

Que notre fidèle contributeur André le Goff soit chaleureusement remercié pour  sa nouvelle  œuvre illustrée  à verser à notre patrimoine normalien.

Traditions normaliennes quimpéroises L’origine singulière des surnoms des protagonistes de la Carte de Cote

A l’occasion de la Cote c’est-à-dire la fête normalienne qui avait lieu cent jours  avant la date des épreuves de la première partie du baccalauréat,  les élèves–maîtres  de seconde année d’Ecole normale se voyaient affubler  d’un sobriquet, lequel se trouvait “officialisé” dans la Carte de Cote où l’on assistait au “dégagement “ des personnels d’encadrement de l’Ecole…Les visiteurs pourront consulter sur ce site plusieurs de ces Cartes.

Un ancien élève  de la promotion ARMOR (1950-1954) a souhaité faire connaître l’origine du surnom “CHOUF” resté très “populaire” au sein des protagonistes de plusieurs promotions ayant suivi celle mentionnée ci-dessus, considérant à juste titre qu’il était sans doute le seul à la connaître.

Il faut souligner que certains des normaliens concernés pendant les premières années qui suivirent leur entrée dans la vie active  et leur mobilisation pour la Guerre d’Algérie eurent  à utiliser dans leur quotidien le mot “Chouf” pour désigner les guetteurs du FLN    chargés de renseigner sur les faits et gestes des troupes de l’armée française engagées sur le terrain. Ceci conduisit, selon toute vraisemblance, à banaliser le « chouf normalien »  et à  lui donner implicitement  le sens de “vigie, guetteur, observateur” voire celui  de termes  argotiques plus péjoratifs…

Les quartiers-maîtres chefs de la marine française  étaient aussi des “Choufs”…

Toute vérification faite, chouf est un terme de l’arabe dialectal algérien voire nord-africain qui veut dire strictement  “Regarde” . Il est complètement différent  du terme ”andher” usité en arabe classique. Chouf fut retenu, par extension,  par les colons pour désigner les guetteurs… Au demeurant on notera qu’en arabe dialectal guetteur se dit « assass » et qu’en berbère il existe un terme phonétiquement similaire qui signifie “enflé ou gonflé”!

On retiendra donc que le « chouf quimpérois » ne pouvant avoir ses origines en Algérie, il convenait de la rechercher ailleurs. Les visiteurs de ce site trouveront la réponse à cette question intrigante pour les amoureux des traditions ritualisées normaliennes en cliquant ici Ceci leur permettra d’accéder à un article dûment illustré  écrit par notre valeureux ancien  Jean Lozac’h. Il a bien voulu le mettre à notre disposition par l’entremise de notre ami André Le Goff, auteur de plusieurs articles en ligne sur ce site  .

Il s’intitule :

« Chouf » curieux surnom

concernant une famille d’enseignants

On découvrira ainsi que ladite famille d’instituteurs, est originaire du doux pays trégorrois  des cultures légumières qui ont fait la fortune de ce  terroir partie intégrante de la « ceinture dorée » de la Bretagne . Ce n’est qu’à la lecture du document et en sollicitant leurs connaissances botaniques qu’ils auront accès à la clé de l’énigme du Brassica oleracea var.botrytis.

Que notre grand ancien Jean Lozac’h soit remercié pour sa contribution originale et assuré de toute notre amitié normalienne.

Abdelkader Aïnouche , ancien élève-maître de l’Ecole normale d’Alger, a accepté de nous éclairer sur  les implications possibles  du mot « chouf » dans  les langues et dialectes de son pays ;nous l’en remercions très vivement .  Nous sommes redevables à Andre Le Goff, Solenn Gasner et Laurence Cohuet pour leur implication dans l’édition du  document original mis à notre disposition par l’auteur .

La guerre d’Algérie a-t-elle eu lieu?

L’auteur de l’article dont le titre  constitue l’intitulé de la  présente parution débuta sa scolarité normalienne quimpéroise en 1954.   Il faisait partie de la Promotion Etincelle répertoriée sur ce site. Il rapporte ici certains de ses souvenirs de jeunesse   : “C’est l’année qui vit se mettre en place la guerre d’Algérie. Une tragédie à laquelle nous avons été nombreux, à partir de 1958, à participer. A reculons pour la plupart d’entre nous. Alors que les accords d’Evian sont maintenant bien loin, il n’est peut-être pas inutile de rappeler quelques réalités que le temps n’a pas effacées chez certains, bien qu’elles aient mûri depuis. A partir d’un prétexte qui peut paraître futile, j’ai pris la décision de livrer ma réflexion sur le sujet. Sans haine pour personne, alors que le sujet, lui, en a connue tant!”

Cet ancien élève-maître à l’Ecole normale d’Instituteurs de Quimper, stagiarisé à la sortie de l’Ecole en 1958 fut « appelé sous les drapeaux » à la fin de l’année scolaire 1958-1959 . Entre temps, il avait satisfait aux épreuves pratiques du CAP et avait été déclaré instituteur  titulaire. 

Il livre aux visiteurs  un témoignage particulièrement documenté sur ce que fut son expérience de la guerre d’Algérie, une expérience de plus deux ans outre-mer qui lui ravit une bonne partie de sa jeunesse.  Ceci lui permet de répondre avec beaucoup  de précision et avec toute la déférence nécessaire, à une édile municipale qui , 60 ans après la signatures des Accords d’Evian  et de la proclamation du Cessez-le-feu entre les belligérants, semblait avoir occulté, malencontreusement, de sa mémoire les évènements marquants de la fin  d’une guerre qui n’affichait pas officiellement en être une… avant le 18 octobre 1999 . 
Etait-ce le temps nécessaire pour l’oublier ?

Les visiteurs pourront consulter, en cliquant ici l’article original de Pierre Guinamant. Qu’il soit assuré de nos sincères remerciements pour sa contribution importante pour la restitution de la mémoire normalienne combattante et de l’amitié  tant de ses compagnons d’âme que de ses  frères d’arme.

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L’ECOLE PUBLIQUE de LESTONAN, de 1967 à 1975
Photos oubliées du bagad de l’ENG
Les échos de la Foire  Saint-Corentin à Quimper en 1937
Quelques poésies de Cornouaille récemment mises à jour
Bruits de cloches et laïcité sous le Front Populaire (1936)
Les missives oubliées jalonnant la création du bagad de l’ENG
Rapprochement incongru d’éléments de la vie (normalienne) quimpéroise
Le maréchal-ferrant
Histoire du trousseau normalien
La malle verte d’une normalienne en 1938
A la cuisine, de bons petits moinillons, Après matines, s’en allaient faire réveillon…

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