Laïcité et anticléricalisme
Le « Discours pour la Liberté » de
Georges Clemenceau
par
Charles Coutel
Les visiteurs pourront consulter, en suivant les liens suivants, quelques éléments de la biographie singulière de Georges Clemenceau ( 1849-1929) qui fut surnommé pendant son parcours politique de Tombeur des ministères, de Premier Flic de France, de Père la Victoire, de Tigre et de Vieux :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Clemenceau
https://www.herodote.net/On_l_appelait_le_Tigre_-synthese-205.php4
https://maitron.fr/spip.php?article55622
On retiendra ici , pour se limiter à l’objet de ce site défini par l’Association qui le porte:
1.Qu’il fut un homme politique, républicain radical puis conservateur et, selon le syndicaliste Pierre Monatte, « une sorte de jacobin dégénéré, un jacobin qui aura eu le sort étrange, une fois au gouvernement, d’être le plus brutal ennemi de la classe ouvrière ».
2. Qu’il s’illustra ,dans la lutte contre le cléricalisme et le colonialisme au Sénat[ (sénateur du Var en 1902)
Selon Wikipedia : « Les législatives d’avril-mai 1902 voient la victoire du Bloc des gauches et la formation du cabinet Émile Combes.
Après la réaction cléricale et militariste provoquée par l’Affaire Dreyfus, l’ordre du jour républicain n’est autre que la séparation des Églises et de l’État, appelée de ses vœux par le Tigre depuis des décennies. Cependant, dès la rentrée, son discours du 30 octobre 1902 étonne l’assemblée. Constituant selon l’historien Michel Winock « une des bases de la philosophie républicaine en matière de laïcité et d’éducation , ce discours critique férocement la « politique romaine » et le « gouvernement romain », distingué de la « religion catholique romaine », ces deux composantes formant l’« Église romaine ».
« Alors que la loi 1901 sur les associations visait uniquement les congrégations religieuses non autorisées, il pourfend la « théocratie » catholique et réclame la « suppression pure et simple au nom de la liberté » des « congrégations religieuses », « législativement » supprimées depuis 1790 : « Retirés du monde, les moines sont partout répandus dans le monde. La congrégation plonge ses racines dans tous les compartiments de l’État, dans toutes les familles. Et de toute sa puissance, elle enserre pour notre malheur cette société moderne, ce progrès, ce libéralisme que le Syllabus a condamné ».
« Il défend cependant la « liberté d’enseignement », contestant, à l’encontre de Ferdinand Buisson (qu’il cite) et de la gauche républicaine, l’intérêt pour l’État du monopole de l’éducation : « l’État, au lieu de s’immobiliser dans le monopole, recevra de ses concurrents l’impulsion nécessaire à son propre développement d’éducateur .
« Le Temps s’alarme de ce regain de jacobinisme tandis que Péguy, pas encore converti, publie ce discours dans les Cahiers de la quinzaine, avec le titre : « Discours pour la liberté » :
« Il participe finalement à la chute du cabinet Combes, à la fois en raison de l’affaire des fiches et de la non-dénonciation du Concordat qui aurait dû, selon lui, être l’aboutissement de la crise provoquée par le voyage du président Loubet à Rome.
« En avril 1905, lors des débats sur la loi de séparation des Églises et de l’État, Clemenceau passe à nouveau à l’attaque, cette fois-ci contre Aristide Briand et Jean Jaurès ; il s’oppose à leur frilosité à propos de l’article 4, qui concerne la dévolution de la propriété ecclésiastique aux associations cultuelles. Alors que le catholique Albert de Mun se félicite de « ce grand coup donné à la loi », Clemenceau traite Briand de « socialiste papalin » et accuse la nouvelle formulation de l’article de « [mettre] la société cultuelle dans les mains de l’évêque, dans les mains du pape » ; « voulant rompre le Concordat, la Chambre des députés est demeurée dans l’esprit du Concordat […] au lieu de comprendre qu’elle aurait pour premier devoir d’assurer la liberté de tous les fidèles, sans exception ». Malgré cela, il vote la loi. Le 30 septembre 1906, la séparation de l’Église et de l’État constitue le deuxième thème de son discours à la Roche-sur-Yon »…
« Laïcité, anticléricalismes et antichristianisme »
paru dans Transversalités ,2008/4 n°108, 69 -84…
Cette auteure poursuivait : «On le sait, il peut être difficile de s’entendre sur le sens de « laïcité », ce mot « si difficile à définir », selon Georges de Lagarde d’ailleurs, s’il faut en croire le témoignage et l’expérience de Jean Cornec, « la laïcité ne se définit pas, elle se sent, elle se vit » En 1991, alors que la question de la laïcité venait d’être réactivée par la première affaire du foulard islamique, survenue dans un collège de Creil, Jacqueline Gautherin constata : « Il n’y a pas une conception unique de la laïcité à la française. C’est ce qu’on oublie parfois dans la hâte polémique. » (Cf.
Document 1. Copie d’ extrait du discours de Georges Clemenceau (1903)
Document 2. Copie de l’article de Charles Coutel (2018)
L’Ecole de notre siècle et l’esprit civique
Nous reprenons ici le titre d’un article fondateur de Dominique Schnapper paru dans Télos du 28 novembre 2022 ( Cf. https://www.telos-eu.com/fr/societe/lecole-de-notre-siecle-et-lesprit-civique.html
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L’article de notre ami Olivier Galland (« Le ministre, l’école et les abayas », Telos, 22 novembre 2022) soulève le problème de fond sur le sens de l’Ecole dans la démocratie française d’aujourd’hui. L’Ecole actuelle est l’héritière de celle qui fut l’instrument privilégié de l’instauration de la République, c’est-à-dire du processus de l’intégration nationale.
www.telos-eu.com
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)
C’est la refondation de l’Ecole du Citoyen Emancipé qui est en question. Elle ne peut s’envisager en l’absence d’une volonté politique exprimée sans équivoque . C’est cette volonté qui a été bafouée voire combattue au cours du demi-siècle qui précède; on en connaît les effets délétères sur notre Ecole et la société qui la porte.
On sait qu’il s’agit de réinstituer la nation et ses institutions républicaines et notamment l’Ecole publique. Cette dernière fut étranglée (et continue de l’être) par les lois anti-laïques (Loi Debré du 23 décembre 1959, Loi Guermeur du 25 novembre 1977, Loi Carle du 23 octobre 2009 et leurs déclinaisons budgétaires inacceptables pour les défenseurs de l’Ecole laïque, citoyens contribuables…)
A l’instar de D. Schnapper on considèrera ici, avec gravité tout en comptant (?) sur la sagesse de la République, que : « défendre les principes essentiels de l’Ecole, c’est lutter pour la liberté démocratique. »
Selon cette auteure : « Il est impossible de l’ignorer : l’Ecole est contrainte de redéfinir le sens de sa mission. Comme toute institution, elle n’est pas fixée une fois pour toutes, elle ne saurait être immuable lorsque la société dans son ensemble connaît des changements rapides. Toute tradition doit être infléchie et réassumée. Mais l’Ecole doit se transformer non pas contre sa tradition, mais à partir de cette tradition, elle doit continuer à transmettre des connaissances, mais aussi le sens de la citoyenneté qui permet que se poursuive l’histoire de la République. »
Puisse ce message explicite atteindre ceux qui auront vocation à se confronter à une si noble tâche !
Que Dominique Schnapper soit cordialement remerciée de nous avoir autorisé à reproduire son article de façon à le représenter sur ce site . On pourra l’y consulter en cliquant ici .
Des leçons fondatrices sur la laïcité républicaine aux réalités des institutions publiques et des collectivités territoriales
« Parlons laïcité » tel était l’intitulé de la conférence prononcée par Jean Javanni le 9 décembre 2022, date du 117è anniversaire du vote de la Loi de séparation des églises et de l’Etat, à Quimper (F-29000). Organisée par la commission extra-municipale sur la laïcité mise en place par la municipalité de cette ville il s’agissait, pour l’orateur, d’extraire, de la cacophonie dans laquelle nombre de leurs contempteurs voudraient les enferrer, les fondements laïques de notre édifice républicain .
Jean Javanni, est président de l’Association De Défense Des Laïques (AD3L) au service des militants laïques et républicains victimes de persécutions judiciaires dans l’exercice de leurs activités professionnelles notamment au sein des services publics (écoles, collèges, lycées, administrations, collectivités territoriales, associations , clubs sportifs…). L’AD3L se propose donc de combattre ce qu’elle désigne par le « djihad judiciaire ».
Son exposé a permis de rétablir la réalité et l’actualité de la laïcité dans l’organisation et le fonctionnent de nos institutions alors que le concept lui-même se trouve largement dévoyé par ses détracteurs, quel que soit leur positionnement au sein de l’échiquier politique. Ses défenseurs en arrivent à s’interroger sur le sens à donner à leur combat laïque. Il est vrai que l’absence de définition juridiquement précise de la laïcité peut être à l’origine de malentendus et d’interprétations ; la présentation de Jean Javanni permettait de les lever sans ambages.
Il reste à décliner ses propos (re)fondateurs au niveau de tous les services publics et collectivités territoriales et d’en tirer le meilleur , au moment où nombre d’entre eux ont à traduire leur engagement pour la défense du bien public dans des chartes de la laïcité en évitant les aménagements et petits accommodements de circonstance.
Les visiteurs de ce site pourront consulter, en cliquant ici , la transcription du texte de la conférence de Jean Javanni .
Halte-là à l’école numérique !
« La stratégie pour faire rentrer l’école dans l’ère numérique vise à développer un écosystème (sic ! ndlr) global de l’e-Education, depuis les contenus et services jusqu’au matériel. Elle s’appuie sur la mobilisation coordonnée des différents acteurs pour mettre en place les conditions optimales d’un développement harmonieux et efficace des usages, des ressources, des équipements, des infrastructures, de la formation des enseignants et des compétences numériques des élèves » (cf. https://www.gouvernement.fr/action/l-ecole-numerique).
Quel écosystème en effet ! Il fut inventé par les pédagogistes attitrés de l’Education nationale, sous la Présidence de François Hollande, le 7 mai 2015. Il s’agissait déjà de refonder l’Ecole. On voit les résultats en 2022 !
Et pourtant en 2019 on pouvait découvrir dans :
Critiques de l’école numérique
Ouvrage coordonné
par
Cédric Biagini, Christophe Cailleaux et François Jarrige
Que « plus l’école et l’éducation sont présentées comme étant en crise, plus l’utopie numérique y multiplie les promesses. Les injonctions permanentes à innover, à être optimistes, à individualiser les parcours, à se réinventer, à disrupter… imposent partout le numérique.
Même s’il existe une grande variété de situations en matière d’équipements informatiques selon les niveaux et les établissements, l’idée que l’école telle qu’on la concevait jusqu’alors est obsolète et qu’elle doit, coûte que coûte, s’adapter à un monde contemporain ultraconnecté, a triomphé.
Ainsi, dirigeants économiques, intellectuels et politiques ne cessent d’appeler enseignants et pédagogues à céder devant l’impératif d’un prétendu progrès technique abstrait, et à s’en remettre les yeux fermés aux apprentis sorciers de la Silicon Valley.
Ces mutations profondes, aux conséquences désastreuses pour notre psychisme et nos sociétés, s’opèrent à grande vitesse dans une sorte d’inconscience générale et d’hypnose collective. Rares sont celles et ceux qui osent s’exprimer publiquement pour remettre en cause ces orientations. Ce livre leur donne la parole et montre que les processus en cours ne sont ni « naturels », ni inéluctables.
Enseignants, intellectuels, soignants, parents, syndicalistes… y développent une critique sous forme d’enquêtes et d’analyses sur les soubassements théoriques et les arrière-plans économiques de la numérisation de l’éducation, de la petite enfance à l’université, et témoignent de leurs expériences quotidiennes. Autant de contrepoints qui expriment un refus de se laisser gouverner par des technocrates et autres startupeurs et ingénieurs qui entendent révolutionner nos vies » (Cf. https://www.lechappee.org/collections/frankenstein/critiques-de-ecole-numerique )
En réalité l’alerte rouge en la matière fut déclenchée dès 2016 dans l’ouvrage
Le Désastre de l’école numérique
Plaidoyer pour une école sans écrans
par
Philippe Bihouix et Karine Mauvilly
Selon ces auteurs : « Pendant que certains cadres de la Silicon Valley inscrivent leurs enfants dans des écoles sans écrans, la France s’est lancée, sous prétexte de « modernité », dans une numérisation de l’école à marche forcée – de la maternelle au lycée. Un ordinateur ou une tablette par enfant : la panacée ? Parlons plutôt de désastre.
L’école numérique, c’est un choix pédagogique irrationnel, car on n’apprend pas mieux – et souvent moins bien – par l’intermédiaire d’écrans. C’est le gaspillage de ressources rares et la mise en décharge sauvage de déchets dangereux à l’autre bout de la planète. C’est une étonnante prise de risque sanitaire quand les effets des objets connectés sur les cerveaux des jeunes demeurent mal connus. C’est ignorer les risques psychosociaux qui pèsent sur des enfants déjà happés par le numérique.
Cet essai s’adresse aux parents, enseignants, responsables politiques, citoyens qui s’interrogent sur la pertinence du « plan numérique pour l’école ». Et s’il fallait au contraire faire de l’école une zone refuge, sans connexions ni écrans, et réinventer les pistes non numériques du vivre-ensemble ? » Cf. https://www.seuil.com/ouvrage/le-desastre-de-l-ecole-numerique-philippe-bihouix/9782021319187
Philippe Bihouix, 44 ans. Ingénieur centralien, il a travaillé dans différents secteurs industriels comme ingénieur-conseil ou à des postes de direction. Il est l’auteur de L’Âge des low tech, vers une civilisation techniquementsoutenable (Seuil, Prix de la Fondation d’Écologie Politique 2014). Il a deux enfants.
Karine Mauvilly, 38 ans. Historienne et juriste de formation, diplômée de Sciences Po Paris, elle a été journaliste puis enseignante en collège public, poste d’observation privilégié de la mutation numérique en cours. Elle a trois enfants.
On ne peut, sur ce site, qu’approuver ces analyses et leur signification en matière d’enseignement et (ou) d’éducation et appeler à tout faire pour arrêter « les ravages des écrans » considérant que nos écoliers n’ont pas à être transformés en « outils du numérique » et qu’il importe que les citoyens de notre République soient informés du fait que « derrière le projet d’école numérique il y a une idéologie ». Combattre cette idéologie devrait constituer une priorité.
C’est pour aller dans la direction d’une véritable refondation de l’Ecole publique laïque que nous appelons à soutenir la pétition récemment mise en ligne sur le blog Entre les lignes entre les mots par deux mères de famille, parentes d’élèves scolarisés. Lanceuses d’alerte en la matière , leur démarche n’a pas reçu l’appui des associations de parents d’élèves de l’Ecole publique .
Les visiteurs de ce site pourront prendre connaissance de ladite pétition en cliquant ici .
Nous remercions les responsables de rédaction du Blog Entre les lignes entre les mots de nous autoriser à la reproduire de façon à le représenter sur ce site.
La défense sans concession des libertés publiques républicaines dans un état de droit
L’exemple de Pascale LEGLISE révélé à l’occasion du 117è anniversaire de la Loi de Séparation des églises et de l’ETAT .
Comme son patronyme ne l’indique pas, il s’agit de Madame la Directrice des Libertés publiques au Ministère de l’Intérieur ! François Braize– connaissant de longue date le personnage, son rôle majeur dans le respect et le fonctionnement de nos institutions au service du bien public- publie sur son Blog , le jour anniversaire de la loi de 1905 , un article qu’il a intitulé avec un humour bienfaisant :
« Léglise, inséparable de l’Etat »
La soldate de la République
François Braize nous a très cordialement autorisé à le reproduire et à le représenter sur le site asvpnf.com . Qu’il en soit très sincèrement remercié.
Les visiteurs de ce site pourront le consulter en cliquant ici .
Ils y découvriront les fonctions éminentes de Pascale Léglise au service de l’Etat et surtout son engagement et son dévouement exemplaires pour les exercer. Ils seront, sans nul doute , stupéfaits des œuvres accomplies et en cours et ceci malgré des changements politiques nombreux et divers. Ils seront tentés de penser que cette P. Léglise est une véritable apôtre appartenant au corps des grands serviteurs de l’Etat que d’aucuns croyaient en voie d’extinction.
Ils ne manqueront pas d’émettre le vœu que ce serait un grand dommage que l’Etat se sépare de Léglise Pascale!…
Ils seront également intéressés par ce que l’on désigne dans notre état de droit par l’expression libertés publiques i.e. «l’ensemble des droits et des libertés individuelles et collectives garantis par les textes législatifs et donc par l’Etat ». Ils en trouveront les premiers éléments de réponse aux adresses suivantes :
-https://www.cairn.info/les-libertes-publiques–9782130557791-page-5.htm
-https://www.toupie.org › Libertes_publiques
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Lexique de la politique. Définition : Qu’est-ce que les libertés publiques ?
www.toupie.org
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-https://www.lemondepolitique.fr/cours/libertespubliques/garanties-liberte/niveau-national.htm
On notera, à l’instar de La Toupie , qu’en la matière « il n’y a pas, dans le droit français, une définition précise des libertés publiques. Elles sont abordées et traitées dans de multiples textes législatifs. Leur liste est donc difficile à établir et leur classification peut être sujette à discussion ». On en trouvera ci-dessous une liste non exhaustive :
Droit à la vie,
Liberté d’aller et de venir (liberté de circulation),
Liberté du domicile (Possibilité de choisir son domicile, d’en changer à sa convenance, garantie contre sa violation),
Garanties contre toute détention, arrestation ou pénalité non prévue par la loi,
Liberté de l’intimité (inviolabilité du domicile et de la correspondance),
Liberté d’association,
Liberté de réunion,
Liberté de manifestation,
Liberté de conscience ou de croyance (liberté religieuse, liberté de culte),
Liberté d’enseignement (Droit d’enseigner, d’opter pour un enseignement et de choisir le maître qui le dispense),
Liberté de la presse,
Liberté économique (liberté d’entreprise, liberté du commerce et de l’industrie, liberté de la concurrence, d’exercer la profession de son choix, de conclure des contrats d’ordre privé)
Liberté du travail (Droit de louer ses services selon sa volonté, droits relatifs à l’exercice d’une profession, droit de grève),
Manifeste progressiste pour la défense de la langue française. In Dossier-Parlons français ! Ufal INFO ;2022 , Avril-Mai-Juin n° 89,11-13
Avec l’accord de la Secrétaire de rédaction de Ufal INFO, nous reproduisons ici le manifeste progressiste pour la défense de la langue française publié dans ce magazine .
Celui-ci soulignait, en guise d’introduction que : « Georges Hage, décédé, ancien député honoraire du Nord ;doyen de l’Assemblée nationale, et Georges Gastaud, philosophe, auteur de la Lettre ouverte aux « bons Français » qui assassinent la France et d’un traité de philosophie en quatre volumes Lumières communes ainsi que mille militants politiques et syndicaux, anciens résistants, écrivains, éditeurs, artistes, ouvriers et employés, étudiants, enseignants, ingénieurs, chercheurs…
… appellent les travailleurs manuels et intellectuels, les étudiants et les démocrates à la résistance sociale, politique et … linguistique !
Défendons la langue française contre la langue, la pensée, la politique et l’économie uniques !
Le manifeste est accessible sur ce site en cliquant ici.
Parlons Français ! Que reste-t-il de la langue Française ?
Les visiteurs de ce site ont déjà eu l’opportunité de consulter l’éditorial de Nicolas Pomiès du n° 89 du magazine Ufal INFO dévolu à notre langue nationale, celle-ci étant considérée comme un outil d’unification porteur de progrès et de liberté (Cf. https://asvpnf.com/index.php/2022/11/17/parlons-francais/)
A l’instar de N. Pomiès il nous faut, plus que jamais, rester convaincus des vertus citoyennes de notre langue alors qu’elle aussi (comme l’Ecole publique) se trouve attaquée de « toutes parts ». Ceci est un signe de « dépérissement de l’Etat à un moment où la communauté imaginée et unie par la langue risque de se diluer, laissant place soit à des renfermements communautaires soit à des mobilisations nationalistes à la mesure de la nation ou limitées à des communautés imaginées internes ».
Les visiteurs de ce site pourront consulter, en cliquant ici, l’article complet de N.Pomiès intitulé :
« Que reste-t-il de la langue française ? »
Quel est ce mystère ? Feignons de n’y être pour rien…
Le blogue de François Braize DECODA(NA)GES…. prénom CHARLIE reproduit ci-après le texte de Renée Fregosi, extrait de l’ouvrage collectif paru le 10 novembre 2022, « Penser Salman Rushdie » . « Cet ouvrage entend se dresser contre toutes les lâchetés et bêtises face à l’immonde totalitarisme qui partout entend avancer ses pions (barbus)… et ses pionnes (voilées). On aime ce texte remarquable car aucun des coupables ou des complices n’est épargné, fût-ce même parmi certains de nos amis de gauche. L’insouciance n’est plus de mise, on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas car tous les éléments d’une analyse lucide sont présents, offerts, il n’y avait, il n’y a, qu’à s’en saisir ».
L’ouvrage « PENSER SALMAN RUSHDIE», dirigé par Daniel Salvatore Schiffer et paru le10 novembre 2022 aux Editions de L’ Aube fait l’objet d’une présentation sur le site de l’éditeur ainsi libellée :
« 12 août 2022, État de New York : Salman Rushdie, sous le coup d’une fatwa depuis trente-trois ans, est grièvement blessé lors d’un attentat. Son crime, aux yeux des islamistes ? Être coupable de « blasphème » et d’« apostasie », pour avoir écrit Les Versets sataniques, roman devenu dès sa parution, en 1988, universellement célèbre. C’est donc pour défendre Salman Rushdie, son œuvre et sa pensée, mais encore nos valeurs démocratiques, la liberté et la tolérance, les droits de l’homme et de la femme, la dignité humaine, que cet ouvrage collectif réunissant des textes critiques et inédits de vingt-six auteurs majeurs voit le jour. Son titre, Penser Salman Rushdie, souligne qu’il s’agit aussi d’une réflexion plus approfondie qu’une simple succession d’hommages. Ainsi cet ouvrage, dans la lignée des intellectuels engagés, s’avère-t-il également un livre de combat contre toute tentation fasciste, au seul nom de la liberté et pour un nouvel humanisme. »
Daniel Salvatore Schiffer
On en trouvera une présentation plus détaillée sur le site de la Fondation Jean Jaurès que les visiteurs pourront consulter en se rendant à l’adresse :
https://www.jean-jaures.org/publication/penser-salman-rushdie/?post_id=38056&export_pdf=1
Il y est souligné qu’il s’agit « d’un ouvrage collectif réunissant des textes critiques et inédits de vingt-six auteurs pour défendre l’écrivain, son œuvre et sa pensée, mais aussi nos valeurs démocratiques, la liberté et la tolérance, les droits et la dignité humains. Plus qu’une simple succession d’hommages, cet ouvrage se veut une réflexion approfondie et un livre de combat. »
Les visiteurs pourront consulter, en cliquant ici, la contribution de Renée Fregosi intitulée :
« Salman Rushdie est également victime
de l’islamocomplaisance »
Ils pourront aussi y accéder en se rendant à l’URL :
https://francoisbraize.wordpress.com/2022/11/21/quel-est-ce-mystere/
On retiendra notamment que selon cette auteure « l’ennemi en première ligne contre la laïcité aujourd’hui, c’est l’islamisme » . On condamnera avec fermeté toute démarche où, « au cœur d’associations de défense de la laïcité, on se propose de défaire les principes laïques au nom d’une laïcité « ouverte » fondée sur la liberté religieuse et non plus sur la liberté de conscience ».
Puisque la démystification a désormais eu lieu, faisons connaître le message dans nos environnements respectifs afin que chacun puisse en tirer des leçons pour l’immédiat et pour l’avenir !
Parlons français
Tel est le titre du n° 89 de Ufal INFO, le magazine de l’UFAL Nationale paru au 2è trimestre 2022. Nous reproduisons ici ,avec l’accord explicite de l’UFAL, l’éditorial correspondant du Rédacteur en chef Nicolas Pomiès intitulé :
« (Re)parlons français ! »
Par des temps difficiles pour le devenir de nos institutions , notamment celui de l’Ecole, il était opportun sinon nécessaire de le mettre en exergue sur l’une des pages de ce site dévolu au patrimoine éducatif porté par notre langue nationale.
A l’instar de Nicolas Pomiès, on rappellera à ce propos la citation remarquable de Bertrand Barère (1794) :
« Je viens appeler aujourd’hui votre attention sur la plus belle langue de l’Europe, celle qui, la première, a consacré franchement les droits de l’homme et du citoyen, celle qui est chargée de transmettre au monde les plus sublimes pensées de la liberté ».
Bertrand Barère, avocat méridional, fut élu à la Constituante, puis à la Convention où il était une des têtes politiques de la Plaine (la majorité des députés) avant de se rallier — comme elle et jusqu’au 9 thermidor— à la Montagne, menée par Robespierre. Bertrand Barère fut l’un des orateurs les plus importants de la Révolution : l’énoncé de ses motions et de ses rapports occupe plus de douze colonnes du Moniteur, contre huit pour Robespierre et deux pour Danton. »(d’après Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bertrand_Bar%C3%A8re )
On voudrait aussi souligner la recommandation finale (re) fondatrice de l’éditorial de Nicolas Pomiès aux « enseignants républicains conscients » :
« Pour cela la langue française est incontestablement un outil d’unification porteuse de progrès et de liberté lorsqu’elle est enseignée par des républicains conscients. C’est pour cela que nous souhaitons réinstituer l’école et redonner ses lumières à la langue française. (Re)parlons français telle doit être notre mot d’ordre ! Cela nous aidera à faire des égaux ! »
Les visiteurs pourront consulter, en cliquant ici , le texte complet de l’article de Nicolas Pomiès.
La laïcité dans tous ses états Commentaire de l’émission « Répliques » du 12 novembre 22 par André PERRIN

