publiait un pamphlet anti-clérical en langue bretonne, masqué sous l’intitulé « Variété »
(le 23 juillet 1887)
Discrètement dissimulé dans les colonnes de la 3è page dudit journal, proches de celles des petites annonces, on a découvert inopinément un article au titre d’autant plus anodin qu’il annonçait un texte en langue bretonne dédié au célèbre « tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse » du Roman de Renart. Les visiteurs intrigués pourront consulter en cliquant sur Fichier 1 l’image brute correspondante extraite du journal conservé et numérisé par les Archives départementales du Finistère.
On s’étonne fort justement de l’intitulé de cette rubrique du journal Le Finistère à la fin du 19è siècle car utilisé au singulier. Variété pourrait signifier soit « l’état de ce qui est varié ou le caractère de plusieurs éléments qui, lorsqu’on les compare entre eux, apparaissent divers » soit encore « le genre qui regroupe les chansons populaires et commerciales ». Toutes définitions qui semblent assez éloignées de l’objet du pamphlet que les visiteurs vont découvrir ici. On retiendra cependant qu’en terme de création littéraire la variété peut concerner des textes donnant une impression de changement ou de renouvellement mais peu informatifs et souvent d’un ton léger. Le lecteur appréciera !
Dans le Fichier 2 , ils pourront prendre connaissance des items suivants :
-La transcription du dit article en breton cornouaillais
-La réécriture du texte transcrit en breton peurunian
-La traduction de ce texte en Français
-Le résumé, l’abstract et le diverradan de ce dernier document
Enfin ils sont invités à ouvrir le Fichier 3 dans lequel ils pourront découvrir quelques uns des enseignements à tirer d’une telle coupure de presse
Au final, ils pourront les dédier au Roman de Renart bretonnisé pour la circonstance :
« Betek ar wech diwezhañ ez ar pod dar feunteun »
