La Révolte de Fouesnant (1792)

ou

Les débuts de la chouannerie

Le récit, publié comme feuilleton  en 1887 dans le journal Le Finistère (numéros des 7 et 10 septembre), s’intitule  La Révolte de Fouesnant(1792). Il rapporte, dans le  détail,  une révolte qui eut cours à Fouesnant (F-29170) en juillet–décembre 1792, trois ans après la Révolution de 1789 ; ce furent les  prémices meurtrières de la chouannerie. Il illustre un point de bascule entre révoltes paysannes précoces et la formation ultérieure d’une chouannerie structurée dans le Finistère et  d’autres départements plus à l’Est  La notice qui l’accompagne se propose de restituer l’évènement dans son contexte chronologique et social, à évaluer la fiabilité des sources disponibles, à proposer une lecture croisée des sources écrites et visuelles (dont le tableau de Jules Girardet conservé au musée de Quimper), et à fournir des pistes d’archives et une bibliographie pour approfondir la recherche. Récit et notice précèdent dans la présentation qui suit :

 – Une version complète en langue anglaise comportant l’article initial  contenu dans le journal Le Finistère  suivi de la notice  « explicative ».

 – Une version complète en langue bretonne structurée comme la précédente… puisqu’aussi bien au moment des faits qu’à celui de la parution du Journal les locuteurs  concernés s’exprimaient majoritairement en breton .

 Les visiteurs de ce site pourront consulter à ce propos deux fichiers :

Fichier 1 .   La révolte de Fouesnant (1792) ; les faits et les leçons pour l’Histoire.
Sommaire :

1.  Transcription brute  du Feuilleton du Finistère……….. p.1

2 . Transcription améliorée……………………………………………………p.10

3.  Notice sur les débuts de la chouannerie à Fouesnant p.17

4.  Version en langue anglaise………………………………………………..p.23

5. Version en langue bretonne……………………………………………….p.34

 Fichier 2. Tableau « des révoltés de Fouesnant ramenés à  Quimper par la garde nationale (1886-1887» de Jules Girardet (1886-1887) ; Musée des Beaux-Arts , Quimper

La grève des papetiers et papetières de Cascadec

Sur les routes sinueuses et glissantes de Cascadec (Scaër, F-29390), au cœur de la campagne finistérienne, l’affaire de la papeterie de Scaër apparaît comme un épisode  de lutte sociale d’une intensité peu commune.  Ell est partie d’un conflit du travail faisant suite aux évévements sociaux et politiques du Front populaire de 1936 dont nous avons  célébré il y a peu le 90è anniversaire. Elle dépasse vite le simple cadre d’une revendication ouvrière pour devenir un affrontement sur l’ordre industriel, la discipline d’usine, la liberté syndicale et le rapport de forces entre patronat, État et monde ouvrier.

Les documents conservés montrent l’ampleur de la grève et la dureté des mesures prises par la direction. L’arrêt du travail, les évacuations, les fermetures temporaires, les tentatives de reprise sous contrôle patronal et les demandes de réembauche dessinent une séquence conflictuelle où chaque décision est immédiatement interprétée comme un geste de pression ou de résistance. Le conflit ne se limite pas à une question salariale ou contractuelle ; il engage la maîtrise même du temps de travail, de l’embauche et des conditions de présence dans l’usine.

La politisation de l’affaire est révélée par le vocabulaire des articles de la presse locale. Elle laisse entendre que la grève est perçue, selon les points de vue, tantôt comme une lutte ouvrière légitime, tantôt comme une agitation plus large, presque politique. La mention d’un délégué CGT,  Pierre Salaün, futur maire de Scaër à la Libération, souligne le rôle structurant de l’organisation syndicale dans la mobilisation. À travers lui, la grève prend une dimension de représentation collective qui dépasse l’atelier et touche à la vie publique locale.

La conflictualité s’exprime aussi dans les formes de surveillance et d’encadrement. Tout indique un espace industriel fortement polarisé, où la direction cherche à reprendre la main tandis que les ouvriers défendent leur droit à l’existence collective.

Dans un territoire rural, loin des grands centres industriels, la grève de Cascadec concentre pourtant des enjeux typiques des grandes crises sociales du XXè siècle : rapport de classes, emprise patronale, médiation administrative, conflictualité syndicale, contrôle du travail et inscription politique du monde ouvrier. Elle n’est pas seulement un épisode de grève locale. Elle est fondatrice, parce qu’elle révèle la brutalité des rapports sociaux dans une Bretagne rurale encore marquée par la domination économique de quelques grands patrons, mais aussi parce qu’elle rend visible la capacité du monde ouvrier à s’organiser, à durer et à s’inscrire dans l’histoire politique locale. Elle est exemplaire car on y devine les mutations en cours  dans le monde  du travail, dans la sociabilité militante et dans les rapports de pouvoir dans la campagne finistérienne alors que se dessinent les prémices de la seconde guerre mondiale.

Les visiteurs de ce site pouuront consulter à ce propos un Fichier dévolu à cette page singulière de notre histoire locale. Elle est intitulée ;

 
« Cascadec, sur les chemins de la colère »

ou

“Cascadec, on the Roads of Anger

 

 Que André Le Goff soit très chaleureusement remercié de nous avoir accompagné dans cette aventure, nous apportant la connaissance du terrain  et celle des hommes !… Nos remerciements s’adressent auusi aux médias qui nous ont donné accès aux clichés et coupures de presse supports de  cette note .

Lorsque le journal républicain Le Finistère

publiait un pamphlet anti-clérical en langue bretonne, masqué sous l’intitulé  « Variété »

(le 23 juillet 1887)

 

Discrètement dissimulé  dans les colonnes de la 3è page  dudit journal, proches de celles des petites annonces, on a découvert inopinément un article au titre d’autant plus anodin qu’il annonçait un texte en langue bretonne dédié  au célèbre « tant va la cruche à l’eau  qu’à la fin elle se casse »  du Roman de Renart. Les visiteurs intrigués pourront consulter en cliquant sur Fichier 1 l’image brute correspondante extraite du journal conservé et numérisé par les Archives départementales du Finistère.

On s’étonne fort justement de l’intitulé de cette rubrique du journal Le Finistère à la fin du 19è siècle car utilisé au singulier. Variété  pourrait signifier soit « l’état de ce qui est varié ou le caractère de plusieurs éléments qui, lorsqu’on les compare entre eux, apparaissent divers » soit encore « le genre qui regroupe les chansons populaires et commerciales ». Toutes définitions qui semblent assez éloignées de l’objet du pamphlet que les visiteurs vont découvrir ici. On retiendra cependant qu’en terme de création littéraire la  variété peut concerner des textes donnant une impression de changement ou de renouvellement mais peu informatifs et souvent d’un ton léger. Le lecteur appréciera !

 Dans le Fichier 2 , ils pourront prendre connaissance  des items suivants  :

 -La transcription du dit article  en breton cornouaillais

-La réécriture du texte transcrit en breton peurunian

-La traduction de ce texte en Français

-Le résumé, l’abstract et le diverradan  de ce dernier document

Enfin ils sont invités à ouvrir le Fichier 3 dans lequel ils pourront découvrir quelques uns des enseignements à tirer  d’une telle coupure de presse

Au final, ils pourront les dédier au  Roman de Renart bretonnisé pour la circonstance : 

« Betek ar wech diwezhañ ez ar pod dar feunteun »

Petite chronique d’après Ciase et Betharram (VIII)

Pour les visiteurs attentifs de ce site, il s’agit de rester informé et de suivre le fil de cette chronique interminable . Il reste à faire tomber le mur de l’omerta et du déni en la matière et à continuer de libérer les intelligences ! 
Dans l’attente laborieuse on pourra déjà consulter, en cliquant ici, le Fichier 1. Il permettra- pour le moins- de  faire l’étart des lieux (?) en ce début de printemps 2026.
Que les responsables des médias concernés par nos recherches 
 qui ont permis d’assembler des informations souvent disparates et insolites  soient  assurés de  notre reconnaissance pour tous les emprunts réalisés .

Premier Mai 2026 Jour férié, chômé et payé

Le 1er mai : une historicité de la lutte sociale
 
Le 1er mai n’est pas une date parmi d’autres dans le calendrier républicain : il est l’héritage vivant des luttes ouvrières, le symbole d’un rapport de force historique qui a permis d’arracher des droits essentiels face aux logiques d’exploitation. Le réduire à un simple jour chômé ou à une parenthèse printanière serait en trahir le sens profond.Tout commence dans la violence sociale de la fin du XIXe siècle industriel… 
Les visiteurs qui souhaitent en savoir plus , au moment où d’aucuns tentent sans réserve de  porter atteinte aux acquis et aux droits des travailleurs, pourront consulter- en cliquant ici un  texte  que  l’ASVPNF  considère comme fondateur à cet égard.

Chronique électorale bretonne à Plomeur dans le Finistère (mars 1906)

La presse locale ancienne  (numérisée ou pas) comporte un nombre conséquent de Titres, toutes tendances politiques représentées, que l’on peut consulter à l’URL : https://presselocaleancienne.bnf.fr/html/journaux-numerises-dans-gallica

 Elle donne accès à l’histoire locale telle que rapportée par des journalistes et correspondants accrédités, faisant référence  aux  choix éditoriaux les plus divers en raison notamment de l’existence de la Loi sur la liberté de la presse de 1881. Leur accessibilité est celle de leurs durées de vie respectives dont la logique échappe à l’entendement du lecteur profane .

A l’ASVPNF on a souvent fait référence aux articles de l’hebdomadaire Le Citoyen qui au fil du temps se montra particulièrement attentif aux évolutions se produisant dans notre système  éducatif. On sait que ce journal, créé en 1906 s’est arrêté de paraître en 1940 sous l’occupation allemande et le régime de Vichy  . On sait aussi que la presse bretonne (qui n’est pas nécessairement une presse en langue bretonne) connut un renouveau remarquable à la Libération.

« Nombre de journaux ayant collaboré, comme L’Ouest-Éclair, furent interdits de publication. Le dernier numéro sort le 1er août 1944 et le soutien aux Allemands y est toujours inconditionnel.  Ce journal fut remplacé par Ouest-France créé par Paul Hutin, qui n’est autre que l’ancien secrétaire général de l’Ouest- Éclair de 1930 à juillet 1940, où il démissionne pour ne pas subir le contrôle allemand. Ouest-France paraît pour la première fois le 7 août 1944, dans un format réduit de quatre pages dû à la pénurie de papier. La “Une” affiche un éditorial : « Enfin libres ! », accompagnée d’une photo du général de Gaulle, symbolisant la Libération. Cet éditorial qui n’est pas signé, mais où l’on reconnait le style de Paul Hutin, célèbre la Libération, rend hommage aux Alliés et au général de Gaulle, ainsi qu’aux résistants et victimes. Il condamnait la collaboration, notamment celle des nationalistes bretons, affirmant avec force que  les Bretons étaient Français, Français avant tout ».

Ce qui  est moins apparent, c’est  que certains titres tels Le Citoyen qui  avaient cessé de paraître en 1940 publiaient par le passé -alors qu’ils étaient sans doute enclins à s’exprimer au moyen de la  langue bretonne  depuis le vote de la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse – des articles en  breton à l’intention d’un lectorat (le plus souvent rural)  resté très attaché  à sa langue « régionale » sans pour autant la maîtriser sur le plan linguistique.

C’est dans ce contexte très particulier que nous reprenons ici , pour sa valeur exemplaire, un article extrait de la première parution en  1906 du journal hebdomadaire Le Citoyen qui fut fondé à Quimper par  Georges Le Bail.

On pourra consulter à ce propos le Fichier 1 dévolu à une chronique électorale  ayant trait à une  élection municipale  sevtenant dans la commune de Plomeur (F-29120).Transcrit à partir du journal de 1906 – sauvegardé et numérisé par les archives départementales  du Finistère – nous l’avons  fait suivre d’une traduction  aussi fidèle que possible en français. Les puristes pourront y  déceler des approximations  de langage. Elles sont liées à l’ignorance d’un bretonnant dont les compétences en la matière sont restées au stade de ce que sa langue maternelle  trégorroise lui avait appportées.

Au-delà de l’aspect anecdotique et parfois humoristique de l’évènement pris en compte dans Le Citoyen, quelles leçons en tirer s’agissant de l’histoire politique de l’époque et de ses prolongements dans la  vie locale. On rappellera à ce propos qu’au moment des faits les Inventaires étaient en cours dans ce que l’on appelait encore les « paroisses » plutôt que les « communes » ! On trouvera dans le Fichier 2 des éléments de réponse qui, au passage, soulignent la richesse de la langue bretonne !  En annexe ils prendront connaissance du discours électoral  qui ne manquerait pas d’être prononcé si , d’aventure en 2026, Plomeur avait à  recompléter son conseil municipal.

L’odyssée de la capsule spatiale ORION

La capsule Orion Integrity a amerri comme prévu au large de la Californie à 17h07 le 10 avril, heure locale. Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen sont de retour après leur voyage historique autour de la Lune. (https://www.cite-espace.com/actualites-spatiales/artemis-ii-succes-du-retour-dorion/)

Selon la même source-tout particulièrement laconique- “La première mission habitée autour de la Lune du 21ème siècle avait commencé le 1er avril par le spectaculaire décollage du lanceur SLS depuis la Floride. Quelques jours plus tard, les quatre astronautes tournaient autour de notre satellite naturel, établissant un record de distance et nous transmettant de formidables photographies. Au dixième jour de vol, la mission s’est conclue par le succès de la délicate phase de retour.”

On ne peut que s’étonner de constater la sobriété de ces communiqués peu enclins semble-t-il à  saluer,avec quelque chaleur humaine,  ce dernier exploit de la recherche spatiale.  C’est pourquoi, pour ne pas déroger à notre volonté  constante de vouloir informer des citoyens émancipés de tous les faits et méfaits de notre planète  et de ceux venus d’ailleurs , nous avons tenu à rassembler sur ce site des éléments concrets et intelligibles concernant le ou les programmes de recherche spatiale concernés par ces expériences hors normes . Soulignons d’abord  que l’événement mentionné ci-dessus qui aurait pu défrayer la chronique se trouve présenté  dans ses  modalités principales  par Wikipedia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Orion_(v%C3%A9hicule_spatial)#:~:text=Le%20premier%20vol%20d’un,est%20programm%C3%A9%20en%20avril%202026.)

« Orion est un véhicule spatial de la NASA conçu pour transporter un équipage de quatre astronautes au-delà de l’orbite terrestre basse pour une mission de trois semaines. Il est placé en orbite par le lanceur lourd SLS. Utilisé dans le cadre du programme Artemis, il a pour rôle, de façon similaire au vaisseau Apollo, de transporter les équipages jusqu’à l’orbite lunaire et de les ramener sur Terre une fois leur mission accomplie. Deux vols sans équipage ont été effectués respectivement en décembre 2014 (EFT-1) et novembre 2022 (Artemis I). Le premier vol avec équipage est lancé en avril 2026 (mission Artemis II).

 « À l’origine, Orion fut développé dans le cadre du programme Constellation (2006), dont l’objectif était d’emmener des hommes sur la Lune à l’horizon 2022 et de remplacer la navette spatiale pour la relève des équipages de la Station spatiale internationale… Ce programme fut abandonné  en 2010 puis repris avec les développements que l’on vient de découvrir

 

« Orion reprend l’architecture du vaisseau Apollo avec une capsule conique contenant l’habitacle dans lequel séjourne l’équipage, un module de service dans lequel est rassemblé tout ce qui n’est pas nécessaire au retour sur Terre et une tour de sauvetage, qui est utilisée en cas de défaillance du lanceur.

« Le module de service est largué avant la rentrée atmosphérique. L’ensemble a une masse d’environ 27 tonnes, dont 16 tonnes pour le module de service.

« Le vaisseau Orion est conçu pour être lancé par le lanceur lourd SLS développé spécifiquement dans ce but. Contrairement à ses prédécesseurs, Orion utilise des panneaux solaires pour la production d’énergie. Il dispose d’un volume habitable plus que doublé par rapport au vaisseau Apollo et d’un système d’amarrage similaire à celui de la navette spatiale américaine. Le vaisseau Orion est conçu pour se poser en mer à son retour sur Terre et est réutilisable. »

 

« Le rôle assigné au vaisseau Orion est d’amener l’équipage sur une orbite lunaire haute, où deux des astronautes s’embarquent dans le vaisseau HLS chargé de les amener à la surface de la Lune. Ce transfert peut se faire directement ou après amarrage à la station spatiale Lunar Gateway, dont la date de mise à disposition reste incertaine. « Le premier vol d’un vaisseau OrionArtemis I, qui est destiné à qualifier ses systèmes sans emporter d’équipage et qui constitue également le vol inaugural du lanceur SLS, a  eu lieu en novembre 2022. 

« Artemis II, le premier vol avec équipage qui devait faire le tour de la Lune, était programmé pour avril 2026(mission réussie ?)

La première mission destinée à amener des astronautes sur le sol lunaire sera  Artemis III

 
 
Sa date de lancement reste dépendante de l’avancement du projet HLS. »

 

Les visiteurs de ce site pourront consulter  un fichier dévolu à cette étape importante de la recherche spatiale qui ne manque pas d’interpeller le bon sens commun sur la réalité de son intérêt pour le bien commun et le progrès de l’humanité lorsqu’on le confronte   au banc d’essai de l’acquisition de connaissances  nouvelles sur l’organisation et le fonctionnement de l’Univers qui furent à l’origine de la vie terrestre .

 On dira de façon liminaire que « « La mission Artemis II a franchi une étape importante dans l’histoire des vols habités en espace lointain. Les difficultés techniques surmontées ne relèvent pas seulement de la performance spatiale : elles ouvrent la voie aux missions suivantes et rappellent que la recherche scientifique ne vaut pleinement que si elle demeure au service de l’humanité, de la connaissance et d’un usage plus responsable des moyens dont dispose notre planète. »

« Le programme Artemis s’inscrit dans une progression : essais initiaux, vol habité de validation, retour sur la Lune, puis préparation d’explorations plus ambitieuses. Il n’a de sens que s’il nourrit aussi une réflexion sur la solidarité humaine, les besoins essentiels des peuples et la valeur du savoir partagé. »

  Ceci étant posé on pourra consulter le fichier  suivant intitulé :

 « Après ARTEMIS 2 : pour un programme de recherche spatiale cohérent au service de l’humanité »

 Il est accessible ici

Un pamphlet breton républicain de 1887 mis en lumière.

Dans Le Finistère du 16 avril 1887, un article en breton cornouaillais prône avec vigueur la République comme garante de la paix face aux folies guerrières des rois et empereurs !

Signé « Marianna Goz », ce texte mordant dénonce les risques d’une monarchie restaurée et appelle au vote républicain modéré en Bretagne.
Sa transcription, sa modernisation en breton unifié et son analyse révèlent un breton politique vivant, déjà francisé, vecteur d’idées contemporaines.
Une pépite pour l’histoire culturelle et politique bretonne du XIXe siècle
.

 

Résumé

Cet article “anonyme » en breton, publié dans Le Finistère le 16 avril 1887, est un vibrant plaidoyer républicain. Il oppose la paix parlementaire de la Troisième République aux guerres déclenchées par la seule volonté des souverains (Louis XIV, Louis XV, Napoléon(s). L’auteur(e) raille les royalistes locaux (« tu gwenn ») et les extrémistes, tout en renversant ironiquement l’insulte « Marianne fri lous ». Il appelle les Bretons à voter pour des républicains « fur ha moderet » afin d’éviter de nouvelles catastrophes comme 1815 ou 1870-1871. Ce document montre le breton comme langue de combat politique au cœur des débats nationaux.

Abstract

This 1887 Breton-language article from Le Finistère (16 April) is a fierce republican pamphlet defending the Third Republic’s parliamentary peace against the warlike whims of kings (Louis XIV-XVI) and emperors (Napoléons). Signed « Marianna Goz », it mocks local royalists (« tu gwenn »), rejects extremism, and urges moderate republican votes in Brittany to avoid repeats of 1815 or 1870-1871 disasters. Normalized to unified Breton with French translation and analysis, it reveals a politicized, French-influenced vernacular used for national debates—a key find for 19th-century Breton cultural history.

Diverrañ

Ur pennad brezhoneg e Le Finistère (16 Ebrel 1887) a zisklêr gant fez ar Repoblik d’ar peoc’h, en ouzh ar rouaned (Loeiz XIV-XVI) ha’n napoleonisted war-dro ar brezel. Signet « Marianna Goz », e zere gant feziñ tud ar « tu gwenn » ha galon ar re fur, en e kinnig da vouzañ evit ar repoblikaned « fur ha moderet » evit talvoudoù 1815 ha 1870-1871. Normalizet, troet en dalc’h hag enanalysus, e lakañ en dro ar brezhoneg evel yezh poletik evit ar débatioù broadoù eus ar XIXvet kantved.

Les visiteurs de ce site pourront consulter les différentes versions de ce document extrait de la presse ancienne numérisée Fichier 1

Que T.R. et PPty. soient remerciés pour leur contribution à la connaissance de l’instauration de la  République  dans les campagnes bretonnes à la fin du 19è siècle .

Dame de fer et femmes de sciences : de la Tour Eiffel à la postérité !

Le 30 mars dernier, le Centre de Recherches  Henri Aigueperse , UNSA Education publiait sur son site internet un article intitulé :

 « La Dame de fer va honorer des femmes de sciences

  Il révèle que « d’ici 2027, la Tour Eiffel accueillera 72 noms de femmes scientifiques sur sa frise dorée, en écho aux 72 savants masculins gravés depuis 1889. Loin d’être anecdotique, ce projet, porté par la Ville de Paris et l’association Femmes & Sciences1, entend réparer une injustice ».

Les visiteurs de ce site pourront le consulter en cliquant sur Fichier 1.
 Ce texte s’inscrit dans un moment très fort de reconnaissance symbolique : l’inscription de 72 femmes scientifiques sur la Tour Eiffel, projet porté par l’association Femmes & Sciences et relayé à Paris en janvier 2026. L’initiative vise à corriger une visibilité historiquement déséquilibrée, puisque la frise du monument portait jusqu’ici des noms masculins de savants.

Le choix de la date et du contexte est lui-même parlant : l’annonce intervient alors que Yasmine Belkaid dirige l’Institut Pasteur depuis le 2 janvier 2024, ce qui donne au texte une résonance contemporaine et institutionnelle forte. Le rapprochement avec  Sophie Adenot une Française récemment présente dans l’actualité spatiale renforce encore l’idée d’une conquête de nouveaux espaces de légitimité scientifique par les femmes, au-delà des seules disciplines.

  L’ASVPNF  a fait le choix de célébrer l’évènement qui est de nature à réparer une injustice et à promouvoir la parité hommes-femmes en proposant   à ses lecteurs un bref article dans le prolongement de celui du CRHA :

Dame de fer et femmes de sciences : un chapô pour la Tour Eiffel

Depuis janvier 2026, la Tour Eiffel s’apprête à gravir un nouveau palier de mémoire: les noms de 72 femmes de sciences y seront inscrits, à l’initiative de l’association Femmes & Sciences et avec l’accord de la Ville de Paris. Ce geste symbolique corrige une longue invisibilité: alors que la frise du monument célèbre depuis plus d’un siècle des savants masculins, il s’agit désormais de reconnaître celles qui ont fait progresser la connaissance au service de l’humanité.

Parmi elles, trois figures illustrent à elles seules la diversité des sciences:
Marie Curie, pionnière de la radioactivité, seule femme doublement Nobel, physicienne et chimiste, dont les travaux ont transformé la médecine nucléaire.
Françoise Barré‑Sinoussi, virologue de l’Institut Pasteur, co‑découvreuse du VIH, dont les recherches ont permis à des millions de personnes de vivre avec le VIH plutôt que de mourir du SIDA.

Yvonne Choquet‑Bruhat, mathématicienne de la relativité, première femme élue à l’Académie des sciences en France, dont les démonstrations sur les ondes gravitationnelles ont nourri la physique moderne de l’espace‑temps.

En choisissant ces trois destins, on ne célèbre pas seulement des individus, mais des domaines complémentaires de la science: de la matière et de la médecine à la vie sociale de la santé publique, jusqu’à l’abstraction mathématique qui décrit l’univers. La Tour Eiffel, la « dame de fer », devient ainsi progressivement un mémorial de la diversité des intelligences: un lieu où la science rend hommage, enfin, à celles qui l’ont construite au même titre que les hommes .

Les visiteurs de ce site pourront prendre connaissance de ce bref article en cliquant sur Fichier 2.

Nous remercions les responsables du CRHA-UNSA Education qui nous ont permis de reproduire  leur article afin de le représenter sur asvpnf.com.

« Conduire sa raison » afin de résister en ces temps de « post-vérité »

Tel est l’intitulé singulier de l’article de Nikol Abécassis mis en ligne le 14 mars 2026 dans Mezetulle le blog revue de Catherine Kintzler . La philosophe présente le document en question en ces termes «  Nikol Abécassis procède ici à un rappel salutaire. L’usage patient, méthodique et détaillé de la raison universelle, effectué et pensé dès l’Antiquité par la science et la philosophie au prix de ruptures difficiles qui sont autant de conquêtes, témoigne que la condition humaine n’est épuisée ni par l’utile ni par le théologique. Pourvu que cet usage soit sans cesse cultivé et renouvelé, il élève l’humanité à l’autonomie et à la clairvoyance. »

Nikol Abécassis signe donc en mars 2026 sur Mezetulle.fr, un article d’anthologie : « Conduire sa raison afin de résister en ces temps de post-vérité ». Professeure agrégée de philosophie, docteur, elle y défend avec brio l’autonomie de la raison face au « bavardage envahissant », aux déversements de haine et aux remèdes illusoires (complots, wokisme, retour au religieux).

Dans un monde saturé de discours sclérosés où « tout vaut tout », N. Abécassis rappelle l’acte fondateur de la science et de la philosophie : la rupture avec la « pensée théologique », opérée par Socrate dans l’Euthyphron. La raison n’est ni divine ni utilitaire ; elle est universelle, accessible à tout esprit – même esclave – et exigeante : elle ne console pas, ne dogmatise pas, mais questionne sans relâche (« Qu’est-ce que c’est ? » plutôt que « Qu’en faire ? »).

Ce texte résonne tout particulièrement avec les travaux sur l’instruction publique et la laïcisation  en Bretagne ,face aux réactionnaires et aux cléricaux publiés sur ce site. La IIIe République a su élever les consciences par l’école laïque. Aujourd’hui, l’école subit le postmodernisme ; les « vieux professeurs » comme N. Abécassis appellent à renouer avec cet universalisme rationnel pour juguler la barbarie.

On retiendra ainsi  que  conduire sa raison à la lumière de la science constitue l’ antidote magistral à la post-vérité sachant bien  que celle-ci peut relever du mensonge.C’est ainsi que  l’on peut découvrir chez Wikipedia que «les expressions « ère post-vérité  et, plus rarement, « ère post-factuelle » sont utilisées pour décrire l’évolution des interactions entre la politique et les médias au 21è siècle, du fait de la montée en puissance de l’usage social d’internet, notamment de la blogosphère et des médias sociaux. Apparus aux États-Unis en 2004 et utilisés depuis de façon équivalente, ces néologismes désignent plus particulièrement une culture politique dans laquelle les leaders politiques orientent les débats vers l’émotion en usant abondamment d’éléments de langage et en ignorant, consciemment ou non, les faits ainsi que la nécessité d’y soumettre leur argumentation, et ceci à des fins électorales »
(https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%88re_post-v%C3%A9rit%C3%A9#:~:text=Lorsque%2C%20par%20cons%C3%A9quent%2C%20le%20dictionnaire,fondements%20sont%20mis%20%C3%A0%20mal%2C)

On notera aussi que « l’émergence du concept post-vérité, au tout début du XXIe siècle, correspond à l’apparition de deux facteurs :

·   le moment où les humains, de plus en plus nombreux à utiliser internet, ne sont plus seulement des consommateurs de médias mais aussi des producteurs (blogs, partages sur les réseaux sociaux, émissions de messages divers et nombreux depuis les smartphones…) ; ceci sans devoir être nécessairement soumis à des règles déontologiques, comme le sont les journalistes ;

·    la perte de crédibilité du personnel politique, qui est de plus en plus brocardé, voire dénigré (concept de politique spectacle).

Ces deux facteurs sont liés car c’est à partir du moment où les technologies confèrent aux humains des capacités nouvelles et accrues qu’ils accordent de moins en moins de pouvoir à leurs dirigeants ainsi qu’aux médias traditionnels Les conditions sont alors réunies pour que la théorie du complot se développe sans véritable contre-pouvoir, caractéristique première de l’ère post-vérité »

On y est, on en parle au quotidien…Comment y résister… s’il est encore temps ?

Les visiteurs ,sans doute indignés par ce propos, découvriront en cliquant ici l’article fondateur de N.  Abécassis  sur cette question essentielle .

Que Catherine Kintzler soit remerciée de nous  autoriser ce nouvel emprunt à Mezetulle .