Eglises, abus sexuels et discriminations au Royaume Uni

Trois textes accablants

Sur le site « Entre les lignes, entre les mots » se trouvaient  récemment assemblés trois articles venus d’outre-Manche, traduits en Français et dont les contenus retenaient l’attention  tant ils rapportaient-avec force détails- des dérives et  méfaits de même type que ceux qui se déroulent en France… Nous les  dénonçons  sans relâche sur ce site. Les visiteurs pourront  consulter ces nouveaux témoignages en cliquant sur  Fichier 1.

 Compte tenu des similitudes troublantes observées, nous avons tenté d’en dégager les déterminants communs afin de mieux les combattre. A ce propos les visiteurs sont invités à prendre connaissance du  Fichier 2 intitulé :

 « Turpitudes, emprise et école confessionnelle »

Au terme de l’étude, une idée prédomine : qu’il s’agisse d’un pays séparé de l’Église ou d’un pays qui conserve une Église établie, le cléricalisme prospère chaque fois qu’une institution religieuse parvient à s’installer dans des zones de secret, d’autorité et d’influence soustraites au regard commun. Les textes réunis ici montrent que les abus ne relèvent pas seulement de fautes individuelles ; ils s’inscrivent trop souvent dans des dispositifs qui protègent les auteurs, retardent la parole des victimes et font passer la réputation des institutions avant la sécurité des plus vulnérables.

Ce qui frappe d’abord, c’est la place occupée par l’enfance et par les groupes fragiles. L’obligation de signalement sans exception religieuse, recommandée par l’IICSA, répond à une exigence simple : aucune confidentialité confessionnelle ne doit faire obstacle à la protection d’un mineur. Les témoignages venus d’Irlande du Nord vont dans le même sens, en montrant jusqu’où peuvent aller l’emprise, la violence et le silence institutionnel lorsque l’autorité religieuse n’est pas contrôlée de l’extérieur. Enfin, le dossier sur l’Église d’Angleterre rappelle que l’école confessionnelle, lorsqu’elle est financée par l’argent public, peut devenir un instrument de tri social et religieux plutôt qu’un lieu d’égalité.

La conclusion s’impose alors d’elle-même : la séparation des Églises et de l’État demeure indispensable, mais elle ne suffit pas sans une vigilance laïque concrète, sans contrôle indépendant et sans égalité réelle des droits. La liberté de conscience doit rester entière ; elle ne saurait toutefois servir de couverture à l’emprise, à la discrimination ou au silence devant les abus.

Le drapeau tricolore, symbole disputé et outil de « construction d’une conscience nationale laïque et républicaine »

Nous avons déjà abordé  sur ce site  (https://asvpnf.com/index.php/2026/06/30/reecrire-lhistoire-dans-le-respect-des-emblemes-fixes-par-la-constitution-de-la-republique/) la question  de la signification et du respect dû à certains emblèmes de notre République laïque, indivisible,démocratique et sociale . Nous saisissons à présent l’opportunité  offerte par la parution sur Mezetulle d’un article de Catherine Kintzler suite à la recension qu’elle a faite de l’ouvrage de Philippe Poussier  intitulé  » Le Drapeau tricolore  » pour revenir sur ce problème  dont l’actualité demeure,  notamment au travers des évènements politiques  et sportifs en cours et à venir…

On se propose ici,  faisant référence au drapeau tricolore, d’en déconstruire les légendes et d’en restituer les enjeux historiques. Nous souhaitons de ce fait pouvoir offrir aux visiteurs une lecture qui ne diminue pas le drapeau, mais qui le rend plus intelligible, plus humain voire plus  « habitable »

Il apparaît ainsi que :  

    -L’histoire de notre drapeau  national n’est pas linéaire : elle est marquée par des alternances, des contestations, des choix politiques délibérés (Lamartine, 1848 ; 1879 ; 1958).

    -Les couleurs ne sont pas figées dans un sens unique : elles ont été interprétées diversement selon les époques, les régimes, les groupes sociaux.

   -Les cérémonies au drapeau sont des rituels civiques vivants, mais leur efficacité dépend de la manière dont ils sont accompagnés pédagogiquement.

    -Les gestes présidentiels récents montrent que le drapeau reste un objet politique instable, susceptible d’être réinterprété.

Sur ce thème  les visiteurs pourront consulter  trois fichiers:

 FICHIER 1 . « Le Drapeau tricolore » de Philippe Foussier
 
Fichier 2 . Le drapeau tricolore  symbole disputé  et outil de « construction d’une conscience nationale laïque et républicaine »
Fichier 3 . Drapeaux et résurgence de nationalismes quelques clés et renvoi au Gwenn ha du
 
Au total on dira  que   les drapeaux, oriflammes et bannières sont des outils puissants de formatage des opinions, mais ils peuvent aussi être des instruments de pédagogie citoyenne, si l’on accepte de les démystifier et de les inscrire dans une histoire complexe et ouverte.
 
Que Catherine Kintzler soit remerciée de nous permettre ce nouvel emprunt à Mezetulle !

Contre l’ignorance volontaire et l’obscurantisme Démystifier les religions et leurs emprises contre nature

Raison, liberté, bien public : contre les emprises cléricales et les obscurantismes, la laïcité demeure l’exigence première de l’émancipation collective.
Ce dossier rassemble trois textes autour de La religion n’existe pas de Nathalie Heinich et de la recension qu’en propose Catherine Kintzler dans Mezetulle. Il entend clarifier, dans une perspective résolument laïque, les enjeux de fond que soulève la question religieuse : statut du concept de religion, critique des emprises cléricales, place de la raison et de la science, défense du bien public. L’ensemble ne vise ni la polémique gratuite ni le compromis mou, mais une confrontation lucide avec les illusions du sacré lorsque celui-ci prétend gouverner les consciences et peser sur la vie commune. En réunissant l’article de référence, une réflexion critique sur la thèse de Heinich et un texte consacré à l’obscurantisme des religions, ce dossier prend parti pour une société de liberté, d’examen et d’émancipation, où nul pouvoir spirituel ne saurait se substituer à la souveraineté du peuple.

Dans ce contexte, le visiteurs de ce site pourront consulter trois fichiers :

Fichier 1.  « La religion n’existe pas » de Nathalie Heinich par C. Kintzler

Fichier 2La religion n’existe pas : une thèse à l’épreuve de la laïcité républicaine par T.R et PPty.

Fichier 3 L’obscurantisme des religions :s’il n’avait point existé, il eût fallu l’inventer ! par T.R.et PPty.

Que Catherine Kintzler soit chaleureusement remerciée de nous avoir permis un nouvel emprunt à Mezetulle.

Pour célébrer le 90è anniversaire du Front populaire et témoigner de ses apports

À l’occasion des 90 ans du Front populaire, cet article propose une relecture engagée de ses apports sociaux, éducatifs et culturels, en les confrontant aux impasses actuelles de la gauche à l’approche de l’échéance présidentielle de 2027. Il est suivi d’une annexe consacrée aux détracteurs du Front populaire, en particulier à ceux qui, après 1940, glissent vers le régime de Vichy et la collaboration, rappelant combien la démocratie peut vaciller lorsque ses propres acteurs renoncent à la défendre.

En lisant  Ludivine Bantigny et avant d’aller plus avant rappelons-nous,  « on dit Front populaire et aussitôt surgit une image quasi mythique: celle d’un printemps, lumineux et foisonnant. Les foules y sont denses et la grève est intense, les drapeaux claquent, les visages s’éclairent d’une joie grave. Dans les usines et les magasins occupés, on danse; sur les routes, les bicyclettes filent vers la mer; dans les rues, on chante et on espère. »(https://www.socialter.fr/article/lecons-front-populaire-1936-gauche-union-socialistes-communistes-base-militants)…   Ce fut un moment inoubliable de bonheur et de joie à garder en mémoire d’autant qu’il précédait les années funestes de la drôle de guerre, de l’occupation  et du régime collaborationniste de Vichy.                                                     

 Nous avons déjà fait paraître sur ce site plusieurs articles traitant du Front populaire, de grèves sociales l’ayant accompagné  (https://asvpnf.com/index.php/2026/05/20/la-greve-des-papetiers-et-papetieres-de-cascadec/) et  de l’oeuvre fondatrice de Jean Zay,    ministre de l’Education nationale et des Beaux-arts du Gouvernement de Léon Blum,  panthéonisé le 27 mai 2015.( https://asvpnf.com/index.php/2026/07/07/jean-zay-ministre-du-front-populaire/ ).    

Cependant les anniversaires offrent aussi l’occasion de revenir sur des moments fondateurs de notre histoire sociale et politique et aussi pour les 90 ans du Front populaire, il importait non seulement  de mesurer l’ampleur des transformations engagées en 1936, mais aussi d’interroger leur portée dans la France contemporaine.  C’est l’objet de cette mise en ligne .

Les visiteurs  de ce site pourront consulter un article de référence du CRHA dévolu à l’institution des Congés payés en cliquant sur Fichier 1 . Il s’intitule :

« Il y a 90 ans : l’expérience des congés payés pour l’ensemble du pays »

 En effet « le 20 juin 1936 fut votée la loi sur les congés payés. Bien que ne faisant pas partie du programme du Front populaire, cette mesure est soutenue dans les grands mouvements de grève des mois de mai et juin. L’extension d’un temps de repos à l’ensemble des professions fait son chemin et l’été 1936 est le premier temps de vacances pour de nombreux Français et Françaises »

Les visiteurs pourront aussi prendre connaissance :

    – d’un Fichier 2 intitulé 

 «Les apports du Front populaire : réformes fondatrices, résistances et actualité politique »
      -et d’un Fichier 3 intitulé :

«1936–2027 : quand la gauche oublie le Front populaire ! »

  Ce fichier comporte une annexe :

 «  Des détracteurs du Front populaire aux soutiens de Vichy »

 Au total on dira que malgré sa brièveté, l’héritage du Front populaire demeure considérable. Il a profondément transformé la vie quotidienne des Français et posé les bases de nombreux droits sociaux encore en vigueur aujourd’hui. Les congés payés, en particulier, restent l’un des symboles les plus forts de cette période, tant ils ont modifié les rapports au travail, au temps et à l’espace.

À l’heure actuelle, cet héritage tend parfois à être oublié ou relativisé. Pourtant, il invite à une réflexion toujours actuelle : celle du partage du temps de travail, de l’accès aux loisirs, et plus largement de la place du travail dans la vie humaine. Les débats contemporains sur la qualité de vie, le sens du travail ou encore les inégalités sociales trouvent un écho direct dans les aspirations portées en 1936.

Ainsi, le Front populaire ne constitue pas seulement un moment du passé ; il demeure une référence pour penser l’avenir. Il rappelle que les avancées sociales sont le fruit de mobilisations collectives et de choix politiques, et qu’elles peuvent être remises en cause si elles ne sont pas défendues.

Désacraliser et démystifier les oripeaux religieux

L’Association «  La Vigie de la Laïcité » vient de publier dans sa  Newsletter n° 31  trois articles traitant de  la question de « La  Laïcité et les vêtements religieux ». Dans la présentation qui en est faite il apparaît que : « 
Des questions qui parviennent à la Vigie de la laïcité, celles portant sur le port du voile islamique sont parmi les plus fréquentes. Ce rituel vestimentaire, emblématique de l’appartenance à la religion musulmane, fait régulièrement l’objet d’une attention politico-médiatique depuis octobre 1989, date à laquelle 3 jeunes filles d’un collège de Creil entrèrent voilées dans leur établissement et en furent exclues.

La Vigie a déjà consacré plusieurs articles à cette thématique, mais nous avons souhaité y revenir sous une forme renouvelée en nous décalant de l’actualité. Pour cela, trois universitaires ont accepté d’apporter un éclairage distancié sur cette pratique qui fait l’objet de tant de controverses :

 

Philippe Martin, professeur d’histoire à l’université de

Lyon 1 et auteur d’un article remarqué dans l’ouvrage collectif Laïcité scolaire (Presses universitaires de Lyon),

 

Jacqueline Chabbi,, professeur émérite d’études arabes à l’université Paris 8 et autrice de nombreux ouvrages sur les origines de l’islam et le prophète Mahomet,

 

Alberto Fabio Ambrosio, théologien, co-directeur avec Nathalie Roelens de Mode modeste  (Hermann) ».

 

Les éditeurs de  La Vigie de la laïcité nous ont expressément autorisé à reproduire et à représenter ces trois textes .Les visiteurs pourront en prendre connaissance en cliquant sur Fichier 1

Ils pourront également consulter, en cliquant  sur Fichier 2 , le commentaire qu’en fait l’ASVPNF par référence  à son implication dans la défense de la laïcité républicaine. En effet si les trois textes étudiés déconstruisent utilement l’idée d’un vêtement religieux intemporel, ils évitent presque entièrement la question décisive de sa compatibilité avec la laïcité, l’indivisibilité républicaine et l’égalité entre les sexes. Ils historicisent le signe, mais ne disent pas clairement ce qu’il devient lorsqu’il entre dans l’espace civique et politique.

Or la République ne peut traiter de la même manière les services publics, l’école et l’espace public. Dans les premiers, la neutralité est une exigence de principe ; à l’école, elle est une condition de formation du citoyen et d’égalité entre les élèves. Dans l’espace public, la liberté demeure plus large, mais elle ne saurait légitimer des logiques de pression, de séparation ou de domination dissimulées sous le vocabulaire de l’identité.

C’est pourquoi à l’ASVPNF, on tient à faire savoir  que les « vêtements dits religieux » ne peuvent être considérés comme de simples marqueurs culturels. Selon les contextes, ils peuvent aussi devenir des instruments d’assignation, de contrôle des corps et de visibilité communautaire. La laïcité n’a pas à céder devant ces ambiguïtés. Il est  rappelé que le bien commun prime sur les revendications confessionnelles lorsqu’elles prétendent s’imposer à tous. “

 

Que les responcsables de la Vigie de la Laïcité soient cordialement remerciés  d’ avoir autorisé ces emprunts à leur Newsletter et d’avoir été à l’origine de  notre réflexion.

Marc Bloch, la panthéonisation d’un Homme accompli !

«  Mieux connaître Marc Bloch permet de s’émerveiller devant le mystère d’une vie accomplie » notait  la journaliste Nathalie Lacube alors que ce 23 juin 2026 Marc Bloch entre au Panthéon en compagnie de son épouse Simone.

Rappelons qu’il fut assassiné par les nazis il y a quatre vingts ans. Historien de talent passé par Normale Sup, combattant des deux guerres et Résistant « il a placé sa vie sous le signe de la vérité et du courage ». Il écrivait dans L’Étrange Défaite (1940) : « Il est atroce que les guerres puissent ne pas épargner l’enfance, non seulement parce qu’elle est l’avenir mais surtout parce que sa tendre faiblesse et son irresponsabilité adressent à notre protection un si confiant appel ».

Les visiteurs de ce site pourront consulter un Fichier 1 dévolu à Marc Bloch et à son œuvre. Intitulé :

«  Marc Bloch : historien, résistant, figure de mémoire et du judaïsme »

Il révèle que :

“Marc Bloch fut l’un des grands renouvelateurs de l’histoire au XXe siècle, mais aussi un homme de devoir et de courage. Formé à l’École normale supérieure, agrégé d’histoire, il participa à la fondation des Annales avec Lucien Febvre, ouvrant la voie à une histoire plus sociale, plus critique et plus humaine. Son œuvre, de Les Rois thaumaturges à La Société féodale puis à Apologie pour l’histoire, a profondément marqué la discipline.

Officier durant les guerres, il fut surtout, après 1940, un observateur lucide de l’effondrement français dans L’Étrange Défaite. Révoqué par Vichy en raison des lois antisémites, il entra dans la Résistance à Lyon, au sein de Franc-Tireur puis des MUR, sous plusieurs pseudonymes. Arrêté par la Gestapo en 1944, torturé puis fusillé, il incarna jusqu’au bout la fidélité à la vérité et à la République.

Son épouse, Simone Vidal, joua un rôle essentiel, à la fois dans sa vie savante et dans le soutien discret mais réel à son engagement clandestin. Leur entrée conjointe au Panthéon rappelle qu’on ne célèbre pas seulement un historien, mais un couple uni par la fidélité, l’intelligence et le refus de la barbarie. La mémoire familiale, aujourd’hui encore, veille à préserver cette exigence.”

Les visiteurs pourront  également, à leur convenance, prendre connaissance d’un Fichier 2 comportant 4 notices particulières dévolues à  la vie et l’œuvre de Marc Bloch :

1 . Notice académique

 

2 . Simone Vidal, une compagne de travail et de combat

 

3. Marc Bloch dans les réseaux de la Résistance : appartenances, fonctions et circulations clandestines

 

4 . Marc Bloch et sa postérité historiographique

 Au total une vie  accomplie  brisée par la barbarie  nazie !

La microhistoire

Existerait-il donc une macrohistoire ?  C’est une des questions qui ressort à la lecture de l’article mis en ligne récemment par le CRHA sous l’intitulé : «  Hommage à Carlo Ginzburg , fondateur de la microhistoire ». On connaissait déjà l’histoire, à ne pas confondre avec l’ Histoire.  En réalité selon Philmag « Ginzburg se glissait dans les interstices des grands récits produits par les dominants pour faire entendre d’autres voix et faire voir d’autres réalités. Locale, circonscrite, son histoire n’est pas pour autant étriquée – au contraire, elle s’ouvre en même temps sur des faits beaucoup plus amples. Le ‘petit’ est beaucoup plus riche qu’il n’y paraît” (https://www.philomag.com/articles/les-grandes-idees-de-carlo-ginzburg?utm_source=brevo&utm_medium=email&utm_campaign=NLsemaine )

Selon  Wikipedia : « Influencée par E. P. Thompson, la microhistoire propose aux historiens de délaisser l’étude des masses ou des classes pour s’intéresser aux individus dans leur environnement. Il a pu s’agir de se focaliser sur l’histoire d’un individu pour éclairer les caractéristiques du monde qui l’entoure, ou de s’intéresser à une localité particulière, à l’évolution d’une culture matérielle ou encore aux liens entre rapports sociaux et activation des ressources naturelles. Malgré une confusion assez répandue, la microhistoire ne correspond pas au fait de s’occuper des « petites choses », comme l’explique Giovanni Levi, mais bien plutôt de « lire les choses avec un microscope » .

Ceci étant  noté, on voit bien que les profanes, amoureux non seulement de l’histoire-qu’elle soit petite ou grande- mais aussi des histoires, doivent être initiés à ce langage . A cette fin ils pourront déjà  consulter l’article du CRHA noté dès l’abord  (Fichier 1).  I y apparaît que : « Carlo Ginzburg est décédé dans la nuit du 16 au 17 juin. Il était un des plus grands historiens de la fin du XXe et début du XXIe siècle, mondialement connu, et auteur de plusieurs livres qui ont marqué des générations d’étudiantes et d’étudiants et de passionné.es d’histoire. Il fut également un des principaux instigateurs de la microhistoire, une méthode qui renouvela considérablement l’histoire sociale, en proposant d’étudier l’histoire à travers un changement d’échelle, observant comme au microscope les dynamiques individuelles et les évolutions sur de petits territoires. Ce changement de paradigme a influencé jusqu’à aujourd’hui de nombreux travaux de la recherche en histoire ».

Compte tenu des enjeux ainsi mis en lumière  et de nos préoccupations associatives dévolues à l’histoire du système éducatif, l’article du CRHA  a  donné lieu à un examen détaillé   suivi d’un compte rendu  que l’on trouvera à Fichier 2 .

On pourra également recourir un texte encart sur la question (La microhistoire et Carlo Ginzburg : enjeux et limites) en cliquant sur Fichier 3 .

 

Benoît Kermoal nous a autorisé à reproduire et représenter l’article du CRHA ; qu’il en soit remercié .

Qu’est ce que la vérité scientifique ?

C’est la question essentielle qui ressort de l’article de Thierry Foucart paru le  6 juin 2026 dans Mezetulle, le blog revue de Catherine Kintzler sous l’intitulé :

« L’ARCOM entre  Sciences et médias »

À la suite de cet article illustré et en écho à la réflexion récente sur le chat de Schrödinger, cet texte propose une analyse critique de la question de la vérité scientifique. Il s’agit d’examiner comment la méthode scientifique, la formation du consensus et la médiatisation régulée des savoirs s’articulent – et parfois s’opposent – dans le débat contemporain sur le changement climatique. Loin de réduire la vérité scientifique à un consensus ou à une opinion, nous défendons qu’elle repose sur un processus rigoureux d’hypothèse, d’expérience et de réfutation. Le consensus (tel que celui du GIEC) fonctionne comme un indicateur de fiabilité, non comme fondement de vérité. Enfin, la régulation des débats médiatiques doit protéger l’honnêteté du débat sans pour autant « décréter » la vérité scientifique, évitant ainsi deux dérives : la juridicisation des savoirs et le relativisme généralisé.

Les visiteurs de ce site pourront consulter deux fichiers se rapportant  à cette question d’une actualité prégnante aux prolongements politiques préoccupants :

 Fichier1 .   L’Arcom  entre sciences et médias par Thierry Foucart

 Fichier 2.  La quête de la vérité scientifique à  la lumière du débat sur le changement climatique par T.R. et PPty.

 Que Catherine Kintzler  soit cordialement remerciée  de nous avoir permis ce nouvel emprunt à Mezetulle

Petite chronique d’après Ciase et Betharram ( XI )

Restant fidèle aux engagements pris à l’ASVPNF,  nous tenons régulièrement informés nos visiteurs  des turpitudes et contre-turpitudes se révélant de semaine en semaine dans les institutions de l’église catholique telles que rapportées dans les médias catholiques eux-mêmes . Si sur ces bases on ne peut donc être suspecté de partialité dans les choix informationnels force est de constater que la matière est inépuisable et que le temps passant la rubrique ouverte au moment des évènements mentionnés dans l’intitulé  ne cesse de se garnir .  Cette observation n’est guère rassurante au point d’être convaincu de rapporter sur des violences systémiques justifiant un contentieux de masse dont on ne mesure pas encore l’ampleur.  On conviendra aisément que l’état des lieux que l’on effectue  ne peut-être exhaustif; ce n’est pas sa vocation .

Selon la procédure habituelle  les visiteurs  de ce site, souvent indignés de la gravité et de la multiplicité des faits, trouveront un Fichier volumineux accessible d’un seul clic gauche et comportant trois groupes d’items regroupés sous les titres suivants :

I.   Après la Ciase ………………………………   pp. 1- 3

II. Les nouvelles de Golias……………………    pp.3-38   

III. Le dossier de La Croix  : l’Eglise face à la pédophilie et aux abus sexuels………………………pp.38-51

  Que les Editeurs en chef des trois médias  mentionnés soient très cordialement remerciés de nous permettre ces emprunts .

Le club des dirigeants de l’Education

Un comité autoproclamé de privatisation du système public d’Education

 Cet article souhaite apporter une contribution au décryptage  des objectifs et des modalités d‘action  de ce soi-disant club, récemment mis en place au sein du grand service public de l’Education nationale. S’agit-il de faire diversion pour ne pas traiter les problèmes urgents ? On ne le saura pas !

Rappelons dans ce cas qu’un service public (tel celui dont on semble proposer le démantèlement) est une activité exercée directement par l’autorité publique (Etat, collectivité territoriale ou locale) ou sous son contrôle,dans le but de satisfaire un besoin d’intérêt général ; l’EDUCATION dans le cas qui nous intéresse ici.

L’article de Stéphane Germain  publié dans Le Café pédagogique qu’on pourra consulter en cliquant ici (Fichier 1)  s’inscrit clairement dans une tradition critique du New Public Management (NPM) appliqué à l’éducation, en mobilisant à la fois des arguments de principe (service public) et des arguments empiriques (réception par les acteurs, état de la recherche). Il comporte :

 Une critique structurée du tournant managérial

Le texte présente une cohérence argumentative forte autour d’une idée centrale : le « Club des dirigeants de l’éducation » serait un lobby ,vecteur d’introduction du NPM dans l’Ecole publique de la République  française. Plusieurs points y sont solidement étayés :

La mise en évidence d’un réseau d’acteurs hybrides (hauts fonctionnaires, privé sous contrat, EdTech, apprentissage) correspond bien à des recompositions contemporaines de l’action publique, où les frontières public/privé deviennent poreuses.

L’analyse des « quatre piliers » (pédagogique, administratif, financier, RH) montre effectivement une convergence avec les instruments classiques du NPM : autonomie des unités, pilotage par la performance, responsabilisation des managers locaux, logique de quasi-marché.

La critique de l’autonomie financière et du recours à des financements privés est pertinente dans le contexte français, où cela peut accentuer les inégalités territoriales et sociales entre établissements.

Exemple éclairant : dans les systèmes ayant poussé loin l’autonomie (Angleterre, certaines régions des États-Unis), la capacité à lever des fonds ou à attirer des publics favorisés a souvent renforcé la stratification scolaire plutôt que la réduire.

 Une défense normative du service public

L’article repose aussi sur un socle idéologique assumé : la défense des principes classiques du service public à la française (égalité, gratuité, neutralité, continuité). Cette dimension  légitime oriente fortement l’analyse et à l’ASVPNF on s’en félicite et ceci en dépit de travaux  montrant que des formes d’autonomie locale peuvent améliorer l’efficacité ou l’adaptation pédagogique quand elles sont accompagnées de régulations fortes et d’une culture professionnelle collaborative.

 Une critique pertinente  du « lobbying »

Il est exact que le Club cherche à influencer l’action publique, notamment à l’approche d’échéances électorales. Il remet en cause la question centrale du pouvoir pédagogique.

L’un des apports les plus intéressants du texte concerne la place des enseignants. L’auteur souligne à juste titre que l’autonomie privilégiée est  celle  des chefs d’établissement,  et non  celle des enseignants et de leurs associations. Au total le discours du Club  consiste donc à promouvoir l’autonomie tout en renforçant la hiérarchie.

 Une tension réelle révélée dans le système éducatif

L’article met en lumière une fracture importante dans le champ éducatif français entre une logique de pilotage par la performance, inspirée du management et une conception professionnelle et démocratique de l’éducation centrée sur les enseignants et l’intérêt général.

Le fait que les personnels de direction eux-mêmes soient divisés renforce la crédibilité du diagnostic : il ne s’agit pas d’une opposition simpliste entre « réformateurs » et « conservateurs », mais d’un débat structurant sur la finalité de l’Ecole. L’occultation délibérée des personnels enseignant, technique et administratif relève de la provocation qui ne laisse augurer rien de bon/

.Ces éléments d’appréciation étant soulignés, on pourra consulter en cliquant ici (Fichier 2)  un document pouvant témoigner de la position de l’ASVPNF  s’agissant d’un problème existentiel pour l’Ecole publique de la République à moins d’un an d’une échéance électorale importante.

Que Djéhanne Gani, rédactrice en chef, soit très cordialement remerciée de nous permettre ce nouvel emprunt  au Café pédagogique.