La loi de séparation à l’épreuve à Metz

Laïcité républicaine, droit local et visite papale

(25–28 septembre 2026)

 C’est en examinant le programme du colloque « Laïcité et droit local » (Metz, 25 septembre 2026) que l’auteur de ces lignes — défenseur sans faiblesse de la loi de 1905 — a noté la succession, à trois jours d’intervalle, de cette rencontre universitaire et de la visite du pape Léon XIV (28 septembre) dans la même ville de Metz, chef-lieu de la Moselle. Cette coïncidence, dans un territoire où la loi de 1905 ne s’applique pas pleinement, pose une question que nul, jusqu’ici, n’a formulée : s’agit-il d’un simple hasard de calendrier, ou d’une mise en scène symbolique des tensions entre la laïcité républicaine et les exceptions territoriales (Alsace-Moselle, outre-mer) ? Analyse iconoclaste, donc, qui ne doit rien au CRHA (Centre de recherche Henri Aigueperse), lequel participera au colloque et communiquera ultérieurement au Congrès de Metz. Ce dossier, quant à lui, se propose d’analyser les enjeux de cette séquence messine, du point de vue des adhérents de l’Association, attachés à l’unité de la République et à l’application stricte du principe de laïcité.

Faut-il rappeler ici  que pendant l’histoire contemporaine, la ville de Metz a scellé par deux fois le destin de la France face à l’Allemagne. Le 27 octobre 1870, la capitulation tragique du maréchal Bazaine livre la place forte aux armées de Bismarck, entraînant la perte de l’Alsace-Moselle. Suite à ce drame, Metz reste « impériale » pendant 48 ans, profondément transformée par l’urbanisme et l’architecture du Deuxième Reich allemand, jusqu’au traité de Versailles de 1919. Soixante-dix ans après le premier affront, l’histoire se répète face à Hitler : en juin 1940, face à l’effondrement militaire français la cité – déclarée « ville ouverte »  capitule de fait pour une seconde annexion brutale. Ces deux redditions majeures font de Metz le symbole universel des déchirements et des reconstructions de la frontière franco-allemande.

Les visiteurs de ce site pourront consulter en cliquant ( à gauche) les deux fichiers suivants qu’il conviendra de lire en les contextualisant en rapport avec les évènements messins qui auront cours en cette fin de septembre 2026 :

Fichier 1.   Colloque : Laïcité et droit local  par CRHA.

Fichier 2.  Laïcité républicaine, droit local et visite papale par  ASVPNF  

 Que le rédacteur en chef au CRHA soit très cordialement remercié de nous avoir permis ce nouvel emprunt !

Léo Lagrange, figure emblématique de l’émancipation populaire

ou

Léo Lagrange, l’artisan du temps libre : sport, culture et émancipation populaire au temps du Front populaire

Rendre justice à Léo Lagrange sans le réduire à l’image du « ministre des Loisirs » : un socialiste démocratique, un antifasciste, un défenseur de la culture populaire et un homme convaincu que la joie, le sport, les vacances et le temps libre participent pleinement à la dignité humaine, tel est l’objet de cette insertion.

Elle restitue également la place trop souvent oubliée de Madeleine Lagrange et les liens intellectuels et politiques qui l’unissaient à Jean Zay. Ce double éclairage donne à la mémoire du Front populaire toute sa profondeur ;  nous l’avons déjà illustrée sur ce site (cf . https://asvpnf.com/index.php/2026/07/15/pour-celebrer-le-90e-anniversaire-du-front-populaire-et-temoigner-de-ses-apports/ )

Elle souhaite aussi souligner  que tout en restant fidèle à la pensée et à l’oeuvre de Léo Lagrange. que son héritage ne relève pas seulement de la célébration. Il  peut encore, par son caractère emblématique, nourrir la réflexion sur les priorités d’un projet politique et sur la place de la justice sociale, de la culture, de l’éducation populaire et de la dignité dans la vie publique .

Les visiteurs de ce site pourront consulter à  ce propos  trois fichiers accessibles successivement au moyen  d’un clic gauche :

Fichier 1 .  La joie comme droit  par le CHRA

Fichier 2 .   Léo Lagrange ; quand le temps des loisirs prolonge l’œuvre de l’Ecole républicaine par ASVPNF

Fichier 3 .   Léo Lagrange ; une idée neuve de la liberté par T.R. et PPty.

 Que le rédacteur responsable de l’article du CRHA soit remercié de nous permettre la reproduction et la représentation de son article.

La laïcité comme condition de la démocratie et des droits des femmes

L’article « Laïcité, Démocratie, Droits des Femmes » de Marieme Hélie-Lucas paru sur le site « Entre les lignes entre les mots » constitue à la fois un témoignage personnel, une analyse historique et un plaidoyer féministe. Rédigé à partir d’une conférence donnée à Dakar en 2025, il s’inscrit principalement dans un contexte africain. L’auteure y défend une conception de la laïcité fondée sur la séparation du religieux et du politique, qu’elle considère comme une condition essentielle de la démocratie et de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Son argumentation prend d’abord appui sur l’expérience algérienne. Elle rappelle que le Congrès de la Soummam, en 1956, avait affirmé la vocation laïque de l’Algérie en lutte pour son indépendance. Après 1962, cette orientation aurait été progressivement abandonnée, notamment avec la proclamation de l’islam comme religion de l’État dans la Constitution de 1963. L’adoption du Code de la famille en 1984 représente, dans son analyse, l’aboutissement de cette évolution. Les femmes algériennes y ont perdu une part importante de leurs droits en matière de mariage, de divorce, de garde des enfants et d’héritage. L’auteure relie cette régression juridique à la reconnaissance politique d’une norme religieuse et à l’affaiblissement du principe de laïcité.

Son expérience de la guerre contre les civils durant les années 1990 renforce cette conviction. Marieme Hélie-Lucas rappelle que les femmes furent les victimes privilégiées des groupes intégristes armés. Elle distingue cependant clairement les croyants des mouvements fondamentalistes : la critique de la laïcité ne vise pas les personnes religieuses, mais les entreprises politiques qui cherchent à imposer une interprétation particulière de la religion à l’ensemble de la société. Elle souligne également que des croyants progressistes et des théologiens réformateurs ont souvent été persécutés par les autorités religieuses conservatrices ou par les groupes intégristes.

L’auteure revient ensuite sur l’histoire française de la laïcité, qu’elle rattache à la Révolution de 1789 et à la loi du 9 décembre 1905. Elle insiste sur le fait que cette loi garantit la liberté de conscience et le libre exercice des cultes, tout en séparant les institutions religieuses de l’État. La laïcité n’est donc ni l’athéisme ni l’hostilité aux religions : elle protège la liberté des individus et empêche les autorités confessionnelles de disposer d’un pouvoir politique particulier. La République ne reconnaît que des citoyens égaux, et non des communautés religieuses investies d’une représentation autonome.

Le texte propose également de distinguer la laïcité du sécularisme. Marieme Hélie-Lucas associe ce dernier au modèle britannique de reconnaissance et d’accommodement des religions. Selon elle, ce système favorise le communautarisme, la multiplication des autorités religieuses et l’existence de normes juridiques différentes selon l’appartenance religieuse réelle ou supposée des citoyens. Elle dénonce notamment les tribunaux religieux intervenant dans des affaires familiales et le risque qu’ils font peser sur l’autonomie des femmes. Cette partie est particulièrement stimulante, même si elle demande à être nuancée et vérifiée sur le plan juridique et comparatif.

La comparaison entre la Tunisie et l’Algérie montre ensuite que les sociétés dites musulmanes ne sont pas régies par une loi religieuse unique. Les législations familiales varient selon les choix politiques, les interprétations des textes, les traditions sociales et les héritages coloniaux. Cette diversité démontre que les normes présentées comme divines sont toujours interprétées par des acteurs humains et peuvent produire des droits très différents pour les femmes.

Enfin, Marieme Hélie-Lucas critique le relativisme culturel lorsqu’il conduit à accepter, au nom de la défense des minorités, des règles inégalitaires imposées aux femmes immigrées ou issues de minorités religieuses. Pour elle, la lutte contre le racisme ne doit jamais se faire au détriment de l’égalité des sexes. Les droits des femmes doivent être considérés comme des droits humains universels, qui ne peuvent être subordonnés à la religion, à la tradition ou à l’appartenance communautaire.

L’intérêt majeur du texte réside ainsi dans l’articulation de quatre exigences : la liberté de conscience, la souveraineté démocratique, l’égalité juridique et l’émancipation des femmes. Sa portée critique est forte, même si certaines affirmations historiques et juridiques doivent être documentées et si l’opposition entre laïcité et sécularisme mérite d’être davantage nuancée. L’héritage essentiel de Marieme Hélie-Lucas tient à cette conviction : aucune religion, aucune tradition et aucune communauté ne doit pouvoir disposer des femmes contre leur liberté, leur conscience et leur égalité citoyenne.

Les visiteurs de de ce site pourront consulter à ce propos les fichiers suivants :

Fichier 1 . La copie de l’article original paru sur le site « Entre les lignes entre les mots »le 18 août 2026 intitulé «  Laïcité, Démocratie, Droits des femmes »

Fichier 2.  La recension  de cet  article par l’ASVPNF intitulée « Marieme Hélie-Lucas : la laïcité comme condition de la démocratie et des droits des femmes »

Fichier 3 . Le manifeste de  l’ASVPNF intitulé : « Manifeste pour la laïcité républicaine et l’émancipation des femmes ».

Langue paysanne, République et âme bretonne

Publié dans la rubrique « Variété » du journal Le Finistère du 21 janvier 1888, ce dialogue en breton entre deux paysans de Cornouaille, Fanch et Jakez, prend pour cadre la foire de Châteaulin et pour point de départ une simple conversation de rencontre. Sous des dehors familiers — on parle de soif, de cidre, des nouvelles du pays et des propos entendus chez le recteur — le texte déploie une véritable petite scène politique. L’humour populaire, les formules imagées et le ton de la joute verbale servent ici une démonstration républicaine très nette, dirigée contre le clergé local et contre les milieux conservateurs.

Ce document est particulièrement intéressant à plusieurs titres. Il montre d’abord comment la presse républicaine de la fin du XIXe siècle pouvait utiliser le breton comme langue d’expression et de persuasion, non pas seulement comme curiosité régionale, mais comme vecteur d’opinion. Il donne ensuite un aperçu précieux de la manière dont la République cherchait à s’adresser aux campagnes bretonnes, dans un contexte de fortes tensions entre influence religieuse, loyautés politiques traditionnelles et montée de l’école et des idées républicaines. Le texte laisse ainsi entendre une parole paysanne à la fois construite, malicieuse et efficace, où la politique se dit dans la langue du quotidien.

Au-delà de sa portée polémique, cette pièce brève vaut aussi comme témoignage de sociabilité rurale : la foire, le verre partagé, le proverbe et la repartie y composent un tableau vivant de la Cornouaille de la fin du XIXe siècle. C’est ce mélange de couleur locale, d’ironie et d’engagement qui fait tout l’intérêt de ce petit texte, à la fois document historique, fragment de culture bretonne écrite et indice des transformations politiques du monde rural.

Les visiteurs de ce site pourront consulter à ce propos trois fichiers  accessibles d’un seul clic gauche :

Fichier 1.    Brezhoneg ha republik e bro guernev

Fichier 2 . Version « trilingue » ;Breton de 1888, Breton contemporain et  Français en regard.

Fichier 3. Langue paysanne, République et âme bretonne

L’Ecole de LESTONAN dans la Guerre scolaire.

(Ergué-Gabéric , F-29500)

dans la

Guerre scolaire.

Entre 1927 et 1929, LESTONAN apparaît comme un espace de confrontation entre deux modèles scolaires et sociaux. D’un côté, l’école publique laïque, liée à la commune et à l’administration républicaine ; de l’autre, un réseau scolaire confessionnel soutenu par la puissance économique et sociale de la Papeterie d’Odet.

René Bolloré ne semble pas avoir cherché seulement à construire des écoles. Son action participe d’une organisation globale du monde ouvrier, dans laquelle l’entreprise, le logement, l’éducation, les œuvres sociales et la religion entretiennent des liens étroits. Cette organisation offre des services et des perspectives aux familles, mais elle peut aussi être perçue comme un instrument d’influence et de contrôle.

Le cas de Lestonan peut ainsi être retenu comme un exemple local de paternalisme industriel catholique dans la Bretagne de l’entre-deux-guerres .

Maryse le Berre et André Le Goff , tous deux adhérents de l’ASVPNF, rapportent ici leurs témoignages permettant de reconstituer des faits marquants de cette histoire emblématique de  l’entre-deux- guerres  en Finistère et de les replacer dans le cadre plus large de la vie d’une collectivité locale accueillant  depuis le  19è siècle des activités manufacturières et industrielles. Celles qui en dérivent se prolongent jusqu’en 2026. Si  elles sont- sans conteste- sources   de développement économique en basse-Cornouaille, elles sont associées à des problèmes environnementaux et sociaux qui ne  seront évoqués,  dans ce dossier,  que de façon incidente.

Les visiteurs intéressés par  la ou les symboliques de Lestonan pourront consulter  quelques fichiers accessibles au moyen d’un simple clic gauche :

FICHIER 1 .  Le   résumé  de cette parution intitulée «L’Ecole de Lestonan dans la guerre scolaire » par  Maryse Le Berre  et André Le Goff.

Fichier 2 . La représentation des pièces d’archives valorisées dans ce dossier.

Fichier 3 . La transcription intégrale  de ces documents .

Fichier 4 . L’école de Lestonan dans la guerre scolaire par T.R. et PPty. ( voir avec abstract et  diverraden)

Fichier 5 . L’histoire de Lestonan, éléments singuliers (pour en savoir plus).

Fichier 6 . En  annexe ; documents de référence et repères historiques.

Fichier 7.La  photographie de l’Ecole communale de Lestonan.

 Avertissement :       

Ce dossier permet de faire le lien avec Cascadec ,autre site  de l’industrie papetière finistérienne que l’ Association avait mis en lumière lors de la célébration du 90ᵉ anniversaire du Front populaire( Cf.  https://asvpnf.com/index.php/2026/05/20/la-greve-des-papetiers-et-papetieres-de-cascadec/     ). Ils renvoient à un même monde industriel, mais à des moments et dans des contextes différents : ici, le paternalisme scolaire et social de l’entre-deux-guerres ; là, les tensions sociales et politiques révélées par le Front populaire.

René Bolloré, cité dans les documents, est le dirigeant des Papeteries de l’Odet. Il appartient à l’histoire industrielle qui conduira à l’ensemble OCB — Odet, Cascadec, Bolloré. Cette précision permet de relier l’épisode scolaire de Lestonan à une histoire plus large du patronat papetier finistérien, dont les établissements d’Odet et de Cascadec ont également constitué des lieux importants d’organisation du monde du travail et de la vie sociale.

Il convient  d’éviter toute confusion chronologique : la référence à OCB peut servir de repère historique pour le lecteur contemporain, mais les documents de 1929 doivent d’abord être présentés dans leur cadre propre, celui des Papeteries d’ Odet  à Lestonan et de l’action de René Bolloré…

Eglises, abus sexuels et discriminations au Royaume Uni

Trois textes accablants

Sur le site « Entre les lignes, entre les mots » se trouvaient  récemment assemblés trois articles venus d’outre-Manche, traduits en Français et dont les contenus retenaient l’attention  tant ils rapportaient-avec force détails- des dérives et  méfaits de même type que ceux qui se déroulent en France… Nous les  dénonçons  sans relâche sur ce site. Les visiteurs pourront  consulter ces nouveaux témoignages en cliquant sur  Fichier 1.

 Compte tenu des similitudes troublantes observées, nous avons tenté d’en dégager les déterminants communs afin de mieux les combattre. A ce propos les visiteurs sont invités à prendre connaissance du  Fichier 2 intitulé :

 « Turpitudes, emprise et école confessionnelle »

Au terme de l’étude, une idée prédomine : qu’il s’agisse d’un pays séparé de l’Église ou d’un pays qui conserve une Église établie, le cléricalisme prospère chaque fois qu’une institution religieuse parvient à s’installer dans des zones de secret, d’autorité et d’influence soustraites au regard commun. Les textes réunis ici montrent que les abus ne relèvent pas seulement de fautes individuelles ; ils s’inscrivent trop souvent dans des dispositifs qui protègent les auteurs, retardent la parole des victimes et font passer la réputation des institutions avant la sécurité des plus vulnérables.

Ce qui frappe d’abord, c’est la place occupée par l’enfance et par les groupes fragiles. L’obligation de signalement sans exception religieuse, recommandée par l’IICSA, répond à une exigence simple : aucune confidentialité confessionnelle ne doit faire obstacle à la protection d’un mineur. Les témoignages venus d’Irlande du Nord vont dans le même sens, en montrant jusqu’où peuvent aller l’emprise, la violence et le silence institutionnel lorsque l’autorité religieuse n’est pas contrôlée de l’extérieur. Enfin, le dossier sur l’Église d’Angleterre rappelle que l’école confessionnelle, lorsqu’elle est financée par l’argent public, peut devenir un instrument de tri social et religieux plutôt qu’un lieu d’égalité.

La conclusion s’impose alors d’elle-même : la séparation des Églises et de l’État demeure indispensable, mais elle ne suffit pas sans une vigilance laïque concrète, sans contrôle indépendant et sans égalité réelle des droits. La liberté de conscience doit rester entière ; elle ne saurait toutefois servir de couverture à l’emprise, à la discrimination ou au silence devant les abus.

Le drapeau tricolore, symbole disputé et outil de « construction d’une conscience nationale laïque et républicaine »

Nous avons déjà abordé  sur ce site  (https://asvpnf.com/index.php/2026/06/30/reecrire-lhistoire-dans-le-respect-des-emblemes-fixes-par-la-constitution-de-la-republique/) la question  de la signification et du respect dû à certains emblèmes de notre République laïque, indivisible,démocratique et sociale . Nous saisissons à présent l’opportunité  offerte par la parution sur Mezetulle d’un article de Catherine Kintzler suite à la recension qu’elle a faite de l’ouvrage de Philippe Poussier  intitulé  » Le Drapeau tricolore  » pour revenir sur ce problème  dont l’actualité demeure,  notamment au travers des évènements politiques  et sportifs en cours et à venir…

On se propose ici,  faisant référence au drapeau tricolore, d’en déconstruire les légendes et d’en restituer les enjeux historiques. Nous souhaitons de ce fait pouvoir offrir aux visiteurs une lecture qui ne diminue pas le drapeau, mais qui le rend plus intelligible, plus humain voire plus  « habitable »

Il apparaît ainsi que :  

    -L’histoire de notre drapeau  national n’est pas linéaire : elle est marquée par des alternances, des contestations, des choix politiques délibérés (Lamartine, 1848 ; 1879 ; 1958).

    -Les couleurs ne sont pas figées dans un sens unique : elles ont été interprétées diversement selon les époques, les régimes, les groupes sociaux.

   -Les cérémonies au drapeau sont des rituels civiques vivants, mais leur efficacité dépend de la manière dont ils sont accompagnés pédagogiquement.

    -Les gestes présidentiels récents montrent que le drapeau reste un objet politique instable, susceptible d’être réinterprété.

Sur ce thème  les visiteurs pourront consulter  trois fichiers:

 FICHIER 1 . « Le Drapeau tricolore » de Philippe Foussier
 
Fichier 2 . Le drapeau tricolore  symbole disputé  et outil de « construction d’une conscience nationale laïque et républicaine »
Fichier 3 . Drapeaux et résurgence de nationalismes quelques clés et renvoi au Gwenn ha du
 
Au total on dira  que   les drapeaux, oriflammes et bannières sont des outils puissants de formatage des opinions, mais ils peuvent aussi être des instruments de pédagogie citoyenne, si l’on accepte de les démystifier et de les inscrire dans une histoire complexe et ouverte.
 
Que Catherine Kintzler soit remerciée de nous permettre ce nouvel emprunt à Mezetulle !

Contre l’ignorance volontaire et l’obscurantisme Démystifier les religions et leurs emprises contre nature

Raison, liberté, bien public : contre les emprises cléricales et les obscurantismes, la laïcité demeure l’exigence première de l’émancipation collective.
Ce dossier rassemble trois textes autour de La religion n’existe pas de Nathalie Heinich et de la recension qu’en propose Catherine Kintzler dans Mezetulle. Il entend clarifier, dans une perspective résolument laïque, les enjeux de fond que soulève la question religieuse : statut du concept de religion, critique des emprises cléricales, place de la raison et de la science, défense du bien public. L’ensemble ne vise ni la polémique gratuite ni le compromis mou, mais une confrontation lucide avec les illusions du sacré lorsque celui-ci prétend gouverner les consciences et peser sur la vie commune. En réunissant l’article de référence, une réflexion critique sur la thèse de Heinich et un texte consacré à l’obscurantisme des religions, ce dossier prend parti pour une société de liberté, d’examen et d’émancipation, où nul pouvoir spirituel ne saurait se substituer à la souveraineté du peuple.

Dans ce contexte, le visiteurs de ce site pourront consulter trois fichiers :

Fichier 1.  « La religion n’existe pas » de Nathalie Heinich par C. Kintzler

Fichier 2.  La religion n’existe pas : une thèse à l’épreuve de la laïcité républicaine par T.R et PPty.

Fichier 3 .  L’obscurantisme des religions :s’il n’avait point existé, il eût fallu l’inventer ! par T.R.et PPty.

Que Catherine Kintzler soit chaleureusement remerciée de nous avoir permis un nouvel emprunt à Mezetulle.

Pour célébrer le 90è anniversaire du Front populaire et témoigner de ses apports

À l’occasion des 90 ans du Front populaire, cet article propose une relecture engagée de ses apports sociaux, éducatifs et culturels, en les confrontant aux impasses actuelles de la gauche à l’approche de l’échéance présidentielle de 2027. Il est suivi d’une annexe consacrée aux détracteurs du Front populaire, en particulier à ceux qui, après 1940, glissent vers le régime de Vichy et la collaboration, rappelant combien la démocratie peut vaciller lorsque ses propres acteurs renoncent à la défendre.

En lisant  Ludivine Bantigny et avant d’aller plus avant rappelons-nous,  « on dit Front populaire  et aussitôt surgit une image quasi mythique : celle d’un printemps, lumineux et foisonnant. Les foules y sont denses et la grève est intense, les drapeaux claquent, les visages s’éclairent d’une joie grave. Dans les usines et les magasins occupés, on danse ; sur les routes, les bicyclettes filent vers la mer ; dans les rues, on chante et on espère. »(https://www.socialter.fr/article/lecons-front-populaire-1936-gauche-union-socialistes-communistes-base-militants)…   Ce fut un moment inoubliable de bonheur et de joie à garder en mémoire d’autant qu’il précédait les années funestes de la drôle de guerre, de l’occupation  et du régime collaborationniste de Vichy.                                                     

 Nous avons déjà fait paraître sur ce site plusieurs articles traitant du Front populaire, de grèves sociales l’ayant accompagné  (https://asvpnf.com/index.php/2026/05/20/la-greve-des-papetiers-et-papetieres-de-cascadec/) et  de l’oeuvre fondatrice de Jean Zay,    ministre de l’Education nationale et des Beaux-arts du Gouvernement de Léon Blum,  panthéonisé le 27 mai 2015.( https://asvpnf.com/index.php/2026/07/07/jean-zay-ministre-du-front-populaire/ ).    

Cependant les anniversaires offrent aussi l’occasion de revenir sur des moments fondateurs de notre histoire sociale et politique et aussi pour les 90 ans du Front populaire, il importait non seulement  de mesurer l’ampleur des transformations engagées en 1936, mais aussi d’interroger leur portée dans la France contemporaine.  C’est l’objet de cette mise en ligne .

Les visiteurs  de ce site pourront consulter un article de référence du CRHA dévolu à l’institution des Congés payés en cliquant sur Fichier 1 . Il s’intitule :

« Il y a 90 ans : l’expérience des congés payés pour l’ensemble du pays »

 En effet « le 20 juin 1936 fut votée la loi sur les congés payés. Bien que ne faisant pas partie du programme du Front populaire, cette mesure est soutenue dans les grands mouvements de grève des mois de mai et juin. L’extension d’un temps de repos à l’ensemble des professions fait son chemin et l’été 1936 est le premier temps de vacances pour de nombreux Français et Françaises »

Les visiteurs pourront aussi prendre connaissance :

    – d’un Fichier 2 intitulé : 

 «Les apports du Front populaire : réformes fondatrices, résistances et actualité politique »
      -et d’un Fichier 3 intitulé :

«1936–2027 : quand la gauche oublie le Front populaire ! »

  Ce fichier comporte une annexe :

 «  Des détracteurs du Front populaire aux soutiens de Vichy »

 Au total on dira que malgré sa brièveté, l’héritage du Front populaire demeure considérable. Il a profondément transformé la vie quotidienne des Français et posé les bases de nombreux droits sociaux encore en vigueur aujourd’hui. Les congés payés, en particulier, restent l’un des symboles les plus forts de cette période, tant ils ont modifié les rapports au travail, au temps et à l’espace.

À l’heure actuelle, cet héritage tend parfois à être oublié ou relativisé. Pourtant, il invite à une réflexion toujours actuelle : celle du partage du temps de travail, de l’accès aux loisirs, et plus largement de la place du travail dans la vie humaine. Les débats contemporains sur la qualité de vie, le sens du travail ou encore les inégalités sociales trouvent un écho direct dans les aspirations portées en 1936.

Ainsi, le Front populaire ne constitue pas seulement un moment du passé ; il demeure une référence pour penser l’avenir. Il rappelle que les avancées sociales sont le fruit de mobilisations collectives et de choix politiques, et qu’elles peuvent être remises en cause si elles ne sont pas défendues.

Désacraliser et démystifier les oripeaux religieux

L’Association «  La Vigie de la Laïcité » vient de publier dans sa  Newsletter n° 31  trois articles traitant de  la question de « La  Laïcité et les vêtements religieux ». Dans la présentation qui en est faite il apparaît que : « 
Des questions qui parviennent à la Vigie de la laïcité, celles portant sur le port du voile islamique sont parmi les plus fréquentes. Ce rituel vestimentaire, emblématique de l’appartenance à la religion musulmane, fait régulièrement l’objet d’une attention politico-médiatique depuis octobre 1989, date à laquelle 3 jeunes filles d’un collège de Creil entrèrent voilées dans leur établissement et en furent exclues.

La Vigie a déjà consacré plusieurs articles à cette thématique, mais nous avons souhaité y revenir sous une forme renouvelée en nous décalant de l’actualité. Pour cela, trois universitaires ont accepté d’apporter un éclairage distancié sur cette pratique qui fait l’objet de tant de controverses :

 

Philippe Martin, professeur d’histoire à l’université de

Lyon 1 et auteur d’un article remarqué dans l’ouvrage collectif Laïcité scolaire (Presses universitaires de Lyon),

 

Jacqueline Chabbi,, professeur émérite d’études arabes à l’université Paris 8 et autrice de nombreux ouvrages sur les origines de l’islam et le prophète Mahomet,

 

Alberto Fabio Ambrosio, théologien, co-directeur avec Nathalie Roelens de Mode modeste  (Hermann) ».

 

Les éditeurs de  La Vigie de la laïcité nous ont expressément autorisé à reproduire et à représenter ces trois textes .Les visiteurs pourront en prendre connaissance en cliquant sur Fichier 1

Ils pourront également consulter, en cliquant  sur Fichier 2 , le commentaire qu’en fait l’ASVPNF par référence  à son implication dans la défense de la laïcité républicaine. En effet si les trois textes étudiés déconstruisent utilement l’idée d’un vêtement religieux intemporel, ils évitent presque entièrement la question décisive de sa compatibilité avec la laïcité, l’indivisibilité républicaine et l’égalité entre les sexes. Ils historicisent le signe, mais ne disent pas clairement ce qu’il devient lorsqu’il entre dans l’espace civique et politique.

Or la République ne peut traiter de la même manière les services publics, l’école et l’espace public. Dans les premiers, la neutralité est une exigence de principe ; à l’école, elle est une condition de formation du citoyen et d’égalité entre les élèves. Dans l’espace public, la liberté demeure plus large, mais elle ne saurait légitimer des logiques de pression, de séparation ou de domination dissimulées sous le vocabulaire de l’identité.

C’est pourquoi à l’ASVPNF, on tient à faire savoir  que les « vêtements dits religieux » ne peuvent être considérés comme de simples marqueurs culturels. Selon les contextes, ils peuvent aussi devenir des instruments d’assignation, de contrôle des corps et de visibilité communautaire. La laïcité n’a pas à céder devant ces ambiguïtés. Il est  rappelé que le bien commun prime sur les revendications confessionnelles lorsqu’elles prétendent s’imposer à tous. “

 

Que les responcsables de la Vigie de la Laïcité soient cordialement remerciés  d’ avoir autorisé ces emprunts à leur Newsletter et d’avoir été à l’origine de  notre réflexion.