Pour un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat 

Un collectif  d’associations ,  syndicats et mouvements de jeunesse oeuvrant dans le domaine de l’enseignement et de l’Education nationale a récemment fait connaître-dans la perspective des prochaines élections municipales- qu’il plaidait pour que l’argent public aille en priorité à l’École publique portant le projet d’un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat.

A l’ASVPNF on souscrit à cette démarche, ayant de longue date réclamé(en vain !) l’abrogation de la Loi Debré (1959).  Pourtant si nous nous rejoignons sans ambage sur le but à atteindre, les modalités  proposées sont sensiblement différentes tant en matière de calendrier qu’en matière de « protocole » de sortie du cadre réglementaire de la loi  Debré .

Pour notre part la feuille de route pourrait être la suivante :

À court terme (2026), les collectivités locales seraient appelées à affirmer leur priorité à l’École publique gratuite et laïque dans leur politique éducative locale, dans le cadre des élections municipales.​

À moyen terme (présidentielle et législatives 2027), l’État serait interpellé sur une refondation globale du service public d’éducation, dont la Charte ÉCOLE 2027 déjà en ligne sur ce site  (cf . https://asvpnf.com/index.php/2026/01/14/pour-une-refondation-republicaine-de-lecole-publique-a-lhorizon-2027/  )précise des modes  d’actions à envisager.

À plus long terme (jusqu’en 2032), une réforme d’ensemble des rapports public/privé, incluant la sortie progressive du régime Debré, deviendrait l’aboutissement d’une politique éducative cohérente et assumée.​

Ainsi, la campagne municipale 2026 pourrait préparer le terrain politique et culturel à la bascule nationale de 2027, au lieu de le restreindre à une échéance trop  proche souffrant manifestement d’impréparation et ouvrant la porte à des controverses improductives  .

  Quoi qu’il en soit les visiteurs pourront consulter, en cliquant ici, l’article de Djéhanne Gani à ce propos paru dans le Café pédagogique du  23 janvier 2026 .

Il est intitulé :

Ce collectif porte « un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat »

 

  Au total on pourrait retenir -ceci n’engageant que l’ASVPNF-  trois idées simples :​

1. L’École publique gratuite et laïque est la norme républicaine.
Elle seule garantit l’égalité d’accès, la neutralité de l’État et l’unité du peuple français devant le savoir.​

2. La loi Debré est une question de niveau national, mais ses effets se manifestent  dans les communes.
Les collectivités ne peuvent pas abroger la loi, mais elles peuvent décider que chaque euro dépensé le soit d’abord au service de l’École publique, en assumant ce choix devant les citoyens.​

3. Les campagnes municipales 2026 et présidentielle 2027 devraient converger.

En 2026, on demande aux communes : “Que faites-vous, concrètement, pour l’École publique de votre territoire ?”

. En 2027, on demande à l’État : “Quelle réforme globale du service public d’éducation, et quel avenir pour la loi Debré ?”.​

 Que Djéhanne Gani soit  remerciée de nous permettre  ce nouvel emprunt au Café pédagogique.