En hommage à Yves Cotty

                                                                 (1919-1980)

 

Un de nos collègues , Jean-Yves Cotty, ancien élève-maître de l’ENG de Quimper, a eu  l’idée lumineuse  de nous faire parvenir récemment un document exceptionnel constituant à lui seul un élément structurant  de notre mémoire normalienne ! Il y rapporte le devenir hors normes de  son propre père, lui-même normalien ayant quitté ce qui fut appelé le Château de  Rosmadec en 1940, au moment où le Régime de Vichy (et la France occupée ) supprimaient l’Ecole émancipatrice qui venait de lui donner accès au beau métier d’Instituteur.  En réalité c’est un chemin semé d’embuches et de violences extrêmes qui l’attendait… celui de la Résistance à l’Occupant et de la Déportation.   Son fils,  retraité de l’Education nationale, en rapporte les principales étapes  dans un fichier 1 , accessible au moyen d’un clic gauche.  Il s’intitule :

« Eléments de biographie de Yves COTTY »

 

“Yves Cotty y apparaît comme une figure très représentative d’une génération normalienne et enseignante entrée très jeune dans la clandestinité. Les sources convergent sur son parcours breton : enfance à Plounévézel, formation à l’École normale de Quimper, premier poste d’instituteur à Pont-de-Buis, puis engagement dans la Résistance à Saint-Goazec, où il rejoint un réseau lié à l’Organisation spéciale puis aux FTPF.

Son arrestation le 18 décembre 1943, son internement à Quimper et son transfert par Compiègne vers Auschwitz, puis Buchenwald, sont également bien établis. Le site de l’association Buchenwald-Dora précise qu’il est arrivé à Auschwitz le 30 avril 1944, tatoué du numéro 186573, puis transféré à Buchenwald où il reçoit le matricule 52487 et sera libéré le 11 avril 1945. Le Maitron confirme cette chronologie et ajoute des éléments biographiques et familiaux utiles, notamment son mariage après-guerre et son activité d’enseignant à Moëlan-sur-Mer.

Sur le plan strictement historique, Yves Cotty représente le « Normalien quimpérois de 1940 tatoué à Buchenwald », et son engagement à 20 ans  relie trois réalités historiques : l’école normale comme matrice républicaine, la Bretagne occupée comme espace de résistance, et le camp comme lieu de déshumanisation extrême. »

«  S’agissant de la reconstruction et de la restitution  de la mémoire normalienne on se rendra compte que l’ ancien élève de l’École normale de Quimper n’est pas seulement un “agent” de la Résistance, mais aussi le produit d’une culture scolaire et civique.Son imprégnation par la vie normalienne permet aussi de souligner la dimension collective de la démarche  et de l’esprit de promotion soutenus par les affinités personnelles  et les prémices du militantisme politique. Ceci permet d’ébaucher une mémoire d’école non pas héroïsante au sens abstrait, mais incarnée, documentée, et liée à une génération précise confrontée à un épisode dramatique de notre histoire  nationale et capable  de s’engager dans une action libératrice, au sein du combat clandestin des déportés. »

« Le texte de Jean Yves Cotty et la citation rapportée d’Alain Legrand donnent au dossier sa force humaine. La phrase transmise par la mémoire familiale — “Nous étions tatoués, marqués comme des animaux…” — dit la violence symbolique de l’empreinte concentrationnaire et le fait que le tatouage ne disparaît pas avec le retour.”

« Le Maitron et l’association Buchenwald-Dora confirment qu’il est revenu en Bretagne,  s’est rengagé dans une vie personnelle, puis a poursuivi une carrière dans l’enseignement, tout en portant cette blessure jusqu’à sa mort en 1980. »

« Pour l’histoire de l’institution, on notera en effet que  Yves Cotty  reprit  dès 1946 le fil d’une  carrière – juste amorcée en 1940- dans plusieurs établissements scolaires du Finistère (au point de laisser son nom, au Collège public de Moëlan-sur-Mer). Il s’impliqua aussi dans la vie associative et citoyenne de sa collectivité  (Amicale laïque, Union sportive) sans compter la vie politique ( Secrétaire de la cellule locale du Parti communiste). »

 

 

Photo .

Yves Cotty-à droite en costume- à la kermesse de l’Amicale laïque de Moëlan-sur-Mer.(Coll. pers. ; André Le Goff)

 

« Pour les services rendus il fut gratifié, chemin faisant, de la Médaille de bronze de la Jeunesse et des Sports. »

Le visiteurs de ce site pourront consulter, en cliquant sur un fichier 2 , l’hommage que lui rend  l’ASVPNF  dans un texte de T.R. et PPty. Il s’intitule :

Yves Cotty, normalien quimpérois, résistant et déporté

 

Marcel Paul , compagnon de détresse de Yves Cotty et de Robert Desnos, écrivait :«  La lutte était  souvent dure, cruelle même. L’on a connu des moments tragiques mais ce combat pour un monde nouveau de Paix , de progrès  social était exaltant ». Tous les  trois   avaient des cœurs qui haïssaient la guerre qui se mirent à battre pour sauver la liberté,celle qui est la nôtre . Nous leur savons gré !

  Que Jean Yves Cotty soit cordialement remercié d’avoir confié le fichier 1 à l’ASVPNF et d’en avoir permis la représentation sur ce site. André Le Goff, fidèle contributeur,  nous  a fait parvenir une photo de sa collection personnelle où l’on reconnaît Yves Cotty accompagné d’ amicalistes laïques moëlanais.  Nous l’en remercions vivement.

 

 

A la mémoire de Roselyne Dégremont.

Dans un article, mis en ligne dans son blog revue Mezetulle, Catherine Kintzler célèbre de façon émouvante la mémoire de sa condisciple récemment disparue. Elle y  apporte aussi le témoignage édifiant d’une longue amitié venue de loin ; le temps n’a fait que  la confirmer comme source de force et d’inspiration. Nous nous associons  ici  à cet hommage et saluons, au passage, le parcours normalien des deux philosophes, anciennes élèves de Fontenay–aux-Roses.

Les visiteurs pourront consulter l’article de Catherine Kintzler en cliquant ici.

Que Catherine Kintzler soit remerciée de nous permettre ce nouvel emprunt  à Mezetulle .

Addendum à la Charte ÉCOLE 2027

La présente annexe concerne l’ articulation de notre projet « Charte ECOLE 2027 »  avec la campagne des élections municipales  2026 et les perspectives dégagées pour 2027-2032

(version du 24 janvier 2026)

 

Article 16 Convergence des initiatives territoriales et nationales

La Charte ÉCOLE 2027 s’inscrit dans un grand mouvement ayant vocation à redonner centralité à l’École publique laïque et gratuite. Elle complète utilement la campagne engagée en vue des élections municipales 2026 par des associations et syndicats pour contester le financement public de l’enseignement privé sous contrat (loi Debré 1959).

Distinction des compétences :

Les collectivités territoriales avec les compétences bâtiments et vie scolaire, sont appelées à affirmer dès 2026 une priorité politique et budgétaire à l’École publique (investissements, rénovation, numérique, inclusion).

L’État, garant de la laïcité, de la gratuité et des lois-cadres, portera en 2027 l’examen et la sortie progressive du régime Debré, dans un cadre apaisé et concerté.

Calendrier républicain :

2026 : Les communes font de l’École publique le cœur de leur politique éducative locale, en transparence sur l’affectation des ressources publiques.

2027 : La Charte ÉCOLE 2027 constitue la feuille de route nationale de refondation, intégrant la recomposition des rapports public/privé.

2027-2032 : Mise en œuvre progressive : conférence nationale sur l’avenir du système éducatif ; transition des établissements et accompagnement des personnels.

Message constitutif : Refonder l’École publique, c’est refonder la République. L’unité d’objectif – service public d’éducation fort, gratuit, laïque et égalitaire – prime sur les temporalités distinctes des mobilisations. 
 
                                                                                  ASVPNF , 24 janvier 2026
                                                                                    __________________

Pour un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat 

Un collectif  d’associations ,  syndicats et mouvements de jeunesse oeuvrant dans le domaine de l’enseignement et de l’Education nationale a récemment fait connaître-dans la perspective des prochaines élections municipales- qu’il plaidait pour que l’argent public aille en priorité à l’École publique portant le projet d’un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat.

A l’ASVPNF on souscrit à cette démarche, ayant de longue date réclamé(en vain !) l’abrogation de la Loi Debré (1959).  Pourtant si nous nous rejoignons sans ambage sur le but à atteindre, les modalités  proposées sont sensiblement différentes tant en matière de calendrier qu’en matière de « protocole » de sortie du cadre réglementaire de la loi  Debré .

Pour notre part la feuille de route pourrait être la suivante :

À court terme (2026), les collectivités locales seraient appelées à affirmer leur priorité à l’École publique gratuite et laïque dans leur politique éducative locale, dans le cadre des élections municipales.​

À moyen terme (présidentielle et législatives 2027), l’État serait interpellé sur une refondation globale du service public d’éducation, dont la Charte ÉCOLE 2027 déjà en ligne sur ce site  (cf . https://asvpnf.com/index.php/2026/01/14/pour-une-refondation-republicaine-de-lecole-publique-a-lhorizon-2027/  )précise des modes  d’actions à envisager.

À plus long terme (jusqu’en 2032), une réforme d’ensemble des rapports public/privé, incluant la sortie progressive du régime Debré, deviendrait l’aboutissement d’une politique éducative cohérente et assumée.​

Ainsi, la campagne municipale 2026 pourrait préparer le terrain politique et culturel à la bascule nationale de 2027, au lieu de le restreindre à une échéance trop  proche souffrant manifestement d’impréparation et ouvrant la porte à des controverses improductives  .

  Quoi qu’il en soit les visiteurs pourront consulter, en cliquant ici, l’article de Djéhanne Gani à ce propos paru dans le Café pédagogique du  23 janvier 2026 .

Il est intitulé :

Ce collectif porte « un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat »

 

  Au total on pourrait retenir -ceci n’engageant que l’ASVPNF-  trois idées simples :​

1. L’École publique gratuite et laïque est la norme républicaine.
Elle seule garantit l’égalité d’accès, la neutralité de l’État et l’unité du peuple français devant le savoir.​

2. La loi Debré est une question de niveau national, mais ses effets se manifestent  dans les communes.
Les collectivités ne peuvent pas abroger la loi, mais elles peuvent décider que chaque euro dépensé le soit d’abord au service de l’École publique, en assumant ce choix devant les citoyens.​

3. Les campagnes municipales 2026 et présidentielle 2027 devraient converger.

En 2026, on demande aux communes : “Que faites-vous, concrètement, pour l’École publique de votre territoire ?”

. En 2027, on demande à l’État : “Quelle réforme globale du service public d’éducation, et quel avenir pour la loi Debré ?”.​

 Que Djéhanne Gani soit  remerciée de nous permettre  ce nouvel emprunt au Café pédagogique.

Pour une refondation républicaine de l’École publique à l’horizon 2027

En ce début 2026, la République fait face à des risques majeurs qui menacent ses institutions laïques et son pacte social. Parmi eux, la crise de l’École publique constitue un péril fondamental : dégradation des savoirs fondamentaux, creusement des inégalités territoriales et sociales, perte de confiance dans l’institution chargée de transmettre l’émancipation par le savoir. Les réformettes politicardes successives, souvent opportunistes, ont érodé la légitimité du service public de l’éducation sans restaurer sa force républicaine.

La Charte ÉCOLE 2027, proposition concrète et opérationnelle, trace déjà un cap clair : maîtrise des fondamentaux pour tous au plus tard fin collège, équité territoriale renforcée, formation exigeante des maîtres via les ENPE, éducation transversale au numérique, à l’environnement et aux cultures régionales dans le respect de l’unité nationale. Ce socle programmatique doit devenir le point de départ d’une refondation ambitieuse de l’École publique au cours du prochain quinquennat, ouvert en 2027 par l’élection présidentielle.

Les enjeux sont impérieux et strictement républicains :

· Restaurer l’autorité du savoir contre la pédagogie permissive et les dérives communautaristes, en plaçant l’exigence académique au cœur de la mission.

· Garantir l’égalité réelle par un effort massif en éducation prioritaire et une sanctuarisation budgétaire de l’École publique.

· Régler le conflit Public/Privé par l’abrogation de la loi Debré de 1959, dont le financement indirect par les deniers publics fragilise le service public laïque et gaspille les fonds des contribuables au profit d’établissements confessionnels.

· Préparer la Nation aux défis du XXIᵉ siècle : maîtrise éthique du numérique, transition écologique, formation de citoyens éclairés par la raison critique.

Cette feuille de route, à soumettre aux candidats de progrès, appelle un choix politique clair : faire de l’École publique le fer de lance d’une République refondée, souveraine et unie. L’enjeu est existentiel : sans École forte, pas de République possible. 2027 doit marquer le retour d’une ambition nationale pour l’instruction publique, pilier laïque de notre démocratie.
 
Pour y parvenir les visiteurs de ce site pourront consulter quatre fichiers accessibles au moyen d’un simple clic gauche :
 
Fichier 1 .  Manifeste de l’ASVPNF pour Refonder l’École Publique  avec résumé.
 
Fichier 2.  Charte ÉCOLE 2027 avec résumé et abstract.
 
Fichier 3 .  Phasage-Cadrage  de la refondation.
 
Fichier 4 .  Avant-projet de Loi de refondation.
 
L’auteur  de ces  articles, adhérent de  l’ASVPNF, a souhaité garder l’anonymat. Qu’il soit remercié pour sa contribution.

L’irruption de l’intelligence artificielle

à

l’Ecole publique

 

En 2011, le Ministère de l’Education nationale (B.O. du 10 mars ) faisait savoir  que «  les dernières évaluations nationales et internationales faisaient apparaître une baisse des compétences des élèves en mathématiques. En outre, si la curiosité naturelle des enfants pour les sciences se développe à l’école, elle tend à s’émousser au collège. Au sortir du lycée, les flux d’élèves qui s’orientent vers les filières scientifiques et techniques sont insuffisants au regard des besoins de l’économie.

« Notre système éducatif doit ainsi relever un double défi : redonner, d’une part, toute sa place aux sciences et à la technologie dans la culture de l’élève, et susciter, d’autre part, l’appétence pour les filières et les métiers scientifiques et techniques afin de garantir les flux de chercheurs, d’ingénieurs et de techniciens dont le pays a et aura besoin.

« Cette nouvelle ambition pour les sciences et les technologies à l’École doit également permettre l’éveil des talents particuliers et conduire les élèves qui le souhaitent vers des filières scientifiques et technologiques d’excellence.

« À cet effet, plusieurs mesures seront mises en œuvre à la rentrée de septembre 2011. Elles concernent tous les niveaux de la scolarité et visent à :

     -améliorer la maîtrise des fondamentaux des mathématiques et des sciences à l’école primaire ;

     -entretenir la curiosité et le développement du goût pour les disciplines scientifiques et technologiques au collège ;

      -encourager des vocations pour les carrières scientifiques et techniques au lycée. »

Comment les choses  ont-elles évolué depuis ce constat préoccupant ? Qu’est-il ressorti des nombreuses évaluations effectuées depuis cette date ?

On pourra s’en rendre compte en consultant, pour mémoire, celles effectuées au titre du « PISA, le programme international pour le suivi des acquis des élèves » .

« PISA est la plus grande étude internationale auprès d’élèves dans le domaine de l’éducation. Pilotée par l’OCDE, PISA mesure l’efficacité des systèmes éducatifs. L’objectif est de comparer les performances des élèves issus de différents environnements d’apprentissage, pour comprendre ce qui les prépare le mieux à leur vie d’adulte.

L’étude est menée tous les trois ans auprès de jeunes de 15 ans, qu’ils soient scolarisés dans un établissement public ou privé sous contrat, au collège ou en lycée agricole, général, technologique ou professionnel. PISA évalue leurs capacités à mobiliser leurs connaissances scolaires et à les utiliser dans des situations proches de la vie quotidienne.

Les résultats de PISA ne sont pas individuels. Les réponses des élèves sont réunies et analysées de manière à étudier leur système éducatif.

Une compétence majeure est testée à chaque fois à tour de rôle. En 2022, la majeure portait sur la culture mathématique comme en 2012, qui constitue donc le point de référence.

En mai 2022, environ 8 000 élèves de 15 ans scolarisés dans 335 collèges et lycées français ont donc participé aux épreuves de l’enquête PISA, ainsi que leurs homologues de 80 autres pays ou « économies partenaires ».

La France ne fait pas exception à la baisse généralisée des performances en culture mathématique dans l’OCDE : elle obtient un score global qui la situe dans la moyenne des 37 pays de l’OCDE. Cette performance représente une forte baisse par rapport à l’année 2012, précédente année consacrée principalement aux mathématiques.

Les autres volets de l’enquête PISA 2022 portaient sur la culture scientifique, la compréhension de l’écrit et la vie de l’élève. Le score moyen de la France en culture scientifique (487) est en baisse par rapport à 2015. Une baisse importante est également constatée en compréhension de l’écrit depuis 2018 (de 493 à 474 points). Dans ces deux domaines, le score de la France n’est pas différent du score moyen des pays de l’OCDE.

Tout ceci n’a rien de rassurant au moment où les technologies de  l’intelligence artificielle (IA pour intelligence augmentée tel que recommandé sur ce site)dont l’emprise sur la vie quotidienne est de plus en plus prégnante, fait irruption à l’Ecole élémentaire, au Collège et au Lycée.

Ceci a conduit à des commentaires nombreux et divers dans les medias au moment où d’aucuns rappelaient fort justement le propos de Condorcet (1792 !)  à savoir :

« La première condition de toute Instruction  est de n’enseigner que des vérités.» 

Est-on vraiment assuré de satisfaire à ce critère essentiel en la matière et si oui comment et pour quoi faire ? Ce n’est vraiment pas ici le lieu privilégié pour répondre à ces questions existentielles ni sur le plan fondamental et scientifique ni sur celui des applications aux sciences de l’éducation et à leurs déclinaisons dans les institutions scolaires et universitaires.

Pöur bénéficier d’amorces en la matière on se contentera  de renvoyer les visiteurs à quelques adresses répertoriées parmi beaucoup d’autres :

-https://www.education.gouv.fr/cadre-d-usage-de-l-ia-en-education-450647

-https://www.ac-paris.fr/l-intelligence-artificielle-dans-l-education-130992

-https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/11/24/en-s-adaptant-a-l-ia-l-ecole-peut-conserver-son-role-irremplacable_6654578_3232.html

-https://www.sorbonne-universite.fr/dossiers/intelligence-artificielle/lia-dans-leducation-entre-opportunites-et-defis

-https://www.reseau-canope.fr/ia-et-education

-https://www.cahiers-pedagogiques.com/intelligence-artificielle-trois-defis-pour-lecole

-https://www.unesco.org/fr/articles/lia-et-le-futur-de-leducation-bouleversements-dilemmes-et-perspectives

-https://www.persee.fr/doc/aster_0297-9373_2000_num_31_1_1176

On rappellera aussi, au risque de paraître anachronique,  que «L’introduction d’un enseignement obligatoire des notions de sciences physiques et naturelles dans les programmes de l’école élémentaire en 1882 fut l’une des innovations de l’enseignement primaire au moment de la réorganisation de l’Instruction primaire par la IIIe République. Dans le dernier quart du XIXe siècle, la volonté de généraliser l’enseignement scientifique se traduisit par un développement des moyens mis en œuvre visant la réussite de l’instruction scientifique dans les écoles primaires. Parmi ces moyens, les écoles normales chargées de former les maîtres et les maîtresses d’école constituaient un enjeu stratégique. » (Cf. https://theses.hal.science/tel-01503436/file/76909_MARTINEZ_2016_diffusion.pdf). On serait tenté de  supposer dès lors que l’Ecole républicaine et ses maîtres formés dans les Ecoles normales ferrystes avaient un rôle  « utilitariste » au sens de  Benoît Peuch, 2020 (https://laviedesidees.fr/Alain-Fernex-Creer-l-ecole      ).

Quoi qu’il en soit au moment du cinquantenaire de la dite Ecole on chantait la gloire des émancipateurs qui répandaient la lumière et semaient le progrès et celle de l’Ecole qui montrait la Science, le chemin du vrai et delui de la Raison.

Toute cette histoire -ce n’est pas une légende- mérite d’être rappelée  au moment où l’Ecole se trouve confrontée aux technologies de l’IA et qu’il s’agit de prendre avec discernement et sans tarder les dispositions utiles et nécessaires  pour que l’Institution scolaire dans son ensemble  et tous ses protagonistes en ressortent gagnants.

Pour notre part, nous proposons aux visiteurs de consulter deux fichiers qui peuvent témoigner de la confusion présente  et de cheminements possibles pour en tirer le meilleur au bénéfice de  nos écoliers, notre jeunesse, nos futurs citoyens ;

Fichier 1 . IA : l’Ecole appelée à jouer son rôle social et politique (par Djéhanne Gani)

Fichier 2. L’intelligence artificielle à l’Ecole  publique(contribution de l’ASVPNF )

 

Que Djéhanne Gani soit remerciée de nous permettre ce nouvel emprunt au Café pédagogiqaue.

En hommage à Marguerite Bodin

du “premier contingent”

des

Institutrices laïques normaliennes

(1869- 1940)

Le centre de recherches  Henri Aigueperse, UNSA-Education de Lyon, a récemment mis en ligne un article dévolu à l’histoire singulière de Marguerite Bodin, ancienne élève-maîtresse de l’Ecole normale d’Institutrices d’Auxerre (Yonne). Au même titre que nous avons consacré sur ce site un article mettant en lumière l’histoire pionnière de l’institutrice  féministe  qu’était Josette Cornec (cf. https://asvpnf.com/index.php/2025/10/19/hommage-de-lasvpnf/ )nous accueillons avec beaucoup d’intérêt des éléments fondateurs sur le cursus de Marguerite Bodin. Pédagogue ayant marqué son époque elle  eut,elle-aussi, un rôle pionnier en matière de syndicalisme enseignant et de féminisme.

Les visiteurs de ce site pourront consulter à ce propos deux fichiers :

Fichier 1 . Marguerite Bodin, une institutrice pionnière et visionnaire oubliée (Centre de recherches Henri Aigueperse)

Fichier 2 . BODIN Marguerite (notice du Maitron patrimonial).

On retiendra que  «par ses écrits et son engagement, elle a anticipé les grands principes de la mixité scolaire, de l’égalité filles-garçons et de la pédagogie active. Elle a su penser l’école comme un lieu de liberté et d’émancipation, fidèle à la devise républicaine. Elle laisse l’image d’une éducatrice visionnaire, convaincue que l’école peut transformer la société. » 

 

  Une féministe militante de l’internationalisme et de la paix à ne pas oublier  par les temps présents, tant chargés d’incertitudes !

Enseignement et mathématiques

Transmettre le goût de l’effort et de la curiosité intellectuelle

Nous reprenons ici le titre de l’article de  Thierry Foucart parunle 10 aoùt 2025 dans Mezetulle ,un article important à lire avec attention en cette période de rentrée. Il en ressort que : « 

Analysant l’échec de l’enseignement des mathématiques, Thierry Foucart propose une réflexion sur l’évolution longue du système éducatif, de plus en plus soumis à l’injonction d’égalitarisme (au motif de démocratisation). La disparition de la « sélection par les maths » a sonné le glas de toute sélection, alors que la réussite en maths était en fait un critère général de travail et de réussite. C’est, conséquemment, dans l’ensemble du système éducatif qu’est ainsi interrompue la transmission aux générations suivantes du goût de l’effort et de la curiosité intellectuelle, des volontés de savoir et de comprendre, essentiels pour acquérir un esprit critique et rationnel. On sait pourtant très bien ce qu’il faudrait faire : recentrer l’école sur l’enseignement des disciplines classiques et écarter toutes les interventions extérieures prenant du temps scolaire. »
 
Retenons en effet qu’il est urgent de « recentrer l’Ecole » c’est à dire de la mettre au CENTRE du débat  en se souvenant  avec  Alain ( 1932) que : « Volonté, et j’aimerais encore dire travail, voilà ce qui manque. »  
 
Les visiteurs pourront consulter l’article, in extenso, en cliquant sur Fichier 1
 
Que Catherine Kintzler soit chaleureusement remerciée de nous permettre ce nouvel emprunt à Mezetulle !

La disparition du Professeur Guy DESBIENS

              Grand défenseur de l’Ecole publique républicaine
 
 
Nous reprenons ici l’annonce qu’en faisait  notre collègue Catherine Kintzler dans  son blog revue Mezetulle le 20 juin 2025.
 
« J’apprends avec tristesse par un collègue de philosophie le décès de Guy Desbiens, survenu le 8 juin. Professeur de philosophie au lycée Corot de Douai, Guy Desbiens a bien voulu me confier, depuis 2008, la publication de 18 articles pour Mezetulle, sur la défense de l’instruction, de l’école, de l’enseignement philosophique.

Après le décès d’Edith Fuchs et celui de Jean-Michel Muglioni, celui de Guy Desbiens affecte profondément Mezetulle et attriste les défenseurs de l’instruction publique. J’adresse mes condoléances et ma sympathie à tous ses proches. »

L’école française : un système formaté pour les gagnants d’avance

Nous reproduisons ici l’intitulé  de l’article publié ce 3 juin 2025 par Djéhanne Gani sur le site du Café pédagogique . La question qui se pose au moment où certains se proposent de refonder l’Ecole est celle de savoir comment à force de faiblesses, de démissions ,de compromissions et  de démagogie on est parvenu à une telle situation  sous les auspices d’une République laïque et sociale. Les pères fondateurs de l’Ecole publique ne s’y reconnaîtraient pas,
Comment y remédier? A l’instar de  Djéhanne Gani  on proposera  le retour aux valeurs démocratiques portées  par l’Ecole publique laïque considérant que l’école pour toutes et tous les élèves reste un enjeu de taille- le seul qui vaille- et que si l’on veut relever le défi il reste à concevoir et à pratiquer un changement profond de culture et de structure scolaire, et à modifier fondamentalement  le regard que l’on porte sur l’institution scolaire.
Les visiteurs pourront accéder à l’article de Djéhanne Gani en cliquant ici.
Nous remercions D. Gani de nous permettre cet emprunt au site du Café pédagogique .