Mettre les réformateurs à la réforme ou le paradoxe de l’Education nationale

Face au constat accablant du classement PISA 2026, qui situe la France à son niveau le plus bas en mathématiques et en compréhension de l’écrit depuis l’origine de l’enquête, l’heure n’est plus aux demi-mesures ni aux euphémismes. C’est dans ce contexte d’urgence nationale que s’inscrit le présent Manifeste pour l’École républicaine, élaboré à la suite de l’article à charge publié par Catherine Kintzler sur le site Mezetulle le 11 septembre 2026 : « École : les réformateurs ont réussi ! ».

Philosophe de la laïcité et spécialiste des questions éducatives, Catherine Kintzler y dénonce avec force une réalité que trop de responsables politiques et médiatiques s’obstinent à ignorer : depuis quarante ans, une idéologie pédagogiste a progressivement détourné l’École de sa mission première — instruire — pour la transformer en un « lieu de vie », une animation associative où l’élève est sommé de « construire » seul des savoirs qu’on ne lui a pas donnés les moyens d’acquérir.

Ce manifeste reprend et développe l’analyse de Catherine Kintzler. Il formalise les causes structurelles du déclin scolaire français. Il propose dix engagements concrets pour refonder l’École de la République : programmes cohérents, enseignement explicite, formation refondée des professeurs, restauration de l’autorité, évaluation au service des apprentissages, culture commune ambitieuse.

Destiné aux associations, aux éditeurs, aux enseignants, aux parents et aux responsables publics, ce texte se veut une contribution au débat présidentiel de 2027. Il ne s’agit pas de nostalgie, mais de lucidité : remettre les réformateurs à la réforme, c’est soumettre leurs décisions à l’épreuve du réel — non des intentions proclamées, mais des connaissances réellement acquises par les élèves.

L’École républicaine n’est pas une cause perdue. Elle est un choix de civilisation.  Aux citoyens émancipés de le faire!

Les visiteurs de ce site pourront consulter à ce propos (au moyen d’un clic gauche sur Fichier…) :

Fichier 1 .  L’article d’alerte de Catherine Kintzler (Ecole ; les réformateurs ont réussi )

 Fichier 2. Le manifeste de l’ASVPNF  pour l’Ecole républicaine (Mettre les réformateurs de l’Éducation nationale à la réforme pour instruire, émanciper et restaurer l’exigence scolaire )

Fichier 3 . Annexe ; : L’IA à l’École (à l’âge de l’intelligence artificielle, réaffirmer la mission d’instruire)

Que Catherine Kintzler soit très cordialement remerciée de nous permettre le représentation  de l’ article  récemment mis en ligne à Mezetulle !

Non à la privatisation de l’enseignement professionnel

Devant le discours de rentrée du responsable de l’enseignement diocésain dont il est fait état dans un article  de Djéhanne Gani publié sur le site du Café pédagogique le 11septembre 2026,  il a paru nécessaire de  clamer une vérité (s’il en est encore temps !) que trop de responsables politiques s’efforcent d’étouffer : l’enseignement professionnel est en bonne voie d’être privatisé, et avec lui, c’est une part essentielle du service public d’éducation qui est livrée aux intérêts privés.

Les déclarations récentes du secrétaire général de l’Enseignement catholique, Guillaume Prévost, ne laissent aucun doute : avec son objectif de « 80% d’une génération dans une voie professionnalisante » et sa promotion d’une « responsabilité éducative des entreprises », c’est un projet de captation du système éducatif qui est en marche. Un réseau privé confessionnel s’érige en architecte d’une doctrine nationale, tandis que l’État se retire de son rôle de garant des finalités républicaines de l’École.

Notre Association (ASVPNF) ne peut rester silencieuse face à cette dérive considérant que la laïcité n’est pas négociable, que l’égalité républicaine n’est pas une option et que L’École n’est pas une annexe de l’entreprise.

C’est pourquoi nous publions aujourd’hui un manifeste qui pose des constats, réaffirme des principes et exige des mesures concrètes : maintien d’un enseignement professionnel public et laïque, plafonnement de l’apprentissage en lycée pro, transparence des partenariats écoles–entreprises, revalorisation des PLP, respect strict de la laïcité.

Ce texte est un appel à la mobilisation des enseignants, parents, élèves, élus, chercheurs, citoyens et tous ceux qui croient encore que l’École doit former des citoyens libres et non   des exécutants dociles.

Dénonçons la privatisation de l’enseignement professionnel , la captation confessionnelle du service public d’éducation et continuons de défendre sans faiblesse  une École républicaine, laïque et émancipatrice.

Appel à la mobilisation

Il est adressé :

Aux enseignants, en particulier aux professeurs de lycée professionnel (PLP) : votre métier est attaqué. Votre expertise est niée. Votre parole est étouffée. Nous vous appelons à vous organiser, à faire entendre vos analyses, à refuser les réformes « hors sol » qui détruisent le sens de votre travail.

 Aux parents d’élèves : l’orientation de vos enfants n’est pas une variable d’ajustement économique. Vous avez le droit d’exiger une école qui forme des citoyens, pas des exécutants. Mobilisez-vous dans les conseils d’administration, les fédérations de parents, les associations locales.

Aux élèves, en particulier ceux de la voie professionnelle : vous n’êtes pas des « ressources humaines » en formation. Vous êtes des jeunes en construction, avec des droits, des aspirations, une dignité. Ne vous laissez pas réduire à des statistiques d’insertion.

Aux élus locaux et nationaux : votre responsabilité est engagée. Vous ne pouvez pas laisser un réseau privé confessionnel dicter les lois de l’École de la République. Exigez des comptes, votez des résolutions, interpellez le gouvernement.

Aux chercheurs, intellectuels, journalistes, syndicalistes des métiers de l’enseignement : la bataille des idées est cruciale. Documentez, analysez, enquêtez. Mettez en lumière les effets concrets de ces réformes. Ne laissez pas le champ libre aux discours technocratiques et aux arguments d’autorité.

Il s’agit de choisir entre  l’École ou le chaos

La République est à la croisée des chemins ; soit elle reprend la main sur son Ecole, soit elle accepte de la voir fragmentée, privatisée, confessionnalisée, asservie aux logiques du marché.

Notre Association choisit son camp. Celui de la laïcité, de l’égalité, d’une école qui émancipe, qui élève, qui ouvre des possibles.L’École de la République n’est pas une annexe de l’entreprise, ni un prolongement de l’enseignement diocésain. Elle est le lieu où se forment des citoyens libres, capables de penser leur vie et de transformer la société.

Nous le disons sans ambages : non à la privatisation de l’enseignement professionnel. Non à la captation confessionnelle du service public d’éducation. Oui à une École républicaine, laïque et émancipatrice.

Les visiteurs de ce site , indignés par un  propos de rentrée    de mauvais augure et révélateur de revendications  que l’on aurait pu croire d’un autre temps, pourront consulter :

Fichier 1.   Enseignement catholique et entreprises main dans la main par Djéhanne Gani

Fichier 2 . Non à la privatisation de l’enseignement professionnel ; l’appel de  ASVPNF

Fichier 3 . La prise en main de l’enseignement professionnel par l’enseignement diocésain  par T.R.. et PPty.

Que Djéhanne Gani soit très cordialement  remerciée de nous permettre  un nouvel emprunt au Café pédagogique .

Pour une Ecole gratuite, obligatoire,laïque et souveraine à l’âge de l’intelligence artificielle

C’est à  la suite de l’article documenté sur l’irruption de l’ intelligence artificielle (IA) dans notre système éducatif de Marc Crouzel- récemment mis en ligne dans Mezetulle- que l’ASVPNF prend l’initiative de faire connaître son point de vue sur ce qu’elle assimile à une véritable  révolution. Elle intervient tant au plan des principes fondateurs de l’Instruction et de l’Education qu’à celui des pratiques pédagogiques.  Ne pas la nommer pour le reconnaître relèverait d’un combat d’arrière-garde perdu d’avance et fatal pour l’Ecole. Il s’agit d’en  tirer le meilleur tout en sauvegardant les acquis antérieurs des fondateurs de l’Ecole publique.

Dans le contexte on dira sans ambages qu’il s’agit d’un enjeu majeur pour l’échéance présidentielle de 2027 . Encore faut-il s’entendre sur ce dont il s’agit !

Il s’agit d’un véritable plan stratégique qui  dépasse le cadre d’une simple modernisation technique ou d’un aménagement de programme scolaire. Il s’agit d’un véritable projet de révolution culturelle.

En redéfinissant la manière dont les connaissances sont transmises, vérifiées et assimilées, l’intelligence artificielle bouscule les fondements mêmes de l’école républicaine. Si elle est abandonnée aux seules dynamiques du marché privé, elle aggravera de façon irréversible les inégalités sociales et territoriales. Si elle est sanctuarisée par l’État comme un bien commun, elle peut devenir le plus puissant vecteur d’émancipation et d’égalité des chances depuis les lois de Jules Ferry.

Parce qu’il touche à la souveraineté technologique de la nation, à la protection de l’enfance, au budget des collectivités et à l’avenir de notre modèle social, ce choix de société revêt une dimension politique fondamentale. À ce titre, la gouvernance de l’IA éducative et le financement de la justice numérique devront s’imposer comme un enjeu majeur et clivant du débat de la prochaine élection présidentielle de 2027. Il appartiendra aux candidats de trancher : voulons-nous une école qui subit l’IA algorithmique des géants privés, ou une République qui déploie sa propre IA pour s’assurer qu’aucun enfant ne soit laissé au bord du chemin ? Pour l’instant il s’agit ici de contribuer à l’ouverture du débat.

Les visiteurs pourront d’abord prendre connaissance  du FICHIER 1 dévolu à l’article révélateur de Maxime  Cruzel qui suscite chez Catherine Kintzler ce propos qui devrait faire date dans l’ensemble du monde éducatif « Les compétences ne précèdent pas les connaissances, elles en résultent. À mesure que l’IA se développe et qu’elle change de nature, il est urgent d’instruire »

 Ils pourront  ensuite consulter :

 -Le Fichier 2 rapportant  la recension approfondie de cet article,
– Le Fichier 3 détaillant les termes d’  un avant-projet de loi visant à promouvoir l’adoption raisonnée  de l’IA dans le système éducatif.

Au total et non au final car le sujet est complexe pour le citoyen ordinaire  « harcelé » au quotidien par l’irruption de l’intelligence artificielle  dans tous les domaines sans exception,on retiendra  qu’il est urgent de construire un plan d’action à la fois réaliste, chiffré et profondément ancré dans les valeurs de notre contrat social pour l’adoption intelligente de l’IA à l’Ecole. L’ avenir de celle-ci comme celui de nos  autres institutions face à l’explosion technologique se joue dès aujourd’hui. Seules  des réflexions de fond abordées avec toute la probité nécessaire  permettront d’éviter les dérives et de transformer ces défis en vecteurs de progrès.

Que Catherine  Kintzler soit cordialement remerciée de nous avoir permis d’ emprunter l’article de Maxime  Cruzel à Mezetulle.

Jean Zay, Ministre du Front populaire

ou

Comment un citoyen  au destin hors du commun peut-il être assassiné à 40 ans par les miliciens d’un Etat français collaborationniste qui a perdu son honneur ?

 

 

Il y a 90 ans, sous le Front populaire, Jean Zay était nommé Ministre de l’Education nationale et des Beaux-arts. Dans un article mis en ligne le 4juin 2026, le CRHA lui rend hommage sous l’intitulé : « Jean Zay, l’homme qui a inventé l’École d’aujourd’hui ».Ce libellé rappelle  l’importance de l’œuvre fondatrice  de celui qui fut lâchement assassiné par la milice du régime de Vichy .C’était un homme politique au destin hors du commun !

 Selon André Jourdes (2014)de la Ligue de l’enseignement :

   -«  pour Jean Zay, la République repose avant tout sur le civisme et l’intelligence des citoyens, c’est-à-dire sur leur éducation intellectuelle et morale. Contre la conservation sociale mais aussi contre les utopies révolutionnaires, la politique est ce mouvement par lequel l’humanité s’approfondit et devient en quelque sorte plus digne d’elle-même ,

      -« Les instructions officielles qui seront rédigées en 1937/1938 sous le  ministère de Jean Zay éclairent la doctrine française en matière d’enseignement et inspirent les réformes qui vont être entreprises :

        Former le caractère par la discipline de l’esprit et le développement des vertus intellectuelles, apprendre à bien conduire sa raison en élève des héritiers français du message socratique : Montaigne et Descartes.

      Garder toujours en éveil l’esprit critique, apprendre à démêler le vrai du faux, à douter sainement, à observer, à comprendre autant qu’à connaître, à librement épanouir sa personnalité dans le souci de former des têtes bien faites plus que bien pleines, bref allumer un flambeau plutôt que remplir une coupe.

      Les professeurs doivent se garder attentivement de tout enseignement révélé, du dogmatisme, de la vérité acquise d’avance, des jugements tout faits coulés dans les jeunes cerveaux.

       Les élèves doivent être capables d’examiner toutes choses en les rapportant à leurs principes et de raisonner sur elles en ne faisant état que des faits, bien et dûment constatés. Ils devront être exercés à observer, à mesurer, à critiquer leurs propres observations en procédant à des vérifications rigoureuses. Ils auront besoin de comprendre et de connaître le monde où ils seront appelés à vivre » https://laligue24.org/images/docs/ligue/Jean_ZAY.pdf )

Rappelons aussi que  Jean  Zay proclamait :  « les écoles devront rester l’asile inviolable où les querelles des hommes ne pénètrent pas » ; un principe d’une actualité   marquante par les temps présents !

Les visiteurs de ce site, attentifs à la biographie et à l’œuvre des fondateurs de notre système éducatif,  pourront consulter ,en cliquant ici,  le Fichier 1 intitulé :

« Jean Zay, l’homme qui a inventé l’École d’aujourd’hui »

 

Ils sont également invités à prendre connaissace de la contribution de  l’ASVPNF à cet égard  en cliquant sur  Fichier 2 . Elle s’intitule :

Jean Zay, un humanisme républicain : école, laïcité et martyr d’un ministre du Front populaire

 Que le CRHA soit remercié de nous permettre ce nouvel emprunt à leur site et d’avoir suscité une réflexion  du plus grand intérêt sur l’histoire de notre système éducatif.,considérant,que les hussards noirs de la République furent, par essence,  héritiers du message de Jean Zay.

La deuxième mort du Professeur Samuel Paty ?

Nous reprenons ici, de façon quasi intégrale ; le titre d’un article mis en ligne le 28 juin 2026 sur Mezetulle, le blog revue de Catherine Kintzler ayant trait à la mémoire de Samuel Paty.

L’assassinat de Samuel Paty a marqué un tournant dans l’histoire de l’École publique de la République. Au‑delà de l’émotion légitime, cet événement nous oblige à revenir à des questions fondatrices : que signifie aujourd’hui instruire au nom de la laïcité ? Quelle est la mission propre de l’École républicaine ? Jusqu’où la République protège‑t‑elle ses maîtres lorsqu’ils exercent leur devoir d’enseigner la liberté de pensée ?

En publiant sur asvpnf.com l’article de Martine Verlhac, « La deuxième mort de Samuel Paty ? », accompagné de la présente contribution doctrinale, l’ASVPNF entend ouvrir un espace de réflexion exigeant et fidèle à l’histoire longue de l’institution scolaire. Il ne s’agit pas seulement de commenter un film ou un fait divers, mais de mesurer ce que révèle cette tragédie du devenir de l’École, de la laïcité et de notre capacité collective à défendre l’émancipation par les savoirs.

Notre démarche s’inscrit dans la continuité des grandes figures de l’école laïque – Buisson, Ferry, Zay et tant d’instituteurs et professeurs anonymes – qui ont pensé l’instruction comme une rupture avec l’ignorance, les enfermements et les dogmes. À la lumière du cas Samuel Paty, nous interrogeons la manière dont cette tradition est aujourd’hui fragilisée : autocensure des enseignants, hésitations de l’institution, captation partisanes du discours sur l’École.

Le texte qui suit propose des repères pour comprendre ces enjeux et pour affirmer, calmement mais fermement, quelques principes : la laïcité comme laïcité d’instruction, la nécessité de protéger les maîtres, le refus de laisser la mémoire de Samuel Paty se dissoudre dans l’oubli ou l’instrumentalisation. Nous espérons ainsi offrir aux visiteurs de ce site – citoyens, enseignants, membres de l’association – une base solide pour penser et débattre de ce qui touche au cœur même de la République : son École.

 

Les visiteurs de ce site pourront tout d’abord consulter l’article de Martine Verlhac en cliquant sur   Fichier 1 . Ledit article  est précédé d’une présentation de Catherine Kintzler.  Elle y  rappelle  qu’à la différence de la colère, l’indignation ne retombe pas : car, reposant comme le disait Descartes sur « de justes raisons », loin de l’apaiser, son analyse la fortifie..

 Ils pourront ensuite prendre connaissance d’un Fichier 2 intitulé :

Samuel Paty, l’École de la République et la laïcité d’instruction

    Que Catherine Kintzler soir remerciée de nous permettre ce nouvel emprunt à Mezetulle , emprunt à l’origine de la discussion qui a suivi . 

Instituteurs et Institutrices en RESISTANCE

Nous reproduisons  ici en partie   le titre de l’article paru le  27 mai 2026 sur le site internet du CRHA  de  Lyon accessible  à l’adresse :  https://centrehenriaigueperse.com/2026/05/27/instituteurs-et-institutrices-en-resistance-jalons-pour-une-histoire-a-faire/.

 À l’occasion du 27 mai, Journée nationale de la Résistance trop souvent reléguée au second plan, le Centre Henri Aigueperse apporte une contribution précieuse à l’histoire encore incomplète des instituteurs et institutrices engagés dans la lutte clandestine. Ce jour marque la date de la première réunion du Conseil national de la Résistance, présidée le 27 mai 1943 par Jean Moulin, ancien sous-préfet de Châteaulin dans le Finistère. En mettant en lumière le rôle central du syndicalisme enseignant, cet article ouvre des perspectives essentielles, mais laisse en retrait un angle pourtant décisif : celui des Écoles normales, démantelées par Vichy. Le devenir des élèves-maîtres, transférés dans les lycées, éclaire pourtant une réalité méconnue : leur participation aux réseaux de résistance lycéens, rarement prise en compte par l’historiographie. À l’heure où la mémoire de la Résistance peine à s’imposer dans le débat public, cette réflexion rappelle l’urgence d’une histoire plus complète, attentive aux lieux de formation, aux trajectoires juvéniles et aux engagements précoces.

 Les visiteurs de ce site pourront consulter l’article original du CRHA  en cliquant sur Fichier 1.

Ils pourront également prendre connaissance  de la « recension » qu’en fait l’ASVPNF   en cliquant sur  Fichier 2 .

 Que le CRHA et son rédacteur en chef soient remerciés de nous avoir permis cet emprunt

En hommage à Yves Cotty

                                                                 (1919-1980)

 

Un de nos collègues , Jean-Yves Cotty, ancien élève-maître de l’ENG de Quimper, a eu  l’idée lumineuse  de nous faire parvenir récemment un document exceptionnel constituant à lui seul un élément structurant  de notre mémoire normalienne ! Il y rapporte le devenir hors normes de  son propre père, lui-même normalien ayant quitté ce qui fut appelé le Château de  Rosmadec en 1940, au moment où le Régime de Vichy (et la France occupée ) supprimaient l’Ecole émancipatrice qui venait de lui donner accès au beau métier d’Instituteur.  En réalité c’est un chemin semé d’embuches et de violences extrêmes qui l’attendait… celui de la Résistance à l’Occupant et de la Déportation.   Son fils,  retraité de l’Education nationale, en rapporte les principales étapes  dans un fichier 1 , accessible au moyen d’un clic gauche.  Il s’intitule :

« Eléments de biographie de Yves COTTY »

 

“Yves Cotty y apparaît comme une figure très représentative d’une génération normalienne et enseignante entrée très jeune dans la clandestinité. Les sources convergent sur son parcours breton : enfance à Plounévézel, formation à l’École normale de Quimper, premier poste d’instituteur à Pont-de-Buis, puis engagement dans la Résistance à Saint-Goazec, où il rejoint un réseau lié à l’Organisation spéciale puis aux FTPF.

Son arrestation le 18 décembre 1943, son internement à Quimper et son transfert par Compiègne vers Auschwitz, puis Buchenwald, sont également bien établis. Le site de l’association Buchenwald-Dora précise qu’il est arrivé à Auschwitz le 30 avril 1944, tatoué du numéro 186573, puis transféré à Buchenwald où il reçoit le matricule 52487 et sera libéré le 11 avril 1945. Le Maitron confirme cette chronologie et ajoute des éléments biographiques et familiaux utiles, notamment son mariage après-guerre et son activité d’enseignant à Moëlan-sur-Mer.

Sur le plan strictement historique, Yves Cotty représente le « Normalien quimpérois de 1940 tatoué à Buchenwald », et son engagement à 20 ans  relie trois réalités historiques : l’école normale comme matrice républicaine, la Bretagne occupée comme espace de résistance, et le camp comme lieu de déshumanisation extrême. »

«  S’agissant de la reconstruction et de la restitution  de la mémoire normalienne on se rendra compte que l’ ancien élève de l’École normale de Quimper n’est pas seulement un “agent” de la Résistance, mais aussi le produit d’une culture scolaire et civique.Son imprégnation par la vie normalienne permet aussi de souligner la dimension collective de la démarche  et de l’esprit de promotion soutenus par les affinités personnelles  et les prémices du militantisme politique. Ceci permet d’ébaucher une mémoire d’école non pas héroïsante au sens abstrait, mais incarnée, documentée, et liée à une génération précise confrontée à un épisode dramatique de notre histoire  nationale et capable  de s’engager dans une action libératrice, au sein du combat clandestin des déportés. »

« Le texte de Jean Yves Cotty et la citation rapportée d’Alain Legrand donnent au dossier sa force humaine. La phrase transmise par la mémoire familiale — “Nous étions tatoués, marqués comme des animaux…” — dit la violence symbolique de l’empreinte concentrationnaire et le fait que le tatouage ne disparaît pas avec le retour.”

« Le Maitron et l’association Buchenwald-Dora confirment qu’il est revenu en Bretagne,  s’est rengagé dans une vie personnelle, puis a poursuivi une carrière dans l’enseignement, tout en portant cette blessure jusqu’à sa mort en 1980. »

« Pour l’histoire de l’institution, on notera en effet que  Yves Cotty  reprit  dès 1946 le fil d’une  carrière – juste amorcée en 1940- dans plusieurs établissements scolaires du Finistère (au point de laisser son nom, au Collège public de Moëlan-sur-Mer). Il s’impliqua aussi dans la vie associative et citoyenne de sa collectivité  (Amicale laïque, Union sportive) sans compter la vie politique ( Secrétaire de la cellule locale du Parti communiste). »

 

 

Photo .

Yves Cotty-à droite en costume- à la kermesse de l’Amicale laïque de Moëlan-sur-Mer.(Coll. pers. ; André Le Goff)

 

« Pour les services rendus il fut gratifié, chemin faisant, de la Médaille de bronze de la Jeunesse et des Sports. »

Le visiteurs de ce site pourront consulter, en cliquant sur un fichier 2 , l’hommage que lui rend  l’ASVPNF  dans un texte de T.R. et PPty. Il s’intitule :

Yves Cotty, normalien quimpérois, résistant et déporté

 

Marcel Paul , compagnon de détresse de Yves Cotty et de Robert Desnos, écrivait :«  La lutte était  souvent dure, cruelle même. L’on a connu des moments tragiques mais ce combat pour un monde nouveau de Paix , de progrès  social était exaltant ». Tous les  trois   avaient des cœurs qui haïssaient la guerre qui se mirent à battre pour sauver la liberté,celle qui est la nôtre . Nous leur savons gré !

  Que Jean Yves Cotty soit cordialement remercié d’avoir confié le fichier 1 à l’ASVPNF et d’en avoir permis la représentation sur ce site. André Le Goff, fidèle contributeur,  nous  a fait parvenir une photo de sa collection personnelle où l’on reconnaît Yves Cotty accompagné d’ amicalistes laïques moëlanais.  Nous l’en remercions vivement.

 

 

A la mémoire de Roselyne Dégremont.

Dans un article, mis en ligne dans son blog revue Mezetulle, Catherine Kintzler célèbre de façon émouvante la mémoire de sa condisciple récemment disparue. Elle y  apporte aussi le témoignage édifiant d’une longue amitié venue de loin ; le temps n’a fait que  la confirmer comme source de force et d’inspiration. Nous nous associons  ici  à cet hommage et saluons, au passage, le parcours normalien des deux philosophes, anciennes élèves de Fontenay–aux-Roses.

Les visiteurs pourront consulter l’article de Catherine Kintzler en cliquant ici.

Que Catherine Kintzler soit remerciée de nous permettre ce nouvel emprunt  à Mezetulle .

Addendum à la Charte ÉCOLE 2027

La présente annexe concerne l’ articulation de notre projet « Charte ECOLE 2027 »  avec la campagne des élections municipales  2026 et les perspectives dégagées pour 2027-2032

(version du 24 janvier 2026)

 

Article 16 – Convergence des initiatives territoriales et nationales

La Charte ÉCOLE 2027 s’inscrit dans un grand mouvement ayant vocation à redonner centralité à l’École publique laïque et gratuite. Elle complète utilement la campagne engagée en vue des élections municipales 2026 par des associations et syndicats pour contester le financement public de l’enseignement privé sous contrat (loi Debré 1959).

Distinction des compétences :

Les collectivités territoriales avec les compétences bâtiments et vie scolaire, sont appelées à affirmer dès 2026 une priorité politique et budgétaire à l’École publique (investissements, rénovation, numérique, inclusion).

L’État, garant de la laïcité, de la gratuité et des lois-cadres, portera en 2027 l’examen et la sortie progressive du régime Debré, dans un cadre apaisé et concerté.

Calendrier républicain :

2026 : Les communes font de l’École publique le cœur de leur politique éducative locale, en transparence sur l’affectation des ressources publiques.

2027 : La Charte ÉCOLE 2027 constitue la feuille de route nationale de refondation, intégrant la recomposition des rapports public/privé.

2027-2032 : Mise en œuvre progressive : conférence nationale sur l’avenir du système éducatif ; transition des établissements et accompagnement des personnels.

Message constitutif : Refonder l’École publique, c’est refonder la République. L’unité d’objectif – service public d’éducation fort, gratuit, laïque et égalitaire – prime sur les temporalités distinctes des mobilisations. 
 
                                                                                  ASVPNF , 24 janvier 2026
                                                                                    __________________

Pour un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat 

Un collectif  d’associations ,  syndicats et mouvements de jeunesse oeuvrant dans le domaine de l’enseignement et de l’Education nationale a récemment fait connaître-dans la perspective des prochaines élections municipales- qu’il plaidait pour que l’argent public aille en priorité à l’École publique portant le projet d’un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat.

A l’ASVPNF on souscrit à cette démarche, ayant de longue date réclamé(en vain !) l’abrogation de la Loi Debré (1959).  Pourtant si nous nous rejoignons sans ambage sur le but à atteindre, les modalités  proposées sont sensiblement différentes tant en matière de calendrier qu’en matière de « protocole » de sortie du cadre réglementaire de la loi  Debré .

Pour notre part la feuille de route pourrait être la suivante :

À court terme (2026), les collectivités locales seraient appelées à affirmer leur priorité à l’École publique gratuite et laïque dans leur politique éducative locale, dans le cadre des élections municipales.​

À moyen terme (présidentielle et législatives 2027), l’État serait interpellé sur une refondation globale du service public d’éducation, dont la Charte ÉCOLE 2027 déjà en ligne sur ce site  (cf . https://asvpnf.com/index.php/2026/01/14/pour-une-refondation-republicaine-de-lecole-publique-a-lhorizon-2027/  )précise des modes  d’actions à envisager.

À plus long terme (jusqu’en 2032), une réforme d’ensemble des rapports public/privé, incluant la sortie progressive du régime Debré, deviendrait l’aboutissement d’une politique éducative cohérente et assumée.​

Ainsi, la campagne municipale 2026 pourrait préparer le terrain politique et culturel à la bascule nationale de 2027, au lieu de le restreindre à une échéance trop  proche souffrant manifestement d’impréparation et ouvrant la porte à des controverses improductives  .

  Quoi qu’il en soit les visiteurs pourront consulter, en cliquant ici, l’article de Djéhanne Gani à ce propos paru dans le Café pédagogique du  23 janvier 2026 .

Il est intitulé :

Ce collectif porte « un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat »

 

  Au total on pourrait retenir -ceci n’engageant que l’ASVPNF-  trois idées simples :​

1. L’École publique gratuite et laïque est la norme républicaine.
Elle seule garantit l’égalité d’accès, la neutralité de l’État et l’unité du peuple français devant le savoir.​

2. La loi Debré est une question de niveau national, mais ses effets se manifestent  dans les communes.
Les collectivités ne peuvent pas abroger la loi, mais elles peuvent décider que chaque euro dépensé le soit d’abord au service de l’École publique, en assumant ce choix devant les citoyens.​

3. Les campagnes municipales 2026 et présidentielle 2027 devraient converger.

En 2026, on demande aux communes : “Que faites-vous, concrètement, pour l’École publique de votre territoire ?”

. En 2027, on demande à l’État : “Quelle réforme globale du service public d’éducation, et quel avenir pour la loi Debré ?”.​

 Que Djéhanne Gani soit  remerciée de nous permettre  ce nouvel emprunt au Café pédagogique.