Petite chronique d’après Ciase et Betharram (VIII)

« Tant va la cruche à l‘eau qu’à la fin elle se casse » disat le dicton venu de loin…et pourtant,  celle contenant les faits et méfaits délicteueux commis au sein de l’Eglise et de ses Institutions ne cesse de se remplir. La source ne peut se tarir puisque la hiérarchie ecclésiale (souvent cléricale) ne semble pas en mesure de tirer les leçons de l’histoire. Nous continuons donc ici à énumérer et à compter les mauvais points et les traumatismes engendrés. Au passage  on y saisit des arguments  ayant vocation  à justifier le combat sans faiblesse des défenseurs de la laïcité contre tous les obscurantismes et les cléricalismes. On en trouvera ci-dessous  les traces :

1.Prédations délictuelles organisées sous protection divine

Préambule – Le constat d’une imposture

Depuis des décennies, l’Église catholique en France s’érige en gardienne morale de la société, prêchant la dignité humaine et la compassion divine. Pourtant, sous ce vernis sacré, se déploie un système de prédations qui profane ces idéaux. Le rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase, 2021) révèle un phénomène massif et systémique : entre 1950 et 2020, au moins 216 000 mineurs ont été victimes d’agressions sexuelles par des clercs, religieux ou religieuses, et plus de 330 000 si l’on inclut les laïcs liés à l’institution.​​

Systémie des prédations

Ces abus ne surgissent pas du hasard, mais d’une emprise organisée, ancrée dans la structure même de l’institution. Le clerc, investi d’un pouvoir absolu sur les âmes vulnérables, exploite confessions et retraites pour asservir, manipuler et violer, souvent en minimisant les actes comme des « faiblesses humaines ». Le droit canonique, censé régir cette justice interne, privilégie la protection des coupables : procédures confidentielles, sanctions tardives et inégalement appliquées, voire simples interdictions de contact avec les mineurs sans poursuites pénales effectives. Ainsi, des évêques et supérieurs ont systématiquement occulté les plaintes, transférant les prédateurs d’une paroisse à l’autre, perpétuant le cycle sous l’égide d’une « justice divine » qui n’est que complaisance hiérarchique.

Complicité sociale et inertie de l’État laïque

Dans une République laïque, fondée sur la séparation des Églises et de l’État depuis 1905, cette impunité est un scandale. L’État, garant des droits humains, ferme trop souvent les yeux, laissant le droit canon prévaloir sur la justice civile. Malgré les révélations de la Ciase et les auditions parlementaires, les poursuites restent rares, et les victimes se heurtent à un mur de silence institutionnel. La société civile, éduquée à révérer le sacré, hésite à confronter ce pouvoir millénaire, permettant à ces désordres de miner la confiance collective et la cohésion républicaine.​

Les victimes et la faillite morale du système

Les survivants portent des traumatismes irréparables : souvenirs intrusifs, dépression chronique, perte de confiance en soi et en autrui, souvent qualifiés de « peine de prison à vie ». Aggravés par la qualité des auteurs — figures paternelles spirituelles —, ces maux psychiques et sociaux se transmettent comme une malédiction, détruisant familles et communautés. L’institution, loin de réparer, impose silence et déni, aggravant la blessure par un second viol : celui de l’invisibilisation.

Appel à la lucidité et à la refondation éthique

Face à cet obscurantisme à bout de souffle, la raison et la science imposent un sursaut. Nulle protection divine ne saurait justifier la prédation humaine. Citoyens émancipés, exigeons que la justice laïque prime sur tout code interne, que les victimes soient indemnisées et écoutées à vie, et que l’institution rende des comptes sans délai. Brisons l’emprise : pour la dignité, la vérité et une société libérée des chaînes du faux sacré.

 NOTES

Rapport CIASE Français Complet (PDF 647 pages), p. 222-223 : « 330 000 victimes mineures de personnes en lien avec l’Église, dont 216 000 victimes de clercs ».

Rapport CIASE Français Complet, p. 159-174 : « dispositifs d’emprise institutionnelle ».

Rapport CIASE Français Complet, p. 297-300 : « péché contre la chasteté ».

Rapport CIASE Français Complet, p. 251-262 : « Une Église qui se protège du scandale ».

Rapport CIASE Français Complet, p. 99-111 : « l’ampleur des traumatismes ».

Rapport CIASE Français Complet, p. 181-199 : « la difficile sortie du silence ».

Rapport CIASE Français Complet, Synthèse p. 44 : « démarche de vérité et réparation ».

Wikipédia France : « massif et systémique ».

 Cet article  repose exclusivement sur des faits publics et vérifiés, notamment le rapport CIASE (2021) qualifiant les abus sexuels dans l’Église catholique de « massif et systémique » (216 000 mineurs victimes de clercs entre 1950-2020). Il critique une institution et ses pratiques, sans viser de personnes nommées. La liberté d’expression  est protégée par la loi du 29 juillet 1881 et l’article 10 de la CEDH.(voir les sources complètes en notes)II

II. Le journal d’Après Ciase (https://apres-la-ciase.fr)

      A. Voici les 17 articles pour la semaine du 9 au 15 février 2026, avec les sujets suivants :

CDC (8) CEF (33) Collège Rambaud, à La Brède (1) Collège Saint-Michel à Bruxelles (1) Communauté des Béatitudes (42) Compagnie de Jésus (20) Dépression (1) Diocèse d’Albi (5) Diocèse de Beauvais (5) Diocèse de Bordeaux (7) Diocèse de Bourges (1) Diocèse de Dijon (10) Diocèse de Rabat (10) Diocèse de Reims (7) Diocèse de Sens (7) Enseignement privé catholique (198) Espagne (7) Formation (98) Frère Daniel-Marie Thévenet (5) Frère Jack Mardesic (5) Frères des écoles chrétiennes (11) Institut Notre-Dame de Vie (3) Institution Jean-Paul-II à Compiègne (1) Les 3P (5) Mgr Éric de Moulins-Beaufort (18) Mgr Pascal Wintzer (7) Ordre des Frères Mineurs Conventuels, OFMconv (5) Père Daniel Prot (5) Père Eugeniusz Plater-Syberg (4) Père Jean-François Pinard (3) Père Peter Meulendijks (3) Père Sébastien Durand (1) Père Yves Grosjean (7) Philippe Madre (1) Suicide (5)

À Compiègne, le lycée privé Jean-Paul-II a ignoré pendant trois ans les alertes sur son directeur d’internat

Institution Jean-Paul-II à Compiègne (1) Enseignement privé catholique (198) Diocèse de Beauvais (5)

Il est a présent suspendu à titre conservatoire.

Abus sexuels sur mineurs dans l’Église catholique à Reims : communiqués de collectifs de victimes et du diocèse

Père Peter Meulendijks (3) Père Daniel Prot (5) Père Jean-François Pinard (3) Les 3P (5) Mgr Éric de Moulins-Beaufort (18) Diocèse de Reims (7)

Il est prévu qu’un appel à témoignages soit lancé par le diocèse.

Collège Rambaud, à La Brède : une enquête ouverte pour violences physiques et sexuelles

Collège Rambaud, à La Brède (1) Diocèse de Bordeaux (7) Enseignement privé catholique (198) Institut Notre-Dame de Vie (3)

Les victimes dénoncent une violence systémique. Les faits remontent aux années 70.

Décrets autorisant la privation de rémunération et amende pour les clercs

CEF (33) CDC (8)

Ces peines expiatoires, votées par les évêques, entrent en vigueur.

Frères des écoles chrétiennes : communiqué de Ampaseo

Frères des écoles chrétiennes (11) Enseignement privé catholique (198)

L’association compte parmi ses membres des victimes des écoles de la congrégation des Lassaliens.

Frères des écoles chrétiennes : l’indemnisation sous conditions

Frères des écoles chrétiennes (11) Enseignement privé catholique (198)

Les victimes peuvent parler des violences mais ne doivent pas critiquer les Lassaliens.

Frères des écoles chrétiennes : les témoignages reçus concernent maintenant 40 établissements

Frères des écoles chrétiennes (11) Enseignement privé catholique (198)

Communiqué de presse du collectif des victimes des lasalliens.

Frères des écoles chrétiennes : une avalanche de témoignages

Frères des écoles chrétiennes (11) Enseignement privé catholique (198)

Difficile de contester l’aspect systémique avec autant de témoignages publiés.

Journée mémorielle au Collège Saint-Michel de Bruxelles

Collège Saint-Michel à Bruxelles (1) Compagnie de Jésus (20) Enseignement privé catholique (198)

Elle était organisée par la Province jésuite d’Europe occidentale francophone.

L’Espagne aussi a eu ses _ »Magdalene laundries »_

Espagne (7)

Ce témoignage lève le voile sur une réalité peu connue.

Le père Sébastien Durand est condamné pour atteinte sexuelle

Père Sébastien Durand (1) Diocèse de Bourges (1)

Il est cependant acquitté pour les viols dont il était également accusé.

Les 10 erreurs les plus fréquentes quand on veut aider quelqu’un en dépression

Formation (98) Dépression (1) Suicide (5)

Et surtout, les alternatives qui aident réellement !

Ordre des Frères Mineurs Conventuels : communiqué du collectif de victimes nouvellement créé

Ordre des Frères Mineurs Conventuels, OFMconv (5) Frère Daniel-Marie Thévenet (5) Frère Jack Mardesic (5)

Les victimes peuvent dès à présent prendre contact par email.

Père Eugeniusz Plater-Syberg : nouvel appel à témoignages

Père Eugeniusz Plater-Syberg (4) Mgr Pascal Wintzer (7) Diocèse de Sens (7)

Mgr Wintzer renouvelle l’appel de septembre dernier.

Père Grosjean accusé de pédophilie : huit nouvelles victimes identifiées

Père Yves Grosjean (7) Diocèse de Dijon (10) Diocèse de Rabat (10)

Il pourrait donc être mis en examen prochainement pour ces nouveaux faits.

Philippe Madre a été débouté de son dernier recours à Rome

Philippe Madre (1) Communauté des Béatitudes (42) Diocèse d’Albi (5)

Il avait été renvoyé de l’état clérical en 2010 pour « abus sexuels ».

Vendredi 13 mars 2026 : journée annuelle de mémoire et de prière pour les personnes victimes d’agressions sexuelles

CEF (33)

Des ressources pour aider à mettre en œuvre un temps de mémoire et de prière dans les diocèses.


II. Voici les 10 articles pour la semaine du 16 au 22 février 2026, avec les sujets suivants :

Accueil Conseil et conciliation / Emprise et dérives sectaires (4) CEF (34) Communauté des Béatitudes (43) Conseil National pour la Protection des Mineurs (1) Diocèse de Dijon (12) Diocèse de Nantes (17) Diocèse de Soissons (2) Enseignement privé catholique (201) Etablissement d’Angreviers (Gorges) (5) Établissement Saint-Stanislas de Nantes (9) Formation (101) Frère Albert Maës (2) Frères des écoles chrétiennes (13) Guillaume Prévost (6) Légionnaires du Christ (1) Livre (10) Mgr Antoine Hérouard (12) Mgr Laurent Percerou (8) Missionnaires du Sacré-Cœur (2) Père Aimé Victor Bagala (1) Père Marcial Maciel (2) Père Yves Grosjean (8)

Appel à témoignages à Nantes : le bilan au bout de six mois

Établissement Saint-Stanislas de Nantes (9) Etablissement d’Angreviers (Gorges) (5) Mgr Laurent Percerou (8) Diocèse de Nantes (17) Enseignement privé catholique (201)

Sur les 102 signalements traités par le parquet de Nantes, 81 concernent le collège Saint-Stanislas.

Bibliographie récente sur les abus dans l’Église, par la CORREF

Formation (101) Livre (10)

La mise-à-jour de février 2026 vient d’être publiée.

Communauté des Béatitudes : enquête de la CEF au sujet du DIAM

Communauté des Béatitudes (43) Conseil National pour la Protection des Mineurs (1) Accueil Conseil et conciliation / Emprise et dérives sectaires (4) CEF (34)

Le questionnaire envoyé aux victimes analysé par le collectif CAVBéatitudes.

Diocèse de Soissons : un prêtre _fidei donum_ suspendu à titre conservatoire

Père Aimé Victor Bagala (1) Diocèse de Soissons (2)

Il est accusé de « faits de nature sexuelle ».

Frère Albert Maës : « Ils ont décidé, plus haut, d’étouffer l’affaire »

Frère Albert Maës (2) Missionnaires du Sacré-Cœur (2)

Le récit du surveillant qui avait découvert et dénoncé les crimes du frère Albert Maës en 1976.

Frères des écoles chrétiennes : nouveaux témoignages du Doubs à la Côte-d’Or

Frères des écoles chrétiennes (13) Diocèse de Dijon (12) Enseignement privé catholique (201)

On ne compte plus le nombre de témoignages médiatisés ces dernières semaines.

Frères des écoles chrétiennes : une clause de confidentialité pour _ »protéger des tiers »_

Frères des écoles chrétiennes (13) Guillaume Prévost (6) Enseignement privé catholique (201)

Une justification que chacun interprétera comme il le souhaite.

Le Trouble Dissociatif de l’Identité

Formation (101)

Deux vidéos de très grande qualité.

Père Yves Grosjean : l’étrange justification de Mgr Hérouard

Père Yves Grosjean (8) Mgr Antoine Hérouard (12) Diocèse de Dijon (12)

Malgré une psychothérapie pour revisiter son rapport aux jeunes, le prêtre aurait été au contact de mineurs.

Quelle est l’origine du charisme d’une communauté ?

Formation (101) Légionnaires du Christ (1) Père Marcial Maciel (2)

Une réflexion de Léon XIV au sujet des Légionnaires du Christ.

III. Voici les 9 articles pour la semaine du 23 février au 1er mars 2026, avec les sujets suivants :

Association les liens brisés (8) Collège Saint-Michel à Bruxelles (2) Compagnie de Jésus (21) Diocèse d’Agen (3) Diocèse de Bordeaux (8) Diocèse de Fort-de-France (2) Enseignement privé catholique (204) Famille de Saint-Joseph (2) Film (1) Formation (103) Frères des écoles chrétiennes (16) Mgr Alexandre de Bucy (4) Mgr Pierre-Marie Carré (1) Père Albert Stevens (1) Père Bernard de la Perraudière (1) Père Damian Howard (1) Père Dominique Peccoud (1) Père Fransec Peris (1) Père Gaël Giraud (2) Père Gilbert Lamande (3) Père Henry Collard (1) Père Jean Mambrino (2) Père Joseph-Marie Verlinde (2) Père Jules Francken (1) Père Lluis Tó (1) Père Louis Mouren (8) Père Marc de Clercq (1) Père Marko Rupnik (22) Père Patrick Phanor (1) Père Pierre Molinié (2) Père Renato Poblete Barth (1) Père Sauro de Luca (1) Père Yves Cheminan (1) Saint-Genès La Salle de Bordeaux-Talence (4) Sectes et dérives sectaires (10)

Diocèse de Fort-de-France : le père Phanor condamné à 12 ans de prison

Père Patrick Phanor (1) Diocèse de Fort-de-France (2)

Il a été reconnu coupable du viol d’un mineur de 16 ans.

Famille de Saint-Joseph : six plaintes déposées depuis 2020

Famille de Saint-Joseph (2) Père Joseph-Marie Verlinde (2) Mgr Pierre-Marie Carré (1)

La Famille de Saint-Joseph avait « réfuté, aujourd’hui comme hier, avec la plus grande fermeté, les accusations calomnieuses dont [elle a] été l’objet ».

Film : La maman du bourreau

Formation (103) Film (1)

Une fiction diffusée par France Télévisions.

Frères des écoles chrétiennes : « La violence était systémique », selon le cofondateur du Collectif des victimes des Lasalliens

Frères des écoles chrétiennes (16) Enseignement privé catholique (204)

« Nous considérons que c’était dans le projet des frères lasalliens de 1950 à l’an 2000 ».

Frères des écoles chrétiennes : « les députés Paul Vannier et Violette Spillebout interpellent le ministre de l’Education nationale

Frères des écoles chrétiennes (16) Enseignement privé catholique (204)

Ils demandent au ministre les mesures immédiates qu’il souhaite prendre.

La proposition de loi « Vannier-Spillebout » ne sera pas examinée pour le moment

Elle n’a pas été retenue par la conférence des présidents de l’Assemblée nationale.

La Salle Félix Aunac à Agen : le directeur mis à pied

Frères des écoles chrétiennes (16) Enseignement privé catholique (204) Diocèse d’Agen (3) Mgr Alexandre de Bucy (4) Saint-Genès La Salle de Bordeaux-Talence (4) Diocèse de Bordeaux (8)

Il est accusé de « comportements inappropriés » commis à Saint-Genès La Salle de Bordeaux.

Le collectif des victimes d’agressions sexuelles de jésuites (covijes) publie une liste de jésuites mis en cause

Compagnie de Jésus (21) Père Yves Cheminan (1) Père Marc

Une liste à retrouver sur leur site Internet.

Sectes et dérives sectaires : retour à la réalité

Formation (103) Sectes et dérives sectaires (10)

Une experte de sectes analyse des films.

 

IV. Voici les 12 articles pour la semaine du 2 au 8 mars 2026, avec les sujets suivants :

Abbé Jean-François Guérin (3) Abbé Jean-Louis Béchu (3) CDC (9) Chapelle aux icônes, à Cambo-les-Bains (2) Collège Saint-Charles de Chauny (2) Communauté Saint-Martin (3) Congrégation de Bétharram (77) Diocèse de Bayonne (59) Diocèse de Lyon (17) Diocèse de Quimper (19) Diocèse de Rouen (2) Diocèse de Soissons (3) École Sainte-Marie à Quimper, dite le Likès (4) Enseignement privé catholique (208) Ensemble scolaire La Salle-Passy Buzenval (2) Formation (107) Frères des écoles chrétiennes (18) Kreisker-Sainte-Ursule, à Saint-Pol de Léon (5) Père Beñat Segure (5) Père Louis Ribes (5) PIC La Salle à Béziers (2) Saint-Genès La Salle de Bordeaux-Talence (7) Saint-Jean-Baptiste de La Salle à Rouen (4)

A Givors, il reste encore un vitrail du prêtre pédocriminel Louis Ribes

Père Louis Ribes (5) Diocèse de Lyon (17)

Ces œuvres ne représentent qu’une chose : « Ce sont des scènes de crime », selon une victime.

Abbé Jean-Louis Béchu : création d’un collectif

Abbé Jean-Louis Béchu (3) Kreisker-Sainte-Ursule, à Saint-Pol de Léon (5) Diocèse de Quimper (19)

Sept victimes se sont manifestées à l’Église, et le collectif aurait connaissance de davantage de cas.

Abus et violences dans l’Église : peut-on invoquer la miséricorde ?

Formation (107)

Un article très intéressant publié dans La Vie.

Affaire Bétharram : La commission d’enquête craint « un nombre important » de victimes en Côte d’Ivoire

Père Beñat Segure (5) Congrégation de Bétharram (77) Enseignement privé catholique (208)

Six personnes de nationalité ivoirienne ou originaires de ce pays ont déjà dénoncé des faits d’agression sexuelle.

Chapelle aux icônes, à Cambo-les-Bains : son origine reconnue avec l’apposition d’un panneau

Chapelle aux icônes, à Cambo-les-Bains (2) Diocèse de Bayonne (59)

Des prêtres pédophiles soignés au Pays basque ont contribué à sa construction.

Collège Saint-Charles de Chauny : un enseignant condamné à 24 mois de prison

Collège Saint-Charles de Chauny (2) Enseignement privé catholique (208) Diocèse de Soissons (3)

Il était poursuivi pour agression sexuelle et corruption de mineur de moins de 15 ans.

Frères des écoles chrétiennes : un collectif de victimes affirme avoir recensé 165 victimes mineures d’agressions sexuelles et physiques

Frères des écoles chrétiennes (18) Enseignement privé catholique La congrégation « déplore cette campagne médiatique ».

L’abbé Guérin, ambivalent fondateur de la communauté Saint-Martin

Communauté Saint-Martin (3) Abbé Jean-François Guérin (3)

Une enquête du journal La Croix.

Les abus dans les communautés monastiques féminines

Formation (107)

Une conférence d’Isabelle Jonveaux, sociologue, disponible sur Internet.

Quelques repères à propos du droit canonique

Formation (107) CDC (9)

Une interview de Mgr Patrick Valdrini.

Révision de la _ratio fundamentalis institutionis sacerdotalis_

Formation (107)

Rapport de Synthèse du groupe d’étude du Synode des Évêques.

Saint-Jean-Baptiste de La Salle à Rouen : de très nombreux témoignages

Saint-Jean-Baptiste de La Salle à Rouen (4) Frères des écoles chrétiennes (18) Enseignement privé catholique (208) Diocèse de Rouen (2)

Cet établissement a été très cité dans l’actualité de cette semaine.

 

C.Le dossier de La Croix : l’Eglise face à la pédophilie et aux abus sexuels

 

Le 6 septembre 2024, un rapport a dévoilé de nouveaux témoignages qui accusent l’abbé Pierre de violences sexuelles.

En savoir plus

Écoles catholiques lasalliennes : 165 victimes d’agressions sexuelles et physiques recensées

Un collectif d’anciens élèves des écoles lasalliennes a affirmé, lundi 2 mars, avoir recensé 165 victimes d’agressions sexuelles et physiques commises depuis les années 1950 dans 46 établissements. Le collectif réclame à la congrégation de reconnaître sa responsabilité et de créer un fonds de réparation.

2 marUn collectif d’anciens élèves d’établissements du réseau catholique des Lasalliens affirme, lundi 2 mars 2026, avoir recensé 165 victimes mineures d’agressions sexuelles et physiques commises depuis les années 1950 dans 46 établissements de la congrégation.

 Le charisme après le scandale : ce que Léon XIV dit vraiment aux Légionnaires du Christ

LETTRE DU VATICAN. Jeudi 19 février, le pape Léon XIV s’est à nouveau adressé à des membres d’une œuvre fondée par le pédocriminel Marcial Maciel. L’occasion de réfléchir à nouveaux frais sur la dialectique biblique entre l’arbre et les fruits. Chaque samedi, l’envoyé spécial permanent de La Croix au Vatican vous dévoile les coulisses du plus petit État du monde.

Par Mikael Corre21 févr. ChroniqueMikael Corre, envoyé spécial permanent à Rome.

Violences sexuelles : un diocèse du New Jersey va verser 180 millions de dollars à des victimes

Le diocèse de Camden, dans le New Jersey, a accepté de verser 180 millions de dollars dans le cadre d’un accord avec plus de 300 victimes de violences sexuelles commises par des prêtres dans les années 1970 et 1980, a-t-on appris jeudi 19 février auprès de ce diocèse.

19 févr.Le diocèse de Camden a accepté de payer 180 millions de dollars à des victimes d’abus, a-t-on appris jeudi 19 février. (Photo d’illustration)

 Violences sexuelles chez les Frères des écoles chrétiennes : une « clause de confidentialité » qui ne passe pas

Des victimes de violences sexuelles chez les Frères des écoles chrétiennes dénoncent la « clause de confidentialité » contenue dans leur protocole d’indemnisation. Si une telle clause n’est pas illégale, elle va à l’encontre de l’esprit de la justice restaurative promue dans l’Église.

13 févr. AnalyseLa Commission reconnaissance et réparation, instance officielle de la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref), s’est désolidarisée des Frères des écoles chrétiennes en 2023.

 Violences sexuelles : un ancien modérateur des Béatitudes définitivement condamné par l’Église

INFO LA CROIX. L’ancien modérateur de la communauté des Béatitudes Philippe Madre, renvoyé de l’état clérical en 2010 pour « abus sexuels », a été débouté de son dernier recours à Rome en janvier 2026. La décision a été communiquée à plusieurs victimes présumées, qui regrettent que l’ex-diacre n’ait pas été aussi condamné par la justice civile.

11 févr. ExplicationLa communauté des Béatitudes, implantée à Nay (Pyrénées-Atlantiques), est confrontée à un lourd passif.

Affaire Bétharram : un deuxième homme mis en examen pour viol

Le parquet de Pau a annoncé jeudi 5 février la mise en examen d’un deuxième homme pour viol dans le dossier Bétharram. Cet ecclésiastique né en 1963 est accusé par un ancien élève d’un fait survenu entre 1993 et 1996. L’établissement du Sud-Ouest fait l’objet de près de 250 plaintes.

5 févr.Un deuxième homme a été mis en examen pour viol dans l’affaire Bétharram, jeudi 5 février 2026.

 Abus sexuels : la méthode Léon XIV

LETTRE DU VATICAN. Dans deux discours publiés jeudi 29 janvier, le pape a à peine abordé la question des abus, pourtant attendue dans ce contexte, et sans mots forts. Chaque samedi, l’envoyé spécial permanent de La Croix au Vatican vous dévoile les coulisses du plus petit État du monde.

Par Mikael Corre31 janv. ChroniqueMikael Corre, envoyé spécial permanent à Rome.

La commission présidée par Hervé Giaume a montré que 1489 abus ont été initiés au sein des Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre par mère Marie-Agnès.

 Mère Marie-Élie Hancock : « Si cette souffrance peut servir à quelque chose, cela sera réconfortant »

Depuis 2020, Mère Marie-Élie Hancock est la prieure générale des Bénédictines du Sacré-Coeur de Montmartre, congrégation ayant été victime d’abus spirituels et d’emprise psychologique pendant quarante ans. Elle commente en exclusivité le rapport de la Commission sur les abus spirituels et les emprises psychologiques, qui lui a été remis le 14 janvier.

17 janv. EntretienMère Marie-Élie Hancock, prieure générale des Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre, au prieuré de Béthanie, dans les Yvelines, le 16 janvier 2026.

 

IV . Les nouvelles de GOLIAS

  

        1.Une force vive : Plaidoyer pour le catholicisme d’ouverture

par

Patrice  Canette

 

Golias ,4 mars 2026

https://www.golias-editions.fr/2026/03/04/une-force-vive-plaidoyer-pour-le-catholicisme-douverture/

 

Des réseaux, groupes, associations rassemblent des catholiques d’un pôle que les observateurs désignent comme « d’ouverture » et « de témoignage ».

 

 

Ils s’inscrivent dans des sensibilités et des logiques diverses combinées au long des parcours de vie, souvent articulées et complémentaires.

 

Leur fidélité les conduit à vouloir changer l’Église de l’intérieur sans jamais renoncer ; à placer l’Évangile avant les normes, la règle, la discipline, la doctrine ; à oser nommer les dysfonctionnements, les contradictions, les errements et les abus pour ouvrir un chemin de vérité ; à vivre dès maintenant l’Église qu’ils espèrent ; à privilégier la transformation du monde avant celle de l’institution ; à changer les représentations pour transformer les pratiques ; à appartenir sans tout accepter ou cautionner.

 

Ils ont en commun de vouloir une Église en mouvement pour que le cœur de la foi chrétienne reste un chemin permettant aux femmes et aux hommes de s’accomplir. De vouloir relire, reformuler l’expression de la foi pour qu’elle soit audible. De vouloir que l’Évangile demeure toujours l’instance critique permanente et récurrente de légitimation et de réforme de l’organisation, de la discipline et de la doctrine de l’Église. De vouloir que la tradition soit regardée comme une médiation nécessaire, mais non suffisante, de la compréhension critique de la vérité chrétienne. De vouloir que l’autorité magistérielle de l’Église, ses instances conciliaires ou synodales se réfèrent de manière permanente et opératoire au sensus fidelium. De vouloir une Église engagée dans le projet social et politique d’une société qui cherche les voies d’une réforme des ambitions et des catégories qui définissent son idéal d’émancipation collective et individuelle et d’affirmation de légale dignité de tous, qui cherche à se refonder sur une ontologie et une anthropologie qui prennent en compte les enjeux du XIXe siècle : l’expression de nouvelles attentes et revendications, la crise écologique, les inégalités grandissantes… un rapport au monde, aux autres et à soi qui sait notre commune vulnérabilité et fragilité.

 

Ces convictions essentielles les catholiques d’ouverture ne disent pas qu’elles leur appartiennent mais qu’elles les mobilisent, fondent et nourrissent leurs engagements. Elles sont pour eux le socle qui permet à l’Église d’être l’Église de l’incarnation d’un Dieu amoureux du monde.

 

Les catholiques d’ouverture sont minoritaires. Ils l’étaient hier déjà. Comment aujourd’hui habiter cette réalité sans amertume ni découragement ? Quel en est le sens, la vocation, la responsabilité ? Comment vivre cette condition minoritaire comme une exigence, un appel ?

Voilà sans doute des questions à prendre en compte quand les risques de fermeture, de replis, les tentations néoconservatrices sont bien là.

 

Le catholicisme d’ouverture s’est-il donné véritablement dans les moments d’attente que nous vivons et les nouvelles circulations des idées et des informations, les moyens de dire publiquement et de manière forte ce que son appartenance à l’Église aujourd’hui représente, signifie et permet, apporte à l’ensemble du corps ecclésial, apporte à la société, et qui ne lui appartient pas ?

 

Comment faire collectivement de cette manière de s’inscrire dans la tradition et la mission, une force spirituelle, intellectuelle et morale ?

 

Là aussi la question doit être reprise, partagée par l’ensemble des groupes, associations et réseaux qui sont acteurs et témoins d’une manière de participer à la vie ecclésiale, que beaucoup, dans les paroisses – blessés trop souvent par des pratiques pastorales excluantes – s’efforcent de vivre. Ce catholicisme ouvert des paroisses que le spectaculaire du retour aux formes anciennes des pratiques mises au service d’un projet politique cache et qui pourtant rejoint le plus grand nombre, a besoin que la force de ses convictions et la nouveauté de ses promesses soit clairement et collectivement dites.

 

Sur des questions largement partagées, qui touchent aux situations de vie, à l’intime n’est-il pas urgent qu’une autre parole soit élaborée et portée par le catholicisme d’ouverture à la connaissance de tous ? Quel sont les rapprochements qui autoriseront à parler ensemble, de manière ouverte et confiante, convaincante et inspirante ? A inventer pour aujourd’hui un inter éthique qui éloigne des pièges politico-religieux mortifères de l’hostilité aux nouvelles émancipations, ne cède pas à la tentation de vouloir toujours imposer des normes, cesse de laisser à penser qu’un humanisme séculier ne serait pas ou serait moins humain ? La vérité de la fraternité, de la relation existentielle, de la dignité ne l’emportent-ils pas sur l’objectivité « naturelle » des principes éthiques ?

 

Le catholicisme d’ouverture, non pas parce qu’il est minoritaire, mais parce qu’il est un appel, ne peut se satisfaire de l’invisibilité et, à terme, de l’aphasie. Il est pluriel et tant mieux. Il est éparpillé, dispersé, et doit mieux se coordonner. Le rapprochement de ses associations, de ses groupes et de ses réseaux est, en quelque sorte, une obligation. Il a commencé.

 

Quelle forme nouvelle, inédite lui donner qui soit capable de rassembler, mettre en échange et débat ses différentes sensibilités et engagements ?

 

Faut-il mettre en place un « hub logistique », une plateforme mutualisée — lieu de circulation des idées, des personnes, des projets et des ressources. Un espace de convergence, de fécondité collective qui aurait pour ambition de rendre plus visible, plus audible, plus encourageant, mobilisateur et entreprenant ses entreprises, de parler quand il est nécessaire et urgent d’une seule voix ?

 

Le catholicisme d’ouverture ne peut se contenter de parier sur les effets d’un héritage implicite du concile Vatican II. Il porte collectivement la responsabilité de la transmission aux jeunes génération. Il vieillit comme vieillit le catholicisme dans son ensemble en France.
Il est face au défi d’une Église qui pour être une Église fidèle à son fondateur doit affronter une crise de crédibilité, de langage et de transmission sévère et se transformer Ce défi n’est pas seulement institutionnel : il est aussi doctrinal ; il est aussi anthropologique, culturel, civilisationnel.

 

Faut-il suggérer à l’instar de beaucoup, qu’à terme les groupes, réseaux, associations qui réunissent les catholiques d’ouverture mobilisent autour d’eux et organise ensemble des assisses, des état-généraux, une convention, une conférence nationale, peu importe ici le terme, pour définir des priorités communes et prioriser des actions, penser et imaginer l’avenir ?

 

Être catholique d’ouverture ensemble est en tout cas plus que jamais aujourd’hui une vocation — et une responsabilité. 

 

Patrice Canette

2. Communauté de Sitio : que fait le diocèse de Dijon?

par

Golias,25 février 2026

 

https://www.golias-editions.fr/2026/02/25/communaute-de-sitio-que-fait-le-diocese-de-dijon/

 

Le 27 janvier 2026, l’évêque de Dijon Antoine Hérouard, a publié un communiqué intitulé
«  Information au sujet du père Patrick-Marie Févotte » dans lequel il fait état de  la demande de retour à l’état laïc de ce prêtre, membre de la communauté de Sitio :  « Après avoir vécu sa mission de Curé de Longvic en 2024-2025, le Père Patrick-Marie Févotte, dans les nombreux entretiens que j’ai pu avoir avec lui m’a fait part de son désir de prendre du recul. Il n’a donc pas reçu, à sa demande, de nouvelle mission pastorale pour l’année 2025-2026. » Mais les véritables informations contenues dans ce communiqué se situent bien ailleurs puisque, malgré des détours et des allusions, Antoine Hérouard évoque les graves dérives à l’œuvre au sein de la communauté.

 

Ainsi, selon l’évêque, la mise en retrait du prêtre «  est l’aboutissement d’un processus de prise de conscience et de vérité, suite à des signalements de comportements inappropriés à l’encontre de femmes adultes et à une sanction canonique en 2021.  Dans ce processus il a été révélé que le père Patrick-Marie Févotte a été victime d’agressions sexuelles de la part du père Claude-Marie Millet. Elles se sont déroulées sur plusieurs années jusqu’à son ordination diaconale en 1987, dans un contexte d’emprise qui a perduré ensuite. » La prise de conscience de ces éléments a entraîné le départ du père Patrick-Marie Févotte de la Communauté de Sitio en septembre 2024.

 

3. Les évêques allemands mettent en garde contre la montée de l’extrême droit

par

Golias, 4 mars 2026

https://www.golias-editions.fr/2026/03/04/les-eveques-allemands-mettent-en-garde-contre-la-montee-de-lextreme-droite/

 

Des élections vont avoir lieu dans les jours qui viennent dans deux Länder de la République Fédérale d’Allemagne. Lors de sa conférence de presse qu’il a donnée à Würzburg, à l’issue de son élection, le nouveau président de la Conférence des évêques a exprimé au nom des évêques une position claire et argumentée: ils mettent en garde contre la montée de l’extrême droite : « Surveillez attentivement leur rhétorique superficielle. Protéger la démocratie. »

 

 

«Nous appelons le public à veiller attentivement et à ne pas être séduits par la rhétorique superficiellement attrayante de l’AfD », a déclaré le président de la Conférence épiscopale : « De Würzburg, je dis clairement: Tuez-le dans l’œuf ! Nous protégeons notre démocratie. » Interrogé sur une éventuelle interdiction du parti d’extrême droite, Il a renvoyé la question aux responsables politiques, mais. il a bien fixé la relation entre l’Eglise catholique et l’AfD : « Le nationalisme ethnique et les slogans qui méprisent la dignité humaine n’ont pas leur place dans l’Église catholique. »

 

4. Ils ont tué l’espérance

par

Golias , 25 février 2026

 

https://www.golias-editions.fr/2026/02/25/ils-ont-tue-lesperance/

 

Golias mentionne souvent que des chrétiens nombreux se sont éloignés de l’Eglise, notamment depuis le rapport de la Ciase sur les abus sexuels systémiques, très souvent pédophiliques, et en particulier du fait que la hiérarchie catholique les a trop souvent couverts.

 

Mesure-t-on bien que dans ces départs, le plus souvent, il ne s’agit pas d’un simple « retrait », éventuellement momentané, mais d’une perte de confiance radicale qui attaque l’espérance chrétienne elle-même. La gravité de ce qui est advenu reste sous-estimée, et la dénonciation du cléricalisme, nécessaire, ne suffit pas à rendre compte de la façon dont le sol s’est dérobé sous nos pieds. Car il ne semble pas y avoir eu de prise de conscience fondamentale et décisive, sauf chez certains, par exemple à l’Inirr et à la Corref qui reçoivent des victimes et mettent en œuvre des indemnisations. On sait mieux maintenant qu’outre les abus sexuels, nombre d’abus spirituels ont été commis depuis longtemps. Mais les discours moralisants n’ont pas changé, on ne voit pas la trace d’une blessure brûlante qui éviterait la bonne conscience et le dogmatisme des prises de position, les structures de pouvoir sexistes restent en place, et l’on sent parfois revenir le déni, avec l’impatience de passer enfin à autre chose.

 

5. Les « Epstein files » dans l’espace mondialisé

par

Golias,18 février 2026

https://www.golias-editions.fr/2026/02/18/les-epstein-files-dans-lespace-mondialise/

 Par Gilias

 

Jeffrey Epstein, déjà condamné en 2006 dans une affaire de sollicitation de prostituées mineures, avait de nouveau été inculpé en 2018 pour trafic sexuel de mineurs et incarcéré pour être retrouvé pendu dans sa cellule en août 2019. Son procès avait été déclaré clos par la justice en juillet 2025, mais devant les réactions de sa base électorale Maga, Trump a été contraint de signer le 19 novembre dernier la loi1 exigeant la publication des « Epstein files ». Il l’avait pourtant promis pendant sa campagne de 2024, ses électeurs surent le lui rappeler. Il a d’abord tergiversé en publiant des éléments par à-coups, tentant en décembre une diversion sur quelques noms, comme Bill Clinton, mais, en très mauvaise posture politique, l’épée dans les reins, il a brutalement choisi l’effet blast en publiant le 30 janvier trois millions et demi de documents, provoquant le souffle dévastateur d’une explosion et, comme un Tonton flingueur, en dispersant, en éparpillant par petits bouts, façon puzzle, en camouflant les graves accusations de crimes sexuels qui pèsent sur lui dans la masse des informations livrées à l’opinion publique.

Des tombereaux d’informations boueuses

Les « Epstein files » désignent l’ensemble des archives déclassifiées liées au procès. Les trois millions et demi de documents qui ont été mis en ligne par le département de la Justice américain sont consultables et téléchargeables sur leur site2. On y trouve des dépositions de victimes, des pièces judiciaires (plaintes, pièces à conviction, témoignages, transcriptions de procès), des mails, des agendas, des carnets d’adresses, des photos et des vidéos. Certains documents sont noircis sans explications ou logique apparente, soit disant pour protéger des actions judiciaires en cours ou les victimes alors que les noms et les images de beaucoup d’entre elles sont jetés en pâture, alimentant toutes les thèses conspirationnistes sur les protections réelles et supposées dont a bénéficié le prédateur, ses clients, fournisseurs, obligés ou complices. Les « Epstein files » viennent de sources multiples, ils ont des valeurs probantes très diverses et forment un amas documentaire qui devrait encore enfler.

 

6. La FSSPX choisit la rupture

par

Golias, 4 mars 2026

https://www.golias-editions.fr/2026/03/04/la-fsspx-choisit-la-rupture/

 

Il y a quelques jours, la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) décidait de faire pression sur le Vatican en annonçant son intention de consacrer de nouveaux évêques le 1er juillet prochain, sans l’accord du pape. (Cf. Golias Hebdo n° 901) En réaction, le préfet du dicastère pour la Doctrine de la foi, le cardinal Víctor Manuel Fernández, a organisé une rencontre le 12 février 2026 avec le supérieur de la Fraternité, Davide Pagliarani. A l’issue de la rencontre, le Vatican a intelligemment orienté les discussions sur des désaccords doctrinaux plutôt que disciplinaires. Un « parcours de dialogue spécifiquement théologique » a donc été proposé à la FSSPX, avec une méthodologie bien définie, afin de mettre en évidence « le minimum requis » pour la pleine communion avec l’Église catholique. Il s’agirait par la suite « de définir un statut canonique pour la Fraternité » dont les membres sont toujours désaffiliés de tout diocèse ou institut reconnu.

 

7.Franciscains conventuels : les victimes s’organisent en collectif

 

par

Golias, 25 février 2026

https://www.golias-editions.fr/2026/02/25/franciscains-conventuels-les-victimes-sorganisent-en-collectif/

 

Il aura fallu plusieurs années pour qu’enfin, les lignes bougent au sein de la Custodie de France‑Belgique des Frères Mineurs Conventuels (OFMConv). Nous avions pourtant tiré la sonnette d’alarme.

 

 

Dès 2023, Golias révélait les coulisses peu reluisantes entourant le frère Daniel-Marie Thévenet [Golias n° 783, septembre 2023]. À l’époque, l’institution avait opté pour une sainte inertie, espérant que l’orage passerait sans mouiller ni leurs sandales, ni celles du neo-cardinal Bustillo. Les frères incriminés poursuivaient leur chemin, sous l’œil mi-clos d’une autorité passée maître dans l’art de ne rien voir.

 

Mais l’Esprit souffle parfois où on ne l’attend plus (pendant que le diocèse de Bruxelles-Malines dort ?). Une enquête préliminaire interne à l’Ordre a fini par rendre des conclusions suffisamment lourdes pour être expédiées directement à Rome, au Dicastère pour la Doctrine de la Foi. On parle désormais de delicta graviora. L’heure n’est plus aux goupillons d’eau tiède, même si, d’expérience, on n’est jamais à l’abri d’un revirement de dernière minute dans les couloirs du Vatican.

 

Ce sursaut de lucidité coïncide avec l’Assemblée pré-capitulaire de la Custodie Franciscaine réunie cette semaine à Lourdes. Pendant que la vérité sur la situation se fraye un chemin en interne, la parole se libère. Des personnes de l’entourage des frères, témoins et victimes de situations abusives, ont décidé de s’organiser. En se constituant en collectif, elles entendent peser pour exiger la transparence due sur les sanctions et le suivi.

 

Pour que la vérité ne soit plus une option facultative, le collectif lance un appel aux éventuelles autres victimes : collectifvictimes.ofmconv@gmail.com

Ci-dessous, le texte intégral du communiqué:

***

Communiqué du Collectif des victimes OFMConv

Jeudi 12 février 2026

Le Collectif des victimes OFMConv prend acte des conclusions de l’enquête préliminaire sur les frères Daniel Marie Thévenet et Jack Mardesic communiquées le 24 décembre dernier, et souligne avec satisfaction la reconnaissance d’une matière grave aux accusations portées.

Il salue les mesures conservatoires prises à leur encontre

Toutefois, il regrette qu’il n’y ait pas eu d’enquête plus tôt, et que les mesures conservatoires ne soient pas davantage détaillées, ce qui permettrait de mieux protéger les fidèles. Alors que la Custodie se rassemble en Assemblée pré-capitulaire du 9 au 13 février à Lourdes, le Collectif assure les frères comme les victimes de sa vigilance tout au long de la procédure canonique désormais entre les mains du Dicastère pour la Doctrine de la Foi.

 

Par ailleurs, le Collectif aimerait savoir avec toute la transparence nécessaire les suites concernant le frère Jack : les plaintes à son encontre ont-elles été également transmises au dicastère pour la doctrine de la foi ? Puisqu’il n’est pas prêtre; au-delà des mesures conservatoires, quelles sanctions ont été ou vont être prises ? Où et dans quel cadre a-t-il été envoyé ?

 

Le Collectif invite enfin la Custodie à partager largement l’annonce de sa création afin que les victimes puissent se manifester à l’adresse mail suivante : collectifvictimes.ofmconv@gmail.com

 

8. Police municipale : le faux débat

par

Golias,4 mars 2026

https://www.golias-editions.fr/2026/03/04/police-municipale-le-faux-debat/

 

Le débat des municipales se focalise sur l’extension des pouvoirs de la police municipale. Une mesure qui serait justifiée par une hausse des actes délictueux, démentie par les statistiques.

Dans une France sans imagination, de plus en plus inégalitaire et dans laquelle les partis qui se sont succédé au pouvoir reprennent les fantasmes sécuritaires de l’extrême droite, la police municipale a été placée au centre des débats de la campagne électorale, aussi bien par les maires sortants que par une partie de ceux qui aspirent à les remplacer. L’idée selon laquelle, aucun candidat à une mairie ne peut se permettre de faire l’impasse sur cette thématique, voire d’en faire une priorité, s’est répandue partout : « Le candidat à ce scrutin qui prétendra arriver sans faire figurer les mots “police municipale” sur son programme peut économiser des frais de campagne, il n’a aucune chance dans ces élections », a ainsi déclaré une journaliste de la rédaction de BFM TV, le 12 décembre dernier (Alternatives économiques, 13.02.26).

 

« A trois mois du scrutin, la police municipale – ou plutôt les polices municipales – en constituent aussi l’un des enjeux », écrivait le quotidien Le Monde, fin décembre. Cette effervescence s’explique en partie par le choix du gouvernement de présenter au Parlement, avant les élections, un projet de loi prévoyant une extension des pouvoirs des policiers municipaux. Leurs effectifs atteignaient « 28 161 agents recensés en 2023, en hausse de 45 % depuis 2012, en font la ‘‘troisième force’’ de l’ordre après la police (151 000) et la gendarmerie (98 000) » (Le Monde, 29.12.25).

 

Une majorité des policiers municipaux sont désormais armés, y compris de plus en plus souvent d’armes létales. Leurs dépenses de fonctionnement atteignaient 2,3 milliards d’euros en 2024, selon l’Observatoire des finances et de la gestion publique locales, avec une augmentation deux fois plus rapide que la moyenne des services municipaux (Alternatives économiques, 13.02.26). Après une multiplication par 5 de ses effectifs depuis sa création dans les années 1980, la police municipale pèse sur les comptes des près de 5 000 communes qui s’en sont dotées.

 

 Que les rédacteurs en chef des medias ayant permis ces emprunts soient très cordialement remerciés .

 

 

Petite chronique d’après Ciase et Betharram (VII)

On sait que « le mal » est systémique et qu’à ce titre les tristes évènements  qui alimentent de semaine en semaine  cette chronique  fournissent l’opportunité de faire connaître en les dénonçant les turpitudes cléricales  se déroulant au sein de l’église catholique et ses institutions. Cette systémie pourrait-elle par bonheur être interrompue et l’énergie qui y est investie ne pourrait-elle trouver meilleur emploi pour le bien public ?

Les effets pervers des abus et de l’emprise ecclésiale se lisent à la fois dans les trajectoires intimes des victimes et dans des déformations durables de la vie sociale, politique et spirituelle de nos sociétés. L’un des enjeux de cette chronique peut être précisément de faire émerger ce lien entre blessures individuelles et altération collective de la confiance dans les institutions.

1. Point de départ : la parole des victimes

Les abus entraînent, chez une majorité de victimes, des conséquences graves et durables sur la vie affective, sexuelle et familiale, avec parfois un « empêchement d’être et de vivre » qui se prolonge sur des décennies.

La blessure touche la confiance en soi, la capacité de jugement, la vie relationnelle et parfois la possibilité même d’habiter une vie spirituelle, ce qui distingue ces violences d’autres formes d’agression.

2. De l’emprise spirituelle à la crise de sens

L’abus spirituel attaque la « boussole intérieure » en visant croyances, valeurs, buts de vie, au point de priver la personne de repères pour s’orienter et décider par elle‑même.

Beaucoup de victimes traversent une crise existentielle et spirituelle, allant du doute radical à l’impossibilité de croire sans raviver la blessure, ce qui affecte aussi la manière dont la société parle de foi, de Dieu et du sacré.

3. Effets structurels sur les institutions

Les travaux de la CIASE qualifient le phénomène d’« abus sexuels dans l’Église » de massif et systémique, ce qui engage la responsabilité de l’institution dans ses modes de sélection, de formation et de gouvernance.

 L’« excessive sacralisation de la personne du prêtre », la marginalisation des laïcs et des femmes, et l’incapacité à entendre les signaux faibles ont entretenu un système de déni, de silence et de protection des agresseurs.

4. Répercussions sociétales : confiance, droit, politique

L’ampleur révélée des violences, notamment dans le rapport Sauvé, ébranle la confiance sociale non seulement dans l’Église, mais aussi dans les institutions supposées protectrices (écoles, associations, mouvements éducatifs, etc.).

Sur le plan juridique et politique, la reconnaissance du caractère massif des abus pousse à réinterroger les régimes de responsabilité, de réparation et de prévention, et redessine la frontière entre pouvoir religieux et État de droit.

Quoi qu’il en soit et dans l’attente , sur ce site on se propose de tenir un  « journal de bord » en collationnant les faits rapportés  dans des médias qu’on ne saurait accuser de mener des investigations partielles ou partiales.

Les visiteurs trouveront donc, en cliquant ici, le  7è épisode de cette chronique intarissable qui révèle, entre autres, certains désordres et abus qui eurent cours dans un établissement catholique quimpérois sous contrat désigné couramment par « Le  Likès » (L’école Sainte-Marie, dite école des « Likès », a été fondée à Quimper (Finistère) en 1838 par les Frères des écoles chrétiennes (encore appelés « Lasalliens ») pour l’enseignement des enfants pauvres de la campagne environnant la ville. ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Lik%C3%A8s  ).

 Que les responsables des medias concernés par cette recherche et notamment Christian Terras soient remerciés de nous permettre  ces emprunts ouvrant, pour la plupart, à la vérité de faits délictueux.

La réalité de l’intérêt de l’écriture inclusive

La question est-elle de savoir qui a pondu l’œuf?

 

Comme on le sait, la question restera encore sans réponse.  Mais dans l’attente on peut encore tenter d’être utile en se référant pour l’exemple  à l’assertion de Benjamin Franklin « Travail : ne perdez pas de temps, soyez toujours occupé à quelque chose d’utile. Supprimez tout ce qui n’est pas nécessaire. ». Et pourtant on parle ici d’écriture et notamment  de celle qui faisait partie du triptyque inscrit  en lettres d’or dans les lois scolaires de la 3è République  savoir «  Lire, Écrire et Compter ». On conviendra que sans lui  aucune émancipation populaire n’eût été possible et que Savoir écrire ce n’est pas nécessairement Écrire savoir.

Les années et les Républiques ont passé laissant place à des fondamentaux enseignés à l’École eux-mêmes confrontés à l’emprise inexorable des applications d’intelligence artificielle  qui n’exonéreront pas de savoir écrire et encore moins de savoir  penser ! Mais en quoi et comment l’acte d’écrire peut-il être qualifié outre des attributs de qualité enseignés par nos maîtres et leur appropriation par tout un chacun,d’inclusif ou d’exclusif ? Il ne s’agit plus ici de faire  seulement référence aux règles de  la lexicologie et ou de la linguistique.

On pourra, en première approximation, trouver matière à réflexion et entrevoir certains des enjeux attachés au  duo sinon  au dilemme  INCLUSION-EXCLUSION dans le texte qui suit (T.R. ; 2026) :

« L’écriture inclusive désigne un ensemble de pratiques linguistiques visant à rendre la langue française plus égalitaire du point de vue du genre, en évitant que le masculin ne soit systématiquement utilisé comme forme prétendument « neutre ». Elle s’inscrit dans une réflexion plus large sur la visibilité des femmes et des personnes non masculines dans le langage, et sur l’influence de la langue dans la représentation du monde social.

Parmi les procédés les plus courants figurent d’abord la féminisation des noms de métiers et de fonctions (autrice, ingénieure, professeure), aujourd’hui largement admise et recommandée par de nombreuses institutions. On trouve aussi le doublet, qui consiste à mentionner les formes masculine et féminine (« les élèves et les élèves », « les citoyens et citoyennes »), parfois abrégé à l’écrit par le point médian (« les étudiant·e·s »). D’autres stratégies existent, comme l’usage de termes épicènes (personnes, élèves, corps enseignant) ou de formulations neutres qui évitent le marquage du genre.

L’écriture inclusive fait l’objet de débats importants. Ses défenseurs estiment qu’elle favorise l’égalité, améliore la représentation mentale des femmes et contribue à lutter contre les stéréotypes de genre. Ses opposants invoquent surtout des arguments de lisibilité, de complexité (notamment pour les personnes dyslexiques ou les apprenants) et de respect des normes traditionnelles de la langue. En France, les autorités publiques déconseillent l’usage du point médian dans les textes officiels, tout en encourageant la féminisation des métiers et l’usage de formulations neutres. »

En pratique, l’écriture inclusive n’est pas un système unique ni obligatoire : elle recouvre des choix variés, dépendants du contexte, du public visé et des objectifs de communication. »

« Au demeurant si écrire, c’est penser, alors toute modification de l’écriture peut-elle transformer — enrichir ou contraindre — la pensée ? L’écriture inclusive se présente alors comme   un terrain propice pour un tel exercice :

Ainsi si on accepte ce lien entre écriture et pensée, l’écriture inclusive peut avoir plusieurs effets cognitifs positifs ?

-Elle peut rendre  visible ce qui était implicite ; le masculin générique repose sur une abstraction (« le masculin vaut pour tous ») que l’on n’interroge plus.
L’écriture inclusive force à expliciter : Qui est concerné ?Qui est inclus ?Qui était auparavant rendu invisible ? Cette explicitation peut affiner la pensée et réduire les automatismes.

– Elle stimule la réflexivité

Écrire « les étudiant·es » ou « les étudiantes et étudiants » oblige à ralentir l’acte d’écriture, donc à réfléchir davantage à ce que l’on dit.Ce ralentissement peut être vu comme une contrainte féconde, comparable à celles de la poésie ou de la rhétorique.

– Elle élargit le champ conceptuel

En multipliant les formes, l’écriture inclusive peut encourager une pensée plus attentive à la diversité des situations humaines, sociales et symboliques.


Mais l’écriture inclusive  peut aussi entraver la pensée en exerçant:

  – Une surcharge cognitive La multiplication des signes (points médians, doublons) peut alourdir la lecture,fragmenter l’attention, nuire à la fluidité du raisonnement, surtout dans des textes complexes. Une pensée entravée par la forme peut perdre en profondeur.

   – Un risque de ritualisation . Si l’écriture inclusive devient une norme appliquée mécaniquement, elle peut se transformer en geste symbolique sans pensée réelle, voire en substitut de réflexion critique.

    – Une confusion entre clarté et justice

La clarté du langage est aussi une valeur intellectuelle. Une écriture trop lourde peut affaiblir la transmission des idées, même lorsqu’elles sont justes.

Ainsi pour conclure sur ce qui touche à la philosophie de l’Ecriture on peut dire  que l’écriture inclusive n’est ni en soi un progrès de la pensée, ni en soi un obstacle. Elle peut favoriser la pensée à condition d’être utilisée comme un outil conscient, de rester adaptée au contexte (pédagogique, scientifique, littéraire) et de ne pas sacrifier la clarté à la seule intention symbolique.

Si écrire, c’est penser, alors l’essentiel n’est pas comment on écrit, mais à quel type de pensée l’écriture nous oblige.
L’écriture inclusive peut « ouvrir » la pensée — mais elle ne la remplace jamais ;
T.R. 2026 »

Les visiteurs qui auront eu la volonté de connaître la suite et de trouver  réponse à la question saugrenue   posée dans l’intitulé de  cet article pourront consulter et tirer le plus grand profit des deux fichiers suivants correspondant à deux parutions du 23 décembre 2025 dans Mezetulle,le blog revue de Catherine Kintzler :

FICHIER 1 . Dossier sur l’Ecriture inclusive ;  mise à jour du 23 décembre 2025 par Catherine Kintzler

FICHIER 2 . Les Délires de l’Ecriture « inclusive » par Nikol Abécassis

  On accordera une attention particulière au « test bisounours »(sic !) présenté dans le fichier 1.

 Que Catherine Kintzler soit très cordialement remerciée de nous permettre ces deux emprunts à Mezetulle .

Addendum à la parution de l’article d’André Le Goff intitulé “La tante aux tableaux”

Le récit inédit de ce  lointain souvenir d’enfance  d’André Le Goff proposé aux visiteurs de ce site a suscité de nombreuses réactions et commentaires sur une page d’histoire de l’art dont les actes fondateurs s’étaient déroulés  au Pouldu, en Clohars-Carnoët, à la fin du 19è siècle.

On rappellera que « Le Pouldu » petit village situé sur la côte sud du Finistère à l’embouchure de la Laïta a joué un rôle central dans l’histoire de la peinture en Bretagne aux débuts de la 3è République.. Ce lieu aux traditions bien préservées, propice aux jeux de lumière sur des paysages  singuliers, attira un groupe d’artistes qui cherchaient à renouveler leur approche de la peinture. La « saga des peintres du Pouldu » désigne l’ensemble des interactions, des œuvres et des influences qui ont marqué cette période artistique singulière.


À la fin du XIXᵉ siècle, la Bretagne suscitait un intérêt croissant parmi les peintres parisiens, en quête de lumière naturelle et de paysages authentiques. Le Pouldu avec ses  traditions, ses dunes, ses plages, sa côte sauvage , ses cabanes de pêcheurs et la douceur des rives de la Laïta offrait un cadre authentique loin de l’agitation urbaine. Les artistes y trouvaient un environnement idéal pour expérimenter des techniques nouvelles, inspirées du post-impressionnisme et du synthétisme.

Les mouvements artistiques de l’époque cherchaient à s’éloigner du réalisme académique pour privilégier l’expression de l’émotion et de la couleur. Le Pouldu devint ainsi un laboratoire de styles novateurs, où la lumière, la nature et la vie quotidienne des habitants se mêlaient dans des compositions à la fois simples et poétiques.

Les visiteurs intéressés pourront compléter leur information sur cette question relevant du patrimoine culturel de notre région , celui du « Finistère des Peintres »  en consultant trois  fichiers qui lui sont dévolus :

Fichier 1 . La Buvette de la Plage par André Le Goff (addendum à l’article la tante aux tableaux).

Fichier 2 . Diaporama d’hommage  à Marie  Henry et à la Tante aux Tableaux par André Le Goff .

Fichier 3.  La Buvette de la Plage  au Pouldu, un laboratoire esthétique de la modernité picturale  par Laurence Cohuet

 Ils sont accessibles en cliquant (clic gauche) sur la touche  Fichier .

Il est souligné que Maxime Maufra (1861-1918   ) mentionné à plusieurs  reprises dans ces documents faisait bien partie des  peintres postimpressionnistes.

 Que Laurence Cohuet soit chaleureusement remerciée pour son article et pour sa contribution à la préparation du diaporama..

Loi de 1905

Après son 120è anniversaire, la lutte pour sa préservation continue.

En pareille circonstance célébrer c’est bien, c’est même nécessaire, mais il importe de rester sur ses gardes . Ses contempteurs réactionnaires et les tenants des cléricalismes et autres obscurantismes   poursuivent leur travail de sape à l’encontre des piliers de notre République indivisible, laïque,démocratique et sociale.  Pour s’en défendre il faut disposer de bons arguments.

A cette fin, les visiteurs pourront consulter sur ce site des articles fondateurs faisant suite à ceux déjà mis en ligne lors de la préparation du 5 décembre 2025.

On s’apercevra d’abord que s’agissant du texte de la loi elle-même avec ses quarante quatre articles on n’ en connaît que trop  peu. Ainsi selon l’’analyse éclairée de  Catherine Kintzler (cf. : https://www.mezetulle.fr/la-loi-du-9-decembre-1905-exercice-de-lecture-de-larticle-premier/)

on découvrira tout d’abord que « la loi de 1905 n’épuise pas la séparation des églises et de l’État ». En effet si

“On parle couramment de « loi de séparation ». Le titre est plus précis : « Loi concernant la séparation ». Autrement dit, la séparation était déjà en travail. Une loi de séparation épuiserait la séparation, en énoncerait l’alpha et l’oméga. La loi du 9 décembre s’inscrit dans le corpus des dispositions laïques qui la précèdent. J’en cite quelques-unes;l’état civil, 1791 ; le mariage civil, 1792 ; la loi de 1881 sur les cimetières ; celle de 1887 sur la liberté des funérailles; les grandes lois scolaires de la IIIe République ;sans oublier l’article 3 de la Déclaration des droits : « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation » – dans la nation, et nulle part ailleurs. »

S’agissant de l’article premier de la Loi s’imposer une lecture commentée devient une démarche salutaire précisant  « De quelle « conscience » la République assure-t-elle la liberté ? »

 

Article premier :

« La République assure la liberté de conscience . Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public.»

La ponctuation forte entre les deux propositions indique une hiérarchie et accorde la priorité à la liberté de conscience.

Qu’est-ce que cette conscience dont la République assure la liberté ? Ce que la République protège, c’est la conscience de l’individu dans ses choix philosophiques, et non la conscience collective de groupes – sinon il y aurait reconnaissance de ces groupes et contradiction avec l’article 2.

En toute humilité les visiteurs enclins, pour la plupart, à reconnaître leur ignorance sont invités à consulter le document original de C. Kintzler en ouvrant le Fichier 1  d’un simple clic gauche.

Cependant les visiteurs sont également invités à prendre connaissance du Communiqué de la LDH  et de la Tribune publiée dans Le Monde à l’occasion de l’anniversaire de la Loi de 1905 .

Dans le premier intitulé :

« Ne laissons  pas défigurer la laïcité »

La LDH (Ligue des Droits de l’Homme), fondamentalement attachée de par son histoire et dans ses combats à cette loi de liberté, la défend comme garantie des droits de toutes et tous dans une République assurant l’égalité devant la loi « de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

Dans le second intitulé :

« Le régime de laïcité protégeait hier la liberté individuelle, il défend aujourd’hui une prétendue  identité nationale »

Un collectif  d’associations s’alarme, de la transformation du régime de laïcité en un régime de surveillance des citoyens. Elles appellent à retrouver le sens de la laïcité, à se battre pour une laïcité de liberté qui se nourrit de fraternité et de bien commun et pour lui  assurer  un avenir.

  Les deux contributions sont à lire in-extenso en cliquant  sur le Fichier 2 .

 Les visiteurs pourront auusi tirer grand avantage de la consultation d’un article datant de 2O05 qui n’a pris aucune ride en 20 ans .Republié dans le blog de Mediapart il est iontitulé:

« Il y a 120 ans l’Etat se séparait des Eglises »

Ce document est accessible à l’adresse ;

https://blogs.mediapart.fr/edwy-plenel/blog/071225/il-y-cent-vingt-ans-l-etat-se-separait-des-eglises

Il rappelle notamment que le jeune député Jean Jaurès,un des protagonistes de l’élaboration du projet de  loi, proclamait dès 1887: 

« La démocratie française n’est pas fatiguée de mouvement, elle est fatiguée d’immobilité. » 

Il était bon  pour le bien public et pour la République que ceci soit rappelé par les temps présents !

Que Catherine Kintzler et les autres ardents défenseurs de la Loi de 1905 mentionnés soient chaleureusement remerciés de nous autoriser des emprunts  à leurs medias respectifs.

1905-2025

La laïcité a-t-elle encore un avenir ?
OUI plus que jamais !
La question qui ne manque pas de retenir l’attention des amoureux  de la laïcité et des défenseurs sans concession de  son exercice dans l’espace public est posée dans un article fondateur du Centre de Recherches Henri Aigueperse Unsa- Education que nous avons reproduit pour le représenter sur ce site . 
A l’ASVPNF on  y répond sans hésitation  :
 
OUI plus que jamais  !
 
Vive la Loi de Séparation de 1905
 
L’article original est accessible en cliquant ici. 
Que nos amis du Centre  Henri Aigueperse soient chaleureusement remerciés de nous permettre cet emprunt ! 

Après le 13 novembre 

« JUGER, VENGER, PANSER »

 La France commémorait le 13 novembre 2025 dernier le 10é anniversaire du vendredi 13 novembre 2015 où des attentats islamistes organisés à la chaîne massacrèrent des innocents au point de dénombrer 130 morts , 413   blessés et un nombre considérable de rescapés  traumatisés à vie.

 Selon la Présidence de la République française :

(https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2025/11/13/commemoration-des-10-ans-des-attentats-du-13-novembre-2015#:~:text=Dix%20ans%20apr%C3%A8s%20les%20attaques,secours%20et%20des%20intervenants%20mobilis%C3%A9s)

« 10 ans après les attaques qui ont frappé la capitale, profondément marqué la conscience nationale et fait basculer le pays en état d’urgence, cette journée rend hommage aux 132 victimes et à l’ensemble des blessés et rescapés, des familles, des forces de secours et des intervenants mobilisés.

« La Nation s’est recueillie pour honorer la mémoire de celles et ceux qui ont perdu la vie, affirmer son soutien indéfectible à leurs proches, exprimer sa reconnaissance envers tous les intervenants et rappeler son engagement constant dans la lutte contre le terrorisme. 

« Le Président de la République s’est rendu successivement sur les lieux des attentats — au Stade de France, rue Faubourg-du-Temple, rue Alibert, rue de Charonne et au Bataclan — pour un moment de recueillement aux côtés des familles et des associations de victimes. ».

 Il ne s’agit pas,en pareille circonstance de céder aux effets pervers de la  culture de l’oubli mais au contraire, de mobiliser toutes les énergies et les vigilances pour qu’un tel drame ne puisse se reproduire.

 L’Association En attendant Nadeau proclamait à ce propos le caractère impérieux de  juger , de faire payer les criminels auteurs de ces  évènements et  de panser les conséquences de leurs actes. Nous avons pris le parti d’adopter  ce vocable  en lui adjoignant la nécessité de dénoncer sans relâche tous les  obscurantismes, les fanatismes et les cléricalismes et de lutter sans faiblesse contre toutes les violences qu’ils engendrent. De surcroît il est bon de rappeler l’importance que revêt  l’éducation aux valeurs fondatrices de la République  et à. l’émancipation citoyenne pour prévenir de tels actes .

Nous proposons en ce sens à nos visiteurs, amoureux de la liberté  et de la démocratie, de consulter en cliquant ici la recension de deux ouvrages récents  ayant trait aux attentats du  vendredi 13 novembre 2015. L’Association désignée ci-dessus en fait une présentation saisissante que nous avons reproduite in-extenso : 

« Les massacres du 13 novembre 2015, les plus meurtriers commis en France depuis la Seconde Guerre mondiale, ont été un événement historique. Le procès de ces attentats, même s’il a surtout jugé des seconds et des troisièmes couteaux, devait également marquer l’histoire. Mais a-t-il tenu ses promesses ? Deux excellents livres de sciences sociales offrent un contrepoint utile aux éloges qui ont salué ce procès hors norme :

 1.Pauline Jarroux, Sandrine Lefranc, Antoine Mégie et Anne Wyvekens :Un verdict sans appel. Enquête sur le procès des attentats de novembre 2015. Actes Sud, coll. « Questions de société », 316 p.

2. Sylvie Lindeperg : Archéologie d’un procès. Juger les attentats du 13 novembre 2015. Verdier, 192 p. »

Lorsque les adeptes du sécularisme

redécouvrent

les bienfaits de la  Loi cent-vingtenaire de 1905

 

En République d’Irlande, la nation occupant le sud de l’île d’Irlande(capitale Dublin) comporte d’après le recensement de 2016, 78,3 % des habitants[1] se déclarant catholiques et 9,8 %, sans religion. Les 11,9 % restants sont protestants, musulmans, etc[.

Le christianisme irlandais s’inscrit dans un contexte culturel celtique, et dans l’histoire troublée des îles Britanniques, puis au moins dès 1200 dans les relations difficiles entre Angleterre et Irlande. ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Religion_en_Irlande)

S’agissant des religions  en Irlande du nord  (Ulster, capitale Belfast) les repères (au recensement de 2011) sont fournis uniquement pour une comparaison superficielle avec la situation en république d’Irlande . On dénombrait : protestants (chrétiens non catholiques) : 41,5 % (presbytériens (19,1 %), anglicans (13,7 %), méthodistes (3 %), autres (5,8 %)) (selon https://fr.wikipedia.org/wiki/Religion_en_Irlande)

En 2025, le sécularisme  n’est  pas encore institué en République d’Irlande. Mais de quoi s’agit-il ? on peut-retenir à titre provisoire   et selon La Toupie

(  https://www.toupie.org/Dictionnaire/Secularisme.htm ) que :

«  Le sécularisme est la tendance séculière que peut prendre un mouvement religieux.
En matière de politique, le sécularisme est le principe selon lequel les religions ne doivent pas avoir de pouvoirs politiques ni influencer le gouvernement d’un pays et que réciproquement le pouvoir politique ne doit pas intervenir dans les affaires propres aux différentes religions.
Il « défend » la séparation des Eglises et de l’Etat.

« Le sécularisme apparaît comme une tendance à transférer la plupart des valeurs sociales du domaine du sacré à celui du profane. Il conduit à la désacralisation d’un large domaine d’activités dont celle de l’organisation sociale, qui devient un produit de l’histoire et des politiques humaines et qui peut donc être soumise à la critique rationnelle et à la transformation volontaire.

« La sécularisation est un phénomène de civilisation qui implique une nouvelle organisation de l’espace public en accord avec les valeurs de l’émancipation politique et de la liberté de conscience. »

Sur ce site on rappelait aussi l’origine de sécularisme :

Etymologie : de séculaire, venant du latin saecularis, séculier, profane, dérivé de saeculum, siècle, moeurs du siècle, vie mondaine, monde.

L’adjectif « séculier » qualifie :

– ce qui appartient au siècle, c’est-à-dire au monde laïc et non à l’Église.

– des ecclésiastiques qui ne sont pas soumis à la règle au sein d’un ordre religieux (par opposition aux réguliers).

 

On pourra aussi se familiariser avec ces mots dont l’usage peut conduire à des incompréhensions dans no représentations et pratiques républicaines et laïques en se rendant aux adresses suivantes :

– https://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/secularisation

– https://raison-publique.fr/2238/

https://books.openedition.org/editionscnrs/50737?lang=fr-

Des incohérences  pouvant en résulter, aussi est-il  bon de revenir au CNRTL (https://www.cnrtl.fr/definition/s%C3%A9cularisation    pour se rassurer  et retrouver ses repères par rapport à notre Loi  républicaine prochainement cent-vingtenaire , la Loi de Séparation de 1905. On y découvre :

1. Action de séculariser une personne, une institution, un établissement religieux; résultat de cette action. [MmeLouise] va lire à l’église son office de la Vierge, selon une des règles de son ordre dont la sécularisation ne la dispense pas (Bernanos, Mauv. rêve, 1948, p. 1004).Indult de sécularisation. Acte juridique en vertu duquel un clerc passe de la condition régulière à la condition séculière, ou un non-clerc (frère, religieux) de la condition régulière à la condition laïque (d’apr. Foi t. 1 1968).

2. Action de transférer un bien d’Église dans le domaine public, laïc; résultat de cette action. La Prusse s’est formée en grande partie par la sécularisation de principautés ecclésiastiques (Ac.1878, 1935). Ses membres [du clergé] se trouvaient réduits, par la sécularisation de ses biens, à la condition de fonctionnaires salariés (Lefebvre, Révol. fr., 1963, p. 187).

3. Action de soustraire une fonction, une institution sociale à la domination, à l’influence religieuse, ecclésiastique, de (la) mettre entre les mains des laïcs, des pouvoirs publics; résultat de cette action. Synon. laïcisation.1881, sécularisation des grands services de l’État (hôpitaux, tribunaux…) (Le Nouvel Observateur,12 août 1968,p. 16, col. 1).

4. − Action de donner à quelque chose un caractère laïc, non religieux, non sacré; résultat de cette action. Le pas décisif qu’il [Nietzsche] fait accomplir à l’esprit de révolte consiste à le faire sauter de la négation de l’idéal à la sécularisation de l’idéal (Camus, Homme rév., 1951, p. 103). Une étude historique intégrale du mot [âme] montrerait une sécularisation croissante depuis les premiers emplois dans les textes chrétiens les plus anciens jusqu’à nos jours (P. Imbsds Communio, 1987, t. 12, n o3, p. 59).

 

On pourra aussi se référer au  « modèle » indien de sécularisme en se rendant à      https://mouvements.info/le-secularisme-ou-la-version-indienne-de-la-laicite-2/ pour y  observer  que « La Constitution indienne de 1950 ne mentionne pas le terme de « sécularisme » mais la structure formelle de l’État définie par ce document comprend toutes les caractéristiques d’un État séculariste. L’Inde ne reconnaît aucune religion d’État. Aucune institution éducative financée intégralement par l’État ne doit dispenser d’éducation religieuse. Formellement, la Constitution ne confère à la religion aucun droit de regard sur les lois du pays. Toutes les lois pénales sont sécularistes. Une seule anomalie majeure persiste : une partie des lois civiles qui traitent de la famille, du mariage et de l’héritage relèvent de la religion. La liberté religieuse est garantie, ainsi que la liberté d’abjurer toute religion. Personne n’est obligé de payer des impôts dont les recettes sont spécifiquement affectées à la promotion ou au maintien d’une quelconque religion ou confession. Les personnes qui fréquentent un établissement d’enseignement ne sont en rien obligées de suivre l’éducation religieuse dispensée dans cet établissement, ni de participer aux cérémonies religieuses qui peuvent y être organisées. L’État a le devoir de s’abstenir de toute discrimination envers ses citoyens sur la base de leur religion, leur race, leur caste, leur genre ou leur lieu de naissance. En 1976, le terme de « sécularisme » a été formellement introduit dans la Constitution et l’Inde a été déclarée une république séculariste »

« Bien que son assise théorique soit moins développée, le modèle de sécularisme de la Constitution indienne, établi conjointement par les hindous et les musulmans avant l’indépendance de l’Inde, tente de répondre aux besoins de sociétés aux croyances religieuses profondément diverses tout en respectant les principes de liberté et d’égalité. »

Au final on notera que « ce modèle essaie de trouver un moyen terme entre une hostilité active et une passivité indifférente, ou entre une hostilité irrespectueuse et une indifférence respectueuse envers la religion »…

 Comprenne qui pourra !

Il  ressort de ce tour d’horizon partiel  que si de la complexité et de la diversité jaillit parfois la lumière , les deux concepts de laïcité (celle de la République Française et de la loi de 1905) et de sécularisme sont loin d’être  superposables et interchangeables. Il convient de les manier avec discernement et  réalisme et de  regarder avec beaucoup d’humilité les pratiques institutionnelles qu’elles engendrent.

On peut cependant  espérer en  mesurer les efficiences respectives en termes non seulement de stabilité institutionnelle et sociétale et de coexistence pacifiques entre groupes humains aux choix spirituels et philosophiques tous aussi respectables  mais aussi de respect de la liberté de conscience.

Les visiteurs de ce site pourront consulter à ce propos le manifeste révélateur de Stephen Evans, directeur general de la NSS (pour National Secular Society)  qui  sur le site de Entre les lignes entre les mots (25 novembre 2025) lance un appel pour stigmatiser la situation en Irlande du Nord sous un intitulé qui, traduit en français, se formule ainsi :

« Séparer la religion et l’État pour une société plus juste »

Il est  accessible directement en cliquant ici.

A l’ASVPNF on le suivrait sur ce terrain qui nous renvoie à la Loi de la République française datant de 1905 moyennant quelques aménagements parmi lesquels on militerait pour obtenir la séparation de toutes les Eglises  et de l’Etat tout en ménageant la liberté de conscience et de religion. Mais en toute humilité-on peut le prévoir-notre voix lointaine n’a que peu de chances d’atteindre la perfide Albion . C’est bien dommage car il est pénible de supporter plus avant qu’à nos portes , en 2025, on puisse encore trouver à écrire  « il est temps d’adopter une approche laïque et inclusive de l’éducation qui mette enfin un terme à l’utilisation des écoles publiques comme moyen d’imposer une doctrine ou des enseignements religieux ».

Manifestement notre modèle républicain conserve toute sa singularité et son utilité sociale. Nous n’avons pas su l’exporter ; ce n’était pas l’objet de la démarche de ses fondateurs !

Nous remercions vivement la rédaction d’Entre les lignes entre les mots de nous autoriser à reproduire l’article de Stephen Evans dont nous soutenons la démarche !

Liberté et oppression

 A partir d’une lecture de Simone Weil

 

 Selon Simone Weil (l’Enracinement, 1943), « la liberté d’expression totale, illimitée pour toute opinion quelle qu’elle soit, sans aucune restriction ni réserve, est un besoin absolu pour l’intelligence ». Elle écrivait aussi suscitant réflexion et angoisse, dans son amour « impérieux de la vérité » : « l’enracinement reste peut-être le besoin le plus important de l’âme humaine. Un être humain a une racine par sa participation réelle, active et naturelle à l’existence d’une collectivité qui conserve vivants certains trésors du passé et certains pressentiments d’avenir . » 

 C’est sur la base d’une (re)lecture d’un ouvrage de Simone Weil que Thierry Foucart propose-dans un article récemment mis en ligne   dans Mezetulle-blog revue de Catherine Kintzler- le produit de sa réflexion sur la liberté et l’oppression considérant que la société du temps libre,telle que nous la connaissons, n’a pas nécessairement conduit à promouvoir la liberté.

Le propos prémonitoire d’un autre temps de Simone Weil incite à le transrire dans toute sa lucidité dans  les sombres perspectives des temps présents tant pour notre démocratie que pour l’ensemble de la planète…Elle écrivait en 1934 : «La période présente est de celles où tout ce qui semble constituer une raison de vivre s’évanouit, où l’on doit, sous peine de sombrer dans le désarroi ou l’inconscience, tout remettre en question. »

  Les visiteurs de ce site pourront consulter  l’analyse  qu’en fait Thierry Foucart en cliquant ici. Ils ne manqueront pas d’en tirer des enseignements et de se rappeler l’adage de Victor Hugo venu du siècle précédent «  la liberté commence où l’ignorance finit » !

 Que Catherine Kintzler soit très cordialement remerciée de nous permettre ce nouvel emprunt à Mezetulle.