A l’instar de la sidération exprimée par Catherine Kintzler, philosophe et membre du Conseil des sages de la laïcité dans l’article intitulé ;
« Le ministre de l’Intérieur redéfinit la laïcité. Serait-il en mission ?
et considérant l’objet de l’ASVPNF porteuse des activités de ce site dédié à la sauvegarde et à la valorisation de la mémoire de l’Ecole publique laïque et de celle de ses maîtres, hussards noirs de la République, nous souhaitons témoigner ici de notre stupéfaction et de notre tristesse de voir le principe fondamental de notre République vilipendé par ignorance ou par une volonté délibérée associée à des exigences politiques que nous ne partageons pas !
Alors qu’un an à peine sépare le pays de la prochaine élection présidentielle, certains gestes ministériels prennent un tour de véritable mise en scène préélectorale de la laïcité. Le discours du ministre de l’Intérieur à la Grande mosquée de Paris ne relève pas seulement de la « maladresse », mais d’un réajustement calculé de la neutralité républicaine au profit de logiques communautaires et diplomatiques.
L’article de Catherine Kintzler met ce discours en lumière, en montrant comment la laïcité est réduite à la « garantie de croire et d’exercer un culte », au détriment de la liberté de conscience et de l’indépendance du politique.
Ce commentaire introductif vise à replacer son argumentation dans le cadre plus large des accommodements préélectoraux de circonstance, afin de faire sentir que la question ne se limite pas à une simple phrase mal tournée, mais à une réécriture silencieuse de la laïcité à l’heure de la pré-campagne électorale !
Les visiteurs pourront consulter l’article original de Catherine Kintzler en cliquant sur Fichier 1.
Ils pourront également prendre connaissance de l’analyse ( ?) qu’en fait l’ASVPNF en ouvrant Fichier2 intitulé :
« Contre la vision interconvictionnelle de la tranquillité publique »
