Eglises, abus sexuels et discriminations au Royaume Uni

Trois textes accablants

Sur le site « Entre les lignes, entre les mots » se trouvaient  récemment assemblés trois articles venus d’outre-Manche, traduits en Français et dont les contenus retenaient l’attention  tant ils rapportaient-avec force détails- des dérives et  méfaits de même type que ceux qui se déroulent en France… Nous les  dénonçons  sans relâche sur ce site. Les visiteurs pourront  consulter ces nouveaux témoignages en cliquant sur  Fichier 1.

 Compte tenu des similitudes troublantes observées, nous avons tenté d’en dégager les déterminants communs afin de mieux les combattre. A ce propos les visiteurs sont invités à prendre connaissance du  Fichier 2 intitulé :

 « Turpitudes, emprise et école confessionnelle »

Au terme de l’étude, une idée prédomine : qu’il s’agisse d’un pays séparé de l’Église ou d’un pays qui conserve une Église établie, le cléricalisme prospère chaque fois qu’une institution religieuse parvient à s’installer dans des zones de secret, d’autorité et d’influence soustraites au regard commun. Les textes réunis ici montrent que les abus ne relèvent pas seulement de fautes individuelles ; ils s’inscrivent trop souvent dans des dispositifs qui protègent les auteurs, retardent la parole des victimes et font passer la réputation des institutions avant la sécurité des plus vulnérables.

Ce qui frappe d’abord, c’est la place occupée par l’enfance et par les groupes fragiles. L’obligation de signalement sans exception religieuse, recommandée par l’IICSA, répond à une exigence simple : aucune confidentialité confessionnelle ne doit faire obstacle à la protection d’un mineur. Les témoignages venus d’Irlande du Nord vont dans le même sens, en montrant jusqu’où peuvent aller l’emprise, la violence et le silence institutionnel lorsque l’autorité religieuse n’est pas contrôlée de l’extérieur. Enfin, le dossier sur l’Église d’Angleterre rappelle que l’école confessionnelle, lorsqu’elle est financée par l’argent public, peut devenir un instrument de tri social et religieux plutôt qu’un lieu d’égalité.

La conclusion s’impose alors d’elle-même : la séparation des Églises et de l’État demeure indispensable, mais elle ne suffit pas sans une vigilance laïque concrète, sans contrôle indépendant et sans égalité réelle des droits. La liberté de conscience doit rester entière ; elle ne saurait toutefois servir de couverture à l’emprise, à la discrimination ou au silence devant les abus.