Pour une Ecole gratuite, obligatoire,laïque et souveraine à l’âge de l’intelligence artificielle

C’est à  la suite de l’article documenté sur l’irruption de l’ intelligence artificielle (IA) dans notre système éducatif de Marc Crouzel- récemment mis en ligne dans Mezetulle- que l’ASVPNF prend l’initiative de faire connaître son point de vue sur ce qu’elle assimile à une véritable  révolution. Elle intervient tant au plan des principes fondateurs de l’Instruction et de l’Education qu’à celui des pratiques pédagogiques.  Ne pas la nommer pour le reconnaître relèverait d’un combat d’arrière-garde perdu d’avance et fatal pour l’Ecole. Il s’agit d’en  tirer le meilleur tout en sauvegardant les acquis antérieurs des fondateurs de l’Ecole publique.

Dans le contexte on dira sans ambages qu’il s’agit d’un enjeu majeur pour l’échéance présidentielle de 2027 . Encore faut-il s’entendre sur ce dont il s’agit !

Il s’agit d’un véritable plan stratégique qui  dépasse le cadre d’une simple modernisation technique ou d’un aménagement de programme scolaire. Il s’agit d’un véritable projet de révolution culturelle.

En redéfinissant la manière dont les connaissances sont transmises, vérifiées et assimilées, l’intelligence artificielle bouscule les fondements mêmes de l’école républicaine. Si elle est abandonnée aux seules dynamiques du marché privé, elle aggravera de façon irréversible les inégalités sociales et territoriales. Si elle est sanctuarisée par l’État comme un bien commun, elle peut devenir le plus puissant vecteur d’émancipation et d’égalité des chances depuis les lois de Jules Ferry.

Parce qu’il touche à la souveraineté technologique de la nation, à la protection de l’enfance, au budget des collectivités et à l’avenir de notre modèle social, ce choix de société revêt une dimension politique fondamentale. À ce titre, la gouvernance de l’IA éducative et le financement de la justice numérique devront s’imposer comme un enjeu majeur et clivant du débat de la prochaine élection présidentielle de 2027. Il appartiendra aux candidats de trancher : voulons-nous une école qui subit l’IA algorithmique des géants privés, ou une République qui déploie sa propre IA pour s’assurer qu’aucun enfant ne soit laissé au bord du chemin ? Pour l’instant il s’agit ici de contribuer à l’ouverture du débat.

Les visiteurs pourront d’abord prendre connaissance  du FICHIER 1 dévolu à l’article révélateur de Maxime  Cruzel qui suscite chez Catherine Kintzler ce propos qui devrait faire date dans l’ensemble du monde éducatif « Les compétences ne précèdent pas les connaissances, elles en résultent. À mesure que l’IA se développe et qu’elle change de nature, il est urgent d’instruire »

 Ils pourront  ensuite consulter :

 -Le Fichier 2 rapportant  la recension approfondie de cet article,
– Le Fichier 3 détaillant les termes d’  un avant-projet de loi visant à promouvoir l’adoption raisonnée  de l’IA dans le système éducatif.

Au total et non au final car le sujet est complexe pour le citoyen ordinaire  « harcelé » au quotidien par l’irruption de l’intelligence artificielle  dans tous les domaines sans exception,on retiendra  qu’il est urgent de construire un plan d’action à la fois réaliste, chiffré et profondément ancré dans les valeurs de notre contrat social pour l’adoption intelligente de l’IA à l’Ecole. L’ avenir de celle-ci comme celui de nos  autres institutions face à l’explosion technologique se joue dès aujourd’hui. Seules  des réflexions de fond abordées avec toute la probité nécessaire  permettront d’éviter les dérives et de transformer ces défis en vecteurs de progrès.

Que Catherine  Kintzler soit cordialement remerciée de nous avoir permis d’ emprunter l’article de Maxime  Cruzel à Mezetulle.