Catégorie : actu
De nouvelles activités à l’Amicale laïque de Concarneau
Laïcité aujourd’hui
Sujet du jour : A la découverte du mouvement « Woke ». Exposé suivi d’un débat. Questions d’actualité : -Europe et voile islamique, -Les différents prix de la laïcité, -Préparation de notre conférence sur le racisme, le 8 décembre à Trégunc, -Préparation de la cérémonie du 11.12. Au pied de l’arbre de la laïcité.
Mercredi 17 novembre, 18h, maison des associations, Concarneau. |
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Pédocriminalité au sein de l’église catholique Conclusions de la conférence épiscopale de Lourdes (novembre 2021)
Lundi 8 novembre 2021, les évêques de France ont annoncé la création de groupes de travail qui réfléchiront sur le fonctionnement de l’église, après la publication du rapport Sauvé qui a mis en lumière l’ampleur des abus sexuels commis contre des mineurs. Un fonds d’indemnisation va être créé pour indemniser les victimes.
Les visiteurs pourront prendre connaissance de ces informations en suivant les liens dévolus respectivement au discours de clôture (1) et au « live » de l’événement suivi par une journaliste du Monde(2):
1.Discours de clôture de l’Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France, le lundi 8 novembre 2021
2. Le « live » du Monde : Pédocriminalité ; retrouvez les principales annonces de l’Eglise française (par Cécile Bouanchaud)
– L’Église n’aura pas recours aux dons des fidèles pour indemniser les victimes.
– L’institution catholique va « emprunter » ou vendre ses biens immobiliers pour indemniser les centaines de milliers de victimes d’abus sexuels en son sein.
Les miracles attendus de Lourdes pour réparer ce qui n’est pas réparable. (novembre 2021)
La permanence du combat laïque à Concarneau
L’Eglise catholique peut et doit payer sinon elle se met en état de faillite !
Dans la Charente libre du 5 octobre 2021, un article faisant suite à la publication du rapport Sauvé « dresse un état des lieux quantitatif de la pédophilie au sein de l’Eglise depuis 1950 avec 216.000 victimes de clercs ou religieux… ».François Devaux, figure de la libération de la parole des victimes de violences sexuelles de la part de prêtres et de religieux, a appelé les évêques de France à « payer pour tous ces crimes ».Ce rapport accable l’église d’autant que le nombre de victimes grimpe à « 330.000 si l’on ajoute les agresseurs laïcs travaillant dans des institutions de l’Eglise catholique » . « Ces nombres sont bien plus que préoccupants, ils sont accablants et ne peuvent en aucun cas rester sans suite ».
François Devaux , en introduction de la conférence de la Commission indépendante sur les abus dans l’Église (CIASE)et face aux membres du clergé réunis, a déclaré n’avoir « aucun doute » sur ce que le rapport Sauvé allait « révéler » . « Je sais que c’est de l’enfer que vous revenez » , a-t-il lancé, aux membres de la commission, évoquant « ce qui ressemble à s’y tromper à une fosse commune des âmes déchiquetées de l’Église ». Face à ce bilan, « le mieux que vous auriez à faire: vous taire et commencer à vous exécuter avec ardeur et célérité », a-t-il déclaré, aux responsables ecclésiastiques. Il a également souligné qu’il « apporte enfin aux victimes une reconnaissance institutionnelle de toute la responsabilité de l’Église, ce dont les évêques et le pape n’ont pas été capables à ce jour ».
On pourra utilement retrouver cet article de charentelibre.fr en allant à: :https://www.charentelibre.fr/societe/justice/vous-devez-payer-pour-tous-ces-crimes-la-pedocriminalite-dans-l-eglise-catholique-mise-au-grand-jour-avec-216-000-victimes-depuis-1950-6369861.php
Il s’agit désormais , considérant la responsabilité civile et sociale de l’église, de procéder à l’indemnisation des victimes sous formes d’aides en compensation des préjudices et traumatismes majeurs subis. Mais quelle justice réparatrice mettre en oeuvre pour déterminer les réparations individuelles et financières les plus adaptées ? Pourrait-on déjà prononcer l’imprescriptibilité des faits ? Sur ce plan les réponses idoines d’une hiérarchie ecclésiale aux abois sont attendues .
Les insinuations ayant trait à l’insolvabilité de l’Eglise relèvent ,à l’évidence, de la provocation et sont inacceptables . On dit même selon l’hebdomadaire Marianne que » L’ église catholique est en quête d’argent » . »Pour verser des indemnités, l’institution va devoir faire appel aux dons des fidèles. Mais, au vu du nombre de dossiers, va-t-elle puiser dans ses caisses, voire dans son patrimoine ? » On trouvera des éléments de réponse dans l’article de J-L Adénor et E. Lévy à l’URL :https://articles.cafeyn.co/e4decb/marianne/2021-10-15/leglise-en-quete-dargent
On ne peut ici supporter l’allégation selon laquelle l’Eglise catholique de France est pauvre. Il s’agit d’une contrevérité manifeste , d’une agression supplémentaire aux victimes et d’une provocation au bon sens commun . l’Eglise n’a qu’à puiser dans ses fonds propres et notamment dans ses patrimoines diocésains fonciers et immobiliers immenses dévolus aux écoles catholiques confessionnelles et à leurs oeuvres associées.
Dans l’attente de décisions et de dispositions il n’est pas étonnant de voir publier sur le site de Golias News ,le 28 octobre 2021, un nouvel article intitulé :
« Pourquoi l’Eglise de France peut payer »
où il apparaît de façon manifeste non seulement qu’elle le peut mais qu’elle le doit! Et cependant de faire le constat, de l’intérieur même de l’Institution, que : » le président de l’épiscopat, Eric de Moulins-Beaufort estime que les difficultés pour indemniser les victimes sont quasiment insurmontables. L’argumentaire du président de la Conférence des évêques de France est limité au « denier de l’Église ». Il le tient comme seule ressource et le considère comme obligatoirement affecté aux traitements des prêtres et aux salaires des laïcs, du fait de la loi 1905. A notre avis, c’est un peu court pour justifier une incapacité de réparer « . Pour nous aussi !…
Les visiteurs de ce site pourront consulter l’article original en cliquant ici . Il leur sera également accessible à l’URL:https://www.golias-editions.fr/2021/10/28/pourquoi-leglise-de-france-peut-payer/
Tous nos remerciements à Christian Terras, rédacteur en chef de Golias, de nous permettre ce nouvel emprunt.
Polémiques et crise de confiance au sein de l’église catholique après la publication du rapport Sauvé sur la pédocriminalité ecclésiale
Déjà le 12 octobre dernier l’Humanité titrait dans un article de Alexandre Fache (URL :https://www.humanite.fr/pedocriminalite-apres-le-rapport-sauve-un-appel-la-demission-collective-des-eveques-catholiques)
Il soulignait : »Les déclarations du président de la Conférence des évêques de France, jugeant le secret de la confession « plus fort que les lois de la République », ajoutées à l’ampleur phénoménale des violences mises au jour par la commission Sauvé (330 000 victimes entre 1950 et 2020), continuent de susciter des réactions. ».
Au sein de la presse catholique et notamment dans le quotidien La Croix les réactions ne sont pas moins vives s’agissant notamment des résultats d’une enquête publiés le jeudi 28 octobre dans ce journal. « Ils confirment l’impact du rapport Sauvé, près d’un mois après sa publication . On y apprend notamment que les deux tiers des catholiques de France, (pratiquants ou non) ne font pas confiance à l’Eglise sur la protection des mineurs. »
Selon Xavier Le Normand, journaliste à ce quotidien : « Unanimement en colère et tristes, ils réclament du changement sur la gouvernance avec un meilleur partage du pouvoir dans l’Église, en faisant notamment davantage de place aux femmes. »
(URL :https://www.la-croix.com/Religion/rapport-Sauve-crise-confiance-catholiques-2021-10-27-1201182530)
Pour Isabelle de Gaulmyn, il s’agit d’un sondage qui « oblige les évêques »:
(URL: https://www.la-croix.com/Debats/catholiques-Ciase-sondage-oblige-eveques-2021-10-27-1201182531)
Selon Golias News du 21octobre 2021 :
1. Les travaux de la CIASE ont « un rôle salutaire devant faire école pour d’autres institutions : la mise en évidence d’un système pervers au niveau institutionnel et la mise en évidence d’une collusion folle concernant le statut du prêtre… ».On en saura davantage en consultant le Document 1 intitulé :
« Suite à la publication du rapport de la commission Sauvé Alerte ! »
que l’on trouvera aussi à l’URL :https://www.golias-editions.fr/2021/10/21/suite-a-la-publication-du-rapport-de-la-commission-sauve-alerte/
2. Cet article a donné lieu à une discussion fournie. Nous y avons retenu un propos très argumenté qui incite à la réflexion et l’avons intitulé pour l’usage : « L’institution catholique doit payer pour les crimes perpétrés en son sein !. » Il est accessible en cliquant sur Document 2 .
3.Golias rappelle aussi que des travaux parlementaires menés à l’Assemblée nationale ont conduit à « rendre un verdict juste et humaniste en votant à l’unanimité, le 5 octobre 2021, la proposition de loi n° 4021, portée par la députée Laurence Vanceunebrock. Deux ans d’emprisonnement et 30 000 d’amende seront requis contre toute pratique visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne. »
Il apparaît alors dans un article de Golias News que pour ce qui est des :
« Thérapies de conversion, il n’y a rien à guérir »
Les lendemains des travaux de la CIASE : « Les angles morts du rapport » et « l’appel pour une église fiable ! »
Au sortir des turpitudes ecclésiales mises à jour dans le rapport final de la CIASE on découvre en 2021, au pays de la République laïque et sociale et des Droits de l’Homme, les tragiques réalités d’une Eglise du silence et de l’omerta. A l’évidence, le bon sens commun se trouve confronté à une institution cultuelle ébranlée dans ses fondements par un cléricalisme destructeur que l’on croyait définitivement « éradiqué ». Il ne s’agit pas de tenter de le nier ou de faire porter la charge de la culpabilité par les victimes.
Comme le disait un fidèle catholique ayant conservé dans l’épreuve son sens de l’humour et en avoir tiré tous les enseignements qui s’imposent à la Raison , il s’agit désormais de « voir au-delà du goupillon, de l’encensoir ou de l’ostensoir » !…
C’est ainsi que Christine Pedotti et Anne Soupa ont pu lancer un « appel pour une église fiable » que nous reproduisons ici . On ne sait s’il sera entendu mais pour ces militantes, au sens plein du terme, il urge « d’agir vite et de choisir désormais entre disparaître ou renaître ».
Quelle sera donc l’issue de ce combat à mener sur un champ de ruines alors que la question des « réparations » de tous ordres à apporter aux traumatisés à vie dont l’effectif final, trop important, reste à préciser. Dans certains milieux on réclame la démission des évêques de France ! …
On retiendra qu’il s’agit d’oeuvrer pour la manifestation de la liberté et de la vérité en faisant la lumière sur toutes les violences sexuelles de notre société. En d’autres termes, c’est enfin le moment de passer de la stratégie de l’agresseur à la stratégie de la protection des enfants et des femmes et de remettre – en la matière- la justice et la loi au centre !
Pour compléter l’information sur un objet d’une gravité exceptionnelle , déjà abondante sur ce site , les visiteurs sont invités à consulter deux documents récents transcrits à partir des revues des Editions Golias ( publications indépendantes d’inspiration chrétienne ) en cliquant sur :
Document 1 : « Les angles morts du Rapport Sauvée »
Document 2 : L’ « Appel pour une église fiable » (de Christine Pedotti et Anne Soupa)
1. Nathalie Sarthou-Lajous, 2021: « Face à l’enfant ,le prêtre peut être tenté par la toute-puissance », URL: https://www.philomag.com/articles/nathalie-sarthou-lajus-face-lenfant-le-pretre-peut-etre-tente-par-la-toute-puissance?utm_source=Philosophie+magazine&utm_campaign=5ceee28491-newsletters_COPY_02&utm_medium=email&utm_term=0_dee8ebacdf-5ceee28491-218820548
2. Rémi Brague , 2021: »Qu’un crime odieux soit commis par un prêtre, c’est toujours plus grave que s’il était commis par quelqu’un d’autre « , URL:Rémi Brague : “Qu’un crime odieux soit commis par un prêtre, c’est bien plus grave que s’il était commis par qui que ce soit d’autre”
3.http://www.derivesdansleglisecatholique.fr/?page_id=108
La matière est tristement abondante, il n’est donc pas question d’y prétendre à l’exhaustivité .
Que Christian Terras soit cordialement remercié de nous autoriser à reprendre deux articles parus récemment dans Golias.
La commémoration du premier anniversaire de la décapitation sauvage de Samuel Paty
Célébrer sans mémoire telle était, en l’occurrence, la recommandation pour le moins singulière des autorités académiques !
Comment peut-on donc de façon aussi abrupte occulter un passé douloureux si récent et les vérités et mensonges qui l’entourent comme s’il s’agissait de rendre le meurtre respectable ? Faut-il rappeler qu’en la matière comme dans d’autres celui qui détient le passé détient aussi les clés de l’avenir ?
Ne pouvait-on tenter , à l’instar de Christophe Ayad dans Le Monde du 13 octobre 2021, mettre en lumière les circonstances « d’un crime hors norme. Hors norme par son horreur, par l’onde de choc politique, sociale et morale qu’il a suscitée dans la société française, mais aussi hors norme à cause de l’enquête en cours pour retracer le déroulé des faits et démêler l’écheveau des responsabilités. L’assassinat de Samuel Paty, 47 ans, le 16 octobre 2020, suivi d’une décapitation par Abdouallakh Anzorov, un réfugié tchétchène de 18 ans, près de son collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) est d’une simplicité aussi brutale qu’apparente . Et pourtant, la reconstitution du chemin qui a conduit le jeune terroriste au professeur d’histoire-géographie est d’une grande complexité.
« C’est un dossier inédit du fait de la richesse de ses problématiques et des questions qu’il soulève. Il touche à la laïcité, à l’école, à la parentalité, à la circulation de l’information sur les réseaux sociaux », résume Virginie Le Roy, l’avocate de la famille Paty. Ce qui est aussi inédit est l’aller-retour permanent opéré par les enquêteurs entre mondes réel et virtuel. Les échanges sur les réseaux sociaux, dont toutes les traces et la teneur n’ont pas encore pu être mises au jour, sont suivis d’actions et de conséquences. Loin d’être le fruit d’une pure initiative individuelle, l’assassinat de Samuel Paty implique tout un réseau d’informateurs, de complices logistiques et de soutiens idéologiques. » ( D’après Le Monde,https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/10/13/assassinat-de-samuel-paty-un-an-d-enquete-complexe_6098178_3224.html).
Ne pouvait-on déjà tirer les leçons citoyennes d’une démarche qui consiste à établir les tenants et aboutissants d’un assassinat aussi grave et de faire connaître les recherches effectuées pour établir les responsabilités et la vérité des faits. Pour s’en convaincre ne pouvait-on, par exemple , faire référence aux résultats de l’étude menée par Anne Simonin et publiés dans L’Histoire ,488, octobre 2021 ? On y découvre que :
« La sidération dépassée, reste une question que les nombreux articles et commentaires consacrés à l’événement laissent dans l’ombre : que s’est-il non pas réellement (on ne dispose ici d’aucune preuve nouvelle) mais vraisemblablement passé dans la classe de Samuel Paty quand il a fait cours d’éducation morale et civique à ses élèves de quatrième 5 et de quatrième 6, les lundi 5 et mardi 6 octobre 2020 ? Du cours dispensé par Samuel Paty on ne sait quasi rien, hormis des bribes d’informations glanées sur Internet. Or, ce cours, Samuel Paty l’a préparé (c’est-à-dire réfléchi), mais il le considère comme une pièce essentielle : il en remet « copie », le mardi 13 octobre, à 14 h 30, aux policiers auprès desquels il vient porter plainte pour « diffamation publique » à la suite du harcèlement dont il était alors l’objet [1].
Le rapport diligenté par l’Éducation nationale afin d’« établir l’enchaînement des faits » qui ont conduit à son assassinat, et rédigé par deux inspecteurs généraux de l’Éducation, du Sport et de la Recherche, ne franchira pas le seuil de la classe où Samuel Paty a enseigné [2]. Il reste muet à la fois sur le détail (la remise de la copie du cours à la police) et sur le fond (qu’a dit Samuel Paty dans son cours ?). Sans ce cours, la tragédie se serait-elle jamais produite ? En quoi la démarche pédagogique de Samuel Paty est-elle « l’erreur » mentionnée à quatre reprises dans le rapport ?
« Erreur » : selon le rapport, il n’y a donc pas eu « faute » (appelant une possible sanction, ce dont l’administration se défend) ; mais la critique est explicite. Samuel Paty résiste à cette interprétation. Il n’admet, lui, qu’une « maladresse ». Il avait, au demeurant, confié à l’un de ses collègues que ce cours, il en était « fier » et revendiqué, devant le « référent académique laïcité », avoir eu un comportement « conforme aux principes de la laïcité »…
URL :https://www.lhistoire.fr/laffaire-samuel-paty
On est bien loin de clore un tel dossier et il importait donc de s’y pencher avec toute l’attention nécessaire pour approcher la vérité. Le goût de la vérité n’est-il pas un goût qui se forme et que l’on éduque sur les bancs de l’Ecole laïque ?.
C’est dans ce contexte que Catherine Kintzler a relevé, dans le document émanant du Ministère de l’Education nationale proposant suggestions et recommandations aux enseignants pour organiser la journée dédiée à la mémoire de Samuel Paty, que « l’heure n’a pas vocation à être un retour sur ce qui s’est passé il y a un an, ni une évocation de Samuel Paty ou de sa mémoire ». Elle stigmatise ce choix pédagogique étonnant et le commente dans un article publié le 16 octobre 1021 dans La Lettre de Mezetulle. Il est intitulé :
Samuel Paty, commémoration sans mémoire à l’école
: « ne pas revenir sur ce qui s’est passé » !.
soit en allant à l’URL :https://www.mezetulle.fr/samuel-paty-commemoration-a-lecole-ne-pas-aborder-ce-qui-sest-passe/
Ceci incite à rappeler, suivant le précepte de Voltaire, que « sans la mémoire, l’homme ne peut rien inventer » et qu’il ne peut être question de sciemment oublier et effacer la mémoire de Samuel Paty.
Que Catherine Kintzler soit remerciée de nous avoir autorisé à représenter, son éminente contribution à ce propos, sur ce site .