Chronique quimpéroise d’après laïcisation des écoles communales (article 1)

Il n’y a rien de tel que les documents du temps passé pour mettre sous leur véritable jour les choses du temps présent. La laïcisation des écoles, inscrite dans la loi sur les congrégations et sa mise en pratique à partir de 1880, fut un des éléments fondateurs de la 3è République. Elle imposa aux communes, à leurs citoyens et au clergé des contraintes et des pratiques nouvelles… La presse républicaine de l’époque et notamment le journal trihebdomadaire le Finistère ouvrit largement ses colonnes  aux évènements qui s’en suivirent .
Les visiteurs intéressés par la situation « révolutionnaire » créée pourront consulter, en cliquant ici, un ensemble de dix coupures sélectionnées dans les parutions du Finistère de janvier 1881 et révélatrices de l’état des lieux.
Les sujets d’actualité de l’époque qui nous concernent sur ce site  sont présentés ci-dessous de manière chronologique :

1. Faits et bruits : l’Instruction primaire obligatoire
2. Gazette bretonne : la République et le Clergé
3. La tolérance cléricale
4. Le Conseil supérieur de l’instruction publique délibère…
5. Les besoins de l’instruction primaire
6. Le Conseil supérieur de l’instruction primaire et le catéchisme.
7. Le nouveau règlement des écoles primaires
8. Le Publicateur de Quimperlé et les suites de l’affaire de l’école normale congréganiste de Quimper
9. Les professeurs d’agriculture
10. Une session féconde du Conseil supérieur de l’Instruction publique

A la mémoire des Caporaux de Souain, fusillés pour l’exemple

Les visiteurs pourront consulter, en cliquant ici, le texte du discours prononcé le 11 novembre 2019 par Jean Le Duff * au titre de  l’ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants) à la commémoration du souvenir des Quatre Caporaux de Souain (F-51600), fusillés pour l’exemple le 17 mars 1915 à  Suippes (F-51600)
La cérémonie, organisée par la Libre Pensée 35, eut lieu à Ferré (F-35420) où se trouve la sépulture du caporal Lucien Lechat. Ses  camarades Girard, Lefoulon et Maupas – tous de la 21è Compagnie du 336è Régiment d’Infanterie- sont inhumés dans des communes de Normandie.
      Un monument rappelant leur exécution « sommaire », érigé à Chauny dans l’Aisne (F-02300) à l’initiative de la Fédération Nationale de la Libre Pensée, a été inauguré le 6 avril 2019.
 *  Que Jean Le Duff, qui fut stagiaire à l’ENG de Quimper en 1957, soit remercié pour sa contribution.

Addendum aux mémoires de Jeanne Le Borgne Institutrice publique à Plouhinec (29) au moment de l’occupation allemande (1940-1944)

Les mémoires de normalienne de Jeanne Le Borgne, épouseTrividic (Promotion ENF, 1929-1932) ont été mis en ligne sur ce site grâce à la collaboration de sa fille Y. Bouër-Trividic, adhérente à notre Association.
Celle-ci vient de retrouver, dans ses archives personnelles, le récit détaillé -écrit par sa mère- du dernier épisode de la Libération du Finistère en septembre 1944. Il s’agit de la chute de la poche d’Audierne–Lézongar sous l’action concertée des Résistants et de l’Armée américaine.
J. Le Borgne, Institutrice à l’école publique de filles de Plouhinec (F-29780) fut distinguée par le titre de Combattante Volontaire de la Résistance. Son époux Albert Trividic (Instituteur, ancien normalien de la Promotion ENG Charleston), représentant du Front National pour le sud Finistère obtint, suite à son engagement dans la Résistance à l’occupation allemande, la Médaille de la Résistance.
Y. Bouër-Trividic nous a autorisé à transcrire et numériser ce document historique afin de le représenter sur le site de l’Association. Nous l’en remercions vivement.
Les visiteurs intéressés pourront consulter, en cliquant ici, des observations originales relatives au dernier combat de la Libération du Finistère en septembre 1944.

L’Ecole Normale d’Instituteurs de Quimper. Article  des Amis du Patrimoine de Trégunc (F-29910) publié en 2018 dans l’ouvrage « Histoire des écoles de Trégunc, Livre 1 » 

De nombreux instituteurs publics formés dans les Ecoles Normales de Quimper ont marqué, par leurs engagements, la vie scolaire  de la commune de Trégunc. On ne peut donc que se féliciter des recherches réalisées- sous l’égide de l’Association « Les Amis du Patrimoine de Trégunc »- sur l’histoire des écoles normales du Finistère.
Les visiteurs intéressés par l’article publié pourront le consulter en cliquant ici.
Que le Président de cette association et ses associés soient chaleureusement remerciés pour leur contribution, leur accord pour la reproduire et la représenter sur ce site.

Chronique quimpéroise de la laïcisation de  l’Ecole normale et des Ecoles communales en 1880 (suite)

Le journal politique bihebdomadaire Le Finistère dans ses parutions d’avril 1880 rapporte, avec beaucoup de minutie, les débats ayant eu cours suite à l’application des deux décrets  De Freycinet /Ferry du 29 mars 1880 relatifs à l’expulsion des congrégations. Les comptes-rendus des discussions ayant  pour cadre le Conseil général du Finistère sont associés à des articles plus brefs  dévolus pour l’essentiel, à l’enseignement primaire et aux instituteurs.
Les visiteurs intéressés par la situation créée par ces dispositions qui  « décidaient que la Compagnie de Jésus devrait être dissoute et dispersée dans les trois mois ; que les autres congrégations auraient trois mois pour déposer une demande d’autorisation ; enfin que tous les établissements d’enseignement congréganiste sans autorisation seraient dissous dans les six mois. » pourront consulter, en cliquant ici, une succession  de neuf coupures  transcrites à partir de la presse ancienne :
Miscellanées  printanières finistériennes ; chronique du temps de la laïcisation (1880).
  1.  Nos bons cléricaux.
  2.  Le congrès pédagogique.
  3.  Actes officiels.
  4.  Nouvelles et renseignements du Conseil général.
  5.  Le Rôle des Instituteurs.
  6.  Au Conseil général du Finistère (I).
  7.  L’enseignement primaire.
  8.  Au Conseil général du Finistère(II).
  9.  Les instituteurs et les séminaristes !

La question des manuels scolaires et de leurs contenus en débat, au Sénat de la 3è République, en 1883

Les visiteurs pourront consulter à ce propos, en cliquant ici, une coupure de presse provenant du journal Le Finistère (1883) révélatrice du ton des discussions qui eurent cours à l’époque de la laïcisation de l’Ecole publique.
Ils pourront aussi retrouver sur site, le point de vue de Jean Jaurès sur cette question sensible, après le vote de la Loi de Séparation du 9 décembre 1905. Il fut rapporté dans Le Cri du Peuple Socialiste du 7 novembre 1909. En stigmatisant la campagne menée par les cléricaux contre les manuels scolaires républicains, Jaurès tint ce propos :
     » Dénoncer les livres scolaires c’est exciter les haines ».
La  formule reste d’actualité en ce début du 21è siècle.