Étiquette : sauvegarder et valoriser
Eléments d’un bilan de rentrée scolaire 2023
Quelles perspectives pour l’Ecole publique laïque de la République ?
Autosatisfaction ministérielle, satisfaction non dissimulée du côté de l’enseignement catholique, amertume et colère du côté de l’enseignement public , c’est ce qui ressort de l’examen de la presse ayant porté un regard sur l’état de santé de l’ Ecole telle qu’il peut transparaître du déroulement d’une nouvelle rentrée. Celle-ci était très attendue en raison de la prise de fonction d’un nouveau Ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse et de l’irruption soudaine dans les actualités de la question explosive de l’interdiction du port de l’abaya et du respect de la laïcité au sein des établissements scolaires publics. Mais ces évènements marquants, largement relayés pas les medias, ne doivent pas occulter ce qui fut appelé le naufrage de notre système éducatif public. Sur ce site on se doit de rappeler avec quelque gravité que c’est bien au printemps dernier (2023) que Ufal-INFO engageait ses lecteurs à une remise en cause du dualisme scolaire français, suite au dépôt d’un projet parlementaire de loi par Pierre Ouzoulias (sénateur communiste des Hauts de Seine) en vue de conditionner le financement public des écoles privées à la mixité sociale. On sait que ladite mixité a donné lieu à un protocole ( contesté au Conseil d’Etat) entre l’ancien ministre Pap Ndiaye et le secrétaire national de l’enseignement catholique sans avoir fait référence aux projets de P. Ouzoulias.
En la matière notre point de vue demeure sans faiblesse : « A l’école publique fonds publics et à l’école privée fonds privé » et il implique a fortiori l’abolition de la loi Debré dont l’application n’a pas manqué de conduire au naufrage de l’Ecole publique et au bonheur de l’école catholique. L‘épisode de l’abaya-aussi symptômatique soit-il – ne peut servir de paravent fragile aux problèmes existentiels de l’Ecole laïque.
Mais pour en revenir au bilan de la rentrée 2023-celui de la fragilité programmée de l’Ecole publique et de l’autosatisfaction à peine dissimulée de l’école catholique dans un contexte où d’aucuns s’interrogent (un euphémisme pour beaucoup de citoyens) sur la signification,en matière de laïcité républicaine, de la présence du Président de la République -acompagné de son épouse et du Ministre de l’Intérieur de son gouvernement- à la messe célébrée lors de la venue du pape François à Marseille le 23 octobre 2023, les visiteurs pourront consulter les six fichiers suivants :
-Document 1. Bilan de la rentrée scolaire 2023 ; communication en conseil des ministres par le Ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse du mercredi 8 septembre 2023.
URL : https://www.education.gouv.fr/bilan-de-la-rentree-scolaire-communication-en-conseil-des-ministres-379383#:~:text=Gr%C3%A2ce%20%C3%A0%20la%20mobilisation%20des,2023%20ce%20lundi%204%20septembre.
Accessible en cliquant sur Fichier 1.
–Document 2. L’enseignement catholique affiche son bon bulletin de rentrée (L’Opinion, 22 septembre 2023)
URL : https://www.lopinion.fr/politique/lenseignement-catholique-affiche-son-bon-bulletin-de-rentree
–Document 3. «L’école, pierre angulaire d’une République puissante» ; le bloc-notes de Bernard Cazeneuve(L’Opinion, 22 septembre 2023)
URL : https://www.lopinion.fr/politique/lecole-pierre-angulaire-dune-republique-puissante-le-bloc-notes-de-bernard-cazeneuve
–Document 4. Insultés, les syndicats quittent l’Assemblée nationale (Lilia Ben Hamouda, Le café pédagogique , 21 septembre 2023)
URL : https://www.cafepedagogique.net/2023/09/21/insultes-les-syndicats-quittent-lassemblee-nationale/
–Document 5. En finir avec l’école à trois vitesses : plus un euro pour le privé ! (Rodrigo Arenas, Le café pédagogique,26 septembre 2023)
URL : https://www.cafepedagogique.net/2023/09/26/en-finir-avec-lecole-a-trois-vitesses-plus-un-euro-pour-le-prive/
–Document 6. Marseille : les arrière-plans d’une visite(Gilles Herlédant, Golias, 29 septembre 2023)
URL : https://www.golias-editions.fr/2023/09/29/marseille-les-arriere-plans-dune-visite/
Accessible en cliquant sur Fichier 6 .
Nous remercions vivement Christian Terras , rédacteur en chef de Golias, ne nous autoriser à reproduire l’article de Gilles Herlédant.
Et si on réinventait les Ecoles normales
pour
Recruter et Former instituteurs et institutrices publics !
Emmanuel Macron a proposé lors d’un déplacement à Orange le 1er septembre 2023, jour où il visitait un Lycée professionnel un retour à une formation des enseignants après le bac pour « revenir à un système qu’on connaissait par le passé, qui fonctionnait, qui est un peu celui des Écoles Normales ». Très heureux de l’entendre dire sur ce site dévolu au patrimoine normalien et à sa valorisation pour bâtir l’Ecole du futur .
On pourra consulter ci-dessous quelques rappels historiques à ce sujet et s’informer des enjeux d’une telle proposition en se rendant à l’URL : https://blogs.mediapart.fr/philippe-watrelot/blog/010923/le-retour-des-ecoles-normales-selon-macron
|
Emmanuel Macron a proposé un retour à une formation des enseignants après le bac « comme avec les Écoles normales » lors d’un déplacement à Orange le 1er septembre 2023. D’où ça sort ? Faisons un pet…
blogs.mediapart.fr
|
Mais ceci impliquerait des choix politiques voire stratégiques et un retour (sans faiblesse, ni concession) aux fondamentaux de la République française indivisible, laïque, démocratique et sociale sur l’ensemble de son territoire
Pourrait-on, au passage, se renseigner sur les pratiques éducatives adoptées dans les pays étrangers francophones ou pas en prenant en compte leur modernité, leur caractère innovant par rapport à celles de notre Ecole élémentaire (fort heureusement héritée de la 3è République) et leurs fonctions émancipatrices ? Ceci aurait pu faire l’objet d’une veille dans les lieux de pouvoir en matière éducative…
Certains medias n’ont pas manqué de réagir aux propositions du Président de la République. Déjà L’Humanité avait ouvert le débat le 26 novembre 2022 en titrant sous la plume d’Olivier Chartrain :
« Vers un retour de l’École normale d’instituteurs ? »
URL : https://www.humanite.fr/societe/education-nationale/vers-un-retour-de-lecole-normale-dinstituteurs-772516
On discutait, dans ledit article, de l’opportunité de « Revenir à un concours en fin de licence et permettre des prérecrutements rémunérés, pourquoi pas dès l’après-bac : ce sont les propositions chocs de la mission flash de l’Assemblée nationale, pour résoudre la crise de recrutement dans le primaire. »
On parlait d’une formation sur cinq ans, dès l’après- bac, avec une rémunération . « Il s’agirait de proposer aux candidats une formation sur cinq ans, dès l’après-bac, offrant une rémunération en contrepartie d’un engagement de service. Une sorte de retour à l’École normale d’Instituteurs, avec ce que celle-ci impliquait de véritable mixité sociale dans le recrutement… mais à bac + 5. »
Plus récemment à Vousnousils on titrait le 7 septembre 2023, avec Sandra Ktourza :
Formation des enseignants : un retour aux écoles normales « pour les payer moins » ?
URL :https://www.vousnousils.fr/2023/09/07/formation-des-enseignants-un-retour-aux-ecoles-normales-pour-les-payer-moins-676777
On faisait valoir le fait que :
« Pour le syndicat majoritaire des lycées professionnels, le Snetaa-FO, cette annonce est une « bombe « . Dans un communiqué, le syndicat affirme avoir été dès le départ opposé à la création des IUFM puis des ESPÉ devenues INSPÉ, qui ont « enlevé tout sens de la formation aux métiers d’enseignant avec la masterisation » et proposent des formations « totalement déconnectées du métier réel ». Surtout pour les étudiants futurs professeurs de lycée professionnel, qui « s’ennuient dans les INSPÉ et ne trouvent aucune aide quant aux pratiques pédagogiques spécifiques au lycée professionnel ».“Pour le syndicat, le retour aux écoles normales spécifiques pour apprendre le métier de PLP, les ENNA, serait une bonne chose. »
Mais qu’en est-il des autres syndicats et des enseignants ?
Au café pédagogique, le 8 juin 2023, on notait le propos de Jérôme Legavre (député LFI)
“Je plaide pour le retour de l’école normale et des IPES”
URL : https://www.cafepedagogique.net/2023/06/08/jerome-legavre-je-plaide-pour-le-retour-de-lecole-normale-et-des-ipes/
Avant de relever sur le même site, la tribune de Pascale Garnier, professeure des universités à l’Université Sorbonne Paris Nord. Celle-ci revient sur les références nostalgiques d’Emmanuel Macron notamment sur celle renvoyant aux anciennnes Ecoles Normales.
Si nostalgie il y a, écrit-elle, « elle devrait être avant tout celle des conditions de formation des enseignants et de leurs formateurs, non pas celle des « écoles normales » en tant que telles : une formation longue et rémunérée, ainsi que cette attention aux spécificités de l’exercice du métier en école maternelle et élémentaire et à ses polyvalences » . Elle signait cette contribution pour le Café pédagogique le 21 septembre 2023
URL :https://www.cafepedagogique.net/2023/09/21/formation-des-enseignants-en-arriere-toute-pour-aller-de-lavant/
– sélectionner sur concours les futurs élèves-maîtres ,
– les accueillir comme boursiers durant la durée de leur cursus sur un site dédié,
– leur faire acquérir le socle de connaissances fondamentales jugé nécessaire pour assumer pleinement leur futur métier de maître d’école,
– leur fournir les moyens de leur formation au métier d’instituteur tout en leur donnant l’opportunité de s’imprégner des fondements d’un certain esprit de corps ; celui des hussards noirs de la République.
Ce schéma qui fit ses preuves pendant plus d’ un siècle ne pourrait-il être transposé en le modernisant aux futurs établissements spécialisés de la formation des maîtres qui pourraient voir le jour en ce début du 21è siècle ? Il offrirait l’avantage en terme de bien public d’ouvrir les portes des écoles de formation aux aspirants -lauréats du concours- issus des couches sociales les plus défavorisées ce qui n’est pas le cas quand le concours intervient après des études universitaires longues. ..
En l’occurrence il pourrait s’agir d’ exiger le baccalauréat pour l’inscription au concours et d’assurer ensuite aux élèves admis un cursus diciplinaire et professionnalisant gratuit en cinq ans sanctionné par un diplôme de fin d’études de niveau BAC+5 .
Les visiteurs de ce site pourront consulter le propos et découvrir le point de vue inédit d’un « heureux ? » bénéficiaire du système qui fut supprimé par la Loi Jospin du 10 juillet 1989. Il donne lieu à un article intitulé :
Les écoles normales, retour vers le futur antérieur…
Il est écrit par Jacques Lamagnère, ancien Directeur d’école primaire de la Ville de Paris et publié sur le site de l’association Unité Laïque le 15 septembre 2023. On pourra y accéder en cliquant ici ou en se rendant à l’URL :
https://unitelaique.org/index.php/2023/09/15/les-ecoles-normales-retour-vers-le-futur-anterieur/#more-6049
Que le rédacteur en chef de Unité Laïque soit remercié de nous avoir permis de reproduire ce document afin de le représenter sur ce site .
Professeurs et défenseurs de la laïcité de l’Ecole Ne capitulons pas !
Pour résister et faire triompher la science et la raison sur l’obscurantisme, les visiteurs de ce site sont invités non seulement à consulter avec toute l’attention nécessaire le fichier joint en cliquant ici mais aussi à le faire connaître dans leurs environnements respectifs. Il s’agit en effet de faire vivre la laïcité scolaire en la faisant respirer !
Ils accèderont ainsi à un article que l’on qualifie ici d’essentiel . Ecrit par Catherine Kintzler, philosophe de la laïcité, et publié le 14 septembre 2023 sur son blog revue Mezetulle, il s’ intitule :
Abaya
Le fonctionnement de la laïcité scolaire
URL: https://www.mezetulle.fr/abayale-fonctionnement-de-la-laicite-scolaire/
« – L’interdiction du port de l’abaya à l’école publique par le ministre de l’Éducation nationale,Gabriel Attal, rappelle l’ « affaire de Creil » (1989) et le débat au moment du vote de la loi du 15 mars 2004. Apparente similitude qui s’inscrit dans un dispositif politique totalement inverse de ceux qu’on a connus antérieurement. On saisit ici l’occasion de rappeler le fonctionnement de la laïcité scolaire…
– Accepter le port de signes religieux à l’école ce n’est pas introduire une liberté, c’est donner raison à ceux qui veulent imposer ce port partout et tout le temps, c’est leur signifier qu’aucun domaine réservé n’est en mesure de borner leurs exigences, c’est interdire tout point de fuite à ceux qui leur sont soumis.
– Les élèves présents à l’école ne sont pas des libertés constituées, mais des libertés en voie de constitution. On ne vient pas à l’école simplement pour jouir de son droit, mais pour s’autoconstituer comme sujet autonome. En ce sens, l’école n’est pas seulement une institution de droit, ni un service, c’est une institution philosophique et les élèves ne sont pas des usagers.
– Les savoirs sont au cœur de l’école, et c’est cela qui, d’abord, est libérateur et laïque
– L’autorité des savoirs est immanente à ceux-ci, elle s’effectue dans leur construction et dans leur appropriation et non par génuflexion devant une autorité extérieure.
– Quand l’école républicaine laïque reste fidèle à l’esprit des humanités elle institue vraiment les citoyens. »
Document unique. « Abaya le fonctionnement de la laïcité scolaire »
Que Catherine Kintzler soit chaleureusement remerciée de nous autoriser ce nouvel emprunt.
A bas l’abaya,abracadabra !
Interdire le port de l’abaya et du qamis à l’Ecole laïque républicaine…mais encore !
Protocole entre l’État et l’enseignement catholique la République joue contre son camp !
A propos de la dissolution du collectif « Les Soulèvements de la Terre »
A propos de la dissolution du collectif
“Les Soulèvements de la Terre »
SelonWikipedia(https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Soul%C3% A8vements_de_la_Terre) Les Soulèvements de la Terre est un collectif d’écologie politique et contestataire français. Fondé en janvier 2021, ce mouvement est opposé à l’accaparement des terres et lutte contre certains projets d’aménagement, notamment les « méga–bassines », des autoroutes, ou encore le projet de ligne à grande vitesse Lyon–Turin. Il exprime ses revendications par le biais de manifestations et mène des actions de désobéissance civile et de sabotage d’infrastructures industrielles qu’il considère comme polluantes. Il rassemble une centaine d’associations ou de collectifs et plus de 110 000 personnes revendiquent leur appartenance au mouvement.
Le 21 juin 2023, le ministre de l’intérieur a annoncé la dissolution du mouvement, provoquant de vives réactions, notamment de la part d’Amnesty International et de la Ligue des droits de l’homme… et dans divers organes de presse.
C’est ainsi que Le Monde pouvait titrer le 23 juin à l’adresse : https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/06/23/lessoulevements–de–la–terre–une–dissolution
problematique_6178900_3232.html :
Les Soulèvements de la Terre une dissolution problématique
Selon ce journal « l’arme lourde employée par le ministre de l’intérieur est d’autant plus regrettable qu’elle empêche un débat nécessaire sur les moyens employés par le collectif pour parvenir à ses objectifs de préservation de l’environnement et de défense du vivant. Le ministre a pris une lourde responsabilité en prononçant la dissolution du collectif Les Soulèvements de la Terre. En s’appuyant sur une modification introduite par la loi « séparatisme » de 2021 qui a élargi les motifs requis aux « agissements violents à l’encontre des personnes et des biens », le ministre s’est avancé sur un terrain qui ne concernait par le passé que les groupes de combat et les milices privées, les appels à la haine et aux discriminations, ou encore la volonté de perpétrer des actes de terrorisme… »
Les visiteurs pourront consulter le texte du décret concerné à l’adresse :
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT0000477093
18 .
On soulignera ici que, dans un entretien accordé à Reporterre, Annie Ernaux, prix Nobel 2022 de littérature, affirme soutenir Les Soulèvements de la Terre. Les traiter de terroristes est une « aberration » dit celle qui « espère un mouvement de masse » contre ce gouvernement… On rappellera que Annie Ernaux est écrivaine, auteure de Mémoire de fille, Les Années ou La Place, aux éditions Gallimard. Figure féministe, elle est engagée à gauche depuis des années ( https://reporterre.net/Annie-Ernaux-LesSoulevements-de-la-Terre-sont-un-mouvement-pour-la-vies ).
On devine aisément l’émergence d’une polémique ; c’est de bonne guerre dans une démocratie qui en a vu bien d’autres ! On se contentera de rappeler les règles élémentaires de tolérance qui devraient la présider préservant la liberté d’expression et le respect des lois de la République.
Souhaitant que les visiteurs de ce site ,épris de justice et de liberté, puissent consulter les fondamentaux en matière de « dissolution » de collectifs d’associations, nous soumettons à leur sagacité et à leur esprit critique, l’article publié récemment par François Braize dans son site
Décoda(na)ges… prénom Charlie . Il s’intitule :
« Dissoudre ou se coucher ? »
On pourra y accéder soit en se rendant à l’adresse https://francoisbraize.wordpress.com/2023/06/22/dissoudre –ou–se–coucher/ soit en cliquant ici (Document 1)
On rappellera la Loi du 10 janvier 1936… sur la dissolution de « groupes de combat et de milices privées » -tout laisse à penser que l’état des lieux présents en la matière n’est pas celui qui prévalait à cette époque . Cette loi qui fut abrogée fut reprise le 1er mai 2012, sans doute dans un contexte plus apaisé. Elle stipule : « Seront dissous, par décret rendu par le Président de la République en conseil des ministres, toutes les associations ou groupements de fait :
1° Qui provoqueraient à des manifestations armées dans la rue ;
2° Ou qui, en dehors des sociétés de préparation au service militaire agréées par le Gouvernement, des sociétés d’éducation physique et de sport, présenteraient, par leur forme et leur organisation militaires, le caractère de groupes de combat ou de milices privées ;
3° Ou qui auraient pour but de porter atteinte à l’intégrité du territoire national ou d’attenter par la force à la forme républicaine du Gouvernement ;
4° Ou dont l’activité tendrait à faire échec aux mesures concernant le rétablissement de la légalité républicaine ;
5° Ou qui auraient pour but soit de rassembler des individus ayant fait l’objet de condamnation du chef de collaboration avec l’ennemi, soit d’exalter cette collaboration.
Le Conseil d’Etat, saisi d’un recours en annulation du décret prévu par le premier alinéa du présent article, devra statuer d’urgence.
6° Ou qui, soit provoqueraient à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, soit propageraient des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence.
7° Ou qui se livreraient, sur le territoire français ou à partir de ce territoire, à des agissements en vue de provoquer des actes de terrorisme en France ou à l’étranger. »
Pendant ce temps on pouvait lire :
– Dans L’Humanité du 21juin 2023 :
Dissolution des Soulèvements de la Terre : « Plus il y a d’outils de répression, plus on s’en sert »
L’exécutif a dissout les Soulèvements de la Terre. Une décision inquiétante, pour l’historien des luttes environnementales Alexis Vrignon. (Entretien par Emilio Meslet). Une marche supplémentaire vers l’arbitraire vient d’être franchie. Annoncée depuis près de trois mois, la dissolution du collectif écologiste des Soulèvements de la Terre (SLT) est effective, comme l’a décidé le Conseil des ministres de mercredi(Cf. https://www.humanite.fr/planete/ecologie/dissolution–dessoulevements–de–la–terre–plus–il–y–d–outils–de–repression–pluss–en–sert–800045 )
-Et dans La Croix du 19 juin (modifié le 21 juin),sous la plume de Antoine Oberdorff :
Soulèvements de la terre : Darmanin annonce la dissolution en conseil des ministres
Le ministre de l’intérieur a annoncé que le décret de dissolution des Soulèvements de la terre avait bel et bien été examiné et officialisé en conseil des ministres, mercredi 21 juin. Le collectif écologiste fustige une décision « très politique » et projette de « faire acte d’insoumission » pendant la Fête de la musique. (Cf. https://www.lacroix.com/France/Soulevements-terre-dissolution-compliqueeministre-linterieur-2023-06-19-1201272141)
Comme il fallait s’y attendre le collectif dissout proteste vigoureusement . Les visiteurs pourront s’en convaincre en se rendant aux adresses suivantes :
- https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/appel–auxsoulevements–de–la–terre–ce–qui–repousse–partout–ne–peutetre–dissou
2.https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2023/06 /25/lettre-ouverte-a-emmanuel-macron-on-ne-dissout-pas-laterre-qui-se-souleve/
Au total, s’agissant d’une « affaire » aussi grave et aussi exemplaire on peut, sans être devin, prévoir l’amplification de la polémique en cours.
Quoi qu’il en soit elle pose une question cruciale de société formulée par Olivier Galland dans Télos du 26 juin 2023 faisant référence au propos de Gaspard Koenig qui écrivait : « ceux que le ministre de l’Intérieur présente comme ‘écoterroristes’ peuvent se prévaloir d’une forme de rationalité supérieure, sur la finalité recherchée comme sur l’organisation du collectif ». O. Galland souligne à juste titre que “l’on peine à comprendre ce qui leur donne ce privilège. Mais on saisit bien que ce privilège d’une rationalité supérieure autoproclamée confère aux individus qui s’en réclament le droit, à leurs yeux, d’imposer aux autres les principes qui les guident. Les prémisses de la dictature…” (Cf. https://www.telos–eu.com/fr/politique–francaise–etinternationale/letrange–soutien–de–gaspard–koenig–auxsoulevement.html ).
Souhaitons que la République saura s’en préserver !
Déconstruire la déconstruction ou reconstruire après la démolition
Déjà le 23 février 2022 Anthony Chanthanakone dans Philosophie magazine faisait état d’un évènement ayant suscité autant d’engouement que de critiques. Il rappelait que pour l’organisateur dudit colloque , Pierre-Henri Tavoillot, l’événement avait pour objet « de sortir de la pensée unique incarnée par le « wokisme », le néo-féminisme, l’écoféminisme, l’intersectionnalité, la cancel culture et autres néologismes jugés barbares et confus. Pour les participants, une nouvelle pensée, se voulant humaniste, rationnelle et universelle, devait émerger en contrepoint de la pensée déconstructionniste »
(Cf. https://www.philomag.com/articles/colloque-sur-la-deconstruction-ce-qui-sest-vraiment-dit-la-sorbonne)
Les actes dudit colloque ont donné lieu à un ouvrage de Emmanuelle Hénin, Xavier-Laurent Salvador et Pierre-Henri Tavoillot publié chez Odile Jacob le 8 mars 2023. Il s’intitule :
Après la déconstruction
L’Université au défi des idéologies
(Cf.https://www.odilejacob.fr/catalogue/scienceshumaines/sciences-politiques/apres-ladeconstruction_9782415003227.php)
Les visiteurs de ce site pourront consulter , en cliquant ici , la recension qu’en fait la philosophe Catherine Kintzler, recension qu’elle publie dans son blog revue Mezetulle. Elle avait participé audit colloque.
Nous la remercions vivement de nous autoriser ce nouvel emprunt.
Petite chronique finistérienne de la laïcisation aux débuts de la 3è République
La laïcité se trouve au coeur de bien des débats actuels de notre société et de notre République . La 3è République joua un rôle essentiel dans son instauration au sein de nos institutions tout particulièrement l’Ecole publique.Ceci intervenait -faut-il le rappeler- cent ans après la Grande Révolution pendant laquelle des pères fondateurs tels Condorcet et Lakanal ouvrirent la voie du progrès…
Mais à quel prix ? Celui des luttes sans merci de la laïcisation où des républicains convaincus eurent raison de la réaction cléricale au moyen de la Loi . Elles purent compter sur la « généreuse obstination au bien » de Jules Ferry relayée par les instituteurs pionniers qui devinrent plus tard (en 1913), sous la plume de Charles Péguy, les hussards noirs de la République.
Au moment où dans certains milieux on se plaît à pointer la déconstruction voire la dérive de l’Ecole publique laïque et qu’on ne prête qu’une attention toute relative à la révélation quotidienne des abus divers – souvent criminels- perpétrés au sein de l’Eglise par ses prêtres, il semble opportun de tenter de reconstituer- au niveau local- les évènements qui présidèrent à la laïcisation.
En tirer des leçons devrait grandement aider à refonder des institutions à la dérive et à « édifier un monde nouveau » sur les précieux débris de l’ancien . C’est ce qui est souhaité et argumenté sur ce site dévolu à l’histoire et au devenir de l’Ecole publique et de ses maîtres .
Il s’agit ici de donner la transcription d’articles révélateurs et fondateurs à cet égard tels que l’on peut les découvrir dans la presse ancienne numérisée républicaine des débuts de la 3è République et de ses lois scolaires. L’Instruction publique était au coeur du débat tant au niveau parlementaire qu’au niveau du citoyen, les protagonistes étant nommément les Instituteurs et les « paladins » de la réaction cléricale.
Selon Jules Ferry lui-même: « L’Instituteur ne doit être en guerre avec personne. Il ne doit être un obstacle ou un rival ni pour les chefs spirituels de la commune ni pour les pouvoirs civils ; il doit se renfermer exclusivement dans son rôle d’éducateur, dans sa mission de travail, de gravité, de conciliation. En s’y maintenant avec sévérité, il acquerra plus d’autorité, de dignité et de crédit qu’en se jetant dans les luttes locales. »
Il poursuivait: » Instituteurs, voici votre lot, voici votre domaine ; ces enfants, dont vous devez nous faire, non seulement des hommes, mais des citoyens — des générations renouvelées par l’éducation intellectuelle, morale et physique, meilleures que les nôtres, plus complètes et plus viriles, qui ne seront ni frivoles, ni oublieuses et qui seront dignes de l’avenir que le sort tient en réserve pour notre chère patrie. »
Dans une circulaire diffusée à l’époque par le Ministère de l’Instruction publique dévolue à l’enseignement moral et civique on tenait des propos qui mériteraient d’être remis en exergue en 2023 : « L’enseignement moral est destiné à compléter et à relier, à relever et à ennoblir tous les enseignements de l’Ecole. Tandis que les autres études développent chacune un ordre spécial d’aptitudes et de connaissances utiles, celle-ci tend à développer l’homme lui-même,c’est-à-dire un cœur, une intelligence, une conscience. Cette éducation n’a pas pour but de faire savoir mais de faire vouloir , elle émeut plus qu’elle ne démontre ; devant agir sur l’être sensible, elle procède plus du coeur que du raisonnement ; elle n’entreprend pas d’analyser toutes les raisons de l’acte moral, elle cherche avant tout à le produire, à le répéter à en faire une habitude qui gouverne la vie. A l’école primaire surtout, ce n’est pas une science, c’est un art, l’art d’incliner la volonté libre vers le bien. »
C’est à ce genre de (re)découvertes que sont invités les visiteurs de ce site. Ils pourront y consulter un ensemble de 43 items extraits du Journal Le Finistère ( numérisé aux Archives du département du Finistère) dans ses parutions allant du 15 août 1882 au 30 décembre 1882. Le document final de 118 pages est accessible en cliquant ici.
Pour faciliter la consultation des articles retenant l’attention on pourra se référer au sommaire suivant :
1. Le concours d’admission à l’Ecole normale de 1882………………….page1
2. L’école neutre
3.L’instruction obligatoire(1)
3 bis.Le travail manuel
4. La visite de Ferdinand Buisson à Quimper
5. L’enseignement obligatoire (2)………………………………………………..page 13
6. La République et les Ecoles
7. L’enseignement obligatoire (3)
8 . Un instituteur laïque réhabilité
9. L’instruction obligatoire (3)
10. Au conseil départemental de l’Instruction publique……………….page 33
11.Turpitudes à l’école congréganiste
12. L’Ecole sans Dieu
13.Au Conseil d’Arrondissement de Morlaix
14. Au journal officiel
15.Circulaire Pape-Carpentier………………………………………………………page41
16. La loi athée
17. Encore l’instruction obligatoire (4)
18. Déclarations du Ministre de l’Instruction publique
19.Lakanal (1)
20. Lakanal(2)………………………………………………………………………………page53
21. La question du Concordat
22. La résistance à la loi d’Enseignement
23.L’enseignement secondaire des filles
24. Les cléricaux et la loi sur l’enseignement primaire
25. L’Histoire à l’Ecole primaire…………………………………………………page 69
26. L’Ecole supérieure des travaux manuels
27. Perversion du sens moral
28. Réouverture des cours d’adultes à Quimper
29. L’Instituteur congréganiste de Landivisiau
30. L’enseignement du catéchisme………………………………………………page 82
31. Les collèges communaux
32. Les emblèmes religieux à l’Ecole
33. La République et l’Eglise
34. République et religion
35. Les complicités du silence………………………………………………………page 93
36. Le chantier de construction de l’Ecole normale des Filles à Quimper
37. Questions d’enseignement
38.Emeute à Moëlan–sur-Mer
39.Les suites de l’affaire de Moëlan
40. Les Ecoles de hameau……………………………………………………………..page 110
41.L’abbé du Marhallach
42. Les Ecoles
43. La nomination des Directeurs et Directrices d’Ecole normale…
Turpitudes et contre-turpitudes ecclésiales ou cléricales
Sur ce site on s’est attaché à faire connaître aux visiteurs tant les violences regroupées sous les termes génériques d’abus sexuels, d’abus spirituels ou de dérives sectaires qui ont eu cours au sein de l’église catholique de France que les dispositions prises aux différents niveaux de la hiérarchie ecclésiale pour tenter d’y mettre fin et de réparer lestraumatismes causés aux victimes. La tâche paraissait d’autant plus complexe qu’elle supposait la libération de la parole chez des fidèles marqués à vie et qu’au même moment étaient révélées les agressions de même nature commises dans d’autres contrées de la planète où l’égise catholique est aussi implantée.
Les occurrences correspondantes sont désormais si nombreuses et diverses que l’on a peine à trouver les mots pertinents pour désigner les dérives criminelles concernées. Dans un ouvrage dévolu à la question et intitulé
L’Eglise catholique face aux abus sur mineurs
Marie-Jo Le Thiec, médecin et spécialiste d’éthique, se pose la question de l’implication de clercs,d’évêques, de personnes en poste de responsabilité dans ces abus sexuels.Elle examine globalement pourquoi cela a pu se produire avant de donner des pistes pour contrôler de telles dérives.
Selon son éditeur « l’Église catholique est ébranlée par une avalanche de faits divers sordides et d’occultations, d’abus sexuels autant que de conscience et de pouvoir. De tels abus ont toujours existé, mais que des clercs et des évêques, des personnes en poste de responsabilité dans l’Église aient pu se trouver à ce point impliqués dans ce scandale à vaste échelle est incompréhensible.Cet ouvrage de réflexion souhaite jeter un peu de lumière sur ce qui ne devrait pas exister, sur ce qui n’aurait jamais dû être toléré, et qui pourtant corrompt si profondément l’humanité,les religions, l’Église catholique ; on ne met pas de pansement sur des tissus nécrosés. Il faut nettoyer la plaie et examiner par quoi et pourquoi cette nécrose est arrivée . Il n’en va pas autrement des abus sexuels sur mineurs dans l’Église catholique. Marie-Jo Le Thiec étudie les racines de ce mal et les moyens de l’affronter dans un ouvrage de référence complet, approfondi, rigoureux, écrit par une spécialiste de l’éthique. » (Cf. https://www.decitre.fr/livres/l-eglise-catholique-face-aux-abus-sexuels-sur-mineurs-9782227496033.html )
Sur de telles bases il n’est pas surprenant que des auteurs tel Daniel Bogner (2019) en arrivent à la notion d’église mortifère. Pour lui « l’ampleur des abus sexuels dans l’Église catholique est telle que la question se pose, et d’abord aux catholiques eux-mêmes : s’agit-il d’accidents malheureux dus à quelques prêtres pervers ou « en souffrance » passagère, ou faut-il incriminer un système devenu structurellement destructeur ? Pour ce professeur de théologie morale à l’université de Fribourg (Suisse), « le désastre résulte d’une « sacralisation » indue, au cours d’une longue histoire, de l’autorité, des institutions, des fonctions : elle a produit un corps sacral intouchable et un cléricalisme étouffant, pratiquant un entre-soi inaccessible à toute critique. » (Cf. http://www.chautard.info/2019/08/une-eglise-mortifere-par-daniel-bogner.html )
Et ainsi de découvrir avec stupeur que tous les niveaux de la hiérarchie sont touchés par ce qui est regroupé –sans doute par euphémisme-sous le terme réducteur « dérives » qui recouvre en réalité un scandale institutionnel d’ampleur planétaire. Faut-il, pour s’en convaincre, revenir à l’ouvrage Sodoma de Frederic Martel et à son analyse par Jean-Louis Schlegel (2019) ? Sa recension, accablante pour l’Eglise, débute ainsi : « La corruption généralisée, tentaculaire, du corps de l’Église, d’un système devenu mafieux au cœur du Vatican, plutôt que l’homophilie généralisée, est le vrai sujet du livre…Le titre parle de lui-même : la Sodome de la fin du XXe siècle et du début du XXIe se trouve au Vatican et, par extension, dans l’Église catholique. Le pape François a évoqué un jour le « lobby gay » du Vatican. Ce que révèle l’enquête de Frédéric Martel, menée durant quatre ans et dans trente-deux pays, est bien pire : « La réalité, c’est qu’il y a au Vatican une majorité de personnes homosexuelles avec du pouvoir. Par peur, par honte, mais aussi par carriérisme, ces cardinaux, ces archevêques, ces prêtres veulent protéger leur pouvoir et leur vie secrète. [Ils] n’ont aucunement l’intention de faire quoi que ce soit pour les homosexuels. » (Cf. https://esprit.presse.fr/actualites/jean-louis-schlegel/l-eglise-catholique-rend-elle-l-ame-42010)
Tout ceci étant rappelé, on fera un point d’étape en visitant le travail remarquable d’information réalisé dans le quotidien La Croix (parution du 17 février 2023 ) et on continuera de s’indigner en (re)découvrant la litanie des violences ecclésiales s’allonger (Cf. https://www.la-croix.com/Religion/l-Eglise-face-a-la-pedophilie#voirplus). Pour l’esentiel elles sont regroupées sous le titre :
« L’Église face à la pédophilie et aux abus sexuels »
Un an après le rapport de la Ciase, les affaires Santier et Ricard, dévoilées en octobre-novembre 2022, provoquent de nouveau la colère au sein de l’Église de France…
Les derniers articles
Enquête
Abus sexuels : l’emprise reste un point aveugle du Vatican
Modifié vendredi à 05h58Entretien
Affaire Rupnik : « Les victimes attendent une parole pour reconnaître qu’elles n’ont pas été des séductrices »
Modifié jeudi à 17h00Entretien
Livres de Jean Vanier : « Il faut accepter de ne pas être manichéen »
Modifié mercredi à 19h29Tribune
Frères Philippe : la puissance attractive du narcissisme
Modifié mercredi à 18h29Série
Abus sexuels dans l’Église : notre dossier « Sous emprise »
Analyse
Affaires Vanier, Rupnik, Ribes… Faut-il distinguer l’œuvre de l’artiste ?
Modifié mercredi à 17h54Les faits
Un prêtre de Notre-Dame de Vie condamné à six ans de prison pour le viol d’une adolescente
Modifié mercredi à 12h08Les faits
Abus sexuels : au moins 4 815 victimes au sein de l’Église catholique portugaise
Modifié lundi à 13h13Repères
Abus sexuels dans l’Église au Portugal : où en sont les autres pays européens ?
Modifié lundi à 12h17Entretien
Comment croire en l’Église après les abus sexuels ?
Chronique
L’Arche et les crêpes au sucre
Les faits
Affaire Jean Vanier et frères Philippe : « Il faut interroger aujourd’hui toute une culture ecclésiale » selon la Corref
Tribune
« L’Église catholique et ses médecins imaginaires »
Chronique
Affaire Jean Vanier : catholiques, ne soyez pas benêts !
Les faits
Abus sexuels dans l’Église : plus de 400 prêtres italiens ciblés dans un rapport
Chronique
Affaire Jean Vanier et Frères Philippe : le secret qui tue
Récit
Affaire Jean Vanier et frères Philippe, une secte au cœur de l’Église
Entretien
Affaire Jean Vanier et frères Philippe : « Nous avons passé des journées à essayer de déchiffrer leurs codes »
Les faits
Violences sexuelles, les évêques français à Rome pour une session de travail
Entretien
Abus sexuels : « Chez Jean Vanier, il y a une forme d’imposture »
Chronique
À nos lecteurs
Reportage
« Le socle de L’Arche, ce sont les personnes qui y vivent » : à Écorchebeuf, le faible souvenir de Jean Vanier
Editorial
Affaire Jean Vanier et frères Philippe : aux racines d’un aveuglement
Document
Fanatisme de Vanier, frères Philippe… Au cœur des archives de L’Arche et des dominicains
Analyse
Jean Vanier, frères Philippe… Ce que dit le rapport de L’Arche
Entretien
Rapport de l’Arche sur les abus sexuels : « Jean Vanier nous a menti »
Enquête
Enquête sur les frères Philippe : des années d’abus en toute impunité
Repères
Affaire Jean Vanier : la chronologie des révélations sur les abus sexuels
Explication
Scandale des frères Philippe : que révèle le rapport sur le rôle des dominicains ?
Entretien
Frère Nicolas Tixier : « Je découvre avec gravité jusqu’où est allée la déviance des frères Philippe »
Entretien
Scandale des frères Philippe : pourquoi les dominicains n’ont pas réussi à les maîtriser
Analyse
Gouvernance, autoritarisme, affaire Rupnik : le pape François répond aux critiques
Enquête
Violences sexuelles : l’omerta persistante autour de Mgr Belo, prix Nobel de la paix
Les faits
Timor oriental : avant les accusations de viols sur mineurs, la lutte indépendantiste de Mgr Belo
Les faits
Un prêtre des Frères de Saint-Jean renvoyé de l’état clérical
Les faits
Béatitudes : le père Dominique Savio écarté de la gouvernance
Les faits
Le cardinal Marc Ouellet visé par une seconde plainte pour « inconduite sexuelle »
Entretien
Jean-Marc Sauvé : « Le reportage de “Complément d’enquête’’ n’est ni juste ni équitable »
Les faits
Violences sexuelles dans l’Église : comment fonctionnent les instances de réparation ?
Entretien
Frère Philippe Lefebvre : « L’affaire Anatrella est emblématique de beaucoup d’histoires d’abus »
Analyse
Violences sexuelles : l’Église tient-elle ses promesses de réparation ?
Les faits
Violences sexuelles : le prêtre Tony Anatrella sanctionné par le Vatican et le diocèse de Paris
Les faits
Abus sexuels : des militants réclament l’extradition du père Rivoire
Les faits
« Sous emprise » : réactions des Béatitudes et du diocèse de Fréjus-Toulon à l’enquête de « La Croix »
Grand format
« Sous emprise » : enquête exclusive sur des abus sexuels présumés dans un internat catholique
Explication
VIDÉO. Enquête exclusive « Sous emprise » : pourquoi nous l’avons fait
Editorial
« Sous emprise » : seule la vérité
Pratique
Abus sexuel, psychique ou spirituel : 10 conseils pour aider les victimes
Témoignage
PODCAST – Abus sexuels : « Mon enquête sur les mécanismes insidieux de l’emprise »
Les faits
Un des auteurs impliqués titrait « Ne pas changer de cap dans la tempête » ! Sur ce site, stupéfait une fois de plus devant l’ampleur de la catastrophe, on croit devoir compléter ce propos par « Continuez à écoper mais soyez convaincus que pour le citoyen ordinaire le naufrage semble inévitable ».
Tout ceci nous conduit à proposer aux visiteurs de se rendre aux quatre adresses suivantes glânées dans les dernières Newsletters de Golias Hebdo :
1. Thérapies de conversion : il n’y a rien à guérir.
https://www.golias-editions.fr/2021/10/21/therapies-de-conversion-il-ny-a-rien-a-guerir/
2. Affaire Jean Vanier et frères Philippe : le cancer du saint.
https://www.golias-editions.fr/2023/02/09/affaire-jean-vanier-et-freres-philippe-le-cancer-du-saint/
3. Les « bons à rien » du bon Dieu.
https://www.golias-editions.fr/2023/02/16/les-bons-a-rien-du-bon-dieu/
4.Assemblée synodale européenne : introduction prometteuse.
https://www.golias-editions.fr/2023/02/16/assemblee-synodale-europeenne-introduction-prometteuse/
Que Christian Terras , Editeur en chef à Golias soit remercié de nous autoriser ces nouveaux emprunts.

