La microhistoire

Existerait-il donc une macrohistoire ?  C’est une des questions qui ressort à la lecture de l’article mis en ligne récemment par le CRHA sous l’intitulé : «  Hommage à Carlo Ginzburg , fondateur de la microhistoire ». On connaissait déjà l’histoire, à ne pas confondre avec l’ Histoire.  En réalité selon Philmag « Ginzburg se glissait dans les interstices des grands récits produits par les dominants pour faire entendre d’autres voix et faire voir d’autres réalités. Locale, circonscrite, son histoire n’est pas pour autant étriquée – au contraire, elle s’ouvre en même temps sur des faits beaucoup plus amples. Le ‘petit’ est beaucoup plus riche qu’il n’y paraît” (https://www.philomag.com/articles/les-grandes-idees-de-carlo-ginzburg?utm_source=brevo&utm_medium=email&utm_campaign=NLsemaine )

Selon  Wikipedia : « Influencée par E. P. Thompson, la microhistoire propose aux historiens de délaisser l’étude des masses ou des classes pour s’intéresser aux individus dans leur environnement. Il a pu s’agir de se focaliser sur l’histoire d’un individu pour éclairer les caractéristiques du monde qui l’entoure, ou de s’intéresser à une localité particulière, à l’évolution d’une culture matérielle ou encore aux liens entre rapports sociaux et activation des ressources naturelles. Malgré une confusion assez répandue, la microhistoire ne correspond pas au fait de s’occuper des « petites choses », comme l’explique Giovanni Levi, mais bien plutôt de « lire les choses avec un microscope » .

Ceci étant  noté, on voit bien que les profanes, amoureux non seulement de l’histoire-qu’elle soit petite ou grande- mais aussi des histoires, doivent être initiés à ce langage . A cette fin ils pourront déjà  consulter l’article du CRHA noté dès l’abord  (Fichier 1).  I y apparaît que : « Carlo Ginzburg est décédé dans la nuit du 16 au 17 juin. Il était un des plus grands historiens de la fin du XXe et début du XXIe siècle, mondialement connu, et auteur de plusieurs livres qui ont marqué des générations d’étudiantes et d’étudiants et de passionné.es d’histoire. Il fut également un des principaux instigateurs de la microhistoire, une méthode qui renouvela considérablement l’histoire sociale, en proposant d’étudier l’histoire à travers un changement d’échelle, observant comme au microscope les dynamiques individuelles et les évolutions sur de petits territoires. Ce changement de paradigme a influencé jusqu’à aujourd’hui de nombreux travaux de la recherche en histoire ».

Compte tenu des enjeux ainsi mis en lumière  et de nos préoccupations associatives dévolues à l’histoire du système éducatif, l’article du CRHA  a  donné lieu à un examen détaillé   suivi d’un compte rendu  que l’on trouvera à Fichier 2 .

On pourra également recourir un texte encart sur la question (La microhistoire et Carlo Ginzburg : enjeux et limites) en cliquant sur Fichier 3 .

 

Benoît Kermoal nous a autorisé à reproduire et représenter l’article du CRHA ; qu’il en soit remercié .