Nous reprenons ici, de façon quasi intégrale ; le titre d’un article mis en ligne le 28 juin 2026 sur Mezetulle, le blog revue de Catherine Kintzler ayant trait à la mémoire de Samuel Paty.
L’assassinat de Samuel Paty a marqué un tournant dans l’histoire de l’École publique de la République. Au‑delà de l’émotion légitime, cet événement nous oblige à revenir à des questions fondatrices : que signifie aujourd’hui instruire au nom de la laïcité ? Quelle est la mission propre de l’École républicaine ? Jusqu’où la République protège‑t‑elle ses maîtres lorsqu’ils exercent leur devoir d’enseigner la liberté de pensée ?
En publiant sur asvpnf.com l’article de Martine Verlhac, « La deuxième mort de Samuel Paty ? », accompagné de la présente contribution doctrinale, l’ASVPNF entend ouvrir un espace de réflexion exigeant et fidèle à l’histoire longue de l’institution scolaire. Il ne s’agit pas seulement de commenter un film ou un fait divers, mais de mesurer ce que révèle cette tragédie du devenir de l’École, de la laïcité et de notre capacité collective à défendre l’émancipation par les savoirs.
Notre démarche s’inscrit dans la continuité des grandes figures de l’école laïque – Buisson, Ferry, Zay et tant d’instituteurs et professeurs anonymes – qui ont pensé l’instruction comme une rupture avec l’ignorance, les enfermements et les dogmes. À la lumière du cas Samuel Paty, nous interrogeons la manière dont cette tradition est aujourd’hui fragilisée : autocensure des enseignants, hésitations de l’institution, captation partisanes du discours sur l’École.
Le texte qui suit propose des repères pour comprendre ces enjeux et pour affirmer, calmement mais fermement, quelques principes : la laïcité comme laïcité d’instruction, la nécessité de protéger les maîtres, le refus de laisser la mémoire de Samuel Paty se dissoudre dans l’oubli ou l’instrumentalisation. Nous espérons ainsi offrir aux visiteurs de ce site – citoyens, enseignants, membres de l’association – une base solide pour penser et débattre de ce qui touche au cœur même de la République : son École.
Les visiteurs de ce site pourront tout d’abord consulter l’article de Martine Verlhac en cliquant sur Fichier 1 . Ledit article est précédé d’une présentation de Catherine Kintzler. Elle y rappelle qu’à la différence de la colère, l’indignation ne retombe pas : car, reposant comme le disait Descartes sur « de justes raisons », loin de l’apaiser, son analyse la fortifie..
Ils pourront ensuite prendre connaissance d’un Fichier 2 intitulé :
Samuel Paty, l’École de la République et la laïcité d’instruction
