ACTUALITES

Les petits accommodements de circonstance au Conseil des sages de la laïcité

Ledit conseil  fut installé en 2018 par le Ministre de l’Education nationale de  l’époque. Dans un éditorial récent sa présidente en titre, Dominique Schappner, rappelait : «En installant, le 8 janvier 2018, un « Conseil des sages de la laïcité », le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a exprimé une exigence claire : pilier de notre République, indissociable de la formation des futurs citoyens, la laïcité doit être préservée, transmise et explicitée par nos institutions, au premier rang desquelles, l’École. Face aux atteintes au principe de laïcité qui ébranlent l’institution scolaire, il ne faut pas « mettre la poussière sous le tapis ». Il s’agit au contraire de renforcer le modèle républicain, en apportant une réponse systématique et un soutien clair à tous les personnels d’enseignement et d’éducation parfois mal armés face aux nouvelles contestations du principe de laïcité.

Fort de son bilan de cinq années d’activité au service de la communauté éducative, il était souhaitable qu’un texte vînt préciser et consacrer les pratiques que le Conseil des sages a déployées dans divers domaines (conseil, publications, formation), souvent en réponse à des faits préoccupants émanant du terrain scolaire.C’est pourquoi, dans un arrêté publié le 13 avril 2023, le ministre Pap Ndiaye a confirmé les fonctions du Conseil des sages de la laïcité et des valeurs de la République, en complétant sa composition fixée à vingt membres et en élargissant son périmètre d’action. »Cf. https://www.education.gouv.fr/le-conseil-des-sages-de-la-laicite-et-des-valeurs-de-la-republique-41537

 

Dès le 14 avril 2023, Le Point titrait à ce propos , sous la plume d’  Alice Pairo-Vasseur :

Conseil des Sages de la laïcité : l’inflexion de Pap Ndiaye

On soulignait  au passage que le ministre de l’Éducation nationale remodèle l’organisme consultatif créé par son prédécesseur. Des changements qui pourraient en dire long…. (Cf. https://www.lepoint.fr/societe/conseil-des-sages-de-la-laicite-l-inflexion-de-pap-ndiaye-14-04-2023-2516379_23.php)

 

Selon Le Monde du même jour : 

  Pap Ndiaye élargit les missions du conseil des sages de la laïcité à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme 

 Cf. https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/04/14/pap-ndiaye-elargit-les-missions-du-conseil-des-sages-de-la-laicite-a-la-lutte-contre-le-racisme-et-l-antisemitisme_6169496_3224.html

Pendant ce temps La Croix notait  à ce propos : 

Éducation nationale : Pap Ndiaye étend les missions du Conseil des sages de la laïcité

Le ministre de l’éducation nationale a installé un Conseil des sages de la laïcité renouvelé, vendredi 14 avril. Il réoriente ses missions qui ne se limiteront plus à la défense de la laïcité mais s’étendront à la lutte contre les discriminations.

Cf. https://www.la-croix.com/Famille/Education-nationale-Pap-Ndiaye-etend-missions-Conseil-sages-laicite-2023-04-14-1201263478

En parallèle on note  des réactions plus réservées côté Café pédagogique  lequel  pointe : 

 Pap Ndiaye contrôle le Conseil des sages de la laïcité 

Après la publication d’une circulaire sur la laïcité fin 2022, Pap Ndiaye recadre le conseil des sages de la laïcité, un organisme créé par JM. Blanquer en 2018. Un arrêté, publié au BO, limite la capacité d’expression et d’action du conseil et prépare le renouvellement de ses membres. Pap Ndiaye tourne enfin la page Blanquer sur ce sujet.

Cf . https://www.cafepedagogique.net/2023/04/14/pap-ndiaye-controle-le-conseil-des-sages-de-la-laicite/

 

Mais déjà sur Public Sénat du 19 avril 2023 on attire l’attention sur le fait que : En élargissant la composition et les missions du Conseil des sages de la laïcité, le ministre de l’Education Pap Ndiaye a scandalisé la droite sénatoriale qui l’accuse de dénaturer cette instance mise en place par Jean-Michel Blanquer.

Cf. https://www.publicsenat.fr/actualites/education/la-reprise-en-main-du-conseil-des-sages-de-la-laicite-par-pap-ndiaye-scandalise

 Dans le droit fil de ce propos  on ne peut être  surpris de découvrir dans Front populaire du 25 avril :

Pap Ndiaye accusé de défaire le Conseil des sages de la laïcité 

Le ministre de l’Éducation Pap Ndiaye a remodelé le Conseil des sages de la laïcité en modifiant sa composition, ses missions et ses moyens d’action. La nomination récente d’Alain Policar, favorable au modèle multiculturaliste à l’anglo-saxonne, a mis le feu aux poudres. Un des membres dudit conseil donne sa démission…

 Dans ce contexte, les visiteurs de ce site  pourront rester informés des évolutions en cours et de leur signification en consultant l’article  de la philosophe Catherine Kintzler , membre  du Conseil des Sages, qu’elle a publié  le 24 avril 2023 dans son blog revue Mezetulle. Ledit article est  intitulé :

Conseil des sages de la laïcité …deux textes officiels à comparer

Il est accessible soit  en cliquant ici soit  en se rendant à l’adresse : https://www.mezetulle.fr/conseil-des-sages-de-la-laicite-deux-textes-officiels-a-comparer/

La comparaison faite, les visiteurs tireront les conclusions qui s’imposent.

Que Catherine Kintzler soit  remerciée de nous autoriser à reproduire et  à représenter ce nouvel article publié sur son blog revue.

Turpitudes et contre-turpitudes ecclésiales et cléricales (suite)

De semaine en semaine sans relâche, le dossier des abus sexuels commis dans l’Eglise ne cesse de s’épaissir. Il est alimenté par une actualité libérée  révèlant  non seulement l’ampleur  d’une dérive systémique au sein de l’Institution mais aussi  de son incapacité consubstantielle à se réformer  tout en réparant les dommages et traumatismes  causés aux victimes. Ceci ne manque pas d’interroger sinon d’éroder définitivement la foi des fidèles.

Pour s’en convaincre il suffit,une fois de plus, de se rendre à un media télévisuel bien informé pour consulter en différé les émissions et reportages dédiés à cette problématique .  C’est ainsi que l’on voit apparaître à arte.tv/fr/videos :

1.Les religieuses abusées face au silence de l’Eglise ( 4 mars 2019

https://www.youtube.com/watch?v=Jl9wjEESsaQ

2.Eglise catholique : à l’écoute des victimes d’abus sexuels (5 octobre 2020)

https://www.arte.tv/fr/videos/100079-000-A/eglise-catholique-a-l-ecoute-des-victimes-d-abus-sexuels/

3.Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Eglise(7 mars 2022)  .

https://www.arte.tv/fr/videos/078749-000-A/religieuses-abusees-l-autre-scandale-de-l-eglise/

4.Allemagne : l’Eglise catholique dans la tourmente (24 mars 2021) https://www.arte.tv/fr/videos/102858-000-A/allemagne-l-eglise-catholique-dans-la-tourmente/

5.Pédocriminalité en Espagne : silence dans l’Église (26 août 2022)

https://www.arte.tv/fr/videos/106745-005-A/arte-regards/

6.Abus sexuels – Péché mortel dans l’Église (11 avril 2023) https://www.arte.tv/fr/videos/104423-000-A/abus-sexuels-peche-mortel-dans-l-eglise/)

 Cependant on découvre sous la plume de Christophe Henning ce titre  dans La Croix du 13 avril 2023   :

   Abus dans l’Église : les religieux veulent commencer par réformer leur langage .

Selon cet auteur :  « À l’issue de leur assemblée extraordinaire, les religieux et religieuses ont adopté jeudi 13 avril des mesures pour lutter contre les abus sexuels. C’est l’organisation même de la vie religieuse qui pourrait être transformée en ayant notamment recours à la présence de laïcs à certaines occasions » (Cf. https://www.la-croix.com/Religion/Abus-lEglise-religieux-veulent-commencer-reformer-leur-langage-2023-04-13-1201263240 )

  On retiendra  également  pour ce qui pourrait s’apparenter à un état des lieux au printemps 2023, l’article fondateur de René Poujol intitulé :

« Quitter l’Eglise catholique ou y rester… »

 

paru dans Mon église et moi le 12 avril 2023 ;

 https://www.renepoujol.fr/quitter-leglise-catholique-ou-y-rester/#more-7635

René Poujol  y pose en effet cette question essentielle pour certains qui, bien que  présente dans toutes les têtes, ne se prononce pas en public alors qu’elle alimente les conversations privées et les échanges dans les réseaux sociaux… Selon cet auteur :

 

« Il y a eu le tsunami du rapport Sauvé puis le doute grandissant sur la capacité de l’Eglise à se réformer elle-même ; il y a eu les deux rapports sur les frères Philippe, Jean Vanier et les complaisances institutionnelles qui ont entouré leurs dérives ; il y a eu la mise en cause d‘évêques français dans des affaires d’abus… Pour certains ces épisodes ont été déterminants dans leur décision de rompre avec l’Eglise ou de s’éloigner durablement. On sait aussi que le confinement lié au Covid19 a  durablement éloigné des fidèles de la messe dominicale. Enfin, il suffit de lire ce qui s’exprime et se débat de plus en plus librement, pour comprendre que la crise de confiance est profonde, radicale. Elle touche tout à la fois à la gouvernance, à la pastorale, à la doctrine voire pour certains au contenu même de la foi. Et les critiques de Rome sur le chemin synodal allemand font craindre que le synode en cours, convoqué par le pape François, ne soit pas à la hauteur de l’ébranlement qui secoue l’Eglise. Dès lors la tentation est forte, pour telles ou tels, de partir au désert… »

Mais on peut entendre…, sur ce site combien, pour des croyants sincères et convaincus, cette démarche intellectuelle et spirituelle est difficile à initier et à mettre en œuvre. Quoi qu’il en soit et dans l’attente d’évolutions que d’aucuns pensent être inéluctables, il est important de rester informé de la facon dont l’église, sa hiérarchie et les institutions qui en dépendent prennent en charge et gèrent les désordres, dysfonctionnements et autres affaires délictuelles au regard de la justice des hommes.  Bon nombre des éléments de ce cataclysme se trouvent  désormais sur la place publique et  ils ne semblent pas nécessairement contribuer  au bien public. 

Pour l’instant les visiteurs de ce site pourront consulter un ensemble d’articles que nous empruntons à Golias avec l’accord de Christian Terras, éditeur en chef.   Ils sont présentés, selon leur date de mise en ligne, dans l’ordre chronologique inverse :

Article 1 . A Dieu Jacques; un évêque de plein vent !

https://www.golias-editions.fr/2023/04/13/a-dieu-jacques/

« Nous avons appris avec beaucoup de tristesse, la disparition de Jacques Gaillot.   Depuis plus de vingt ans, il était évêque de Partenia, après avoir subi les foudres de Rome l’obligeant à démissionner du siège d’Evreux. En 1990, nous avions qualifié Mgr Gaillot dans le premier « Trombinoscope pour épiscopes » d’ultra-conciliaire :  « Le seul évêque que sa mission a converti. L’évêque qui a compris la modernité dans son essence même. Met en pratique une liberté d’esprit que nombre d’évêques s’interdisent du fait de leur fonction. A du courage dans un environnement ecclésial et épiscopal pas très tendre avec lui. Trouve du réconfort à l’extérieur, ce qui suffit à son bonheur de pasteur et d’homme. Profond, bon théologien, tendre, vit sans trop d’état d’âme la dialectique pasteur-prophète. N’est pas si naïf et maladroit qu’on le dit » mais il risque de « griller ses batteries à cause d’un plan média mal ficelé ou trop dispers »…     Jacques un évêque de plein vent   Jacques Gaillot est resté cet évêque de « plein vent », attentif aux plus pauvres. Il invitait à penser autrement. Sur le monde pour rappeler l’impératif de fraternité… »

 

Article 2 . Crimes sexuels : les évêques sabotent le travail

 

« Réunie à Lourdes du 28 au 31 mars 2023, la Conférence épiscopale française a examiné les soixante propositions émises dans un rapport par une centaine de clercs, laïcs et personnes victimes de violences sexuelles, fruit de dix-huit mois de réflexions de neuf groupes de travail. Le but affiché était de mettre fin à la culture qui a permis aux violences sexuelles d’être commises et couvertes, pendant des décennies, au sein de l’institution. L’issue est pour le moins décevante. En définitive, n’ont été adoptées que des mesurettes dont des « visites régulières » extérieures pour vérifier l’« exercice normal » de la fonction d’évêque, la rencontre régulière et individuelle des prêtres avec leur évêque, ou encore la présence d’une  diversité …»

Article 3 . Les dogmes chrétiens sont-ils immuables ?Ou comment l’Eglise fabrique les dogmes

 

https://www.golias-editions.fr/2023/04/06/les-dogmes-chretiens-sont-ils-immuables-ou-comment-leglise-fabrique-les-dogmes/

 

 

« La crise que vit l’Eglise, que nous vivons, nous rend sans doute plus disponible au mystère pascal.Il y a bien sûr le scandale des abus de tous ordres mais aussi le risque d’implosion, pour évoquer le livre de Danièle Hervieu-Léger et Jean-Louis Schlegel. Il est urgent de se poser pour réfléchir en évitant les logiques binaires. Dans ce temps, comme les disciples d’Emmaüs, nous sommes entre la tristesse et l’espérance. Nous avons encore besoin de comprendre en nous laissant enseigner… ».

 

Article 4. Vers une Eglise sans prêtres en Belgique !

 

« Mi-février, un livret de soixante pages au titre provocateur, « Rendons l’Église au peuple de Dieu ! Pour en finir avec le cléricalisme », a fait naître une vive polémique dans l’Église en Belgique. Rédigé par des catholiques belges de Liège, ce texte entend promouvoir la lutte contre le cléricalisme, qui passerait par une inévitable suppression de la prêtrise. « Pour supprimer le cléricalisme, il faut supprimer le clergé », écrivent-ils. Ce document d’une cinquantaine de pages est le fruit d’une réflexion menée par une douzaine de personnes. Durant plus d’un an, laïcs, prêtres et religieuses se sont réunis chaque mois « pour réfléchir à la manière dont les sacrements sont vécus aujourd’hui …».

 

 

Le visiteur constatera qu’on est encore loin du compte s’agissant de faire la lumière sur les effets désastreux d’un cléricalisme institutionnel qui, s’exerçant depuis des siècles, s’autoprotège.  Et pendant ce temps… les réparations se font attendre étant entendu qu’elles ne pourront vraiment intervenir en l’absence de profondes réformes.

 

C’est dans ce contexte,  étonnant au 21è siècle, que l’on est  tenté  de renvoyer les visiteurs à la dernière liste des items traitant de la question dans le quotidien La Croix du 14 avril 2023. Ils sont désormais rassemblés dans une rubrique intitulée  « L’Eglise face à la pédophilie et aux abus sexuels » :

 

 

Abus sexuels : les évêques français de retour à Rome mi-mai pour une session de travail

 Abus dans l’Église : « La manière de penser la relation femmes-hommes est déterminante »

 Abus sexuels dans l’Église : les religieux veulent « repérer les risques, nommer les emprises »

 Sœur Bénédicte Rivoire : « Parler de “bons fruits” sous prétexte qu’il y a beaucoup de vocations est inaudible »

 Abus dans l’Église : les responsables religieux à Paris pour enclencher des mesures de lutte

 Église de France, le temps de la conversion ?

 L’archevêque de Strasbourg Luc Ravel écarte son évêque auxiliaire Christian Kratz

 Abus sexuels : à Lourdes, les évêques misent sur un changement de culture « sur le temps long »

La laïcité, un principe abîmé par celles et ceux qui en font commerce

Communiqué du 24 avril 2023

 

de la

 Vigie de la Laïcité

: https://www.vigie-laicite.fr/

 

  C’est en  ces termes que fut lancé en avril 2021,  sous l’égide de la Ministre déléguée auprès du Ministre de l’Intérieur, chargée de la Citoyenneté, et au titre du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR)  un appel à projets doté d’une enveloppe de 2,5 millions d’euros pour promouvoir les valeurs républicaines et combattre les discours séparatistes : le « Fonds MARIANNE ».

Les autorités de tutelle rappelaient le  contexte où prospèrent, notamment sur les réseaux sociaux, des discours de haine, divisant les Français, les valeurs républicaines étant durement mises à l’épreuve.

Liberté de conscience et d’expression, égalité de tous les citoyens et de toutes les citoyennes sans distinction d’origine, de race ou de religion, fraternité, laïcité doivent plus que jamais être défendues.

C’est pourquoi le Ministère de l’Intérieur lance cet appel à projets national « Fonds MARIANNE » qui accompagnera ceux lancés par les préfets dans les territoires pour soutenir les initiatives locales. Cf. https://www.cipdr.gouv.fr/appel-a-projets-national-2021-fonds-marianne/

 Etaient éligibles des projets visant à soutenir les jeunes de 12 à 25 ans exposés aux idéologies séparatistes et   contribuant   à la réalisation de l’un ou plusieurs des objectifs suivants :

Riposter à la propagande séparatiste ainsi qu’aux discours complotistes en ligne, en particulier sur les réseaux sociaux ; Défendre les valeurs républicaines de liberté, de conscience et d’expression, d’égalité, entre tous les hommes et entre toutes les femmes, de fraternité et de laïcité qui sont le ciment de la concorde et de la cohésion nationales. 

 Cependant le 29 mars 2023 l’hebdomadaire Marianne titrait sous les plumes de   Gabriel Libert et Gérard Andrieu :

 

Révélations sur l’argent évaporé du fonds contre le séparatisme

L’enquête  de ces deux journalistes dévoile les dessous d’un mystérieux fonds gouvernemental lancé par Marlène Schiappa. En effet  la plus grosse dotation, a parfois révélé un intrigant usage des deniers publics. Cf. https://www.marianne.net/politique/schiappa-gravel-sifaoui-revelations-sur-largent-evapore-du-fonds-contre-le-separatisme

 Dans cette même perspective le président de la commission des Finances du Sénat, le socialiste Claude Raynal, a demandé au gouvernement de lui transmettre d’ici à mercredi 19 avril tous les documents concernant le fonds Marianne contre le séparatisme, après nos révélations fin mars (voir l’article mentionné ci-dessus) sur l’utilisation suspecte des subventions allouées. Cf. https://www.marianne.net/societe/laicite-et-religions/fonds-marianne-le-senateur-ps-claude-raynal-reclame-tous-les-documents-au-gouvernement-dici-mercredi

 On parle désormais d’une gestion opaque dudit fonds  l’association qui aurait été le principal bénéficiaire, l’Union des sociétés d’éducation physique et de préparation militaire (USEPPM), aurait utilisé l’argent pour un site Internet et des publications sur les réseaux sociaux très peu suivies, et pour salarier deux ex-dirigeants….

 Ceci permettait au Monde du 24 avril 2023 de titrer :

 Fonds Marianne : une commission d’enquête proposée au Sénat

 

Deux associations bénéficiaires du fonds, créé après l’assassinat de Samuel Paty pour « défendre les valeurs de la République », sont soupçonnées d’avoir indûment perçu ou utilisé leurs subventions. Ils’agit de  l’USEPPM déjà nommée et de l’ association « Reconstruire le commun ».

En clair , le citoyen ordinaire découvre  « une nouvelle affaire »… en cours d’instruction parlementaire . C’est dans ce contexte  qu’est publié le 24 avril le communiqué de la « Vigie de la laïcité » que nous  avons reproduit avec l’accord des dirigeants de cette association. Ceux-ci  soulignent que :

 « La concomitance de la création du « fonds Marianne » en 2021 et de la suppression de l’Observatoire de la laïcité la même année interroge et laisse dubitatif sur la place que tient aujourd’hui la question de la laïcité dans les politiques publiques gouvernementales. Outil pour diffuser des idées réactionnaires ? Commerce de la laïcité ? Cette dernière apparaît de plus en plus comme un camouflage idéologique pouvant rapporter, comme on le voit, de la plus sordide des manières, de l’argent. Cf. Appel à projets national 2021 – « Fonds MARIANNE » – Comité Interministériel de Prévention de la Délinquance et de la Radicalisation,

 
Les visiteurs de ce site pourront consulter ledit communiqué en cliquant ici.

 Que les dirigeants de La Vigie de la Laïcité soient remerciés de nous autoriser cet emprunt.

Le projet de réforme des retraites

 Savoir nommer les choses pour les faire comprendre  en mobilisant la sagesse  du peuple de France et en respectant les règles  de la démocratie.

 

On sait que le projet de réforme des retraites préparé par le gouvernement de la République a été  adopté par le Parlement lundi 20 mars 2023… après le rejet d’une motion de censure faisant suite  à l’usage par le gouvernement de l’article 49, alinéa 3 de la Constitution . Ceci permettait de forcer le passage du texte contesté par nombre de corps intermédiaires et n’a pas manqué de susciter une fronde populaire et de nombreuses manifestations émaillées de heurts dommageables à différents égards… 

Une association laïque telle que l’ASVPNF revendiquant tolérance et justice sociale ne pouvait rester insensible  à  la situation conflictuelle créée . C’est ainsi qu’elle a jugé opportun   de faire connaître les propos tenus par des philosophes au sujet d’une crise  susceptible d’affecter nos institutions, si ce n’est déjà le cas.

Qu’est-ce que gouverner  sous les auspices de la  République française  telle que voulue par la Constitution de 1958 qui, dans  son  article 1er,  énonce les principe suivants   : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale » ?

 On peut trouver des éléments de réponse   en  se rendant  à l’adresse : https://www.education.gouv.fr › media › download PDF

En cette période pleine d’instabilités et de violences diverses on rappellera  quelques éléments fondateurs auxquels le citoyen ordinaire,informé et émancipé, devrait pouvoir se raccrocher pour appréhender la situation et ses développements  et fixer sa ligne de conduite :

« Le pouvoir du peuple s’exerce dans le cadre et au bénéfice de la chose publique. République et démocratie sont deux notions complémentaires.

« La République repose sur la participation et la représentation des citoyens. Le suffrage est universel, libre et égal. La loi est l’expression de la volonté générale, à laquelle tous les citoyens ont le droit de concourir, par eux-mêmes ou par l’intermédiaire de leurs représentants. Les citoyens sont égaux sans distinction d’origine, de race ni de religion et dans le respect de toutes les croyances. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté.

« La République sociale renvoie à deux notions importantes :

Tout d’abord, la « fraternité », qui vise le lien unissant les membres du corps de la Nation formé d’une communauté de citoyens libres et égaux sans distinction d’origine, de race ou de religion, unis dans un idéal commun de liberté, d’égalité et de fraternité. Idéal politique, principe républicain, la fraternité est, pour chaque membre de la Nation, la reconnaissance de l’autre comme différent mais participant à la même communauté politique.

« Ensuite, la solidarité, consacrée comme une obligation de la Nation : le Préambule de 1946 pose : « la nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement ». Ainsi, la solidarité nationale vient suppléer, si besoin, la carence ou l’insuffisance de la solidarité familiale. Elle devient active pour une plus grande égalité de tous les membres de la collectivité.

« Toutes les dispositions de la République sociale sont liées au principe d’égalité : les droits sont reconnus « à chacun » ou garantis « à tous ». Et l’égalité est liée à l’universalité des droits et des devoirs.

« Le principe du gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple :

Le 13 novembre 1863, à l’occasion de l’inauguration d’un monument aux morts sur l’emplacement de la bataille de Gettysburg, Abraham Lincoln prononce la phrase, en forme de vœu, qui contient une définition de la démocratie : « Que le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple ne disparaisse jamais de cette terre ». Depuis 1946, lorsque le constituant reprend à son compte la formule de Lincoln pour en faire le principe de la République, cette définition a valeur constitutionnelle en France.

« La formule « réunit dans une même proposition trois figures du peuple à la fois objet, sujet et fin du gouvernement :

-Objet dans la mesure où il « est soumis au gouvernement de la volonté générale »,

– Sujet  car « sa volonté est néanmoins soumise au principe de la légitimité de tout pouvoir public, formellement (démocratie représentative) ou substantiellement (démocratie participative) ,

– Enfin car « le bien commun – le  bonheur de tous » (Préambule de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789) constitue l’essence de la République .

« Héritage précieux de la philosophie des Lumières, l’universalisme républicain s’oppose aux privilèges et aux discriminations. Il fait participer les membres du corps social aux affaires communes en tant que personnes et non en tant que membres de groupes définis par des particularités natives telles que le sexe ou l’origine. Il permet de bâtir un « Nous national » en brassant et non en segmentant, en valorisant tout un chacun comme citoyen et non comme membre d’une communauté, en refusant les ségrégations que connaissent les sociétés organisées sur une base ethnico-religieuse. »

 

Et cet alinéa 3 de l’article 49 de la Constitution datant de 1958, si décrié et semble-t-il si utile pour divers gouvernements, que dit-il ?

-« Le Premier ministre, après délibération du Conseil des ministres, engage devant l’Assemblée nationale la responsabilité du Gouvernement sur son programme ou éventuellement sur une déclaration de politique générale.

-L’Assemblée nationale met en cause la responsabilité du Gouvernement par le vote d’une motion de censure. Une telle motion n’est recevable que si elle est signée par un dixième au moins des membres de l’Assemblée nationale. Le vote ne peut avoir lieu que quarante-huit heures après son dépôt. Seuls sont recensés les votes favorables à la motion de censure qui ne peut être adoptée qu’à la majorité des membres composant l’Assemblée. Sauf dans le cas prévu à l’alinéa ci-dessous, un député ne peut être signataire de plus de trois motions de censure au cours d’une même session ordinaire et de plus d’une au cours d’une même session extraordinaire.

Alinéa 3 :Le Premier ministre peut, après délibération du Conseil des ministres, engager la responsabilité du Gouvernement devant l’Assemblée nationale sur le vote d’un texte. Dans ce cas, ce texte est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure, déposée dans les vingt-quatre heures qui suivent, est votée dans les conditions prévues à l’alinéa précédent.

-Le Premier ministre a la faculté de demander au Sénat l’approbation d’une déclaration de politique générale. »

 

 Ceci étant posé, les visiteurs pourront prendre connaissance de 3 articles dévolus à cette problématique   touchant à des pratiques politiques  cadrées par des textes constitutionnels. Ces derniers sont  soumis à l’épreuve du temps, aux options politiques des gouvernants,  aux péripéties des débats parlementaires ,  à la dynamique des revendications syndicales et aux aléas   de la vie citoyenne .

Les trois articles signalés ont été écrits par des auteurs  que nous remercions  vivement pour mettre à notre portée des articles engagés faisant écho aux problèmes  sociaux actuels. Il s’agit de :

 1. Retraites. « Quand la réforme sera adoptée, il ne se passera rien » : vraiment ? par Catherine Kintzler (Mezetulle, le 22 mars 2023
 
https://www.mezetulle.fr/quand-la-reforme-sera-adoptee-il-ne-se-passera-rien-vraiment/

« Le matin du 20 mars, quelques heures avant le rejet de la motion de censure par l’Assemblée nationale, le politologue Dominique Reynié, directeur de la Fondation pour l’innovation politique, était invité à Europe 1 par Dimitri Pavlenko au sujet du projet de loi sur la réforme des retraites présenté par le gouvernement, et du mouvement social qui s’y oppose depuis fin janvier avec une grande ampleur. Un peu étonnée par certains de ses propos, je réécoute l’enregistrement, disponible sur le site d’Europe 1… » /

 2. Réforme des retraites : « Le jeu des 7 erreurs » par Denis Maillard (Philosophie magazine ,  24 mars  2023)

https://www.philomag.com/articles/reforme-des-retraites-le-jeu-des-7-erreurs-par-denis-maillard

La réforme des retraites a engendré l’une des plus plus graves crises politiques et sociales de ces dernières années. En témoigne la mobilisation une nouvelle fois massive des Français le jeudi 23 mars. Comment en est-on arrivé là ? Le spécialiste des questions du travail Denis Maillard dresse le tableau, inquiet mais stimulant, des sept grandes erreurs commises par Emmanuel Macron et le gouvernement.

 3.La foule contre le peuple ? la rhétorique d’Emmanuel Macron décryptée par Octave Larmagnac-Matheron (Philosophie magazine , 22 mars 2023)

https://www.philomag.com/articles/la-foule-contre-le-peuple-la-rhetorique-demmanuel-macron-decryptee

« L’émeute ne l’emporte pas sur les représentants du peuple, et la foule n’a pas de légitimité face au peuple qui s’exprime souverain à travers ses élus » : c’est par ces quelques mots qu’Emmanuel Macron a balayé, hier devant les parlementaires, et aujourd’hui à la télévision, l’opposition dans la rue à la réforme des retraites. Qu’est-ce qui distingue la foule et le peuple ? Réponses avec Gustave Le Bon  et Jacques Rancière.

 

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Au total et ce n’est  pas un final, faut-il au prix de  quelques concessions à la mémoire politique de Michel Debré*, le rédacteur de la Constitution de 1958,  rappeler le propos qu’il tint à  un journaliste enclin à penser que ladite Constitution   serait  à l’origine de conflits entre un Parlement muselé et un exécutif aux prérogatives excessives  ? :…

« L’essence de la démocratie est le conflit.Il n’y a pas de conflit en régime de dictature. » 
 
Il y a en effet  conflit et conflit ! Pour M. Debré, c’était au Président de trouver solution à ces conflits en usant  du Conseil constitutionnel , du référendum ou de la dissolution de l’Assemblée …Ne pouvait-on, en amont de ces péripéties dangereuses, imaginer et élaborer en concertation avec les corps intermédiaires , des projets de  réformes constructifs  évitant les conflits ?

*On rappellera que cet homme politique fut aussi à l’origine d’une Loi considérée ici comme scélérate  et dont nous  continuons à demander l’abrogation  (le texte de ladite loi étant désormais incorporé au Code de l’Education !) ; il s’agit de la Loi n°59-1557 du 31 décembre 1959 sur les rapports entre l’Etat et les établissements d’enseignement privés.

Selon  Wikipedia : la loi Debré instaure un système de contrats entre l’État et les écoles privées qui le souhaitent. L’État accorde une aide mais en contrepartie, les programmes doivent être les mêmes que dans l’enseignement public (le catéchisme devient une option). L’inspection devient obligatoire et les enfants ne partageant pas la même religion que l’établissement ne peuvent être refusés.

Les enseignants sont rémunérés par l’État selon les mêmes grilles indiciaires. En revanche, leurs retraites dépendent du régime général et de caisses de retraites complémentaires, ce qui induit une différence tant dans la rémunération nette (taux de cotisations plus fort) que dans les droits à retraite (retraites ordinairement nettement plus faibles). Cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_sur_les_rapports_entre_l%27%C3%89tat_et_les_%C3%A9tablissements_d%27enseignement_priv%C3%A9s

 

Lorsque Madame Hidalgo quitte sa capitale pour saluer le Pape !

118 ans après  le vote de la loi de 1905 toujours en vigueur

 Pour saluer cet évènement qui ne manquera pas d’interpeller les amoureux de la laïcité républicaine, les visiteurs de ce site pourront consulter les deux fichiers  suivants .

Turpitudes et contre-turpitudes ecclésiales et cléricales

Les visiteurs du site pourront consulter le document correspondant en cliquant ici

La question de l’uniforme à l’Ecole

« Une vraie-fausse bonne idée ! »

 

Ladite idée a défrayé la chronique récemment. Les visiteurs intéressés pourront prendre connaissance d’arguments tant en sa faveur qu’en sa défaveur en se rendant à l’URL. : https://www.mon-uniforme-scolaire.fr/pour-ou-contre-l-uniforme-scolaire

La Vigie de la Laïcité  consacre sa Newsletter n°15 du 6 mars 2023 à cette question . Selon cette Association : « A la suite de la constatation de relative augmentation des tenues à caractère religieux dans les écoles de la République à la rentrée scolaire 2022 la machine médiatique s’est de nouveau emballée… Pour remédier à ces atteintes à la laïcité persistantes,  la non moins rituelle proposition du port de l’uniforme à l’école a resurgi. Celle-ci s’est concrétisée par une proposition de loi déposée par un député RN au début de l’année 2023  ».

La Vigie de la Laïcité (nous) propose d’approfondir la question de l’uniforme  scolaire   via  quatre articles  traitant de certains des enjeux concernés . C’est ainsi que :

« Claire de Galembert explique combien cette question, sans jamais encore aboutir, s’inscrit durablement dans l’agenda politique français (Article 1)

Philippe Portier revient avec précision sur les atermoiements du débat parlementaire tel qu’emmené par le Rassemblement national (Article 2)

Charles Mercier montre que l’uniforme scolaire, dans d’autres pays, n’a pas forcément pour fonction de neutraliser les signes religieux arborés par les élèves (Article 3)

Dounia Bouzar s’interroge sur l’opportunité qu’il y a à remplacer les habits « à référence musulmane » arborés par certains jeunes par des uniformes « républicains », tout aussi négateurs de l’identité individuelle les uns que les autres.  (Article 4)».

Les visiteurs de ce site pourront consulter ces différentes contributions aux adreses indiquées ci-dessous, la Vigie de la Laïcité nous ayant expressément autorisé à les reproduire :

Article 1. L’uniforme scolaire : un avatar de plus de la nouvelle laïcité ?

URL: https://vigie-laicite.fr/luniforme-scolaire-un-avatar-de-plus-de-la-nouvelle-laicite/

 

Article 2. L’uniforme à l’école. Le débat parlementaire sur la proposition de loi du Rassemblement national (septembre 2022-janvier 2023)

URL: https://vigie-laicite.fr/luniforme-a-lecole-le-debat-parlementaire-sur-la-proposition-de-loi-du-rassemblement-national-septembre-2022-janvier-2023/

 

Article 3. Vu de l’étranger : uniforme et neutralité religieuse des élèves vont-ils de pair ?

 URL : https://vigie-laicite.fr/vu-de-letranger-uniforme-et-neutralite-religieuse-des-eleves-vont-ils-de-pair/

Article 4. L’uniforme républicain versus l’uniforme salafiste ?

 URL: https://vigie-laicite.fr/luniforme-republicain-versus-luniforme-salafiste/

 On voit bien  que la question est complexe et   que la barbe ne fait pas le philosophe. Mais on  voit aussi  que  si l’habit ne fait pas le moine, il peut donner-dans certaines limites-  bonne conscience !

Journée Internationale 2023 des Droits des Femmes

Le 8 mars, le monde entier célèbre la Journée internationale des Femmes. 

Officialisée par les Nations unies en 1977, elle est également appelée par certains pays comme la France, Journée internationale des droits des Femmes. 

Cette journée est issue de l’histoire des luttes féministes menées sur les continents européen et américain. Le 28 février 1909, une «   Journée nationale de la femme» (National Woman’s Day) est célébrée aux USA à l’appel du Parti Socialiste d’Amérique.

À la suite d’une proposition de  Clara ZETKIN en août 1910, l’Internationale socialiste des femmes célèbre le  19 mars 1911 la première « Journée internationale des femmes » et revendique le Droit de Vote des femmes , le droit au travail et la fin des discriminations au travail. Depuis, des rassemblements et manifestations ont lieu tous les ans.

C’est la Russie soviétique qui est le premier pays à l’officialiser en 1921 en en faisant un jour férié mais non chômé jusqu’en 1965. L’évènement restera principalement cantonné aux pays du bloc socialiste jusqu’à la fin des années soixante.

C’est  en 1977  que les Nations unies  officialisent la journée, invitant tous les pays de la planète à célébrer une journée en faveur des droits des femmes. La « Journée internationale des femmes » fait ainsi partie des 87  journées internationales  reconnues ou introduites par l’ONU. (d‘après https://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9e_internationale_des_femmes

).

 Il s’agit de militer et d’agir :

 

Pour la fin des inégalités par rapport aux hommes

 

Ce 8 mars 2023, rejoignez ONU Femmes et les Nations Unies pour célébrer la Journée internationale des Femmes placée cette année sous le thème :

 

Pour un monde digital inclusif

Innovation et technologies pour l’égalité des sexes.

 

« On s’accorde à dire que , 37% des femmes n’utilisent pas internet. Bien qu’elles constituent près de la moitié de la population mondiale, l’écart technologique est toujours en leur défaveur : par rapport à la population masculine, elles sont 259 millions  à ne pas avoir accès à Internet.

Elles ne sont  donc pas en mesure de développer les compétences numériques nécessaires et de s’engager dans des espaces numériques, ce qui diminue leurs possibilités de poursuivre des carrières dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques … »

Les visiteurs de ce site pourront consulter en cliquant ici un document liminaire à cet égard… considérant qu’il ne s’agit pas  de  s’exonérer à bon compte de  questions sans doute beaucoup plus terre à terre que celle  mise en avant par l’ONU ce 8 mars 2023

Chronique des turpitudes et contre-turpitudes ecclésiales et cléricales (suite)

Sur ce site on s’est proposé de tenter de rendre compte et de dénoncer, au moyen de coupures de presse et d’articles mis en ligne, les pratiques perverses et dévoyées  commises par les prêtres de  l’Eglise catholique sous le couvert d’emprises dites spirituelles – condamnables par la justice des hommes. Ainsi que déjà mentionné, l’actualité reste très prégnante à cet égard ; les affaires mises à jour aux différents niveaux de la hiérarchie (y compris les plus élevés ) venant enrichir  des dossiers déjà bien chargés.

C’est au point que l’indignation  provoquée par le récit des scandales ayant eu cours au sein de l’Eglise et de ses institions  ne laisse  place que rarement à l’évocation des souffrances et traumatismes causés aux victimes. Que dire   de la mise en lumière des réparations  exemplaires qu’ils méritent  sans compter les sanctions pénales qui devraient être encourues par des « abuseurs » bénéficiant, a priori, de l’absolution divine ? . L’élucidation et l’analyse des  facteurs explicatifs humains et institutionnels ayant conduit à ces dérives   demeurent aussi très ténues  ceci étant à l’aune de la résistance offerte par le système clérical aux abois ! On sait bien qu’une institution qui tolère le mal et parfois même le masque en devient complice…

La présente parution se propose de  verser au dossier trois nouveaux articles  annoncés dans la Newsletter  de Golias Hebdo du 24 février 2023 :

 

 1. Affaire Philippe et Vanier : une secte protégée en haut lieu  
 
par Xavier Charpe et Christian Terras . 
 
Document 1, accessible en cliquant ici.

 

2. Le péché : une obsession catholique
 
par Paul Fleuret.

Document 2 , accessible en cliquant ici

 

3. Délire et perversion au cœur de l’église 
 
par Golias.
 
Document 3 , accessible en cliquant ici.

On retiendra entre autres  que le péché constitue pour le clergé « une manière bien sournoise de conserver le contrôle sur les âmes et les consciences… un pouvoir de vie et de mort sur les fidèles ». Au demeurant il lui permet d’user du spirituel au profit du temporel et de se rendre compte qu’en absence  de péché il n’y a pas d’emprise possible…

Au final on rappellera qu’a contrario  l’Ecole publique laïque, parfois mise en cause dans les discussions suscitées par certains articles mis en ligne par  Golias, a pour  objet l’émancipation des âmes et  des consciences. Sous son auspice, la Raison ne reconnaît aucune tutelle politique ou religieuse , elle y est donc parfaitement autonome…

 

Les difficultés et dérives  des deux institutions adversaires , souvent nommées de la même manière dans les medias,  ne  relèvent  pas du même domaine de l’activité humaine.  Leurs déterminants  tant sur le plan philosophique  que sur le plan  politique  sont essentiellement différents. Il est parfois salutaire de le rappeler  pour que les citoyens ordinaires et émancipés ne cèdent pas en la matière à la « redoutable tentation de l’amalgame ».

Petite chronique des tribulations et turpitudes ecclésiales et cléricales de 2023 (suite)

En la matière comme dans d’autres , la parole  qui apaise l’indignation et la colère est plus forte que le silence. C’est pourquoi nous continuons  sur ce site  à  dénoncer les abus délictuels trop souvent criminels au regard de la justice des hommes commis au sein de l’Eglise catholique tels que rapportés au quotidien dans les medias.

Les journalistes de La Croix considèrent que «   la mission d’informer tout comme le droit du public de connaître la vérité doivent être leur ligne d’horizon ». Ils soulignent aussi que cette mission relève  d’ «  une exigence qui s’impose à nous tous, comme êtres humains simplement : avoir le courage de regarder la réalité en face, pour mieux agir, pour mieux prévenir ».

 C’est ainsi que l’on découvre dans le quotidien  La Croix du 31 janvier 2023 ce titre singulier :

 

        «  Une secte cachée au cœur de l’Eglise »

En réalité il  recouvre deux articles :

 -Le premier de Christophe Henning et Céline Hoyeau est intitulé :

 

« Jean Vanier et les frères Philippe,révélations sur une affaire hors norme »

 Il fait état de  raports de commissions indépendantes mandatées par l’Arche et par les dominicains  publiés lundi 20 janvier 2023. Ils jettent une lumière crue sur ce qui est qualifié de « secte cachéee au cœur de l’Eglise » et  qui a perduré pendant près de quatre vingts ans. Ce travail titanesque éclaire l’histoire de l’Arche et la trajectoire de Jean Vanier en lien avec Thomas Philippe, et les responsabilités des dominicains dans les dérives des frères Philippe. (Cf. https://www.la-croix.com/Religion/affaire-jean-vanier-freres-philippe-secte-eglise-abus-sexuels-arche-enquete-2023-01-30-1201252932)

-Le second  intitulé :

«  L’ordre dominicain n’a pas su saisir ce qui se tramait  avec les Frères Philippe »

rapporte les échanges tenus lors d’un entretien  entre l’historien  Tangi Cavalin et   Héloïse de Neuville. L’Historien vient en effet de publier  aux  Editions du Cerf un ouvrage de700 pages à ce propos :

«  L’Affaire. Les dominicains face au scandale des frères Philippe ».

 On porra consulter à ce propos  l’URL : https://www.la-croix.com/Religion/Scandale-freres-Philippe-pourquoi-dominicains-nont-pas-reussi-maitriser-2023-01-30-1201252896

 

Le Monde du 1er février 2023 reprenait ces informations  sous la plume de Gaétan Supertino et titrait :

« Affaire de l’Arche : deux nouveaux rapports décrivent une « société secrète » au cœur de l’Eglise catholique » . Ce journal indiquait que lesdits rapports   résultaient des travaux de deux commissions indépendantes, mandatées par l’Arche – une fédération d’associations venant en aide à des personnes ayant une déficience intellectuelle – Ils s’intéressent principalement à trois grandes figures du catholicisme contemporain : Jean Vanier, fondateur de l’Arche, mort en 2019, et deux dominicains, Thomas Philippe, « père spirituel » de Jean Vanier et aumônier de l’Arche (mort en 1993), et son frère Marie-Dominique Philippe, connu pour être le fondateur de la communauté Saint-Jean (mort en 2006).Les rapports montrent que les trois hommes constituaient le noyau dur d’un groupe formé autour du centre spirituel de l’Eau vive, fondé en 1945 par Thomas Philippe. Parfois décrit comme une secte, ce groupe est à l’origine d’innombrables dérives, dont les rapports dressent une liste non exhaustive : « Emprise, abus sexuels, délire collectif », etc.

On  devine, ici encore, la gravité de telles révélations qui viennent tristement alourdir les charges   pesant sur l’Eglise catholique de France,ses prêtres et ses institutions. 

De surprise en surprise on trouve aussi dans Golias Hebdo du  3 février 2023 un article de Alexandre Ballario intitulé :

Homosexualité : des diocèses en sens contraire et un pape ambigu

Il ouvre un nouveau chapitre jusqu’ici relativement moins documenté (sur ce site). On y apprend  que « depuis 2018, le diocèse de Metz (Moselle) organise des rencontres d’ouverture et de dialogue afin de « lever les doutes » pour mieux accueillir les personnes homosexuelles, transgenres et leurs familles. Une journée d’échange a eu lieu sous la responsabilité de l’organisatrice, Anne Rizoulières, animatrice laïque en pastorale a laquelle le diocèse a confié cette mission. Interrogée par France 3 Régions pour l’occasion, elle rappelle : « Malheureusement, la doctrine de l’Eglise reste pour l’instant toujours une condamnation des actes homosexuels mais pas de l’homosexualité puisque ce n’est pas un choix. (…) On appelle de tous nos vœux une évolution de l’Eglise. Avec le pape François, le discours de l’Eglise sur les personnes homosexuelles a évolué. Il a rappelé qu’en tant qu’enfants de Dieu, elles faisaient partie de l’Eglise. »

Les visiteurs pourront accéder à l’article soit  en cliquant ici (document 1) soit en allant à : https://www.golias-editions.fr/2023/02/03/homosexualite-des-dioceses-en-sens-contraire-et-un-pape-ambigu/

Viennent ensuite s’ajouter à l’état des lieux , les échos  des indemnisations et réparations initiées suite à la publication du rapport de la Ciase. On pourra à ce propos consulter l’article de Golias Hebdo du 3 février 2023 intitulé :

Eglise : indemnisation des abus, le vrai du faux

Il y est fait état d’ éléments d’explication au sujet des ressources de l’Église et du travail des instances de reconnaissance et de réparation qu’elle a mises en place. «  Sous ce titre, la Conférence des évêques de France entend répondre au reportage de Complément d’enquête diffusé le 19 janvier, intitulé « Victimes de l’Église : l’impossible réparation ».

Le document est accessible en cliquant ici (document 2) ou  en se rendant à l’adresse : https://www.golias-editions.fr/2023/02/03/eglise-indemnisation-des-abus-le-vrai-du-faux

 Ainsi le visiteur sera une fois de plus  enclin à  manifester sa stupeur devant  la gravité ,  l’importance et la diversité des problèmes humains et de société générés par le cléricalisme catholique. Il ne pourra plus feindre d’ignorer ce mal et risquer d’en  devenir complice. Il faut qu’il soit convaincu que sous les auspices de notre République, la justice ecclésiale ne doit pas être au-dessus de la justice et des lois des hommes.

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