Regard de femme sur un mémorial orphelin (addendum)

 Après réflexion Jacques Denniélou, auteur  du propos attribué à la pleurante du Monument aux Instituteurs du Finistère Morts pour la France  sculptée par Armel Beaufils  ,    en a proposé une version alternative. Comme les deux  se complètent heureusement elles se trouvent désormais associées dans le document final  que les visiteurs pourront consulter en cliquant ici. 

Qu’y avait-il donc dans les bagages des normaliens ?

Certes des menus  objets  nécessaires à leur vie quotidienne . Cependant  en fin de scolarité normale   devaient s’y entasser les éléments du  » bagage normalien » qui les accompagnaient jusqu’à leurs premier postes d’instituteur  à l’école publique.   Mais ce bagage a changé de nature et de signification au fil des décennies . 
 
          Pour mieux s’en rendre compte les visiteurs sont invités à consulter (entre autres):
 
           1. Ce qui pouvait tenir lieu de bagage en 1887, en lisant l’article de  A. Vessiot paru dans la Revue Pédagogique  :  » Le bagage de l’élève-maître à sa sortie de l’école normale  » en suivant le lien:                      
 
         https://education.persee.fr/doc/revpe_2021-4111_1887_num_10_1_2185
 
               2. Ce qui semble prévaloir par les temps présents, en prenant connaissance  de l’article de Lucie  Roger  paru en 2016 dans Phronesis :
 
           » Le maître cultivé; sa définition et des implications pour une modélisation » auquel on pourra accéder par le lien :
 
https://books.google.fr/books?id=U1bfDQAAQBAJ&pg=PT150&lpg=PT150&dq=Phronesis+le+ma%C3%AEtre+cultiv%C3%A9&source=bl&ots=kThSX0mgHY&sig=ACfU3U2C_a6lXkwlqUcoVYWUeAeIs-nuew&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjE0e_JwZHuAhXEyYUKHUvuAJ8Q6AEwEHoECBMQAg#v=onepage&q=Phronesis%20le%20ma%C3%AEtre%20cultiv%C3%A9&f=false

          On y relèvera notamment  que « pour être des pédagogues cultivés, les enseignants doivent connaître au-delà des objets de la culture seconde contenu dans le programme ; être en mesure de rendre les savoirs intelligibles et signifiants pour les élèves ; avoir un regard critique sur ses propres origines, sur ses pratiques culturelles et sur son rôle social, etc. Il s’agit davantage d’une posture culturelle qui est attendue que d’une culture à transmettre ».

Les Ecoles normales primaires de la 3è République étaient-elles vraiment les casernes de Jules Ferry ?

Réalité ou provocation journalistique …rares sont les occurrences  de la sorte même   si l’assimilation des normaliens  aux Hussards noirs  de l’Escadron  créé  et intégré à l’armée de la  Révolution en 1793  ou plus précisément aux Hussards noirs de  la République chers à Charles Péguy (1913) -en raison de leur tenue -peut donner lieu à des résonances lointaines témoignant d’une discipline  quelque peu militaire  réglant leurs vies d’élèves-maîtres .   
      Quoi qu’il en soit c’est ainsi que se trouvent qualifiées leurs écoles du début du 20 siècle dans un article du journal La Marseillaise soigneusement conservé  et mis à notre disposition  par l’un de nos adhérents. Certes il appelle à la réflexion  et les visiteurs pourront le consulter en cliquant ici
 
       Faut-il rappeler en  cette circonstance que les adolescents concernés  étaient devenus élèves-maîtres , pensionnaires complets de leur école,  suite à un concours dont ils avaient été lauréats?  Ce concours nécessitait, en fait, « plusieurs années de préparation de la part du candidat qui s’orientait vers lui, très souvent, sur les conseils reçus de son instituteur alors qu’il était encore sur les bancs de l’école primaire. Il devenait  ensuite  l’objectif visé pendant plusieurs années de cours complémentaire ou, plus souvent, d’école primaire supérieure et nourrissait  les espérances de tout l’entourage familial. Celui-ci  se situait très fréquemment dans les couches les plus modestes de la population « .
 
        Dans un tel contexte  il n’est  pas surprenant, qu’ayant  pu bénéficier des bienfaits de « l’ascenseur social » lesdits élèves-maîtres étaient d’autant plus enclins à supporter un régime d’études et une discipline sans concession. Ils  étaient, au demeurant, soumis aux règles d’un  engagement décennal contraignant  qu’ils avaient signé avec l’autorisation de leur père 

Quand André Le Goff fait l’inventaire -sans concession- de ses anciens maîtres à l’ENG de Quimper, dans les années 50 du siècle dernier !

Une des récentes contributions illustrées de notre adhérent s’intitule : » Un inventaire à la Prévert« (Document 1). Il y est fait mention du quintil célèbre de Guillaume Apollinaire  que nous rappelons aux visiteurs (Document 2). Ceux-ci pourront consulter les  fichiers correspondants en cliquant successivement  sur les notations  indiquées  ci-dessous en bleu. 
 
     Que l’auteur soit chaleureusement remercié de reconstituer ses lointains souvenirs , éléments importants de  la mémoire normalienne et de nous autoriser à les représenter sur ce site .
 
            Document 1. Un inventaire à la Prévert.
 
            Document 2. L’adieu  de  Guillaume Apollinaire . 

Lundi 4 octobre 1954 ; la rentrée (et ses suites) des « lauréats » du concours d’admission à l’ENG de QUIMPER racontées et illustrées par André Le Goff.

     

Ce jour là en effet une bonne quarantaine de « Bleus »(âgés de 16 ans) débarquaient, avec armes et bagages, au 8 rue de Rosmadec pour un séjour de 4 années scolaires… aux frais de la République.  
 
      Ils y furent accueillis par un comité ad hoc   constitué des anciens de la « Maison » dont la prévenance , le sens de la fraternité et la permanence (sic ) ne tardèrent pas à se manifester. A. le Goff  rapporte ici quelques uns de ses souvenirs relevant de « l’impossible mémoire du bizutage  dans les Ecoles Normales  d’Instituteurs « . Il s’agit  d’une mémoire trop longtemps restée silencieuse  qu’il resterait à reconstituer et à restituer.  Est-elle partie constitutive  de l’esprit normalien?
 
     Les visiteurs intéressés pourront consulter le récit illustré en question en en cliquant ici.  
 
     On rappellera, pour contextualiser cette rentrée parmi tant d’autres, que le 10 octobre du même mois d’octobre 1954  se déclenchait l’insurrection armée en  Algérie, ceci n’ayant rien à voir avec ce qui précède -encore que les premières victimes  de ce conflit furent des instituteurs. 
 
     Que notre ami A. Le Goff soit chaleureusement remercié pour son témoignage mesuré  sur des rites d’intégration, sans doute venus de loin, et transmis sans encombre de génération  en génération  de normaliens…                    

A la mémoire de nos grands anciens (3): Jean Le Dû(1912-1985) et Daniel Trellu ( 1919-1998) Promotions ENG 29-32 et 35-38

Dans l’ouvrage publié en 2020 par l’Association Les Amis du Patrimoine de Trégunc (F-29910) ( Histoire des écoles de Trégunc -Livre 2 ), l’un de nos adhérents a retrouvé les portraits de deux instituteurs  Trégunois , anciens élèves-maîtres de l’Ecole normale de garçons de Quimper; Jean Le Dû et Daniel Trellu . 
 
         Roland Picard, Président de l’Association mentionnée ,  nous a dûment autorisé à  reproduire les fichiers correspondants de façon à les  représenter  sur ce site.  Qu’il en soit vivement remercié.  
      
         Les visiteurs pourront les consulter en en cliquant ici .

A la mémoire de nos grands anciens (1) : Daniel Trellu (1919-1998) Promotion ENG 1935-1938

Elève-maître de l’ENG de Quimper, très tôt engagé dans les luttes du PCF, mobilisé en 1940 après  avoir exercé son métier d’instituteur pendant à peine deux ans, Daniel Trellu s’engagea corps et âme dans la Résistance à l’occupant nazi sous les pseudonymes successifs de Raymond puis de Colonel Chevalier. Il organisa le réseau FTP du Sud-Finistère et celui du Centre-Finistère en liaison avec les jeunes instituteurs publics. En juillet 44, chef départemental des FTP du Finistère, il s’impliqua dans les combats de la Libération. Ce fut un militant et un combattant farouche et ceci se confirma  durant la  suite de son parcours.

 

Les visiteurs intéressés pourront consulter, en cliquant sur les items notés en bleu, 3 articles  qui lui sont dévolus :

 

Document 1.   Sa biographie  dans Le Maitron (2010)

 

Document 2. Son implication dans l’enseignement,  documentée  par les Amis du Patrimoine de Trégunc (2020)

 

Document 3.  Un récit dédié, écrit par Maryse Le Roux  pour le Chiffon rouge Morlaix (2 décembre 2017).

 

Les visiteurs pourront également découvrir dans le Document 4 un de ses poèmes  et la photographie de sa demeure en centre Bretagne à la fin de sa vie.

A la mémoire de nos grands anciens (2) : Albert Trividic (1909-1990 ) ; promotion ENG 1927-1930

 

Elève-maître de l’Ecole normale de Quimper, A. Trividic  faisait partie  de la Promo Charleston  qui fut mise à pied-avec les deux autres promotions scolarisées à l’époque-lors des événements de 1929. Ceux-ci ont déjà donné lieu à publication  à l’adresse de ce site internet .
 
       Les visiteurs intéressés pourront consulter, en cliquant ici, une biographie de A. Trividic, instituteur militant engagé tant  dans la Résistance à l’occupant nazi  que dans la vie citoyenne et la défense de l’école publique. Elle fut publiée en  2016  dans Le Maitron,  dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social.

Des normaliennes et leur directrice au travail à Stang ar c’Hoat.

 Les visiteurs intéressés pourront consulter en cliquant ici deux clichés datant de 1925 ,  extraits des Archives municipales de la Ville de Quimper.  Ils ont été numérisée puis colorisés au moyen d’un procédé faisant appel à l’intelligence artificielle  en vue de leur intégration à l’exposition intitulée:
                                                     
                                                  « Quimper, les couleurs du temps » 
 
Celle-ci  a eu cours, courant octobre 2020,  dans le Hall de l’Hôtel de Ville de Quimper.  
 
        Cette exposition , conçue et réalisée par Bruno Le Gall  Directeur du Service des Archives de la ville de Quimper, a déjà suscité l’intérêt de ce site.
 
        Que B. Le Gall soit chaleureusement  remercié pour la qualité de son accueil et pour nous avoir autorisé à extraire les deux clichés présentés ici de l’ensemble présenté au public à l’Hôtel de Ville.

André le Goff raconte son accueil et ses premiers exploits à Rosporden (F-29140)

Rosporden , la bourgade sud-finistérienne  au bord d’un étang formé par la rivière côtière l’Aven et au pied  d’un tertre ( d’une hauteur de 143 m ) sans doute à l’origine de sa toponymie  particulière (Roz Preden), n’a pas manqué de marquer l’enfance de notre adhérent A. Le Goff qui y grandit à partir de 1947. Il rapporte ici  quelques uns de ses souvenirs et les illustre au moyen de crobars dont il a le secret .
 
     Les visiteurs intéressés pourront les consulter en cliquant successivement sur :
 
            Document 1 Le bord de l’étang.
 
           Document 2 . Photo de Rosporden et de son étang.
 
            Document 3. . Le poignard scout . 

  
     Il est rappelé que  la  commune de Rosporden resta longtemps célèbre pour ses institutrices publiques qui, malgré les lois scolaires de la 3è République, continuaient encore en 1903, à conduire  leurs élèves à l’église!… Mais elle  l’est aussi pour avoir retenu l’attention de Gustave Flaubert dès 1847 :« C’était jour de marché, la place était pleine de paysans, de charrettes et de bœufs ; on entendait sonner les rauques syllabes celtiques mêlées au grognement des animaux et au claquement des charrettes, mais pas de confusion, d’éclats, ni rires dans les groupes, ni bavardages sur le seuil des cabarets, pas un homme ivre, pas de marchand ambulant, point de boutique de toile peinte pour les femmes, ou de verroterie pour les enfants, rien de joyeux, de heurté, d’animé. Ceux qui veulent vendre attendent résignés et sans bouger le chaland qui vient à eux. Dans la place se promènent des couples de bœufs avec quelque enfant qui les retient par les cornes  ».
 
      Rosporden suscita également  l’attention   de Pierre Loti qui écrivait en  1877  :« Elle est très ancienne cette église de Toulven [Rosporden] ; elle s’élève toute grise dans le ciel bleu, avec sa haute flèche de granite à jours, que par endroits les lichens ont dorée. Elle domine un grand étang avec des nénuphars. ». P. Loti fut un habitué de Rosporden, au point de se faire tailler des costumes bretons qu’il revêtait pour assister aux pardons. 
 
      Rosporden fut aussi  un lieu de pêche de mulettes perlières dans l’Aven, un noeud ferroviaire  important et le site d’activités industrielles florissantes allant des conserveries aux cirages et autres produits  MAYOLA en passant par la confection de galoches, l’invention et la fabrication du chouchen ( hydromel breton) .

     Que notre ami André le Goff soit  chaleureusement remercié pour ses  deux nouvelles contributions !