Le discours de Jules Ferry sur l’Ecole Laïque à l’Assemblée Nationale le  6 juin 1889

Jules Ferry quitte le pouvoir politique en 1885 après avoir  fait voter  les Lois portant son nom (lois scolaires instituant la trilogie fondatrice  : obligation, gratuité ,laïcité). Il échoue à l’élection présidentielle de décembre 1887.  Député du département des Vosges jusqu’en 1889,  il prononce un discours important sur  l’école laïque qu’il a instituée,discours que les visiteurs pourront consulter en cliquant ici.
Le document correspondant est accessible en cliquant ici

La Promotion Héraklès (ENG QUIMPER, 1968-1972) célèbre le cinquantenaire de son entrée à l’Ecole Normale d’Instituteurs de Quimper

L’association encourage chaleureusement ce type d’initiative et souhaite que d’autres promotions « silencieuses » prennent exemple sur le courage emblématique d’Héraklès ! Les visiteurs intéressés par le point de vue de la presse sur cet évènement récent pourront consulter en cliquant ici un document reconstitué et enrichi par Dan Launay (adhérent de notre Association), à partir d’ un article paru dans le Télégramme du 5 septembre 2018 (https://www.letelegramme.fr ).  Que notre collègue soit remercié de sa contribution.

Carte de Cote-Promotion ARMORIQUE -1960-1964

Notre camarade Jean-Pierre Loechner nous adresse pour publication sur le site de l’Association la carte de la Cote 62 qui, jusqu’à ce jour, n’était pas répertoriée… Nous l’en remercions vivement.  Son envoi est accompagné d’un message qui devrait susciter des réponses:
« Vous trouverez ci-jointes les vignettes du dépliant, je pense que vous saurez identifier la majorité des “célébrités” représentées. Au plaisir d’avoir de vos nouvelles ».
     * La carte de promo est également recherchée.

L’histoire éphémère du bagad de l’ENG de QUIMPER (1949-1980)

Comme le disait notre maître Per-Jakez Hélias, professeur de français à l’ENG, « la vérité quand elle a beaucoup vieilli, prend les couleurs de la légende ».  Dans le cas d’Ecole qu’expose ci-dessous, le normalien quimpérois de 1954-1958, André le Goff membre actif de notre Association, on se rend bien compte que cette dérive peut être évitée malgré des logiques démographiques implacables, à condition de s’imposer quelques contraintes.

Il faut d’abord accepter de rassembler les éléments d’une histoire  dispersée  non seulement dans le  temps et  l’espace mais aussi au gré des réformes successives du système français de formation des maîtres. Il s’agit ensuite de les ordonner et de leur donner du sens, de manière à faire émerger – en serrant au mieux les réalités passées – l’une des composantes de notre patrimoine normalien. Elle témoigne des racines, de la langue et de la culture bretonnes ; celles que nous installions implicitement dans notre Ecole au moment où nous y entrions pour la première fois  c’est-à-dire celles des « bouseux ayant souvent  trempé  leur cœur au sel » (P-J Hélias) que  nous étions tous, plus ou moins directement.

L’exemplarité de la démarche suivie par notre ami A. Le Goff  doit être soulignée et l’Association lui exprime ici sa reconnaissance pour avoir relevé brillamment le défi qui lui fut proposé.  Il en ressort avec « une belle aventure » qu’il raconte sur notre site  avec beaucoup de flegme, d’humour et parfois de mélancolie.

Portée par une Ecole Normale d’Instituteurs, son directeur et ses professeurs, l’existence du bagad – en tant que groupe constitué de musiciens (sonneurs et batteurs) interprétant  de façon collective certaines partitions (apprises à l’oreille selon nos traditions ancestrales ou déchiffrées par ceux qui pratiquaient le langage adéquat) se révèle singulière à différents égards.

Etait-elle, à l’instar de bien d’autres groupes folkloriques, « symbole  de la Bretagne vivante », considérant que la musique populaire  et ses représentations constituent  et révèlent l’âme d’un peuple ?

L’expérience unique menée pendant une quarantaine d’années dans les murs d’une institution scolaire créée sous la 3è République prônant « l’indivisibilité de la République, l’égalité devant la Loi et l’unicité du peuple français »  était-elle de nature  à apaiser les « dommages »  liés à l’interdiction de l’emploi du breton dans nos écoles ? Les hussards noirs formés à Quimper comme ailleurs étaient sélectionnés sur un concours dont les sujets d’épreuves étaient  rédigés en français. Ils étaient alors accuellis, au plein sens du terme, dans une Ecole où la vie scolaire était exclusivement ordonnée en français. Ils la quittaient pour rejoindre leurs postes d’affectation, porteurs de la mission d’instituer la République  française notamment  en enseignant ses normes  exclusivement au moyen de sa langue ; le français.

S’agissait-il plus simplement de fournir aux élèves-maîtres l’opportunité de s’autodiscipliner dans le cadre d’un projet culturel dont le rendu, lors des défilés et des concerts dans les fêtes des écoles publiques, participait au rayonnement de l’établissement et en retour de celui de l’école laïque ? On ne peut que s’interroger sur la signification de ce bagad autoproclamé qui témoignait, physiquement, de la force de notre culture régionale.

Quoi qu’il en soit, on soulignera que pendant 40 ans le bagad normalien sut franchir sans encombre apparente et dans l’honneur, avec ses formations plus ou moins complètes ou importantes de sonneurs et de batteurs, les arcanes  et les vicissitudes liées à son appartenance ou affiliation  aux diverses organisations et fédérations bretonnes de cercles celtiques. Certaines de ces structures se  proposaient de gérer les sonneurs de bagadoù  selon des principes faisant référence notamment aux périodes sombres de l’autonomisme breton. D’autres souhaitaient ouvertement œuvrer dans le sens de la laïcité républicaine.

Tout porte à croire- et le travail d’enquête mené par André Le Goff le confirme amplement- que le bagad des normaliens apporta la preuve, durant toute son existence, qu’il constituait une école d’émancipation, de tolérance et de laïcité républicaine. Il contribua aussi à structurer dans nos têtes et nos cœurs l’esprit normalien.

Les visiteurs intéressés pourront consulter en cliquant ici l’article de André le Goff  rapportant ses observations sur les origines et la vie du bagad normalien (bagad skol-veur !) qu’il a intitulé « La belle aventure du bagad des Norm’ ».

La loi portant établissement des écoles normales primaires  est restée en vigueur pendant 121 ans

Jules Ferry avait fait oeuvre durable… Suite à l’abrogation intervenue subrepticement dans l’Ordonnance n° 2000-549 du 15 juin 2000-art.7(V), les départements de notre République furent « enfin » déchargés de l’installation première et de l’entretien annuel des écoles normales de leur ressort. Les visiteurs intéressés pourront consulter document joint comportant les textes correspondants

L’esprit de promotion fondé en 1954-1958 (Promotion ENG Etincelle), se transforme  et participe à l’esprit de corps qui se convertit au fil des ans en indéfectible amitié.

C’est ainsi que les protagonistes en question se retrouvent, après leur vie professionnelle, pour un repas de promotion qui se tint le 2 septembre 2000 à Morgat. Les visiteurs intéressés pourront voir ici la photo de rigueur prise 46 ans après leur entrée à l’ENG :

Regroupement de la promotion Etincelle (54-58), le 2 septembre 2000 à Morgat – (Phot., coll., pers., Yvonne Bouër)

Ils pourront aussi prendre connaissance de quelques uns des éléments subjectifs sous-tendant une amitié qui perdure en 2018 et continue d’être entretenue en cliquant ici
Il est bien connu que « l’amitié n’exige rien en échange, que de l’entretien » et qu’il ne faut pas « laisser croître l’herbe sur le chemin de l’amitié ».

Retour inéluctable sur la défense de la loi de 1905 : préparer les combats du futur proche à l’aide de lectures de bon aloi pour un été caniculaire… 

Retour aux bons auteurs et aux fondamentaux !

Il s’agit notamment de l’ouvrage « Un siècle  de laïcité en Bretagne, 1905-2005 » de Johan Theuret et des enjeux correspondants rappelés par Edmond HERVE ancien maire de Rennes : « La laïcité est un principe philosophique et politique qui exige l’émancipation de la personne par la connaissance, le droit et la démocratie. Elle impose le respect de l’autre, le pluralisme et ne peut exister  en dehors du bien commun. La liberté,l’égalité,la fraternité ne se conçoivent pas sans elle. »
Les  visiteurs intéressés pourront  accéder à cet ouvrage en suivant le lien:
Siècle de laïcité en Bretagne (Un) :http://www.editions-apogee.com/siecle-de-laicite-en-bretagne-un.html
et en consultant la reproduction peu connue présentée en première de couverture

Normaliens de l’ENG de Quimper en stage d’éducation physique et sportive au CREPS de Dinard (1958).

Les visiteurs du site pourront consulter tout d’abord cette photographie représentant le CREPS de Dinard créé à la Libération et consulter en cliquant ici la copie d’un article de presse rappelant quelques étapes de la vie  de cet établissement jusqu’en 2010 où il devint « Campus de l’excellence sportive en Bretagne ».
Ils pourront ensuite prendre connaissance de la photo des élèves-maîtres de la Promotion ETINCELLE (1954-1958) prise sur le perron du CREPS, en présence du Directeur Léon BINET (en charge de l’institution de 1945 à 1972) et des professeurs de l’équipe d’encadrement :

Célestin Perrigault (dit Tintin), ancien normalien de Rennes et de Quimper, décoré de la Légion d’Honneur, pour son implication dans la Résistance

Normalien de l’ENG de Rennes, ayant achevé sa formation d’Instituteur à Quimper et en Finistère pendant l’occupation allemande, notre camarade a reçu l’insigne de Chevalier de la Légion d’Honneur, dans les salons de l’Hôtel de Ville de Rennes, le 4 août 2018.
Les visiteurs intéressés pourront retrouver sur site un article du récipiendaire intitulé « Pérégrinations finistériennes d’un normalien de Rennes pendant les années de plomb (1940-1945) » et prendre connaissance d’un article de presse concernant la remise de cette distinction (Document 1).
L’association lui adresse ses sincères félicitations.