Pour protéger tous les élèves et les enfants en milieux scolaire et périscolaire:

le projet de loi Villebout / Vannier

 

Selon  Anne-Charlotte Dusseaulx  (LCP) : Bétharram : Violette Spillebout et Paul Vannier ont présenté la proposition de loi issue de la commission d’enquête, le 28 janvier 2026.

https://lcp.fr/actualites/betharram-violette-spillebout-et-paul-vannier-presentent-la-proposition-de-loi-issuede

 Les rapporteurs de la commission d’enquête sur « les modalités du contrôle par l’Etat et de la prévention des violences dans les établissements scolaires », Violette Spillebout (Ensemble pour la République) et Paul Vannier (La France insoumise), ont présenté ce mercredi 28 janvier la proposition de loi issue de leurs travaux. LCP a pu consulter ce texte. Que prévoit-il ?

 « C’était une suite annoncée et attendue. En juillet dernier, la commission d’enquête sur « les modalités du contrôle par l’Etat et de la prévention des violences dans les établissements scolaires » avait rendu un rapport édifiant. Aujourd’hui, à partir des 50 recommandations faites à l’époque, les rapporteurs Violette Spillebout (Ensemble pour la République) et Paul Vannier (La France insoumise) passent à l’étape suivante en présentant une proposition de loi « visant à prévenir et lutter contre les violences en milieu scolaire ». 

« Avant la conférence de presse que tenaient les deux députés, ce mercredi 28 janvier en milieu de matinée à l’Assemblée nationale, LCP a pu consulter l’exposé des motifs du texte. Dans celui-ci, Violette Spillebout et Paul Vannier déplorent que « pendant des décennies, un climat d’omerta, la défaillance de l’Etat, une culture légitimant la violence sur les enfants, [aient] laissé des criminels, en milieu scolaire, ravager la vie de dizaines de milliers d’élèves ».

« Ils ajoutent : « Grâce à la force des victimes qui ont le courage de prendre la parole, la réalité et l’ampleur de ces violences sont désormais connues. » Afin de lutter contre ces violences en milieu scolaire et « que plus jamais des enfants ne soient maltraités ou violentés dans des établissements par des adultes censés les éduquer et les protéger », la proposition de loi issue des travaux de la commission d’enquête, composée de onze articles, prévoit plusieurs mesures. 

La création d’un fonds national d’indemnisation

« L’article 1er « acte la reconnaissance solennelle par la Nation des violences physiques, psychologiques et sexuelles subies par des enfants dans le cadre scolaire et périscolaire, ainsi que des manquements graves des autorités publiques qui ont permis leur perpétuation« . Un fonds national d’indemnisation et d’accompagnement pour les victimes serait ainsi créé. Et l’interdiction des châtiments corporels et des traitements humiliants serait inscrite dans le code de l’éducation. 

« Parmi les autres mesures prévues par la proposition de loi : le renforcement du contrôle de l’honorabilité de l’ensemble du personnel travaillant dans un établissement scolaire, « avant le recrutement puis tous les trois ans au moins » ; le renforcement du suivi des sanctions disciplinaires prises à l’encontre des personnels pour des faits de violences sur élèves ; ou encore la prolongation du délai de prescription du délit de non-dénonciation pour certains faits de violences volontaires dès lors qu’ils sont commis sur un mineur.

« L’article 7 de la proposition de loi est, quant à lui, consacré aux établissements privés sous contrat. Il institue notamment « un contrôle quinquennal obligatoire », et « renforcé pour les internats ».

« Reste à savoir quand ce texte sera inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Pour l’heure, aucune date n’a été donnée. En novembre, Violette Spillebout et Paul Vannier avaient indiqué souhaiter que la proposition de loi soit examinée début 2026, soit sur du temps transpartisan, soit sur du temps gouvernemental. »

  Il y a lieu en effet de légiférer sans tarder et d’inscrire au budget les deniers nécessaires pour faire appliquer la loi .

  Les visiteurs de ce site pourront consulter l’article de Djéhanne Gani  publié le 29 janvier 2026 dans le Café pédagogique en cliquant ici. Il s’intitule :

«  L’après-Bétharram : vers une proposition de loi

pour protéger tous les élèves »

  Que Djéhanne Gani soit remerciée de nous permettre ce nouvel emprunt au Café pédagogique.

Fichier joint

Dénoncer l’Écriture dite « inclusive »

en la tournant  en dérision par l’absurde

L’Ecriture, telle  que définie par le CNRTL ou le Larousse,  dont le coeur de métier consiste à fournir les  bons outils  pour choisir le mot juste pour bien nommer les choses, est la représentation d’une langue c’est-à-dire  d’un ensemble de paroles et de pensées exprimées au moyen de signes graphiques  conventionnels. Ceux-ci sont codifiés   par une même et seule  institution  de notre République ; l’Académie française. Celle-ci fut créée en 1635, pour conférer un poids officiel aux travaux des grammairiens.

La mission confiée à l’Académie fut très claire : « La principale fonction de l’Académie sera de travailler, avec tout le soin et toute la diligence possibles, à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences. » (Article 24 des statuts.)

Selon Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89criture « L’écriture est un moyen de communication qui représente le langage à travers l’inscription de signes sur des supports variés. C’est une technique qui s’appuie sur les mêmes structures que la parole, comme le vocabulaire, la grammaire et la sémantique, mais avec des contraintes supplémentaires liées au système de graphies propres à chaque culture. C’est d’une certaine façon « l’intégration de la langue des hommes au visible ». Le résultat de l’écriture est généralement un texte dont le destinataire est le lecteur.

« Dans les sociétés humaines émergentes, le développement de l’écriture est probablement lié à des exigences pragmatiques comme l’échange d’informations, la tenue de comptes financiers, la codification des lois et l’enregistrement de l’histoire. Autour du IVe millénaire av. J.-C.[ , la complexité du commerce et de l’administration en Mésopotamie dépassait les capacités de mémorisation des hommes ; l’écriture y devint donc une méthode plus fiable d’enregistrement et de conservation des transactions. Dans l’Égypte antique et en Mésopotamie, l’écriture a pu évoluer pour l’élaboration des calendriers et la nécessité politique de consigner les événements historiques et environnementaux. Ainsi, l’écriture a joué un rôle dans la conservation de l’Histoire, la diffusion de la connaissance et la formation du système juridique.

« L’apparition de l’écriture distingue la Préhistoire de l’Histoire, car elle permet de conserver la trace des événements et fait entrer les peuples dans le temps historique. Elle marque aussi une révolution dans le langage et le psychisme, car elle fonctionne comme une extension de la mémoire. »

  C’est dans ce contexte bien cadré que l’écriture dite « inclusive » a fait irruption. Nous en avons déjà fait mention sur ce site , à maintes reprises ( Cf. https://asvpnf.com/index.php/2026/01/07/la-realite-de-linteret-de-lecriture-inclusive/) et dénoncé une  démarche qui n’inclut personne , tentant  d’imposer par des méthodes inacceptables des principes  qui consistent à faire prendre des vessies pour des lanternes et à occulter  au plan informationnel les tensions sociétales avérées de notre  République. On sait très bien que les mots de notre langue nationale n’ont pas de sexe, qu’ils ont un genre et qu’on peut facilement  sombrer(dans le ridicule)  des lignes  où ils sont censés s’aligner selon des règles admises de tous et apprises-faut-il le rappeler- au sein de nos institutions scolaires.

Ce n’est donc qu’une demi-surprise que de voir apparaître dans Mezetulle, le blog revue, de Catherine Kintzler un nouvel article de Thierry Foucart en date du 22 janvier 2026 intitulé :

« L’écriture inclusive par l’absurde »

  Selon C. Kintzler « Thierry Foucart enrichit le dossier sur l’écriture inclusive que Mezetulle a ouvert depuis 20141. En prenant et en appliquant à la lettre les injonctions faites au nom de l’écriture inclusive, sa contribution en montre l’absurdité pour tout locuteur francophone. Mais l’absurdité, si elle est en l’occurrence (et comme on en fera l’expérience en lisant ce texte) un sérieux obstacle à la lecture, n’a jamais été un obstacle pour l’imposition d’une idéologie »

Les visiteurs pourront le consulter en cliquant ici.

Ils sont également invités à prendre connaisssance de l’ensemble du dossier constitué à ce propos par C. Kintzler depuis 2014  en se rendant à l’adresse :

https://www.mezetulle.fr/dossier-sur-lecriture-inclusive-mise-a-jour-du-23-decembre-2025/

Au total qui n’est pas un final, on dira ,à l’instar de T.R. et PP.tx.:

«  Oui à la féminisation raisonnable et à la vigilance sur les stéréotypes ; non à la fabrication d’un sociolecte militant qui fracture la communauté linguistique et renforce les inégalités d’accès à l’écrit.

« Oui à la critique sociale concrète ; non aux diversions symboliques qui détournent l’énergie militante des questions de conditions de vie, d’éducation et de justice sociale.

« En ce sens, la lutte contre cette forme d’emprise peut se formuler comme la défense d’une langue partagée, d’une école qui émancipe par la maîtrise de l’écrit commun, et d’une priorité donnée aux tensions  sociales effectives plutôt qu’aux innovations graphiques pénalisantes pour la pensée ».

Que Catherine Kintzler soit remerciée de nous permettre ces emprunts à Mezetulle.

Les 25 ans de WIKIPEDIA

Selon Wikipédia, Wikipédia a été fondée le 15 janvier 2001. Aujourd’hui, 25 ans plus tard, elle est devenue la colonne vertébrale du savoir sur Internet, fournissant des informations sur tous les sujets, de la vie quotidienne aux chatbots IA, en passant par le journalisme et les jeux-questionnaires. Près de 250 000 bénévoles rédigent, éditent et vérifient les faits contenus dans ses 65 millions d’articles rédigés dans plus de 300 langues, le tout dans le respect des normes de neutralité et de fiabilité.

En 2026, nous célébrons le 25ᵉ anniversaire de Wikipédia. À l’occasion de cet anniversaire marquant, nous avons rencontré plusieurs contributrices et contributeurs bénévoles du monde entier afin de comprendre ce qui les motive à enrichir les pages de Wikipédia.

 Compte tenu des enjeux tant pour le présent que pour l’avenir la question se pose du devenir de l’encyclopédie collaborative confrontée aux intéractions des…ou aux concurrences   des applications de l’IA aussi accessibles que Wikipédia. On pourra découvrir quelques éléments de réponse  en se rendant à : https://lavienumerique.com/articles/208505/wikipedia-fete-ses-25-ans-lencyclopedie-collaborative-face-aux-defis-de-lia.html

 Ce media titre «  Wikipédia fête ses 25 ans : l’encyclopédie collaborative face aux défis de l’IA » tout en soulignant qu’en ce mois de janvier 2026, Wikipédia célèbre un quart de siècle d’existence. Avec 15 milliards de consultations mensuelles et 65 millions d’articles en plus de 300 langues, l’encyclopédie en ligne s’impose comme une infrastructure essentielle d’internet, particulièrement à l’heure où l’intelligence artificielle redéfinit l’accès au savoir.

« Il fait également apparaître une relation sans doute facilement prévisible à savoir que : Wikimédia est devenu un acteur incontournable de l’écosystème (sic ! ndlr)  IA
L’anniversaire intervient à un moment charnière. Wikipédia figure parmi les dix sites les plus consultés au monde et reste le seul de ce classement géré par une organisation à but non lucratif. Mais son rôle a évolué : les contenus de l’encyclopédie alimentent désormais chatbots d’IA générative, moteurs de recherche et assistants vocaux. Wikipédia constitue même l’un des ensembles de données de plus haute qualité pour l’entraînement des grands modèles de langage. » .

Les visiteurs intéressés pourront consulter, en cliquant ici , l’article à ce propos paru sur le site du CRHA–UNSA-Education  le 27 janvier 2026. Il est intitulé :

« 25 ans de Wikipédia ; tous les savoirs à portée de Clic »

On retiendra malgré une actualité mouvante en la matière que la question de l’interaction humain-IA touche à des enjeux profonds, presque existentiels, pour la production et la validation de la connaissance.

« L’encyclopédie collaborative à l’instar de Wikipédia incarne l’essence humaine – jugement critique, consensus démocratique, diversité culturelle – se trouve face à l’IA qui excelle dans la rapidité et l’échelle mais peine sur la nuance éthique et contextuelle. Cette tension ne semble  pas considérée comme  une menace, mais plutôt comme une opportunité. où l’humain guidera l’IA vers plus de fiabilité, l’IA libérant l’humain pour des réflexions différentes. Le bénéfice ultime pour l’Homme devrait résider dans des connaissances plus justes, accessibles et humanistes, au service de progrès sociétaux partagés. ».

Mais comment parvenir à cet équilibre durable ?

  Que le rédacteur en chef de CRHA -UNSA-Education soit remercié de nous avoir permis ce nouvel emprunt

Les effets pervers  de la pauvreté sur les trajectoires scolaires

L’École française est l’une de celles où l’origine sociale pèse le plus sur la réussite scolaire, comme l’ont montré depuis longtemps Bourdieu et Passeron et comme le confirment les évaluations nationales et internationales récentes. Les élèves issus des milieux populaires sont sur‑représentés parmi ceux qui cumulent difficultés scolaires, orientation subie et décrochage.

ants, c’était vraiment personnalisé, sur le devoir qu’elle a rendu,…
Ce constat sans appel conduit l’Association  CIPES (pour « Choisir l’Inclusion Pour Eviter la Ségrégation » (https://experimentation-cipes-ecoles.fr/) à déclarer :

 

« Face à la sur-représentation des enfants issus de familles en situation de pauvreté dans les filières hors cursus scolaire ordinaire, CIPES cherche à expérimenter de nouveaux chemins avec et dans les écoles et collèges volontaires, afin d’en finir avec les orientations scolaires pour cause de pauvreté.

“Le fait est qu’au-delà des apparences, tous les enfants de France ne suivent pas, jusqu’à la fin de la scolarité obligatoire, un parcours identique. Les chiffres sont en effet sans appel : 75 % des élèves de Segpa (Sections d’enseignement général et professionnel adapté) sont des enfants de milieux défavorisés. Le constat est sensiblement le même dans les Ulis (Unités localisées pour l’inclusion scolaire) et les Itep (Instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques). Leurs parents ont, pour beaucoup d’entre eux, vécu la même situation.

“Ces orientations contribuent fortement à la reproduction de la grande pauvreté en enfermant ces familles dans un cercle vicieux « pauvreté → scolarité difficile → orientation subie vers l’enseignement adapté ou spécialisé → pauvreté », dont elles ne peuvent sortir seules. Tout cela est cause de nombre de souffrances et d’inégalités sociales : souffrance des enfants qui se sentent dévalorisés et qui se pensent comme les exclus de l’école, souffrance des parents qui avaient mis tous leurs espoirs dans l’école pour que leur enfant ne vive pas ce qu’ils ont vécu et souffrance des enseignants dont beaucoup contribuent douloureusement à ces orientations, percevant que ce n’est pas la solution mais ne voyant pas comment faire autrement.

“Combattre cette « injustice sociale », tel est donc l’objectif de la recherche participative CIPES. »

 C’est dans ce contexte que le Centre de Recherche Henri Aigueperse  a publié  le 26 janvier 2026 un compte-rendu d’une étude collaborative menée sous l’égide de CIPES  (ATD Quart Monde) visant à répondre à la question « Pourquoi l’école française peine-t-elle tant à briser le déterminisme social qui enferme les enfants les plus pauvres dans des trajectoires souvent irréversibles ? ».

Question embarrassante au moment où l’Ecole est décrite comme étant à la dérive au point de nécessiter une refondation complète, refondation qui se fera d’autant plus attendre que les décideurs concernés se complaisent dans une logique comptable de suppressions d’emplois d’enseignants !

 Dans l’attente d’évolutions voire de révolutions, les visiteurs de ce site pourront consulter les observations consignées par le CRHA  en cliquant ici.

L’article concerné  s’intitule :

« Etude CIPES sur la grande pauvreté: une méthodologie inédite »

Que le rédacteur en chef du CRHA soit remercié ne nous permettre cet enprunt.

Addendum à la Charte ÉCOLE 2027

La présente annexe concerne l’ articulation de notre projet « Charte ECOLE 2027 »  avec la campagne des élections municipales  2026 et les perspectives dégagées pour 2027-2032

(version du 24 janvier 2026)

 

Article 16 Convergence des initiatives territoriales et nationales

La Charte ÉCOLE 2027 s’inscrit dans un grand mouvement ayant vocation à redonner centralité à l’École publique laïque et gratuite. Elle complète utilement la campagne engagée en vue des élections municipales 2026 par des associations et syndicats pour contester le financement public de l’enseignement privé sous contrat (loi Debré 1959).

Distinction des compétences :

Les collectivités territoriales avec les compétences bâtiments et vie scolaire, sont appelées à affirmer dès 2026 une priorité politique et budgétaire à l’École publique (investissements, rénovation, numérique, inclusion).

L’État, garant de la laïcité, de la gratuité et des lois-cadres, portera en 2027 l’examen et la sortie progressive du régime Debré, dans un cadre apaisé et concerté.

Calendrier républicain :

2026 : Les communes font de l’École publique le cœur de leur politique éducative locale, en transparence sur l’affectation des ressources publiques.

2027 : La Charte ÉCOLE 2027 constitue la feuille de route nationale de refondation, intégrant la recomposition des rapports public/privé.

2027-2032 : Mise en œuvre progressive : conférence nationale sur l’avenir du système éducatif ; transition des établissements et accompagnement des personnels.

Message constitutif : Refonder l’École publique, c’est refonder la République. L’unité d’objectif – service public d’éducation fort, gratuit, laïque et égalitaire – prime sur les temporalités distinctes des mobilisations. 
 
                                                                                  ASVPNF , 24 janvier 2026
                                                                                    __________________

Pour un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat 

Un collectif  d’associations ,  syndicats et mouvements de jeunesse oeuvrant dans le domaine de l’enseignement et de l’Education nationale a récemment fait connaître-dans la perspective des prochaines élections municipales- qu’il plaidait pour que l’argent public aille en priorité à l’École publique portant le projet d’un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat.

A l’ASVPNF on souscrit à cette démarche, ayant de longue date réclamé(en vain !) l’abrogation de la Loi Debré (1959).  Pourtant si nous nous rejoignons sans ambage sur le but à atteindre, les modalités  proposées sont sensiblement différentes tant en matière de calendrier qu’en matière de « protocole » de sortie du cadre réglementaire de la loi  Debré .

Pour notre part la feuille de route pourrait être la suivante :

À court terme (2026), les collectivités locales seraient appelées à affirmer leur priorité à l’École publique gratuite et laïque dans leur politique éducative locale, dans le cadre des élections municipales.​

À moyen terme (présidentielle et législatives 2027), l’État serait interpellé sur une refondation globale du service public d’éducation, dont la Charte ÉCOLE 2027 déjà en ligne sur ce site  (cf . https://asvpnf.com/index.php/2026/01/14/pour-une-refondation-republicaine-de-lecole-publique-a-lhorizon-2027/  )précise des modes  d’actions à envisager.

À plus long terme (jusqu’en 2032), une réforme d’ensemble des rapports public/privé, incluant la sortie progressive du régime Debré, deviendrait l’aboutissement d’une politique éducative cohérente et assumée.​

Ainsi, la campagne municipale 2026 pourrait préparer le terrain politique et culturel à la bascule nationale de 2027, au lieu de le restreindre à une échéance trop  proche souffrant manifestement d’impréparation et ouvrant la porte à des controverses improductives  .

  Quoi qu’il en soit les visiteurs pourront consulter, en cliquant ici, l’article de Djéhanne Gani à ce propos paru dans le Café pédagogique du  23 janvier 2026 .

Il est intitulé :

Ce collectif porte « un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat »

 

  Au total on pourrait retenir -ceci n’engageant que l’ASVPNF-  trois idées simples :​

1. L’École publique gratuite et laïque est la norme républicaine.
Elle seule garantit l’égalité d’accès, la neutralité de l’État et l’unité du peuple français devant le savoir.​

2. La loi Debré est une question de niveau national, mais ses effets se manifestent  dans les communes.
Les collectivités ne peuvent pas abroger la loi, mais elles peuvent décider que chaque euro dépensé le soit d’abord au service de l’École publique, en assumant ce choix devant les citoyens.​

3. Les campagnes municipales 2026 et présidentielle 2027 devraient converger.

En 2026, on demande aux communes : “Que faites-vous, concrètement, pour l’École publique de votre territoire ?”

. En 2027, on demande à l’État : “Quelle réforme globale du service public d’éducation, et quel avenir pour la loi Debré ?”.​

 Que Djéhanne Gani soit  remerciée de nous permettre  ce nouvel emprunt au Café pédagogique.

Petite chronique d’après Ciase et Betharam (VI)

On aurait pu s’attendre à une période de calme en cette période dite des fêtes de fin d’année censées s’achever -selon le prophète-  à  l’Épiphanie (i.e. le 6 janvier !). Mais les rois mages sont passés…constatant à grand regret que les désordres de leur Institution continuent de faire scandale. Pour la bonne parole nous les aidons ici à en dresser la liste.

Les visiteurs pourront en consulter les intitulés et les contenus  ci-dessous :

1.   Les 10 articles pour la semaine du 12 au 18 janvier 2026, avec les sujets suivants :

URL. https://apres-la-ciase.fr/weekly/2026/2026-01-12/

Abus spirituels (16) André Legay (1) Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre (4) Communauté de l’Emmanuel (22) Diocèse d’Évry-Corbeil-Essonnes (3) Diocèse de Bordeaux (6) Diocèse de Créteil (4) Diocèse de Lille (5) Diocèse de Lyon (15) Diocèse de Paris (20) Diocèse de Versailles (7) Dominique Q. (Saint-Genès La Salle de Bordeaux-Talence) (1) Enseignement privé catholique (181) Formation (94) Frère Jean (frère des écoles chrétiennes) (1) Frères des écoles chrétiennes (5) Gilles Delignac (3) Groupe scolaire Fénelon Sainte-Marie, à Paris (1) Maria Stella Matutina (6) Mgr Jean-Paul James (2) Père Benoît Roze (1) Père Guy Gérentet de Saluneaux (1) Père Jacques Delfosse (4) Saint-Genès La Salle de Bordeaux-Talence (3) Thread twitter (26)

Bénédictines du Sacré Cœur de Montmartre : publication du rapport de la Commission indépendante

Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre (4) Diocèse de Paris (20) Diocèse de Versailles (7) Abus spirituels (16)

Un système d’abus psychologiques, spirituels, financiers et physiques passé au crible.

Bénédictines du Sacré Cœur de Montmartre : les premières critiques du rapport

Thread twitter (26) Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre (4) Diocèse de Paris (20) Diocèse de Versailles (7) Abus spirituels (16)

En cause : la composition de la commission et la méthodologie des entretiens.

L’emprise et l’abus

Formation (94) Abus spirituels (16)

Un extrait du rapport de la CIASEP-BSCM.

Décés de Guy Gérentet de Saluneaux

Père Guy Gérentet de Saluneaux (1) Diocèse de Lyon (15)

Renvoyé de l’état clérical, il avait été condamné pour des agressions sexuelles commises sur 8 jeunes filles de moins de 15 ans.

Future implantation en Suisse des sœurs de Maria Stella Matutina

Maria Stella Matutina (6)

Mgr Grögli réévalue la situation « de manière approfondie ».

Jacques Delfosse : de nouveaux témoignages visent l’ancien prêtre

Père Jacques Delfosse (4) Diocèse de Lille (5) Diocèse d’Évry-Corbeil-Essonnes (3) Diocèse de Créteil (4)

Le procureur de la République de Lille avait lancé un appel à témoignage l’an dernier.

Le débat sur l’ordination des hommes mariés passionne les lecteurs de « La Croix »

Formation (94)

Le débat s’est encore poursuivi cette semaine.

Saint-Genès La Salle de Bordeaux-Talence : avant l’affaire Delignac, trois anciens membres de l’équipe éducative ont été condamnés par la justice

Gilles Delignac (3) Frère Jean (frère des écoles chrétiennes) (1) André Legay (1) Dominique Q. (Saint-Genès La Salle de Bordeaux-Talence) (1) Frères des écoles chrétiennes (5) Saint-Genès La Salle de Bordeaux-Talence (3)

Des dossiers qui évoquent un continuum de violences sexuelles au sein de cette institution.

Un enseignant accusé par plusieurs enfants d’agression sexuelle à Paris

Groupe scolaire Fénelon Sainte-Marie, à Paris (1) Diocèse de Paris (20) Enseignement privé catholique (181)

Les parents découvrent qu’un premier signalement avait eu lieu dès septembre 2023.

Un prêtre mis en examen pour acquisition et détention d’image pédopornographique

Père Benoît Roze (1) Diocèse de Bordeaux (6) Communauté de l’Emmanuel (22) Mgr Jean-Paul James (2)

Il est également placé sous le statut de témoin assisté pour des faits de viol sur mineur.

2.  Les 12 articles pour la semaine du 5 au 11 janvier 2026, avec les sujets suivants :

URL. https://apres-la-ciase.fr/weekly/2026/2026-01-05/

Abbé Pierre (37) Abus spirituels (13) Collège Saint-Charles de Chauny (1) Corref (12) Diocèse d’Arras (27) Diocèse de Bordeaux (5) Diocèse de Montpellier (4) Diocèse de Saint-Étienne (2) Diocèse de Soissons (1) Emmaüs (19) Enseignement privé catholique (180) Espagne (6) Famille de Saint-Joseph (1) Formation (92) Frères des écoles chrétiennes (4) Gilles Delignac (2) Inirr (5) Institut Sainte-Croix de Riaumont (22) Luisa Piccarreta (2) Mgr Norbert Turini (6) Mgr Olivier Leborgne (5) Père Joseph-Marie Verlinde (1) Père Obed-Phedon Kulanguluka Nzuku (1) Religieux de Saint-Vincent de Paul (1) Riaumont (25) Saint-Genès La Salle de Bordeaux-Talence (2) Village d’enfants de Riaumont (21)

Abbé Pierre : deux livres sur le silence qui a entouré ses crimes sexuels

Abbé Pierre (37) Emmaüs (19)

Deux témoignages complémentaires : l’une a subi, l’autre a laissé faire.

Collège Saint-Charles de Chauny : relations sexuelles entre une élève de 14 ans et un professeur

Collège Saint-Charles de Chauny (1) Enseignement privé catholique (180) Diocèse de Soissons (1)

Le professeur a été suspendu à titre conservatoire et il est sous contrôle judiciaire.

Comprendre l’abus spirituel

Abus spirituels (13) Formation (92)

Pascal Denault, pasteur d’une Église réformée baptiste explore ce thème au travers d’articles et de podcasts.

Espagne : accord entre l’Église et le gouvernement pour indemniser les victimes d’abus sexuels

Espagne (6)

Les réparations seront financées par l’Église, qui avait jusqu’à présent refusé de participer à un dispositif de ce type.

Faire face – Le monde religieux en France après la CIASE

Formation (92) Corref (12)

Le rapport commandé en 2024 par la CORREF, et présenté fin 2025.

Inirr : les demandes de réparation formulées par les victimes en forte hausse

Inirr (5) Formation (92)

De plus, le profil des victimes évolue.

L’imprescriptibilité est demandée par la quasi-totalité des victimes d’infractions sexuelles, et surtout d’inceste

Formation (92)

Une tribune de Marie-Pierre Porchy, dans _Le Monde_.

Le père Obed Phedon Kulanguluka Nzuku est condamné à quatre ans de prison avec sursis

Père Obed-Phedon Kulanguluka Nzuku (1) Religieux de Saint-Vincent de Paul (1) Diocèse de Saint-Étienne (2)

Il était arrivé en France en 2022.

Luisa Piccarreta : une retraite qui fait débat

Luisa Piccarreta (2) Père Joseph-Marie Verlinde (1) Famille de Saint-Joseph (1) Mgr Norbert Turini (6) Diocèse de Montpellier (4)

Mgr Norbert Turini a publié un communiqué « afin d’éclairer le discernement de celles et ceux qui comptent y participer ».

Nouvelles réactions au texte du père Marc Cholin

Formation (92)

Le débat s’est poursuivi cette semaine.

Riaumont : pas de dissolution, mais ce qui s’apparente à une refondation

Riaumont (25) Institut Sainte-Croix de Riaumont (22) Village d’enfants de Riaumont (21) Diocèse d’Arras (27) Mgr Olivier Leborgne (5)

L’interview de Monseigneur Leborgne sur RCF.

Saint-Genès La Salle de Bordeaux-Talence : un enseignant accusé de 17 viols

Gilles Delignac (2) Saint-Genès La Salle de Bordeaux-Talence (2) Frères des écoles chrétiennes (4) Enseignement privé catholique (180) Diocèse de Bordeaux (5)

Au cours de l’enquête, 36 victimes potentielles ont été identifiées.

3. Les 4 articles pour la semaine du 29 décembre 2025 au 4 janvier 2026, avec les sujets suivants :

URL. https://apres-la-ciase.fr/weekly/2025/2025-12-29/

Diocèse d’Évreux (2) Diocèse de Rennes (7) Formation (87) Mgr Olivier de Cagny (1) Père Francis Michel (1) Père Yannick Poligné (1)

Communiqué de Mgr Olivier de Cagny au sujet de Francis Michel

Père Francis Michel (1) Diocèse d’Évreux (2) Mgr Olivier de Cagny (1)

Renvoyé de l’état clérical, Francis Michel continue de présider des eucharisties.

Curés, sexe et réseaux sociaux, le grand malaise

Formation (87)

Le trop fragile équilibre affectif de certains prêtres.

Diminution du nombre de prêtres : la proposition du père Marc Cholin

Formation (87)

Un texte extrêmement commenté sur les réseaux sociaux.

Père Yannick Poligné : non-lieu pour les faits de nature sexuelle

Père Yannick Poligné (1) Diocèse de Rennes (7)

Il est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris uniquement pour usage de stupéfiants.

4.  Les 3 articles pour la semaine du 22 au 28 décembre 2025, avec les sujets suivants :

URL. https://apres-la-ciase.fr/weekly/2025/2025-12-22/

Communauté des Béatitudes (41) Frère Daniel-Marie Thévenet (3) Frère Jack Mardesic (3) Institut Sainte-Croix de Riaumont (21) Mouv’Enfants (10) Ordre des Frères Mineurs Conventuels, OFMconv (3) Père Bernard Lozet (1) Riaumont (24) Village d’enfants de Riaumont (20)

Communiqué des franciscains conventuels au sujet des frères Jack et Daniel-Marie

Frère Daniel-Marie Thévenet (3) Frère Jack Mardesic (3) Ordre des Frères Mineurs Conventuels, OFMconv (3)

L’enquête préliminaire a confirmé la vraisemblance des accusations.

Le père Bernard Lozet a reconnu des viols mais ne sera pas condamné

Père Bernard Lozet (1) Communauté des Béatitudes (41)

La prescription a joué en sa faveur.

Pétition « Pour la fermeture du village d’enfants de Riaumont »

Riaumont (24) Institut Sainte-Croix de Riaumont (21) Village d’enfants de Riaumont (20) Mouv’Enfants (10)

Le droit de réponse de Riaumont et la réponse d’Arnaud Gallais.

5. Le dossier de La Croix : L’Église face à la pédophilie et aux abus sexuels (suite)

Le 6 septembre 2024, un rapport a dévoilé de nouveaux témoignages qui accusent l’abbé Pierre de violences sexuelles.

En savoir plus

 Mère Marie-Élie Hancock : « Si cette souffrance peut servir à quelque chose, cela sera réconfortant »

Depuis 2020, Mère Marie-Élie Hancock est la prieure générale des Bénédictines du Sacré-Coeur de Montmartre, congrégation ayant été victime d’abus spirituels et d’emprise psychologique pendant quarante ans. Elle commente en exclusivité le rapport de la Commission sur les abus spirituels et les emprises psychologiques, qui lui a été remis le 14 janvier.

17 janv. Entretien

En Gironde, un prêtre mis en examen pour pédopornographie

Un prêtre officiant en Gironde a été mis en examen jeudi pour détention d’image pédopornographique et placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté pour viol sur mineur, ont indiqué vendredi 16 janvier le parquet et l’archevêché. Ce dernier a pris des « mesures conservatoires » à son encontre.

16 janv.

 Consistoire : Léon XIV exhorte les cardinaux à écouter les victimes d’abus

Dans son texte conclusif du consistoire extraordinaire qui s’est tenu à Rome les 7 et 8 janvier, publié par le Vatican samedi 10 janvier, Léon XIV a invité les cardinaux à ne pas « fermer les yeux » sur la question des abus sexuels.

10 janv. Analyse

Espagne : accord entre l’Église et le gouvernement pour indemniser les victimes d’abus sexuels

En Espagne, le gouvernement et l’Église catholique ont signé, jeudi 8 janvier, un accord pour « solder une dette historique » et indemniser les victimes d’abus sexuels commis par des religieux. L’accord prévoit « la réparation intégrale des victimes » qui ne peuvent pas saisir la justice.

8 janv.

La future archevêque de Canterbury accusée d’avoir mal géré une affaire d’agression

Sarah Mullally, qui deviendra formellement, fin janvier 2026, la nouvelle archevêque de Canterbury, fait l’objet d’une plainte sur sa gestion d’une affaire d’agression. Des accusations remontant à plusieurs années, a indiqué jeudi 11 décembre 2025 l’Église d’Angleterre.

11 déc.

 

6 . Les nouvelles de Golias

a. Colère paysanne : Le piège Mercosur

Golias,14 janvier 2026

https://www.golias-editions.fr/2026/01/14/colere-paysanne-le-piege-mercosur/

Au volant de leurs tracteurs, des paysannes et des paysans en colère ont investi le périphérique parisien pour dénoncer l’accord commercial entre l’UE et le Mercosur. L’abattage du bétail comme unique réponse, cet automne, à l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a servi de catalyseur.

De la Porte de Montreuil à la Porte Maillot, les Franciliens ont croisé des tracteurs sur le périphérique, vendredi 9 janvier. Ils ont ainsi croisé des membres de la Confédération paysanne, des Soulèvements de la terre, de l’association Cancer Colère et de la CGT Paris qui opéraient une opération escargot pour exprimer la colère paysanne contre les choix productivistes faits par le gouvernement. Cette action coup de poing s’est soldée par l’interpellation et le placement en garde à vue de deux porte‑parole nationaux de la Confédération paysanne, Thomas Gibert et Stéphane Galais, devant l’Arc de triomphe.

Plusieurs dossiers ont suscité la colère du monde paysan. Le premier est la réponse du gouvernement à l’apparition, cet été, de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Cette maladie infectieuse contamine les troupeaux. Le gouvernement n’ayant pas procédé à une campagne de vaccination suffisamment rapidement, il s’est rabattu sur la technique de l’abattage des troupeaux où un cas de DNC était découvert. Une réponse qui a mis le feu aux poudres depuis cet automne, notamment avec le soutien de la Confédération paysanne, à gauche, et la Coordination rurale, proche du RN. La Confédération paysanne dénonce l’absence de « réponse concrète sur la principale revendication du mouvement agricole en cours : la fin de l’abattage total sur les troupeaux touchés par le DNC et l’accès au vaccin pour tous les éleveur·euses ».

b. Trump comme parrain : efficacité de la métaphore

Golias,14 janvier 2026

https://www.golias-editions.fr/2026/01/14/trump-comme-parrain-efficacite-de-la-metaphore/

Il y a exactement un an, Donald Trump arrivait au pouvoir aux États-Unis. Contrairement à son premier mandat, il avait cette fois-ci une vision du monde avec un plan pour la mettre en œuvre : celle d’un parrain de la mafia. Sa famille, c’est les États-Unis, il en est le boss, le capo. Son territoire, c’est le continent américain, ce qu’il appelle l’hémisphère occidental, dont on ne voit pas bien les frontières. Le capo doit en contrôler toutes les ressources à travers ses lieutenants et ses hommes de main. Mis à part le quartier Groenlandais qu’il veut récupérer à un petit parrain européen, en l’achetant ou par la force, peu importe, l’Europe n’est pas dans son territoire mais dans sa zone d’influence. Comme pour tout mafioso, l’enrichissement sans limites et la puissance sont ses seuls principes au profit de sa famille et le rapport de force jusqu’à la violence, son unique mode d’action. Les récalcitrants, il leur envoie un message, les prévient, les menace, puis en brise la résistance. L’enlèvement du président vénézuélien Maduro est un message clair de brutalités à venir à destination des chefs de certains quartiers difficiles de son territoire, notamment le Nicaragua et Cuba. C’est aussi un message de menace au Mexique et à la Colombie. Sa Cosa Nostra, c’est MAGA, Make America Great Again. Le syndicat des parrains européens lui doit allégeance si ses membres veulent être protégés du parrain russe qui menace de contrôler les anciens quartiers soviétiques. Trump le respecte et aimerait faire alliance avec lui pour développer ses affaires et accéder à de nouvelles ressources minières. En échange d’une aide militaire pour mater les habitants d’un petit quartier, le capo israélien lui y a octroyé une franchise immobilière. Les capis européens ont accepté en août de payer le tribut douanier exigé par Trump, dont la principale préoccupation est la montée en puissance du parrain chinois Xi Jinping. L’intervention vénézuélienne est aussi un message à ce dernier : tu ne viens pas sur mon territoire, tu ne touches pas les ressources pétrolières vénézuéliennes, elles sont à moi !

c. Prêtres abuseurs : des maisons d’accueil fourre-tout

A.B  Golias;14 janvier 2026

https://www.golias-editions.fr/2026/01/14/pretres-abuseurs-des-maisons-daccueil-fourre-tout/

Alors que les affaires d’abus sexuels ne cessent d’être mises à jour, deux centres créés par l’Eglise catholique accueillent des prêtres auteurs d’abus : le petit Béthanie au Mesnil saint Loup dans le diocèse de Troyes et le Buisson Ardent à Saint-Paul d’Espis dans le diocèse de Montauban. Mais ces maisons accueillent de manière plus large des vies incompatibles avec le sacerdoce et donc des pasteurs en dépression ou burn-out ! Ou encore, à en croire les responsables des lieux, des prêtres qui ont des « problèmes d’homosexualité », des relations inappropriées avec des paroissiennes, mais aussi des addicts à l’alcool ou à la pornographie. Un mélange des genres qui fait tache mais assumé par la Conférence des évêques de France dont la crainte primaire est que « ces maisons soient identifiées comme maisons d’accueil de pédocriminels ». On frôle la dissimulation. La CEF affiche par ailleurs une volonté de traiter ces hommes avec la plus grande fraternité. On eut apprécié que le traitement des victimes dès le départ eut été aussi fraternel. 

A. B.

d. Le très gênant évêque auxiliaire de Rennes

A.B., 14 janvier 2026

https://www.golias-editions.fr/2026/01/14/le-tres-genant-eveque-auxiliaire-de-rennes/

Le 6 novembre dernier, Jean Bondu, évêque auxiliaire de Rennes, annonçait quitter Facebook. Il s’avère que l’homme avait été pris la main dans le sac à « liker » d’autres profils tantôt érotiques tantôt maçonniques voire pro-Tsahal. Arguant des erreurs de manipulation ou alors qu’il est nécessaire de « regarder ce que produit ceux que l’Église condamne ». Il s’avère que Jean Bondu n’est pas le seul à être pris la main dans le sac. Dans un article du 31 décembre 2025, Le Parisien affirme avoir recensé une trentaine de prêtres sur les réseaux sociaux au profil pour le moins problématique, habitués à commenter ou à afficher des posts à caractère sexuel. Ainsi sur le réseau social X (ex Twitter), un prêtre commente la photo du postérieur d’un jeune homme nu : « Mmmh beau cul » ou le torse d’un autre homme : « Trop beau ». Sans complexe, le même internaute se montre à la chaire d’une église, vêtu d’une aube immaculée, tout sourire. Repostant une iconographie du Christ ou un concert à venir dans une chapelle, souhaitant même un bon anniversaire à l’ancien pape François. Les fidèles de sa paroisse en Alsace apprécieront… La double vie de certains ecclésiastiques sur internet semble être un angle mort de la lutte contre les dérives et abus sexuels dans l’Eglise catholique. 

 

A. B.

e. La galaxie Stérin cartographiée

 Golias, 14 janvier 2026

https://www.golias-editions.fr/2026/01/14/la-galaxie-sterin-cartographiee/

Depuis 2017, le milliardaire catholique conservateur Pierre-Edouard Stérin tente de tisser sa toile pour porter l’extrême droite au pouvoir en France. Pour cela, il collecte et distribue de l’argent en organisant les « Nuits du bien commun », des galas de fausse charité au bénéfice d’ associations réactionnaires. Son projet nommé Périclès – pour « Patriotes Enracinés Résistants Identitaires Chrétiens Libéraux Européens Souverainistes » – entend distribuer 150 millions d’euros sur 10 ans pour promouvoir des valeurs identitaires et réactionnaires. En conséquence, une multitude d’initiatives ont été financées par Pierre-Edouard Stérin via Otium son fonds d’investissement ainsi que l’argent collecté lors des « Nuits du bien commun ». Huit médiais regroupés sous la bannière du Collectif Hors cadre (Basta!, Arrêt sur images, Le Bondy Blog, La Déferlante, Mediacités, Le Poulpe, Reporterre et La Disparition), se sont associés pour diffuser chacun une ou plusieurs de ces enquêtes. Ce qui a permis à Mediacités de produire une cartographie de la galaxie Stérin dont l’envergure donne le vertige autant que sa finalité. Un état des lieux établi par le prisme des différentes enquêtes menées par les médias impliqués et en accès libre.

 

f. Pour en finir avec les idées fausses sur le christianisme

Golias,14 janvier 2026

https://www.golias-editions.fr/2026/01/14/53488/

En pleine semaine de prière pour l’unité des chrétiens, paraît aux Éditions de l’Atelier En finir avec les idées fausses sur le christianisme de Sylvaine Landrivon.

Les Éditions de l’Atelier proposent, depuis plusieurs années, une collection pleine de dynamisme nommée « En finir avec les idées fausses ». De très nombreux thèmes sont passés au crible, comme celui de la pauvreté, de l’écologie, de la laïcité, de l’histoire, ou de l’agriculture. Deux titres de cette collection interrogent les idées fausses que nous entretenons, volontairement ou non, sur l’islam ou le judaïsme. Suite à ces deux publications, paraît en ce début d’année le livre En finir avec les idées fausses sur le christianisme. La rédaction de cet ouvrage a été confiée à Sylvaine Landrivon, catholique, docteure en théologie, et actuellement co-présidente de l’association Magdala (ex-comité de la Jupe), après avoir été co-fondatrice du mouvement Toutes Apôtres ! avec lequel elle avait candidaté pour être « évêque virtuelle ».

Ce livre arrive en librairie en pleine semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Une unité tour à tour fragilisée ou enrichie, au fil des siècles, par diverses orientations et tensions qui méritent d’être examinées. Et le livre ne s’en prive pas. Plusieurs articles de l’ouvrage sont consacrés aux liens entre les différentes confessions chrétiennes, et au sens profond de l’œcuménisme.

Signe de l’actualité du sujet, le texte soumis cette année à la réflexion générale des chrétiens est un extrait d’une lettre que l’apôtre Paul adresse aux habitants de la ville d’Ephèse. Cet apôtre – mais l’autrice se demandera espièglement s’il l’est vraiment puisqu’il ne fait pas partie des Douze – enseigne que les chrétiens forment « un seul corps », et qu’il y a « un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ; un seul Dieu et Père de tous, qui règne sur tous, agit par tous, et demeure en tous » (Ep 4, 4-6).

Or, il existe plusieurs manières de vivre sa foi et de transmettre l’Évangile. N’y a-t-il pas alors danger à confondre unité et uniformité ? Le problème ne vient-il pas de ce que les groupes dominants tentent toujours d’asservir les plus faibles au nom de leur vérité qu’ils prétendent universelle ? Cette difficulté à vivre dans une unité différenciée est l’un des sujets que traite le livre En finir avec les idées fausses sur le christianisme.

Peut-être par jeu de la part de l’autrice, l’ouvrage comporte 94 idées fausses, soit une de moins que les 95 thèses placardées le 31 octobre 1517 par Martin Luther, dans lesquelles il dénonce, entre autres, les indulgences, et lance les bases de la réforme protestante.
Ces 94 axes de réflexion sont regroupés en 8 chapitres, dont le premier cherche à cerner les déviances orchestrées par les erreurs de traduction ou d’interprétation des textes bibliques. Les suivants concernent la pluralité des confessions chrétiennes et leurs relations avec les autres monothéismes, les notions de péché et de liberté, celle de jugement : Dieu est-il juge et qui juge qui ? Le chapitre 5 confronte l’idée de Dieu aux travaux de la science, puis sont interrogés les rapports entre les hommes et les femmes et les relations au corps. Le chapitre 8, enfin, se demande s’il faut envisager le christianisme comme une injonction d’ouverture jusqu’aux périphéries ou, au contraire, comme une validation de la loi du plus fort.

Chaque idée fausse énoncée est questionnée pour éclairer en quoi elle s’avère erronée, par exemple « hors de l’Église, point de salut », ou « Jésus assigne aux femmes les rôles de vierge ou de mère ».

Comme tous les livres de cette collection, cette étude se veut didactique, et espère ouvrir sur un échange constructif. Trop de préjugés, d’approximations, et d’habitudes, encombrent notre regard sur un univers que nous croyons connaître sans jamais le réinterroger. C’est particulièrement le cas avec le christianisme, tellement présent dans la culture occidentale qu’il transporte des fausses évidences sans qu’on s’en rende toujours bien compte. 

 

Golias

g. Abus sexuels; l’Eglise belge transforme l’essai

Golias ,7 janvier 2026

https://www.golias-editions.fr/2026/01/07/abus-sexuels-leglise-belge-transforme-lessai/

L’Eglise catholique de Belgique a dévoilé au mois de décembre un nouveau plan de lutte contre les abus sexuels. Une stratégie échafaudée par la Fondation Dignity, organisation d’utilité publique créée par l’Église pour gérer les signalements de victimes de violences sexuelles. Une démarche qui s’inscrit en droite ligne des commissions d’enquête parlementaires mises en place en 2024 à la suite de la diffusion de la série Godvergeten qui avait alors réveillé les esprits dans le pays. L’accueil des victimes sera davantage professionnalisé et leur participation accrue au sein de toutes les instances. Une collaboration sera développée avec un forum pour la justice réparatrice et la médiation, afin de concrétiser cette participation. Le plan stratégique veut encore renforcer la politique de tolérance zéro. Chaque plainte devra être traitée de manière cohérente et des enquêtes proactives effectuées pour vérifier si les abuseurs ont fait d’autres victimes. Une procédure de lancement d’alerte facilitera le signalement des soupçons d’abus par des témoins, sans crainte de représailles. La mise en place est désormais à surveiller. 

 

Golias

 h. Amiens : 3 prêtres de Fréjus-Toulon sèment la zizanie

 

Golias,7 janvier 2026

A l’été 2025, trois prêtres du diocèse de Fréjus-Toulon ont rejoint le diocèse d’Amiens (Somme). Gérard Le Stang, l’évêque de la cité picarde, a expliqué dans un communiqué que le « trio » était désireux de « prendre du recul avec la situation locale » a été invité à « vivre une expérience hors du diocèse » de Fréjus-Toulon par l’évêque qui en a la charge, François Touvet. Ce dernier, rappelons-le, qui a la lourde tâche de succéder à Dominique Rey dans le Var, poussé à la démission par François le 7 janvier 2025, après plus de vingt années de gestion calamiteuse en proximité avec les milieux traditionalistes et l’extrême droite.

 

Mais sans surprise, les trois prêtres (François Régis Fabre, Eloi Legrand et Pierre-Marie Brochery) se sont rapidement fait remarquer dans les paroisses de Notre-Dame des Champs, Notre-Dame des Hauts de l’Ancre, Notre-Dame de l’Espérance et Notre-Dame de Brebières. Des paroissiens dénoncent des homélies rigides et rigoristes, un champ lexical de la guerre employé à foison et la mise au ban de la communion des laïcs. Et la liste ne s’arrête pas là.

 Que les rédacteurs en chef des trois médias mentionnés soient remerciés de nous autoriser tous ces emprunts illustrant une thématique commune .

Pour une refondation républicaine de l’École publique à l’horizon 2027

En ce début 2026, la République fait face à des risques majeurs qui menacent ses institutions laïques et son pacte social. Parmi eux, la crise de l’École publique constitue un péril fondamental : dégradation des savoirs fondamentaux, creusement des inégalités territoriales et sociales, perte de confiance dans l’institution chargée de transmettre l’émancipation par le savoir. Les réformettes politicardes successives, souvent opportunistes, ont érodé la légitimité du service public de l’éducation sans restaurer sa force républicaine.

La Charte ÉCOLE 2027, proposition concrète et opérationnelle, trace déjà un cap clair : maîtrise des fondamentaux pour tous au plus tard fin collège, équité territoriale renforcée, formation exigeante des maîtres via les ENPE, éducation transversale au numérique, à l’environnement et aux cultures régionales dans le respect de l’unité nationale. Ce socle programmatique doit devenir le point de départ d’une refondation ambitieuse de l’École publique au cours du prochain quinquennat, ouvert en 2027 par l’élection présidentielle.

Les enjeux sont impérieux et strictement républicains :

· Restaurer l’autorité du savoir contre la pédagogie permissive et les dérives communautaristes, en plaçant l’exigence académique au cœur de la mission.

· Garantir l’égalité réelle par un effort massif en éducation prioritaire et une sanctuarisation budgétaire de l’École publique.

· Régler le conflit Public/Privé par l’abrogation de la loi Debré de 1959, dont le financement indirect par les deniers publics fragilise le service public laïque et gaspille les fonds des contribuables au profit d’établissements confessionnels.

· Préparer la Nation aux défis du XXIᵉ siècle : maîtrise éthique du numérique, transition écologique, formation de citoyens éclairés par la raison critique.

Cette feuille de route, à soumettre aux candidats de progrès, appelle un choix politique clair : faire de l’École publique le fer de lance d’une République refondée, souveraine et unie. L’enjeu est existentiel : sans École forte, pas de République possible. 2027 doit marquer le retour d’une ambition nationale pour l’instruction publique, pilier laïque de notre démocratie.
 
Pour y parvenir les visiteurs de ce site pourront consulter quatre fichiers accessibles au moyen d’un simple clic gauche :
 
Fichier 1 .  Manifeste de l’ASVPNF pour Refonder l’École Publique  avec résumé.
 
Fichier 2.  Charte ÉCOLE 2027 avec résumé et abstract.
 
Fichier 3 .  Phasage-Cadrage  de la refondation.
 
Fichier 4 .  Avant-projet de Loi de refondation.
 
L’auteur  de ces  articles, adhérent de  l’ASVPNF, a souhaité garder l’anonymat. Qu’il soit remercié pour sa contribution.

Préparer 2027

Construire ensemble un projet éducatif global

 

 C’est avec enthousiasme que nous avons accueilli à l’ASVPNF  l’article   paru le 5 décembre 2026 sur le site du Café pédagogique l’article intitulé :

L’appel du Café pédagogique pour

« Notre Ecole 2027 »

Construisons ensemble un vrai projet éducatif global

Nous l’avons reproduit ci-dessous  (fichier 1) afin que les fidèles visiteurs de ce site puissent être rapidement  informés non seulement  de la démarche en cours et de sa signification par rapport aux échéances électorales à venir mais aussi  des modalités de leur participation à la construction collective  d’un  projet de refonte de notre système éducatif . Le projet sera soumis en temps utile aux protagonistes des prochaines joutes électorales.

Les visiteurs trouveront dans ledit fichier le texte de cadrage du Café pédagogique et le protocole à suivre pour faire « remonter » des éléments de réponse  aux questions choisies dans une série impressionnante  de cinquante-cinq !  Ceci révèle déjà l’ampleur du chantier ouvert.

On notera que les contributions (signées par leurs auteurs) doivent être remises par mail pour le 20   février 2026 prochain à l’adresse :

ecole2027.cafepedagogique@gmail.com

On fera mention de la question traitée, le nombre de signes  utilisés (espaces compris) devant se situer entre 5000 et 6000.

 Que l’équipe du Café pédagogique soit remerciée de nous permettre cet emprunt!

A propos de la caricature de Rokhaya Diallo

parue dans

Charlie Hebdo

 

La polémique suscitée par  cet évènement touchant tant à la liberté de la presse qu’à la laïcité  conduit l’ASVPNF à faire état , sur ce site, d’un certain nombre de communiqués s’y rapportant. Ils ont  défrayé la chronique au cours des dernières semaines .

Les visiteurs de ce site pourront, à ce titre, consulter  le FICHIER 1 dévolu au communiqué de la LDH sur cette question :

« Une caricature qui n’illustre

que des

préjugés coloniaux »

Ils pourront également prendre connaissance d’un autre article intitulé :

« Contre le racisme, en défense de notre collaboratrice Rokhaya Diallo »

(+ deux déclarations)

Mediapart apporte son soutien à la journaliste et réalisatrice Rokhaya Diallo, visée par une caricature aux relents colonialistes publiée par « Charlie Hebdo » et fait mention du soutien que lui apporte l’Association « La Vigie de la laïcité »  (Fichier 2) .

 Les fichiers sont en accès direct par un simple clic gauche sur « Fichier ».