Les professeurs de mathématiques sont-ils des fatalistes ?

Le fatalisme est la doctrine selon  laquelle le cours des événements échappe à l’intelligence et à la volonté humaine, de sorte que la destinée de chacun  serait fixée à l’avance par une puissance unique et surnaturelle…  Cette doctrine est-elle donc devenue, au fil du temps et des réformes successives des programmes de l’Education nationale,  représentative de la situation présente des professeurs de mathématiques ?

Quoi qu’il en soit sur ce plan existentiel,  on ne peut manquer de relever,  le propos du Monde du  27 septembre 2022, sous la plume de Dominique Raulin (https://www.lemonde.fr/education/article/2022/09/27/la-destruction-progressive-de-l-enseignement-des-mathematiques-au-lycee-a-ete-enclenchee-a-partir-de-1993_6143320_1473685.html) …que« la destruction progressive de l’enseignement des mathématiques au lycée a été enclenchée à partir de 1993 ». Selon cet auteur, la désaffection des jeunes pour les sciences a commencé il y a près de trente ans avec une décision du ministre de l’éducation nationale François Bayrou. Il rappelle que  « le printemps 2022 a mis en évidence une réalité inquiétante : le manque de candidats aux concours de recrutement dans les disciplines scientifiques. Différentes raisons peuvent l’expliquer, notamment la désaffection des jeunes pour les sciences – qui n’est pas une spécificité française – mais aussi une suite de décisions politiques prises au cours des trente dernières années qui ont explicitement eu pour but de réduire l’importance des mathématiques dans l’enseignement secondaire ». On parle de désaffection, de désamour pour les mathématiques…

Cependant, il est de notoriété,  que la place des mathématiques au lycée d’enseignement général et technologique a fait l’objet, depuis plusieurs mois, d’une large réflexion. L’enjeu est double : doter tous les élèves de compétences solides et permettre à ceux qui le souhaitent de développer un niveau d’expertise élevé.

1 heure 30 en plus de mathématiques en  classe de Première générale

Un enseignement de mathématiques dans le tronc commun, à raison d’une heure et demie par semaine, est réintroduit pour l’année scolaire 2022/2023. Cet enseignement est proposé à titre facultatif à tous élèves volontaires de classe de 1ère générale qui n’auront pas choisi la spécialité mathématiques. Il permettra aux non-spécialistes de consolider l’apprentissage et la maîtrise des notions fondamentales et leur assurera un socle de connaissances et de compétences mathématiques utiles ( ??? ndlr)… pour la vie sociale et professionnelle (statistiques, probabilités, traitement de données etc.). 
 
S’agit-il de jouer les utilités?

Le programme de ce module spécifique consacré à un enseignement mathématique intégré à l’enseignement scientifique de la classe de première de la voie générale est conçu avec les intentions suivantes :

      Consolider la culture mathématique de tous les élèves et leur assurer le socle de connaissances et de compétences mathématiques qui leur sera nécessaire pour réussir leur vie sociale, citoyenne et professionnelle, quel que soit le parcours de formation qu’ils choisiront par la suite ;

     Réconcilier avec les mathématiques les élèves qui ont perdu le goût et l’intérêt pour cette discipline ; communiquer le plaisir de les pratiquer à travers des activités mettant en valeur leur efficacité et éclairer sur la place qu’elles jouent dans le monde contemporain ;

    Permettre à chaque élève d’appréhender la pertinence des démarches mathématiques et de développer des aptitudes intellectuelles comme la rigueur, la logique, l’esprit critique mais aussi l’inventivité et la créativité ;

     Assurer les bases nécessaires à la compréhension de phénomènes quantitatifs tels qu’ils sont mobilisés dans les différents champs disciplinaires et tels qu’ils permettent d’éclairer certains débats actuels. (Cf. https://www.education.gouv.fr/reussir-au-lycee/renforcement-des-mathematiques-en-1ere-generale-pour-l-annee-scolaire-20222023-341408). Ces intentions tardives nous paraissent louables  même si elles ne sont pas de nature à lever instantanément  la morosité des professeurs de cette discipline…

Mais suffit-il de vouloir bien enseigner les mathématiques (en ayant reçu au préalable tous les sacrements académiques y afférant) pour contribuer à former  le raisonnement et l’accès à la libre pensée  des élèves dans le sens de leur émancipation ?

A l’évidence  la réponse est négative  et notamment quand  on se réfère au propos de  Adrien Louis soulignant que «  pour revaloriser le métier d’enseignant, il faut d’abord revaloriser le désir de savoir ». Ceci doit également valoir pour les mathématiques. Cet auteur, lui-même enseignant de philosophie , « tire un bilan sévère de la manière dont ont été appliquées les récentes réformes, sans prendre en compte la réalité du terrain et en soumettant l’institution à des contraintes administratives et pédagogiques aussi absurdes que contradictoires. Selon lui, une telle politique dessert l’objectif premier de l’école, qui est de transmettre un savoir. » (Cf. https://www.philomag.com/articles/adrien-louis-pour-revaloriser-le-metier-denseignant-il-faut-dabord-revaloriser-le-desir) .

On devine toute la complexité et la difficulté du problème à résoudre .
On ne s’étonnera pas, dès lors, de questionnements émanant des parlementaires de notre République  à propos de l’avenir des mathématiques Ainsi dans un contexte politique qu’on ne peut occulter, on relèvera pour mémoire la question écrite suivante relative à la :…

 

« Situation de l’enseignement des mathématiques en France »

 

15e législature

Question écrite n° 26662 de M. Cyril Pellevat (Haute-Savoie – Les Républicains) publiée dans le JO Sénat du 10/02/2022 – page 694 . Cette question est accessible à https://www.senat.fr/questions/base/2022/qSEQ220226662.html

M. Cyril Pellevat attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports sur la situation de l’enseignement des mathématiques en France.

« Selon le dernier classement trends in international mathematics and science study (TIMSS) datant de 2019, pilotée en France par la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), le niveau des élèves français en mathématiques ne cesse de baisser. S’agissant du niveau des élèves de CM1, la France est classée dernière au sein de l’Union européenne, et avant-dernière pour les élèves de 4ème.

La discipline, plus que les autres, a souvent été réputée difficile, inutile, sélective et réservée à un certain type d’élèves appartenant à une certaine classe sociale. Depuis plusieurs années, les compétences des élèves baissent, le métier d’enseignant perd en attractivité et les réformes successives des lycées ont fermé la porte de la filière scientifique à de nombreux élèves. Pourtant, un bon niveau d’enseignement est la clé pour que ces derniers aient les moyens d’être les véritables acteurs de leur futur.Les mathématiques ayant été transformées en spécialité suite à la dernière réforme, celle-ci a renforcé les inégalités déjà existantes. Selon la note de la DEPP n°21-22 de mai 2021, «les mathématiques sont conservées en enseignement de spécialité par 60% des élèves principalement par les garçons et les élèves d’origine sociale très favorisée ».Malgré les rapports successifs sur l’enseignement des mathématiques en France, les propositions de mesures visant à redresser le niveau et les propositions de la commission de réflexion pour l’enseignement des maths n’ont pas été mises en œuvre et les moyens alloués ne sont pas suffisants. Cela entraîne une restriction des mathématiques aux applications professionnelles, une diminution de l’offre dans les lycées généraux et technologiques, un déficit des enseignants qualifiés et une baisse générale du niveau.Il lui demande donc ce qu’il compte mettre en place afin de renforcer la transmission de la discipline des mathématiques en France, en tenant compte des inquiétudes des professionnels du domaine. Par ailleurs, il lui demande ce qu’il compte faire pour renforcer l’attractivité des mathématiques chez les jeunes femmes qui ont davantage tendance à ne pas suivre cette spécialité »

 

 A total, il apparaît donc que la situation et l’état d’esprit des enseignants de mathématiques  s’ils restent pour le moins préoccupants ne semblent pas de nature à céder au fatalisme  Il semblerait plutôt  opportun  de lutter pour revaloriser la fonction enseignante, pour renforcer la  formation en  didactique  des  mathématiques telle qu’elle est  proposée dans les IREM  et autres instituts de formation des maîtres.  Il s’agit de prendre les moyens de  démystifier les maths dès la maternelle et le primaire et  de les faire aimer par les écoliers, collégiens et lycéens via l’entremise de pédagogues avertis et convaincus de l’importance de leur mission.

Ceci étant, les visiteurs de ce site pourront  consulter, Les professeurs de mathématiques sont des fatalistes Word l’article  de Mathieu Gibier paru dans Mezetulle, le blog revue  de Catherine Kintzler. Il est    intitulé :

  « Les professeurs de mathématiques

 sont-ils fatalistes ? » 

Il y apparaît que : « À la suite de l’annonce par le ministre de l’Éducation nationale du rétablissement de l’enseignement des mathématiques pour tous les élèves de première, Mathieu Gibier1 s’interroge sur le commentaire de la présidente de l’Association des professeurs de mathématiques au sujet d’un « module de réconciliation » avec les mathématiques pour les élèves de seconde en difficulté dans cette discipline2. Il serait, selon elle, « discriminant » de proposer à des élèves quelque chose qu’ils n’aiment pas… Au fond, c’est l’instruction elle-même qui, à ce compte, serait « discriminante » et il faudrait renoncer à instruire au nom de l’égalité. »

Peut-on vraiment envisager une « réconciliation » au moment où on parle de refonder l’école ?  Quels sont les chantiers prioritaires  en la matière ?…

Que Catherine Kintzler soit remerciée de nous avoir permis cette petite aventure dans le monde des mathématiques .

Chronique des tribulations et turpitudes ecclésiales et cléricales de l’église catholique (Avent 2022)

Sous cet intitulé, les visiteurs de ce site pourront consulter , en cliquant ici un document à charge contre les pratiques inacceptables  de  cette institution et de ses prêtres , telles qu’on peut les appréhender en suivant  les publications récentes de media que l’on ne peut suspecter de partialité en la matière.  On parle sans ambages du naufrage  de l’Eglise ; les faits sont accablants.

Des leçons fondatrices sur la laïcité républicaine aux réalités des institutions publiques et des collectivités territoriales

« Parlons laïcité » tel était l’intitulé de la conférence  prononcée par Jean Javanni le 9 décembre 2022, date du 117è anniversaire du vote de la Loi de séparation des églises et de l’Etat, à Quimper (F-29000). Organisée par  la commission extra-municipale sur la laïcité mise en place par la municipalité de cette ville il s’agissait, pour l’orateur, d’extraire,  de la cacophonie dans laquelle nombre  de leurs contempteurs voudraient les enferrer, les fondements laïques de notre édifice républicain .

Jean Javanni, est  président de  l’Association De Défense Des  Laïques (AD3L) au service des militants laïques et républicains victimes de persécutions judiciaires dans l’exercice de  leurs activités professionnelles notamment au sein des services publics (écoles, collèges, lycées, administrations, collectivités territoriales, associations , clubs sportifs…). L’AD3L  se propose donc de combattre ce qu’elle désigne par le « djihad judiciaire ».

 Son exposé  a permis de rétablir  la réalité et l’actualité  de la laïcité   dans l’organisation et le fonctionnent de nos institutions alors  que le concept lui-même se trouve  largement dévoyé par ses détracteurs, quel que soit leur positionnement au sein  de l’échiquier politique.  Ses défenseurs en arrivent à s’interroger sur le sens à donner à  leur combat laïque. Il est vrai que l’absence de définition juridiquement précise de la laïcité  peut être à l’origine de malentendus et d’interprétations ; la présentation de Jean Javanni  permettait de les lever sans ambages.

Il reste à décliner ses propos (re)fondateurs  au niveau de tous les services  publics et collectivités territoriales et d’en tirer le meilleur , au moment où nombre d’entre eux ont à traduire leur engagement pour la défense du bien public  dans des chartes de la laïcité en évitant les aménagements et  petits accommodements de circonstance.

Les visiteurs de ce site pourront consulter, en cliquant ici , la transcription du texte de  la conférence de Jean Javanni  .

Qu’il soit chaleureusement remercié de nous avoir autoriser à le reproduire de façon à le représenter sur asvpnf.com  . 

Halte-là à l’école numérique !

« La stratégie pour faire rentrer l’école dans l’ère numérique vise à développer un écosystème (sic ! ndlr) global de l’e-Education, depuis les contenus et services jusqu’au matériel. Elle s’appuie sur la mobilisation coordonnée des différents acteurs pour mettre en place les conditions optimales d’un développement harmonieux et efficace des usages, des ressources, des équipements, des infrastructures, de la formation des enseignants et des compétences numériques des élèves » (cf. https://www.gouvernement.fr/action/l-ecole-numerique).

Quel écosystème en effet ! Il fut inventé par les pédagogistes attitrés de l’Education nationale, sous la Présidence  de François Hollande, le 7 mai 2015. Il s’agissait déjà de refonder l’Ecole. On voit les résultats en 2022 !

 Et pourtant en 2019  on pouvait découvrir dans :

Critiques de l’école numérique

Ouvrage coordonné

par

Cédric BiaginiChristophe Cailleaux et François Jarrige

 Que « plus l’école et l’éducation sont présentées comme étant en crise, plus l’utopie numérique y multiplie les promesses. Les injonctions permanentes à innover, à être optimistes, à individualiser les parcours, à se réinventer, à disrupter… imposent partout le numérique.

Même s’il existe une grande variété de situations en matière d’équipements informatiques selon les niveaux et les établissements, l’idée que l’école telle qu’on la concevait jusqu’alors est obsolète et qu’elle doit, coûte que coûte, s’adapter à un monde contemporain ultraconnecté, a triomphé.

Ainsi, dirigeants économiques, intellectuels et politiques ne cessent d’appeler enseignants et pédagogues à céder devant l’impératif d’un prétendu progrès technique abstrait, et à s’en remettre les yeux fermés aux apprentis sorciers de la Silicon Valley.

Ces mutations profondes, aux conséquences désastreuses pour notre psychisme et nos sociétés, s’opèrent à grande vitesse dans une sorte d’inconscience générale et d’hypnose collective. Rares sont celles et ceux qui osent s’exprimer publiquement pour remettre en cause ces orientations. Ce livre leur donne la parole et montre que les processus en cours ne sont ni « naturels », ni inéluctables.

 

Enseignants, intellectuels, soignants, parents, syndicalistes… y développent une critique sous forme d’enquêtes et d’analyses sur les soubassements théoriques et les arrière-plans économiques de la numérisation de l’éducation, de la petite enfance à l’université, et témoignent de leurs expériences quotidiennes. Autant de contrepoints qui expriment un refus de se laisser gouverner par des technocrates et autres startupeurs et ingénieurs qui entendent révolutionner nos vies » (Cf. https://www.lechappee.org/collections/frankenstein/critiques-de-ecole-numerique )

 

En réalité l’alerte rouge  en la matière fut déclenchée dès 2016 dans l’ouvrage    

 Le Désastre de l’école numériquePlaidoyer pour une école sans écrans

 par

Philippe  Bihouix et Karine  Mauvilly

Selon ces auteurs : « Pendant que certains cadres de la Silicon Valley inscrivent leurs enfants dans des écoles sans écrans, la France s’est lancée, sous prétexte de « modernité », dans une numérisation de l’école à marche forcée – de la maternelle au lycée. Un ordinateur ou une tablette par enfant : la panacée ? Parlons plutôt de désastre.

L’école numérique, c’est un choix pédagogique irrationnel, car on n’apprend pas mieux – et souvent moins bien – par l’intermédiaire d’écrans. C’est le gaspillage de ressources rares et la mise en décharge sauvage de déchets dangereux à l’autre bout de la planète. C’est une étonnante prise de risque sanitaire quand les effets des objets connectés sur les cerveaux des jeunes demeurent mal connus. C’est ignorer les risques psychosociaux qui pèsent sur des enfants déjà happés par le numérique.

Cet essai s’adresse aux parents, enseignants, responsables politiques, citoyens qui s’interrogent sur la pertinence du « plan numérique pour l’école ». Et s’il fallait au contraire faire de l’école une zone refuge, sans connexions ni écrans, et réinventer les pistes non numériques du vivre-ensemble ? » Cf. https://www.seuil.com/ouvrage/le-desastre-de-l-ecole-numerique-philippe-bihouix/9782021319187

Philippe Bihouix, 44 ans. Ingénieur centralien, il a travaillé dans différents secteurs industriels comme ingénieur-conseil ou à des postes de direction. Il est l’auteur de L’Âge des low tech, vers une civilisation techniquementsoutenable (Seuil, Prix de la Fondation d’Écologie Politique 2014). Il a deux enfants.

Karine Mauvilly, 38 ans. Historienne et juriste de formation, diplômée de Sciences Po Paris, elle a été journaliste puis enseignante en collège public, poste d’observation privilégié de la mutation numérique en cours. Elle a trois enfants.

On ne peut, sur ce site, qu’approuver ces analyses et leur signification en matière d’enseignement et (ou) d’éducation et appeler  à tout faire pour arrêter « les ravages des écrans » considérant  que nos écoliers n’ont pas à être  transformés en « outils du numérique » et  qu’il importe que les citoyens de notre République soient informés du fait que  « derrière le projet d’école numérique il y a une idéologie ». Combattre cette idéologie devrait constituer une priorité.

C’est pour aller dans la direction d’une véritable refondation de l’Ecole publique laïque que nous appelons à soutenir la pétition récemment mise en ligne  sur le blog Entre les lignes entre les mots par deux mères de famille, parentes d’élèves scolarisés. Lanceuses d’alerte en la matière , leur démarche n’a pas reçu l’appui des associations de parents d’élèves de l’Ecole publique .

Les visiteurs de ce site  pourront prendre connaissance  de ladite pétition  en cliquant ici .

Nous remercions les responsables de rédaction du Blog   Entre les lignes entre les mots  de nous autoriser à la reproduire de façon à le représenter sur ce site.

La défense sans concession des libertés publiques républicaines dans un état de droit

L’exemple de Pascale LEGLISE révélé à l’occasion du 117è anniversaire de la Loi de Séparation des églises et de l’ETAT .

 

Comme son patronyme ne l’indique pas, il s’agit de Madame la Directrice des Libertés publiques au Ministère de l’Intérieur ! François Braize– connaissant de longue date le personnage, son rôle majeur dans le respect et le fonctionnement de nos institutions au service du bien public- publie sur son Blog , le jour anniversaire de la loi de 1905 , un article qu’il a intitulé avec un humour bienfaisant :

« Léglise, inséparable de l’Etat »

La soldate de la République

François Braize nous a très cordialement autorisé à  le reproduire   et à le représenter sur le site asvpnf.com . Qu’il en soit très sincèrement remercié.

Les visiteurs de ce site pourront le consulter en cliquant ici .

Ils y découvriront les fonctions éminentes de Pascale Léglise au service de l’Etat et surtout son engagement et son dévouement exemplaires pour les exercer. Ils seront, sans nul doute , stupéfaits des œuvres accomplies et en cours et ceci malgré des changements politiques nombreux et divers. Ils seront tentés de penser que cette P. Léglise est une véritable apôtre appartenant au corps des grands serviteurs de l’Etat que d’aucuns croyaient en voie d’extinction.

Ils ne manqueront pas d’émettre le vœu que ce serait un grand dommage que l’Etat se sépare de Léglise Pascale!…

Ils seront également intéressés par ce que l’on désigne dans notre état de droit par l’expression libertés publiques  i.e. «l’ensemble des droits et des libertés individuelles et collectives garantis par les textes législatifs et donc par l’Etat ». Ils en trouveront les premiers éléments de réponse aux adresses suivantes :

-https://www.cairn.info/les-libertes-publiques–9782130557791-page-5.htm

-https://www.toupie.org › Libertes_publiques

-https://www.lemondepolitique.fr/cours/libertespubliques/garanties-liberte/niveau-national.htm

On notera, à l’instar de La Toupie , qu’en la matière «  il n’y a pas, dans le droit français, une définition précise des libertés publiques. Elles sont abordées et traitées dans de multiples textes législatifs. Leur liste est donc difficile à établir et leur classification peut être sujette à discussion ». On en trouvera  ci-dessous une liste non exhaustive :

Droit à la vie,

Liberté d’aller et de venir (liberté de circulation),

Liberté du domicile (Possibilité de choisir son domicile, d’en changer à sa convenance, garantie contre sa violation),

Garanties contre toute détention, arrestation ou pénalité non prévue par la loi,

Liberté de l’intimité (inviolabilité du domicile et de la correspondance),

Liberté d’association,

Liberté de réunion,

Liberté de manifestation,

Liberté de conscience ou de croyance (liberté religieuse, liberté de culte),

Liberté d’enseignement (Droit d’enseigner, d’opter pour un enseignement et de choisir le maître qui le dispense),

Liberté d’opinion ou de pensée, liberté d’exptression,

Liberté de la presse,

Liberté économique (liberté d’entreprise, liberté du commerce et de l’industrie, liberté de la concurrence, d’exercer la profession de son choix, de conclure des contrats d’ordre privé)

Liberté du travail (Droit de louer ses services selon sa volonté, droits relatifs à l’exercice d’une profession, droit de grève),

Liberté syndicale (possibilité d’adhérer au syndicat  de son choix ou de ne pas se syndiquer, ensemble des droits relatifs à la formation d’un syndicat et à l’exercice du syndicalisme.

Daniel Courtin, la fin d’un mythe

Tel est l’intitulé  du dernier article  de la série  « André Le Goff  raconte » où notre ami, contributeur régulier à la vie de ce site internet, renvoie les visiteurs à la découverte illustrée de  souvenirs normaliens résultant de la contestation de la légitimité de la guerre d’Algérie (1954-1962) par des élèves-maîtres  de l’Ecole normale de Quimper. 

Reconstitués 66 ans  après les faits , ils ne manquent pas de susciter  nostalgie et interrogations. Ils mettent en lumière l’implication  de  normaliens quimpérois aux choix politiques bien affirmés, dans la lutte contre les « évènements pacificateurs » qui se  déroulaient à l’époque  en Algérie. Tous étaient bien conscients par ailleurs que leur tour viendrait pour être « appelés sous les drapeaux »  et venir grossir les rangs de l’armée du contingent!   

D’aucuns  en effet  y furent impliqués parfois durement  et en revinrent souvent marqués à vie. Toutefois  la culture de l’oubli aidant, l’un des protagonistes concernés, retraité de longue date,  a dû  intervenir  récemment sur ce site  pour rappeler  que la guerre d’Algérie a bien eut lieu !(Cf. https://asvpnf.com/index.php/2022/03/10/la-guerre-dalgerie-a-t-elle-eu-lieu/)

L’insurrection armée du peuple algérien commença le 1er novembre 1954  en Grande Kabylie et dans les Aurès. Il est rappelé que le  12 mars 1956, l’Assemblée nationale de la République française vota les pouvoirs spéciaux au gouvernement présidé par le socialiste  Guy Mollet. La décision de recourir à l’armée marqua un tournant dans le dispositif répressif du « maintien de l’ordre » . On fit appel au contingent : 450 000 soldats français (contre 25 000 combattants algériens).  L’auteur de l’article mentionné ci-dessus comme le rédacteur de la brève note qui lui est associée  étaient à ladite époque élèves -maîtres à l’Ecole normale d’Instituteurs de Quimper .

Les visiteurs de ce site pourront consulter  en cliquant sur document 1  l’article illusté de André Le Goff , puis sur document 2 la note de Yves Cam relatifs à cette période troublée de l’histoire normalienne

Ils pourront également constater que l’arrestation de deux élèves–maîtres et l’incarcération qui s’en suivit  signifiaient sans ambages les effets  immédiats des pouvoirs spéciaux  sur la discipline à l’école normale et la remise en cause  du principe fondateur de l’Ecole-sanctuaire par les forces de l’ordre.

Les visiteurs de ce site pourront consulter à ce propos l’article de André Pachod : « De l’école-sanctuaire à l’école sans murs », Recherches en éducation [En ligne], 36 | 2019, mis en ligne le 01 mars 2019, consulté le 14 décembre 2022. ( URL : http://journals.openedition.org/ree/946 ; DOI : https://doi.org/10.4000/ree.946 )

L’auteur  y discute dans le détail la question  de la sanctuarisation de l’Ecole , toujours à l’ordre du jour en 2022. Ils y relèveront  entre autres que : « L’école-sanctuaire, sanctuariser l’école, la sanctuarisation de l’école : ces trois expressions, qui n’ont pas de fondement juridique ni de réalité historique, précisent une école marquée par des frontières opérant quatre fonctions entremêlées : séparer des territoires, protéger un espace, réguler les accès, accéder à l’essentiel… ».

Document 1.  Daniel Courtin, la fin d’un mythe (par André Le Goff)

Document 2. Souvenirs de la guerre d’Algérie à l’ENG de Quimper ( par Yves Cam)

 
Que notre ami André Le Goff soit chaleureusement remercié d’avoir ouvert ce chapitre oublié de notre histoire normalienne  et suscité le témoignage de Yves Cam.
 

Pierre Hénaff, doyen d’âge de l’ASVPNF, écrit à Jean-Marc Jancovici

Pierre Hénaff, élève-maître à l’ENG  de Quimper (Promotion  » En Avant » ; 1942-1943) pendant les années  de plomb et le régime de Vichy qui supprima les écoles normales d’un trait de plume, a déjà publié plusieurs articles sur ce site  (Cf. https://asvpnf.com/index.php/2022/04/03/pierre-henaff-raconte/                                  et https://asvpnf.com/index.php/2020/11/15/la-reponse-indignee-et-pleine-dhumanisme-de-notre-doyen-pierre-henaff-a-la-decapitation-sauvage-de-samuel-paty/  )… 
Dans la présente lettre adressée à Jean-Marc Jancovici (ingénieur consultant/energie) -créateur  en 2004 de ce ce qui est désigné depuis cette date par « bilan carbone »  et auteur d’ouvrages portant sur le changement climatique (Cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marc_Jancovici      )- P.Hénaff  fait le récit  d’observations et d’expériences personnelles. Celles-ci  émaillent le parcours d’un  éducateur autodidacte  et lui semblent de  nature à remettre en cause  certains des propos et convictions  tenus  par son correspondant.   

A la question de savoir  s’il était un scientifique ledit correspondant indiquait sans ambages, sur son propre site internet : « La réponse est non : je ne suis rattaché à aucun laboratoire, je n’ai aucun titre conféré par une instance scientifique reconnue (comme « chargé de recherches au CNRS », ou « directeur de recherches au CNRS »), je n’ai pas fait de thèse et je ne publie pas d’article(s) dans des revues scientifiques à comité de lecture. Mon métier est plus modestement « ingénieur ».(cf. https://jancovici.com/faq/ ).

Quoi qu’il en soit, les interrogations de Pierre Hénaff appelaient des réponses ou commentaires  qui tardent à lui parvenir. Ce silence le conduit à  solliciter la parution de sa Lettre sur ce site ayant vocation à  restituer, via des éléments matériels et immatériels, l’esprit et le patrimoine  normaliens du Finistère. Considérant que le contenu de ladite Lettre pouvait être  enrichissant tant pour le projet  lui-même que  pour les protagonistes ayant porté ce patrimoine émancipateur, nous l’accueillons bien volontiers. Les visiteurs ce ce site pourront le consulter en cliquant ici.

Que Pierre  Hénaff soit assuré de toute notre amitié normalienne et chaleureusement remercié pour sa nouvelle contribution.

Turpitudes cléricales autour du célibat sacerdotal

Selon Marcel Metzger (Lettre d’information de Golias Hebdo, 23 novembre 2022) : « Avant le temps du concile Vatican II, des curés, que leur formation au séminaire avait convaincus de la supériorité du célibat clérical, considéraient le mariage comme « un remède contre la concupiscence ». La formule résume un propos de saint Augustin : « Le sacrement de mariage, en donnant la grâce, réprime la concupiscence dans sa racine. » Dans la pastorale, on n’ose plus tenir de tels propos…»

On retiendra ici le propos introductif de l’article  : « Par les temps qui courent, la formule pourrait fort bien être appliquée au clergé de l’Église romaine, après les scandaleuses révélations d’abus sexuels commis par des prêtres, des évêques et même des cardinaux. D’innocentes victimes, en particulier des enfants, ont fait les frais de la concupiscence de ces clercs dévoyés. Tout cela aurait pu être évité si, dans l’Église romaine, on avait pris au sérieux cette maxime de Pascal : « Qui veut faire l’ange fait la bête » .

La question de bon sens que tous les citoyen ordinaires, croyants ou non, se posent :

« Fallait-il donc attendre l’épouvantable débandade actuelle pour se rendre enfin à l’évidence ? »

Les visiteurs de ce site pourront consulter, en cliquant ici, la majeure partie de l’article de Marcel Metzger. Ils y auront « également accès à l’URL : https://www.golias-editions.fr/2022/11/24/pour-un-concile-national/

Il s’intitule :

«  Pour un Concile national »

On rappellera à ce propos  que :

selon Wikipedia :« Un concile (du latin concilium, « assemblée »), ou synode (du grec ancien sun-odos « chemin commun » ), est une assemblée d’évêques de l’Église catholique (latine ou non) ou orthodoxe. Il manifeste une dimension essentielle de toute Église chrétienne : la synodalité ou organisation hiérarchique du corps en vertu de laquelle les prélats chargés du gouvernement de chaque portion de l’Église (évêques) sont susceptibles de se réunir pour prendre l’ensemble des décisions qui engagent la foi et la discipline de tous sous l’autorité d’un primat”. Cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Concile , pour plus de  détails.

Qui donc prendra-t-il l’initiative d’une telle démarche ?

  On ne le sait… aussi en attendant est-il nécessaire de se tenir informé de la question. On propose ici quelques lectures éclairantes permettant de se construire un point de vue au-delà des opinions .

Ainsi  l’hebdomadaire Marianne  fait état d’un article   intitulé :

Célibat des prêtres :

« C’est tout le système prohibitionniste sur la sexualité qu’il faut repenser »

Propos recueillis par Jean-Loup Adenor

 

 Selon cet auteur : « Alors que l’Eglise est secouée par les accusations d’agression sexuelle contre le cardinal Ricard, les évêques de Beauvais et de Soissons ont recensé 11 nouvelles victimes présumées de violences sexuelles dans leurs diocèses. Et comme à chaque fois que le sujet des abus sexuels commis dans l’église catholique revient dans le débat, la question sur la fin du célibat des prêtres ressurgit. »

Entretien avec Christine Pedotti,

fondatrice de la revue « Témoignage chrétien ».

 

“La fin d’une tradition quasi-millénaire ? La révélation d’un nouveau scandale d’agression sexuelle, concernant cette fois-ci le cardinal Ricard, accusé d’avoir eu une conduite « répréhensible avec une jeune fille de 14 ans », fait à nouveau tanguer l’Église catholique. Parmi les pistes envisagées par les catholiques pour assainir l’institution : mettre fin au célibat des prêtres. Une bonne idée, selon Christine Pedotti, directrice de la rédaction de la revue Témoignage chrétien. Car si elle ne réglerait pas tout, la fin du célibat des prêtres permettrait de réviser la doctrine catholique sur la sexualité, toujours perçue comme « malsaine », d’après elle. (Cf . https://www.marianne.net/societe/laicite-et-religions/celibat-des-pretres-cest-tout-le-systeme-prohibitionniste-sur-la-sexualite-quil-faut-repenser )

Les visiteurs pourront aussi (la  recherche est loin d’être épuisée)trouver des références importantes dans l’ouvrage de  Jean Mercier  paru en 2014 :

 

Célibat des prêtres – La discipline de l’Église doit-elle changer ?

– E-book – PDF

« Le célibat des prêtres est-il responsable de la pénurie des vocations qui frappe l’Église catholique ?L’ordination d’hommes mariés permettrait-elle de remédier à ce problème  Jean Mercier répond à ces deux questions qui font l’objet d’un débat souvent passionnel. Reprenant le sujet en amont, avec la volonté de se dégager des idées reçues, il a le souci de dessiner des pistes d’avenir réalistes, hors de toute polémique stérile.Au fil des pages, l’auteur fait le bilan des difficultés et des atouts du célibat sacerdotal, et des défis qu’il a suscités au sein de l’Église depuis deux mille ans. Il présente la synthèse des fondements théologiques et spirituels du célibat et aborde la question essentielle de l’équilibre psychologique et affectif du prêtre. On trouvera surtout ici la première étude de la faisabilité d l’ordination d’hommes mariés, établie en particulier à partir d’un audit totalement inédit de la vie des prêtres mariés (anciens prêtres anglicans ou pasteurs protestants) que compte l’Église catholique, notamment en Angleterre ». On notera que Jean Mercier est journaliste, rédacteur en chef adjoint à La Vie, en charge des questions religieuses et plus particulièrement de l’actualité. (Cf. https://www.decitre.fr/ebooks/celibat-des-pretres-la-discipline-de-l-eglise-doit-elle-changer-9782220066929_9782220066929_9.html)

Que Christian Terras, Rédacteur en chef de Golias, soit cordialement remercié de nous autoriser ce nouvel emprunt !

Manifeste progressiste pour la défense de la langue française. In Dossier-Parlons français ! Ufal INFO ;2022 , Avril-Mai-Juin n° 89,11-13

Avec l’accord de la Secrétaire de rédaction de Ufal INFO, nous reproduisons ici le manifeste progressiste pour la défense de la langue française publié dans ce magazine .

Celui-ci soulignait, en guise d’introduction que : « Georges Hage, décédé, ancien député honoraire du Nord ;doyen de l’Assemblée nationale, et Georges Gastaud, philosophe, auteur de la Lettre ouverte aux « bons Français » qui assassinent la France et d’un traité de philosophie en quatre volumes Lumières communes ainsi que mille militants politiques et syndicaux, anciens résistants, écrivains, éditeurs, artistes, ouvriers et employés, étudiants, enseignants, ingénieurs, chercheurs…

… appellent  les travailleurs manuels et intellectuels, les étudiants et les démocrates à la résistance sociale, politique et … linguistique !

 Défendons la langue française contre la langue, la pensée, la politique et l’économie uniques !

Le manifeste est accessible sur ce site en cliquant ici.

Les visiteurs pourront retrouver la liste complète de tous les signataires dudit manifeste à  l’adresse : https://courriel-langue-francaise.com/ les-signataires/.Ceux-ci se proposaient, pour défendre  le français, de constituer un Collectif Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Emancipation Linguistique (C.O.U.R.R.I.E.L) que l’on retrouvera à https://courriel-languefrancaise.com/.Ce collectif militera pour que « l’enseignement du français soit rétabli dans toute sa force, car la maîtrise par tous de la langue nationale est la clé de la citoyenneté ».

Parlons Français ! Que reste-t-il de la langue Française ?

Les visiteurs de ce site ont déjà eu l’opportunité de consulter  l’éditorial de Nicolas Pomiès  du n° 89 du magazine Ufal INFO  dévolu à notre langue nationale, celle-ci étant  considérée comme un outil d’unification  porteur de progrès et de liberté (Cf. https://asvpnf.com/index.php/2022/11/17/parlons-francais/)

A l’instar de N. Pomiès il nous faut,  plus que jamais, rester convaincus   des vertus citoyennes  de notre langue alors qu’elle aussi (comme l’Ecole publique) se trouve attaquée de «  toutes parts ».  Ceci est un signe de «  dépérissement de l’Etat à un moment où la communauté imaginée  et unie par la langue risque de se diluer, laissant place soit à des renfermements communautaires soit à des mobilisations nationalistes à la mesure de la nation ou limitées à  des communautés imaginées internes ».

Les visiteurs de ce site pourront consulter, en cliquant ici, l’article complet de N.Pomiès intitulé :

« Que reste-t-il de la langue française ? »

L’auteur y aborde la  question de l’origine et du devenir de la  langue française …
« Qu’est-ce qu’une langue interroge-t-il ? ». Selon lui, il s’agit d’ « un système de signes permettant l’intercompréhension à l’intérieur d’un groupe humain. Or il n’existe aucune limite claire, sur le plan linguistique, entre une langue, un  dialecte, un parler ou un patois : on parle au contraire d’un continuum linguistique ». Ceci conduira les visiteurs à découvrir une « petite histoire de la langue française ».
Nous remercions vivement Mme la Secrétaire de rédaction de Ufal INFO qui nous a autorisé à reproduire et à  représenter  cet article.