La Commune de Paris ; la Semaine sanglante (21mai-28 mai 1871)

« La Semaine sanglante, du dimanche21  au dimanche suivant 28 mai 1871, est l’épisode final de la Commune de Paris, où elle fut écrasée et ses membres exécutés en masse. Elle s’inscrit dans le cadre de la campagne de 1871 menée par le gouvernement de Versailles contre les insurrections  communalistes que connaissent plusieurs grandes villes françaises ». On pourra en trouver un récit en allant à l’adresse :   https://fr.wikipedia.org/wiki/Semaine_sanglante.

On rappellera ici que  selon Hérodote ( https://www.herodote.net/28_mai_1871-evenement-18710528.php) :

“Dix semaines plus tôt, le 18 mars, des Parisiens humiliés par la défaite de leur pays face aux Prussiens, s’en étaient pris aux troupes gouvernementales. Le chef du pouvoir exécutif, Adolphe Thiers, avait déserté sur le champ Paris pour Versailles. Un mouvement insurrectionnel improvisé avait alors assumé le pouvoir dans la capitale sous le nom de «Commune de Paris». Mais dès la signature du traité de paix avec l’Allemagne, le 10 mai, Adolphe Thiers obtient de l’occupant prussien la libération anticipée de 60 000 soldats. Il lance aussitôt contre la capitale 130 000 hommes, dont les anciens prisonniers et beaucoup des campagnards recrutés et formés à la hâte. L’assaut commence le 21 mai, dans le quartier du Point du Jour, à Boulogne. Les Versaillais ont en face d’eux une dizaine de milliers de fédérés déterminés. Ils doivent conquérir les barricades l’une après l’autre. Les combats de rue feront au total 4 000 tués (877 du côté des troupes versaillaises). S’ajoutent à ce bilan les victimes de la répression car, à l’arrière, des « liquidateurs » tuent méthodiquement les suspects. Une vingtaine de «cours prévôtales» jugent hâtivement les hommes et les femmes pris les armes à la main et les font fusiller sur place. Les Communards ripostent en faisant fusiller environ 80 otages. Ils allument aussi des foyers d’incendie. Du fait de ceux-ci et des bombardements, plusieurs monuments illustres partent en fumée. Parmi eux le palais des Tuileries, le palais de Justice gothique, l’Hôtel de Ville hérité de la Renaissance, le Palais-Royal et le palais d’Orsay…

Le bilan total de la Semaine sanglante est d’environ 20 000 victimes, sans compter 38 000 arrestations. C’est à peu près autant que la guillotine sous la Révolution. À cela s’ajoutent les sanctions judiciaires. Les tribunaux prononceront jusqu’en 1877 un total d’environ 50 000 jugements. Il y aura quelques condamnations à mort et près de 10 000 déportations (parmi les déportées qui rejoindront les bagnes de Nouvelle-Calédonie figure une célèbre institutrice révolutionnaire, Louise Michel). L’amnistie  ne viendra qu’en 1879 et 1880”.

 En ce 150è anniversaire de la Commune il est nécessaire de rappeler ce que l’on ne rappelle que discrètement aux anniversaires de ce massacre  qui témoignait de la  véritable haine génocidaire des versaillais exprimée et mise en oeuvre par leur maître à penser, un certain Adolphe Thiers

 

Comme  le souligne Georges Soria dans son ouvrage monumental sur  la “Grande Histoire de la Commune” dans ces journées qui vont du 21 au 28 mai 1871 et dont Paris fut le cadre dantesque, luciférien, il y a deux phénomènes si inextricablement enchevêtrés que leur analyse s’en trouve  singulièrement appauvrie si l’on tente de les approcher séparément . Il s’agit   :

D’une part , la bataille de rue menée plusieurs jours durant par 10000 (?)  20000(?) Fédérés tout au plus ,contre les 130 000 hommes de Mac-Mahon,

D’autre part, l’extermination par les troupes versaillaises d’une masse considérable de civils luttant désespérément  dans leur quartier, derrière leurs barricades,  contre le retour à l’ancien ordre social, corollaire, pour ces combattants de la dernière heure, d’une défaite de la Commune.
 
On soulignera aussi que la révolte des Parisiens résultait de leur claire conscience  que Paris et La France avaient été “vendus à l’encan par Thiers à Bismarck et qu’il existait un synchronisme effroyable entre les opérations militaires et la fin des négociations de paix avec l’Allemagne. Le traité de Paix signé le 10 mai à  Francfort fut ratifié le 18 mai par l’Assemblée de Versailles,sans débat, par 433 voix contre 98 . Dans le même temps Bismarck télégraphiait à Von Molke qu’il “devait prendre des dispositions pour aider le gouvernement de Versailles dans sa lutte contre l’insurrection”.    Tout ceci ne laissait place à aucune équivoque sur la collusion entre Thiers et le Chancelier de fer pour écraser l’insurrection.
  
C’est dans ce contexte singulier que le visiteurs sont invités à consulter sur ce site  :

1. L’article des Amis et Amies de la Commune(https://www.commune1871.org/la-commune-de-paris/histoire-de-la-commune/commune-1871-ephemeride/1260-commune-1871-ephemeride-21-mai-avant-l-offensive-finale-le-retour-de-la-minorite) intitulé  :

« Avant l’offensive finale ; le retour de la minorité. Chronique d’un massacre annoncé «   
 
                      Il est accessible en cliquant ici (Document 1 )
    
2. L’article de Michèle Audin paru  dans l’Humanité du 21 mai 2021et intitulé : » Commune de Paris ; sur les traces de la semaine sanglante avec Michèle Audin » en allant à l’adresse :

https://www.humanite.fr/videos/commune-de-paris-sur-les-traces-de-la-semaine-sanglante-avec-michele-audin-708053;

 3.   L’article “  Le 21mai 1871 débutait la semaine sanglante” paru dans REBELLYON.info  que l’on trouvera à :

https://rebellyon.info/Le-21-mai-1871-debutait-la-Semaine-18833#:~:text=Retour%20de%20l’ordre%20bourgeois,46.835%20seront%20fait%20prisonnier.es.

4. L’article intitulé “ Les enfants combattants de la Commune (précisions sur deux communards) que l’on consultera à l’adresse  : https://www.commune1871.org/la-commune-de-paris/histoire-de-la-commune/chronologie-au-jour-le-jour/970-les-enfants-combattants-de-la-commune-precisions-sur-deux-communards

 
 
5.  Une caricature  de Pilotell illustrant le poème “Juin 1871”  de Victor Hugo  en cliquant  sur Document 2

 

6. Une reproduction du tableau de  Léopold  FlamengSur un barricade” en cliquant sur  Document 3

La Lettre aux professeurs sur la liberté d’expression de François Héran revisitée dans le détail par Véronique Taquin

Selon   Catherine Kintzler  (Mezetulle, 19 mai 2021), « Véronique Taquin a lu de près le livre de François Héran Lettre aux professeurs sur la liberté d’expression . Dans cette analyse critique détaillée et documentée, elle met en évidence, notamment, comment F. Héran appelle de ses vœux un droit multiculturaliste (sous forme d’une diversité juridique surplombante) qui, par l’effet d’une législation européenne fantasmée, obligerait la France à réviser le droit laïque et républicain engoncé dans un « particularisme ». Au passage quelques énormités et sophismes sont épinglés, tel le présupposé paternaliste selon lequel les immigrés seraient naturellement brimés par la loi laïque et ne pourraient pas en être, comme les autres, les bénéficiaires – cela en dit long sur une conception de la liberté qui consiste à préserver l’identité et les traditions religieuses figées dans une essence. Une analyse approfondie est également consacrée au retour du délit de blasphème par le biais victimaire des sensibilités offensées, ainsi qu’à la notion infalsifiable de discrimination indirecte. Finalement, pour décider une « nuit du 4 août » à l’envers – événement qui inaugurerait une politique racialiste détruisant le droit national et l’égalité devant la loi – les experts d’un courant identitaire des études postcoloniales seraient-ils plus légitimes que les citoyens ? ». 


Telle se présente l’analyse d’un article fondateur  de Véronique Taquin que tous les visiteurs,  défenseurs de la Laïcité Républicaine à la française, doivent s’empresser de lire et de méditer pour ne pas céder la place  aux  révisionnistes  de la laïcité, aux pourfendeurs des  « privilèges blancs » et autres contre-révolutionnaires préparant  une nuit du 4 août (1789) à l’envers .  Ils pourront le consulter  à l’adresse  :

URL : https://www.mezetulle.fr/liberte-de-croyance-et-liberte-dexpression-selon-francois-heran-par-vt/

« Liberté de croyance et liberté d’expression selon François Héran » par Véronique Taquin, Mezetulle, mai 2021.

Tout ceci et notamment le Livre soumis à la critique renvoient  à la publication des caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo  en février 2006  et au procès y afférent conduisant à la relaxe de l’hebdomadaire en raison de principes  fondateurs  qu’il convient de rappeler : 


« Attendu qu’en France, société laïque et pluraliste, le respect de toutes les croyances va de pair avec la liberté de critiquer les religions quelles qu’elles soient et avec celle de représenter des sujets ou objets de vénération religieuse ; que le blasphème, qui outrage la divinité ou la religion, n’y est pas réprimé, à la différence de l’injure, dès lors qu’elle constitue une attaque personnelle et directe dirigée contre une personne ou un groupe de personnes en raison de leur appartenance religieuse ;

Attendu qu’il résulte de ces considérations que des restrictions peuvent être apportées à la liberté d’expression si celle-ci se manifeste de façon gratuitement offensante pour autrui, sans contribuer à une quelconque forme de ­débat public capable de favoriser le progrès dans les affaires du genre humain. »

 Que Catherine Kintzler soit cordialement remerciée de nous avoir autorisé à reproduire cette annonce importante parue dans son blog-revue.

La raison d’Eglise l’emporte sur la Raison au sein de la hiérarchie ecclésiale pour traiter des abus sexuels du clergé hexagonal.

Ce constat amer est celui de Philippe Ardent qui s’en explique dans son article publié le  6 mars 2021 dans Golias Hebdo sous l’intitulé :

 

“Abus dans l’Eglise: coupables ou irresponsables?”

 

 Philippe Ardent écrit en effet : « Fin mars, les évêques français ont allumé leurs ordinateurs pour se retrouver par écrans interposés et aborder, dans leur petit « entre soi » qui se veut cosmique, la délicate question des abus sexuels commis par le clergé hexagonal. La connexion des écrans n’est pas toujours synonyme de connexion des synapses. Un mois auparavant, l’épiscopat débattait sur la question épineuse de l’indemnisation à accorder aux victimes d’abus. On reste toujours dans cet entre-soi entre professionnels du discernement, les évêques pensent toujours qu’ils savent ce qui est bon pour eux, pour l’Eglise et pour le monde. Ils sont probablement les derniers à le penser… « 

Les visiteurs du site pourront consulter l’article cliquant ici ou à l’ URL : https://www.golias-editions.fr/2021/05/06/abus-dans-leglise-coupables-ou-irresponsables/

 Cette perception des faits fait l’unanimité (parfois en termes plus mesurés !) notamment  dans les coupures de presse que l’on pourra découvrir ci-dessous :

Titre de L’Humanité du 3 mars 2021 suite aux travaux d’enquête de la Ciase (Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise  URL :https://www.ciase.fr)

                              «  Eglise ;  les violences sexuelles, ce « crime de masse « 

Le président de la Commission sur les abus dans l’Église catholique a tenu un point d’étape mardi. Le nombre des victimes pourrait atteindre voire dépasser les 10 000.«  Dans ma carrière, j’ai eu des affrontements avec de très hauts personnages de l’État. Mais rien n’égale le fait d’écouter en profondeur le récit de quelqu’un qui a vécu des abus sexuels. »Jean-Marc Sauvé, 71 ans, n’a pas caché combien il avait été secoué par les deux ans passés à la tête de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase), formée à l’initiative de l’institution en 2018, à la suite de plusieurs scandales.

Lire l’article  de Alexandre Fache à l’URL : https://www.humanite.fr/eglise-les-violences-sexuelles-ce-crime-de-masse-700834

 

 Titre de La Croix du  … mai 2021 :

« L’Église face à la pédophilie et aux abus sexuels »

Affaire Preynat, révélations sur Jean Vanier, religieuses abusées… Retrouvez dans ce dossier tous les articles de La Croix consacrés aux abus sexuels dont ont été victimes des mineurs ou des adultes.  (URL :https://www.la-croix.com/Religion/l-Eglise-face-a-la-pedophilie)

 

Titre de Réforme  du  2 mars 2021:

« La Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église rendra son rapport dans six mois »

“Le président de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église a rappelé ses axes de travail et qualifié les abus sexuels de « crimes de masse » dépassant largement les rangs catholiques. Ce 2 mars, Jean-Marc-Sauvé, le président de la Ciase a donné un dernier point presse avant la remise de son rapport le 30 septembre prochain. Il rappelle que cette instance, formée en novembre 2018 et constituée de vingt-deux membres, s’applique à accorder « une place privilégiée à la parole des victimes ». Et espère que cette enquête approfondie, concentrée sur les actes perpétrés par les responsables de l’Église catholique depuis 1950, fera figure de pionnière pour apporter justice aux victimes des violences sexuelles dans l’ensemble de la société …”(  Augustine Passilly; URL : https://www.reforme.net/gratuit/2021/03/02/la-commission-independante-sur-les-abus-sexuels-dans-leglise-rendra-son-rapport-dans-six-mois/).

 
 
Que Christian Terras, éditeur en chef de Golias  soit remercié de nous autoriser à reproduire et représenter l’article de Philippe Ardent.

Anastasie : son réveil et ses atteintes aux libertés fondamentales .

« Faut-il brûler les livres ? 
Tour d’horizon d’une nouvelle ère de la censure » 

Tel est le titre de l’article de Jean-Yves Mollier paru le 11 avril 2021 dans Mezetulle, le blog-revue de Catherine Kintzler. L’auteur a écrit de nombreux ouvrages consacrés à l’histoire du livre, de l’édition, de la lecture et de la censure. Il  propose ici  « une réflexion documentée sur les résurgences de la censure un peu partout dans le monde. Après en avoir rappelé les sources au début du XXe siècle et quelques développements ultérieurs, il évoque les ravages provoqués par les “sensitivity readers”, et plus généralement les effets négatifs du communautarisme et de la “cancel culture”. Il analyse ce faisant l’émergence d’une prétendue progressive “censorship”, conséquence du mouvement” Political correctness” et examine l’affaire « Présumés innocents » survenue à Bordeaux en 2000. En conclusion, ce tour d’horizon insiste sur la capacité des réseaux sociaux à lyncher symboliquement ceux qui sortent des sentiers battus. »

Les visiteurs intéressés et sans doute indignés pourront consulter le document à l’adresse :

 https://www.mezetulle.fr/nouvelle-ere-de-la-censure-par-jym/

 Faut-il  rappeler par ailleurs:

  -que 2021 a été annoncée  « année de la censure » par Le Média (https://www.lemediatv.fr/emissions/2021/2021-annee-de-la-censure-jRSLJRkVTSyNrnM9TacoMg), 

  -que le 12 mars 2021 fut  Journée mondiale de la lutte contre la cybercensure( https://rsf.org/fr/journee-mondiale-de-lutte-contre-la-cybercensure-2021-rsf-agrandit-sa-bibliotheque-virtuelle-sur),

 -que les atteintes  à la liberté de la presse sont monnaie courante (https://www.franceculture.fr/emissions/la-question-du-jour/la-liberte-de-la-presse-francaise-est-elle-menacee),

-que la censure privée   constitue une menace permanente pour la liberté d’information (La censure privée menace la liberté d’informer – Vœux de J.-L. Mélenchon à la presse – La France insoumise),

-que l’autocensure est devenue une pratique courante  chez les enseignants(Quand les profs s’autocensurent sur la laïcité : « Être enseignant, c’est être seul »).

Au total  on répètera que sans liberté d’expression il n’existe  pas d’information. Il s’agit donc, entre autres, de défendre le droit d’imprimer et celui du  Livre qui en résulte.(https://www.philomag.com/livres/sauver-la-liberte-dexpression)

 
 
Que Catherine Kintzler soit cordialement remerciée de nous avoir autorisé à annoncer sur ce site la contribution de  Jean-Yves Mollier.

Echos de turpitudes criminelles vaticanes: Meurtres au Saint-Siège, l’affaire Tornay-Estermann.

Vingt-trois ans après les meurtres  perpétrés, non loin des appartements du pape  Jean-Paul II, qui à l’époque  avaient fait grand bruit, la réalité de la culpabilité du jeune garde suisse  Cedric Tornay se retrouve de nouveau à l’ordre du jour suite aux contestations de sa famille.  En d’autres termes la question se pose de savoir si  Cedric Tornay, à l’instar d’un nouvel épisode d’un « Da Vinci code à la Dan Brown » n’aurait-il pas été suicidé (sic !) dans les murs du Vatican le 4 mai 1998 ? 

Selon L’Express  « ce pourrait être le titre d’un film: Meurtres en série au VaticanLe 4 mai 1998, trois personnes sont mortes. De mort violente, dans des circonstances troubles. A ce jour, toujours pas d’explications rationnelles ni convaincantes. Sherlock Holmes, à l’aide! Durant de longues années, cette énigme empoisonne la curie romaine. Crimes il y a eu, c’est une certitude. A l’arme à feu, c’en est une autre. Les victimes? Deux intimes du pape: son chef de la garde suisse, le colonel Aloïs Estermann, 44 ans, promu la veille à ce poste de confiance, et son épouse, Gladys. L’assassin? Le Vatican, lui, n’a aucun doute: le coupable n’est autre qu’un vice-caporal de la garde de 23 ans, Cédric Tornay. Le mobile? La vengeance. Seulement, voilà: impossible d’interroger le suspect. Et pour cause: il s’est suicidé juste après avoir accompli son forfait. » ( L’Express; 27juin 2002,Faits divers du monde: meurtres au Vatican ).

 
Le silence ecclésial  a prévalu depuis, la curie ayant jeté l’omerta sur les faits et l’enquête… Cependant il semblerait qu’en mai 2021  « Le Vatican s’ouvre sur l’affaire Estermann-Tornay  puisque Le Saint-Siège répond pour la première fois à la mère de Cédric Tornay, sous-officier accusé de l’assassinat en 1998 d’Aloïs Estermann, commandant de la Garde suisse. Elle conteste toujours la version officielle, selon laquelle son fils avait tué avant de se donner la mort. » ( https://www.letemps.ch/suisse/vatican-souvre-laffaire-estermanntornay . LeTemps; 5 mai 2021).

 

 

Pour tenter de comprendre, comment la justice de Dieu  n’est pas nécessairement celle des Hommes, les visiteurs pourront consulter, en cliquant ici, un article de  Frédéric Martel paru le 14 mai 2021 dans Golias news (https://www.golias-editions.fr/golias-news/) où sont soulignées, sans complaisance, certaines incohérences d’un dossier à charge pour la curie romaine .

 
Que Christian  Terras , rédacteur en chef de Golias news soit remercié de nous autoriser à reproduire et représenter ledit article sur ce site.

La Science à l’épreuve de la défiance

Loin de valoriser  et de promouvoir le statut social des chercheurs et de la recherche scientifique notamment dans le domaine médical et celui la santé, la crise sanitaire liée à la pandémie due au  coronavirus  SARS-CoV-2 et à ses variants a révélé, dans de nombreux publics, une défiance  à l’égard non seulement des discours scientifiques mais aussi des institutions publiques . Ceci a atteint son comble dans le « vaccinoscepticisme » qui s’est déchaîné au cours de ces derniers mois sans oublier le niveau exceptionnel d’ignorance qui l’avait précédé s’agissant de la nature et du mode d’action du pathogène responsable de la crise sanitaire. Ceci n’est pas de bon augure pour le monde d’après pandémie où la légitimité de la parole et des actes scientifiques  ne manquera pas de se reposer dans l’opinion politique.

Il ne s’agit pas pour autant de laisser le champ libre aux obscurantistes. A l’inverse il s’agit:

 – de se donner les moyens  d’assurer la vulgarisation des travaux scientifiques en cours par les chercheurs eux-mêmes sans tomber dans les travers de l’expertise au bénéfice des politiques,
 
– de recentrer la communication médiatique sur la nature et le sens de la démarche scientifique,

 – de promouvoir l’implication de la société civile dans la production scientifique,

 – d’éviter que la science ne tombe malade de la politique,

 – de redonner l’esprit critique  aux jeunes générations  par un renouveau de l’enseignement des sciences et des techniques à l’école élémentaire, au collège et au lycée.

 Comment, sur de telles perspectives, ne pas revenir aux préceptes  fondateurs de l’école laïque lesquels « nous montraient la Science, le chemin du Vrai, celui de la Raison  » ? 

Sur le fond  on rappellera  que « le moteur de la recherche, de la quête de compréhension du monde qui est à l’origine de la science, c’est justement une forme de défiance vis-à-vis de nos intuitions immédiates. Il y a, aux prémices de toute recherche, le doute, l’inquiétude, la volonté de faire reculer les frontières de l’ignorance pour accroître notre confiance. La science part donc de la défiance pour chercher à assurer la confiance, c’est-à-dire la croyance ferme » (Ganascia,2018;https://www.larecherche.fr/chronique-%C3%A9thique/la-science-entre-d%C3%A9fiance-et-confiance ).

 

On notera aussi à l’instar de  François Dubet que  « la défiance envers la science et la croyance dans les fake news et les théories complotistes ne sont pas nouvelles. Et comme quelques dirigeants de grands pays démocratiques propagent désormais cette défiance, il n’y a guère de raisons d’être optimiste. Évidemment, la crise du Covid-19 a considérablement durci les opinions et les attitudes.» ( Dubet,2020 ; https://www.amcsti.fr/fr/bulletin/faut-bien-expliquer-choses/)

C’est sur ce thème fondateur de la signification de la science pour le progrès de l’humanité que  le périodique « Recherche et  Santé » de la Fondation pour la Recherche Médicale (2021, 166, 10-11) interpelle ses lecteurs sur la question existentielle  :

 

                        » La vérité scientifique existe-t-elle ? »  
 
Pour tenter d’y répondre, il leur fait leur fait connaître les points de vue de deux  experts :

   Celui de Etienne Klein, physicien et philosophe des sciences, qui stigmatise tant  la confusion entre science et recherche que l’ultracrépidarianisme…

     Celui de Dominique Costagliola, épidémiologiste grand Prix de l’INSERM 2020 , pour qui un phénomène scientifique n’est jamais appréhendé complètement . Il faut avoir l’humilité de le dire et d’en tirer les leçons pour le progrès.

 

 
 Que  Nadia Martini, Responsable des contenus à Recherche et Santé soit cordialement remerciée  de nous avoir autorisé à reproduire et représenter cet article.              

Pour éviter de déconstruire l’histoire des Institutrices et Instituteurs du Finistère

Fidèle à ses engagements sur le plan mémoriel et malgré  les aléas des temps présents, l’ASVPNF (Association pour la Sauvegarde et la Valorisation du Patrimoine Normalien du Finistère) a procédé au fleurissement  du Monument aux Instituteurs du Finistère Morts pour la France. L’ASVPNF  célèbre ainsi  la Victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie, la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe occidentale et le sacrifice des Institutrices et des Instituteurs du département du Finistère Morts pour la France au cours de ce conflit.
 
Pour l’Association, il s’agit ainsi  de poursuivre sans faiblesse la reconstruction de notre Histoire, « sans en omettre rien, ni pour l’exhalter, ni pour la déprécier » (J . Julliard, 2021).

Les visiteurs pourront consulter, en cliquant ici, les photos du Monument édifié dans la Cour d’Honneur de l’ancienne Ecole Normale d’Instituteurs de QUIMPER (F-29000), tel qu’il se présentait suite à son fleurissement le 8 mai 2021.

 

Que Mme Yveline Douguet soit  sincèrement remerciée  pour sa contribution et pour les photos mises à disposition de l’Association. 

Discrimination linguistique sous les auspices de la République française ou L’émancipation républicaine par l’école laïque passait-elle par l’éradication des langues régionales de France?

il s’agit ici d’une question essentielle qui restera pour l’instant sans réponse.  Elle interpelle sur la fonction que l’on peut attribuer a posteriori  à  l’école publique sur ce plan . Est-elle un instrument au service  du pouvoir politique central, conçu pour instituer et imposer les principes fondamentaux de la République tels qu’il émergèrent suite à l’avènement de la 3è République. Des principes, imposés avec une  connotation  d’exploitation et de domination, qui restèrent le credo  au fil des ans et des péripéties de l’histoire à savoir son indivisibilité exprimées  au travers de l’unicité de la souveraineté  et  de l’unicité du peuple français .  Toutefois des velléités se font jour pour reconnaître la diversité des composants de la République ce qui semble pour le moins de bon aloi et, qui sait, de bon augure( Verpeaux ,2014, à l’URL conseil-constitutionnel.fr/nouveaux-cahiers-du-conseil-constitutionnel/l-unite-et-la-diversite-dans larepublique#:~:text=L’indivisibilité%20de%20la%20République%20signifie%20l’unité%20du%20pouvoir,sont%20interprétés%20par%20le%20juge).
Dans un tel contexte, il n’est pas étonnant que  se soient accumulés, au fil des décennies et au gré des activités scientifiques sanctionnées par des actes publiés tant des partisans que des détracteurs des langues régionales, les éléments d’un véritable florilège  d’études, de textes , de rapports, d’articles voire de lois, décrets et circulaires. L’ensemble se prête mal à une restitution synthétique. 
Les documents en faveur de la langue nationale  sont partie constitutive du discours et de la doxa des  pouvoirs en place défenseurs implacables de l’unicité, ceux favorables aux langues régionales résultent de l’activité des chercheurs universitaires consacrant leurs travaux à la linguistique et à la didactique des langues régionales et « minoritaires ». La préservation des patrimoines et cultures correspondants  et  la promotion de l’enseignement « immersif bilingue »-celui qui fut sciemment refusé aux locuteurs « régionaux » du passé- sont également à l’ordre du jour Comme déjà mentionné il en ressort  une multitude de  questions qui déjà en elles-mêmes témoignent d’une vitalité et d’une biodiversité rassurantes attachées à des langues qui demeurent vivantes. On se contentera ici de les énumérer sans les hiérarchiser et  telles qu’elles peuvent émerger des documents accessibles sans encombre. Les visiteurs pourront les consulter via les liens qui leur sont proposés à la suite de cet  énoncé :

 

La discrimination et l’éradication  linguistiques sont-elles des prérequis pour accéder à l’émancipation républicaine?

-Le  combat inégal entre partisans institutionnels de la langue nationale  et contempteurs des locuteurs régionaux doit-il se perpétrer de génération en génération sans espoir de solution rationnelle et bénéfique pour tous ?

– Quelle est le résultat  de ces luttes  sinon une “glottophobie” instaurée et maintenue par une école laïque “férocement et uniformément linguicide”?

– S’agit-il,, en caricaturant  d’un âpre  débat  entre un  « Sourd » défenseur de la langue française nationale  et des « Bègues » locuteurs  de leurs langues régionales respectives ?  Comment instaurer un véritable  dialogue entre les  différentes parties ?

 -Quels sont les enjeux sociétaux et humains associés à la sauvegarde et à la promotion des langues régionales?

 -Que sont devenues les victimes involontaires d’un système organisé d’acculturation dans leurs sociétés, leurs métiers, leurs parcours de vie ?

 -La République aurait elle honte de ses langues régionales ?

-Comment faire respecter la fragilité des langues régionales avant d’assurer leur   promotion ?

-Les langues régionales sont-elles un cadeau empoisonné pour la République et ses institutions ?

 -Les langues régionales  et leurs locuteurs sont-ils des bouc-émissaires tout trouvés  pour la République ? 

 -L’émancipation républicaine des locuteurs régionaux  aurait elle conduit à des  parcours de vie différents si l’appropriation de leurs langues maternelles avait été assurée?

-Quels sont les effets objectifs observés de la spoliation linguistique, patrimoniale et  culturelle ?

-Que penser des pertes d’identité liées à la négation de l’existence des langues régionales   ?

-Quelles richesses insoupçonnées a-t-on occultées en terme de développement humain via l’oubli et le déni des langues maternelles ?
 
-Un plaidoyer supplémentaire  peut-il apporter une modeste  contribution, en 2021,  à la réhabilitation  des langues régionales  et des droits humains qui leur sont attachés?
       
-Les langues régionales pourraient-elles  trouver place, toute leur place, dans les projets visant à conforter notre République laïque et sociale ?

-Le respect rigoureux de la laïcité des institutions et notamment celle ayant trait à l’Ecole  publique n’exige-t-il pas,  par référence au principe de  tolérance,  la prise en compte  des langes régionales, de leurs valeurs culturelles et patrimoniales et de leur diversité ?

-Comment enseigner les langues de France (langues vivantes en cours d’extinction)  et finalement pour quoi faire ?

-Comment peut-on être breton , le rester  et enseigner breton ?

-Comment  préserver et valoriser la richesse culturelle et patrimoniale des altérités y compris celles portées par les langues régionales et leurs locuteurs ,?

-L’apprentissage du Français implique-t-il de ne pas apprendre d’autres langues ou pire de désapprendre celles que l’on connaît, pour ainsi dire,  de naissance ? 

– Doit-on admettre  comme un facteur premier que le statut accordé aux  langues de France dites régionales est le juste reflet de  la considération accordée à leurs locuteurs et locutrices  et à leurs cultures ?

-Ne faut-il pas rappeler à celui qui veut l’entendre que la tolérance et la considération accordées aux langues régionales  devraient constituer des modèles exemplaires pour  construire et exprimer d’autres fraternités largement sollicitées dans les circonstances critiques que nous traversons ?

-Enfin que penser, à l’instar de Phillipe Martel
(2015,https://books.openedition.org/pulm/887?lang=fr ) , du « sacerdoce des hussards noirs de la République, ceux qui ont fait de nous des petits  Français , citoyens dotés de références communes sur tout le territoire, à travers une langue commune et exclusive, le français des dictées » ? S’agissait-il du français de la vie ?

Pour en savoir davantage et peut-être formuler d’autres questions plus pertinentes, les visiteurs pourront consulter les documents suivants, classés  par ordre chronologique en cliquant sur les liens notés en bleu.

 

 

   Sommaire

1.Anatole de Monzie , 1925. Circulaire  sur les idiomes locaux . On ne voit pas  comment le basque et le breton pourraient servir à l’enseignement du Français ! ( cit.  de François Albert)

https://www.persee.fr/doc/inrp_0000-0000_1995_ant_5_2_2076

2. Maurice Deixonne, 1951. Texte de loi   déjà inséré sur ce site.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Deixonne#:~:text=La%20loi%2051%2D46%20du,des%20langues%20r%C3%A9gionales%20de%20France

3.Article 75-1 de la Constitution française de 1958: les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France. Ceci ne constitue pas un droit ou une liberté opposable.

fr.wikipedia.org/wiki/Article_75-1_de_la_Constitution_de_la_Cinquième_République_française#:~:text=L’article%2075-1%20de,constitutionnelle%20du%2023%20juillet

4.Gérard Prémel,1995. Anamnèse d’un dommage ou comment le français est venu aux bretons. Acculturation.

https://www.persee.fr/doc/lsoc_0181-4095_1995_num_72_1_2698

5.Valérie Lachuer, 1998. L’état face à la langue bretonne.   A retenir : “Pour l’unité linguistique de la France, le breton doit disparaître” ( selon A.France) .

https://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100884800

6.Pierre Bouton, 1999.Langue nationale et  langues régionales à l’Ecole : le débat politique de 1925. La circulaire MONZIE .Une école laïque férocement et uniformément linguicide

https://www.persee.fr/doc/mots_0243-6450_1999_num_61_1_2566

7.Regina Jensdottir, 2002.   Qu’est-ce que la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires ? (signée par la France le 7 mai 1999 mais non ratifiée). Protéger les langues non les minorités…

https://www.cairn.info/revue-herodote-2002-2-page-169.htm

8.Jean Bouvier et al., 2003. Langues régionales , langues de France, langues d’Europe. 

 Article de Claire Torreilles. L’aliénation linguistique .

 Article de Andrew Lincoln sur la situation de la langue bretonne  aujourd’hui.

https://books.openedition.org/bibpompidou/1461?lang=fr

9.Philippe Martel,  2007.  L’école de la République et les langues régionales ; ce que nous savons, ce que nous croyons savoir, ce que nous voulons savoir.

https://books.openedition.org/pulm/887?lang=fr

10.Claude Cortier et Laurent Puren,2008. Les instituteurs et les langues régionales. La francisation des élèves alloglottes.  Mise en convergence  difficultueuse.

https://journals.openedition.org/reperes/390

11.Vincent Peillon, 2013.  Eduscol education PDF. Apprendre et enseigner les langues et les cultures régionales dans l’Ecole de la République. Loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République : une assise juridique solide pour l’enseignement des langues et cultures régionales.document 1.

12.Panpi Dirassar, 2013. La langue basque n’est pas en danger…

https://www.enbata.info/articles/la-langue-basque-nest-pas-en-danger/

13. Gwenole Larvol , 2014.Mémoire de Master: Pourquoi parler breton? Enseigner le breton et être breton : pour quoi faire ? Pourquoi parles-tu breton ? Le sens de l’expression en langue bretonne chez les enseignants des filières bilingues et son approche explicite en classe

 https://hal.archives-ouvertes.fr/cel-01846248

14.Pierre Escudé,2014. Les langues sont le lieu des apprentissages.De l’intercompréhension  comme moteur d’activités en classe .  Imposition du français et résistance des langues régionales.

http://www.cahiers-pedagogiques.com/Les-langues-sont-le-lieu-des-apprentissages

15.Hervé Lieutard et Jeanne-Marie Verny,2015. L’école française et les langues régionales (19è et 20è siècles).Célébration vs dénonciation !

https://halldulivre.com/ebook/9782367810751-l-ecole-francaise-et-les-langues-regionales-herve-lieutard-marie-jeanne-verny/

16.Annie Le Houérou, 2016.  Proposition de loi n°4238 relative à la promotion des langues régionales: rapport à l’Assemblée Nationale. Lever les blocages freinant l’enseignement des langues régionales Donner une indispensable visibilité dans les services publics et les médias. Les Langues régionales appartiennent au patrimoine de la France ( Art. 75-1 de la constitution modifié le  23 juillet 2008)

https://www.assemblee-nationale.fr/14/rapports/r4238.asp

 
17.Adhérent anonyme, 2021. Article du Canard enchaîné n°5242 du 28 avril 2021 intitulé :” Loi sur les langues régionales; à y perdre son latin” mis à disposition du rédacteur. document 2.

La laïcisation des écoles communales en marche dans le département de la Sarthe en 1890

Dans son ouvrage récent intitulé  : « Soeur Adèle et le petit Bourgneuf »  notre collègue Bernard Charon,  ancien de l’Ecole normale  de Rouen,  fait le récit d’un évènement dramatique qui eut cours au moment de la mise en application de la Loi Goblet dans un  département où sa grand-mère était institutrice  à Fercé (F-72430).
   
      Les visiteurs pourront consulter ,en cliquant ici , l’analyse  qu’en a réalisée l’Amnépe  (Association des Amis du Musée National de l’Education, des Musées de l’Ecole et du Patrimoine éducatif)  dans  sa Lettre d’information n°25 . 
 
      Que Bruno Douville, webmestre et délégué à la protection des données à cette Association, soit cordialement remercié de nous avoir autorisé à reproduire et représenter sur ce site l’article récemment paru dans la Lettre d’information de son Association.