Auteur/autrice : laurence
Célébration du 107è anniversaire
de
l’Armistice du 11 novembre 1918
Le 11 novembre est désormais la « Journée nationale de commémoration de la Victoire et de la Paix – Hommage à tous les « Morts pour la France ».
Il est rappelé que « l’Armistice signé mit un terme au conflit meurtrier débuté quatre ans plus tôt, laissant toutes les familles de France en deuil. Les monuments aux morts apparurent dans toutes les communes de France avec la volonté de ne pas oublier. Imposées par les anciens combattants dès 1921, la date devint une journée de commémoration nationale et depuis la loi du 20 février 2012, elle a évolué en journée nationale d’hommage à tous les morts pour la France, quel que soit le conflit ».
Pour notre part nous avons célébré le sacrifice de nos instituteurs aînés en fleurissant le monument des Instituteurs et des Institutrices du Finistère morts pour la France. Le dit monument est érigé dans la Cour d’honneur de l’ancienne Ecole normale de garçons de Quimper sise sur le site de Roz Avel (rue de Rosmadec) de cette bonne ville .
Les visiteurs pourront consulter sur ce site deux fichiers accessibles en cliquant sur :
Fichier 1. Message illustré de l’ASVPNF (11 novembre 2025)
Fichier 2. Diaporama « Le promeneur du dimanche au jardin des ardoises »
Que Mme Douguet soit chaleureusement remerciée d’avoir mis à notre disposition les clichés de sa collection personnelle pour les intégrer à ces deux présentations.
En hommage à Marguerite Bodin
du “premier contingent”
des
Institutrices laïques normaliennes
(1869- 1940)
Le centre de recherches Henri Aigueperse, UNSA-Education de Lyon, a récemment mis en ligne un article dévolu à l’histoire singulière de Marguerite Bodin, ancienne élève-maîtresse de l’Ecole normale d’Institutrices d’Auxerre (Yonne). Au même titre que nous avons consacré sur ce site un article mettant en lumière l’histoire pionnière de l’institutrice féministe qu’était Josette Cornec (cf. https://asvpnf.com/index.php/2025/10/19/hommage-de-lasvpnf/ )nous accueillons avec beaucoup d’intérêt des éléments fondateurs sur le cursus de Marguerite Bodin. Pédagogue ayant marqué son époque elle eut,elle-aussi, un rôle pionnier en matière de syndicalisme enseignant et de féminisme.
Les visiteurs de ce site pourront consulter à ce propos deux fichiers :
Fichier 1 . Marguerite Bodin, une institutrice pionnière et visionnaire oubliée (Centre de recherches Henri Aigueperse)
Fichier 2 . BODIN Marguerite (notice du Maitron patrimonial).
On retiendra que «par ses écrits et son engagement, elle a anticipé les grands principes de la mixité scolaire, de l’égalité filles-garçons et de la pédagogie active. Elle a su penser l’école comme un lieu de liberté et d’émancipation, fidèle à la devise républicaine. Elle laisse l’image d’une éducatrice visionnaire, convaincue que l’école peut transformer la société. »
Une féministe militante de l’internationalisme et de la paix à ne pas oublier par les temps présents, tant chargés d’incertitudes !
Pour une « nouvelle laïcité » appliquée à l’intelligence artificielle (IA)
Un fidèle visiteur de ce site, amoureux inconditionnel de la laïcité républicaine de combat, nous a fait parvenir en vue d’une insertion sur le site asvpnf.com la copie d’un article de l’hebdomadaire Marianne ( N° 1495 du 6-12 novembre 2025) intitulé comme indiqué ci-dessus (cf. https://www.marianne.net/agora/les-signatures-de-marianne/frederic-taddei-lia-sera-un-formidable-auxiliaire-de-vie-si-nous-la-traitons-comme-un-outil-pas-comme-un-oracle)
Il y est suggéré de traiter l’IA comme la religion d’une nouvelle église dévolue aux applications magistrales d’une néo-providence initiée par une algorithmique conçue et mise en oeuvre par de lointains gourous prétendant gérer le sort de la planète entière sans compter certaines exoplanètes d’intérêt.
Selon l’auteur , Frédéric Taddeï, il est temps que la République -potentiellement en péril – se mobilise pour protéger le devenir de ses institutions et de ses citoyens. Pour y parvenir, c’est de bonne guerre , il propose une extension de la Loi fondatrice du 9 décembre 1905 de façon à Séparer les machines algorithmiques de l’Etat. L’approche proposée, sous des aspects satiriques voire pamphlétaires, suscite réflexion et révèle que dans huit domaines bien identifiés l’IH (intelligence humaine) devrait rester maître d’oeuvre. Mais comment y parvenir ?
Pour lui il s’agit de traiter l’IA comme un outil utile dans certaines circonstances et non comme un oracle. Mais l’homme pourra-t-il imposer à ses pairs bien instruits et convaincus de potentialités mutipliées au moyen de l’IA cette nouvelle Séparation ? Le combat risque d’être malaisé,comme il le fut en d’autres temps, et le recours à une histoire considérée d’emblée comme anachronique inopérant.
Quoi qi’il en soit les visiteurs indignés pourront prendre connaissance des propos du CAL sur la question, celui-ci pointant l’IA à l’épreuve de la laïcité (https://edl.laicite.be/que-veulent-vraiment-les-laiques/lintelligence-artificielle-a-lepreuve-de-la-laicite/ )…à moins que ce soit déjà l’inverse.
On sait que l’IA elle-même s’est déjà positionnée en proclamant via ses agents conversationnels qu’ « elle-même n’a pas de croyances religieuses ou spirituelles, donc elle est intrinsèquement laïque ». Voilà qui est vite dit, vite fait ! On retiendra ;c’est essentiel que « La transparence des algorithmes et la connaissance de leur fonctionnement par tous les usagers deviennent donc des enjeux laïques à part entière ».
On pourra aussi prendre connaissance du propos de Sophie François, coordinatrice de la communication digitale du Centre d’Action Laïque, dans un article intitulé :
L’intelligence artificielle : un enjeu laïque ?
Où cette auteure souligne que :
« S’il est bien un domaine qui nous amène à nous interroger en ce début du XXIe siècle, c’est celui de l’intelligence artificielle (IA). Les avancées technologiques et informatiques fulgurantes de ces trente dernières années sont en effet en passe de bouleverser notre rapport au monde. Désormais, c’est le règne des algorithmes, du big data et de l’IA. La donnée personnelle quant à elle est devenue l’or noir d’un nouvel eldorado digital » (cf ; https://www.calliege.be/salut-fraternite/108/lintelligence-artificielle-un-enjeu-laique%E2%80%89/ )
L’article original de F. Taddeï est accessible en cliquant ici
Le respect de la Laïcité au sein des tribunes de l’Assemblée nationale
On relevait récemment dans la presse bien informée que « les élèves voilées dans les tribunes de l’Assemblée nationale avaient le droit de l’être ».
Née à l’extrême droite, la polémique a été relayée par la présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet.
Selon Jade Toussay dans Huffpost du 6 octobre 2025 :
-Le règlement de l’Assemblée n’interdit pas explicitement le port de signes religieux pour les visiteurs, contrairement à ce que certains prétendent.
-La polémique sur les jeunes filles voilées est née d’un tweet du député RN Julien Odoul et a été relayée par Yaël Braun-Pivet.
– Marc Fesneau souligne que les règles du droit commun sont respectées et appelle à clarifier le règlement sur les tenues vestimentaires.
Cette polémique inattendue a donné lieu à un communiqué de la Vigie de la Laïcité que nous avons reproduit- avec l’accord explicite de cette association- afin de le représenter sur ce site.
Les visiteurs pourront le consulter en cliquant ici
Aimer l’Ecole publique républicaine, gratuite, obligatoire, laïque et libérée des contraintes de la loi Debré
Dans un récent article paru dans le Café pédagogique, Djéhanne Gani posait la question cruciale de savoir comment on peut aimer l’Ecole publique lorsqu’on lui a dévolu sa vie professionnelle et politique et que l’on fait scolariser ses enfants à l’ecole confessionnelle catholique. Les exemples fâcheux de ce type sont malheureusement nombreux notamment aux plus hauts niveaux de la hérarchie académique ; ils ont suscité chroniques et polémiques. On ne prétend pas y apporter ici de réponses argumentées, on souhaite seulement les dénoncer avec toute la vigueur nécessaire et à appeler à un amour fidèle sans faille à l’Ecole publique laïque et à ses maîtres .
Les visiteurs de ce site sont invités à consulter à ce propos les deux fichiers suivants ;
Fichier 1. Quand la France aura-t-elle enfin un ministre de l’Éducation nationale qui aime l’école… publique ? par D. Gani
Fichier 8. Aimer l’École publique républicaine par T.R. ; ASVPNF
Une mise au point salutaire à méditer !
Tous les amoureux de la laïcité de la République française s’apprêtant à célébrer les 120 ans de la loi de Séparation des églises et de l’Etat consulteront avec intérêt, ci-dessous ,l’article fondateur de Catherine Kintzler intitulé :
Les musulmans, « victimes d’une laïcité discriminatoire et liberticide » ?
Sur une chronique de Samuel Fitoussi
Paru dans Mezetulle le 15 septembre 2025,il permet de récuser irrémédiablement l’idée qui se propage de jour en jour et selon laquelle « les enfants de la République (dont nous faisons tous partie)pourraient prochainement se voir distinguer en fonction de leurs églises » et éventuellement ( ?) en raison de leur non-appartenance aux susdites.
Sous la plume acérée de Catherine Kintzler il apparaît
« Après l’annonce de la décision de Gérald Darmanin imposant la neutralité religieuse aux élèves de l’École nationale de la magistrature, Samuel Fitoussi présente le 9 septembre à ce propos une chronique sur Europe 11. La première phrase en est : « J’ai 28 ans et aussi loin que je me souvienne, le débat public français est rythmé par ce qu’il convient d’interdire aux musulmans ». Et de faire une liste : « En 2004, on proscrivait le voile à l’école, quelques années plus tard c’était la burka dans l’espace public, puis les prières de rue ; on a ensuite songé à bannir les menus sans porc à la cantine et à empêcher les mères voilées d’accompagner leurs [sic] enfants en sortie scolaire. Encore un peu plus tard, on interdisait ou on envisageait d’interdire le burkini sur les plages, le port du hijab dans les compétitions de football, le burkini à la piscine ou encore l’abaya à l’école. »
« J’ai d’abord cru à une coquetterie littéraire dont le genre a été rendu classique par Montesquieu2 : une sorte de réquisitoire paradoxal qui, en ridiculisant chaque étape du raisonnement, déboucherait sur le démontage de cette accumulation d’erreurs et de pseudo-arguments.Mais non c’était très sérieux ».
Mais le sérieux, implacable, reste à découvrir dans le document joint accessible en cliquant sur Fichier 1.
Notre République laïque doit rester indivisible !
Que Catherine Kintzler soit chaleureusement remerciée de nous permettre d’emprunter ce morceau d’anthologie à son blog revue Mezetulle .
Impôt plancher sur la fortune
(Taxe Zucman)
La définition doctrinale fait apparaître trois éléments essentiels qui caractérisent l’impôt :
-c’est un acte de puissance publique,
-il opère un prélèvement sur la propriété,
– il est perçu dans un but d’intérêt général.
Ceci étant posé, il paraît opportun, compte tenu des bavardages incessants et improductifs à ce sujet dans les medias de rappeler, à l’instar de l’actu.juridique (URL .
https://www.actu-juridique.fr/constitutionnel/solidarite-et-necessite-de-limpot/ )
que :
« les notions de solidarité et de nécessité de l’impôt sont actuellement de plus en plus utilisées. Toutefois, que représentent-elles ? Quels champs celles-ci recouvrent-elles ?
Le terme de « solidarité » est communément usité actuellement. Il a obtenu1 le statut d’un fondement juridique. Toutefois que représente-t-il réellement ? Est-il simplement une perception qui nous emporte vers la sympathie ou l’entraide, ou, dans un autre sens, un principe concret, celui d’une certaine interdépendance entre tous les citoyens.
Il faut rappeler que l’impôt est l’un des éléments essentiels du pouvoir de l’État. Ainsi, les grands principes du droit fiscal trouvent leur fondement dans la constitution ou, selon le Conseil constitutionnel, dans le « bloc de constitutionnalité »2.
La déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 contient en son sein deux articles fondamentaux relatifs aux relations entretenues entre les notions d’impôt et de citoyen. D’une part, l’article 13 précise que « pour l’entretien de la force publique et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable », d’autre part, l’article 14 dispose quant à lui « la nécessité de la contribution publique ». Le Parlement est tenu de respecter ces règles dans l’exercice du pouvoir législatif.
Le juge constitutionnel attribue aux principes fiscaux, d’une part, la légitimité du contrôle fiscal, d’autre part, la répression de la fraude fiscale. Par conséquent, « il en résulte ainsi que ni la fraude ni le refus de l’impôt ne sauraient se justifier au nom de la liberté individuelle »3. Toutefois, selon P. Beltrame, « [pour] certains auteurs qui interprètent littéralement le texte de 1789, seuls les impôts finançant l’entretien de la force publique ou servant à la couverture des charges de l’administration seraient concernés par cette règle, de sorte qu’en l’absence de nécessité de l’impôt rendrait la fraude, conçue comme un moyen de résistance à l’oppression, légitime »4. Le juge constitutionnel a eu à plusieurs reprises l’occasion de réfuter une telle vision.
Le Conseil constitutionnel a ainsi indiqué que ni la fraude ni le refus de l’impôt ne sauraient être invoqués au nom de la liberté individuelle du citoyen. Néanmoins, comme les droits et les libertés individuelles ne peuvent être remis en cause par l’administration fiscale détentrice de pouvoirs exorbitants au droit commun, le législateur concilie la solidarité et la liberté.
Ainsi, l’impôt doit être strictement « nécessaire » pour le citoyen. Ce caractère nécessaire de l’impôt, en s’appuyant sur le principe d’égalité devant les charges publiques, sanctuarise l’exigence constitutionnelle de lutte contre la fraude fiscale tout en étant complété à partir de 1989 par celle de lutte contre l’évasion fiscale.
La déclaration des droits de l’Homme et du citoyen accentue le caractère nécessaire de l’impôt au travers des articles 13 et 14. En effet, d’une part, le texte indique « une contribution commune est indispensable » – article 13 –, d’autre part, il proclame « la nécessité de la contribution publique » – article 14. Ainsi, les auteurs de la déclaration ont souhaité insister sur le fait que l’État ne peut fonctionner sans impositions. Par conséquent, selon C. de la Mardière, « cette idée est devenue le principe de nécessité, qui signifie simplement que celui-ci [l’impôt] est indispensable à toute vie en collectivité »5….
….Par ailleurs, on l’a vu, la mise en œuvre du principe de nécessité légitime la répression de la fraude fiscale. Toutefois, même si la lutte contre celle-ci constitue un objectif de valeur constitutionnelle13, le législateur doit élaborer des dispositions ne risquant pas d’être en conflit avec le principe de la liberté individuelle. »
C’est ce qui nous conduit à accueillir avec intérêt l’article de Thierry Foucart mis en ligne le 21 octobre 2025 sur Mezetulle, le blog revue de Catherine Kintzler. Il s’intitule :
Impôt plancher sur la fortune (Taxe Zucman)
Il est espéré que les visiteurs, parfois indignés par la teneur des débats parlementaires et journalistiques puissent y trouver matière à évaluer la réalité de leurs capacités contributives à l’impôt .
Selon Catherine Kintzler : « Au moment du débat budgétaire, Mezetulle reçoit cette analyse de Thierry Foucart sur l’impôt plancher sur la fortune (la « taxe Zucman »). Même si ce projet semble avoir pris un peu de plomb dans l’aile à l’ouverture du débat, il n’est pas impossible qu’il revienne sous d’autres formes. Et en tout état de cause, il est toujours bon, pour le citoyen et le contribuable, d’être éclairé sur la nature de l’impôt, ses modes de calcul, ses motifs et ses conséquences »
On retiendra ici, pour sacrifier à l’humour salutaire en la matière, deux aphorismes selon lesquels « un impôt exagéré détruit la base sur laquelle il porte » (Jean Baptiste Say, ,1767-1832) et que c’est « en trayant sans cesse la vache à lait, que l’on tue la poule aux œufs d’or » (Henri Jeanson ,1900-1970).
Petite chronique d’après Ciase et Betharram (II)
Petite chronique d’après Ciase et Betharram (1)
Sur ce site on a tenté de rendre compte de ce que nous avions appelé des turpitudes et contre-turpitudes cléricales et ecclésiales ayant trait aux démêlés de l’Eglise face à la « pédophilie,violences et abus sexuels commis en son sein et ses Institutions » et ceci via le décryptage de l’actualité (presse et autres medias) au travers du prisme de la laïcité .
Il ne s’agit pas de baisser la garde en la matière ni de faiblir dans notre propension à condamner avec rigueur le caractère systémique de ces actes répréhensibles et à souligner la nécessité de recourir à la justice des hommes et non à la justice divine pour juger les coupables et obtenir réparations.
C’est pourquoi nous nous proposons d’ouvrir un nouveau dossier intitulé : « Petite chronique d’après Ciase et Betharram ».
Les visiteurs , sans doute indignés par les effets inattendus de la libération de la parole notamment dans le grand Ouest du territoire national, pourront consulter ici trois fichiers (clic gauche ) :
Fichier 1. L’après-Betharram, contrôle inopiné dans les établissements privés sous contrat : un exemple rennais
Fichier 2 . Après la Ciase, violences en Finistère…
Fichier 3. Le témoignage révélateur d’une ancienne ministre
