SAUVEGARDER & VALORISER

Instituteurs et Institutrices en RESISTANCE

Nous reproduisons  ici en partie   le titre de l’article paru le  27 mai 2026 sur le site internet du CRHA  de  Lyon accessible  à l’adresse :  https://centrehenriaigueperse.com/2026/05/27/instituteurs-et-institutrices-en-resistance-jalons-pour-une-histoire-a-faire/.

 À l’occasion du 27 mai, Journée nationale de la Résistance trop souvent reléguée au second plan, le Centre Henri Aigueperse apporte une contribution précieuse à l’histoire encore incomplète des instituteurs et institutrices engagés dans la lutte clandestine. Ce jour marque la date de la première réunion du Conseil national de la Résistance, présidée le 27 mai 1943 par Jean Moulin, ancien sous-préfet de Châteaulin dans le Finistère. En mettant en lumière le rôle central du syndicalisme enseignant, cet article ouvre des perspectives essentielles, mais laisse en retrait un angle pourtant décisif : celui des Écoles normales, démantelées par Vichy. Le devenir des élèves-maîtres, transférés dans les lycées, éclaire pourtant une réalité méconnue : leur participation aux réseaux de résistance lycéens, rarement prise en compte par l’historiographie. À l’heure où la mémoire de la Résistance peine à s’imposer dans le débat public, cette réflexion rappelle l’urgence d’une histoire plus complète, attentive aux lieux de formation, aux trajectoires juvéniles et aux engagements précoces.

 Les visiteurs de ce site pourront consulter l’article original du CRHA  en cliquant sur Fichier 1.

Ils pourront également prendre connaissance  de la « recension » qu’en fait l’ASVPNF   en cliquant sur  Fichier 2 .

 Que le CRHA et son rédacteur en chef soient remerciés de nous avoir permis cet emprunt

La Révolte de Fouesnant (1792)

ou

Les débuts de la chouannerie

Le récit, publié comme feuilleton  en 1887 dans le journal Le Finistère (numéros des 7 et 10 septembre), s’intitule  La Révolte de Fouesnant(1792). Il rapporte, dans le  détail,  une révolte qui eut cours à Fouesnant (F-29170) en juillet–décembre 1792, trois ans après la Révolution de 1789 ; ce furent les  prémices meurtrières de la chouannerie. Il illustre un point de bascule entre révoltes paysannes précoces et la formation ultérieure d’une chouannerie structurée dans le Finistère et  d’autres départements plus à l’Est  La notice qui l’accompagne se propose de restituer l’évènement dans son contexte chronologique et social, à évaluer la fiabilité des sources disponibles, à proposer une lecture croisée des sources écrites et visuelles (dont le tableau de Jules Girardet conservé au musée de Quimper), et à fournir des pistes d’archives et une bibliographie pour approfondir la recherche. Récit et notice précèdent dans la présentation qui suit :

 – Une version complète en langue anglaise comportant l’article initial  contenu dans le journal Le Finistère  suivi de la notice  « explicative ».

 – Une version complète en langue bretonne structurée comme la précédente… puisqu’aussi bien au moment des faits qu’à celui de la parution du Journal les locuteurs  concernés s’exprimaient majoritairement en breton .

 Les visiteurs de ce site pourront consulter à ce propos deux fichiers :

Fichier 1 .   La révolte de Fouesnant (1792) ; les faits et les leçons pour l’Histoire.
Sommaire :

1.  Transcription brute  du Feuilleton du Finistère……….. p.1

2 . Transcription améliorée……………………………………………………p.10

3.  Notice sur les débuts de la chouannerie à Fouesnant p.17

4.  Version en langue anglaise………………………………………………..p.23

5. Version en langue bretonne……………………………………………….p.34

 Fichier 2. Tableau « des révoltés de Fouesnant ramenés à  Quimper par la garde nationale (1886-1887» de Jules Girardet (1886-1887) ; Musée des Beaux-Arts , Quimper

Comprendre l’antisémitisme pour défendre l’universel

Understanding Antisemitism to Defend Universalism
  “À partir de l’analyse de Jean‑Pierre Sakoun, une lecture historique et spirituelle de la haine des Juifs. »

« Drawing on Jean‑Pierre Sakoun’s analysis, a historical and spiritual reading of hatred of the Jews. »

 

Etant donné le caractère fondateur de l’article de Jean-Pierre Sakoun  mis en ligne le 6 mai 2026 dans  Mezetulle( blog revue  de Catherine Kintzler)  et intitulé  :

« Renier les origines, haïr l’original »
Article que l’on pourra consulter sur ce site (Fichier 1),il a paru opportun d’en présenter ici une analyse . Elle engage l’ASVPNF, Association loi de 1901, au titre de sa spécificité et de ses engagements en référence aux fondamentaux de la laïcité républicaine  et de ses prolongements  institutionnels  notamment  au niveau de l’Ecole publique.

C’est pourquoi les visiteurs, après avoir pris connaissance de l’article de J-P.Sakoun, sont invités à consulter sur ce site  un Fichier 2 correspondant à la recension  bilingue qu’en propose l’ASVPNF .

En résumé on dira que :

« À partir de l’analyse de Jean‑Pierre Sakoun, cet article propose une réflexion approfondie sur la nature singulière de l’antisémitisme. Il en éclaire les racines historiques et spirituelles — haine de l’origine, haine de la persistance — et en montre les implications pour la défense de la laïcité à la française, de la raison et de l’universalisme républicain.”

 Ou encore :

« Drawing on Jean‑Pierre Sakoun’s analysis, this article offers an in‑depth reflection on the singular nature of antisemitism. It explores its historical and spiritual roots—hatred of origin and hatred of persistence—and highlights the implications for the defense of French laïcité, reason, and republican universalism; »

 

 

 Que Catherine Kintzler soit chaleureusement remerciée de nous permettre ce nouvel emprunt à Mezetulle .

 

La grève des papetiers et papetières de Cascadec

Sur les routes sinueuses et glissantes de Cascadec (Scaër, F-29390), au cœur de la campagne finistérienne, l’affaire de la papeterie de Scaër apparaît comme un épisode  de lutte sociale d’une intensité peu commune.  Ell est partie d’un conflit du travail faisant suite aux évévements sociaux et politiques du Front populaire de 1936 dont nous avons  célébré il y a peu le 90è anniversaire. Elle dépasse vite le simple cadre d’une revendication ouvrière pour devenir un affrontement sur l’ordre industriel, la discipline d’usine, la liberté syndicale et le rapport de forces entre patronat, État et monde ouvrier.

Les documents conservés montrent l’ampleur de la grève et la dureté des mesures prises par la direction. L’arrêt du travail, les évacuations, les fermetures temporaires, les tentatives de reprise sous contrôle patronal et les demandes de réembauche dessinent une séquence conflictuelle où chaque décision est immédiatement interprétée comme un geste de pression ou de résistance. Le conflit ne se limite pas à une question salariale ou contractuelle ; il engage la maîtrise même du temps de travail, de l’embauche et des conditions de présence dans l’usine.

La politisation de l’affaire est révélée par le vocabulaire des articles de la presse locale. Elle laisse entendre que la grève est perçue, selon les points de vue, tantôt comme une lutte ouvrière légitime, tantôt comme une agitation plus large, presque politique. La mention d’un délégué CGT,  Pierre Salaün, futur maire de Scaër à la Libération, souligne le rôle structurant de l’organisation syndicale dans la mobilisation. À travers lui, la grève prend une dimension de représentation collective qui dépasse l’atelier et touche à la vie publique locale.

La conflictualité s’exprime aussi dans les formes de surveillance et d’encadrement. Tout indique un espace industriel fortement polarisé, où la direction cherche à reprendre la main tandis que les ouvriers défendent leur droit à l’existence collective.

Dans un territoire rural, loin des grands centres industriels, la grève de Cascadec concentre pourtant des enjeux typiques des grandes crises sociales du XXè siècle : rapport de classes, emprise patronale, médiation administrative, conflictualité syndicale, contrôle du travail et inscription politique du monde ouvrier. Elle n’est pas seulement un épisode de grève locale. Elle est fondatrice, parce qu’elle révèle la brutalité des rapports sociaux dans une Bretagne rurale encore marquée par la domination économique de quelques grands patrons, mais aussi parce qu’elle rend visible la capacité du monde ouvrier à s’organiser, à durer et à s’inscrire dans l’histoire politique locale. Elle est exemplaire car on y devine les mutations en cours  dans le monde  du travail, dans la sociabilité militante et dans les rapports de pouvoir dans la campagne finistérienne alors que se dessinent les prémices de la seconde guerre mondiale.

Les visiteurs de ce site pouuront consulter à ce propos un Fichier dévolu à cette page singulière de notre histoire locale. Elle est intitulée ;

 
« Cascadec, sur les chemins de la colère »

ou

“Cascadec, on the Roads of Anger”

 

 Que André Le Goff soit très chaleureusement remercié de nous avoir accompagné dans cette aventure, nous apportant la connaissance du terrain  et celle des hommes !… Nos remerciements s’adressent auusi aux médias qui nous ont donné accès aux clichés et coupures de presse supports de  cette note .

Lorsque le journal républicain Le Finistère

publiait un pamphlet anti-clérical en langue bretonne, masqué sous l’intitulé  « Variété »

(le 23 juillet 1887)

 

Discrètement dissimulé  dans les colonnes de la 3è page  dudit journal, proches de celles des petites annonces, on a découvert inopinément un article au titre d’autant plus anodin qu’il annonçait un texte en langue bretonne dédié  au célèbre « tant va la cruche à l’eau  qu’à la fin elle se casse »  du Roman de Renart. Les visiteurs intrigués pourront consulter en cliquant sur Fichier 1 l’image brute correspondante extraite du journal conservé et numérisé par les Archives départementales du Finistère.

On s’étonne fort justement de l’intitulé de cette rubrique du journal Le Finistère à la fin du 19è siècle car utilisé au singulier. Variété  pourrait signifier soit « l’état de ce qui est varié ou le caractère de plusieurs éléments qui, lorsqu’on les compare entre eux, apparaissent divers » soit encore « le genre qui regroupe les chansons populaires et commerciales ». Toutes définitions qui semblent assez éloignées de l’objet du pamphlet que les visiteurs vont découvrir ici. On retiendra cependant qu’en terme de création littéraire la  variété peut concerner des textes donnant une impression de changement ou de renouvellement mais peu informatifs et souvent d’un ton léger. Le lecteur appréciera !

 Dans le Fichier 2 , ils pourront prendre connaissance  des items suivants  :

 -La transcription du dit article  en breton cornouaillais

-La réécriture du texte transcrit en breton peurunian

-La traduction de ce texte en Français

-Le résumé, l’abstract et le diverradan  de ce dernier document

Enfin ils sont invités à ouvrir le Fichier 3 dans lequel ils pourront découvrir quelques uns des enseignements à tirer  d’une telle coupure de presse

Au final, ils pourront les dédier au  Roman de Renart bretonnisé pour la circonstance : 

« Betek ar wech diwezhañ ez ar pod dar feunteun »

Petite chronique d’après Ciase et Betharram (VIII)

Pour les visiteurs attentifs de ce site, il s’agit de rester informé et de suivre le fil de cette chronique interminable . Il reste à faire tomber le mur de l’omerta et du déni en la matière et à continuer de libérer les intelligences ! 
Dans l’attente laborieuse on pourra déjà consulter, en cliquant ici, le Fichier 1. Il permettra- pour le moins- de  faire l’étart des lieux (?) en ce début de printemps 2026.
Que les responsables des médias concernés par nos recherches 
 qui ont permis d’assembler des informations souvent disparates et insolites  soient  assurés de  notre reconnaissance pour tous les emprunts réalisés .

Premier Mai 2026 Jour férié, chômé et payé

Le 1er mai : une historicité de la lutte sociale
 
Le 1er mai n’est pas une date parmi d’autres dans le calendrier républicain : il est l’héritage vivant des luttes ouvrières, le symbole d’un rapport de force historique qui a permis d’arracher des droits essentiels face aux logiques d’exploitation. Le réduire à un simple jour chômé ou à une parenthèse printanière serait en trahir le sens profond.Tout commence dans la violence sociale de la fin du XIXe siècle industriel… 
Les visiteurs qui souhaitent en savoir plus , au moment où d’aucuns tentent sans réserve de  porter atteinte aux acquis et aux droits des travailleurs, pourront consulter- en cliquant ici –un  texte  que  l’ASVPNF  considère comme fondateur à cet égard.

En hommage à Yves Cotty

                                                                 (1919-1980)

 

Un de nos collègues , Jean-Yves Cotty, ancien élève-maître de l’ENG de Quimper, a eu  l’idée lumineuse  de nous faire parvenir récemment un document exceptionnel constituant à lui seul un élément structurant  de notre mémoire normalienne ! Il y rapporte le devenir hors normes de  son propre père, lui-même normalien ayant quitté ce qui fut appelé le Château de  Rosmadec en 1940, au moment où le Régime de Vichy (et la France occupée ) supprimaient l’Ecole émancipatrice qui venait de lui donner accès au beau métier d’Instituteur.  En réalité c’est un chemin semé d’embuches et de violences extrêmes qui l’attendait… celui de la Résistance à l’Occupant et de la Déportation.   Son fils,  retraité de l’Education nationale, en rapporte les principales étapes  dans un fichier 1 , accessible au moyen d’un clic gauche.  Il s’intitule :

« Eléments de biographie de Yves COTTY »

 

“Yves Cotty y apparaît comme une figure très représentative d’une génération normalienne et enseignante entrée très jeune dans la clandestinité. Les sources convergent sur son parcours breton : enfance à Plounévézel, formation à l’École normale de Quimper, premier poste d’instituteur à Pont-de-Buis, puis engagement dans la Résistance à Saint-Goazec, où il rejoint un réseau lié à l’Organisation spéciale puis aux FTPF.

Son arrestation le 18 décembre 1943, son internement à Quimper et son transfert par Compiègne vers Auschwitz, puis Buchenwald, sont également bien établis. Le site de l’association Buchenwald-Dora précise qu’il est arrivé à Auschwitz le 30 avril 1944, tatoué du numéro 186573, puis transféré à Buchenwald où il reçoit le matricule 52487 et sera libéré le 11 avril 1945. Le Maitron confirme cette chronologie et ajoute des éléments biographiques et familiaux utiles, notamment son mariage après-guerre et son activité d’enseignant à Moëlan-sur-Mer.

Sur le plan strictement historique, Yves Cotty représente le « Normalien quimpérois de 1940 tatoué à Buchenwald », et son engagement à 20 ans  relie trois réalités historiques : l’école normale comme matrice républicaine, la Bretagne occupée comme espace de résistance, et le camp comme lieu de déshumanisation extrême. »

«  S’agissant de la reconstruction et de la restitution  de la mémoire normalienne on se rendra compte que l’ ancien élève de l’École normale de Quimper n’est pas seulement un “agent” de la Résistance, mais aussi le produit d’une culture scolaire et civique.Son imprégnation par la vie normalienne permet aussi de souligner la dimension collective de la démarche  et de l’esprit de promotion soutenus par les affinités personnelles  et les prémices du militantisme politique. Ceci permet d’ébaucher une mémoire d’école non pas héroïsante au sens abstrait, mais incarnée, documentée, et liée à une génération précise confrontée à un épisode dramatique de notre histoire  nationale et capable  de s’engager dans une action libératrice, au sein du combat clandestin des déportés. »

« Le texte de Jean Yves Cotty et la citation rapportée d’Alain Legrand donnent au dossier sa force humaine. La phrase transmise par la mémoire familiale — “Nous étions tatoués, marqués comme des animaux…” — dit la violence symbolique de l’empreinte concentrationnaire et le fait que le tatouage ne disparaît pas avec le retour.”

« Le Maitron et l’association Buchenwald-Dora confirment qu’il est revenu en Bretagne,  s’est rengagé dans une vie personnelle, puis a poursuivi une carrière dans l’enseignement, tout en portant cette blessure jusqu’à sa mort en 1980. »

« Pour l’histoire de l’institution, on notera en effet que  Yves Cotty  reprit  dès 1946 le fil d’une  carrière – juste amorcée en 1940- dans plusieurs établissements scolaires du Finistère (au point de laisser son nom, au Collège public de Moëlan-sur-Mer). Il s’impliqua aussi dans la vie associative et citoyenne de sa collectivité  (Amicale laïque, Union sportive) sans compter la vie politique ( Secrétaire de la cellule locale du Parti communiste). »

 

 

Photo .

Yves Cotty-à droite en costume- à la kermesse de l’Amicale laïque de Moëlan-sur-Mer.(Coll. pers. ; André Le Goff)

 

« Pour les services rendus il fut gratifié, chemin faisant, de la Médaille de bronze de la Jeunesse et des Sports. »

Le visiteurs de ce site pourront consulter, en cliquant sur un fichier 2 , l’hommage que lui rend  l’ASVPNF  dans un texte de T.R. et PPty. Il s’intitule :

Yves Cotty, normalien quimpérois, résistant et déporté

 

Marcel Paul , compagnon de détresse de Yves Cotty et de Robert Desnos, écrivait :«  La lutte était  souvent dure, cruelle même. L’on a connu des moments tragiques mais ce combat pour un monde nouveau de Paix , de progrès  social était exaltant ». Tous les  trois   avaient des cœurs qui haïssaient la guerre qui se mirent à battre pour sauver la liberté,celle qui est la nôtre . Nous leur savons gré !

  Que Jean Yves Cotty soit cordialement remercié d’avoir confié le fichier 1 à l’ASVPNF et d’en avoir permis la représentation sur ce site. André Le Goff, fidèle contributeur,  nous  a fait parvenir une photo de sa collection personnelle où l’on reconnaît Yves Cotty accompagné d’ amicalistes laïques moëlanais.  Nous l’en remercions vivement.

 

 

Chronique électorale bretonne à Plomeur dans le Finistère (mars 1906)

La presse locale ancienne  (numérisée ou pas) comporte un nombre conséquent de Titres, toutes tendances politiques représentées, que l’on peut consulter à l’URL : https://presselocaleancienne.bnf.fr/html/journaux-numerises-dans-gallica

 Elle donne accès à l’histoire locale telle que rapportée par des journalistes et correspondants accrédités, faisant référence  aux  choix éditoriaux les plus divers en raison notamment de l’existence de la Loi sur la liberté de la presse de 1881. Leur accessibilité est celle de leurs durées de vie respectives dont la logique échappe à l’entendement du lecteur profane .

A l’ASVPNF on a souvent fait référence aux articles de l’hebdomadaire Le Citoyen qui au fil du temps se montra particulièrement attentif aux évolutions se produisant dans notre système  éducatif. On sait que ce journal, créé en 1906 s’est arrêté de paraître en 1940 sous l’occupation allemande et le régime de Vichy  . On sait aussi que la presse bretonne (qui n’est pas nécessairement une presse en langue bretonne) connut un renouveau remarquable à la Libération.

« Nombre de journaux ayant collaboré, comme L’Ouest-Éclair, furent interdits de publication. Le dernier numéro sort le 1er août 1944 et le soutien aux Allemands y est toujours inconditionnel.  Ce journal fut remplacé par Ouest-France créé par Paul Hutin, qui n’est autre que l’ancien secrétaire général de l’Ouest- Éclair de 1930 à juillet 1940, où il démissionne pour ne pas subir le contrôle allemand. Ouest-France paraît pour la première fois le 7 août 1944, dans un format réduit de quatre pages dû à la pénurie de papier. La “Une” affiche un éditorial : « Enfin libres ! », accompagnée d’une photo du général de Gaulle, symbolisant la Libération. Cet éditorial qui n’est pas signé, mais où l’on reconnait le style de Paul Hutin, célèbre la Libération, rend hommage aux Alliés et au général de Gaulle, ainsi qu’aux résistants et victimes. Il condamnait la collaboration, notamment celle des nationalistes bretons, affirmant avec force que  les Bretons étaient Français, Français avant tout ».

Ce qui  est moins apparent, c’est  que certains titres tels Le Citoyen qui  avaient cessé de paraître en 1940 publiaient par le passé -alors qu’ils étaient sans doute enclins à s’exprimer au moyen de la  langue bretonne  depuis le vote de la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse – des articles en  breton à l’intention d’un lectorat (le plus souvent rural)  resté très attaché  à sa langue « régionale » sans pour autant la maîtriser sur le plan linguistique.

C’est dans ce contexte très particulier que nous reprenons ici , pour sa valeur exemplaire, un article extrait de la première parution en  1906 du journal hebdomadaire Le Citoyen qui fut fondé à Quimper par  Georges Le Bail.

On pourra consulter à ce propos le Fichier 1 dévolu à une chronique électorale  ayant trait à une  élection municipale  sevtenant dans la commune de Plomeur (F-29120).Transcrit à partir du journal de 1906 – sauvegardé et numérisé par les archives départementales  du Finistère – nous l’avons  fait suivre d’une traduction  aussi fidèle que possible en français. Les puristes pourront y  déceler des approximations  de langage. Elles sont liées à l’ignorance d’un bretonnant dont les compétences en la matière sont restées au stade de ce que sa langue maternelle  trégorroise lui avait appportées.

Au-delà de l’aspect anecdotique et parfois humoristique de l’évènement pris en compte dans Le Citoyen, quelles leçons en tirer s’agissant de l’histoire politique de l’époque et de ses prolongements dans la  vie locale. On rappellera à ce propos qu’au moment des faits les Inventaires étaient en cours dans ce que l’on appelait encore les « paroisses » plutôt que les « communes » ! On trouvera dans le Fichier 2 des éléments de réponse qui, au passage, soulignent la richesse de la langue bretonne !  En annexe ils prendront connaissance du discours électoral  qui ne manquerait pas d’être prononcé si , d’aventure en 2026, Plomeur avait à  recompléter son conseil municipal.

L’odyssée de la capsule spatiale ORION

La capsule Orion Integrity a amerri comme prévu au large de la Californie à 17h07 le 10 avril, heure locale. Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen sont de retour après leur voyage historique autour de la Lune. (https://www.cite-espace.com/actualites-spatiales/artemis-ii-succes-du-retour-dorion/)

Selon la même source-tout particulièrement laconique- “La première mission habitée autour de la Lune du 21ème siècle avait commencé le 1er avril par le spectaculaire décollage du lanceur SLS depuis la Floride. Quelques jours plus tard, les quatre astronautes tournaient autour de notre satellite naturel, établissant un record de distance et nous transmettant de formidables photographies. Au dixième jour de vol, la mission s’est conclue par le succès de la délicate phase de retour.”

On ne peut que s’étonner de constater la sobriété de ces communiqués peu enclins semble-t-il à  saluer,avec quelque chaleur humaine,  ce dernier exploit de la recherche spatiale.  C’est pourquoi, pour ne pas déroger à notre volonté  constante de vouloir informer des citoyens émancipés de tous les faits et méfaits de notre planète  et de ceux venus d’ailleurs , nous avons tenu à rassembler sur ce site des éléments concrets et intelligibles concernant le ou les programmes de recherche spatiale concernés par ces expériences hors normes . Soulignons d’abord  que l’événement mentionné ci-dessus qui aurait pu défrayer la chronique se trouve présenté  dans ses  modalités principales  par Wikipedia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Orion_(v%C3%A9hicule_spatial)#:~:text=Le%20premier%20vol%20d’un,est%20programm%C3%A9%20en%20avril%202026.)

« Orion est un véhicule spatial de la NASA conçu pour transporter un équipage de quatre astronautes au-delà de l’orbite terrestre basse pour une mission de trois semaines. Il est placé en orbite par le lanceur lourd SLS. Utilisé dans le cadre du programme Artemis, il a pour rôle, de façon similaire au vaisseau Apollo, de transporter les équipages jusqu’à l’orbite lunaire et de les ramener sur Terre une fois leur mission accomplie. Deux vols sans équipage ont été effectués respectivement en décembre 2014 (EFT-1) et novembre 2022 (Artemis I). Le premier vol avec équipage est lancé en avril 2026 (mission Artemis II).

 « À l’origine, Orion fut développé dans le cadre du programme Constellation (2006), dont l’objectif était d’emmener des hommes sur la Lune à l’horizon 2022 et de remplacer la navette spatiale pour la relève des équipages de la Station spatiale internationale… Ce programme fut abandonné  en 2010 puis repris avec les développements que l’on vient de découvrir

 

« Orion reprend l’architecture du vaisseau Apollo avec une capsule conique contenant l’habitacle dans lequel séjourne l’équipage, un module de service dans lequel est rassemblé tout ce qui n’est pas nécessaire au retour sur Terre et une tour de sauvetage, qui est utilisée en cas de défaillance du lanceur.

« Le module de service est largué avant la rentrée atmosphérique. L’ensemble a une masse d’environ 27 tonnes, dont 16 tonnes pour le module de service.

« Le vaisseau Orion est conçu pour être lancé par le lanceur lourd SLS développé spécifiquement dans ce but. Contrairement à ses prédécesseurs, Orion utilise des panneaux solaires pour la production d’énergie. Il dispose d’un volume habitable plus que doublé par rapport au vaisseau Apollo et d’un système d’amarrage similaire à celui de la navette spatiale américaine. Le vaisseau Orion est conçu pour se poser en mer à son retour sur Terre et est réutilisable. »

 

« Le rôle assigné au vaisseau Orion est d’amener l’équipage sur une orbite lunaire haute, où deux des astronautes s’embarquent dans le vaisseau HLS chargé de les amener à la surface de la Lune. Ce transfert peut se faire directement ou après amarrage à la station spatiale Lunar Gateway, dont la date de mise à disposition reste incertaine. « Le premier vol d’un vaisseau Orion, Artemis I, qui est destiné à qualifier ses systèmes sans emporter d’équipage et qui constitue également le vol inaugural du lanceur SLS, a  eu lieu en novembre 2022. 

« Artemis II, le premier vol avec équipage qui devait faire le tour de la Lune, était programmé pour avril 2026(mission réussie ?)

La première mission destinée à amener des astronautes sur le sol lunaire sera  Artemis III

 
 
Sa date de lancement reste dépendante de l’avancement du projet HLS. »

 

Les visiteurs de ce site pourront consulter  un fichier dévolu à cette étape importante de la recherche spatiale qui ne manque pas d’interpeller le bon sens commun sur la réalité de son intérêt pour le bien commun et le progrès de l’humanité lorsqu’on le confronte   au banc d’essai de l’acquisition de connaissances  nouvelles sur l’organisation et le fonctionnement de l’Univers qui furent à l’origine de la vie terrestre .

 On dira de façon liminaire que « « La mission Artemis II a franchi une étape importante dans l’histoire des vols habités en espace lointain. Les difficultés techniques surmontées ne relèvent pas seulement de la performance spatiale : elles ouvrent la voie aux missions suivantes et rappellent que la recherche scientifique ne vaut pleinement que si elle demeure au service de l’humanité, de la connaissance et d’un usage plus responsable des moyens dont dispose notre planète. »

« Le programme Artemis s’inscrit dans une progression : essais initiaux, vol habité de validation, retour sur la Lune, puis préparation d’explorations plus ambitieuses. Il n’a de sens que s’il nourrit aussi une réflexion sur la solidarité humaine, les besoins essentiels des peuples et la valeur du savoir partagé. »

  Ceci étant posé on pourra consulter le fichier  suivant intitulé :

 « Après ARTEMIS 2 : pour un programme de recherche spatiale cohérent au service de l’humanité »

 Il est accessible ici

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Avancer masqué en se démasquant. Quelles  leçons tirer de la pandémie due au coronavirus SARS-CoV-2 ? 
Acquisitions et cessions de terrains complémentaires pour l’implantation de l’ENG de Quimper
Visites sur les chantiers de construction des Ecoles normales  et du Lycée à Quimper, fin 1883
Le débat sur les livres d’enseignement lors de  la mise en application de la loi du 28 mars 1882
Une session fondatrice pour le Conseil municipal de Quimper
La cession des terres labourables de BOURG-LIBOU en 1883 pour construire l’école normale d’instituteurs de Quimper
Réponses aux projets de laïcisation des écoles communales du Finistère en 1882 ; les émeutes fomentées par les cléricaux à Moëlan-sur-Mer (F- 29350).
Le discours attendu sur la laïcité toujours reporté au lendemain
La Loi du 28 mars 1882 sur l’enseignement primaire obligatoire et laïque : Loi athée de l’Ecole sans Dieu 
Conférences et exposés (II) de Robert Lazennec, ancien élève-maître de l’ENG de Quimper – « Emile Combes, le Combattant de la Laïcité »
La Belle Yvonne (1882) – feuilleton inédit d’après laïcisation de l’hebdomadaire républicain Le Finistère
Les cessions amiables de terres labourables pour la construction de l’Ecole normale d’Institutrices à Kerfeunteun (F-29088) en 1882
Faits et bruits finistériens de 1882 (1)
Gazette bigoudenne de l’été 1882 : Plozévet ( F-29710)
Miscellanées quimpéroises d’après laïcisation (article 3) – Du concordat au discordat !
Les rapports de l’Eglise et de l’Etat : de l’alliance à la  séparation – par Robert Lazennec
Miscellanées  bretonnes et quimpéroises d’après laïcisation (suite)
Michel Mazéas – Promotion LIBERATION( 1944-1947) – Instituteur très engagé  dans la vie professionnelle, syndicale, associative et politique
L’organisation de l’instruction publique du Finistère sous la conduite et l’autorité des préfets de la République en 1880-1881
Les prémices de la création de l’Association des anciens élèves des Ecoles laïques de Brest en 1912.
Quand Jules Ferry se lançait dans la campagne électorale des Législatives d’août 1881
Les choix stratégiques du Conseil Général du Finistère en 1881 au lancement de la construction des deux Ecoles Normales Primaires du Finistère
Réinstituer l’école publique laïque pour réinstituer l’élitisme républicain
Chronique quimpéroise d’après laïcisation des écoles communales (article 2)
Chronique quimpéroise d’après laïcisation des écoles communales (article 1)
A la mémoire des Caporaux de Souain, fusillés pour l’exemple
Addendum aux mémoires de Jeanne Le Borgne Institutrice publique à Plouhinec (29) au moment de l’occupation allemande (1940-1944)
L’Ecole Normale d’Instituteurs de Quimper. Article  des Amis du Patrimoine de Trégunc (F-29910) publié en 2018 dans l’ouvrage « Histoire des écoles de Trégunc, Livre 1 » 
Chronique quimpéroise de la laïcisation de  l’Ecole normale et des Ecoles communales en 1880 (suite)
Le frère René,ex-directeur de l’école normale congréganiste de Quimper, et l’ordonnance de non-lieu prononcée à son encontre en 1880
Nouvelles et renseignements concernant le jugement (en 1880) de l’ex-directeur de l’école normale congréganiste de Quimper
 Mars 1880 ; l’heure de la laïcisation de l’Ecole à Quimper (II). Le voeu pour  la laïcisation des Ecoles communales au Conseil municipal de Quimper. (débats et vote final)
Mars 1880 ; l’heure de la laïcisation de l’Ecole à Quimper (I). Congréganistes ou Laïques
La question des manuels scolaires et de leurs contenus en débat, au Sénat de la 3è République, en 1883
Instruction et Enseignement primaires en1884: le diagnostic de la presse locale !
Chronique anticléricale (suite…): Pour lutter contre l’ECOLE des JULES(sic), laïque, gratuite et obligatoire et assurer le salut des enfants par scolarité catholique, il suffit de donner des bourses aux nécessiteux !
Auguste DAMALIX, aspirant normalien bourguignon, un des premiers  protagonistes de l’ Ecole Normale d’Instituteurs de Quimper (Promotion ENG , 1886-1889)
Narcisse et Sébastien KERDAVID , « les  deux frères terribles du cléricalisme » en Finistère à la fin du 19è siècle !
De l’école de hameau de  Keranguen (Scaër, F-29390) à Xieng Khouang et le pays des Méos au Laos, au début des années 60 : Le parcours hors norme d’un jeune instituteur  breton formé à l’ENG de Quimper
L’Ecole  Normale d’Institutrices de Tarbes choisie pour accueillir les Archives Départementales des Hautes Pyrénées :  une réhabilitation en débat
La fermeture de l’Ecole normale congréganiste  de Quimper en 1880 – Chroniques de la presse finistérienne de l’époque
Chronique anticléricale (suite) – Dérives sectaires dans l’Eglise catholique – Gare aux gourous! 
Action et défense laïques pour sauver la démocratie et la République sociales
Au coeur de la « crise catholique »; résilience, pragmatisme et référence à la laïcité auront-ils raison des excès du cléricalisme ?
Chronique journalistique de la drôle de guerre (1939-1940)
Aux deux héros de « KERVEZ ce paradis » – (L’Amitié Par Le Livre,1958)
CONVICTION LAÏQUE :  vingt fois sur les principes remettez votre ouvrage, polissez-les sans cesse et les repolissez …
Biographie du Professeur d’Ecole Normale Per-Jakez HELIAS par ses enfants(2013).
L’Ecole Laïque  forgeait l’âme de ses élèves de 1920 en leur « montrant la SCIENCE ». Cent ans après la question se pose de savoir « comment défendre la Science » !
Les accords de Munich (30 septembre 1938) annonciateurs de bourrasques sur l’Europe
Chronique académique et normalienne . (Novembre 1938)
La mauvaise querelle faite aux instituteurs après le congrès de leur syndicat national. (Nantes, 3 août 1938)
Maillé, village martyr de la  barbarie nazie : le massacre oublié
Le point de vue d’un breton éclairé sur les perspectives de guerre en 1938
Rémunérations, avancement et retraites des Instituteurs à la fin du 19è siècle
Enjeux politiques de la fin du 19è siècle en  pays morlaisien : union des forces républicaines, anticléricalisme et anticésarisme sur fond d’affaire Dreyfus
Rémunérations, avancement et retraites des Instituteurs à la fin du 19è siècle
Enjeux politiques de la fin du 19è siècle en pays morlaisien : union des forces républicaines, anticléricalisme et anticésarisme sur fond d’affaire Dreyfus
Réformer l’enseignement secondaire à la fin du 19è siècle…
Quand à la rentrée 1938  et malgré le contexte chargé, on envisage encore les réformes de l’Enseignement initiées par Jean ZAY sous le Front Populaire,
La lutte farouche des catholiques et des royalistes contre la  Loi de Séparation de 1905 (Lezenn an disparti en breton trégorrois)
L’appel au Deuil de Albert de MUN  faisant suite à l’adoption, par la Chambre des Députés, du projet de loi de séparation des églises et de l’Etat en juillet 1905
Avec SPINOZA (1632-1677), prince des philosophes, contre les dogmes et pour une pensée rationaliste fondatrice de démocraties tolérantes et laïques
Instantanés de la vie normalienne quimpéroise du début du 20è siècle
Souvenirs de la Guerre d’Algérie parJacques Denniélou
L’inquisition en marche en 1928 , quand l’évêque  Pasquier se fait pourvoyeur de prison
Hommage à Jean CORNEC, Président de la FCPE de 1956 à 1980
« Votre bouche nous livrait de l’or »; l’hommage de Jacques Denniélou, à Pierre Jakez Hélias, son professeur de français à l’ENG de Quimper
Attendus récents de la chronique anticléricale 

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