SAUVEGARDER & VALORISER

A la découverte de l’Ecole du Diable à Plouhinec (F-29780)

par

 

Jeanne Le Borgneépouse Albert Trividic

 

 

Sur ce site se trouvent déjà insérés  plusieurs extraits des mémoires de Jeanne Le Borgne , ancienne  élève-maîtresse à l’Ecole Normale d’Institutrices de Quimper de 1929 à 1932 (Promotion…). Pourvue de son CFEN, elle fut nommée stagiaire à l’Ecole des Filles de Plouhinec (Finistère), à compter du 1er octobre 1932. C’est dans ce bourg  du Cap Sizun qu’elle effectua la plus grande partie de sa carrière d’Institutrice publique .  Comme dans  tant d’autres communes  du Finistère : »l’église y régentait  tout et  l’école publique sans Dieu, républicaine, gratuite, obligatoire et laïque  était encore l’école du diable « .

Jeanne Le Borgne rapporte  ici dans ses mémoires, écrits alors qu’elle avait fait valoir ses droits à la retraite, les éléments d’une sorte de chronique villageoise  livrant son  témoignage direct sur divers  aspects inédits de la guerre scolaire à Plouhinec . Elle continuait de sévir à l’époque  malgré la laïcisation, les lois scolaires de la 3è République et la Loi de Séparation de 1905. Alimentée par les exactions incessantes du clergé catholique et de ses institutions toutes puissantes  et   menée sous la houlette  d’un maire hostile voulant se débarrasser du fardeau que constituait  pour sa collectivité l’école publique républicaine, cette guerre n’empêcha pas le développement d’une vie personnelle bien remplie.

Au total il s’agissait, à l’évidence, d’une besogne  de femme  pionnière pour laquelle elle ne fut guère préparée à l’école normale.

Les visiteurs de ce site pourront consulter en cliquant ici la transcription complète  du récit  de la vie professionnelle et personnelle de Jeanne Le Borgne

Une adhérente de notre Association qui  souhaite garder l’anonymat, nous a autorisé à numériser la photocopie  de l’oeuvre originale de Jeanne Le Borgne de façon  à la représenter sur ce site. Qu’elle en soit chaleureusement remerciée.

On ne manquera pas de préciser  que le diable découvert par les Plouhinécois de l’époque,  à l’école de la République, se présentait  sous les traits du diable des croyances (judéo-)chrétiennes et de la tradition populaire et représentait l’esprit et le principe du mal. En réalité, et selon le CNRTL, “ cet être  surnaturel rusé, personnification du mal, s’opposant à Dieu, auquel la tradition populaire prête un aspect repoussant (corps noir et velu, muni d’une queue, avec des cornes sur la tête, des pieds fourchus), pouvait  se donner parfois une apparence avenante ou séduisante pour entraîner plus sûrement les hommes au mal, au péché”…

Celui de l’Ecole publique de garçons de Plouhinec… était manifestement cornu !  

Après le cent cinquantenaire de la Commune de Paris : « Le mot communard, camarades ! »

 « Un communard (ou communeux) ou communaliste est une personne ayant participé aux événements de la Commune de Paris en 1871  ou par extension à une des autres communes insurrectionnelles de France lors de la guerre civile qui les opposaient au  gouvernement de Versailles. La plupart exercent des professions libérales, sont petits commerçants, ouvriers, employés ou artistes (en tant que tels représentés au  Conseil de la Commune), et ont pour points communs d’être républicains partisans de la démocratie directe et opposés à la capitulation lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Les profils politiques précis des communards sont variés mais une part importante se rattache au socialisme(tendances historiques de l’époque), à l’anarchisme ou à d’autre mouvements se revendiquant de l’autogestion. » D’après   Wikipédia 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Communard

 

 Mais qu’en est-il donc des Communardes ?

 

  Les visiteurs pourront se documenter sur cette question  de vocabulaire, attachée le plus souvent à la désignation  sur un  mode populaire voire péjoratif d’un citoyen se réclamant du communisme,  en consultant le fichier joint en cliquant ici. Ils  s’apercevront, entre autres, et à la suite de son auteure  Michèle Audin, que le mot « communeux » est utilisé par la presse parisienne dès le 12 octobre 1870, grâce au Figaro, qui nous explique que  Jules Richard appelle les partisans de la commune de Paris les communeux, pour les distinguer des communistes…

L’article original se trouve accessible sur le  Blog de Michèle Audin ([https://macommunedeparis.com%29%0D/]https://macommunedeparis.com)

 plus précisément à l’URL :https://macommunedeparis.com/2021/07/02/le-mot-communard-camarades/

Que Michèle Audin soit cordialement remerciée de nous avoir autorisé à reproduire cet article de façon à le représenter sur ce site

A propos du projet de loi « confortant le respect des principes de la République » Complément 3

Le projet de loi « confortant le respect des principes de la République »  discuté en nouvelle lecture à lAssemblée nationale a donné lieu  à une première insertion, sur ce site en reprise de l’analyse portée  par l’Association   La Vigie de la Laïcité sur ledit  projet de loi.

 

En complément , cette Association, avait ouvert un dossier intitulé « Spécial loi confortant le respect des principes de la République’ » comportant trois premiers articles des chercheurs de « La Vigie« . Ceux-ci  proposent leurs analyses personnelles sur ce débat à partir de leurs disciplines de recherche respectives.  
 
Ces  » documents étant publiés en  « libre accès » nous les avons reproduits afin de les rendre accessibles à nos visiteurs, particulièrement attachés à cette problématique et à son évolution.
 
Le troisième est intitulé :
 
 

Les interactions de la laïcité et des différentes modalités du « croire musulman» français

par 

 

Dounia Bouzar

 
On pourra le consulter en cliquant ici.
 

Que l’Association  lloi de 1901 « La vigie de la Laïcité » soit remerciée de nous avoir autorisé à effectuer pareil emprunt dans sa Newsletter n°2  du 2 juillet 2021.

A propos du projet de loi « confortant le respect des principes de la République » Complément 2

Le projet de loi « confortant le respect des principes de la République »  discuté en nouvelle lecture à lAssemblée nationale a donné lieu  à une première insertion, sur ce site en reprise de l’analyse portée  par l’Association   La Vigie de la Laïcité sur ledit  projet de loi.

 

En complément , cette Association, avait ouvert un dossier intitulé « Spécial loi confortant le respect des principes de la République’ » comportant trois premiers articles des chercheurs de « La Vigie« . Ceux-ci  proposent leurs analyses personnelles sur ce débat à partir de leurs disciplines de recherche respectives.  
 
Ces  » documents étant publiés en  « libre accès » nous les avons reproduits afin de les rendre accessibles à nos visiteurs, particulièrement attachés à cette problématique et à son évolution.
 
Le second est intitulé :
 
 
       

Le tournant sécuritaire de la laïcité française

par

 

Philippe Portier

  

On pourra le consulter en cliquant ici.

Que l’Association « La vigie de la Laïcité » soit remerciée de nous avoir autorisé à effectuer pareil emprunt.

A propos du projet de loi « confortant le respect des principes de la République » Complément 1

Le projet de loi « confortant le respect des principes de la République »  discuté en nouvelle lecture à lAssemblée nationale a donné lieu  à une première insertion, sur ce site en reprise de l’analyse portée  par l’Association   La Vigie de la Laïcité sur ledit  projet de loi.

 

En complément , cette Association, avait ouvert un dossier intitulé « Spécial loi confortant le respect des principes de la République’ » comportant trois premiers articles des chercheurs de « La Vigie« . Ceux-ci  proposent leurs analyses personnelles sur ce débat à partir de leurs disciplines de recherche respectives.  
 
Ces  » documents étant publiés en  « libre accès » nous les avons reproduits afin de les rendre accessibles à nos visiteurs, particulièrement attachés à cette problématique et à son évolution.
 
Le premier est intitulé :
 
 
             

Le projet de loi confortant les principes républicains: vers une guerre culturelle à la française?

 

par

 
Stéphanie Hennette Vauchez
 
 
 
 On pourra le consulter en cliquant ici.

 

  Que l’Association « La vigie de la Laïcité » soit remerciée de nous avoir autorisé à effectuer pareil emprunt.

                      

La pratique de la laïcité dans l’espace public Entretien Figarovox : voile des assesseurs, burkini … Faut-il interdire le port de signes religieux ostentatoires dans l’espace public?

Alors que le droit de porter le voile pour les » assesseuses « des bureaux de vote est contesté, la philosophe et spécialiste de la laïcité Catherine Kintzler se prononce en faveur de son interdiction. Et elle explique ce que signifie la laïcité.

par

Aziliz Le Corre
 
Publié le 02/07/2021 à 10:05, mis à jour le 02/07/2021 à 15:23 le document est accessible à   l’URL :

https://www.lefigaro.fr/vox/societe/voile-des-assesseurs-burkini-faut-il-interdire-l-affichage-religieux-dans-l-espace-public-20210702#:~:text=FIGAROVOX%2FENTRETIEN%20%2D%20Alors%20que%20le,ce%20que%20signifie%20la%20la%C3%AFcit%C3%A9.

Le libellé des questions posées à la philosophe  pourra être consulté en cliquant ici.

 Que Catherine Kintzler  soit chaleureusement remerciée de nous avoir autorisé à utiliser cette nouvelle parution dans la Lettre de Mezetulle du 2 juillet 2021.

Déclin et devenir de l’Eglise catholique romaine

Voici une mise au point  attendue,  publiée récemment dans Golias news(https://www.golias-editions.fr/golias-news/) par l’Equipe pour un christianisme d’avenir, une Equipe de progrès dont  nous saluons ici le courage  . Constituée des trois auteurs mentionnés ci-dessous, elle a adopté comme intitulé  le titre de l’ouvrage  « Manifeste pour un christianisme d’avenir » de Joseph Moingt, John Shelby Spong, Jean-Marie de Bourquenet et  Robert Ageneau publié chez  Karthala  ( 29/06/2020).  Les visiteurs  pourront prendre connaissance ci-dessous  de son résumé:

« Cet ouvrage fait suite à la journée d’études du 5 octobre 2019 sur John Shelby Spong, lors de laquelle furent aussi discutées les idées de Joseph Moingt sur l’esprit du christianisme et cette partie de la théologie protestante familière de la culture moderne : la théologie du process et le protestantisme libéral. Cent quarante personnes ont participé à cette rencontre : des chrétiens en recherche, qui ont quitté la foi traditionnelle, s’en sont éloignés ou s’y trouvent mal à l’aise en raison des doctrines, des langages, des rites et de positions devenus obsolètes. La crise abordée ici, en particulier celle de l’Église catholique, ne se situe pas d’abord au niveau de l’organisation ou des structures des Églises. Beaucoup plus en profondeur, elle touche le coeur même du christianisme et la façon d’exprimer une fidélité vivante à Jésus de Nazareth qui, il y a vingt siècles, a donné son nom à notre « ère commune. Le lecteur trouvera d’abord exposée la proposition de l’évêque Spong en réponse à sa question de base : pourquoi le christianisme doit changer ou mourir? Joseph Moingt, jésuite, nous questionnera sur une Église catholique toujours structurée autour du sacerdoce des prêtres et qui laisse peu de place aux laïcs. À travers la théologie du process, le pasteur Jean-Marie de Bourqueney nous ouvrira une fenêtre sur la recherche de Dieu comme énergie et puissance de vie. Si l’on ajoute les témoignages de personnes et d’un groupe sur l’étude des écrits de Spong, et les échanges qui ont ponctué la rencontre du 5 octobre, ce livre prend la forme d’un manifeste pour un christianisme d’avenir. Un christianisme ouvert et crédible, qui concerne notre génération »(cf.https://ebook.la-croix.com/ebooks/manifeste-pour-un-christianisme-d-avenir9782811127053_9782811127053_10023.html).
Ils pourront consulter , en cliquant ici,  la contribution de Robert Ageneau et al. à ce propos.  Elle est accessible dans Golias news depuis le 24 juin 2021.
   Que Christian Terras, Rédacteur en chef de Golias, soit chaleureusement remercié de nous autoriser à reproduire et représenter l’article correspondant.

Aux origines de la laïcité et de ses principes fondateurs

Roger Williams (environ 1603-1683),  puritain anglais venu en Amérique en 1630 pour fuir la persécution royale a été considéré comme le père de la liberté religieuse aux Etats-Unis et l’un des premiers à avoir pensé la neutralité de l’Etat en matière religieuse.  Serait-ce donc le pionnier sans le domaine de ce qui était appelé à devenir la laïcité à la française? Le terme lui-même pose problème aux linguistes et forcément  aux  détracteurs  nombreux et divers des concepts  qu’il porte . Qu’est-ce donc  que la laïcité ? Un mot abstrait et tardif encore considéré en France comme un néologisme en 1911, il ne figure dans aucune des « lois laïques » votées entre 1880 et 1905), un processus historique inscrit dans la longue durée et englobant le processus de laïcisation enclenché aux débuts de la IIIè République, un cadre juridique et administratif, une réalité complexe et parfois même déconcertante. 

Jadis, faut-il le rappeler,  nous étions  majoritairement laïques (ou laïcs)  car considérés comme membres catholiques du peuple de Dieu. Etait laïc celui qui ne relevait pas du clergé religieux ni d’un des ordres monastiques dans la société chrétienne. Il faisait partie du laïcat. Dans l’Eglise catholique, on désigne comme « laïcs » les personnes qui, tout en appartenant à la communauté des fidèles, n’ont pas la responsabilité du sacerdoce  ministériel comme le « clergé ».

Cette complémentarité des catégories laïcs/clergé s’est transformée, avec la Loi de Séparation des Eglises et de l’Etat survenue en France le 9 décembre 1905, en opposition  : l’État « laïc » n’autorise plus aucune influence du « clergé » sur ses institutions, et tout particulièrement sur l’Ecole publique  laïque.

Les recherches des linguistes sur les mots clés laïcs (formant le  laïcat) et clercs (constituant le clergé ) conduisent aussi à des observations éclairantes que l’on pourra consulter dans le détail à l’URL:

http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/document.php?id=3005

Il en ressort, au-delà des implications étymologiques et lexicologiques, que :

Le clergé, les clercs, c’est une fraction de la société qui se tient pour spécialement élue et mise à part, et qui pense avoir reçu la mission divine de gouverner le reste des humains ; l’esprit clérical, c’est la prétention de cette minorité à dominer la majorité au nom d’une religion.

Les laïques, c’est le peuple, c’est la masse non mise à part, c’est tout le monde, les clercs exceptés, et l’esprit laïque, c’est l’ensemble des aspirations du peuple, du laos, c’est l’esprit démocratique et populaire.

On pourra consulter à ce propos l’article récent de Samuel Charlot (2018)-administrateur au Conseil économique, social et environnemental – en allant à :

 

https://www.vie-publique.fr/parole-dexpert/38312-letat-et-la-laicite

S’agissant du concept lui-même de laïcité on pourra prendre connaissance de l’article intitulé : « La laïcité,un concept facile à définir » à l’adresse :

https://www.laicite.be/la-laicite/la-laicite-un-concept-simple-a-definir/Le CAL .

Au total, les visiteurs seront ainsi préparés à la réfutation, par Jean-Pierre Castel, de la théorie selon laquelle les concepts sous-jacents à la laïcité républicaine à la française trouveraient leurs origines aux fondements mêmes de la religion chrétienne. Ils pourront à ce propos consulter son singulier article paru le 12 juin 2021 dans Mezetulle le Blog-revue de Catherine Kintzler à l’adresse suivante :

https://www.mezetulle.fr/non-la-laicite-nest-pas-dorigine-chretienne-par-jpc/

Il s’intitule et c’est rassurant :

“ NON, LA LAÏCITE N’EST PAS D’ORIGINE CHRETIENNE”

 

Il est également accessible en cliquant ici.

Que Jean-Pierre Castel et Catherine Kintzler soient chaleureusement remerciés de nous avoir autorisé à reproduire cet article .

Lorsqu’au sortir de la guerre franco-prussienne enfantée par l’Empire, de l’insurrection de la Commune et de la Semaine sanglante on revient à une Constituante et à une nouvelle Constitution.

Comment  aux lendemains du massacre des communards par les versaillais aux ordres de Thiers, les Parisiens , les Français  et leurs institutions ont ils survécu dans le cadre républicain  qui fut initié lors de la proclamation de la République le 4 septembre 1870 par Gambetta ?

 Il s’exprimait ainsi  place de l’Hôtel -de- Ville: « Le peuple a devancé la Chambre qui hésitait. Pour sauver la Patrie en danger, il a demandé la République : elle est proclamée, et cette révolution est faite au nom du droit et du salut public. Citoyens, veillez sur la cité qui vous est confiée ; demain, vous serez avec l’armée des vengeurs de la Patrie. »

Cette proclamation mettant fin au second empire, aussi fondatrice fut-elle, ne pouvait, à elle seule, assurer le retour  à des institutions démocratiques  républicaines. Quel était le cadre imparti et sa légitimité et comment avait-il subsisté aux évènements alors que l’occupant prussien était encore dans la place ?  On  en trouvera des éléments de réponse à l’adresse suivante :

https://www.gouvernement.fr/partage/9407-proclamation-de-la-iiie-republique-par-les-parisiens 

 
 
Les visiteurs pourront  également s’en imprégner  en consultant sur ce site  la  chronique qu’en faisait  la presse locale de l’époque, au moins celle qui  existait et avait conservé pignon sur rue. On peut aisément comprendre qu’il s’agissait entre autres  de  combler le vide institutionnel  résultant de la chute du régime impérial et  de la proclamation  inopinée et inespérée de la 3è République qui s’en suivit. Il s’agissait aussi de sortir d’une période où les affaires  furent gérées  par le Gouvernement de la Défense nationale du général Trochu et une Assemblée élue le 8 février 1871 (la droite monarchiste y était majoritaire), le tout en l’absence d’une nouvelle constitution définissant les droits et devoirs de chacun.  Tout ceci prenait place  dans un pays dévasté et ruiné par la guerre et l’occupation prussienne sans compter une capitale ravagée par la  guerre civile et la répression féroce de l’Insurrection.

 

En l’absence de lois constitutionnelles (elles ne seront promulguées qu’en  1875), on tenta de faire référence  à la  Constitution de 1848  instaurant  la 2è République. Celle-ci  ne” résista” pas au Coup d’Etat  de Louis Napoléon Bonaparte du 2 décembre 1851.  On tenta aussi de susciter les travaux d’une assemblée constituante.

“Une constituante est une assemblée élue par le peuple et mandatée pour proposer une Constitution aux citoyens. Il s’agit donc d’une réorganisation des institutions jugées défaillantes et des lois qui en découlent. L’Association pour une Constituante est un mouvement pacifique, démocratique et rassembleur pour cet objectif.  L’élection de la Constituante rappelle, plus particulièrement, l’exercice du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, en restaurant la séparation des pouvoirs, la démocratie. Elle n’appartient pas à une portion particulière de la société, mais veut représenter tous les citoyens.”  On pourra accéder à ces principes à l’URL :https://www.pouruneconstituante.fr/spip.php?rubrique12

 
On était loin du compte. Toutefois la presse finistérienne via notamment  « L’Electeur du Finistère » proposa à la réflexion de  ses lecteurs éclairés – fin août , début  septembre  1871- le préambule et  quelques  articles choisis  de la Constitution de 1848 ainsi qu’un texte ayant  trait à l’instauration périlleuse, au sens démocratique du terme, d’une Constituante.   Les visiteurs pourront consulter les deux coupures transcrites à partir de ce journal en  cliquant sur les items suivants notés en bleu :

 

                      DOCUMENT 1:  Textes choisis extraits de la Constitution de 1848.

 

                      DOCUMENT 2: Projets de réunion  d’une Assemblée Constituante.

(Le texte complet de cette Constitution est accessible à :https://www.conseil-constitutionnel.fr/node/3811/pdf) .On ne manquera pas de souligner que ce texte  révélait « la difficile entrée dans l’âge démocratique »(https://www.kartable.fr/ressources/histoire/cours/la-difficile-entree-dans-lage-democratique-la-deuxieme-republique-et-le-second-empire/53510) en présentant  la « république contre elle-même » ou la « république contre le peuple » . On pourra s’en convaincre en consultant  l’ouvrage  de  Arnaud Coutant (2009) intitulé : « Quand la République combattait la démocratie » et accessible à l’adresse : https://www.decitre.fr/livres/1848-quand-la-republique-combattait-la-democratie-9782849340660.html .

Les Femmes et la Commune de Paris (1871)

Tel est l’intitulé du volumineux article publié sur le site internet de l’Association « Printemps 1871 »  à l’adresse suivante: https://printemps1871.wordpress.com/2021/01/11/revue-n1/

Il avait été précédé de conférences sur le même thème tenues:

Le 7 novembre 2018 à Blois  : « Les femmes durant la Commune de Paris (1871)« 

par Françoise Bazire (Rendez-vous de L’Histoire, n°21, Blois, 2018 . Voir son résumé par Remi Burlot à l’adresse: Blois 2018Rendez-Vous de l’Histoire de Blois )

 
Le 28 novembre 2019 à Paris : « L’action des femmes sous la Commune« . On en trouvera le  résumé ci-dessous :

 

“Parler de la Commune de 1871, c’est parler de l’action des femmes. Ce sont elles qui par leur détermination ont permis l’insurrection du 18 mars. Ce sont elles qui, en majorité, fréquentaient les clubs dans cette période de démocratie participative. Leurs questions, leurs interventions furent toujours judicieuses et concrètes. Ce qu’elles ont fait mériterait de paraître dans tous les manuels d’Histoire traitant des débuts de la 3ème République. Ce qu’elles ont écrit compte parmi les plus vivantes chroniques du temps et les meilleures analyses. Ce sont pourtant les grandes oubliées. Nous tenterons, après tant d’années d’incompréhensible amnésie, de leur rendre justice(URL :HTTPS://FAISONSVIVRELACOMMUNE.ORG/LACTION-DES-FEMMES-SOUS-LA-COMMUNE/)

 Selon    Marc Lagana,2018 : Un peuple révolutionnaire : la Commune de Paris 1871Cahiers Bruxellois – Brusselse Cahiers 2018/1 (L), 175 – 1986 : « Les femmes sont présentes durant toute la Commune et jusqu’à la semaine sanglante où elles sont sur les barricades. L’irruption des femmes dans le mouvement social est une expression de la dynamique populaire de la Commune de 1871. Elles mènent une lutte pour l’émancipation et l’égalité. Et elles sont partout dans les luttes : dans les assemblées, les clubs, dans la rue, et sur les barricades. Elles s’organisent ; elles revendiquent ; elles sont dans l’action. Elisabeth Dmitrieff et Nathalie Le Mel créent pour la première fois dans l’histoire des femmes un mouvement féminin de masse, rassemblant un grand nombre d’ouvrières dans « l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés ». L’Union participe à l’émancipation des travailleuses en luttant pour le droit au travail pour les femmes, en s’implantant dans les mairies d’arrondissements et en organisant le travail des femmes. Dès sa création, l’Union des femmes déclare que « le travail de la femme étant le plus exploité, sa réorganisation immédiate est donc de toute urgence ». Entre autres initiatives, l’Union des femmes, avec l’appui de Léo Fränkel et de la commission du travail, élabore un projet de remise en exploitation des ateliers abandonnés et organise des ateliers coopératifs pour fournir du travail aux femmes.

Dans les réunions des clubs, les femmes exigeant la mixité, prennent la parole. C’est ainsi que les femmes jouent leur rôle de citoyennes en traduisant les revendications de toutes et en participant à plusieurs commissions de la Commune, notamment celle du Travail dirigée par Léo Fränkel et celle de l’Instruction publique dirigée par Édouard Vaillant. Les femmes s’engagent dans le combat pour la laïcité. Ce sont elles qui remplacent les religieuses dans les écoles et dans les hôpitaux. Les locaux manquants, elles s’installent dans les églises comme Paule Minck à Saint-Pierre-de-Montmartre. Elles luttent aussi pour une école gratuite et obligatoire, ouverte à tous, filles et garçons ».  On trouvera l’article complet  à l’URL :https://www.cairn.info/revue-cahiers-bruxellois-2018-1-page-175.htm

L’article très documenté de l’Association “Printemps 1871” que les visiteurs pourront consulter  (Document 1) s’articule autour des points suivants  :                                                                
                                                                            
Une femme de la Commune.

Adélaïde de Montgolfier.

Aux armes citoyennes.

L’action des femmes dans la Commune.

Extraits de l’épopée « Le temps des cerises ».

 

Que nos amis de l’Association “Printemps 1871” soient chaleureusement remerciés ne nous avoir autorisé à reproduire leur publication afin de la représenter sur ce site.

Posts Navigation

ARTICLES

Posts Navigation