SAUVEGARDER & VALORISER

Lendemains du centcinquantenaire de la Commune de Paris et laïcité

Le Comité  Trégor-Argoat des Amies et Amis  de la Commune de Paris 1871 organisait une  exposition sur le thème:  

 

« Laïcité : une très longue conquête »

 

Elle a eu lieu  du 12  au 23 avril 2022 à la galerie des expositions  de la médiathèque de Lannion(F-22300).

Denis Orjol ,membre de ce comité, a bien voulu mettre à notre disposition des reproductions et  des références relatives aux affiches présentées. Les visiteurs  pourront les consulter en cliquant ici .

Que D. Orjol soit  chaleureusement remercié pour son soutien.

Le retour du tragique

« On peut empêcher de parler, on ne peut empêcher de penser »

 Le  tragique récurrent de l’Histoire  se trouve une fois de plus  illustré depuis plusieurs semaines par l’invasion de l’Ukraine par l’armée de la Fédération de Russie et par la guerre en cours avec son cortège de souffrances et de malheurs. La Paix et la Raison sont de   nouveau bafouées.  

« Les événements tragiques qui marquent notre actualité nous incitent à rendre hommage à ceux qui aujourd’hui sont pris dans la guerre et combattent avec un courage indicible pour leur liberté, notamment en Ukraine. Le recours aux traces et aux textes de l’Antiquité permet de mettre en perspective et dans la longue durée l’expérience de la guerre, celle de la désolation et de la résignation qui l’accompagnent, et celle des sursauts parfois héroïques qu’elle provoque. » (cf.https://eduscol.education.fr/odysseum/la-guerre-et-le-retour-du-tragique-dans-lhistoire)

Selon Philmag, »l’idée de tragédie de l’histoire entre dans l’imaginaire collectif en 1979, lorsque Jean-Paul Sartre et Raymond Aron se rendent à l’Élysée pour demander à Valery Giscard d’Estaing d’accueillir en France les « boat people » vietnamiens. Ils réclament 3 000 visas, le président leur en concèdera 1 000. Aron lâchera ces quelques mots à la suite de l’entrevue : « Ils ont oublié que l’histoire est tragique. » L’historien et philosophe s’en expliquera deux ans plus tard, dans Le spectateur engagé (1981) : « J’ai écrit souvent que Giscard d’Estaing, qui est un homme très intelligent, très instruit, est en même temps un homme irénique, c’est un homme de la paix. Quand vous écoutez ses discours, vous avez toujours le sentiment que tout peut s’arranger par négociations, compromis, en étant raisonnable. À peu près jamais, il ne donne le sentiment qu’il y a, dans le monde où nous sommes, des conflits probablement inexpiables, qu’il y a le risque, le danger des tragédies. »

« Quel sens Aron donne-t-il au mot tragédie ? Dans ses Mémoires(1983), il écrit : « L’histoire de l’humanité est jonchée de cultures mortes, parfois même évanouies de la mémoire des vivants. L’histoire fut tragique pour les Indiens, pour les Incas, pour les Aztèques. Qui en doute ? » 

La tragédie vient de ce que l’inévitable semble pouvoir advenir. L’histoire a un caractère absurde et contingent, où la possibilité d’un déferlement de violence, d’une résurgence insensée du mal n’est jamais dépassée : « Tragique, la nécessité de fonder la sécurité sur la menace de bombardements nucléaires ; tragique, le choix entre l’accumulation d’armes classiques et la menace nucléaire ; tragique, la destruction de vieilles cultures par la civilisation industrielle. » Chez Aron, la tragédie se démarque de son sens grec et théâtral originel – celui d’un destin conduisant inexorablement vers la mort. Il s’agit plutôt d’un déchirement de l’histoire qui n’a proprement aucun sens. Nous ne pouvons que « faire avec » le mal. ! »  (Cf. l’URL; https://www.philomag.com/articles/le-tragique-de-lhistoire-pourquoi-macron-reprend-cette-expression
 
Nous avons  en effet de nouveau retrouvé le chemin de la mort et n’avons pas su préserver la paix… S’agit-il d’un nouveau  pas sur la voie du déclin du courage ? En l’absence de réponse on ne peut, en l’occurrence, qu’opposer sans espoir le visage de   « l’impassible dictateur »  à celui « ouvert  du président-comédien devenu chef de guerre »…

Ce constat accablant revêt sans nul doute un caractère particulier en cette période  dite des Pâques chrétiennes , ce qui transparaît dans l’article de Joseph Thomas paru le 14 avril 2022 dans Golias News. Il est intitulé :

 

 « Retour du tragique en ce temps de Pâques »

Il fait apparaître  avec lucidité et réalisme  que l’on   » avait chanté, sur bien des tons, l’assurance d’une mondialisation humaniste universelle ! Et nous voilà bousculés, alertés par des jeux d’alliance rappelant les heures les plus graves. Menaces nucléaires. Raidissement. Logique imperturbable. La guerre comme une évidence. L’actualité rappelle au « retour du tragique ».

L’article complet  de J.Thomas est accessible en cliquant ici.

 
Que Christian Terras, Rédacteur en chef  de Golias soit remercié de nous permettre ce nouvel emprunt.

Revirements et contorsions chez les cléricaux de tous les pays

La tâche est immense maintenant que la parole est libérée…Comment reconstruire sur les ruines? Dans l’attente d’actes en cohérence avec la justice des hommes telle est la question « subsidiaire »  que peuvent  se poser les non-croyants ?

 C’est ainsi que certains ont qualifié de « lumineuses » les déclarations récentes   de l’Archevêque de Munich  sur  « l’hypocrisie généralisée en matière de sexualité des clercs au sein de l’Eglise catholique« .

Les visiteurs de ce site ne manqueront pas de  saluer le courage de ce prélat  en souhaitant que son exemple fera école notamment en France, après avoir consulté, en cliquant ici, l’article à ce propos d’Alexandre Ballario publié le 4 avril 2022 dans Golias News. il est intitulé  :

 “Le précieux cardinal Marx”

Il est également accessible à l’URL : https://www.golias-editions.fr/2022/04/14/le-precieux-cardinal-marx/comment-page-1/#comment-91648

Il apparaît ainsi que le 30 mars 2022 dernier  le cardinal allemand Reinhard Marx célébrait en l’église Saint-Paul de Munich une messe dédiée aux membres catholiques de la communauté LGBTI…

 

  Que Christian Terras, Rédacteur en chef de Golias, soit remercié de nous permettre ce nouvel emprunt.

Une saine “respiration laïque” ne peut conduire à un intégrisme laïque contraire à la liberté d’expression.

Encore faut-il savoir ou vouloir bien respirer ! Dans le domaine des rapports et des systèmes sociaux  on sait que   la liberté est  à la fois la respiration de la conscience et l’oxygène vital qui aère et ventile cette conscience  (Cf.https://www.cnrtl.fr/definition/respiration#:~:text=f%C3%A9m.-,RESPIRATION%2C%20subst.,de%20respirer%2C%20mani%C3%A8re%20de%20respirer.).

En réalité en tant que physiologiste et à l’instar de Catherine Kintzler on affirmera  sans ambage qu’en matière de laïcité la fonction respiratoire est essentielle et qu’une  société démocratique de progrès ne peut s’en passer sauf de faire le choix des effets délétères de l’anoxie … voire ceux définitifs de  l’asphyxie.  

Selon le propos de C.Kintzler,  philosophe de référence en la matière(DDV-682; mars 2021), la laïcité et sa bonne pratique républicaine résultent de l’articulation harmonieuse de  deux principes ; la neutralité et la liberté d’expression . Il s’agit  » D’une part,  ce qui participe de l’autorité publique (législation, institutions publiques, école publique, magistrats, gouvernement…) s’interdit toute manifestation, caution ou reconnaissance en matière de cultes, de croyances et d’incroyances – c’est le principe de laïcité stricto sensu. De l’autre, partout ailleurs y compris en public, dans l’infinité de la société civile (la rue, les moyens de transport, les espaces commerciaux…) et bien entendu dans l’intimité, la liberté d’expression s’exerce dans le cadre du droit commun.”(https://www.leddv.fr/analyse/la-dualite-du-regime-laique-20210305

Déjà  en 2015, elle écrivait dans Le Monde : » le régime laïque installe une dualité qui traverse la vie de chacun et rend concrète une respiration redoutée par l’intégrisme. D’une part, le principe de laïcité proprement dit applique le minimalisme à la puissance publique et à ce qui participe d’elle : on s’y abstient de toute manifestation, caution ou reconnaissance en matière de cultes, de croyances et d’incroyances. Mais d’autre part ce principe d’abstention, ce moment zéro, n’a de sens qu’à libérer tout ce qu’il ne gouverne pas : l’infinité de la société civile, y compris les lieux accessibles au public, jouit de la liberté d’expression et d’affichage dans le cadre du droit commun. Sans cette dualité, la laïcité perd son sens. » (https://www.lemonde.fr/idees/article/2015/01/30/contre-l-integrisme-choississons-la-respiration-laique_4566781_3232.html)

 C. Kintzler le martelait  en 2018: »Le régime de laïcité est difficile à comprendre, car il articule deux principes. D’une part l’idée selon laquelle ce qui participe de l’autorité publique s’abstient au sujet des croyances et incroyances – c’est le principe de laïcité stricto sensu. Mais il ne faut pas oublier l’autre aspect, qui donne sens au principe précédent et qui est conditionné par lui : partout ailleurs y compris en public, c’est la liberté d’expression qui s’exerce dans le cadre du droit commun. La méconnaissance (parfois volontaire) de cette dualité entraîne des malentendus et des dérives (Cf.C. Kintzler : « La respiration laïque permet à chacun d’échapper au lissage de sa vie » (Le Figaro, 9 jan. 18) 

 
Quelles que soient les difficultés pour se faire entendre en la matière-tout particulièrement en cette période de joutes électorales,  C. Kintzler revient à la charge  fort à propos ( nous saluons sa démarche courageuse) par la mise en ligne  ce 18 avril 2022 dans son blog revue Mezetulle de l’article intitulé  :

 

 La dualité du régime laïque

L’expression « intégrisme laïque » a-t-elle un sens ?

Les visiteurs de ce site et parmi eux les amoureux de la laïcité pourront en prendre connaissance en cliquant ici

Il y apparaît, en bon accord avec ce qui précède, que : « La laïcité de l’association politique construit un lien disjoint des liens communautaires existants ; elle installe un espace zéro, celui de la puissance publique, laquelle s’abstient en matière de croyances et d’incroyances et se protège des croyances et incroyances. Mais le régime laïque ne se réduit pas au seul principe de laïcité ; il repose sur une dualité. D’une part ce qui participe de l’autorité publique (législation, institutions publiques, école publique, magistrats, gouvernement…) s’interdit toute manifestation, caution ou reconnaissance en matière de cultes, de croyances et d’incroyances – c’est le principe de laïcité stricto sensu. De l’autre, partout ailleurs y compris en public, dans l’infinité de la société civile (la rue, les moyens de transport, les espaces commerciaux…) et bien entendu dans l’intimité, la liberté d’expression s’exerce dans le cadre du droit commun. Sans cette dualité, qui produit ce que j’appelle la respiration laïque, la laïcité perd son sens ».

A l’évidence, il s’agit d’assurer la continuité de cette fonction respiratoire.
 
Que Catherine Kintzler soit chaleureusement remerciée pour nous autoriser ce nouvel emprunt.

La fin des congrégations religieuses catholiques : une aubaine pour les victimes des abus sexuels commis au sein de l’Eglise ?

On pourra avantageusement, pour aborder une question ayant trait à l’origine à la vie  et au devenir (fondations, suppressions expulsions…) des  congrégations religieuses catholiques en France, avoir recours- en préalable- à quelques références en se rendant à l’adresse :https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_congr%C3%A9gations_chr%C3%A9tiennes_en_France , étant entendu que  ceci donne lieu à des travaux d’Histoire, documentés.

On notera que :

« Les congrégations catholiques sont des institutions, approuvées par les évêques ou les papes, qui se sont créées au fil du temps en fonction des besoins ou des crises qui agitaient l’Eglise, et sont l’illustration de l’évolution de celle-ci.  Les novices, aspirant à la vie religieuse, deviennent moines en s’engageant pour toute leur vie par les trois voeux d’obéissance, de chasteté et de pauvreté. Moines, moniales, religieux et religieuses vivent dans une communauté dont la vie est organisée par une règle. C’est pourquoi on considère qu’ils forment, au sens large et un peu inexact, le clergé régulier. Cependant les moniales et religieuses ne peuvent pas faire canoniquement partie du clergé et à strictement parler, les moines qui n’ont pas reçu les ordres sacrés sont des laïcs« .

Cependant dès 2010, le journal Le Monde titrait , sous la plume de Stéphanie Le Bars: « Les congrégations religieuses vieillissent et peinent à attirer les jeunes catholiques; seuls les ordres fermés et à la règle stricte font encore recette, notamment auprès des étrangers. » et révélait que  « derrière leurs hauts murs parfois millénaires, leurs « clôtures » mystérieuses, leurs tenues immuables, les moines, les moniales et les membres des 400 communautés religieuses présentes en France ne sont pas à l’abri des transformations du monde catholique. Ils sont même aux avant-postes des évolutions liées à la déchristianisation. Alors que la désaffection qui touche les vocations chez les prêtres se confirme d’année en année – avec 83 ordinations, 2010 a atteint un niveau historiquement bas -, le monde des congrégations religieuses vieillit et se réduit aussi de manière irrémédiable. En à peine dix ans, elles ont perdu près d’un tiers de leurs effectifs, chez les hommes et les femmes. »( Cf. l’URL Les congrégations religieuses vieillissent et peinent à attirer les jeunes catholiques).
 
L’évolution notée semble inéluctable et aussi n’est-il pas surprenant de voir paraître en 2022 un article intitulé  :

 

« Fin des congrégations religieuses

et

avenir de leurs propriété
 
Publié dans Golias News du 7 avril 2022, il est écrit par Jose Aregi, auteur   espagnol faisant référence à la situation des congrégations dans son propre pays et traduit en français par Edurne Alegria.  Tout porte à croire que les questions fondamentales qu’il pose sont transposables à notre propre pays. Les visiteurs y auront accès en cliquant ici. 

 Il y apparaît notamment que :

 1.Les piliers sur lesquels s’est appuyée et justifiée la vie religieuse, depuis ses débuts jusqu’à nos jours, se sont effondrés,

 2.Dans deux ou trois décennies, l’immense majorité des monastères, couvents et maisons religieuses des pays européens resteront vides,

3. On ne sait quel destin les congrégations réserveront à leurs temples, sanctuaires et couvents, maisons et propriétés, en nombre considérable, le jour où leurs communautés viendront à disparaître

4.Il conviendrait que  ces biens soient  restitués au peuple, aux institutions publiques, mais non point en les vendant au prix du marché, car cela reviendrait à faire payer une deuxième fois aux contribuables le couvent, l’église ou la propriété qu’eux-mêmes ou leurs ancêtres (ou les rois et les seigneurs qui les exploitèrent) offrirent aux congrégations.

Au total, il apparaît  que l’on pourrait  disposer ici d’une manne financière conséquente utilisable pour la réparation des dommages causés aux victimes des abus sexuels commis au sein de l’Eglise , à condition  que la législation le permette et que les institutions concernées envisagent pareilles solutions…Comme déjà mentionné sur ce site le potentiel est immense.
 
 Que Christian Terras, rédacteur en chef de Golias soit remercié d’autoriser ce nouvel emprunt !

2022, Ecole publique à l’agonie Identifier les causes de sa destruction et bien la reconstruire

Il est affligeant d’en arriver à  un tel constat  s’agissant de notre Ecole publique républicaine car c’est bien d’elle qu’il s’agit…  Il  témoigne s’il le fallait qu’en accord avec les principes  de la thermodynamique,  l’entropie  de tout   système va croissant et c’est le cas de notre système scolaire  que des générations successives de républicains ont eu tant de peine à construire  depuis la Révolution… 

 On peut être tenté de se voiler la face  en expliquant que l’état de délabrement constaté  résulte des effets cumulés de politiques ultra libérales   suivies par les édiles de la République depuis  une quarantaine d’années… Mais il faut bien admettre que  nous n’avons pas su préserver l’institution en lui conservant son rôle émancipateur et assurer son avenir en l’ouvrant aux progrès de la Science et des Technologies. 

En l’absence de ses  défenseurs-par le passé regroupés en comités d’action-laissant le champ libre à ses adversaires cléricaux et réactionnaires aux intérêts portés par des législateurs  complaisants, on a laissé   fructifier les  menées et revendications  incessantes de ses contempteurs. Ceux-ci ont  su  tirer parti   de l’indifférence  des acteurs mal avisés de l’institution elle-même. Comment ne pas être tenté d’émettre  l’hypothèse que les dits acteurs  ont été, et le demeurent plus que jamais, conduits  par une négligence coupable, à laisser détruire ce qui leur  fut confié par les fondateurs et leurs successeurs des siècles derniers ?   Et pourtant… leur chien n’était pas atteint de la peste  . 

Un  examen de conscience paraît nécessaire. Il risque sans doute d’être laborieux et douloureux , d’autant qu’il  doit de pratiquer dans un contexte politique où la marchandisation de l’école est devenue une réalité.   

Mais pour sauver l’essentiel avant de reconstruire , il paraît essentiel d’identifier  des facteurs explicatifs d’une situation véritablement alarmante  et de ne pas céder à la tentation de se défouler sur  des boucs émissaires.

C’est ce que propose  Jean-Michel Muglioni dans un article intitulé :

 

  Le libéralisme est-il la cause de la mort de l’école 
 
paru dans Mezetulle, le blog revue de Catherine Kintzler le 7 avril 2022.

Les visiteurs pourront le consulter en cliquant ici.

En présence d’une institution déliquescente,  certains proposent de remettre l’école au coeur de la République d’autres de la réinventer sur des basses nouvelles. Souhaitons que ces  propos n’aient pas seulement valeur incantatoire et  rappelons -y compris à ceux qui ne veulent pas l’entendre- que l’idéal républicain exige  que le principe intangible  d’une école publique, gratuite, obligatoire et laïque  ne peut être remis en cause au prétexte d’une projection dans l’avenir d’une école définitivement  privatisée et marchandisée .  

 

Que Catherine Kintzler soit remerciée d’autoriser ce nouvel emprunt.

Pas d’égalité en droit sans laïcité

C’est l’intitulé retenu par Charles Arambourou  pour un  de ses articles publié en 2021 dans Ufal INFO. On en  saisit toute  l’importance,  au moment où  la laïcité républicaine se trouve  malmenée et dévoyée dans tous les sens dans nombre de  services publics et notamment  l’Ecole publique .

C’est avec beaucoup de lucidité que cet auteur  rappelle les articles fondateurs de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen et assène : « la République refuse de prendre en compte TOUTES les appartenances, elle a choisi de n’en reconnaître AUCUNE ».  Pour lui, seule « La laïcité assure l’égalité en droit, c’est connu. Mais qu’en est-il de l’égalité sociale, de l’égalité de genre, de l’égalité de couleur de peau, etc. ? Cela, ce doit être l’objet de l’action politique des citoyens : encore faut-il, pour l’exercer, qu’ils soient constitués tels en toute égalité… grâce à la laïcité. La laïcité, c’est l’égalité en droit poussée jusqu’au bout ». 

Mais qu’est-ce donc que l’égalité en droit  ?  Les visiteurs trouveront  réponse à cette question importante en  consultant l’article de cet auteur
en cliquant ici

 Ils le retrouveront aussi à l’adresse  :

https://www.ufal.org/ufalinfo/ufal-info-85-legalite-pour-vivre-libre/

.

 
Au demeurant faut-il rappeler que l’égalité est  intrinsèque à la République  ? En tout cas, elle devrait l’être.
Déjà Condorcet l’expliquait :« Il ne peut y avoir ni vraie liberté, ni justice dans une société si l’égalité n’est pas réelle » .

 

Nous remercions Marion Fournier, gestionnaire administrative (UFAL  Nationale), de nous avoir autorisé à reproduire  cet article de façon à le représenter sur ce site et Solenn Gasner d’avoir assuré la numérisation du document paru dans Ufal INFO.

L’Ecole de la République à l’épreuve de l’OCDE et de la Commission européenne

Tel est le titre de l’article de Christophe Kamysz, auteur invité à Mezetulle , le blog-revue de Catherine Kintzler

Dans son propos de présentation C. Kintzler précise que « c’est  avec plaisir que je l’accueille ici, plaisir mêlé d’amertume, car il témoigne de la politique délétère qui s’acharne depuis bientôt 40 ans sur l’école républicaine et sur la conception véritablement libérale des savoirs qui devrait l’inspirer. Il témoigne aussi, et heureusement, de la constance de bien des professeurs, sur plusieurs générations maintenant, à s’opposer à cette politique pour des raisons qui n’ont rien perdu de leur profondeur et de leur actualité ». On devine la gravité de la situation pour l’école publique de la République alors que que certains  voulaient  la refonder.

Passer sous les fourches caudines de l’OCDE et  de la Commission européenne pour recevoir, évaluations, rapports et recommandations pour l’avenir n’est pas nécessairement -au regard  du rôle social , émancipateur et humaniste  que les fondateurs avaient voulu donner à l’école publique- une simple formalité. Ceci est d’autant plus prégnant  que ces instances internationales  constituent, semble-t-il, une référence incontournable  pour ceux qui ont , au sein de notre République, vocation à exprimer une volonté politique . 

On rappellera   à ce propos que :
-L’organisation de coopération et de développement économiques est une organisation internationale d’études économiques, dont les pays membres — des pays développés pour la plupart — ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché (d’après Wikipedia )
 
-que ladite OCDE se propose  de promouvoir le « libéralisme » encourageant la libéralisation économique au travers du libre-échange  et de la concurrence pour favoriser l’innovation et  les gains de productivité. Pour lutter contre le chômage, l’OCDE recommande notamment la flexibilisation du marché du travail. Si elle se veut surtout pragmatique (elle préconise les politiques qui, de son point de vue, ont donné les meilleurs résultats au sein des pays membres), la conception économique de l’OCDE se rapproche des arguments du libéralisme économique et entre souvent en opposition avec certains principes keynésiens, notamment celui de l’augmentation des dépenses de l’Etat-providence…Pour établir ses études économiques, l’OCDE s’appuie sur sa base de données économiques, une des plus fournies au monde » (d’après Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_de_coop%C3%A9ration_et_de_d%C3%A9veloppement_%C3%A9conomiques)
 
Un rapport de l’OCDE (en date du 28 septembre 2021) révèle une privatisation croissante de l’éducation . On y  lit : »Nous avons consulté le rapport annuel de l’OCDE « Regards sur l’éducation » et voici notre analyse. Le rapport met en lumière les tendances de la privatisation au sein de l’éducation et les conditions de travail des enseignant·e·s à travers l’Europe. Il appelle également les gouvernements à fournir un financement public approprié pour l’éducation …On y découvre aussi que  « malgré l’argent investi, c’est toujours le privé qui obtient les meilleurs résultats. Les dépenses par étudiant dans les établissements d’enseignement publics sont supérieures à celles des établissements privés : 12 982 USD pour le public contre 10 339 pour le privé. Mais il apparaît encore une fois que la gestion privée est bien meilleure que la gestion publique, et ce pour des résultats incomparables. »

https://www.oecd.org/fr/education/regards-sur-education/

https://www.oecd-ilibrary.org/sites/5077a968-fr/index.html?itemId=/content/publication/5077a968-fr

Dès lors, on peut  comprendre que le mouvement de désertion des établissements publics  puisse s’accentuer de façon préoccupante…

On voit bien que les dits rapports déterminent le sens de nos politiques publiques d’éducation et notamment  celles conduisant  à  la marchandisation  croissante de notre système éducatif.  Il s’agit d’un choix politique considéré ici comme strictement  incompatible avec  le rôle humaniste et émancipateur qui avait été l’honneur et la gloire de l’école laïque. On n’en est plus là ; la privatisation et la marchandisation rampantes mises en oeuvre par toutes les forces politiques confondues ont conduit à l’agonie  de l’Institution ; c’est le terme fort utilisé par Christophe Kamysz dans son article. Notre Association le reprend à son compte considérant par ailleurs que la situation ne fait qu’empirer sous les effets convergents  des « directives « de la Commission européenne.  Et pourtant  l’OCDE  se plaît à mettre en exergue dans ses publications  des propos  tels que :

«  Des politiques meilleures pour une vie meilleure »
«  Repenser  l’équité de  l’éducation 
 
En réalité , l’état des lieux présenté par Christophe Kamysz   montre manifestement qu’ils ont  essentiellement valeur incantatoire et c’est bien dommage !
 
Comme l’écrit C. Kamysz , il nous faut résister ; c’est la première mesure qui s’impose !  Cependant une reconstruction s’impose : quel en sera le prix  et qui disposera du charisme suffisant pour l’envisager ? 
 
Que sont devenus, chemin faisant, les défenseurs de l’école publique laïque et pourquoi ont-ils cédé le terrain aussi facilement à ses contempteurs ? 

L’article mentionné est accessible aux visiteurs en cliquant ici . Ils pourront également en prendre connaissance en se rendant à l’adresse   

https://www.mezetulle.fr/lecole-de-la-republique-a-lepreuve-de-locde-et-de-la-commission-europeenne-par-christophe-kamysz/
 
Que Catherine Kintzler soit  remerciée de nous autoriser à effectuer ce nouvel emprunt !

Tribulations cléricales dans le prolongement du rapport de la Ciase présidée par Jean-Marc Sauvé

 L’actualité géopolitique est si prégnante en ce premier trimestre 2022 que l’on peut aisément laisser pour compte des “nouvelles “que d’aucuns aimeraient  sans doute voir occultées…Les suites du rapport final de la Ciase publié le 5 octobre 2021 et ses  effets catastrophiques  sur l’Eglise catholique en font partie.   Ce site n’a pas vocation à les  passer  aux oubliettes.

Les visiteurs, intéressés non seulement par les réactions de la hiérarchie ecclésiale mais aussi par les stratégies  mises en oeuvre pour amortir le choc aux différents niveaux de l’Institution catholique en France et dans les pays voisins, pourront consulter quelques documents récents dévolus à cette question. Ils témoignent de la violence déployée pour dénigrer les travaux de la Ciase et de son Président.

C’est ainsi que le 9 décembre 2021, Alexandre Ballario faisait observer dans Golias que “près de deux mois après la remise du rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase), son président Jean-Marc Sauvé, qui s’étonnait jusque-là de n’avoir observé que très peu de sursaut conservateur au sein de l’Église catholique, voit désormais une opposition se mettre en ordre de marche ». On pourra en savoir davantage en se rendant à l’adresse :  https://www.golias-editions.fr/2021/12/09/rapport-sauve-la-droite-de-leglise-a-labordage/  ou en cliquant ici pour accéder à l’article intitulé :

 

« Rapport Sauvé : la droite de l’Eglise à l’abordage »

 

 

La rudesse du terme ne manque pas d’interpeller  le bon sens citoyen  et républicain . Elle  est sans doute le reflet de celle manifestée par les propos tenus  par  certains membres de l’Académie catholique de France.

On pourra par ailleurs prendre connaissance  d’un florilège  d’articles qui fournissent l’opportunité de faire le point non seulement  sur le décours de   cet abordage plus particulièrement dans le courant du  mois de février dernier, mais aussi sur la réfutation des attaques indignes subies  par Jean-Marc Sauvé lui-même . Au total il apparaît que l’affaire de la pédocriminalité dans l’Eglise catholique , parvenue au niveau de l’infaillibilité pontificale, conduit jusqu’ à manier le calembour  pour  clamer que  “le pape François n’est pas Sauvé” . Ceci  en dit long sur l’âpreté du combat suicidaire engagé.

 

Et pendant ce temps où en sont les victimes ?

 

Espérant qu’elles ne soient pas laissées une fois de plus au bord du chemin, on invite les visiteurs à prendre connaissance  de quelques unes  des péripéties de  cette bataille -livrée au sein même de l’Eglise- en consultant les URL  suivantes. Elles sont  répertoriées de façon chronologique,  pour le seul mois de février 2022 :

 1. Pédocriminalité dans l’Église : Jean-Marc Sauvé riposte aux critiques ( d’après Le Point, 11 février 2022)

Selon ce journal,« Après la publication de son rapport accablant, Jean-Marc Sauvé a répondu à ses détracteurs de l’Académie catholique de Francre leur reprochant notamment d’être « indifférents » aux victimes.

URL : https://www.lepoint.fr/religion/pedocriminalite-dans-l-eglise-jean-marc-sauve-riposte-aux-critiques-11-02-2022-2464410_3958.php

 

2. Dans Le Monde Vu de Nozay (15 février 2022),le blog de Richard Yung, on apprend donc que le pape François n’est pas sauvé…

Cet auteur considère  que ”  l’Eglise de France a fait preuve de courage en demandant à une commission indépendante présidée par Jean Marc Sauvé, ancien vice-président du Conseil d’Etat,  d’enquêter et de faire des propositions sur les crimes contre des enfants commis en son sein.     Le rapport a été salué par la plupart des observateurs comme complet, bien documenté, impartial et contenant des propositions utiles (reconnaissance des faits, réparation des préjudices, formation des prêtres…). L’Eglise de France a repris ces contenus, reconnu les faits et commencé à mettre en œuvre ses conclusions. Même si beaucoup des faits sont prescrits (le rapport couvre la période 1950-2020), même si une partie importante des criminels concernés sont décédés, cette démarche reste positive et apporte un certain réconfort aux victimes qui ont souvent vécu pendant des années dans le silence et la honte.

Il y a pourtant une personne, et pas n’importe laquelle, qui n’apprécie pas beaucoup tout cela : le pape François…”. On en saura plus  en se rendant à l’URL : https://www.richardyung.fr/2022/02/le-pape-francois-nest-pas-sauve/

3.  Sur le site de René Pujol on découvre un article  daté du 16 février2022 intitulé : Jean-Marc Sauvé victime de la « grande peur » des évêques italiens  où il apparaît que «   le précédent de la Ciase semble vouloir faire tâche d’huile par-delà les Alpes et les PyrénéesLa contre-attaque était annoncée. La Ciase a donc publié sans surprise, le 9 février, une réfutation argumentée des critiques formulées en décembre dernier par huit membres de l’Académie catholique de France. Sur France Inter son président Jean-Marc Sauvé a affirmé « avoir été flingué auprès du pape » ce qui, on le sait, a entraîné le report de l’audience prévue avec lui, à ce jour non-reprogrammée…”

HTTPS://WWW.RENEPOUJOL.FR/JEAN-MARC-SAUVE-VICTIME-DE-LA-GRANDE-PEUR-DES-EVEQUES-ITALIENS/

 

4. On ne manquera pas plus de relever ce titre dans  « La Vie » du 17 février 2022 : « Jean-Marc Sauvé ; je ne m’attendais pas à cette volonté de détruire notre rapport »

Dans un entretien accordé à ce journal, le président de la Ciase revient sur les critiques formulées par l’Académie catholique contre son rapport de 15 pages publié en octobre 2021 et ce qu’il identifie comme « une analyse sommaire et des arguments pauvres ».  Sophie Lebrun fait le récit de cet entretien que l’on pourra consulter en se rendant à l’URL : https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/jean-marc-sauve-je-ne-mattendais-pas-a-cette-volonte-de-detruire-notre-rapport-80816.php-de-la-ciase-prennent-le-contrepied-du-pape-francois/

5. Enfin le 21 février  dans cath.ch on peut lire  : E« Rapport de la Ciase: Jean-Marc Sauvé contre-attaque »; propos recueillis par Hugues Lefevre I.MEDIA

 

“Pour Jean-Marc Sauvé, les critiques du rapport de la Ciase sur les abus sexuels dans l’Eglise en France prennent «le contrepied des enseignements du pape». Elles le tournent même «en dérision». Répondant à I.Media, le président de la Ciase défend vigoureusement le travail de sa commission contre les attaques de plusieurs membres de l’Académie catholique de France. La Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase) a publié le 9 février une réponse circonstanciée d’une cinquantaine de pages aux critiques de son rapport diffusé le 5 octobre 2021.

Se montrant compréhensif sur le report sine die de la rencontre prévue le 9 décembre dernier entre les membres de la Ciase et le pape François, Jean-Marc Sauvé assure n’avoir aucune information quant à une éventuelle future audience papale…” Voir la suite à l’URL : https://www.cath.ch/newsf/j-m-sauve-les-critiques-de-la-ciase-prennent-le-contrepied-du-pape-francois/

 
On devine que l’on est encore loin  d’avoir échappé  à l’abordage annoncé ci-dessus !

 

 Que Christian Terras, éditeur en chef de Golias , soit remercié de nous autoriser à reproduire l’article de Alexandre Ballario.

“Les enfants martyrs de Riaumont Enquête sur un pensionnat intégriste” Un nouveau scandale de la pédocriminalité cléricale !

« Les enfants martyrs de Riaumont« ,tel est le titre singulier d’un ouvrage publié le 2 mars 2022  aux  Editions    Rouergue   qui révèle les abus commis en toute impunité au pensionnat catholique intégriste de Liévin (F-62800). Ceci se passe  sur le territoire de la République française, dans le département du Pas-de-Calais, en région Hauts-de-France !

Selon Decitre : il s’agit du “ scandale de l’alliance infâme entre intégrisme catholique, extrême droite et  protection de l’enfance . De 1960 à 2019, des centaines d’enfants ont été internés dans un foyer, le Village d’enfants de Riaumont, fondé à Liévin par le père Albert Revet. Ce religieux, admirateur de l’Allemagne nazie, a créé une communauté d’inspiration scoute où la DDASS plaçait des garçons, principalement issus de familles pauvres.

En 1989, son successeur, le père Jean-Paul Argouarc’h, fonde une école privée hors contrat où des familles catholiques traditionalistes inscrivent leurs fils. Aujourd’hui, Riaumont est dans le viseur de juges d’instruction, suite aux plaintes déposées par des pensionnaires victimes de sévices et d’abus sexuels” Cf. https://www.decitre.fr/livres/les-enfants-martyrs-de-riaumont-9782812623097.html#resume

Yacha Hajzler  écrit à ce propos et pour le compte de France Info  (02/03/2022) : “ Dans un livre-enquête, la journaliste Ixchel Delaporte retrace l’histoire d’un pensionnat catholique qui a perpétré maltraitances et abus sexuels pendant près des décennies. Mais à Liévin, pendant longtemps, personne n’a voulu regarder en face les « enfants martyrs de Riaumont. »  Ce 18 février, 11 personnes étaient mises en examen par le parquet de Béthune, accusées de « viols », « agressions sexuelles » ou « maltraitances », sur des enfants de moins de 15 ans. Tous travaillaient dans un pensionnat catholique traditionnaliste, la communauté de la Sainte-Croix de Riaumont, qui entretient historiquement des liens étroits avec l’extrême-droite française.

Fondée en 1960 par Albert Revet, l’institution se consacre au « redressement » et à la rééducation d’enfants pauvres, venus surtout des corons du Nord. Le scandale n’éclate qu’en 2018, alors que la presse révèle les enquêtes en cours : plus de 50 ans d’abus continus, et d’impunité. Les premiers témoignages de sévices à l’encontre du père Revet précèdent même l’ouverture du pensionnat. « Albert Revet était un pédo-criminel, et quand on crée un lieu fermé où des enfants sont livrés à eux-mêmes, on a un lieu idéal pour abuser de ces enfants. On ne peut pas affirmer que c’était prévu, mais la réalité est qu’il a pu faire ce qu’il a voulu ». Voir l’URL : https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/pas-calais/lievin/les-enfants-martyrs-de-riaumont-un-livre-revele-les-abus-en-toute-impunite-du-pensionnat-catholique-integriste-de-lievin-2481088.html

Les pratiques “pédagogiques”  étonnantes de cette Institution, rapportées par France Info,  retiennent l’attention  : « Les témoignages des anciens sont très durs. Au fur et à mesure des interviews, on voit revenir certains mots, certaines manières de procéder récurrentes dans les violences physiques et les violences sexuelles. Même cette éducation « à la dure », dans un mode idéologique et patriotique, plus proche de la légion étrangère que du scoutisme, c’est très frappant. La deuxième chose qui est très frappante, c’est l’abandon collectif de ces enfants par les pouvoirs publics. Il y a eu des alertes. »
 
Dans Wikipedia on peut aussi découvrir  : « Les activités extrascolaires et de plein air sont nombreuses. La pédagogie de l’école se présente comme un retour au « réalisme chrétien », inspirée du scoutisme fondé par Baden Powell. L’objectif pédagogique de l’école est de réaliser une éducation « pleinement chrétienne s’inspirant du réalisme thomiste et de la pédagogie du scoutisme ». Les enfants travaillent sur les chantiers en vue de la construction des bâtiments (foyers, ferme, chapelle, local scout, monastère), parfois comme application pratique de l’enseignement technique dispensé. Concernant la pédagogie scoute proprement dite, certains la rapprochent d’une description donnée par l’historien du scoutisme Jean-Jacques Gauthé dans un article du journal Le Monde du 2 09 1998 intitulé « Les Petits Soldats du scoutisme » : « Défense du vrai scoutisme, puisqu’ils estiment que celui-ci a été dénaturé par les Scouts de France […], défense de la vraie foi à travers la messe de saint Pie v […], contestation des valeurs issues de la Révolution de 1789 […], références constantes à la contre-révolution dont ils épousent les thèmes. […]. Les valeurs qu’ils défendent sont celles du dépassement de soi par des activités physiques exigeantes, de la virilité se traduisant parfois par un style paramilitaire […] La volonté de former une élite catholique est manifeste. » (https://fr.wikipedia.org/wiki/Riaumont)

 
Les visiteurs indignés par ces nouvelles révélations et fermes à les condamner pourront consulter à ce propos l’article paru dans Golias le 17 mars 2022 . Ecrit par Ixchel Delaporte (https://www.golias-editions.fr/2022/03/17/les-enfants-martyrs-de-riaumont/) sous le même intitulé que celui de son ouvrage :

 

Les enfants martyrs de Riaumont

 Il est accessible en lecture directe en cliquant ici.

 On notera que  Ixchel Delaporte «  est autrice et documentariste. Pour son premier livre, Les Raisins de la misère, consacré aux travailleurs précaires du Bordelais et publié en 2018, elle a fait partie des finalistes du prix Albert Londres 2019. Elle est également l’autrice de L’Affaire Vincent Lambert, enquête sur une tragédie familiale (2020) et de Dame de compagnie, en immersion au pays de la vieillesse (2021). En 2022 paraît Les Enfants martyrs de Riaumont, enquête sur un pensionnat intégriste » d’après : https://www.lecteurs.com/auteur/ixchel-delaporte/4427126.

Nous remercions vivement Christian Terras, éditeur en chef de Golias de nous autoriser à reproduire  l’article de I . Delaporte .

Posts Navigation

ARTICLES

Réflexion sur l’air du temps et la laïcité par Guy GEORGES, ancien normalien (EN de Chaumont, Haute-Marne)
Racines et valeurs normaliennes partagées !
Le dossier des « moeurs laïques » de Mezetulle , Blog-archives de Catherine Kintzler .
De l’Ecole Normale aux Facultés des Sciences de l’Education ou de la vocation à la profession au Québec
Tout enseignement véritable est laïque !
Un rappel salutaire ; le manifeste de 1989 contre le « Munich » de l’Ecole publique républicaine.
Giordano Bruno (1548-1600) , pourfendeur de l’ignorance et de l’obscurantisme , condamné par la « sainte » inquisition et brûlé vif à Rome.
Refonder la Gauche française de progrès social en évitant les traquenards réactionnaires !
L’école républicaine fabrique des égaux.
George Floyd, une émotion mondiale
Conférences et exposés (III) de Robert Lazennec, ancien élève-maître de l’ENG de Quimper –  » L’école du temps de Jules Ferry; la France pédagogise »
Antiracisme, accusation identitaire et expiation en milieu académique
Violences à Dijon – Faits rapportés dans la presse et  leçons pour la consolidation de nos institutions républicaines
Le discours de Jules Ferry  sur la crise économique en 1884
La fin des turpitudes criminelles deEgaré(e), directeur de l’école des frères de la Doctrine chrétienne de Douarnenez (F-29100) en 1884
Avancer masqué en se démasquant. Quelles  leçons tirer de la pandémie due au coronavirus SARS-CoV-2 ? 
Acquisitions et cessions de terrains complémentaires pour l’implantation de l’ENG de Quimper
Visites sur les chantiers de construction des Ecoles normales  et du Lycée à Quimper, fin 1883
Le débat sur les livres d’enseignement lors de  la mise en application de la loi du 28 mars 1882
Une session fondatrice pour le Conseil municipal de Quimper
La cession des terres labourables de BOURG-LIBOU en 1883 pour construire l’école normale d’instituteurs de Quimper
Réponses aux projets de laïcisation des écoles communales du Finistère en 1882 ; les émeutes fomentées par les cléricaux à Moëlan-sur-Mer (F- 29350).
Le discours attendu sur la laïcité toujours reporté au lendemain
La Loi du 28 mars 1882 sur l’enseignement primaire obligatoire et laïque : Loi athée de l’Ecole sans Dieu 
Conférences et exposés (II) de Robert Lazennec, ancien élève-maître de l’ENG de Quimper – « Emile Combes, le Combattant de la Laïcité »
La Belle Yvonne (1882) – feuilleton inédit d’après laïcisation de l’hebdomadaire républicain Le Finistère
Les cessions amiables de terres labourables pour la construction de l’Ecole normale d’Institutrices à Kerfeunteun (F-29088) en 1882
Faits et bruits finistériens de 1882 (1)
Gazette bigoudenne de l’été 1882 : Plozévet ( F-29710)
Miscellanées quimpéroises d’après laïcisation (article 3) – Du concordat au discordat !
Les rapports de l’Eglise et de l’Etat : de l’alliance à la  séparation – par Robert Lazennec
Miscellanées  bretonnes et quimpéroises d’après laïcisation (suite)
Michel Mazéas – Promotion LIBERATION( 1944-1947) – Instituteur très engagé  dans la vie professionnelle, syndicale, associative et politique
L’organisation de l’instruction publique du Finistère sous la conduite et l’autorité des préfets de la République en 1880-1881
Les prémices de la création de l’Association des anciens élèves des Ecoles laïques de Brest en 1912.
Quand Jules Ferry se lançait dans la campagne électorale des Législatives d’août 1881
Les choix stratégiques du Conseil Général du Finistère en 1881 au lancement de la construction des deux Ecoles Normales Primaires du Finistère
Réinstituer l’école publique laïque pour réinstituer l’élitisme républicain
Chronique quimpéroise d’après laïcisation des écoles communales (article 2)
Chronique quimpéroise d’après laïcisation des écoles communales (article 1)
A la mémoire des Caporaux de Souain, fusillés pour l’exemple
Addendum aux mémoires de Jeanne Le Borgne Institutrice publique à Plouhinec (29) au moment de l’occupation allemande (1940-1944)
L’Ecole Normale d’Instituteurs de Quimper. Article  des Amis du Patrimoine de Trégunc (F-29910) publié en 2018 dans l’ouvrage « Histoire des écoles de Trégunc, Livre 1 » 
Chronique quimpéroise de la laïcisation de  l’Ecole normale et des Ecoles communales en 1880 (suite)
Le frère René,ex-directeur de l’école normale congréganiste de Quimper, et l’ordonnance de non-lieu prononcée à son encontre en 1880
Nouvelles et renseignements concernant le jugement (en 1880) de l’ex-directeur de l’école normale congréganiste de Quimper
 Mars 1880 ; l’heure de la laïcisation de l’Ecole à Quimper (II). Le voeu pour  la laïcisation des Ecoles communales au Conseil municipal de Quimper. (débats et vote final)
Mars 1880 ; l’heure de la laïcisation de l’Ecole à Quimper (I). Congréganistes ou Laïques
La question des manuels scolaires et de leurs contenus en débat, au Sénat de la 3è République, en 1883
Instruction et Enseignement primaires en1884: le diagnostic de la presse locale !
Chronique anticléricale (suite…): Pour lutter contre l’ECOLE des JULES(sic), laïque, gratuite et obligatoire et assurer le salut des enfants par scolarité catholique, il suffit de donner des bourses aux nécessiteux !
Auguste DAMALIX, aspirant normalien bourguignon, un des premiers  protagonistes de l’ Ecole Normale d’Instituteurs de Quimper (Promotion ENG , 1886-1889)
Narcisse et Sébastien KERDAVID , « les  deux frères terribles du cléricalisme » en Finistère à la fin du 19è siècle !
De l’école de hameau de  Keranguen (Scaër, F-29390) à Xieng Khouang et le pays des Méos au Laos, au début des années 60 : Le parcours hors norme d’un jeune instituteur  breton formé à l’ENG de Quimper
L’Ecole  Normale d’Institutrices de Tarbes choisie pour accueillir les Archives Départementales des Hautes Pyrénées :  une réhabilitation en débat
La fermeture de l’Ecole normale congréganiste  de Quimper en 1880 – Chroniques de la presse finistérienne de l’époque
Chronique anticléricale (suite) – Dérives sectaires dans l’Eglise catholique – Gare aux gourous! 
Action et défense laïques pour sauver la démocratie et la République sociales
Au coeur de la « crise catholique »; résilience, pragmatisme et référence à la laïcité auront-ils raison des excès du cléricalisme ?
Chronique journalistique de la drôle de guerre (1939-1940)
Aux deux héros de « KERVEZ ce paradis » – (L’Amitié Par Le Livre,1958)
CONVICTION LAÏQUE :  vingt fois sur les principes remettez votre ouvrage, polissez-les sans cesse et les repolissez …
Biographie du Professeur d’Ecole Normale Per-Jakez HELIAS par ses enfants(2013).
L’Ecole Laïque  forgeait l’âme de ses élèves de 1920 en leur « montrant la SCIENCE ». Cent ans après la question se pose de savoir « comment défendre la Science » !
Les accords de Munich (30 septembre 1938) annonciateurs de bourrasques sur l’Europe
Chronique académique et normalienne . (Novembre 1938)
La mauvaise querelle faite aux instituteurs après le congrès de leur syndicat national. (Nantes, 3 août 1938)
Maillé, village martyr de la  barbarie nazie : le massacre oublié
Le point de vue d’un breton éclairé sur les perspectives de guerre en 1938
Rémunérations, avancement et retraites des Instituteurs à la fin du 19è siècle
Enjeux politiques de la fin du 19è siècle en  pays morlaisien : union des forces républicaines, anticléricalisme et anticésarisme sur fond d’affaire Dreyfus
Rémunérations, avancement et retraites des Instituteurs à la fin du 19è siècle
Enjeux politiques de la fin du 19è siècle en pays morlaisien : union des forces républicaines, anticléricalisme et anticésarisme sur fond d’affaire Dreyfus
Réformer l’enseignement secondaire à la fin du 19è siècle…
Quand à la rentrée 1938  et malgré le contexte chargé, on envisage encore les réformes de l’Enseignement initiées par Jean ZAY sous le Front Populaire,
La lutte farouche des catholiques et des royalistes contre la  Loi de Séparation de 1905 (Lezenn an disparti en breton trégorrois)
L’appel au Deuil de Albert de MUN  faisant suite à l’adoption, par la Chambre des Députés, du projet de loi de séparation des églises et de l’Etat en juillet 1905
Avec SPINOZA (1632-1677), prince des philosophes, contre les dogmes et pour une pensée rationaliste fondatrice de démocraties tolérantes et laïques
Instantanés de la vie normalienne quimpéroise du début du 20è siècle
Souvenirs de la Guerre d’Algérie parJacques Denniélou
L’inquisition en marche en 1928 , quand l’évêque  Pasquier se fait pourvoyeur de prison
Hommage à Jean CORNEC, Président de la FCPE de 1956 à 1980
« Votre bouche nous livrait de l’or »; l’hommage de Jacques Denniélou, à Pierre Jakez Hélias, son professeur de français à l’ENG de Quimper
Attendus récents de la chronique anticléricale 
Les DAVIDEES ; institutrices laïques catholiques formées dans les écoles normales primaires
L’Ecole à l’épreuve du colonialisme : Une exposition du Musée National de l’Education à ROUEN ( du 8 avril 2017 au  2 avril 2018) intitulée  » L’école en Algérie, l’Algérie à l’école depuis 1830″
Chronique antireligieuse (suite) :  » Aux assassins de FERRER « , poème dédié à Francisco Ferrer, martyr de la Pensée Libre
Chronique antireligieuse : Francisco FERRER (1859-1909), fondateur de l’ECOLE MODERNE RATIONALISTE à Barcelone, un martyr de la Pensée Libre
Sagas normaliennes quimpéroises: de père à fille et d’oncle à neveu
Les grands meetings de Défense Laïque de décembre 1930 en Finistère
Un scandale dénoncé en 1930 : l’irruption de  moniteurs et de monitrices dans l’encadrement des élèves des  écoles privées !
Organisation de l’école « libre » : en 1930 « on » se proposait de créer des écoles normales catholiques interdiocésaines !
Quand le patronyme d’un ancien Professeur de Français à l’ENG est retenu par le Conseil municipal de la Commune de Cléden Poher (29270) pour la dénomination de son école publique communale
A la recherche des anciens directeurs de l’ENG
En 1930, pour « conserver » les instituteurs formés à l’Ecole Normale et sauver l’Ecole laïque, on découvre l’urgence de la revalorisation de la situation matérielle des maîtres !
Les délégations de stagiaires pour les normaliens et normaliennes des promotions 1927-1930
Directeurs et Directrices des Ecoles Normales Primaires de Quimper . J. Le Poëzat-Guigner, Directeur de l’ENG (1957-1972)
Préparatifs de la célébration du cinquantenaire de l’école publique …  Des projets à assumer et une réalisation exemplaire !
L’Ecole et la  Terre
L’implication du Citoyen dans la défense de l’école laïque et de ses maîtres à l’été 1927

Posts Navigation