Le projet de réforme des retraites

 Savoir nommer les choses pour les faire comprendre  en mobilisant la sagesse  du peuple de France et en respectant les règles  de la démocratie.

 

On sait que le projet de réforme des retraites préparé par le gouvernement de la République a été  adopté par le Parlement lundi 20 mars 2023… après le rejet d’une motion de censure faisant suite  à l’usage par le gouvernement de l’article 49, alinéa 3 de la Constitution . Ceci permettait de forcer le passage du texte contesté par nombre de corps intermédiaires et n’a pas manqué de susciter une fronde populaire et de nombreuses manifestations émaillées de heurts dommageables à différents égards… 

Une association laïque telle que l’ASVPNF revendiquant tolérance et justice sociale ne pouvait rester insensible  à  la situation conflictuelle créée . C’est ainsi qu’elle a jugé opportun   de faire connaître les propos tenus par des philosophes au sujet d’une crise  susceptible d’affecter nos institutions, si ce n’est déjà le cas.

Qu’est-ce que gouverner  sous les auspices de la  République française  telle que voulue par la Constitution de 1958 qui, dans  son  article 1er,  énonce les principe suivants   : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale » ?

 On peut trouver des éléments de réponse   en  se rendant  à l’adresse : https://www.education.gouv.fr › media › download PDF

En cette période pleine d’instabilités et de violences diverses on rappellera  quelques éléments fondateurs auxquels le citoyen ordinaire,informé et émancipé, devrait pouvoir se raccrocher pour appréhender la situation et ses développements  et fixer sa ligne de conduite :

« Le pouvoir du peuple s’exerce dans le cadre et au bénéfice de la chose publique. République et démocratie sont deux notions complémentaires.

« La République repose sur la participation et la représentation des citoyens. Le suffrage est universel, libre et égal. La loi est l’expression de la volonté générale, à laquelle tous les citoyens ont le droit de concourir, par eux-mêmes ou par l’intermédiaire de leurs représentants. Les citoyens sont égaux sans distinction d’origine, de race ni de religion et dans le respect de toutes les croyances. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté.

« La République sociale renvoie à deux notions importantes :

Tout d’abord, la « fraternité », qui vise le lien unissant les membres du corps de la Nation formé d’une communauté de citoyens libres et égaux sans distinction d’origine, de race ou de religion, unis dans un idéal commun de liberté, d’égalité et de fraternité. Idéal politique, principe républicain, la fraternité est, pour chaque membre de la Nation, la reconnaissance de l’autre comme différent mais participant à la même communauté politique.

« Ensuite, la solidarité, consacrée comme une obligation de la Nation : le Préambule de 1946 pose : « la nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement ». Ainsi, la solidarité nationale vient suppléer, si besoin, la carence ou l’insuffisance de la solidarité familiale. Elle devient active pour une plus grande égalité de tous les membres de la collectivité.

« Toutes les dispositions de la République sociale sont liées au principe d’égalité : les droits sont reconnus « à chacun » ou garantis « à tous ». Et l’égalité est liée à l’universalité des droits et des devoirs.

« Le principe du gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple :

Le 13 novembre 1863, à l’occasion de l’inauguration d’un monument aux morts sur l’emplacement de la bataille de Gettysburg, Abraham Lincoln prononce la phrase, en forme de vœu, qui contient une définition de la démocratie : « Que le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple ne disparaisse jamais de cette terre ». Depuis 1946, lorsque le constituant reprend à son compte la formule de Lincoln pour en faire le principe de la République, cette définition a valeur constitutionnelle en France.

« La formule « réunit dans une même proposition trois figures du peuple à la fois objet, sujet et fin du gouvernement :

-Objet dans la mesure où il « est soumis au gouvernement de la volonté générale »,

– Sujet  car « sa volonté est néanmoins soumise au principe de la légitimité de tout pouvoir public, formellement (démocratie représentative) ou substantiellement (démocratie participative) ,

– Enfin car « le bien commun – le  bonheur de tous » (Préambule de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789) constitue l’essence de la République .

« Héritage précieux de la philosophie des Lumières, l’universalisme républicain s’oppose aux privilèges et aux discriminations. Il fait participer les membres du corps social aux affaires communes en tant que personnes et non en tant que membres de groupes définis par des particularités natives telles que le sexe ou l’origine. Il permet de bâtir un « Nous national » en brassant et non en segmentant, en valorisant tout un chacun comme citoyen et non comme membre d’une communauté, en refusant les ségrégations que connaissent les sociétés organisées sur une base ethnico-religieuse. »

 

Et cet alinéa 3 de l’article 49 de la Constitution datant de 1958, si décrié et semble-t-il si utile pour divers gouvernements, que dit-il ?

-« Le Premier ministre, après délibération du Conseil des ministres, engage devant l’Assemblée nationale la responsabilité du Gouvernement sur son programme ou éventuellement sur une déclaration de politique générale.

-L’Assemblée nationale met en cause la responsabilité du Gouvernement par le vote d’une motion de censure. Une telle motion n’est recevable que si elle est signée par un dixième au moins des membres de l’Assemblée nationale. Le vote ne peut avoir lieu que quarante-huit heures après son dépôt. Seuls sont recensés les votes favorables à la motion de censure qui ne peut être adoptée qu’à la majorité des membres composant l’Assemblée. Sauf dans le cas prévu à l’alinéa ci-dessous, un député ne peut être signataire de plus de trois motions de censure au cours d’une même session ordinaire et de plus d’une au cours d’une même session extraordinaire.

Alinéa 3 :Le Premier ministre peut, après délibération du Conseil des ministres, engager la responsabilité du Gouvernement devant l’Assemblée nationale sur le vote d’un texte. Dans ce cas, ce texte est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure, déposée dans les vingt-quatre heures qui suivent, est votée dans les conditions prévues à l’alinéa précédent.

-Le Premier ministre a la faculté de demander au Sénat l’approbation d’une déclaration de politique générale. »

 

 Ceci étant posé, les visiteurs pourront prendre connaissance de 3 articles dévolus à cette problématique   touchant à des pratiques politiques  cadrées par des textes constitutionnels. Ces derniers sont  soumis à l’épreuve du temps, aux options politiques des gouvernants,  aux péripéties des débats parlementaires ,  à la dynamique des revendications syndicales et aux aléas   de la vie citoyenne .

Les trois articles signalés ont été écrits par des auteurs  que nous remercions  vivement pour mettre à notre portée des articles engagés faisant écho aux problèmes  sociaux actuels. Il s’agit de :

 1. Retraites. « Quand la réforme sera adoptée, il ne se passera rien » : vraiment ? par Catherine Kintzler (Mezetulle, le 22 mars 2023
 
https://www.mezetulle.fr/quand-la-reforme-sera-adoptee-il-ne-se-passera-rien-vraiment/

« Le matin du 20 mars, quelques heures avant le rejet de la motion de censure par l’Assemblée nationale, le politologue Dominique Reynié, directeur de la Fondation pour l’innovation politique, était invité à Europe 1 par Dimitri Pavlenko au sujet du projet de loi sur la réforme des retraites présenté par le gouvernement, et du mouvement social qui s’y oppose depuis fin janvier avec une grande ampleur. Un peu étonnée par certains de ses propos, je réécoute l’enregistrement, disponible sur le site d’Europe 1… » /

 2. Réforme des retraites : « Le jeu des 7 erreurs » par Denis Maillard (Philosophie magazine ,  24 mars  2023)

https://www.philomag.com/articles/reforme-des-retraites-le-jeu-des-7-erreurs-par-denis-maillard

La réforme des retraites a engendré l’une des plus plus graves crises politiques et sociales de ces dernières années. En témoigne la mobilisation une nouvelle fois massive des Français le jeudi 23 mars. Comment en est-on arrivé là ? Le spécialiste des questions du travail Denis Maillard dresse le tableau, inquiet mais stimulant, des sept grandes erreurs commises par Emmanuel Macron et le gouvernement.

 3.La foule contre le peuple ? la rhétorique d’Emmanuel Macron décryptée par Octave Larmagnac-Matheron (Philosophie magazine , 22 mars 2023)

https://www.philomag.com/articles/la-foule-contre-le-peuple-la-rhetorique-demmanuel-macron-decryptee

« L’émeute ne l’emporte pas sur les représentants du peuple, et la foule n’a pas de légitimité face au peuple qui s’exprime souverain à travers ses élus » : c’est par ces quelques mots qu’Emmanuel Macron a balayé, hier devant les parlementaires, et aujourd’hui à la télévision, l’opposition dans la rue à la réforme des retraites. Qu’est-ce qui distingue la foule et le peuple ? Réponses avec Gustave Le Bon  et Jacques Rancière.

 

°°°°°°°

Au total et ce n’est  pas un final, faut-il au prix de  quelques concessions à la mémoire politique de Michel Debré*, le rédacteur de la Constitution de 1958,  rappeler le propos qu’il tint à  un journaliste enclin à penser que ladite Constitution   serait  à l’origine de conflits entre un Parlement muselé et un exécutif aux prérogatives excessives  ? :…

« L’essence de la démocratie est le conflit.Il n’y a pas de conflit en régime de dictature. » 
 
Il y a en effet  conflit et conflit ! Pour M. Debré, c’était au Président de trouver solution à ces conflits en usant  du Conseil constitutionnel , du référendum ou de la dissolution de l’Assemblée …Ne pouvait-on, en amont de ces péripéties dangereuses, imaginer et élaborer en concertation avec les corps intermédiaires , des projets de  réformes constructifs  évitant les conflits ?

*On rappellera que cet homme politique fut aussi à l’origine d’une Loi considérée ici comme scélérate  et dont nous  continuons à demander l’abrogation  (le texte de ladite loi étant désormais incorporé au Code de l’Education !) ; il s’agit de la Loi n°59-1557 du 31 décembre 1959 sur les rapports entre l’Etat et les établissements d’enseignement privés.

Selon  Wikipedia : la loi Debré instaure un système de contrats entre l’État et les écoles privées qui le souhaitent. L’État accorde une aide mais en contrepartie, les programmes doivent être les mêmes que dans l’enseignement public (le catéchisme devient une option). L’inspection devient obligatoire et les enfants ne partageant pas la même religion que l’établissement ne peuvent être refusés.

Les enseignants sont rémunérés par l’État selon les mêmes grilles indiciaires. En revanche, leurs retraites dépendent du régime général et de caisses de retraites complémentaires, ce qui induit une différence tant dans la rémunération nette (taux de cotisations plus fort) que dans les droits à retraite (retraites ordinairement nettement plus faibles). Cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_sur_les_rapports_entre_l%27%C3%89tat_et_les_%C3%A9tablissements_d%27enseignement_priv%C3%A9s

 

André Le Goff raconte !

Quand deux anciens normaliens des années 50 se lancent dans l’éducation populaire.

Notre ami André le Goff propose pour mise en ligne sur ce site un nouvel article illustré fournissant l’opportunité de faire connaître l’implication des anciens normaliens devenus instituteurs dans l’éducation populaire notamment dans le cadre de l’UFOLEP pour Union Française des Œuvres Laïques d’Education Physique.«L’UFOLEP est une association loi de 1901première fédération affinitaire multisports de France. Elle est l’un des secteurs sportifs associatifs de la Ligue de l’enseignement, mouvement d’éducation populaire. En prônant le sport«autrement», elle a pour vocation d’en faire un outil citoyen d’éducation, un vecteur d’émancipation et d’épanouissement personnel et collectif.Créée en 1928, au sein de la Ligue de l’enseignement pour répondre aux attentes d’une partie des adhérents de l’époque, l’Union française des œuvres laïques d’éducation physique contribua, sous le Front populaire, à la mise en œuvre de la politique sportive menée par Léo Lagrange. Sa commission scolaire, l’Union sportive de l’enseignement du premier degré(USEP), fut reconnue en 1939 par un décret signé de Jean Zay.Dissoute le17 avril 1942par le régime collaborationniste de Vichy, avec confiscation de ses locaux et de ses biens,

l’UFOLEP poursuivit ses activités dans la clandestinité pour les reprendre au grand jour dès la Libération»
(Cf.https://fr.wikipedia.org/wiki/Union_fran%C3%A7aise_des_%C5%93uvres_la%C3%AFques_d%27%C3%A9ducation_physique).
L’expérience rapportée ici par André Le Goff est dévolue au tennis de table qui ne devint sport olympique qu’aux Jeux de Séoul en 1988.On rappellera,pour la petite histoire normalienne quimpéroise, qu’à l’Ecole normale de garçons le ping-pong était un véritable «sport national». L’école disposait en effet dans sa salle de jeux d’une table ad-hocet d’un ping foot pour une population d’environ 150 élèves-maîtres…Les places y étaient chères,d’autant qu’elles revenaient en priorité absolue aux vénérés ancêtres et anciens de la maison?Des tournois inter-promotions étaient organisés et donnaient lieu à des joutes mémorables…Quoi qu’il en soit du bon grain y fut semé au point où les deux héros de ce récit, devenus instituteurs dans leurs écoles communales ,surent trouver le temps , l’énergie et la force de conviction nécessaires pour organiser et animer des stages de tennis de table dans le cadre de l’UFOLEP.
Les visiteurs de ce site pourront prendre connaissance du récit illustré qu’en fait André Le Goff en cliquant sur document1. Il y rend hommage à son camarade Jo Le Du, décédé prématurément.

Les visiteurs sont également invités à consulter le dessin du pongiste Jo Le Du,signé par le même A. Le Goff en cliquant sur document 2 .

Document 1.  L’ami Jo par A. Le Goff.

Document 2.  Jo Le Du, pongiste à Moëlan-sur-Mer par A. Le Goff.

 Que notre ami André Le Goff soit chaleureusement remercié pour cette nouvelle contribution.

La question de l’uniforme à l’Ecole

« Une vraie-fausse bonne idée ! »

 

Ladite idée a défrayé la chronique récemment. Les visiteurs intéressés pourront prendre connaissance d’arguments tant en sa faveur qu’en sa défaveur en se rendant à l’URL. : https://www.mon-uniforme-scolaire.fr/pour-ou-contre-l-uniforme-scolaire

La Vigie de la Laïcité  consacre sa Newsletter n°15 du 6 mars 2023 à cette question . Selon cette Association : « A la suite de la constatation de relative augmentation des tenues à caractère religieux dans les écoles de la République à la rentrée scolaire 2022 la machine médiatique s’est de nouveau emballée… Pour remédier à ces atteintes à la laïcité persistantes,  la non moins rituelle proposition du port de l’uniforme à l’école a resurgi. Celle-ci s’est concrétisée par une proposition de loi déposée par un député RN au début de l’année 2023  ».

La Vigie de la Laïcité (nous) propose d’approfondir la question de l’uniforme  scolaire   via  quatre articles  traitant de certains des enjeux concernés . C’est ainsi que :

« Claire de Galembert explique combien cette question, sans jamais encore aboutir, s’inscrit durablement dans l’agenda politique français (Article 1)

Philippe Portier revient avec précision sur les atermoiements du débat parlementaire tel qu’emmené par le Rassemblement national (Article 2)

Charles Mercier montre que l’uniforme scolaire, dans d’autres pays, n’a pas forcément pour fonction de neutraliser les signes religieux arborés par les élèves (Article 3)

Dounia Bouzar s’interroge sur l’opportunité qu’il y a à remplacer les habits « à référence musulmane » arborés par certains jeunes par des uniformes « républicains », tout aussi négateurs de l’identité individuelle les uns que les autres.  (Article 4)».

Les visiteurs de ce site pourront consulter ces différentes contributions aux adreses indiquées ci-dessous, la Vigie de la Laïcité nous ayant expressément autorisé à les reproduire :

Article 1. L’uniforme scolaire : un avatar de plus de la nouvelle laïcité ?

URL: https://vigie-laicite.fr/luniforme-scolaire-un-avatar-de-plus-de-la-nouvelle-laicite/

 

Article 2. L’uniforme à l’école. Le débat parlementaire sur la proposition de loi du Rassemblement national (septembre 2022-janvier 2023)

URL: https://vigie-laicite.fr/luniforme-a-lecole-le-debat-parlementaire-sur-la-proposition-de-loi-du-rassemblement-national-septembre-2022-janvier-2023/

 

Article 3. Vu de l’étranger : uniforme et neutralité religieuse des élèves vont-ils de pair ?

 URL : https://vigie-laicite.fr/vu-de-letranger-uniforme-et-neutralite-religieuse-des-eleves-vont-ils-de-pair/

Article 4. L’uniforme républicain versus l’uniforme salafiste ?

 URL: https://vigie-laicite.fr/luniforme-republicain-versus-luniforme-salafiste/

 On voit bien  que la question est complexe et   que la barbe ne fait pas le philosophe. Mais on  voit aussi  que  si l’habit ne fait pas le moine, il peut donner-dans certaines limites-  bonne conscience !

Journée Internationale 2023 des Droits des Femmes

Le 8 mars, le monde entier célèbre la Journée internationale des Femmes. 

Officialisée par les Nations unies en 1977, elle est également appelée par certains pays comme la France, Journée internationale des droits des Femmes. 

Cette journée est issue de l’histoire des luttes féministes menées sur les continents européen et américain. Le 28 février 1909, une «   Journée nationale de la femme» (National Woman’s Day) est célébrée aux USA à l’appel du Parti Socialiste d’Amérique.

À la suite d’une proposition de  Clara ZETKIN en août 1910, l’Internationale socialiste des femmes célèbre le  19 mars 1911 la première « Journée internationale des femmes » et revendique le Droit de Vote des femmes , le droit au travail et la fin des discriminations au travail. Depuis, des rassemblements et manifestations ont lieu tous les ans.

C’est la Russie soviétique qui est le premier pays à l’officialiser en 1921 en en faisant un jour férié mais non chômé jusqu’en 1965. L’évènement restera principalement cantonné aux pays du bloc socialiste jusqu’à la fin des années soixante.

C’est  en 1977  que les Nations unies  officialisent la journée, invitant tous les pays de la planète à célébrer une journée en faveur des droits des femmes. La « Journée internationale des femmes » fait ainsi partie des 87  journées internationales  reconnues ou introduites par l’ONU. (d‘après https://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9e_internationale_des_femmes

).

 Il s’agit de militer et d’agir :

 

Pour la fin des inégalités par rapport aux hommes

 

Ce 8 mars 2023, rejoignez ONU Femmes et les Nations Unies pour célébrer la Journée internationale des Femmes placée cette année sous le thème :

 

Pour un monde digital inclusif

Innovation et technologies pour l’égalité des sexes.

 

« On s’accorde à dire que , 37% des femmes n’utilisent pas internet. Bien qu’elles constituent près de la moitié de la population mondiale, l’écart technologique est toujours en leur défaveur : par rapport à la population masculine, elles sont 259 millions  à ne pas avoir accès à Internet.

Elles ne sont  donc pas en mesure de développer les compétences numériques nécessaires et de s’engager dans des espaces numériques, ce qui diminue leurs possibilités de poursuivre des carrières dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques … »

Les visiteurs de ce site pourront consulter en cliquant ici un document liminaire à cet égard… considérant qu’il ne s’agit pas  de  s’exonérer à bon compte de  questions sans doute beaucoup plus terre à terre que celle  mise en avant par l’ONU ce 8 mars 2023

Chronique des turpitudes et contre-turpitudes ecclésiales et cléricales (suite)

Sur ce site on s’est proposé de tenter de rendre compte et de dénoncer, au moyen de coupures de presse et d’articles mis en ligne, les pratiques perverses et dévoyées  commises par les prêtres de  l’Eglise catholique sous le couvert d’emprises dites spirituelles – condamnables par la justice des hommes. Ainsi que déjà mentionné, l’actualité reste très prégnante à cet égard ; les affaires mises à jour aux différents niveaux de la hiérarchie (y compris les plus élevés ) venant enrichir  des dossiers déjà bien chargés.

C’est au point que l’indignation  provoquée par le récit des scandales ayant eu cours au sein de l’Eglise et de ses institions  ne laisse  place que rarement à l’évocation des souffrances et traumatismes causés aux victimes. Que dire   de la mise en lumière des réparations  exemplaires qu’ils méritent  sans compter les sanctions pénales qui devraient être encourues par des « abuseurs » bénéficiant, a priori, de l’absolution divine ? . L’élucidation et l’analyse des  facteurs explicatifs humains et institutionnels ayant conduit à ces dérives   demeurent aussi très ténues  ceci étant à l’aune de la résistance offerte par le système clérical aux abois ! On sait bien qu’une institution qui tolère le mal et parfois même le masque en devient complice…

La présente parution se propose de  verser au dossier trois nouveaux articles  annoncés dans la Newsletter  de Golias Hebdo du 24 février 2023 :

 

 1. Affaire Philippe et Vanier : une secte protégée en haut lieu  
 
par Xavier Charpe et Christian Terras . 
 
Document 1, accessible en cliquant ici.

 

2. Le péché : une obsession catholique
 
par Paul Fleuret.

Document 2 , accessible en cliquant ici

 

3. Délire et perversion au cœur de l’église 
 
par Golias.
 
Document 3 , accessible en cliquant ici.

On retiendra entre autres  que le péché constitue pour le clergé « une manière bien sournoise de conserver le contrôle sur les âmes et les consciences… un pouvoir de vie et de mort sur les fidèles ». Au demeurant il lui permet d’user du spirituel au profit du temporel et de se rendre compte qu’en absence  de péché il n’y a pas d’emprise possible…

Au final on rappellera qu’a contrario  l’Ecole publique laïque, parfois mise en cause dans les discussions suscitées par certains articles mis en ligne par  Golias, a pour  objet l’émancipation des âmes et  des consciences. Sous son auspice, la Raison ne reconnaît aucune tutelle politique ou religieuse , elle y est donc parfaitement autonome…

 

Les difficultés et dérives  des deux institutions adversaires , souvent nommées de la même manière dans les medias,  ne  relèvent  pas du même domaine de l’activité humaine.  Leurs déterminants  tant sur le plan philosophique  que sur le plan  politique  sont essentiellement différents. Il est parfois salutaire de le rappeler  pour que les citoyens ordinaires et émancipés ne cèdent pas en la matière à la « redoutable tentation de l’amalgame ».

Petite chronique finistérienne de la laïcisation aux débuts de la 3è République

La laïcité se trouve au coeur de bien des débats actuels de notre société et de notre République . La 3è République joua un rôle essentiel dans son instauration au sein de nos institutions tout particulièrement  l’Ecole publique.Ceci intervenait -faut-il le rappeler- cent ans après la Grande Révolution pendant laquelle des pères fondateurs tels Condorcet et Lakanal ouvrirent la voie du progrès…

 

Mais à quel prix  ? Celui des luttes  sans merci de la laïcisation où des républicains  convaincus eurent raison de la réaction cléricale au moyen de la Loi . Elles purent compter sur la « généreuse obstination au bien » de Jules Ferry relayée par les instituteurs  pionniers qui devinrent plus tard (en 1913), sous la plume de  Charles Péguy, les hussards noirs de la République.  

 

Au moment où dans certains milieux on se plaît à pointer la déconstruction voire la dérive de l’Ecole publique laïque et qu’on ne   prête  qu’une attention toute relative à la   révélation   quotidienne des abus divers – souvent criminels- perpétrés au sein de l’Eglise  par ses prêtres, il semble opportun de tenter de reconstituer- au niveau local- les évènements qui présidèrent à la laïcisation.

 

En tirer des leçons devrait  grandement aider à refonder des institutions à la dérive  et à  « édifier un monde nouveau » sur les  précieux débris de l’ancien . C’est ce qui est souhaité et argumenté sur ce site dévolu  à l’histoire et au devenir de  l’Ecole publique et de ses maîtres .

 

Il s’agit ici de donner la transcription  d’articles révélateurs et  fondateurs  à cet égard tels que l’on peut les découvrir dans la presse ancienne numérisée républicaine des débuts de la 3è République   et de ses lois scolaires. L’Instruction publique était au coeur du débat tant au niveau parlementaire  qu’au niveau du citoyen,  les protagonistes étant nommément les Instituteurs  et les « paladins » de la réaction cléricale.

 

Selon Jules Ferry lui-même:  « L’Instituteur ne doit être en guerre avec personne. Il ne doit être un obstacle ou un rival ni pour les chefs spirituels de la commune ni pour les pouvoirs civils ; il doit se renfermer exclusivement dans son rôle d’éducateur, dans sa mission de travail, de gravité, de conciliation. En s’y maintenant avec sévérité, il acquerra plus d’autorité, de dignité et de crédit qu’en se jetant dans les luttes locales. » 

Il poursuivait:   » Instituteurs, voici votre lot, voici votre domaine ; ces enfants, dont vous devez nous faire, non seulement des hommes, mais des citoyens — des générations renouvelées par l’éducation intellectuelle, morale et physique, meilleures que les nôtres, plus complètes et plus viriles, qui ne seront ni frivoles, ni oublieuses et qui seront dignes de l’avenir que le sort tient en réserve pour notre chère patrie. »

 

Dans une circulaire diffusée à l’époque par le Ministère de l’Instruction publique dévolue à l’enseignement moral et civique on tenait des propos  qui mériteraient d’être remis en exergue en 2023  : « L’enseignement moral est destiné à compléter et à relier, à relever et à ennoblir tous les enseignements de l’Ecole. Tandis que les autres études développent chacune un ordre spécial d’aptitudes et de connaissances utiles, celle-ci tend à développer l’homme lui-même,c’est-à-dire un cœur, une intelligence, une conscience. Cette éducation n’a pas pour but de faire savoir mais de faire vouloir , elle émeut plus qu’elle ne démontre ; devant agir sur l’être sensible, elle procède plus du coeur que du raisonnement ; elle n’entreprend pas d’analyser toutes les raisons de l’acte moral, elle cherche avant tout à le produire, à le répéter à en faire une habitude qui gouverne la vie. A l’école primaire surtout, ce n’est pas une science, c’est un art, l’art d’incliner la volonté libre vers le bien. »

C’est à ce genre de (re)découvertes que sont invités les visiteurs de ce site. Ils  pourront y consulter un ensemble  de 43 items  extraits du Journal  Le Finistère ( numérisé aux Archives  du département du Finistère)  dans ses parutions allant du  15 août 1882 au 30 décembre 1882. Le document final de 118 pages est accessible en cliquant ici.

Pour faciliter  la consultation des articles retenant l’attention on pourra se référer au sommaire suivant :

 1. Le concours d’admission à l’Ecole normale de 1882………………….page1

2. L’école neutre

3.L’instruction obligatoire(1)

3 bis.Le travail manuel

4. La visite de Ferdinand Buisson à Quimper

5. L’enseignement obligatoire (2)………………………………………………..page 13

6. La République et les Ecoles

7. L’enseignement obligatoire (3)

8 . Un instituteur laïque réhabilité

9. L’instruction obligatoire (3)

10. Au conseil départemental de l’Instruction publique……………….page 33

11.Turpitudes  à l’école congréganiste

12. L’Ecole sans Dieu

13.Au Conseil d’Arrondissement de Morlaix

14. Au journal officiel

15.Circulaire Pape-Carpentier………………………………………………………page41

16. La loi athée

17. Encore l’instruction obligatoire (4)

18. Déclarations du Ministre de l’Instruction publique

19.Lakanal (1)

20. Lakanal(2)………………………………………………………………………………page53

21. La question du Concordat

22. La résistance à la loi  d’Enseignement

23.L’enseignement secondaire des filles

24. Les cléricaux et la loi sur l’enseignement primaire

25. L’Histoire à  l’Ecole primaire…………………………………………………page 69

26. L’Ecole  supérieure des travaux manuels

27. Perversion du sens moral

28. Réouverture des  cours d’adultes à Quimper

29. L’Instituteur congréganiste de Landivisiau

30. L’enseignement du catéchisme………………………………………………page 82

31. Les collèges communaux

32. Les emblèmes religieux à l’Ecole

33. La République et l’Eglise

34. République et religion

35. Les complicités du silence………………………………………………………page 93

36. Le chantier de construction de l’Ecole normale des Filles à Quimper

37. Questions d’enseignement 

38.Emeute à Moëlan–sur-Mer

39.Les suites de  l’affaire de Moëlan

40. Les Ecoles de hameau……………………………………………………………..page 110

41.L’abbé du Marhallach

42. Les Ecoles

43. La nomination des Directeurs et Directrices d’Ecole normale…

Turpitudes et contre-turpitudes ecclésiales ou cléricales

Sur  ce  site on  s’est attaché à faire connaître aux visiteurs tant   les violences  regroupées sous les termes génériques  d’abus sexuels, d’abus spirituels ou de dérives sectaires  qui ont eu cours au sein de l’église  catholique de France que les dispositions  prises aux différents niveaux de la hiérarchie ecclésiale pour tenter d’y mettre fin et de réparer lestraumatismes causés aux victimes.  La tâche paraissait d’autant plus complexe  qu’elle supposait la libération de la parole  chez des fidèles  marqués à vie  et qu’au même moment  étaient révélées les agressions de même nature  commises  dans d’autres contrées de la planète où l’égise catholique est aussi implantée.

 Les occurrences  correspondantes sont désormais si nombreuses et diverses  que l’on a peine à trouver les mots pertinents  pour désigner les dérives criminelles concernées. Dans un ouvrage dévolu à la question  et intitulé

L’Eglise catholique face aux abus sur mineurs

Marie-Jo Le Thiec, médecin et spécialiste d’éthique, se pose la question de l’implication de clercs,d’évêques, de personnes en poste de responsabilité dans ces abus sexuels.Elle examine globalement pourquoi cela a pu se produire avant de donner des pistes pour contrôler de telles dérives.

Selon son éditeur «  l’Église catholique est ébranlée par une avalanche de faits divers sordides et d’occultations, d’abus sexuels autant que de conscience et de pouvoir. De tels abus ont toujours existé, mais que des clercs et des évêques, des personnes en poste de responsabilité dans l’Église aient pu se trouver à ce point impliqués dans ce scandale à vaste échelle est incompréhensible.Cet ouvrage de réflexion souhaite jeter un peu de lumière sur ce qui ne devrait pas exister, sur ce qui n’aurait jamais dû être toléré, et qui pourtant corrompt si profondément l’humanité,les religions, l’Église catholique ; on ne met pas de pansement sur des tissus nécrosés. Il faut nettoyer la plaie et examiner par quoi et pourquoi cette nécrose est arrivée . Il n’en va pas autrement des abus sexuels sur mineurs dans l’Église catholique. Marie-Jo Le Thiec étudie les racines de ce mal et les moyens de l’affronter dans un  ouvrage de référence complet, approfondi, rigoureux, écrit par une spécialiste de l’éthique. » (Cf. https://www.decitre.fr/livres/l-eglise-catholique-face-aux-abus-sexuels-sur-mineurs-9782227496033.html                        )

Sur de telles bases il n’est pas surprenant que des auteurs tel Daniel Bogner (2019)  en arrivent à la notion d’église mortifère. Pour lui « l’ampleur des abus sexuels dans l’Église catholique est telle que la question se pose, et d’abord aux catholiques eux-mêmes : s’agit-il d’accidents malheureux dus à quelques prêtres pervers ou « en souffrance » passagère, ou faut-il incriminer un système devenu structurellement destructeur ? Pour ce professeur de théologie morale à l’université de Fribourg (Suisse), « le désastre résulte d’une « sacralisation » indue, au cours d’une longue histoire, de l’autorité, des institutions, des fonctions : elle a produit un corps sacral intouchable et un cléricalisme étouffant, pratiquant un entre-soi inaccessible à toute critique. » (Cf. http://www.chautard.info/2019/08/une-eglise-mortifere-par-daniel-bogner.html )

Et ainsi de découvrir avec stupeur que  tous les niveaux de  la hiérarchie sont touchés  par ce qui est regroupé –sans doute par euphémisme-sous le terme  réducteur «  dérives » qui recouvre en réalité un  scandale institutionnel d’ampleur planétaire.  Faut-il, pour s’en convaincre, revenir à l’ouvrage  Sodoma de Frederic Martel    et à son analyse par Jean-Louis Schlegel (2019) ?  Sa recension,  accablante pour l’Eglise,  débute ainsi :   «  La corruption généralisée, tentaculaire, du corps de l’Église, d’un système devenu mafieux au cœur du Vatican, plutôt que l’homophilie généralisée, est le vrai sujet du livre…Le titre parle de lui-même : la Sodome de la fin du XXe siècle et du début du XXIe se trouve au Vatican et, par extension, dans l’Église catholique. Le pape François a évoqué un jour le « lobby gay » du Vatican. Ce que révèle l’enquête de Frédéric Martel, menée durant quatre ans et dans trente-deux pays, est bien pire : « La réalité, c’est qu’il y a au Vatican une majorité de personnes homosexuelles avec du pouvoir. Par peur, par honte, mais aussi par carriérisme, ces cardinaux, ces archevêques, ces prêtres veulent protéger leur pouvoir et leur vie secrète. [Ils] n’ont aucunement l’intention de faire quoi que ce soit pour les homosexuels. » (Cf. https://esprit.presse.fr/actualites/jean-louis-schlegel/l-eglise-catholique-rend-elle-l-ame-42010)

Tout ceci étant rappelé,  on fera un point d’étape  en visitant le travail remarquable d’information réalisé dans le quotidien La Croix  (parution du 17 février 2023 )  et  on continuera  de s’indigner en (re)découvrant  la litanie des violences ecclésiales s’allonger (Cf. https://www.la-croix.com/Religion/l-Eglise-face-a-la-pedophilie#voirplus). Pour l’esentiel elles sont regroupées sous le titre :

« L’Église face à la pédophilie et aux abus sexuels »

Un an après le rapport de la Ciase, les affaires Santier et Ricard, dévoilées en octobre-novembre 2022, provoquent de nouveau la colère au sein de l’Église de France…

Les derniers articles

Enquête

 Abus sexuels : l’emprise reste un point aveugle du Vatican

Modifié vendredi à 05h58Entretien

 Affaire Rupnik : « Les victimes attendent une parole pour reconnaître qu’elles n’ont pas été des séductrices »

Modifié jeudi à 17h00Entretien

 Livres de Jean Vanier : « Il faut accepter de ne pas être manichéen »

Modifié mercredi à 19h29Tribune

Frères Philippe : la puissance attractive du narcissisme

Modifié mercredi à 18h29Série

Abus sexuels dans l’Église : notre dossier « Sous emprise »

Analyse

Affaires Vanier, Rupnik, Ribes… Faut-il distinguer l’œuvre de l’artiste ?

Modifié mercredi à 17h54Les faits

 Un prêtre de Notre-Dame de Vie condamné à six ans de prison pour le viol d’une adolescente

Modifié mercredi à 12h08Les faits

 Abus sexuels : au moins 4 815 victimes au sein de l’Église catholique portugaise

Modifié lundi à 13h13Repères

 Abus sexuels dans l’Église au Portugal : où en sont les autres pays européens ?

Modifié lundi à 12h17Entretien

Comment croire en l’Église après les abus sexuels ?

Chronique

 L’Arche et les crêpes au sucre

Les faits

 Affaire Jean Vanier et frères Philippe : « Il faut interroger aujourd’hui toute une culture ecclésiale » selon la Corref

Tribune

« L’Église catholique et ses médecins imaginaires »

Chronique

 Affaire Jean Vanier : catholiques, ne soyez pas benêts !

Les faits

 Abus sexuels dans l’Église : plus de 400 prêtres italiens ciblés dans un rapport

Chronique

 Affaire Jean Vanier et Frères Philippe : le secret qui tue

Récit

 Affaire Jean Vanier et frères Philippe, une secte au cœur de l’Église

Entretien

 Affaire Jean Vanier et frères Philippe : « Nous avons passé des journées à essayer de déchiffrer leurs codes »

Les faits

 Violences sexuelles, les évêques français à Rome pour une session de travail

Entretien

 Abus sexuels : « Chez Jean Vanier, il y a une forme d’imposture »

Chronique

À nos lecteurs

Reportage

 « Le socle de L’Arche, ce sont les personnes qui y vivent » : à Écorchebeuf, le faible souvenir de Jean Vanier

Editorial

Affaire Jean Vanier et frères Philippe : aux racines d’un aveuglement

Document

 Fanatisme de Vanier, frères Philippe… Au cœur des archives de L’Arche et des dominicains

Analyse

Jean Vanier, frères Philippe… Ce que dit le rapport de L’Arche

Entretien

 Rapport de l’Arche sur les abus sexuels : « Jean Vanier nous a menti »

Enquête

 Enquête sur les frères Philippe : des années d’abus en toute impunité

Repères

Affaire Jean Vanier : la chronologie des révélations sur les abus sexuels

Explication

Scandale des frères Philippe : que révèle le rapport sur le rôle des dominicains ?

Entretien

 Frère Nicolas Tixier : « Je découvre avec gravité jusqu’où est allée la déviance des frères Philippe »

Entretien

 Scandale des frères Philippe : pourquoi les dominicains n’ont pas réussi à les maîtriser

Analyse

 Gouvernance, autoritarisme, affaire Rupnik : le pape François répond aux critiques

Enquête

 Violences sexuelles : l’omerta persistante autour de Mgr Belo, prix Nobel de la paix

Les faits

 Timor oriental : avant les accusations de viols sur mineurs, la lutte indépendantiste de Mgr Belo

Les faits

 Un prêtre des Frères de Saint-Jean renvoyé de l’état clérical

Les faits

 Béatitudes : le père Dominique Savio écarté de la gouvernance

Les faits

 Le cardinal Marc Ouellet visé par une seconde plainte pour « inconduite sexuelle »

Entretien

 Jean-Marc Sauvé : « Le reportage de “Complément d’enquête’’ n’est ni juste ni équitable »

Les faits

 Violences sexuelles dans l’Église : comment fonctionnent les instances de réparation ?

Entretien

 Frère Philippe Lefebvre : « L’affaire Anatrella est emblématique de beaucoup d’histoires d’abus »

Analyse

 Violences sexuelles : l’Église tient-elle ses promesses de réparation ?

Les faits

 Violences sexuelles : le prêtre Tony Anatrella sanctionné par le Vatican et le diocèse de Paris

Les faits

 Abus sexuels : des militants réclament l’extradition du père Rivoire

Les faits

 « Sous emprise » : réactions des Béatitudes et du diocèse de Fréjus-Toulon à l’enquête de « La Croix »

Grand format

 « Sous emprise » : enquête exclusive sur des abus sexuels présumés dans un internat catholique

Explication

 VIDÉO. Enquête exclusive « Sous emprise » : pourquoi nous l’avons fait

Editorial

« Sous emprise » : seule la vérité

Pratique

Abus sexuel, psychique ou spirituel : 10 conseils pour aider les victimes

Témoignage

PODCAST – Abus sexuels : « Mon enquête sur les mécanismes insidieux de l’emprise »

Les faits

 Appel à témoignages concernant le père Raymond Jaccard, auteur présumé d’ « abus  d’ordre sexuel »…                     Viennent à la suite 9 autres pages de « dérives diverses »  commises au sein de l’Eglise catholique et rapportées dans La Croix au cours de ces dernières années.

Un des auteurs impliqués titrait  « Ne pas changer de cap dans la tempête » !  Sur ce site, stupéfait une fois de plus devant l’ampleur de la catastrophe, on croit devoir compléter ce propos par « Continuez à écoper mais soyez convaincus que pour le citoyen ordinaire  le naufrage semble inévitable ».

L’état les lieux en la matière restera, à l’évidence , incomplet fort longtemps.  S’il reste sans doute nécessaire à la refondation de l’institution ecclésiale, il ne manque pas d’éclairer et de justifier la démarche des contempteurs  du cléricalisme.

Tout ceci nous conduit à proposer aux visiteurs de se rendre aux  quatre adresses suivantes  glânées dans les dernières Newsletters de Golias Hebdo :

1. Thérapies de conversion : il n’y a rien à guérir.

https://www.golias-editions.fr/2021/10/21/therapies-de-conversion-il-ny-a-rien-a-guerir/

2. Affaire Jean Vanier et frères Philippe : le cancer du saint.

https://www.golias-editions.fr/2023/02/09/affaire-jean-vanier-et-freres-philippe-le-cancer-du-saint/

3. Les « bons à rien » du bon Dieu.

https://www.golias-editions.fr/2023/02/16/les-bons-a-rien-du-bon-dieu/

4.Assemblée synodale européenne : introduction prometteuse.

https://www.golias-editions.fr/2023/02/16/assemblee-synodale-europeenne-introduction-prometteuse/

Que Christian Terras , Editeur en  chef à Golias soit remercié de nous autoriser ces nouveaux emprunts.

Sur les atteintes à la laïcité à l’Ecole

Ainsi s’intitule l’article de Dominique Schnapper publié dans  Telos,  le 10 février 2023. Il faut se féliciter de voir cette thématique relancée au moment  où l’information se concentre,  pour le principal,  autour du  projet de loi dévolu à la  réforme des retraites, de son examen au niveau parlementaire et des mouvements sociaux de grande ampleur qu’il n’a pas manqué  de susciter.

Il y va en effet du devenir de l’Ecole publique et de sa laïcité sachant bien, qu’à l’instar de D. Schnapper, on dira aussi que «  le sens même de l’Ecole est contesté par la remise en cause de la laïcité qui en est le principe constituant ».

Mais de quoi s’agit-il lorsque l’on parle d ‘atteintes ? Pour s’en rendre compte on pourra consulter par exemple  un article paru dans Regards protestants du 14 novembre 2022 :

Atteinte à la laïcité à l’école : de quoi parle-t-on ?

Il est accessible à : https://regardsprotestants.com/actualites/atteinte-a-la-laicite-a-lecole-de-quoi-parle-t-on-vraiment/

…et rapporte que :  « le ministère de l’éducation nationale a recensé un total de 720 faits d’atteinte à la laïcité au mois d’octobre. A titre de comparaison, en septembre seuls 313 incidents ont été enregistrés dont la moitié dans six académies (Créteil, Toulouse, Nice, Versailles, Normandie, Paris). Pour information, on comptabilise actuellement en France 59 260 écoles et établissements du second degré.

Depuis le mois de juin 2022, le ministère de l’éducation nationale fait le choix de publier de manière mensuelle le nombre de signalements auparavant rendus publiques uniquement de manière trimestrielle. Cette volonté de transparence s’explique, selon le ministère de l’éducation nationale, par l’augmentation du nombre de cas au cours de l’année 2022. Du mois d’avril à juin, en effet, 904 signalements sont remontés au ministère de l’éducation nationale contre 636 au premier trimestre.

Globalement, le port de tenues ou de signes manifestant ostensiblement une appartenance religieuse représente la majorité des signalements. Certains élèves portent notamment des abayas (robes longues de tradition moyen-orientale, portées au-dessus d’autres vêtements) et des qamis (tuniques longues pour les hommes). D’après le journal Le Monde, « le ministère de l’éducation nationale y voit très clairement les effets des incitations émanant des réseaux sociaux à enfreindre la loi de 2004 sur le sujet ». Or ces vêtements portés lors des fêtes musulmanes ne sont pas toujours des marqueurs religieux. Ce sont les chefs d’établissement qui doivent juger le sens du port de ces habits…

Le rapport de septembre 2022 souligne, par ailleurs, que les autres atteintes relevées concernent la « suspicion de prosélytisme » (8%), le « refus d’activité scolaire » (13%), la « contestation d’enseignement » (10%), des « revendications communautaires » (5%), des « provocations verbales(7%). »
 
Cet état des lieux,pour le moins préoccupant, ne doit pas faire oublier l’existence de contempteurs de la Laïcité   tenant  des propos tels ceux   reproduits dans  Le Monde du 27 décembre 2022  que nous condamnons sans faiblesse ni compromission.  En effet ce journal respectable  pouvait ainsi titrer dans une  tribune de l’islamologue Ghaleb Bencheik : :

« La laïcité a une fragilité originelle, celle d’être incomprise par une partie de la jeunesse française »

Selon cet auteur, président de l’islam de France,   « Si la loi de 2004 sur les signes religieux ostensibles à l’école doit être appliquée, elle n’a pas besoin d’être invoquée systématiquement pour les abayas ou les qamis » (Cf. https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/12/27/la-laicite-a-une-fragilite-originelle-celle-d-etre-incomprise-par-une-partie-de-la-jeunesse-francaise_6155772_3232.html).

On laissera le soin aux visiteurs de ce site, défenseurs de la laïcite républicaine  et de ses déclinaisons au niveau de son Ecole publique émancipatrice de se documenter plus avant à ce propos  tout en condamnant la contre-vérité  qui consiste à proclamer  la fragilité « originelle » de la Laïcité.  Ladite « fragilité » est une pure invention  révélant  une croyance de prédicateur…

On rappellera que c’est justement la solidité (voire son irréfragabilité) originelle de la laïcité  qui est au fondement  de notre République et de ses institutions. Elle est à l’image de la  pérennité de la Loi se Séparation des Eglises et de l’Etat depuis 1905. Il importe que l’ensemble de la jeunesse française l’entende ainsi et qu’on le lui enseigne, en toute liberté et pour le bien public, de façon à lui éviter de sombrer dans l’obscurantisme.Dans un tel contexte il était bon  qu’une mise au point soit faite pour  véritablement connaître la situation de l’Ecole publique en matière d’atteintes avérées à sa laïcité , son principe constituant. 

C’est ce qui est proposé dans l’article de Dominique Schnapper intitulé :

« Sur les atteintes à la laïcité à l’École »

 Les visiteurs de ce site pourront le consulter  en se rendant à l’adresse : https://www.telos-eu.com/fr/societe/sur-les-atteintes-a-la-laicite-a-lecole.html