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Reconstitution d’une monographie de CFEN
par
un ancien élève-maître des années cinquante
On se souvient que l’obtention du CFEN, en fin d’études normales dans les Écoles normales primaires de France impliquait, entre autres , la préparation puis la présentation d’une monographie dont le sujet était défini en concertation avec un des professeurs de l’École . Celui-ci acceptait du même coup d’assurer la direction des recherches et travaux nécessaires . Les mémoires correspondants, après soutenance, étaient archivés par l’École.
L’auteur de ce texte (un dénommé T. R.) souhaitant garder l’anonymat prépara une monographie intitulée :
Prosper Proux , barde breton de Guerlesquin et du petit Trégor
Les travaux correspondants furent réalisés sous la direction de Pierre-Jakez Hélias (Professeur de Lettres agrégé, à l’ENG Quimper de 1948 à 1975 ), Ils s’inscrivaient dans la tradition des études normaliennes sur le patrimoine breton telles qu’on pouvait les imaginer à ce niveau d’études et à l’époque.
Les démarches réalisées au moment où l’ensemble foncier et immobilier de l’ENG de Quimper, sis rue de Rosmadec de cette bonne ville, fut remis à son propriétaire-le département du Finistère- n’ont pas permis de retrouver le document en question . Les recherches se sont également avérées vaines dans le fonds 2195W concernant les Ecoles normales constitué aux Archives départementales du Finistère , versements censés contenir les archives « scolarité et pédagogie », mises en ligne depuis 2022. On en déduira avec quelques réserves et regrets que les monographies manuscrites d’élèves -maîtres ont disparu lors des restructurations ayant fait suite à la suppression des Ecoles normales par la Loi Jospin de 1989 .
L’auteur ce cet article a souhaité alors qu’il est encore temps et avec des moyens différents de ceux dont-il disposait en 1958 reconstituer au moins l’esprit du petit ouvrage préliminaire dévolu à Prosper Proux qu’il « commit » à l’époque.
les visiteurs de ce site pourront consulter à ce propos deux fichiers :
Fichier 1. Prosper PROUX (1811-1873),barde breton de Guerlesquin et du Petit Trégor
Fichier 2. Kimiad ar soudard yaouank ( Les adieux du jeune conscrit)
Rites normaliens : du bizutage à l’amitié indéfectible ?
Charles Péguy
et les
Et pourtant selon Charles Péguy :
– « lorsqu’une société ne peut pas enseigner, c’est que cette société ne peut pas s’enseigner.”
Il s’agissait de propos, pour sûr, hautement prémonitoires qui devraient appeler à l’humilité et à la réflexion tant la puissance publique et ses institutions que les citoyens et la société civile.
Dans l’attente d’un retour à la Raison …les visiteurs de ce site pourront consulter les sources en cliquant ici. Il auront accès au texte d’anthologie sur les Hussards noirs de la République écrit en 1913 par Charles Péguy et extrait de L’argent (6e Cahier de la Quinzaine de la 14e série, 16 février 1913.)
Addendum à l’hommage rendu à
Après le décès de Pierre Hénaff
C’est dans ce contexte singulier, avec l’accord explicite de ses ayant droit et faisant abstraction d’une émotion à la hauteur de la qualité d’un long compagnonnage entretenu par une mémoire commune de Hussards de la République, que nous procédons à la mise en ligne du dernier article de Pierre Hénaff.
S’y trouvent juxtaposés pour la mise en forme trois fichiers accessibles par un simple clic gauche appliqué sur le terme « Fichier » approprié :
Fichier 1. Hommage de l’ASVPNF à P. Hénaff
Fichier 2. Croyances,foi et progrès par P.Hénaff
Fichier 3. Pierre Hénaff n’est pas allé à la guerre mais…
Le Fichier 3 comporte trois sections :
– Souvenirs de collégien bigouden
– Souvenirs des évènements du 24 juillet 1944 au manoir du Hilguy à Plogastel-Saint-Germain
– Telgruc,3 septembre 1944
Que Madame Françoise Hénaff soit chaleureusement remerciée d’avoir accepté la relecture des écrits-souvenirs de son père défunt, avant de nous les adresser pour édition.
Charles Péguy et les Hussards noirs de la République
Né en 1873 à Orléans, Charles Péguy fut l’un des grands écrivains de la Troisième République, poète engagé, républicain fervent et témoin lucide des transformations politiques et sociales de son temps. Élève de l’école annexe de l’École normale d’instituteurs d’Orléans, il grandit dans un environnement où l’éducation était perçue comme le levier de l’émancipation.
Portrait de Charles Péguy vers 1908.
Collection personnelle ASVPNF
Dans son texte L’Argent, publié en 1913 dans les Cahiers de la Quinzaine, Péguy évoque avec émotion les jeunes élèves-maîtres — formés dans les Écoles normales — qu’il croisait dans la cour ou dans les classes de l’école annexe. Ces jeunes gens, habillés de noir, disciplinés, porteurs de l’idéal républicain, allaient devenir les instituteurs de la France rurale et urbaine. Leur mission : faire reculer l’ignorance, transmettre les savoirs fondamentaux, mais aussi former les esprits libres et les cœurs civiques.
Extrait de L’ARGENT , 1913
« Nos maîtres étaient de pauvres gens comme nous, mais ils étaient d’un autre ordre que les riches. Ils n’étaient pas riches ; mais ils n’étaient pas pauvres comme nous.
C’étaient nos maîtres. On respectait nos maîtres. On les respectait comme on respecte un prêtre, un soldat, un juge, un chef. […]
Ces hussards noirs de la République avaient une allure, une tenue, une honnêteté. On reconnaissait au premier coup d’œil, à la coupe de leur redingote, au port de leur tête, qu’ils n’enseignaient pas seulement à lire, à écrire, à compter. Ils enseignaient le respect, le courage, la dignité. »
Par cette évocation lyrique et grave, Péguy rend hommage à une génération de maîtres qui incarna l’École de la République dans ce qu’elle avait de plus noble : austérité, rigueur morale, transmission du savoir comme acte de foi laïque.
Dans le contexte de l’École normale d’Orléans, où l’enfant Charles fut élève, ces « hussards noirs » passaient devant lui, silhouette droite et manteau noir, en route vers leur mission. Il ne les a jamais oubliés.
Note :Ce texte de Charles Péguy est désormais dans le domaine public. L’extrait provient de L’Argent, publié en 1913 dans les Cahiers de la Quinzaine. Version intégrale disponible sur : https://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%99Argent_(P%C3%A9guy)
Les visiteurs de ce site pourront consulter 4 fichiers dévolus à Charles Péguy et à quelques aspects de son œuvre :
Fichier 1. Les hussards noirs de Charles Péguy (1913)
Fichier 2. Péguy. L’Argent ou le parti pris du témoignage
Fichier 3. Résister avec Charles Péguy (Article de Jean de Saint-Chéron dans La Croix L’Hebdo n°287)
Fichier 4. Charles ,Péguy . Note de Samir Siad dans Théâtre Montansier.
Comment ne pas rappeler au final de ces préliminaires dévolus au « rempailleur de textes » qu’était Chales Péguy le propos singulier de Bernanos à son intention « C’était un homme qui, mort, reste à portée de voix qui répond à chaque fois qu’on l’appelle ».
Etudiant à vie à l’épreuve du cabinet des curiosités normaliennes
par
François Larher
A la fin du premier quart du 21è siècle on est enclin, dans certains milieux, à qualifier d’anachronique tout ce qui touche à la 3è République et notamment l’Ecole publique gratuite, obligatoire et laïque qui fut sans conteste son œuvre la plus emblématique et la plus prometteuse pour ses enfants et l’avenir. On admettra ici, il ne pouvait en être autrement, que les acteurs de la Révolution qui s’en suivit furent identifiés à ceux qui furent nommés par Charles Péguy les Hussards noirs de la République, les Instituteurs et les Institutrices formés dans les Ecoles normales départementales.
Peut-on encore en 2025 être surpris et s’enthousiasmer de ce que furent les protagonistes de cette émancipation à l’origine de la transformation complète de notre société et de ses modalités de fonctionnement ?
Peut-on encore en jetant un coup d’œil attentif sur le passé nous donner une raison de plus pour ne pas mépriser le présent et pour ne pas désespérer de l’avenir que le passé nous a préparé ?
C’est le sens de la démarche que propose ici un ancien hussard noir qui, devenu normalien grâce à son Ecole de hameau et son premier Instituteur à la fin de la Seconde Guerre mondiale, entreprit un long cursus d’étudiant à vie qui donna lieu à un parcours scientifique à peine achevé .
Ce cursus fut jalonné d’étapes nombreuses et variées parmi lesquelles l’obtention du diplôme d’études approfondies en sciences végétales fut sans doute la plus marquante et la plus probante pour son bénéficiaire, fils de paysans passé par l’Ecole de hameau, le Cours complémentaire, L‘Ecole normale, l’Ecole de la Faculté des Sciences et enfin par l’Ecole de la vie.
Il était donc bien normal qu’il revienne, en toute humilité, apporter sa contribution sur ce site dévolu à l’histoire de l’Ecole normale et à celle des Instituteurs qui, parfoi, dérivait vers des champs quelque peu insolites tels celui que le visiteur pourra découvrir dans les fichiers suivants .
Son étonnement sera grand de trouver des éléments constitutifs de tout ouvrage scientifique rédigés non pas en français et en anglais approximatif comme il est de coutume, mais en français et en breton. La langue bretonne était et reste la langue maternelle de l’auteur . Indélébile malgré les efforts de l’Ecole de la République, il se devait en pareille circonstance de lui redonner la place d’honneur qu’elle n’aurait jamais dû quitter .
Fichier 1. Propos bilingues relatifs au DEA ( avant- propos, épilogue, lettre d’envoi).
Fichier 2. Texte du mémoire de stage pratique de DEA océrisé et aux normes éditoriales de 2025.
Quand les photos de nos glorieux professeurs ressortent des tiroirs !
La Pie Margot dans la culture populaire bretonne
Pour compléter une information déjà documentée sur ce thème faisant référence à un oiseau familier de nos jardins (Pica pica) – ses petits jacassant sont des juvéniles- dont le nom est souvent associé au prénom féminin Margot ( diminutif de Marguerite) on rappellera qu’en langue bretonne Margot devient tout simplement Margod voire Margodic s’il s’agit d’une « Margod vihan »!
Pour la petite histoire attachée à ce prénom emblématique on rappellera que Margot est, entre autres, la fée de plusieurs légendes bretonnes, l’héroïne de l’ouvrage « De Goupil à Margot » de Louis Pergaud et celle du roman d’Alexandre Dumas La Reine Margot . Dans la série, n’oublions pas Victor Hugo qui se proposait gaillardement de courir les Margotons ,c’est-à-dire les jupons !!!
En breton du 19è siècle, on parlait de Margod ar Bik et Proux le barde breton du Trégor en fit le titre d’une de ses gwerz mise en ligne sur asvpnf.com
Les visiteurs de ce site pourront consulter à ce propos quatre documents accessibles en cliquant sur document 1,2.……
Document 1:
. Caricature en noir et blanc de Margod ar bik (T.R., ASVPNF, Mai 2025)
Document 2 : Proper Proux barde breton et Margod ar Bik (III)
Document 3 : Charles Rolland,barde de Guerlesquin,
Document 4: Petra zo nevez e Ker Is … partition musicale associée à la gwerz Margod ar bik
