Petite chronique d’après Ciase et Betharram (VII)

On sait que « le mal » est systémique et qu’à ce titre les tristes évènements  qui alimentent de semaine en semaine  cette chronique  fournissent l’opportunité de faire connaître en les dénonçant les turpitudes cléricales  se déroulant au sein de l’église catholique et ses institutions. Cette systémie pourrait-elle par bonheur être interrompue et l’énergie qui y est investie ne pourrait-elle trouver meilleur emploi pour le bien public ?

Les effets pervers des abus et de l’emprise ecclésiale se lisent à la fois dans les trajectoires intimes des victimes et dans des déformations durables de la vie sociale, politique et spirituelle de nos sociétés. L’un des enjeux de cette chronique peut être précisément de faire émerger ce lien entre blessures individuelles et altération collective de la confiance dans les institutions.

1. Point de départ : la parole des victimes

Les abus entraînent, chez une majorité de victimes, des conséquences graves et durables sur la vie affective, sexuelle et familiale, avec parfois un « empêchement d’être et de vivre » qui se prolonge sur des décennies.

La blessure touche la confiance en soi, la capacité de jugement, la vie relationnelle et parfois la possibilité même d’habiter une vie spirituelle, ce qui distingue ces violences d’autres formes d’agression.

2. De l’emprise spirituelle à la crise de sens

L’abus spirituel attaque la « boussole intérieure » en visant croyances, valeurs, buts de vie, au point de priver la personne de repères pour s’orienter et décider par elle‑même.

Beaucoup de victimes traversent une crise existentielle et spirituelle, allant du doute radical à l’impossibilité de croire sans raviver la blessure, ce qui affecte aussi la manière dont la société parle de foi, de Dieu et du sacré.

3. Effets structurels sur les institutions

Les travaux de la CIASE qualifient le phénomène d’« abus sexuels dans l’Église » de massif et systémique, ce qui engage la responsabilité de l’institution dans ses modes de sélection, de formation et de gouvernance.

 L’« excessive sacralisation de la personne du prêtre », la marginalisation des laïcs et des femmes, et l’incapacité à entendre les signaux faibles ont entretenu un système de déni, de silence et de protection des agresseurs.

4. Répercussions sociétales : confiance, droit, politique

L’ampleur révélée des violences, notamment dans le rapport Sauvé, ébranle la confiance sociale non seulement dans l’Église, mais aussi dans les institutions supposées protectrices (écoles, associations, mouvements éducatifs, etc.).

Sur le plan juridique et politique, la reconnaissance du caractère massif des abus pousse à réinterroger les régimes de responsabilité, de réparation et de prévention, et redessine la frontière entre pouvoir religieux et État de droit.

Quoi qu’il en soit et dans l’attente , sur ce site on se propose de tenir un  « journal de bord » en collationnant les faits rapportés  dans des médias qu’on ne saurait accuser de mener des investigations partielles ou partiales.

Les visiteurs trouveront donc, en cliquant ici, le  7è épisode de cette chronique intarissable qui révèle, entre autres, certains désordres et abus qui eurent cours dans un établissement catholique quimpérois sous contrat désigné couramment par « Le  Likès » (L’école Sainte-Marie, dite école des « Likès », a été fondée à Quimper (Finistère) en 1838 par les Frères des écoles chrétiennes (encore appelés « Lasalliens ») pour l’enseignement des enfants pauvres de la campagne environnant la ville. ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Lik%C3%A8s  ).

 Que les responsables des medias concernés par cette recherche et notamment Christian Terras soient remerciés de nous permettre  ces emprunts ouvrant, pour la plupart, à la vérité de faits délictueux.

Refuser l’interdit : un déni d’éducation

Tel est l’intitulé de l’article de Catherine Kintzler mis en ligne dans son blog revue Mezetulle le 6 février 2026. Il fait suite à l’agression  sauvage d’une professeure d’arts plastiques par un élève de 14 ans dans un Collège public de Sanary-sur-Mer (Département du Var), agression qui interpelle l’ensemble de la Nation.

 Sous la plume de Nadia Gilard, professeure agrégée de Lettres Modernes , L’Humanité du 6 février titrait  à ce propos : « Enseignante poignardée à Sanary-sur-Mer : l’immobilisme institutionnel au prix du sang ». N. Girard faisait observer :

« Le 3 février dernier, une professeure d’arts astiques a été poignardée par un élève. Elle se trouve aujourd’hui entre la vie et la mort. Ce drame, loin d’être un fait isolé, révèle une nouvelle fois les défaillances profondes du système éducatif et de la prise en charge de la violence scolaire en France.

« Comme à l’accoutumée, la réponse institutionnelle s’est voulue immédiate : mise en place d’une cellule psychologique, communication officielle, visite du Ministre, promesses de suivi. Pourtant, derrière ces mesures d’urgence se dessine une réalité immuable : aucune réforme structurelle n’est engagée, aucune protection durable n’est assurée, et les causes profondes demeurent ignorées. »

Elle poursuit :

Une réponse sécuritaire au détriment de l’éducation

« Face à la recrudescence des violences, l’institution privilégie désormais une logique répressive : portiques de sécurité, contrôles renforcés. Mais l’éducation, dans sa dimension préventive et humaine, semble reléguée au second plan. La fragilité psychologique croissante des enfants et des adolescents, pourtant largement documentée, ne fait l’objet d’aucune prise en charge suffisante, pourtant tous les jours dans nos classes, nous enseignants constatons des élèves souffrant de pathologies.

« L’école est confrontée à une société profondément transformée : effritement des repères éducatifs, isolement des familles, inaction de nombreux parents, surcharge des enseignants démunis et maltraités, disparition progressive des pratiques pédagogiques structurantes. À cela s’ajoutent l’omniprésence des réseaux sociaux, qui brouillent les frontières entre bien et mal, public et privé, et participent à une désensibilisation inquiétante à la violence, l’IA qui devient le confident et le psychologue. Le harcèlement, l’acharnement collectif, la diffusion d’images humiliantes ou violentes deviennent des divertissements banalisés, souvent justifiés par une formule glaçante : « c’était pour s’amuser ! ».

Ce propos accablant  d’une enseignante pose les questions de savoir   comment chaque enseignant peut-il désormais  faire son cours sans la moindre crainte  et comment continuer   d’avoir envie d’enseigner aujourd’hui ?

 

 Selon  la jounaliste Ruth Elkriefhttps://www.leparisien.fr/societe/apres-sanary-saint-jean-de-luz-nogent-comment-garder-les-vocations-denseignant-07-02-2026-6OFCRF5OFBHNFNO43Y6HHVRESI.php)derrière ces questions, se jouent l’avenir de notre société. Comment remonter le niveau des élèves, préparer l’avenir du pays si au collège, au lycée, la sécurité des professeurs est menacée ? S’ils ne travaillent pas dans la sérénité ? »

A force de contribuer  de manière implicite ou explicite au naufrage (programmé ?) de notre institution scolaire républicaine on parvient, sans coup férir, à un problème de société qui ne peut trouver   solution dans de simples gesticulations  même si elles peuvent paraître  de bon aloi.

C’est ce qui nous a conduit à lancer ici-même un manifeste à l’intention de tous les protagonistes potentiellement concernés  (Fichier 1 ).

Ce texte d’appel propose une réflexion collective sur la crise du lien éducatif et sur la nécessité de refonder l’acte d’enseigner autour du sens de l’interdit, du respect de la vie et de la responsabilité partagée de la transmission

Les visiteurs pourront compléter leur information sur  le refus de l’interdit et sur la portée structurante de l’interdit  en consultant  le (Fichier 2 )   dévolu  à l’alerte lancée par  Catherine Kintzler intitulée :
                        
                  « Refuser l’interdit : un déni d’éducation »

Elle s’adresse aux  jeunes générations et aux pouvoirs publics qui en ont la charge car, selon la philosophe, «  le bon sens voudrait  qu’on regarde d’un peu plus près l’éducation civilisatrice qui ne leur a pas été donnée, qui leur a été refusée faute d’interdit et de discipline » 

Il est plus que temps de s’en préoccuper !…

ASVPNF : vie  associative

Pour clôturer l’année associative  2025 , l’Association pour la Sauvegarde et la Valorisation  du Patrimoine Normalien du Finistère (ASVPNF)  a tenu son Assemblée générale ordinaire  à Quimper(F-29000) le  10 décembre 2025.
Les visiteurs de ce site pourront  en consulter le  Procès-verbal en cliquant ici. 
Il interpelle les pouvoirs publics en charge des collectivités au moment où celles-ci s’apprêtent à renouveler leurs instances et à s’interroger sur la nature de leur implication  dans la vie  des  Associations loi de 1901 ayant vocation à promouvoir le développement local et le bien public.

A la mémoire de Roselyne Dégremont.

Dans un article, mis en ligne dans son blog revue Mezetulle, Catherine Kintzler célèbre de façon émouvante la mémoire de sa condisciple récemment disparue. Elle y  apporte aussi le témoignage édifiant d’une longue amitié venue de loin ; le temps n’a fait que  la confirmer comme source de force et d’inspiration. Nous nous associons  ici  à cet hommage et saluons, au passage, le parcours normalien des deux philosophes, anciennes élèves de Fontenay–aux-Roses.

Les visiteurs pourront consulter l’article de Catherine Kintzler en cliquant ici.

Que Catherine Kintzler soit remerciée de nous permettre ce nouvel emprunt  à Mezetulle .

Pour protéger tous les élèves et les enfants en milieux scolaire et périscolaire:

le projet de loi Villebout / Vannier

 

Selon  Anne-Charlotte Dusseaulx  (LCP) : Bétharram : Violette Spillebout et Paul Vannier ont présenté la proposition de loi issue de la commission d’enquête, le 28 janvier 2026.

https://lcp.fr/actualites/betharram-violette-spillebout-et-paul-vannier-presentent-la-proposition-de-loi-issuede

 Les rapporteurs de la commission d’enquête sur « les modalités du contrôle par l’Etat et de la prévention des violences dans les établissements scolaires », Violette Spillebout (Ensemble pour la République) et Paul Vannier (La France insoumise), ont présenté ce mercredi 28 janvier la proposition de loi issue de leurs travaux. LCP a pu consulter ce texte. Que prévoit-il ?

 « C’était une suite annoncée et attendue. En juillet dernier, la commission d’enquête sur « les modalités du contrôle par l’Etat et de la prévention des violences dans les établissements scolaires » avait rendu un rapport édifiant. Aujourd’hui, à partir des 50 recommandations faites à l’époque, les rapporteurs Violette Spillebout (Ensemble pour la République) et Paul Vannier (La France insoumise) passent à l’étape suivante en présentant une proposition de loi « visant à prévenir et lutter contre les violences en milieu scolaire ». 

« Avant la conférence de presse que tenaient les deux députés, ce mercredi 28 janvier en milieu de matinée à l’Assemblée nationale, LCP a pu consulter l’exposé des motifs du texte. Dans celui-ci, Violette Spillebout et Paul Vannier déplorent que « pendant des décennies, un climat d’omerta, la défaillance de l’Etat, une culture légitimant la violence sur les enfants, [aient] laissé des criminels, en milieu scolaire, ravager la vie de dizaines de milliers d’élèves ».

« Ils ajoutent : « Grâce à la force des victimes qui ont le courage de prendre la parole, la réalité et l’ampleur de ces violences sont désormais connues. » Afin de lutter contre ces violences en milieu scolaire et « que plus jamais des enfants ne soient maltraités ou violentés dans des établissements par des adultes censés les éduquer et les protéger », la proposition de loi issue des travaux de la commission d’enquête, composée de onze articles, prévoit plusieurs mesures. 

La création d’un fonds national d’indemnisation

« L’article 1er « acte la reconnaissance solennelle par la Nation des violences physiques, psychologiques et sexuelles subies par des enfants dans le cadre scolaire et périscolaire, ainsi que des manquements graves des autorités publiques qui ont permis leur perpétuation« . Un fonds national d’indemnisation et d’accompagnement pour les victimes serait ainsi créé. Et l’interdiction des châtiments corporels et des traitements humiliants serait inscrite dans le code de l’éducation. 

« Parmi les autres mesures prévues par la proposition de loi : le renforcement du contrôle de l’honorabilité de l’ensemble du personnel travaillant dans un établissement scolaire, « avant le recrutement puis tous les trois ans au moins » ; le renforcement du suivi des sanctions disciplinaires prises à l’encontre des personnels pour des faits de violences sur élèves ; ou encore la prolongation du délai de prescription du délit de non-dénonciation pour certains faits de violences volontaires dès lors qu’ils sont commis sur un mineur.

« L’article 7 de la proposition de loi est, quant à lui, consacré aux établissements privés sous contrat. Il institue notamment « un contrôle quinquennal obligatoire », et « renforcé pour les internats ».

« Reste à savoir quand ce texte sera inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Pour l’heure, aucune date n’a été donnée. En novembre, Violette Spillebout et Paul Vannier avaient indiqué souhaiter que la proposition de loi soit examinée début 2026, soit sur du temps transpartisan, soit sur du temps gouvernemental. »

  Il y a lieu en effet de légiférer sans tarder et d’inscrire au budget les deniers nécessaires pour faire appliquer la loi .

  Les visiteurs de ce site pourront consulter l’article de Djéhanne Gani  publié le 29 janvier 2026 dans le Café pédagogique en cliquant ici. Il s’intitule :

«  L’après-Bétharram : vers une proposition de loi

pour protéger tous les élèves »

  Que Djéhanne Gani soit remerciée de nous permettre ce nouvel emprunt au Café pédagogique.

Fichier joint

Dénoncer l’Écriture dite « inclusive »

en la tournant  en dérision par l’absurde

L’Ecriture, telle  que définie par le CNRTL ou le Larousse,  dont le coeur de métier consiste à fournir les  bons outils  pour choisir le mot juste pour bien nommer les choses, est la représentation d’une langue c’est-à-dire  d’un ensemble de paroles et de pensées exprimées au moyen de signes graphiques  conventionnels. Ceux-ci sont codifiés   par une même et seule  institution  de notre République ; l’Académie française. Celle-ci fut créée en 1635, pour conférer un poids officiel aux travaux des grammairiens.

La mission confiée à l’Académie fut très claire : « La principale fonction de l’Académie sera de travailler, avec tout le soin et toute la diligence possibles, à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences. » (Article 24 des statuts.)

Selon Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89criture « L’écriture est un moyen de communication qui représente le langage à travers l’inscription de signes sur des supports variés. C’est une technique qui s’appuie sur les mêmes structures que la parole, comme le vocabulaire, la grammaire et la sémantique, mais avec des contraintes supplémentaires liées au système de graphies propres à chaque culture. C’est d’une certaine façon « l’intégration de la langue des hommes au visible ». Le résultat de l’écriture est généralement un texte dont le destinataire est le lecteur.

« Dans les sociétés humaines émergentes, le développement de l’écriture est probablement lié à des exigences pragmatiques comme l’échange d’informations, la tenue de comptes financiers, la codification des lois et l’enregistrement de l’histoire. Autour du IVe millénaire av. J.-C.[ , la complexité du commerce et de l’administration en Mésopotamie dépassait les capacités de mémorisation des hommes ; l’écriture y devint donc une méthode plus fiable d’enregistrement et de conservation des transactions. Dans l’Égypte antique et en Mésopotamie, l’écriture a pu évoluer pour l’élaboration des calendriers et la nécessité politique de consigner les événements historiques et environnementaux. Ainsi, l’écriture a joué un rôle dans la conservation de l’Histoire, la diffusion de la connaissance et la formation du système juridique.

« L’apparition de l’écriture distingue la Préhistoire de l’Histoire, car elle permet de conserver la trace des événements et fait entrer les peuples dans le temps historique. Elle marque aussi une révolution dans le langage et le psychisme, car elle fonctionne comme une extension de la mémoire. »

  C’est dans ce contexte bien cadré que l’écriture dite « inclusive » a fait irruption. Nous en avons déjà fait mention sur ce site , à maintes reprises ( Cf. https://asvpnf.com/index.php/2026/01/07/la-realite-de-linteret-de-lecriture-inclusive/) et dénoncé une  démarche qui n’inclut personne , tentant  d’imposer par des méthodes inacceptables des principes  qui consistent à faire prendre des vessies pour des lanternes et à occulter  au plan informationnel les tensions sociétales avérées de notre  République. On sait très bien que les mots de notre langue nationale n’ont pas de sexe, qu’ils ont un genre et qu’on peut facilement  sombrer(dans le ridicule)  des lignes  où ils sont censés s’aligner selon des règles admises de tous et apprises-faut-il le rappeler- au sein de nos institutions scolaires.

Ce n’est donc qu’une demi-surprise que de voir apparaître dans Mezetulle, le blog revue, de Catherine Kintzler un nouvel article de Thierry Foucart en date du 22 janvier 2026 intitulé :

« L’écriture inclusive par l’absurde »

  Selon C. Kintzler « Thierry Foucart enrichit le dossier sur l’écriture inclusive que Mezetulle a ouvert depuis 20141. En prenant et en appliquant à la lettre les injonctions faites au nom de l’écriture inclusive, sa contribution en montre l’absurdité pour tout locuteur francophone. Mais l’absurdité, si elle est en l’occurrence (et comme on en fera l’expérience en lisant ce texte) un sérieux obstacle à la lecture, n’a jamais été un obstacle pour l’imposition d’une idéologie »

Les visiteurs pourront le consulter en cliquant ici.

Ils sont également invités à prendre connaisssance de l’ensemble du dossier constitué à ce propos par C. Kintzler depuis 2014  en se rendant à l’adresse :

https://www.mezetulle.fr/dossier-sur-lecriture-inclusive-mise-a-jour-du-23-decembre-2025/

Au total qui n’est pas un final, on dira ,à l’instar de T.R. et PP.tx.:

«  Oui à la féminisation raisonnable et à la vigilance sur les stéréotypes ; non à la fabrication d’un sociolecte militant qui fracture la communauté linguistique et renforce les inégalités d’accès à l’écrit.

« Oui à la critique sociale concrète ; non aux diversions symboliques qui détournent l’énergie militante des questions de conditions de vie, d’éducation et de justice sociale.

« En ce sens, la lutte contre cette forme d’emprise peut se formuler comme la défense d’une langue partagée, d’une école qui émancipe par la maîtrise de l’écrit commun, et d’une priorité donnée aux tensions  sociales effectives plutôt qu’aux innovations graphiques pénalisantes pour la pensée ».

Que Catherine Kintzler soit remerciée de nous permettre ces emprunts à Mezetulle.

Les effets pervers  de la pauvreté sur les trajectoires scolaires

L’École française est l’une de celles où l’origine sociale pèse le plus sur la réussite scolaire, comme l’ont montré depuis longtemps Bourdieu et Passeron et comme le confirment les évaluations nationales et internationales récentes. Les élèves issus des milieux populaires sont sur‑représentés parmi ceux qui cumulent difficultés scolaires, orientation subie et décrochage.

ants, c’était vraiment personnalisé, sur le devoir qu’elle a rendu,…
Ce constat sans appel conduit l’Association  CIPES (pour « Choisir l’Inclusion Pour Eviter la Ségrégation » (https://experimentation-cipes-ecoles.fr/) à déclarer :

 

« Face à la sur-représentation des enfants issus de familles en situation de pauvreté dans les filières hors cursus scolaire ordinaire, CIPES cherche à expérimenter de nouveaux chemins avec et dans les écoles et collèges volontaires, afin d’en finir avec les orientations scolaires pour cause de pauvreté.

“Le fait est qu’au-delà des apparences, tous les enfants de France ne suivent pas, jusqu’à la fin de la scolarité obligatoire, un parcours identique. Les chiffres sont en effet sans appel : 75 % des élèves de Segpa (Sections d’enseignement général et professionnel adapté) sont des enfants de milieux défavorisés. Le constat est sensiblement le même dans les Ulis (Unités localisées pour l’inclusion scolaire) et les Itep (Instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques). Leurs parents ont, pour beaucoup d’entre eux, vécu la même situation.

“Ces orientations contribuent fortement à la reproduction de la grande pauvreté en enfermant ces familles dans un cercle vicieux « pauvreté → scolarité difficile → orientation subie vers l’enseignement adapté ou spécialisé → pauvreté », dont elles ne peuvent sortir seules. Tout cela est cause de nombre de souffrances et d’inégalités sociales : souffrance des enfants qui se sentent dévalorisés et qui se pensent comme les exclus de l’école, souffrance des parents qui avaient mis tous leurs espoirs dans l’école pour que leur enfant ne vive pas ce qu’ils ont vécu et souffrance des enseignants dont beaucoup contribuent douloureusement à ces orientations, percevant que ce n’est pas la solution mais ne voyant pas comment faire autrement.

“Combattre cette « injustice sociale », tel est donc l’objectif de la recherche participative CIPES. »

 C’est dans ce contexte que le Centre de Recherche Henri Aigueperse  a publié  le 26 janvier 2026 un compte-rendu d’une étude collaborative menée sous l’égide de CIPES  (ATD Quart Monde) visant à répondre à la question « Pourquoi l’école française peine-t-elle tant à briser le déterminisme social qui enferme les enfants les plus pauvres dans des trajectoires souvent irréversibles ? ».

Question embarrassante au moment où l’Ecole est décrite comme étant à la dérive au point de nécessiter une refondation complète, refondation qui se fera d’autant plus attendre que les décideurs concernés se complaisent dans une logique comptable de suppressions d’emplois d’enseignants !

 Dans l’attente d’évolutions voire de révolutions, les visiteurs de ce site pourront consulter les observations consignées par le CRHA  en cliquant ici.

L’article concerné  s’intitule :

« Etude CIPES sur la grande pauvreté: une méthodologie inédite »

Que le rédacteur en chef du CRHA soit remercié ne nous permettre cet enprunt.

Addendum à la Charte ÉCOLE 2027

La présente annexe concerne l’ articulation de notre projet « Charte ECOLE 2027 »  avec la campagne des élections municipales  2026 et les perspectives dégagées pour 2027-2032

(version du 24 janvier 2026)

 

Article 16 Convergence des initiatives territoriales et nationales

La Charte ÉCOLE 2027 s’inscrit dans un grand mouvement ayant vocation à redonner centralité à l’École publique laïque et gratuite. Elle complète utilement la campagne engagée en vue des élections municipales 2026 par des associations et syndicats pour contester le financement public de l’enseignement privé sous contrat (loi Debré 1959).

Distinction des compétences :

Les collectivités territoriales avec les compétences bâtiments et vie scolaire, sont appelées à affirmer dès 2026 une priorité politique et budgétaire à l’École publique (investissements, rénovation, numérique, inclusion).

L’État, garant de la laïcité, de la gratuité et des lois-cadres, portera en 2027 l’examen et la sortie progressive du régime Debré, dans un cadre apaisé et concerté.

Calendrier républicain :

2026 : Les communes font de l’École publique le cœur de leur politique éducative locale, en transparence sur l’affectation des ressources publiques.

2027 : La Charte ÉCOLE 2027 constitue la feuille de route nationale de refondation, intégrant la recomposition des rapports public/privé.

2027-2032 : Mise en œuvre progressive : conférence nationale sur l’avenir du système éducatif ; transition des établissements et accompagnement des personnels.

Message constitutif : Refonder l’École publique, c’est refonder la République. L’unité d’objectif – service public d’éducation fort, gratuit, laïque et égalitaire – prime sur les temporalités distinctes des mobilisations. 
 
                                                                                  ASVPNF , 24 janvier 2026
                                                                                    __________________

Pour un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat 

Un collectif  d’associations ,  syndicats et mouvements de jeunesse oeuvrant dans le domaine de l’enseignement et de l’Education nationale a récemment fait connaître-dans la perspective des prochaines élections municipales- qu’il plaidait pour que l’argent public aille en priorité à l’École publique portant le projet d’un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat.

A l’ASVPNF on souscrit à cette démarche, ayant de longue date réclamé(en vain !) l’abrogation de la Loi Debré (1959).  Pourtant si nous nous rejoignons sans ambage sur le but à atteindre, les modalités  proposées sont sensiblement différentes tant en matière de calendrier qu’en matière de « protocole » de sortie du cadre réglementaire de la loi  Debré .

Pour notre part la feuille de route pourrait être la suivante :

À court terme (2026), les collectivités locales seraient appelées à affirmer leur priorité à l’École publique gratuite et laïque dans leur politique éducative locale, dans le cadre des élections municipales.​

À moyen terme (présidentielle et législatives 2027), l’État serait interpellé sur une refondation globale du service public d’éducation, dont la Charte ÉCOLE 2027 déjà en ligne sur ce site  (cf . https://asvpnf.com/index.php/2026/01/14/pour-une-refondation-republicaine-de-lecole-publique-a-lhorizon-2027/  )précise des modes  d’actions à envisager.

À plus long terme (jusqu’en 2032), une réforme d’ensemble des rapports public/privé, incluant la sortie progressive du régime Debré, deviendrait l’aboutissement d’une politique éducative cohérente et assumée.​

Ainsi, la campagne municipale 2026 pourrait préparer le terrain politique et culturel à la bascule nationale de 2027, au lieu de le restreindre à une échéance trop  proche souffrant manifestement d’impréparation et ouvrant la porte à des controverses improductives  .

  Quoi qu’il en soit les visiteurs pourront consulter, en cliquant ici, l’article de Djéhanne Gani à ce propos paru dans le Café pédagogique du  23 janvier 2026 .

Il est intitulé :

Ce collectif porte « un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat »

 

  Au total on pourrait retenir -ceci n’engageant que l’ASVPNF-  trois idées simples :​

1. L’École publique gratuite et laïque est la norme républicaine.
Elle seule garantit l’égalité d’accès, la neutralité de l’État et l’unité du peuple français devant le savoir.​

2. La loi Debré est une question de niveau national, mais ses effets se manifestent  dans les communes.
Les collectivités ne peuvent pas abroger la loi, mais elles peuvent décider que chaque euro dépensé le soit d’abord au service de l’École publique, en assumant ce choix devant les citoyens.​

3. Les campagnes municipales 2026 et présidentielle 2027 devraient converger.

En 2026, on demande aux communes : “Que faites-vous, concrètement, pour l’École publique de votre territoire ?”

. En 2027, on demande à l’État : “Quelle réforme globale du service public d’éducation, et quel avenir pour la loi Debré ?”.​

 Que Djéhanne Gani soit  remerciée de nous permettre  ce nouvel emprunt au Café pédagogique.

Pour une refondation républicaine de l’École publique à l’horizon 2027

En ce début 2026, la République fait face à des risques majeurs qui menacent ses institutions laïques et son pacte social. Parmi eux, la crise de l’École publique constitue un péril fondamental : dégradation des savoirs fondamentaux, creusement des inégalités territoriales et sociales, perte de confiance dans l’institution chargée de transmettre l’émancipation par le savoir. Les réformettes politicardes successives, souvent opportunistes, ont érodé la légitimité du service public de l’éducation sans restaurer sa force républicaine.

La Charte ÉCOLE 2027, proposition concrète et opérationnelle, trace déjà un cap clair : maîtrise des fondamentaux pour tous au plus tard fin collège, équité territoriale renforcée, formation exigeante des maîtres via les ENPE, éducation transversale au numérique, à l’environnement et aux cultures régionales dans le respect de l’unité nationale. Ce socle programmatique doit devenir le point de départ d’une refondation ambitieuse de l’École publique au cours du prochain quinquennat, ouvert en 2027 par l’élection présidentielle.

Les enjeux sont impérieux et strictement républicains :

· Restaurer l’autorité du savoir contre la pédagogie permissive et les dérives communautaristes, en plaçant l’exigence académique au cœur de la mission.

· Garantir l’égalité réelle par un effort massif en éducation prioritaire et une sanctuarisation budgétaire de l’École publique.

· Régler le conflit Public/Privé par l’abrogation de la loi Debré de 1959, dont le financement indirect par les deniers publics fragilise le service public laïque et gaspille les fonds des contribuables au profit d’établissements confessionnels.

· Préparer la Nation aux défis du XXIᵉ siècle : maîtrise éthique du numérique, transition écologique, formation de citoyens éclairés par la raison critique.

Cette feuille de route, à soumettre aux candidats de progrès, appelle un choix politique clair : faire de l’École publique le fer de lance d’une République refondée, souveraine et unie. L’enjeu est existentiel : sans École forte, pas de République possible. 2027 doit marquer le retour d’une ambition nationale pour l’instruction publique, pilier laïque de notre démocratie.
 
Pour y parvenir les visiteurs de ce site pourront consulter quatre fichiers accessibles au moyen d’un simple clic gauche :
 
Fichier 1 .  Manifeste de l’ASVPNF pour Refonder l’École Publique  avec résumé.
 
Fichier 2.  Charte ÉCOLE 2027 avec résumé et abstract.
 
Fichier 3 .  Phasage-Cadrage  de la refondation.
 
Fichier 4 .  Avant-projet de Loi de refondation.
 
L’auteur  de ces  articles, adhérent de  l’ASVPNF, a souhaité garder l’anonymat. Qu’il soit remercié pour sa contribution.