Catégorie : sauvegarder et valoriser
Une vraie fausse bonne nouvelle :
La création d’un ministère ès-qualité pour préserver la laïcité
Tous les visiteurs avisés de ce site sont désormais bien informés du fait que cette nouvelle, de nature à satisfaire certains de leurs fantasmes qui défrayait la chronique au moment de la constitution laborieuse du Gouvernement présidé par Michel Barnier, a fait long feu.
Il était convenu,pour sacrifier à la mode numérique, qu’il s’agissait d’une « faqnious » (ndlr !) à moins que ce soit un simple canular sorti-par le plus grand des hasards- des amphis de Sciences Po. Quoi qu’il en soit les longues tergiversations estivales qui eurent cours laissèrent place aux spéculations et fantasmes les plus divers. Celui qui nous préoccupe méritait largement d’être pris en considération d’autant que sa dimension budgétaire n’était pas actée. Ce sera,à coup sûr à l’ordre du jour du prochain remaniement…
Ceci étant rappelé il était bien normal que cette hypothèse de travail, trop facilement écartée, puisse donner lieu à discussions, tribunes, articles voire ouvrages dans des medias toujours enclins à faire connaître à grand bruit leus opinions sur les contingences de la laïcité de notre République et les principes fondateurs à son origine.
C‘est à ce titre que l’Association « La Vigie de la Laïcité » a publié dans sa Newsletter n°20 un ensemble d’articles particulièrement documentés sous l’intitulé :
« Faut-il un ministère pour préserver la laïcité de ses faussaires ?
Lesdits faussaires font foison et tout en louant ses vertus universelles s’introduisent subrepticement dans nos institutions républicaines pour les détruire de l’intérieur. Il s’agit donc de les démasquer .
C’est dans ce contexte et avec l’accord des responsables de la Vigie de la Laïcité que nous avons reproduit les articles en question pour les représenter sur ce site.
Les visiteurs pourront les consulter en cliquant ici.
Que les responsables de La Vigie de la Laïcité soient très cordialement remerciés d’avoir permis ces emprunts.
Pour ne pas mourir d’enseigner (II)
Sur ce site on a déjà rendu hommage à Samuel Paty et Dominique Bernard assassinés parce qu’ils enseignaient la vérité , la liberté et la laïcité à l’Ecole publique de la République française (Cf. https://asvpnf.com/index.php/2024/10/13/pour-ne-pas-mourir-denseigner/ )
Nous avions souscri sans tarder aux termes du communiqué de la Licra considérant qu’il était essentiel, tant pour la République que pour l’Ecole son institution fondatrice :
– d’ assurer le monde enseignant de toute notre solidarité,
– de proclamer notre refus de la terreur ,
– d’affirmer notre attachement à l’universalisme et à la laïcité,
-d’œuvrer sans relâche pour préserver les libertés fondamentales qui fondent notre démocratie ;
De la même façon nous reprenons à notre compte et avec la même force de conviction les termes de l’article fondateur publié par Catherine Kintzler le 16 octobre 2024 dans son blog revue Mezetulle en hommage à nos deux collègues assassinés par les tenants de l’obscurantisme. Les visiteurs de ce site pourront le consulter en cliquant ici . Il s’intitule :
Samuel Paty, Dominique Bernard, in memoriam
Que notre Collègue Catherine Kintzler soit chaleureusement remerciée d’autoriser ce nouvel emprunt.
« L’enseignement public, gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’Etat. »
Petite sélection d’expressos du Café pédagogique (I)
1. La « Sainte Trinité » de trois priorités en une : « élever le niveau »
2. Erika Godde :qu’est-ce qu’un bon lecteur ?
4. Pas d’effets Jeux Olympiques pour l’EPS et le sport scolaire
Liberté d’expression, croyances et idéologies
Un triste anniversaire oublié ! « Ecole privée: l’autre grand tournant « libéral » de la gauche »
Il y a quarante ans-en la matière les années ne comptent pas- le gouvernement socialiste de Pierre Maurois et son ministre de l’Education Alain Savary- qui prétendaient instaurer un « grand service public unifié de l’Education nationale » se voyaient désaisis de leur projet de loi par le Président de la République François Mitterrand . Celui-ci cédai, sans ambages, à la pression exercée dans la rue par les partisans de l’Ecole dite libre c’est-à-dire l’école confessionnelle catholique (et en particulier lors de la manifestation parisienne du 24 juin 1984).
Au total on soulignera que depuis le vote des lois scolaires fondatrices de la 3è République et de la loi de Séparation de 1905,l’Ecole publique n’a cessé de faire l’objet des attaques frontales de toutes les forces réactionnaires de droite de ce pays associées à celles de la hérarchie de l’église catholique (voir entre autres les tristes repères constitués par le régime de Vichy et le vote de la Loi Debré en 1959). Mais en parallèle l’Ecole publique a également pâti des renoncements et autres tournants dits « libéraux » des partis de la Gauche républicaine, lorsqu’ils ont accédé au pouvoir… Le bilan désastreux qui en résulte est celui d’une Ecole publique « à la dérive » qu’il s’agit de reconstruire pour la rendre plus juste et plus efficace tout en la préservant des effets toxiques des cléricalismes. Tout un programme dont nous n’apercevons pas les prémices en ce mois de septembre 2024…
Les désillusions de la démocratie
« Un grand chantier républicain sur un champ de ruines ! »
Tel était le titre,sans doute volontairement provocateur, de l’article que publiait la philosophe lanceuse d’alerte Catherine Kintzler le 4 juillet 2024 sur son blog revue Mezetulle. L’épisode incongru des élections législatives ayant fait suite à la dissolution de l’Assemblée nationale par le Président de la République était en cours. L’ampleur du séisme politique qui en résulta n’était pas encore connue, en l’absence des résultats du scrutin du 2e tour.