Chez les hiérarques mitrés de France Aller de Charybde en Scylla

Les visiteurs de ce site ont eu l’opportunité, au cours de ces derniers mois, d’y consulter un certain nombre de pages placées sous l’égide des turpitudes et vaticinations cléricales  ayant conduit notamment à des actes pédocriminels répréhensibles commis par les prêtres et prélats de l’Eglise catholique de France. Il importait que les citoyens de notre République laïque  soient tenus   informés de la  gravité des faits, de leur ampleur , des dommages et traumatismes  causés aux  victimes. Le traitement de ces  affaires tant par la justice des hommes de ce pays que par la justice divine venue d’ailleurs méritaient également quelque attention. La question relative  au « dédommagement » des victimes  et aux « réparations » à leur prodigue, à la charge de l’Eglise et de ses diocèses,  a  aussi été discutée dans quelques parutions.

  Mais au-delà de la période d’offuscation, de tristesse et de honte chez certains et de la scandalisation chez d’autres, il était  opportun pour tenter d’émerger de ces sombres turpitudes qui ne manquent pas d’affecter l’ensemble de notre société ,  de se rassurer au moyen d’un article  stigmatisant les méfaits d’un cléricalisme d’un autre temps  et orientant vers des horizons refondateurs en la matière.

C’est dans un tel contexte que l’on a pu assister à la parution chez Golias d’un article écrit par Pierre Vignon  intitulé :

 

« Pour les laïcs, l’heure sonne de sortir  leur Eglise du pastis »

Publié le  17 novembre  2022 dans la  Lettre d’information  de Golias Hebdo, il met en exergue le fait  que l’Eglise et ses hiérarques tombent sur Scylla en voulant éviter Charybde (Incidis in Scyllam  cupiens vitare Charybdim). Pour résumer son propos , Pierre Vignon écrit :

«A chaque fois, c’est encore pire ! Je savais depuis des mois, par des confidences reçues, qu’il y aurait une affaire Ricard, mais j’ignorais son contenu. C’est chose faite depuis le 7 novembre dans l’après-midi. Eric de Moulins-Beaufort, seul, prend la décision de convoquer une conférence de presse d’une vingtaine de minutes, en avance d’un jour sur le calendrier. Il emploie les deux tiers à établir les faits dans l’affaire Santier, avec l’espoir d’une justification, et révèle le communiqué du cardinal Ricard, cause de la subite conférence de presse. En prime, il donne, sans préciser les noms, le chiffre de onze évêques. On n’insistera pas sur la symbolique du chiffre 11 dans un tel contexte1, surtout qu’il est inversé. Ce n’est plus un pour douze mais douze pour un, comme aurait dit Alexandre Dumas un jour de rhume ! »

 Les visiteurs pourront le consulter en cliquant ici ou en se rendant à l’URL : https://www.golias-editions.fr/2022/11/17/pour-les-laics-lheure-sonne-de-sortir-leur-eglise-du-pastis/

 
 Mais le délitement de l’institution religieuse se poursuivant à un rythme soutenu et étant bien  entendu  « qu’il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert » (parole d’évangile selon Matthieu (sic !)) il paraît opportun, pour compléter l’état des lieux ecclésial, de pointer  l’affaire  Jean-Pierre Grallet récemment rapportée dans les colonnes du Monde du  16 novembre 2022,  sous la plume de Sarah Belouezzane. Il est   intitulé :

 

L’archevêque émérite de Strasbourg reconnaît à son tour une agression sexuelle

L’auteure souligne que : « Alors que, le 8 novembre, le président de la Conférence des évêques de France, Eric de Moulins-Beaufort, avait lancé un appel aux évêques coupables de violences sexuelles à se faire connaître, Jean-Pierre Grallet a admis « des gestes déplacés envers une femme majeure », ledit J-P Grallet déclarant à sa décharge :« Je me suis égaré et j’ai blessé une personne. Le pardon que je lui ai demandé, je l’exprime aussi à tous ses proches, ainsi qu’à tous ceux qui, aujourd’hui, seront meurtris, sous le choc de cette révélation. »

URL :https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/11/16/l-archeveque-emerite-de-strasbourg-reconnait-a-son-tour-une-agression-sexuelle_6150191_3224.html

On ne manqera pas de rappeler aux citoyens contribuables visiteurs de ce site, que  l’ancien archevêque en question exerçait son ministère, du fait de l’histoire particulière de son diocèse, dans un  environnement où les relations de l’Eglise et de l’Etat restent régies selon les princpes du Concordat de 1801. Il était de ce fait  grassement entretenu  par la République, bénéfiant  d’un salaire  mensuel  d’un montant net de l’ordre de 5000€. Ceci ne fait qu’amplifier le scandale causé par  son comportement délictueux rapporté par Le Monde.

Au total – et ce n’est sans doute pas le final-on apprend dans La Croix du 16 novembre 2022 que :

L’ex-archevêque de Strasbourg visé par une enquête pénale

pour des faits « de nature sexuelle »

« Mgr Jean‐Pierre Grallet, ancien archevêque de Strasbourg entre 2007 et 2017, a reconnu mercredi avoir eu « des gestes déplacés » envers « une jeune femme majeure » dans les années 1980, des faits pour lesquels une enquête pénale a été ouverte. »Cf. https://www.la-croix.com/L-archeveque-Strasbourg-vise-enquete-penale-faits-nature-sexuelle-2022-11-16-1301242417

 

Que Christian Terras, Rédacteur en chef de Golias , soit chaleureusement remercié de nous autoriser ce nouvel emprunt.

Parlons français

Tel est le titre  du n° 89 de Ufal INFO, le magazine  de l’UFAL Nationale paru au 2è trimestre 2022. Nous reproduisons ici ,avec l’accord explicite de l’UFAL, l’éditorial correspondant du Rédacteur en chef Nicolas Pomiès intitulé :

 

« (Re)parlons français ! »

Par des temps difficiles pour le devenir de nos institutions , notamment celui de l’Ecole, il était opportun sinon nécessaire de le mettre en exergue  sur l’une des pages de ce site dévolu  au patrimoine éducatif porté par notre langue nationale.

A l’instar de Nicolas Pomiès, on rappellera à ce propos la citation remarquable  de  Bertrand Barère (1794) :

« Je viens appeler aujourd’hui votre attention sur la plus belle langue de l’Europe, celle qui, la première, a consacré franchement les droits de l’homme et du citoyen, celle qui est chargée de transmettre au monde les plus sublimes pensées de la liberté ».

Bertrand Barère, avocat méridional, fut élu à la Constituante, puis à la Convention où il était  une des têtes politiques de la Plaine (la majorité des députés) avant de se rallier — comme elle et jusqu’au 9 thermidor— à la Montagne, menée par Robespierre. Bertrand Barère fut  l’un des orateurs les plus importants de la Révolution : l’énoncé de ses motions et de ses rapports occupe plus de douze colonnes du Moniteur, contre huit pour Robespierre et deux pour Danton. »(d’après Wikipedia :         https://fr.wikipedia.org/wiki/Bertrand_Bar%C3%A8re   )

On  voudrait aussi souligner  la recommandation finale  (re) fondatrice de l’éditorial de Nicolas Pomiès  aux « enseignants républicains conscients » :

« Pour cela la langue française est incontestablement un outil d’unification porteuse de progrès et de liberté lorsqu’elle est enseignée par des républicains conscients. C’est pour cela que nous souhaitons réinstituer l’école et redonner ses lumières à la langue française. (Re)parlons français telle doit être notre mot d’ordre ! Cela nous aidera à faire des égaux ! »

Les visiteurs pourront consulter, en cliquant ici , le texte complet de l’article de Nicolas Pomiès.

La laïcité dans tous ses états Commentaire de l’émission « Répliques » du 12 novembre 22 par André PERRIN

Catherine Kintzler présentait ainsi son commentaire alors qu’à peine elle terminait «  d’écouter le « podcast » de l’émission Répliques (La laïcité : état des lieux) du 12 novembre 2022, où Alain Finkielkraut avait invité Iannis Roder et Jean-Fabien Spitz1, à pein(me) disais-je que la pseudo-argumentation de Jean-Fabien Spitz méritait quelques commentaires bien sentis que, relevant mes messages, je trouve cet article envoyé par André Perrin ! Fidèle au style caustique et précis dont il nous a déjà régalés dans plusieurs livres2 – mentionnons le tout récent Postures médiatiques (L’Artilleur, 2022) – l’auteur y reprend, en les démontant, les sophismes et inexactitudes que Jean-Fabien Spitz a égrenés tout au long de l’émission. »
 
Les visiteurs de ce site pourront consulter, en cliquant ici , le texte original de l’article d’André Perrin. Il est également accessible à :https://www.mezetulle.fr/la-laicite-dans-tous-ses-etat

 
Que Catherine Kintzler soit chaleureusement remerciée  pour ce nouvel emprunt  à son Blog-revue.

Turpitudes cléricales et épiscopales de l’après – réunion de la CEF à Lourdes (novembre 2022)

Selon René Poujol, dans un article du 11 novembre 2022 publié dans « Mon Eglise et moi»  intitulé :

« Les évêques et les affaires : après Santier et Ricard, le cardinal Poupard ? »…,  la CEF réunie en assemblée générale à Lourdes après  avoir eu à connaître les affaires cataclysmiques  des évêques Santier et Ricard, a découvert celle du cardinal Poupard, ancien ministre de la culture du pape Jean-Paul2 .
R. Poujol rapporte  qu’en cette bonne ville «  les évêques de France réunis pour leur Assemblée plénière d’automne ont eu à affronter les retombées de l’affaire Michel Santier, dont Eric de Moulins de Beaufort a présenté le 7 novembre à la presse une chronologie très précise. Ils ont également pris connaissance de la lettre par laquelle leur ancien président, le  Jean-Pierre Ricard, reconnaît des faits répréhensibles à l’égard d’une jeune mineure de 14 ans, à l’époque où il était curé à Marseille. Des aveux sans doute moins spontanés qu’on l’a dit dans un premier temps. La rumeur circulait depuis quelques semaines déjà. Comme celle, bien plus ancienne, qui concerne une autre personnalité de tout premier plan, le cardinal français Paul Poupard, qui devra bien finir par s’expliquer sur des accusations très précises portées contre lui que les dirigeants de la Cef connaissent tout autant ». L’article complet de R. Poujol est accessible à : http://www.renepoujol.fr/les-eveques-et-les-affaires-apres-santier-et-ricard-le-cardinal-poupard/#more-7413

 On rapporte par ailleurs, le 13 novembre 2020, sur le site du Comité de La Jupe (contact@comitedelajupe.org) :  ce samedi 19 novembre à 13h30 :

 

« Dans nos Eglises, l’omerta on n’en veut pas. Marchons contre les violences sexistes et sexuelles »

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 Chères amies, chers amis,

« L’actualité récente de l’Église catholique en France et les révélations en cascade d’abus spirituels, sexuels et sexistes par des clercs nous le rappelle tristement : le chemin est encore long vers une Église sûre pour tous et toutes, et fidèle au message de l’Évangile. L’embarras des évêques et l’absence de réaction forte de l’institution nous montre malheureusement que le clergé n’a toujours pas pris conscience de l’ampleur des violences sexistes et sexuelles dans l’Église et de la profondeur de la crise à laquelle il fait face.  Pour rompre la culture du silence, manifestons ensemble notre solidarité avec les victimes de ces violences, dans l’Église et la société civile … »

URL :https://mail.yahoo.com/d/folders/1/messages/AFG7bF4MZVPQY3EL2gHYqLsQMyc?.src=ym&.intl=fr

 Pour une information plus complète en la matière,  on pourra aussi  consulter 3 articles  parus  récemment dans Golias News :

1. Esclaves en Eglise : « Prier c’est bien, obéir c’est mieux… »

par Golias, 10 novembre 2022

 

 “Deux mouvements qui se réclament du Tout-Puissant, Œuvre de Dieu ou Don de Dieu, sont aujourd’hui sur la sellette, malgré la bienveillance, pour ne pas dire la complicité dont ils ont longtemps bénéficié et continuent à bénéficier de par le monde. Ils ont bien des points communs, et en particulier un talon d’Achille : des femmes laïques, sans droits, jusque-là maintenues sous une emprise qui semblait inaltérable, ont su unir leurs forces pour se faire entendre. Quand des prélats se tiennent prudemment en retrait, les tribunaux prennent la relève.”

URL : https://www.golias-editions.fr/2022/11/10/esclaves-en-eglise-prier-cest-bien-obeir-cest-mieux/:

 

2. Le coup de grâce ?

par Golias ,11 novembre 2022

 

« Par où commencer les sidérations de ces dix derniers jours ? L’affaire Santier avait accaparé dès le 3 novembre 2022, l’ordre du jour de l’assemblée plénière de Lourdes, et voilà que le 6 du mois, le Cardinal Jean Pierre RICARD confessait par courrier s’être «conduit de façon répréhensible avec une jeune fille de 14 ans » alors qu’il avait 38 ans. En réalité l’aveu de cet automne avait été précédé d’une réclamation de la victime. Selon l’interview de Soeur Véronique Margron, présidente de la Conférence des religieuses et religieux de France (Corref) au journal La Croixi : « En février 2022, la victime du cardinal Ricard apprend dans la presse que celui-ci est nommé pour gouverner temporairement les Foyers de charité, une communauté secouée en 2020 par des révélations d’abus commis par son cofondateur, le père Georges Finet. Indignée, elle prend contact avec moi et m’explique qu’il ne peut pas décemment exercer cette charge, puisqu’il l’a agressée lorsqu’elle avait elle-même 13 ans… J’ai immédiatement prévenu le président de la CEF. Ce dernier a tout de suite pris contact avec la victime d’abord, puis avec le cardinal Ricard, qui a renoncé à sa mission au sein des Foyers de charité. Tout cela n’a pris que dix jours»

URL : https://www.golias-editions.fr/2022/11/11/le-coup-de-grace/

 

3. Diocèse de Blois : une invitation qui passe mal

par Golias,  10 novembtre  2022

« Quelle mouche a piqué les évêques de la région Centre-Val de Loire ces derniers temps ? Après la « com » désastreuse de Vincent Jordy à Tours (cf. Golias Hebdo n° 742), c’est au tour de Jean-Pierre Batut (Blois) de faire des siennes. Une invitation aux célébrations du 11 novembre adressée par l’évêché de Blois a suscité de vives réactions. En cause, une phrase soulignant pour l’occasion le centenaire de l’intégration de l’Ukraine au sein de l’Union soviétique. Invitation qui passe mal à l’heure où l’Ukraine se défend contre l’envahisseur russe. Certes, Kiev a connu une brève période d’indépendance après la Première Guerre mondiale, avant de réintégrer le bloc soviétique de 1922 à 1991. Fallait-il pour autant mettre en exergue cette date en vue des célébrations du 11 novembre, alors même que le pays va entamer son neuvième mois de conflit avec son vieil ennemi-voisin ? La réponse est clairement « non » ! A contretemps, le diocèse a plaidé, face aux réactions, « une erreur de formulation ». Reste que l’on se demande encore comment une telle formulation a pu être validée(Alexandre Ballario ) »

 

URL : https://www.golias-editions.fr/2022/11/10/diocese-de-blois-une-invitation-qui-passe-mal/

 

On ne peut, en pareil contexte, s’étonner   de voir paraître dans La Croix  du 10 novembre  2022,   sous la plume de  Theo Moy,                         un article intitulé :

« Je me sens trahi » : les lecteurs de « La Croix » réagissent aux  révélations des évêques sur les abus.

« Les lecteurs de La Croix ont écrit à leur journl (l’équivalent de 40 pages de messages a été reçu en à peine plus d’une journée) pour s’exprimer sur les affaires Santier et Ricard, et la crise que traverse l’Église de France. Ils expriment une grande colère, souvent dirigée contre les évêques, ainsi qu’une exigence de changements profonds. Plusieurs posent la question de leur appartenance à l’Église… »

URL : https://www.la-croix.com/Debats/Je-sens-trahi-lecteurs-Croix-reagissent-revelations-eveques-2022-11-10-1201241553

 

Que Christian Terras , Rédacteur en chef de Golias soit remercié de nous autoriser la reprise de trois nouveaux articles.

Commémoration du 11 novembre. Au pied des stèles d’un monument orphelin.

Edifié en 1924  au centre de la Cour d’Honneur de l’ancienne Ecole Normale d’Instituteurs de Quimper, ces stèles portent gravée la litanie interminable des anciens élèves morts pour la patrie pendant la Grande Guerre .

Non inauguré et  resté  confidentiel jusqu’en 2022, il se trouve désormais orphelin dans un domaine interdit au public, déserté de longue date par ses élèves-maîtres instituteurs puis  plus récemment par les exploitants d’ établissements aux appellations  plus prestigieuses.

Il représente la composante mémorielle du patrimoine des normaliens du Finistère et aussi revenait-il  à l’ASVPNF de rendre hommage à ceux dont la jeunesse et la vie se terminèrent brutalement au cours d’un conflit qui ne leur laissa pas le temps d’enseigner qu’affirmer la paix est le plus noble des  combats. L’ASVPNF tenait à le rappeler  au moment  où de nouvelles guerres surgissent  à nos portes.

Les visiteurs de ce site pourront consulter les deux documents joints à cet envoi en cliquant successivement sur Document 1 et Document 2 .

Document 1.    Le message de l’ASVPNF pour la commémoration du  104è anniversaire de l’Armistice du 11 novembre 1918

Document 2.   Le reportage photographique  effectué au pied du Monument aux Instituteurs du Finistère Morts pour la France .

 L’ASVPNF a été autorisée à représenter des photos mises gracieusement à sa disposition par Mme Y. Douguet; elle l’en remercie vivement .

Pédocriminalité épiscopale La situation cataclysmique au 7 novembre 2022

Selon la  Dépêche.fr  du 7 novembre 2022 (URL : https://www.ladepeche.fr/2022/11/07/pedocriminalite-dans-leglise-lex-president-de-la-conference-des-eveques-reconnait-une-conduite-reprehensible-sur-une-mineure-de-14-ans-10787891.php)

« Pédocriminalité dans l’Église : l’ex-président de la Conférence des évêques reconnaît une conduite « répréhensible » sur une mineure de 14 ans »

 Le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque (émérite) de 2001 à 2019, a reconnu une conduite « répréhensible » sur une mineure il y a 35 ans. Dix autres évêques ou « anciens évêques » sont également « mis en cause » devant la justice civile ou canonique. 

Onze évêques ou anciens évêques ont été « mis en cause » devant la justice civile ou la justice de l’Eglise pour des signalements, a annoncé ce lundi 7 novembre, Éric de Moulins-Beaufort lors d’un point presse de la Conférence des évêques à Lourdes (Hautes-Pyrénées). »

 Selon  ce prélat , «  il y a aujourd’hui six cas d’évêques qui ont été mis en cause devant la justice de notre pays ou devant la justice canonique (droit de l’Eglise, ndlr), a déclaré le président de la CEF. Deux autres, qui ne sont plus en fonction, font l’objet d’enquêtes aujourd’hui de la part de la justice de notre pays après des signalements faits par un évêque et d’une procédure canonique ; un troisième fait l’objet d’un signalement au procureur auquel aucune réponse n’a été donnée à ce jour et a reçu du Saint-Siège des mesures de restriction de son ministère , a-t-il encore souligné. Il a indiqué que le cardinal (Jean-Pierre) Ricard, ancien évêque de Bordeaux, était aussi concerné ».

Le compte n’est pas bon ! Le Tableau de la Cène (2022 (sic ! ndlr) reste incomplet… C’est sans doute le cas Michel Santier qui a échappé à cette triste énumération !

 Les visiteurs  pourront  consulter, en cliquant ici, le texte  complet de la Déclaration , en date du 7 novembre 2023 , du Président de la CEF. Il est également accessible  à l’URL : eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/textes-et-declarations/531672-declaration-de-mgr-eric-de-moulins-beaufort-archeveque-de-reims-president-de-la-conference-des-eveques-de-france-le-7-novembre-2022/

Les méfaits de la pédophilie ecclésiale et du cléricalisme.

La loi du secret au sein de l’Eglise

 par

Golias
 
5 octobre 2021

 “L’Église a instauré la loi du secret qui dépasse le silence entourant le fonctionnement de ses institutions. Elle savait que le secret fait partie intégrante du mode opératoire des prêtres pédophiles. L’Eglise a nié et minimisé l’ampleur des agressions sexuelles sur mineurs tant en nombre, qu’en gravité, en contournant, et déviant la notion de crime en choisissant de parler plutôt de pédérastie et d’homosexualité. L’Église a appliqué de manière inconsidérée le pardon, en ne plaçant pas l’abus sexuel comme un crime. L’Église ne pourra en finir avec la pédophilie, tant qu’elle attirera en son sein des individus immatures psychiquement et sexuellement, et tant qu’elle continuera à entretenir et à développer, dans le modèle clérical, le fantasme de la toute puissance divine. C’est l’archaïsme de l’Église qui favorise les abus sexuels et spirituels, car ces deux types d’abus sont la conséquence d’un même rapport malsain du pouvoir et du sacré. L’Église n’en finira avec les abus sexuels et spirituels que lorsqu’elle s’ouvrira à la démocratie, et qu’elle fera sa réforme notamment dans le domaine de la sexualité. Elle en finira avec ces maux, lorsque son fonctionnement interne cessera de renforcer les tendances à l’immaturité psychologique et spirituelle de ses clercs…” (Cf. l’article de Christian Terras  en cliquant ici . Il est également accessible à l’URL : https://www.goliaseditions.fr/2021/10/05/rapport-sauve-comment-leglise-catholique-a-instaure-la-loi-du-secret/

 Plus récemment le 2 novembre   2022, Golias a fait paraître, dans le prolongement de cet article fondateur, un ouvrage collectif  écrit sous la direction de Christian Terras  et intitulé :

 

« Rapport Sauvé : l’évangile de la honte »

 

 Selon Golias, “L’Église a appliqué de manière inconsidérée le pardon, en ne plaçant pas l’abus sexuel comme un crime. L’Église ne pourra en finir avec la pédophilie, tant qu’elle attirera en son sein des individus immatures psychiquement et sexuellement, et tant qu’elle continuera à entretenir et à développer, dans le modèle clérical, le fantasme de la toute puissance divine. C’est l’archaïsme de l’Église qui favorise les abus sexuels et spirituels, car ces deux types d’abus sont la conséquence d’un même rapport malsain du pouvoir et du sacré. L’Église n’en finira avec les abus sexuels et spirituels que lorsqu’elle s’ouvrira à la démocratie, et qu’elle fera sa réforme notamment dans le domaine de la sexualité. Elle en finira avec ces maux, lorsque son fonctionnement interne cessera de renforcer les tendances à l’immaturité psychologique et spirituelle de ses clercs » URL : https://www.golias-editions.fr/produit/rapport-sauve-levangile-de-la-honte/

 On rappellera à ce propos  que si :

  – Evangile équivaut en matière de foi chrétienne, à  « Bonne Nouvelle, annonce du salut du monde offert en Jésus-Christ; vie et enseignement du Christ par les Apôtres » 

  Honte peut signifier un « Trouble de l’âme causé par la crainte du déshonneur », la honte est quelquefois la conscience d’une action qui dégrade l’homme dans sa propre estime ; elle peut être aussi la crainte de recevoir un blâme mérité ou non, la vexation d’être désapprouvé, et par conséquent elle peut se soumettre soit aux préjugés dominants soit aux lois morales permanentes, aux exigences de l’honnêteté ou à celles des usages (voyez Trench, Synonymes du Nouveau Testament, paragraphe XIX).

– Le pape François lui-même  clamait sa honte : après avoir fait part (mardi )de son « immense chagrin », le souverain pontife a exprimé mercredi « sa honte », à la suite de la publication d’un rapport accablant sur la pédocriminalité au sein de l’Église de France. Dévoilées par une commission indépendante, les conclusions de l’enquête estiment à 216 000 le nombre de mineurs sexuellement agressés par des clercs ou religieux en France depuis 1950. Cf.l’URL : https://www.france24.com/fr/france/20211006-p%C3%A9docriminalit%C3%A9-au-sein-de-l-%C3%A9glise-j-ai-honte-dit-le-pape-fran%C3%A7ois

 
En l’occurrence pontificale,  ladite Honte correspondait –sans doute- à un « effet d’opprobre entraîné par un fait, une action transgressant une norme éthique ou une convenance (d’un groupe social, d’une société) ou par une action jugée avilissante par rapport à la norme (d’un groupe social, d’une société)…

Quoi qu’il en soit , Il est assuré que l’intitulé  retenu par Golias  qui, sur le plan de la foi chrétienne, peut revêtir un caractère oxymorique est de nature à  susciter  tant  l’intérêt  que l‘indignation  du bon sens commun.

Pour clore ce nouveau chapitre  de turpitudes  ecclésiales on rappellera que l’Eglise  ne pourra s’exonérer  des taches indélébiles  de la pédophilie érigée en système qu’en s’ouvrant aux vertus et à la pratique de la démocratie . Les citoyens émancipés et épris de liberté de ce pays  appellent de leurs vœux un tel changement .

Faut-il enfin rappeler que :

1. Avoir honte de changer , c’est avoir honte d’être humain,

2.Le sage a honte de ses défauts mais n’a pas honte de s’en corriger,

3. Ne pas avoir honte de  sa faute, c’est la  commettre deux fois,

4.Qui ne sent point la honte n’a pas d’honneur.
 
Que Christian Terras, Directeur de Golias, soit très cordialement remercié de  nous autoriser  ces nouveaux emprunts.

Turpitudes cléricales et épiscopales à l’épreuve de la justice divine (suites de l’affaire Santier)

« Réuni à Lourdes et discrédité par l’affaire Santier, l’épiscopat catholique au bord du gouffre »

titrait Libération du 3 novembre 2022 sous la plume de   Bernadette Sauvaget. Cf. l’ URL : https://www.liberation.fr/societe/religions/reuni-a-lourdes-et-discredite-par-laffaire-santier-lepiscopat-catholique-au-bord-du-gouffre-20221103_5B3LG3TCKFA7ZIPG2ZNGQIR4OA/

Selon cette journaliste : »La Conférence des évêques de France se réunit à partir de ce jeudi dans un climat assombri par la légèreté avec laquelle l’Eglise a traité le scandale des «strip-confessions» avant qu’il ne soit rendu public. Le collectif Apné organise des manifestations dans toute la France pour faire entendre la voix des fidèles sous le choc. »

« Les calottes sont cuites » ; depuis que l’affaire Santier a éclaté – du nom de l’ancien évêque de Créteil (Val-de-Marne) et de Luçon (Vendée) qui a pratiqué des strip-confessions dans les années 90 – le jeu de mots court sur les réseaux sociaux. Si la forme est humoristique, le fond ne cache rien de la grave crise de confiance qui s’est creusée, ces trois dernières semaines, entre les évêques catholiques et leurs fidèles. Ces derniers reprochent à l’épiscopat son silence sur les pratiques déviantes de Michel Santier qui a écopé, en octobre 2021, de mesures disciplinaires du Vatican. L’affaire et les sanctions, elles, n’ont été révélées par la presse qu’un an plus tard. Comme chaque année, les évêques catholiques – à peu près une centaine – se retrouvent à Lourdes (Hautes-Pyrénées) du 3 au 8 novembre pour leur traditionnelle assemblée d’automne. L’an 2021 ressemble furieusement à 2022 car, au dernier moment, l’agenda des travaux a été percuté par l’actualité. L’année dernière, c’était celle du rapport Sauvé ; cette année, il s’agit de l’affaire Santier. Ce dernier scandale – qui met en cause l’un des leurs même s’il a pris sa retraite – contraint les évêques à plancher, à nouveau, sur la question des violences sexuelles au sein de l’institution. .. »

 

La Vie, l’hebdomadaire catholique,  titrait , dès  le 2 novembre 2022 :

Après l’affaire Santier, les évêques sous pression à Lourdes

Les évêques se réunissent à Lourdes du 3 au 8 novembre 2022, dans un climat de tensions liées aux révélations de l’affaire Santier, beaucoup attendent des réponses et des actes en termes de justice ecclésiale et de communication sur les sanctions.

Selon Caroline Celle , Youna Rivallain et Marie-Lucile Kubacki, la situation serait cataclysmique :  « c’est sans doute ce qui pouvait arriver de pire, un an après la Ciase et tout le travail que nous menons sur la question des abus… », souffle un évêque, à l’approche du 3 novembre, date à laquelle l’épiscopat doit se retrouver pour la traditionnelle assemblée plénière de Toussaint, à Lourdes. « C’est un peu comme un jour sans fin », commente un autre. En effet, après plusieurs assemblées consacrées aux abus, et l’annonce de résolutions fortes en novembre 2021, lorsque les évêques avaient mené une véritable démarche de repentance, se mettant à genoux devant la basilique de Lourdes, « l’affaire Santier » ne passe pas…”. Cf. l’URL: https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/apres-laffaire-santier-les-eveques-sous-pression-a-lourdes-85073.php

Les visiteurs de ce site pourront consulter à ce propos ,en cliquant ici, la …

Lettre ouverte à Eric de Moulins-Beaufort

de

Christian Delahaye

Parue dans Golias News  du  3 novembre 2022, elle révèle  que : « Face au dégoût et à la révolte exprimés jusque dans les colonnes de la presse mainstream, l’affaire Santier a fini par faire réagir le président de la Conférence des évêques de France dans la « Lettre de l’Eglise catholique ». Sa missive ajoute plusieurs scandales aux scandales. Cette lettre ouverte y répond. Cf. l’URL : https://www.golias-editions.fr/2022/11/03/lettre-ouverte-a-eric-de-moulins-beaufort/

 

Que Christian Terras, Rédacteur en chef  à Golias, soit  cordialement remercié d’autoriser ce nouvel «  emprunt » ;

Transcendantale, la laïcité est ou n’est pas !

L’adjectiver nuit à son essentialité

au sein de

nos institutions républicaines.

Parmi les termes de la langue française celui de « laïcité» est connu pour faire l’objet de qualifications extrêmement variées, celles-ci reflétant les choix philosophiques, spirituels (ou) politiques tant d’adeptes- nouveaux venus dans le champ de la laïcité- que de faux amis du principe républicain  sous-tendu.

Le terme laïcité vient du grec laïcos (λαϊκὸς), lui-même issu de laos (λαὸς), « qui est du peuple ». Il désigne le cadre juridique d’une société qui refuse la tutelle d’une religion sur les affaires publiques et qui respecte la liberté de conscience, les lois des hommes primant sur celles des religions. Ainsi la laïcité est-elle la condition première de la démocratie : affaiblir l’une revient à fragiliser l’autre. Cf.http://publictionnaire.huma-num.fr/notice/laicite/

Apparu en France en 1871, le mot laïcité est défini comme une « conception politique impliquant la séparation de la société civile et de la société religieuse, l’État n’exerçant aucun pouvoir religieux et les Églises aucun pouvoir politique ». C’est le principe politique « qui permet à toutes les convictions existentielles de vivre en bonne intelligence les unes avec les autres, à partir de la conviction partagée de l’égalité pour tous du droit d’expression, comme bien commun ».Il y a, dans le principe politique de laïcité, une double dimension : démocratique et républicaine :

-La laïcité est un principe démocratique en tant qu’elle prend en compte la multiplicité des aspirations individuelles ;

-La laïcité est un principe républicain en tant qu’elle prend en compte l’unité nécessaire du corps social autour de valeurs et principes de la République.” Cf. https://www.actu-juridique.fr/administratif/libertes-publiques-ddh/le-principe-de-laicite-une-invention-francaise-ignoree/

Ceci étant posé on découvrira ci-dessous quelques unes des épithètes usitées pour qualifier la laïcité; celle qui est censée avoir cours dans toutes nos institutions républicaines . On peut ainsi à l’envi voir affubler laïcité de qualificatifs aussi divers que :

Ouverte, inclusive, à la française, française, nouvelle, tout court, plurielle , positive, négative, restrictive , stricte , séparative, apaisée, identitaire, d’ouverture, de fermeture, de progrès, simple, dure, orthodoxe, néo-républicaine, aménagée, accommodée, républicaine, instrumentalisée, édulcorée, militante, de combat, anticléricale, dégradée, advenant, advenue, rigide, intransigeante… » (liste non exhaustive, ndlr ! )

A l’instar de J-P Brighelli ( In Liberté, Egalité, Laïcité, Hugo DOC, 2015)on considérera ici qu’adjectiver la laïcité revient à la trahir en la faisant dissoudre dans le « grand bain des communautarismes et des religions. » et qu’à force de l’aménager , de l’ouvrir et de lui donner une géométrie variable afin de l’accommoder aux lubies des diverses communautés, elle se trouve vidée de son sens » ;

Il s’agit donc de revenir à une laïcité sans adjectif car, selon  H. Pena Ruiz, le mot (intraduisible) et lui seul est en l’occurrence suffisant ! De surcroît comme l’écrit Caroline Fourest IN Génie de la Laïcité ; (Grasset, 2016) « la laïcité n’a ni à s’ouvrir, ni à se fermer, ni à s’accommoder, ni à s’arc bouter. Elle doit simplement rester fidèle à son histoire et à l‘esprit de ses fondateurs ». 

« Ni capitulation, ni persécution » disait Ferdinand Buisson !

La laïcité qui fut donc qualifiée de positive par certains vient de faire l’objet d’une nouvelle mise au point dans un article de Catherine Kintzler intitulé :

 
Vous avez dit « laïcité positive » ?

Publié dans Mezetulle le 30 octobre 2022 ledit article souligne que :

« En parlant de « laïcité positive » le ministre de l’Éducation nationale Pap Ndiaye reprend un terme fréquemment utilisé pour réclamer à la laïcité – qu’on juge rigide et trop intransigeante – des « accommodements », une « ouverture »1. Ce terme, que Nicolas Sarkozy avait cru bon de promouvoir à plusieurs reprises2, suggère par lui-même l’aspect politique qui gouverne son emploi. L’adjectif « positive » induit en effet un champ sémantique où prendrait place, à l’opposé, une « laïcité négative » qu’il s’agirait de combattre, de réduire et peut-être même d’effacer3. Mais la thèse d’une « laïcité négative » ne tient pas debout : car la laïcité a posé plus de libertés que ne l’a jamais fait aucune religion. On n’a pas à demander à la laïcité d’être « positive » : c’est aux religions qu’il appartient de le devenir en renonçant à leurs prétentions à l’exclusivité intellectuelle et politique.Examinons donc ce que certains appellent hâtivement un concept : la notion de « laïcité positive ». De quelque côté qu’on la prenne, on débouche sur un vide intellectuel »

Les visiteurs de ce site pourront consulter, en cliquant ici, l’article de Catherine Kintzler.

On retiendra , à l’instar de Caroline Forest , que le génie de la laïcité réside dans le fait que c’est la seule lumière capable de nous éloigner de l’obscurantisme. Selon elle :

-la laïcité (non qualifiée) nous protège ;protégeons la !

-la laïcité nous permet de nous aimer ; aimons la passionnément et faisons la aimer !

Que Catherine Kintzler soit chaleureusement remerciée de nous autoriser à reproduire et à représenter son article original.

Constitutionnaliser la laïcité

Déjà en 2017, Catherine Kintzler proposait d’inscrire dans la Constitution de notre République, les principes de la loi de 1905 (https://www.mezetulle.fr/constitutionnaliser-3-principes-de-loi-de-1905/) dans un article  intitulé :

                    Constitutionnaliser 3 principes de la loi de 1905

 publié dans son blog revue   Mezetulle  le  20 mars 2017. Elle y rapportait que Slate.fr (avait) demandé à 100 chercheurs de rédiger, dans un calibre restreint, des « propositions pour la France » avant l’élection présidentielle. Invitée à cet exercice, elle avait proposé la constitutionnalisation de trois principes inspirés de la loi du 9 décembre 1905.   Selon elle , la proposition à première vue n’est pas vraiment originale ni nouvelle ; mais à sa connaissance elle n’a jamais été présentée ainsi dans ses motifs, son détail et sa « faisabilité ».

On lira la suite  en se rendant à l’adresse : :https://www.slate.fr/story/138932/constitutionnaliser-loi-1905.

 Catherine Kintzler précisait d’emblée : « Vouloir constitutionnaliser un texte législatif, c’est considérer que ce texte dit quelque chose de fondamental sur la nature de l’association politique » . Puis elle poursuivait : « Supprimer de l’article premier de la Constitution une proposition difficile à comprendre et y insérer à la place trois propositions claires inspirées des deux premiers articles de la loi du 9 décembre 1905 permettrait de préciser le caractère «laïque» et «indivisible» de la République. »

 Sa contribution s’achevait ainsi : « La conséquence la plus spectaculaire de cette proposition est l’abandon des dispositions particulières en vigueur provisoirement en Alsace-Moselle et dans certains territoires ultra-marins. Un tel abandon, qui devrait se faire progressivement en respectant les droits des personnels religieux actuellement rétribués par l’État, réunifierait la République «indivisible». Mais la vertu principale du texte ainsi modifié apparaît si on suppose cette étape acquise: expliciter la laïcité de la République par un minimalisme fondateur et libérateur ».

 On comprend aisément que des juristes puissent   s’approprier et investir une telle problématique et que l’on peut donc  découvrir à ce propos un article tel celui  de Mathieu Touzeil-Divina  publié en 2018  et intitulé :

 

« Un principe latitudinaire et non constitutionnel de laïcité ? »

 

Il s’agit d’un chapitre  de  l’ouvrage : « La territorialité de la laïcité » de Mouannès Hiam que l’on pourra consulter à : La territorialité de la laïcité [en ligne]. Toulouse : Presses de l’Université Toulouse 1 Capitole, 2018 (généré le 31 octobre 2022). Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/putc/5675>. ISBN : 9782379280719. DOI : https://doi.org/10.4000/books.putc.5675.

 

Il y apparaît notamment que : «  l’objectif  poursuivi est simple : il s’agit d’exposer (sinon de rappeler) qu’à de nombreuses reprises (encore aujourd’hui) le principe pourtant dit constitutionnel de laïcité s’est effacé et s’efface encore derrière une Loi, un règlement voire un usage comme si la valeur normative et dite suprême de ce dernier s’effaçait ou était – selon les territoires – à géométrie variable : latitudinaire. Les exceptions, qui déconstruisent le principe, s’avèrent alors historiques et, d’un point de vue formel, généralement législatives même si quelques usages ne le sont même pas . Enfin, force est de constater que la plupart (mais non la totalité) des exceptions sont surtout – ce que l’Histoire explique – dues à des traditions ou à des pratiques issues du Concordat . »

 

Si les joutes électorales sont passées, la constitutionnalisation de la laïcité n’est point intervenue . Aussi n’est-il pas surprenant de voir  réapparaître la question dans notamment ufal-INFO, le magazine de l’Union des Familles Laïques  sous la forme d’un article de Charles Arambourou  en date du 29 octobre  2022 intitulé :

 

Constitutionnaliser la laïcité ? Oui, mais pas n’importe comment.

 

Selon l’auteur : « Le média en ligne Opinion internationale du 16 octobre 2022, date anniversaire de l’assassinat de Samuel Paty, a publié un appel, accompagné d’une proposition de loi constitutionnelle

 pour l’adoption d’un titre « laïcité » dans la Constitution. Parmi les premiers signataires, tous personnalités respectables et de couleurs politiques diverses, on compte plusieurs partenaires et amis de l’UFAL.Néanmoins, notre association ne signera pas, et n’invite pas à le faire. Car les bonnes intentions ne suffisent pas à faire de bonnes lois ».

 

 On lira  cependant  avec intérêt  le texte de Charles Arambourou en cliquant ici .

Que les responsables de ufal-Info qui nous ont autorisé à le reproduire pour le représenter sur ce site  en soient chaleureusement remerciés.