Quand l’extrême droite vise l’école 

                 deux syndicats d’enseignants organisent la résistance
 
A l’instar de ces deux  Associations , l’ASVPNF  condamne ce projet politique et appelle à  défendre sans faiblesse l’Ecole laïque républicaine en lui réservant l’exclusive des fonds publics.
 C’est pourquoi on relaie ici l’appel  à la mobilisation des professionnels de l’éducation  lancé par  la CGT et la FSU  : » Face aux appétits de l’extrême droite, résister et renforcer l’école publique ! » Une conférence de presse commune de la FSU et de la CGT marque un tournant dans le rapprochement des deux organisations face à la montée des offensives de l’extrême droite contre l’École et ses personnels. Pour les syndicats, il y a urgence : l’institution scolaire est aujourd’hui au cœur d’une bataille idéologique assumée par l’extrême droite. ».
Les visiteurs de ce site pourront consulter à ce propos, en cliquant ici, l’analyse qu’en fait Djéhanne Gani rédactrice  en chef  du Café pédagogique ainsi que le texte complet de l’appel de la  CGT et de la FSU.
Que Djéhanne Gani soit remerciée de nous avoir permis ce nouvel emprunt au Café pédagogique .

Violette Spillebout : Le courage contre l’omerta

Selon Djéhanne Gani, en charge du site du Café pédagogique, qui l’a interviewée dans le sillage de l’après-Bétharram, la co-rapporteure de la commission d’enquête parlementaire sur les violences faites aux enfants et co-auteure de la proposition de loi pour renforcer et lutter contre les violences en milieu scolaire revient sur le travail transpartisan qu’elle a mené avec Paul Vannier (LFI).
 « Dans Silences brisés, violences à l’ école (Stock, 2026), la députée Violette Spillebout (EPR) raconte les auditions marquantes, les résistances institutionnelles, le poids des lobbies et les tensions politiques. Elle défend une « culture du courage », plaide pour un pilotage renforcé des établissements sous contrat – qu’elle considère comme un partenaire. « Sans être un plaidoyer contre l’enseignement catholique », elle insiste sur la responsabilité de l’État face aux défaillances. « Le système ne doit pas écraser ces personnes courageuses », insiste-t-elle, convaincue qu’« il y a donc quelque chose qui change ».
Nous ne demandons qu’à partager son optimisme.Toutefois à l’ASVPNF on  considère -sans vouloir susciter de controverse – que l’Ecole publique républicaine doit rester un sanctuaire inviolable permettant d’enseigner les connaissances de la Science et de la Raison celles  qui libèrent les intelligences.
Les visiteurs de ce site  pourront consulter ,en cliquant ici , le récit de l’entretien que Violette Spillebout  a accordé à  Djéhane Gani.
Que Djéhanne Gani soit cordialement remerciée de nous permettre  ce nouvel emprunt au Café pédagogique.

Contrôler l’enseignement privé : vers un changement de culture ?

Longtemps rare, parfois complaisant, le contrôle de l’État sur l’enseignement privé sous contrat est aujourd’hui au centre du débat politique. Entre rapports accablants, scandales de violences et annonces gouvernementales de contrôles, une question demeure : assiste-t-on à un véritable changement de culture ? Même le ministre Edouard Geffray suggère l’intérêt des contrôles inopinés. « ll ne faut pas que l’on arrive en mode vitrine Potemkine, il faut que l’on creuse un peu », a-t-il déclaré.
Les visiteurs de ce site pourront consulter, en cliquant ici, l’article dévolu à cette question que Djéhanne Gani a publié  dans Le Café pédagogique du 3 février 2026.
Que Djéhanne Gani soit remerciée de nous permettre cet emprunt au Café pédagogique ;

ASVPNF : vie  associative

Pour clôturer l’année associative  2025 , l’Association pour la Sauvegarde et la Valorisation  du Patrimoine Normalien du Finistère (ASVPNF)  a tenu son Assemblée générale ordinaire  à Quimper(F-29000) le  10 décembre 2025.
Les visiteurs de ce site pourront  en consulter le  Procès-verbal en cliquant ici. 
Il interpelle les pouvoirs publics en charge des collectivités au moment où celles-ci s’apprêtent à renouveler leurs instances et à s’interroger sur la nature de leur implication  dans la vie  des  Associations loi de 1901 ayant vocation à promouvoir le développement local et le bien public.

A la mémoire de Roselyne Dégremont.

Dans un article, mis en ligne dans son blog revue Mezetulle, Catherine Kintzler célèbre de façon émouvante la mémoire de sa condisciple récemment disparue. Elle y  apporte aussi le témoignage édifiant d’une longue amitié venue de loin ; le temps n’a fait que  la confirmer comme source de force et d’inspiration. Nous nous associons  ici  à cet hommage et saluons, au passage, le parcours normalien des deux philosophes, anciennes élèves de Fontenay–aux-Roses.

Les visiteurs pourront consulter l’article de Catherine Kintzler en cliquant ici.

Que Catherine Kintzler soit remerciée de nous permettre ce nouvel emprunt  à Mezetulle .

Pour protéger tous les élèves et les enfants en milieux scolaire et périscolaire:

le projet de loi Villebout / Vannier

 

Selon  Anne-Charlotte Dusseaulx  (LCP) : Bétharram : Violette Spillebout et Paul Vannier ont présenté la proposition de loi issue de la commission d’enquête, le 28 janvier 2026.

https://lcp.fr/actualites/betharram-violette-spillebout-et-paul-vannier-presentent-la-proposition-de-loi-issuede

 Les rapporteurs de la commission d’enquête sur « les modalités du contrôle par l’Etat et de la prévention des violences dans les établissements scolaires », Violette Spillebout (Ensemble pour la République) et Paul Vannier (La France insoumise), ont présenté ce mercredi 28 janvier la proposition de loi issue de leurs travaux. LCP a pu consulter ce texte. Que prévoit-il ?

 « C’était une suite annoncée et attendue. En juillet dernier, la commission d’enquête sur « les modalités du contrôle par l’Etat et de la prévention des violences dans les établissements scolaires » avait rendu un rapport édifiant. Aujourd’hui, à partir des 50 recommandations faites à l’époque, les rapporteurs Violette Spillebout (Ensemble pour la République) et Paul Vannier (La France insoumise) passent à l’étape suivante en présentant une proposition de loi « visant à prévenir et lutter contre les violences en milieu scolaire ». 

« Avant la conférence de presse que tenaient les deux députés, ce mercredi 28 janvier en milieu de matinée à l’Assemblée nationale, LCP a pu consulter l’exposé des motifs du texte. Dans celui-ci, Violette Spillebout et Paul Vannier déplorent que « pendant des décennies, un climat d’omerta, la défaillance de l’Etat, une culture légitimant la violence sur les enfants, [aient] laissé des criminels, en milieu scolaire, ravager la vie de dizaines de milliers d’élèves ».

« Ils ajoutent : « Grâce à la force des victimes qui ont le courage de prendre la parole, la réalité et l’ampleur de ces violences sont désormais connues. » Afin de lutter contre ces violences en milieu scolaire et « que plus jamais des enfants ne soient maltraités ou violentés dans des établissements par des adultes censés les éduquer et les protéger », la proposition de loi issue des travaux de la commission d’enquête, composée de onze articles, prévoit plusieurs mesures. 

La création d’un fonds national d’indemnisation

« L’article 1er « acte la reconnaissance solennelle par la Nation des violences physiques, psychologiques et sexuelles subies par des enfants dans le cadre scolaire et périscolaire, ainsi que des manquements graves des autorités publiques qui ont permis leur perpétuation« . Un fonds national d’indemnisation et d’accompagnement pour les victimes serait ainsi créé. Et l’interdiction des châtiments corporels et des traitements humiliants serait inscrite dans le code de l’éducation. 

« Parmi les autres mesures prévues par la proposition de loi : le renforcement du contrôle de l’honorabilité de l’ensemble du personnel travaillant dans un établissement scolaire, « avant le recrutement puis tous les trois ans au moins » ; le renforcement du suivi des sanctions disciplinaires prises à l’encontre des personnels pour des faits de violences sur élèves ; ou encore la prolongation du délai de prescription du délit de non-dénonciation pour certains faits de violences volontaires dès lors qu’ils sont commis sur un mineur.

« L’article 7 de la proposition de loi est, quant à lui, consacré aux établissements privés sous contrat. Il institue notamment « un contrôle quinquennal obligatoire », et « renforcé pour les internats ».

« Reste à savoir quand ce texte sera inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Pour l’heure, aucune date n’a été donnée. En novembre, Violette Spillebout et Paul Vannier avaient indiqué souhaiter que la proposition de loi soit examinée début 2026, soit sur du temps transpartisan, soit sur du temps gouvernemental. »

  Il y a lieu en effet de légiférer sans tarder et d’inscrire au budget les deniers nécessaires pour faire appliquer la loi .

  Les visiteurs de ce site pourront consulter l’article de Djéhanne Gani  publié le 29 janvier 2026 dans le Café pédagogique en cliquant ici. Il s’intitule :

«  L’après-Bétharram : vers une proposition de loi

pour protéger tous les élèves »

  Que Djéhanne Gani soit remerciée de nous permettre ce nouvel emprunt au Café pédagogique.

Fichier joint

Dénoncer l’Écriture dite « inclusive »

en la tournant  en dérision par l’absurde

L’Ecriture, telle  que définie par le CNRTL ou le Larousse,  dont le coeur de métier consiste à fournir les  bons outils  pour choisir le mot juste pour bien nommer les choses, est la représentation d’une langue c’est-à-dire  d’un ensemble de paroles et de pensées exprimées au moyen de signes graphiques  conventionnels. Ceux-ci sont codifiés   par une même et seule  institution  de notre République ; l’Académie française. Celle-ci fut créée en 1635, pour conférer un poids officiel aux travaux des grammairiens.

La mission confiée à l’Académie fut très claire : « La principale fonction de l’Académie sera de travailler, avec tout le soin et toute la diligence possibles, à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences. » (Article 24 des statuts.)

Selon Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89criture « L’écriture est un moyen de communication qui représente le langage à travers l’inscription de signes sur des supports variés. C’est une technique qui s’appuie sur les mêmes structures que la parole, comme le vocabulaire, la grammaire et la sémantique, mais avec des contraintes supplémentaires liées au système de graphies propres à chaque culture. C’est d’une certaine façon « l’intégration de la langue des hommes au visible ». Le résultat de l’écriture est généralement un texte dont le destinataire est le lecteur.

« Dans les sociétés humaines émergentes, le développement de l’écriture est probablement lié à des exigences pragmatiques comme l’échange d’informations, la tenue de comptes financiers, la codification des lois et l’enregistrement de l’histoire. Autour du IVe millénaire av. J.-C.[ , la complexité du commerce et de l’administration en Mésopotamie dépassait les capacités de mémorisation des hommes ; l’écriture y devint donc une méthode plus fiable d’enregistrement et de conservation des transactions. Dans l’Égypte antique et en Mésopotamie, l’écriture a pu évoluer pour l’élaboration des calendriers et la nécessité politique de consigner les événements historiques et environnementaux. Ainsi, l’écriture a joué un rôle dans la conservation de l’Histoire, la diffusion de la connaissance et la formation du système juridique.

« L’apparition de l’écriture distingue la Préhistoire de l’Histoire, car elle permet de conserver la trace des événements et fait entrer les peuples dans le temps historique. Elle marque aussi une révolution dans le langage et le psychisme, car elle fonctionne comme une extension de la mémoire. »

  C’est dans ce contexte bien cadré que l’écriture dite « inclusive » a fait irruption. Nous en avons déjà fait mention sur ce site , à maintes reprises ( Cf. https://asvpnf.com/index.php/2026/01/07/la-realite-de-linteret-de-lecriture-inclusive/) et dénoncé une  démarche qui n’inclut personne , tentant  d’imposer par des méthodes inacceptables des principes  qui consistent à faire prendre des vessies pour des lanternes et à occulter  au plan informationnel les tensions sociétales avérées de notre  République. On sait très bien que les mots de notre langue nationale n’ont pas de sexe, qu’ils ont un genre et qu’on peut facilement  sombrer(dans le ridicule)  des lignes  où ils sont censés s’aligner selon des règles admises de tous et apprises-faut-il le rappeler- au sein de nos institutions scolaires.

Ce n’est donc qu’une demi-surprise que de voir apparaître dans Mezetulle, le blog revue, de Catherine Kintzler un nouvel article de Thierry Foucart en date du 22 janvier 2026 intitulé :

« L’écriture inclusive par l’absurde »

  Selon C. Kintzler « Thierry Foucart enrichit le dossier sur l’écriture inclusive que Mezetulle a ouvert depuis 20141. En prenant et en appliquant à la lettre les injonctions faites au nom de l’écriture inclusive, sa contribution en montre l’absurdité pour tout locuteur francophone. Mais l’absurdité, si elle est en l’occurrence (et comme on en fera l’expérience en lisant ce texte) un sérieux obstacle à la lecture, n’a jamais été un obstacle pour l’imposition d’une idéologie »

Les visiteurs pourront le consulter en cliquant ici.

Ils sont également invités à prendre connaisssance de l’ensemble du dossier constitué à ce propos par C. Kintzler depuis 2014  en se rendant à l’adresse :

https://www.mezetulle.fr/dossier-sur-lecriture-inclusive-mise-a-jour-du-23-decembre-2025/

Au total qui n’est pas un final, on dira ,à l’instar de T.R. et PP.tx.:

«  Oui à la féminisation raisonnable et à la vigilance sur les stéréotypes ; non à la fabrication d’un sociolecte militant qui fracture la communauté linguistique et renforce les inégalités d’accès à l’écrit.

« Oui à la critique sociale concrète ; non aux diversions symboliques qui détournent l’énergie militante des questions de conditions de vie, d’éducation et de justice sociale.

« En ce sens, la lutte contre cette forme d’emprise peut se formuler comme la défense d’une langue partagée, d’une école qui émancipe par la maîtrise de l’écrit commun, et d’une priorité donnée aux tensions  sociales effectives plutôt qu’aux innovations graphiques pénalisantes pour la pensée ».

Que Catherine Kintzler soit remerciée de nous permettre ces emprunts à Mezetulle.

Les 25 ans de WIKIPEDIA

Selon Wikipédia, Wikipédia a été fondée le 15 janvier 2001. Aujourd’hui, 25 ans plus tard, elle est devenue la colonne vertébrale du savoir sur Internet, fournissant des informations sur tous les sujets, de la vie quotidienne aux chatbots IA, en passant par le journalisme et les jeux-questionnaires. Près de 250 000 bénévoles rédigent, éditent et vérifient les faits contenus dans ses 65 millions d’articles rédigés dans plus de 300 langues, le tout dans le respect des normes de neutralité et de fiabilité.

En 2026, nous célébrons le 25ᵉ anniversaire de Wikipédia. À l’occasion de cet anniversaire marquant, nous avons rencontré plusieurs contributrices et contributeurs bénévoles du monde entier afin de comprendre ce qui les motive à enrichir les pages de Wikipédia.

 Compte tenu des enjeux tant pour le présent que pour l’avenir la question se pose du devenir de l’encyclopédie collaborative confrontée aux intéractions des…ou aux concurrences   des applications de l’IA aussi accessibles que Wikipédia. On pourra découvrir quelques éléments de réponse  en se rendant à : https://lavienumerique.com/articles/208505/wikipedia-fete-ses-25-ans-lencyclopedie-collaborative-face-aux-defis-de-lia.html

 Ce media titre «  Wikipédia fête ses 25 ans : l’encyclopédie collaborative face aux défis de l’IA » tout en soulignant qu’en ce mois de janvier 2026, Wikipédia célèbre un quart de siècle d’existence. Avec 15 milliards de consultations mensuelles et 65 millions d’articles en plus de 300 langues, l’encyclopédie en ligne s’impose comme une infrastructure essentielle d’internet, particulièrement à l’heure où l’intelligence artificielle redéfinit l’accès au savoir.

« Il fait également apparaître une relation sans doute facilement prévisible à savoir que : Wikimédia est devenu un acteur incontournable de l’écosystème (sic ! ndlr)  IA
L’anniversaire intervient à un moment charnière. Wikipédia figure parmi les dix sites les plus consultés au monde et reste le seul de ce classement géré par une organisation à but non lucratif. Mais son rôle a évolué : les contenus de l’encyclopédie alimentent désormais chatbots d’IA générative, moteurs de recherche et assistants vocaux. Wikipédia constitue même l’un des ensembles de données de plus haute qualité pour l’entraînement des grands modèles de langage. » .

Les visiteurs intéressés pourront consulter, en cliquant ici , l’article à ce propos paru sur le site du CRHA–UNSA-Education  le 27 janvier 2026. Il est intitulé :

« 25 ans de Wikipédia ; tous les savoirs à portée de Clic »

On retiendra malgré une actualité mouvante en la matière que la question de l’interaction humain-IA touche à des enjeux profonds, presque existentiels, pour la production et la validation de la connaissance.

« L’encyclopédie collaborative à l’instar de Wikipédia incarne l’essence humaine – jugement critique, consensus démocratique, diversité culturelle – se trouve face à l’IA qui excelle dans la rapidité et l’échelle mais peine sur la nuance éthique et contextuelle. Cette tension ne semble  pas considérée comme  une menace, mais plutôt comme une opportunité. où l’humain guidera l’IA vers plus de fiabilité, l’IA libérant l’humain pour des réflexions différentes. Le bénéfice ultime pour l’Homme devrait résider dans des connaissances plus justes, accessibles et humanistes, au service de progrès sociétaux partagés. ».

Mais comment parvenir à cet équilibre durable ?

  Que le rédacteur en chef de CRHA -UNSA-Education soit remercié de nous avoir permis ce nouvel emprunt

Les effets pervers  de la pauvreté sur les trajectoires scolaires

L’École française est l’une de celles où l’origine sociale pèse le plus sur la réussite scolaire, comme l’ont montré depuis longtemps Bourdieu et Passeron et comme le confirment les évaluations nationales et internationales récentes. Les élèves issus des milieux populaires sont sur‑représentés parmi ceux qui cumulent difficultés scolaires, orientation subie et décrochage.

ants, c’était vraiment personnalisé, sur le devoir qu’elle a rendu,…
Ce constat sans appel conduit l’Association  CIPES (pour « Choisir l’Inclusion Pour Eviter la Ségrégation » (https://experimentation-cipes-ecoles.fr/) à déclarer :

 

« Face à la sur-représentation des enfants issus de familles en situation de pauvreté dans les filières hors cursus scolaire ordinaire, CIPES cherche à expérimenter de nouveaux chemins avec et dans les écoles et collèges volontaires, afin d’en finir avec les orientations scolaires pour cause de pauvreté.

“Le fait est qu’au-delà des apparences, tous les enfants de France ne suivent pas, jusqu’à la fin de la scolarité obligatoire, un parcours identique. Les chiffres sont en effet sans appel : 75 % des élèves de Segpa (Sections d’enseignement général et professionnel adapté) sont des enfants de milieux défavorisés. Le constat est sensiblement le même dans les Ulis (Unités localisées pour l’inclusion scolaire) et les Itep (Instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques). Leurs parents ont, pour beaucoup d’entre eux, vécu la même situation.

“Ces orientations contribuent fortement à la reproduction de la grande pauvreté en enfermant ces familles dans un cercle vicieux « pauvreté → scolarité difficile → orientation subie vers l’enseignement adapté ou spécialisé → pauvreté », dont elles ne peuvent sortir seules. Tout cela est cause de nombre de souffrances et d’inégalités sociales : souffrance des enfants qui se sentent dévalorisés et qui se pensent comme les exclus de l’école, souffrance des parents qui avaient mis tous leurs espoirs dans l’école pour que leur enfant ne vive pas ce qu’ils ont vécu et souffrance des enseignants dont beaucoup contribuent douloureusement à ces orientations, percevant que ce n’est pas la solution mais ne voyant pas comment faire autrement.

“Combattre cette « injustice sociale », tel est donc l’objectif de la recherche participative CIPES. »

 C’est dans ce contexte que le Centre de Recherche Henri Aigueperse  a publié  le 26 janvier 2026 un compte-rendu d’une étude collaborative menée sous l’égide de CIPES  (ATD Quart Monde) visant à répondre à la question « Pourquoi l’école française peine-t-elle tant à briser le déterminisme social qui enferme les enfants les plus pauvres dans des trajectoires souvent irréversibles ? ».

Question embarrassante au moment où l’Ecole est décrite comme étant à la dérive au point de nécessiter une refondation complète, refondation qui se fera d’autant plus attendre que les décideurs concernés se complaisent dans une logique comptable de suppressions d’emplois d’enseignants !

 Dans l’attente d’évolutions voire de révolutions, les visiteurs de ce site pourront consulter les observations consignées par le CRHA  en cliquant ici.

L’article concerné  s’intitule :

« Etude CIPES sur la grande pauvreté: une méthodologie inédite »

Que le rédacteur en chef du CRHA soit remercié ne nous permettre cet enprunt.

Addendum à la Charte ÉCOLE 2027

La présente annexe concerne l’ articulation de notre projet « Charte ECOLE 2027 »  avec la campagne des élections municipales  2026 et les perspectives dégagées pour 2027-2032

(version du 24 janvier 2026)

 

Article 16 Convergence des initiatives territoriales et nationales

La Charte ÉCOLE 2027 s’inscrit dans un grand mouvement ayant vocation à redonner centralité à l’École publique laïque et gratuite. Elle complète utilement la campagne engagée en vue des élections municipales 2026 par des associations et syndicats pour contester le financement public de l’enseignement privé sous contrat (loi Debré 1959).

Distinction des compétences :

Les collectivités territoriales avec les compétences bâtiments et vie scolaire, sont appelées à affirmer dès 2026 une priorité politique et budgétaire à l’École publique (investissements, rénovation, numérique, inclusion).

L’État, garant de la laïcité, de la gratuité et des lois-cadres, portera en 2027 l’examen et la sortie progressive du régime Debré, dans un cadre apaisé et concerté.

Calendrier républicain :

2026 : Les communes font de l’École publique le cœur de leur politique éducative locale, en transparence sur l’affectation des ressources publiques.

2027 : La Charte ÉCOLE 2027 constitue la feuille de route nationale de refondation, intégrant la recomposition des rapports public/privé.

2027-2032 : Mise en œuvre progressive : conférence nationale sur l’avenir du système éducatif ; transition des établissements et accompagnement des personnels.

Message constitutif : Refonder l’École publique, c’est refonder la République. L’unité d’objectif – service public d’éducation fort, gratuit, laïque et égalitaire – prime sur les temporalités distinctes des mobilisations. 
 
                                                                                  ASVPNF , 24 janvier 2026
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