Auteur/autrice : laurence
La République laïque et les cultes
Reconnaissance, méconnaissance, connaissance ?
Rappelons le contexte : « L’affaire Dreyfus, qui débuta en 1894, provoqua un climat de tension entre les radicaux républicains et la droite catholique. C’est dans cette ambiance singulière que le projet de loi de séparation des Églises et de l’État fut présenté au Parlement. La préparation du projet de loi confiée à la commission Buisson–Briand donna lieu à des débats houleux entre Républicains et Catholiques. On compte 48 séances de discussions entre 1904 et 1905. La loi de 1905marqua la volonté d’Aristide Briand d’aboutir à une loi de compromis qui permit à la fois l’adhésion des catholiques et des anti-cléricaux ».
Cette loi repose sur deux piliers principaux :
· la liberté de conscience affirmée à l’article premier ;
· la séparation des Églises et de l’État.
Avec la loi de 1905, la souveraineté de la Nation s’affirme. La religion officielle ayant longtemps été le catholicisme, l’athéisme n’était pas reconnu. À partir de 1905, l’État n’a plus de religion. Sa neutralité devient donc une garantie pour l’égalité des citoyens. C’est pourquoi, sans faire référence à la laïcité de façon explicite, la loi de 1905 demeure le texte fondateur de la laïcité en France(Cf. https://www.interieur.gouv.fr/actualites/actualites-du-ministere/loi-de-1905-pierre-angulaire-de-laicite-en-france )
Rappelons aussi que c’est la loi du 13 avril 1908 (dite Loi sur la conservation des édifices du culte) qui, dans son article 5, établit que l’État, les départements et les communes sont responsables de l’entretien et de la conservation des édifices dont la propriété leur est reconnue.
La complexité des textes n’autorise ni la schématisation ni la simplification abusive c’était une loi de tolérance ,elle doit le demeurer avec toute la précision et la rigueur nécessaires. Cest à ce prix que les « séparés » pourront continuer à coexister dignement et dans le respect mutuel.
C’est à ce titre et aux explications de textes y afférant que nous reprenons ici un article de François Braize . Datant de 2018, il garde toute sa lucide actualité . Publié dans Mezetulle, le blog revue de Catherine Kintzler ,il s’intitule de manière très suggestive « La république laïque et les cultes : reconnaissance,méconnaissance, connaissance ».
Selon Catherine Kintzler il fait apparaître que : « Après le discours d’Emmanuel Macron au collège des Bernardins le 9 avril (2018) et les nombreux commentaires qui ont suivi, François Braize1 a rédigé cette utile mise au point touchant les relations entre un État laïque et les cultes. La séparation n’implique pas pour l’État l’ignorance des cultes. La « non reconnaissance » des cultes que la loi de 1905 prévoit, et l’obligation de leur être indifférent, n’est cependant ni une « méconnaissance », une non « connaissance », ni même une « ignorance ». Si cela demande une subtilité que les temps ne portent plus guère, c’est oublier le sens et la portée de la loi de 1905 que de penser le contraire. »
Le visiteurs de ce site pourront consulter, en cliquant ici, l’article original de François Braize.
Que Catherine Kintzler soit chaleureusement remerciée de nous permettre ce nouvel emprunt à Mezetulle
Charles Péguy
et les
Et pourtant selon Charles Péguy :
– « lorsqu’une société ne peut pas enseigner, c’est que cette société ne peut pas s’enseigner.”
Il s’agissait de propos, pour sûr, hautement prémonitoires qui devraient appeler à l’humilité et à la réflexion tant la puissance publique et ses institutions que les citoyens et la société civile.
Dans l’attente d’un retour à la Raison …les visiteurs de ce site pourront consulter les sources en cliquant ici. Il auront accès au texte d’anthologie sur les Hussards noirs de la République écrit en 1913 par Charles Péguy et extrait de L’argent (6e Cahier de la Quinzaine de la 14e série, 16 février 1913.)
Addendum à l’hommage rendu à
Fermeture de l’INSPE de Vannes au profit de l’Université Catholique de l’Ouest
« C’est un véritable coup de massue qui s’abat sur l’INSPE, ses personnels, la profession tout entière, mais aussi sur l’avenir de notre République laïque. »
C’est ainsi que les opposants résument la situation avec la menace de la fin de la formation publique des enseignants à Vannes.
A l’ASVPNF on partage leur indignation et on dénonce la méthode insidieuse de déstabilisation et de destruction de l’Ecole publique par l’arrêt de la formation publique des maîtres. En clair ceci équivaut à « déconstruire » le corps enseignant laïque pour livrer le système éducatif à l’Eglise et à son obscurantisme clérical.
Voici le prolongement normal de ce qui fut initié lors de la mise à la casse des Ecoles normales d’Instituteurs et d’Institutrices par Lionel Jospin en 1989. Trente six ans après (la durée d’une carrière d’Instituteur !), sans coup férir, la formation des maîtres va être assurée-pour le département du Morbihan, d’autres suivront- par un établisement catholique confessionnel qui revendiquera sans vergogne le titre d’Ecole normale en l’affublant de « supérieure »…si ce n’est déjà fait !
Adieu les Trois Lois scolaires fondatrices de la 3è République et rendez-vous au 120è anniversaire de la loi de 1905 dite de Séparation de l’Eglise et de l’Etat.
D’aucuns parlaient récemment de laïcité piétinée alors qu’on se proposait de (re) commencer à prier en classe au lieu d’y émanciper en enseignant la Science et la Raison. L’attaque délibérée contre la formation publique des maîtres par la suppression des INSPE constitue un autre piétinement de la laïcité bien plus grave que le précédent !
Après le décès de Pierre Hénaff
C’est dans ce contexte singulier, avec l’accord explicite de ses ayant droit et faisant abstraction d’une émotion à la hauteur de la qualité d’un long compagnonnage entretenu par une mémoire commune de Hussards de la République, que nous procédons à la mise en ligne du dernier article de Pierre Hénaff.
S’y trouvent juxtaposés pour la mise en forme trois fichiers accessibles par un simple clic gauche appliqué sur le terme « Fichier » approprié :
Fichier 1. Hommage de l’ASVPNF à P. Hénaff
Fichier 2. Croyances,foi et progrès par P.Hénaff
Fichier 3. Pierre Hénaff n’est pas allé à la guerre mais…
Le Fichier 3 comporte trois sections :
– Souvenirs de collégien bigouden
– Souvenirs des évènements du 24 juillet 1944 au manoir du Hilguy à Plogastel-Saint-Germain
– Telgruc,3 septembre 1944
Que Madame Françoise Hénaff soit chaleureusement remerciée d’avoir accepté la relecture des écrits-souvenirs de son père défunt, avant de nous les adresser pour édition.
Turpitudes et contreturpitudes cléricales et ecclésiales
Une triste chronique sans fin
Nous avions fait le pari d’alimenter cette chronique au moment où d’aucuns pouvaient espérer voir se tarir les sources cléricales qui l’alimentaient au gré non seulement des rapports, des travaux des commissions ad hoc , des recommandations de la hiérarchie ecclésiale mais aussi des appels à la raison et tribunes des porteurs de contre-turpitudes proclamées par certains catholiques de progrès.
Il n’en a rien été ; on s’aperçoit chemin faisant que l’ordre du jour demeure,le navire continuant de prendre l’eau et que « tout est en place pour que ça continue ».
En pareil contexte nous nous proposons de continuer à entretenir cette chronique aussi fidèlement que possible, il y va de notre volonté de faire émerger la vérité des choses et des faits et d’exercer notre droit de savoir et de faire savoir !
Les visiteurs trouveront ci-dessous un fichier volumineux dévolu à ces questions. Il comporte deux sections:
Première section : Le dossier de La Croix intitulé « L’Eglise face à la pédophilie et aux abus sexuels »
Deuxième section :Les nouvelles de Golias (une série de 20 articles )
Le dit fichier est accessible au moyen d’un simple clic gauche sur ; cliquez ici
Que Christian Terras ,rédacteur en chef de Golias, soit remercié de nous avoir permis ces nouveaux emprunts.
A la veille du 120è anniversaire de la loi de 1905
Le SGEC et l’enseignement catholique sous contrat
Proclamer sa Foi pour s’affranchir de la Loi
La rentrée 2025, les projets ministériels relatifs à l’enseignement « obligatoire » à la vie affective et sexuelle et la nomination d’un nouveau responsable au SGEC ont donné lieu à des dévelopements inattendus, voire saugrenus, dans l’enseignement catholique sous contrat (en référence à la loi Debré dont nous demandons l’abrogation). On envisagerait même organiser des temps de prière en classe !
« L’enseignement catholique:avec foi ni loi »
Il y apparaît : « Que dit – et ne dit pas – l’Enseignement catholique, (sans) sous contrat ? À l’occasion de sa première conférence de presse, son nouveau Secrétaire général , Guillaume Prévost, a (d)étonné par ses prises de positions. Celui qui conduit plus de 2 millions d’élèves a livré un discours dense, marqué par la volonté de défendre une certaine vision de l’éducation chrétienne – mais aussi marqué par des silences remarqués. Le mot « Bétharram » n’a jamais été prononcé, ni les « violences sexuelles ». Attaché à la liberté d’enseignement, à la relation éducative, l’enseignement catholique, subventionné à 75% d’argent public, revendique ses spécificités, la confiance des familles… et une forme d’indépendance vis-à-vis du ministère. A en oublier son contrat avec l’Etat ?”
-Le rapport Sauvée de la Ciase,
-Le rapport parlementaire « Spillebout/ Vannier »,
-Le dossier de La Croix : « l’Eglise face la pédophilie et aux abus sexuels »
Les ignorer serait-il un signe des temps au moment d’un changement de gouvernance au secrétariat général de l’enseignement diocésain ?
L’article complet de Djéhanne Gani est accessible sur ce site en cliquant ici .
La laïcité de combat ne peut être ni discriminatoire ni liberticide:
Source de fraternité, elle est émancipatrice !
Sur ce site les visiteurs,amoureux de la laïcité stricto sensu, ont été récemment invités à méditer sur « La laïcité-combat (qui) « doit être réaffirmée face à des groupes intolérants, religieux ou autres. De la même manière que Saint-Just affirmait « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! », n’est-il pas possible de dire : « Pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance ! ».
Cette cordiale recommandation républicaine (URL : https://asvpnf.com/index.php/2025/09/05/quest-il-arrive-a-la-laicite/) reste d’une actualité criante au moment où l’on voit pointer dans des medias de grande écoute des propos oxymoriques tels ceux de « laïcité discriminatoire » ou de « laïcité liberticide » qui appellent à la haine et à la violence. La laïcité est inductrice de tolérance, de fraternité et de liberté.
Nous récusons ces formulations et les provocations qu’elles véhiculent ce qui nous conduit à accueillir sur ce site la réponse lucide et salutaire tenue à ce propos par Catherine Kintzler, philosophe de la laïcité, réponse mise en ligne sur son Blog revue Mezetulle le 15 septembre 2025 .
Les visiteurs pourront consulter cet article à charge en cliquant ici.
Il s’intitule :
Les musulmans, « victimes d’une laïcité discriminatoire et liberticide » ?
Sur une chronique de Samuel Fitoussi
Pour revenir à nos fondamentaux retenons,à l’instar de Catherine Kintzler, que:
« Le principe de laïcité ne contraint aucun culte plus qu’un autre, n’en favorise aucun, la loi est la même pour tous. Le « ressenti » discriminatoire, variante du retournement victimaire, dépend fortement de la quantité de contrainte qu’exerce un culte sur ses adeptes. »
Que Catherine Kintzler, soit vivement remerciée de nous permettre ce nouvel emprunt à Mezetulle.
