A la mémoire de nos grands anciens (2) : Albert Trividic (1909-1990 ) ; promotion ENG 1927-1930

 

Elève-maître de l’Ecole normale de Quimper, A. Trividic  faisait partie  de la Promo Charleston  qui fut mise à pied-avec les deux autres promotions scolarisées à l’époque-lors des événements de 1929. Ceux-ci ont déjà donné lieu à publication  à l’adresse de ce site internet .
 
       Les visiteurs intéressés pourront consulter, en cliquant ici, une biographie de A. Trividic, instituteur militant engagé tant  dans la Résistance à l’occupant nazi  que dans la vie citoyenne et la défense de l’école publique. Elle fut publiée en  2016  dans Le Maitron,  dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social.

Petite chronique finistérienne de l’instruction publique d’avant Loi Goblet, en 1886.

 

Les visiteurs intéressés par la vie locale au moment où se préparait  cette loi scolaire fondatrice  pourront consulter, en cliquant ici, un ensemble de coupures de presse  dévolues aux aléas de l’instauration, sous l’égide de la 3è République, des différentes institutions de l’instruction publique. Résultant de la transcription d’articles extraits de la presse ancienne numérisée,  ils ont été regroupés et présentés selon 11 items listés ci-dessous :  
 
1. La République et le clergé (p.1)

2. Monsieur Goblet à Quimper(10 items p. 3)                                      

3. Rentrée à l’Ecole normale de Quimper(p.12)

4. Le budget des cultes (p. 13)

5. Ouverture du Lycée de Quimper (p. 14)

6. Le budget de l’instruction publique ( p. 17)

7. Cléricaux et instituteurs ( p. 19 )                                                  

8. Le pensionnat communal de Landivisiau ( p. 20)

9. Fantaisies cléricales (p. 22)

10. Une promenade au Lycée de Quimper (p.23)

11. La visite de M. Goblet à Quimper (suite, p. 29)

Ne pas renoncer : l’éducation à la liberté d’expression reste « l’arme la plus puissante pour changer le monde »

 Dans tous les établissements scolaires de France, hommage est rendu  ce  2 novembre 2020, à Samuel Paty assassiné par décapitation à la sortie du Collège public  du Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine(F-78700) le 16 octobre dernier pour avoir enseigné les prémices de la  liberté d’expression.
 
       Pour sortir de l’horreur de l’obscurantisme , pour restaurer notre humanité, on  ne peut  renoncer  aux  fondamentaux de notre République et à la laïcité de ses institutions. Il s’agit de dénoncer la banalisation de la violence et de combattre  l’ignorance  en enseignant la liberté  au moyen de la Science et de la Raison. Il y va de l’émancipation de notre jeunesse et de son  accompagnement sur les voies fraternelles de la citoyenneté.
 
       Les visiteurs intéressés par le sens à donner à cette réponse pourront consulter en en cliquant ici, un article récent de Carole  Coupez  paru dans Solidarité laïque  intitulé : 
 
                                                « NOUS NE RENONCERONS PAS »  
                      
    Que cette auteure soit chaleureusement remerciée de nous avoir autorisé à reproduire et représenter sa contribution originale pour la défense de notre laïcité .

Le terrorisme djihadiste radical et la fragilité de nos institutions républicaines et celle de nos libertés fondamentales.

 Alors que les attentats meurtriers se succèdent  sur des cibles  choisies pour susciter la terreur, il paraît essentiel de rappeler ici que toutes les victimes en sont des martyrs , »frères de supplice », de la République laïque dont on cherche à faire vaciller les fondements. Fallait-il le rappeler, après le choc et l’horreur, après avoir  vu s’exprimer  dans différents media  les temps de l’émotion , de la douleur et   de la réflexion et parfois  celui des silences pesants , alors que  des hiérarchies apparaissent   dans l’importance  et le sens  des leçons citoyennes à tirer ?
 
       Quoi qu’il en soit  l’école publique laïque , sanctuaire de l’émancipation par  l’apprentissage de  la liberté de penser et de la liberté d’expression était directement visée  via la personnalité du professeur sauvagement  assassiné. L’hommage national qui lui fut rendu à la  Sorbonne -un lieu qui ne fut pas toujours celui des Lumières- avait  souligné avec force et dignité ces principes fondateurs de la République. 
 
       Par ailleurs et en toute impartialité,  on ne peut que se féliciter du témoignage de solidarité exprimé par les responsables de l’enseignement  confessionnel catholique au profit de toute  la « communauté scolaire ». Ils  se proposent de tenir un « pacte éducatif partagé’ et d’oeuvrer à une « fraternité éducative ». Il est à souhaiter que ceci ne relève pas  du temps des mots annonciateurs d’oubli  intervenant après celui des maux.
 
      Les visiteurs pourront consulter en en cliquant ici, un texte récent de Pascal Janin paru dans Golias news  où cet auteur porte un regard singulier sur la portée de l’événement et ses prolongements… Le document est intitulé :
 
     » Assassinat de Samuel Paty-Fragiles libertés ».
 
      Que le Rédacteur en chef de Golias news soit remercié de nous avoir autorisé à  le reproduire afin de le représenter sur ce site. 

Ferdinand Buisson , l’apôtre de la Laïcité et de l’Ecole laïque

« C’est bien de proclamer la République tous les quatre matins,  encore faut-il que nous devenions républicains dans notre comportement  moral »disait Ferdinand Buisson (1841-1932), grand oublié de notre histoire contemporaine  alors que ce père fondateur  de la laïcité et de l’école laïque a profondément marqué de son empreinte tant la deuxième moitié du 19è que la première du siècle suivant . Comment peut-on dès lors se contenter ,comme dans le Grand Larousse illustré (Edition Prestige, 2016), d’une quinzaine de mots de notre langue pour  rapporter sur  la vie et l’oeuvre de cet homme  illustre?               
 
          Normalien agrégé, philosophe, inspecteur général, plume de Jules Ferry, mais surtout directeur de l’enseignement primaire pendant dix-sept ans, inventeur de la laïcité, rédacteur des lois scolaires, artisan de la séparation de l’Église et de l’État, dreyfusard  fondateur de la Ligue des droits de l’homme. Parlementaire de la République, il prononça à la Chambre le premier discours en faveur du vote des femmes en 1910 . Il partagea le Prix Nobel de la Paix en 1927 avec le professeur allemand Ludwig Quidde . Il dédia cette distinction aux instituteurs et institutrices  de France pour qu’ils puissent œuvrer au rapprochement des peuples par l’éducation des enfants au sein de l’école laïque.  
 
          Sans conteste, Il fut le grand entrepreneur du chantier laïque de la Troisième République considérant  qu’un  peuple ne pouvait être  souverain que si le citoyen était  éclairé.
 
           Il rêvait d’une école où, à l’exemple de l’instituteur esprit libre répondrait en écho l’élève devenu lui aussi une individualité pensante et qui rayonnerait à son tour : « Va, petit missionnaire de l’école laïque, rapporte à tes parents tes cahiers, tes livres, tes images et les beaux récits d’histoire et de morale que tu auras entendus du maître »- écrivait-il !
 
          Dans ce contexte, il était opportun que ce site lui ouvre largement ses rubriques. Les visiteurs intéressés pourront ainsi   accéder successivement aux  fichiers  joints  en cliquant sur les 4 annonces suivantes :
 
                Document 1. Qui est Ferdinand Buisson ?,
 
                 Document 2 . Buisson Ferdinand;  biographie Maitron,
 
                 Document 3. Ferdinand Buisson par Ph. Meirieu,
 
                 Document 4. Cercle Ferdinand Buisson; conférence de Cl. Stora

Des normaliennes et leur directrice au travail à Stang ar c’Hoat.

 Les visiteurs intéressés pourront consulter en cliquant ici deux clichés datant de 1925 ,  extraits des Archives municipales de la Ville de Quimper.  Ils ont été numérisée puis colorisés au moyen d’un procédé faisant appel à l’intelligence artificielle  en vue de leur intégration à l’exposition intitulée:
                                                     
                                                  « Quimper, les couleurs du temps » 
 
Celle-ci  a eu cours, courant octobre 2020,  dans le Hall de l’Hôtel de Ville de Quimper.  
 
        Cette exposition , conçue et réalisée par Bruno Le Gall  Directeur du Service des Archives de la ville de Quimper, a déjà suscité l’intérêt de ce site.
 
        Que B. Le Gall soit chaleureusement  remercié pour la qualité de son accueil et pour nous avoir autorisé à extraire les deux clichés présentés ici de l’ensemble présenté au public à l’Hôtel de Ville.

L’ouverture du Premier Congrès Pédagogique des Instituteurs et Institutrices de France (1881).

Cet évènement fondateur eut lieu à Paris le 19 avril 1881; le discours d’ouverture étant  prononcé par Ferdinand Buisson, à l’époque Directeur de  l’Enseignement primaire  au Ministère de l’Instruction publique. C’est Jules Ferry qui le désigna pour accueillir les délégués venus de toute la France représenter leurs collègues . Plusieurs notes de ce site ont déjà fait mention des modalités de préparation de ce Congrès en Finistère.  
      Les visiteurs intéressés pourront consulter, en cliquant ici,  une transcription quasi complète  de ce discours retrouvé dans les archives de la BnF (Gallica).

Après l’exposition: « Quimper, les couleurs du temps »

Les Archives municipales de la ville de Quimper avaient conçu conçu, au printemps  2020, une exposition de 45 clichés en noir et blanc colorisés grâce à une application basée sur l’intelligence artificielle. Pour les Journées européennes du patrimoine, les fichiers qui furent obtenus obtenus à partir des collections iconographiques de la Ville furent transcrits en images. Celles-ci ont été présentées au public dans le hall  de l’Hôtel de Ville.  Le plus souvent inédites, elles témoignent de l’histoire collective ou individuelle de Quimper et de ses habitants entre 1870 et 1970. 
 
          Comme l’indique B. Le Gall, Directeur du Service des Archives municipales, l’approche originale effectuée « permet d’acquérir une connaissance renouvelée de cette société disparue qui semble rejoindre à nouveau notre fragile temporalité« . Les thèmes privilégiés sont les costumes, les portraits, l’école, les fêtes, les manifestations, le travail, les loisirs et la vie quotidienne, entre 1870 et 1970.
 
           Les visiteurs de ce site pourront consulter, en cliquant ici,  deux clichés relatifs au Cours privé Saint-Mathieu  datant de 1908 et 1910  dont  les fichiers ont été mis à la disposition de l’Association par B. Le Gall. Qu’il soit  chaleureusement remercié  pour son soutien et pour l’originalité de sa contribution.
 
          Pour une visite complète de l’exposition, les visiteurs pourront suivre le lien archives.quimper.bzh/exhibit/28.

Une lettre de Ferdinand Buisson à Victor Hugo sur la Laïcité (1869)

Quelques mois avant le 4 septembre 1870, date de proclamation de la  3è République par Gambetta  après le Second Empire, Ferdinand Buisson réfugié en Suisse sollicite  Victor Hugo lui aussi en exil. Il souhaite obtenir son soutien pour  combattre le cléricalisme catholique en France. Il s’agit d’unir leurs volontés et leurs forces pour créer une grande « entreprise » laïque et philosophique . Celle-ci  devra oeuvrer pour  faire oublier à jamais les rêves pieux du mysticisme,  pour  instaurer le régime de la liberté et obtenir la suppression du budget des prêtres  et la séparation de l’Etat des Eglises. 
       Cette demande donne lieu à une lettre  considérée comme décisive dans l’instauration de la laïcité dans notre pays. On sait, qu’après bien des vicissitudes, F. Buisson deviendra Inspecteur primaire  (Jules Simon étant ministre) , Inspecteur général et enfin  Directeur de l’Enseignement primaire au Ministère de l’Enseignement public , du temps de Jules Ferry.
 
     Les visiteurs intéressés pourront consulter, en cliquant successivement sur :
 
 
          Document 1 cliquer ici .  Quelques repères sur l’émergence du mot et du concept de laïcité         
 
        Document 2 cliquer ici .  La lettre de Ferdinand Buisson à Victor Hugo sur la Laïcité  (1869),  
 
                                 In:  www.persee.fr › doc › r1848_1155-8806_1938_num_35.

La Lettre de Jean Jaurès aux Instituteurs et Institutrices (1888)

Lors de l’hommage national rendu à Samuel Paty, assassiné le 16 octobre 2020, des extraits de la lettre de Jean Jaurès aux Instituteurs et Institutrices (1888) ont été lus . 
 
          Les  visiteurs  intéressés pourront consulter ,en cliquant ici, la lettre  écrite par J. Jaurès en 1888 alors qu’il n’avait  que 29 ans .Elle fut publiée dans la Dépêche de Toulouse du 15 janvier 1888.
 
        Il est rappelé que J.Jaurès, normalien  agrégé de philosophie, fut professeur  au lycée d’Albi. Il donna aussi  des cours à l’École normale d’instituteurs. Dès 1883, il fut chargé de cours à la faculté de Toulouse, fonctions qu’il dut quitter, étant devenu le plus jeune député de France en 1885. 
 
        C’était alors un admirateur de Jules Ferry et plus tard, devenu socialiste, il souligna toujours l’importance de son œuvre législative dans le domaine scolaire même s’il s’agissait, à ses yeux, d’une œuvre incomplète et paradoxale puisqu’elle ne  s’était pas accompagnée  pas de l’émancipation économique et sociale des classes populaires. 
 
       Jamais J. Jaurès n’oubliera ce qu’il doit à l’école et à ses professeurs, ni ses premières fonctions. Il se préoccupera toute sa vie durant de la transmission des savoirs et des passeurs de connaissances que sont les enseignant(e)s, tout en se  démarquant progressivement de Jules Ferry ( D’après Agnès  Sandras, BnF, Actualités, Billets, Billets d’histoire, Histoire contemporaine du 23 octobre 2020, In

La lettre « aux Instituteurs et Institutrices » de Jean Jaurès

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