Auteur/autrice : laurence
A la mémoire de nos grands anciens (1) : Daniel Trellu (1919-1998) Promotion ENG 1935-1938
Elève-maître de l’ENG de Quimper, très tôt engagé dans les luttes du PCF, mobilisé en 1940 après avoir exercé son métier d’instituteur pendant à peine deux ans, Daniel Trellu s’engagea corps et âme dans la Résistance à l’occupant nazi sous les pseudonymes successifs de Raymond puis de Colonel Chevalier. Il organisa le réseau FTP du Sud-Finistère et celui du Centre-Finistère en liaison avec les jeunes instituteurs publics. En juillet 44, chef départemental des FTP du Finistère, il s’impliqua dans les combats de la Libération. Ce fut un militant et un combattant farouche et ceci se confirma durant la suite de son parcours.
Les visiteurs intéressés pourront consulter, en cliquant sur les items notés en bleu, 3 articles qui lui sont dévolus :
Document 1. Sa biographie dans Le Maitron (2010)
Document 2. Son implication dans l’enseignement, documentée par les Amis du Patrimoine de Trégunc (2020)
Document 3. Un récit dédié, écrit par Maryse Le Roux pour le Chiffon rouge Morlaix (2 décembre 2017).
Les visiteurs pourront également découvrir dans le Document 4 un de ses poèmes et la photographie de sa demeure en centre Bretagne à la fin de sa vie.
Penser, penser librement pour bien exercer sa liberté d’expression !
La liberté d’expression est un droit garanti par la Constitution de
notre République. Elle permet à tout citoyen d’exprimer librement ses
opinions c’est- à- dire de faire connaître à ses semblables le ou les
produits de sa propre activité intellectuelle. C’est aussi s’octroyer la
possibilité de dire ce qu’il est interdit de dire sachant bien que dire
seulement ce qui est permis, n’est pas l’usage d’une liberté mais l’usage
d’un droit. Un droit pas essence est limité alors que la liberté est infinie.
C’est encore permettre à chacun d’exprimer librement le produit de sa
propre activité intellectuelle par tous les moyens qu’il juge appropriés (
livres , films , journaux, moyens numériques…). Ceci implique donc
la liberté de la presse, la liberté de la communication audiovisuelle et
la liberté d’expression sur le réseau internet, le tout étant encadré par la
loi.
Il s’agit donc d’une de nos libertés fondamentales sur laquelle, on
l’a rappelé récemment, la République ne transige pas. Et pourtant sa
définition dans la perspective d’un exercice démocratique donne lieu à
un florilège d’aphorismes parmi lesquels on retiendra, tant pour leur
clairvoyance que pour leur actualité :
» La liberté d’expression totale, illimitée, pour toute opinion quelle
qu’elle soit sans aucune restriction ni réserve est un besoin absolu pour
l’intelligence, par suite c’est un besoin pour l’âme, car quand
l’intelligence est mal à l’aise, l’âme entière est malade » (Simone Weil)
« Les abus de liberté d’expression sont dangereux pour la santé
morale » (Karine Tuil)
« Les gens exigent la liberté d’expression pour compenser la
liberté de pensée qu’ils préfèrent éviter » (S. Kierkegaard)
« La liberté d’expression s’arrête où commence la censure de sa
propre pensée » (Marie-France Ochsenbein)
« Si la liberté d’expression se limite aux idées qui nous
conviennent, ce n’est pas la liberté d’expression » ( Noam Chomsky)
« Si l’on ne croit pas à la liberté d’expression pour les gens qu’on
méprise, on n’y croit pas du tout. » (Noam Chomsky) …
Enfin, faut-il le rappeler, la définition de la Déclaration des Droits de
l’Homme du 26 août 1789 reste sans ambiguïté à ce sujet, dans son
article 11. Il y est en effet proclamé : « La libre communication
des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de
l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à
répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi ».
Dans ce contexte, au moment où nos libertés publiques se trouvent
mises en question par des actes terroristes relevant de l’islamisme radical, il
est important de revenir tant aux principes mêmes de ces
libertés fondamentales qu’aux modalités de leur apprentissage citoyen et
de leur exercice. Nul doute qu’il y a matière à discussion voire à
controverse s’agissant notamment des limites de l’exercice de ce droit.
Les visiteurs intéressés pourront consulter en cliquant ici un article
dévolu à cette question paru récemment dans Golias News. Que l’éditeur
en chef de cette revue soit remercié pour nous avoir autorisé à reproduire
cette contribution.
A la mémoire de nos grands anciens (2) : Albert Trividic (1909-1990 ) ; promotion ENG 1927-1930
Petite chronique finistérienne de l’instruction publique d’avant Loi Goblet, en 1886.
2. Monsieur Goblet à Quimper(10 items p. 3)
3. Rentrée à l’Ecole normale de Quimper(p.12)
4. Le budget des cultes (p. 13)
5. Ouverture du Lycée de Quimper (p. 14)
6. Le budget de l’instruction publique ( p. 17)
7. Cléricaux et instituteurs ( p. 19 )
8. Le pensionnat communal de Landivisiau ( p. 20)
9. Fantaisies cléricales (p. 22)
10. Une promenade au Lycée de Quimper (p.23)