La Loi Duplomb II 

La récidive après une leçon oubliée

 pour un

                                                          Gigantesque renoncement !

  Selon Le Monde du 30 juin 2026 ,  contre l’avis du gouvernement, le Sénat a voté, dans la nuit de lundi 29 à mardi 30 juin, la réintroduction dérogatoire et encadrée de l’acétamipride et du flupyradifurone, deux insecticides interdits en France, mais autorisés ailleurs en Europe.

En approuvant, à 183 voix contre 129, ce nouveau volet du projet de loi d’urgence agricole, les sénateurs ont ressuscité, à l’initiative de la droite et des centristes, une mesure de la loi Duplomb partiellement censurée en 2025 par le Conseil constitutionnel, et décriée par la gauche et les associations de défense de l’environnement.

Ce dossier avait fracturé la classe politique et mobilisé les foules l’an passé, avec une pétition rassemblant plus de deux millions d’opposants à la première loi Duplomb, du nom du sénateur (Les Républicains) de la Haute-Loire Laurent Duplomb.. Mais en 2026, on persiste et on signe :

Selon Le Monde  (https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/06/30/loi-d-urgence-agricole-le-senat-approuve-la-reintroduction-encadree-de-deux-insecticides-interdits-dont-l-acetamipride_6717117_3244.html )

 « Nous sommes les seuls à interdire des molécules en Europe depuis plus de dix ans. On tue à petit feu notre production française de fruits pour finir par importer en masse ces mêmes fruits, produits avec ces mêmes molécules », a justifié lui-même M. Duplomb, désigné corapporteur de cette loi d’urgence. Une « hypocrisie » qui affaiblit certaines filières françaises, comme la betterave, la pomme, la cerise et la noisette, selon lui. Les dérogations votées par le Sénat cibleraient d’ailleurs précisément ces filières en difficulté, une rédaction jugée « proportionnée » selon ses défenseurs.

Un « retour en arrière inacceptable »

La gauche a crié à la « surenchère propesticides » et à « l’acharnement », relayant les inquiétudes d’associations de défense de l’environnement indignées à la perspective de voir réintroduit l’acétamipride, un néonicotinoïde toxique pour la biodiversité et potentiellement pour la santé humaine. Le sénateur écologiste d’Ille-et-Vilaine Daniel Salmon a dénoncé « un gigantesque renoncement », le socialiste Jean-Claude Tissot (Loire) un « retour en arrière inacceptable ».

Le gouvernement a fait part des inquiétudes que suscitait cette mesure, craignant que l’adoption d’un dispositif aussi inflammable politiquement compromette les chances de voir l’ensemble du projet de loi d’urgence agricole être adopté définitivement au Parlement cet été. « Ce que je crains, c’est que cette question est tellement virulente qu’elle pourrait emporter le texte tout entier », s’est inquiétée la ministre de l’agriculture, Annie Genevard. « On ne nous le pardonnerait pas dans les fermes », avait-elle déjà prévenu un peu plus tôt.

« Lorsque des doutes sérieux existent sur les effets d’une substance pour la santé humaine ou pour la biodiversité, notre responsabilité est d’agir avec prudence », a renchéri la ministre de la transition écologique, Monique Barbut.

Les principales associations de patients et plusieurs sociétés savantes médicales et scientifiques avaient appelé, lundi, les sénateurs à refuser ces réintroductions, évoquant un « véritable test pour nos institutions démocratiques », dans une tribune publiée par le Monde. »

 Les visiteurs de ce site,non convaincus de la gravité du débat en cours rapportée dans  ce quotidien, pourront se rendre à l’adresse suivante ; https://www.publicsenat.fr/dossier/loi-duplomb où ils pourront compléter leur information .

L’ASVPNF avait déjà porté un regard attentif sur cette question essentielle , lors de l’examen de la Loi Duplomb I en 2025, loi qui  fut retoquée au Conseil constitutionnel (cf. https://asvpnf.com/index.php/2025/07/30/contre-la-volonte-de-ne-pas-savoir-demystifier-lacetamipride-et-sa-biotoxicite/
).

Mais puisque le métier de la terre est  le plus noble et le plus difficile et qu’on  y apprend à ses dépens et sans en référer à Ncolas Boileau  que vingt fois sur le métier on remet son   ouvrage, qu’il faut  le polir  sans cesse et le repolir  et en souhaitant une loi « non fourre–tout d’urgence agricole » on propose aux visiteurs de ce site une nouvelle contribution intitulée :

« Loi Duplomb II et retour de l’acétamipride : biocides, détour législatif et crise du modèle productiviste »

  Elle est accessible en Cliquant ici

 Afin qu’en la matière,il n’y ait aucune équivoque les visiteurs  anglophones pourront accéder à la version anglaise jointe.

Réécrire l’Histoire dans le respect des emblèmes fixés par la Constitution de la République

A l’ASVPNF un tel intitulé est assuré  de soulever protestations même si la liberté d’expression  y est la règle puisque la laïcité républicaine  et la tolérance sont ses raisons d’être.  On touche ici  au domaine des exigences morales, civiques et citoyennes qui nous furent enseignées par nos maîtres formés à l’Ecole des hussards noirs de la République.  Il ne s’agit pas de s’en écarter mais seulement de  faire connaître   des pratiques  qui peuvent mettre en cause des principes fondateurs hérités des pionniers de l’Ecole publique laïque, gratuite,obligatoire et émancipatrice.

Cet intitulé  est une sorte de réplique au titre d’un  article récemment mis en ligne sur le site « Entre les lignes entre les mots »  libellé ainsi qu’il suit :

« Siffler la Marseillaise et le drapeau tricolore : un droit démocratique »

 

 

Nous avons été explicitement autorisé à le reproduire pour le représenter sur asvpnf.com. et aussi les visiteurs  intéressés pourront-ils  le consulter en cliquant sur Fichier 1.

 Selon leurs convictions et leurs  choix personnels les lecteurs y trouveront matière à réflexion voire à polémique et puisqu’il s’agit d’Histoire, en l’occurrence d’ Histoire de France et non d’annales consitant en successions chronologiques d’évènements nombreux et divers et que l’on y met en exergue des citations d’auteurs célèbres on dira ici et à l’instar de :

   Victor Hugo : «  La République affirme le Droit et impose le Devoir »

   Jules Michelet : « L’Histoire humaine comme un combat prométhéen pour la liberté : celui que les hommes mènent depuis toujours pour s’arracher au poids des contraintes naturelles et des fausses croyances »

   Richard Malka :  «  Les croyances ne peuvent jamais exiger le respect. Seuls les hommes y ont droit. Aucune croyance, aucune idée, aucune opinion ne peut exiger d’être débattue,critiquée,caricaturée. »

 Nous avons pour notre part examiné ce document- singulier à différents égards- faisant référence à des acquis à qui nous ne cessons de témoigner notre gratitude et dont on retrouve les bienfaits immenses dans une République indivisible ,démocratique laïque et sociale

Le texte en question  défend l’idée que la critique des symboles nationaux relève de la liberté d’expression consacrée par la Déclaration de 1789, sans pour autant rendre cette liberté absolue. Il rappelle que le droit français encadre ces libertés et que l’incrimination de l’outrage à l’hymne ou au drapeau doit être évaluée au regard de la proportionnalité et de la protection de l’ordre public. L’auteur souligne l’ambivalence historique des emblèmes républicains : témoins à la fois d’émancipations et de violences, ils ne sauraient être réduits à des instruments de domination. Il plaide pour une approche critique mais équilibrée, refusant la mythification comme la déconstruction totale.

Pour mémoire on retiendra ;

1. La thèse centrale du texte

L’auteur soutient une idée simple mais polémique :

Siffler l’hymne ou le drapeau serait une forme légitime d’expression politique.Il demande l’abrogation du délit d’outrage aux symboles nationaux (article 433-5-1 du Code pénal), qu’il assimile à une résurgence du blasphème sous forme « laïcisée ».

Sur le plan juridique, il s’appuie sur l’article 11 de la Déclaration de 1789 (liberté d’expression) et sur une une analogie avec la jurisprudence américaine (Texas v. Johnson, 1989)

2. Les ressorts idéologiques

Le texte s’inscrit clairement dans une grille de lecture critique  c’est à dire :

La déconstruction du « roman national » : la nation est présentée comme une construction idéologique masquant violences et dominations.

La relecture de l’histoire française à travers ses épisodes les plus sombres (colonisation, répressions, violences d’État).

L’assimilation du patriotisme à une injonction politique potentiellement autoritaire.

La dénonciation d’un glissement sécuritaire et identitaire du débat public.

Ce positionnement est cohérent, mais unilatéral : il ne reconnaît presque jamais la dimension intégratrice, symbolique ou historique positive des emblèmes républicains.

3. Les procédés rhétoriques

Plusieurs éléments expliquent le caractère choquant du texte :

Accumulation de références sanglantes (procédé de saturation émotionnelle).

Lexique très polarisé (« réaction », « démagogie », « novlangue », etc.).

Disqualification des adversaires plutôt que discussion (caricature des positions « nationales-républicaines »).

Glissement analogique fort : du délit d’outrage → blasphème → crime de lèse-majesté.

Cela produit un texte militant, plus qu’une démonstration équilibrée.

4. Points discutables (du point de vue républicain classique)

L’ indignation peut s’ancrer sur plusieurs critiques solides :

Confusion entre liberté d’expression et absence de toute limite : en droit français, la liberté n’est pas absolue.

Minoration de la fonction civique des symboles : hymne et drapeau ne sont pas seulement étatiques, mais aussi historiques et populaires.

Réduction de l’histoire nationale à ses violences, sans prise en compte des dynamiques d’émancipation (Révolution, école républicaine, droits sociaux…).

Comparaison discutable avec les États-Unis, dont la tradition constitutionnelle est très différente.

Risque d’une conception purement négative de la nation, qui peut fragiliser le cadre démocratique lui-même.

5. Mais aussi des questions légitimes soulevées

Pour être complet, il faut reconnaître que le texte pointe des enjeux réels :

Jusqu’où peut aller la critique des symboles dans une démocratie ?

Le délit d’outrage est-il nécessaire ou excessif ?

Comment enseigner une histoire nationale ni mythifiée ni uniquement accusatoire ?

Ces questions traversent aujourd’hui tout le champ intellectuel et politique.

6. Lecture d’ensemble

Ce texte n’est pas un appel à une « inquisition » au sens strict, mais il propose une vision conflictuelle et désacralisée de la nation, où la contestation symbolique devient un droit central.

Une position — attachée à la laïcité, à l’école républicaine et à une certaine idée de la raison héritée des Lumières — entre en tension avec cette approche, car elle suppose :

un minimum de référents communs,

une adhésion critique mais réelle aux institutions,

et une distinction entre critique et délégitimation.

On est donc face à un désaccord philosophique profond :

d’un côté, une conception « déconstructive » de la République,

de l’autre, une conception « intégratrice et universaliste » .

 

 Cette lecture critique a donné lieu à un texte de synthèse intitulé :

Raison, liberté et symboles dans la République

Pour une critique sans dissolution du commun

  Les visiteurs pourront le consulter en cliquant sur Fichier 2.

 

Que l’Editeur en chef de «Entre les lignes entre les mots » soit très cordialement remercié d’avoir permis cet emprunt à son site internet.

Désacraliser et démystifier les oripeaux religieux

L’Association «  La Vigie de la Laïcité » vient de publier dans sa  Newsletter n° 31  trois articles traitant de  la question de « La  Laïcité et les vêtements religieux ». Dans la présentation qui en est faite il apparaît que : « 
Des questions qui parviennent à la Vigie de la laïcité, celles portant sur le port du voile islamique sont parmi les plus fréquentes. Ce rituel vestimentaire, emblématique de l’appartenance à la religion musulmane, fait régulièrement l’objet d’une attention politico-médiatique depuis octobre 1989, date à laquelle 3 jeunes filles d’un collège de Creil entrèrent voilées dans leur établissement et en furent exclues.

La Vigie a déjà consacré plusieurs articles à cette thématique, mais nous avons souhaité y revenir sous une forme renouvelée en nous décalant de l’actualité. Pour cela, trois universitaires ont accepté d’apporter un éclairage distancié sur cette pratique qui fait l’objet de tant de controverses :

 

Philippe Martin, professeur d’histoire à l’université de

Lyon 1 et auteur d’un article remarqué dans l’ouvrage collectif Laïcité scolaire (Presses universitaires de Lyon),

 

Jacqueline Chabbi,, professeur émérite d’études arabes à l’université Paris 8 et autrice de nombreux ouvrages sur les origines de l’islam et le prophète Mahomet,

 

Alberto Fabio Ambrosio, théologien, co-directeur avec Nathalie Roelens de Mode modeste  (Hermann) ».

 

Les éditeurs de  La Vigie de la laïcité nous ont expressément autorisé à reproduire et à représenter ces trois textes .Les visiteurs pourront en prendre connaissance en cliquant sur Fichier 1

Ils pourront également consulter, en cliquant  sur Fichier 2 , le commentaire qu’en fait l’ASVPNF par référence  à son implication dans la défense de la laïcité républicaine. En effet si les trois textes étudiés déconstruisent utilement l’idée d’un vêtement religieux intemporel, ils évitent presque entièrement la question décisive de sa compatibilité avec la laïcité, l’indivisibilité républicaine et l’égalité entre les sexes. Ils historicisent le signe, mais ne disent pas clairement ce qu’il devient lorsqu’il entre dans l’espace civique et politique.

Or la République ne peut traiter de la même manière les services publics, l’école et l’espace public. Dans les premiers, la neutralité est une exigence de principe ; à l’école, elle est une condition de formation du citoyen et d’égalité entre les élèves. Dans l’espace public, la liberté demeure plus large, mais elle ne saurait légitimer des logiques de pression, de séparation ou de domination dissimulées sous le vocabulaire de l’identité.

C’est pourquoi à l’ASVPNF, on tient à faire savoir  que les « vêtements dits religieux » ne peuvent être considérés comme de simples marqueurs culturels. Selon les contextes, ils peuvent aussi devenir des instruments d’assignation, de contrôle des corps et de visibilité communautaire. La laïcité n’a pas à céder devant ces ambiguïtés. Il est  rappelé que le bien commun prime sur les revendications confessionnelles lorsqu’elles prétendent s’imposer à tous. “

 

Que les responcsables de la Vigie de la Laïcité soient cordialement remerciés  d’ avoir autorisé ces emprunts à leur Newsletter et d’avoir été à l’origine de  notre réflexion.

Marc Bloch, la panthéonisation d’un Homme accompli !

«  Mieux connaître Marc Bloch permet de s’émerveiller devant le mystère d’une vie accomplie » notait  la journaliste Nathalie Lacube alors que ce 23 juin 2026 Marc Bloch entre au Panthéon en compagnie de son épouse Simone.

Rappelons qu’il fut assassiné par les nazis il y a quatre vingts ans. Historien de talent passé par Normale Sup, combattant des deux guerres et Résistant « il a placé sa vie sous le signe de la vérité et du courage ». Il écrivait dans L’Étrange Défaite (1940) : « Il est atroce que les guerres puissent ne pas épargner l’enfance, non seulement parce qu’elle est l’avenir mais surtout parce que sa tendre faiblesse et son irresponsabilité adressent à notre protection un si confiant appel ».

Les visiteurs de ce site pourront consulter un Fichier 1 dévolu à Marc Bloch et à son œuvre. Intitulé :

«  Marc Bloch : historien, résistant, figure de mémoire et du judaïsme »

Il révèle que :

“Marc Bloch fut l’un des grands renouvelateurs de l’histoire au XXe siècle, mais aussi un homme de devoir et de courage. Formé à l’École normale supérieure, agrégé d’histoire, il participa à la fondation des Annales avec Lucien Febvre, ouvrant la voie à une histoire plus sociale, plus critique et plus humaine. Son œuvre, de Les Rois thaumaturges à La Société féodale puis à Apologie pour l’histoire, a profondément marqué la discipline.

Officier durant les guerres, il fut surtout, après 1940, un observateur lucide de l’effondrement français dans L’Étrange Défaite. Révoqué par Vichy en raison des lois antisémites, il entra dans la Résistance à Lyon, au sein de Franc-Tireur puis des MUR, sous plusieurs pseudonymes. Arrêté par la Gestapo en 1944, torturé puis fusillé, il incarna jusqu’au bout la fidélité à la vérité et à la République.

Son épouse, Simone Vidal, joua un rôle essentiel, à la fois dans sa vie savante et dans le soutien discret mais réel à son engagement clandestin. Leur entrée conjointe au Panthéon rappelle qu’on ne célèbre pas seulement un historien, mais un couple uni par la fidélité, l’intelligence et le refus de la barbarie. La mémoire familiale, aujourd’hui encore, veille à préserver cette exigence.”

Les visiteurs pourront  également, à leur convenance, prendre connaissance d’un Fichier 2 comportant 4 notices particulières dévolues à  la vie et l’œuvre de Marc Bloch :

1 . Notice académique

 

2 . Simone Vidal, une compagne de travail et de combat

 

3. Marc Bloch dans les réseaux de la Résistance : appartenances, fonctions et circulations clandestines

 

4 . Marc Bloch et sa postérité historiographique

 Au total une vie  accomplie  brisée par la barbarie  nazie !

Betharram; un rapport de plus !

Pour différer le jugement des coupables et l’octroi de réparations aux victimes ?

On savait qu’une commission d’enquête indépendante sur les violences sexuelles et physiques commises à Notre-Dame-de-Bétharram avait été constituée et missionnée en février 2025. Elle était présidée par le Professeur Jean-Pierre Massias, président de l’IFJD (Institut Francophone pour la  Justice et la Démocratie) celui-ci acceptant cette charge à la condition de la reconnaissance entière de l’indépendance et de l’autonomie de cette commission, pleinement admises par la congrégation de Bétharram. Cf : https://violences-sexuelles.ifjd.org/ifjd/lecole-de-droit/

 

Missions de la Commission d’enquête indépendante

L’objectif de la Commission était tout à la fois de mesurer et d’analyser l’intensité des violences commises, de proposer des mesures de réparation complémentaires à celles qui existent déjà et de réfléchir à la mise en place de garanties de non-répétition pour l’avenir. Organisée sur le modèle des Commissions vérité et sur les bases des principes posés par Louis Joinet, elle devait rendre son rapport pour le mois de décembre 2025. Elle  devait procéder – sur la base d’entretiens avec les différents acteurs impliqués et par l’analyse des archives de la congrégation et de l’ensemble de la littérature pertinente- à une étude pluridisciplinaire afin de pouvoir rendre compte de la complexité de ces violences et de leurs conséquences pour les victimes.

 La mission de la commission était triple :

Mesurer et d’analyser l’intensité des violences commises, 

Proposer des mesures de réparation complémentaires à celles qui existent déjà,

Réfléchir à la mise en place de garanties de non-répétition pour l’avenir.

Elle était organisée autour de trois axes : comprendre, réparer et prévenir.

 En réalité, ladite commission  a rendu ses conclusions le 20 juin  2026 .  Les visiteurs de ce site pourront en prendre connaissance en cliquant sur Fichier 1 (Rapport du 20 juin 2026, de la commission d’enquête indépendante sur les violences sexuelles et physiques à Notre-dame-de-Bétharram ).

 Ils pourront également consulter le Fichier 2 comportant l’analyse critique de ce nouveau rapport par l’ASVPNF  et le propos de cette Association concernant la multiplication étonnante des conclusions  d’enquête(s) alors que les victimes des violences intellectuelles, sexuelles et physiques  continuent à gérer personnellement les effets de leurs traumatismes dans l’attente des réparations nécessaires.

La microhistoire

Existerait-il donc une macrohistoire ?  C’est une des questions qui ressort à la lecture de l’article mis en ligne récemment par le CRHA sous l’intitulé : «  Hommage à Carlo Ginzburg , fondateur de la microhistoire ». On connaissait déjà l’histoire, à ne pas confondre avec l’ Histoire.  En réalité selon Philmag « Ginzburg se glissait dans les interstices des grands récits produits par les dominants pour faire entendre d’autres voix et faire voir d’autres réalités. Locale, circonscrite, son histoire n’est pas pour autant étriquée – au contraire, elle s’ouvre en même temps sur des faits beaucoup plus amples. Le ‘petit’ est beaucoup plus riche qu’il n’y paraît” (https://www.philomag.com/articles/les-grandes-idees-de-carlo-ginzburg?utm_source=brevo&utm_medium=email&utm_campaign=NLsemaine )

Selon  Wikipedia : « Influencée par E. P. Thompson, la microhistoire propose aux historiens de délaisser l’étude des masses ou des classes pour s’intéresser aux individus dans leur environnement. Il a pu s’agir de se focaliser sur l’histoire d’un individu pour éclairer les caractéristiques du monde qui l’entoure, ou de s’intéresser à une localité particulière, à l’évolution d’une culture matérielle ou encore aux liens entre rapports sociaux et activation des ressources naturelles. Malgré une confusion assez répandue, la microhistoire ne correspond pas au fait de s’occuper des « petites choses », comme l’explique Giovanni Levi, mais bien plutôt de « lire les choses avec un microscope » .

Ceci étant  noté, on voit bien que les profanes, amoureux non seulement de l’histoire-qu’elle soit petite ou grande- mais aussi des histoires, doivent être initiés à ce langage . A cette fin ils pourront déjà  consulter l’article du CRHA noté dès l’abord  (Fichier 1).  I y apparaît que : « Carlo Ginzburg est décédé dans la nuit du 16 au 17 juin. Il était un des plus grands historiens de la fin du XXe et début du XXIe siècle, mondialement connu, et auteur de plusieurs livres qui ont marqué des générations d’étudiantes et d’étudiants et de passionné.es d’histoire. Il fut également un des principaux instigateurs de la microhistoire, une méthode qui renouvela considérablement l’histoire sociale, en proposant d’étudier l’histoire à travers un changement d’échelle, observant comme au microscope les dynamiques individuelles et les évolutions sur de petits territoires. Ce changement de paradigme a influencé jusqu’à aujourd’hui de nombreux travaux de la recherche en histoire ».

Compte tenu des enjeux ainsi mis en lumière  et de nos préoccupations associatives dévolues à l’histoire du système éducatif, l’article du CRHA  a  donné lieu à un examen détaillé   suivi d’un compte rendu  que l’on trouvera à Fichier 2 .

On pourra également recourir un texte encart sur la question (La microhistoire et Carlo Ginzburg : enjeux et limites) en cliquant sur Fichier 3 .

 

Benoît Kermoal nous a autorisé à reproduire et représenter l’article du CRHA ; qu’il en soit remercié .

L’Ecole publique en danger et les relations Ecole-Familles.

La lecture de l’article fondateur de Djéhanne Gani à ce propos paru dans le Café pédagogique (17 juin 2026)  ne manquera pas d’indigner nombre de visiteurs ordinaires de ce site, souvent amoureux inconditionnels de l’École laïque.  Ils  seront aussi  enclins   à penser  que l’on est bien loin des temps heureux  où ces questions se réglaient au sein  des associations amies de l’École notamment les amicales laïques.

Quoi qu’il en soit ils auront accès, en  cliquant sur Fichier 1,  à l’article original intitulé  :

Relation Ecole-familles : « Si le contrat est rompu, l’école publique est en danger »

Où il apparaît que «  Le SE-Unsa alerte sur la dégradation des relations entre les familles et l’école. Derrière la hausse des différends et des violences, le syndicat voit les symptômes d’une crise plus profonde qui touche l’institution scolaire et, au-delà, la société tout entière ».

 

Compte tenu des enjeux et des valeurs associatives centrées sur l’Ecole publique et son devenir défendues par l’ASVPNF, nous avons procédé à une analyse critique de l’article sus-visé, analyse qui n’engage que l’Association elle-même. Les visiteurs pourront en prendre connaissance en cliquant sur Fichier 2 : L’école publique en danger, relations école-familles ; essai d’analyse critique

Il en ressort que « La crise actuelle des relations entre l’École publique et les familles n’est pas une simple question de communication dégradée, ni un défaut passager d’organisation. C’est un symptôme politique, culturel et social bien plus profond : celui d’une perte de sens du commun. En Bretagne, cette question prend une résonance particulière, car l’histoire scolaire y fut longtemps marquée par une double réalité : la force de l’enseignement privé confessionnel d’un côté, et l’existence d’un puissant tissu laïque et républicain de l’autre.
Il faut le dire clairement : l’École publique ne peut pas être réduite à une prestataire de services. Elle n’est pas une offre parmi d’autres sur un marché éducatif. Elle est une institution démocratique, gratuite, laïque, ouverte à tous, chargée de former des citoyens. Lorsque cette idée s’efface, la défiance s’installe, les relations se crispent, et le recours au privé apparaît trop souvent comme un refuge ou une arme de pression plutôt que comme un simple choix de proximité. »

On trouvera pour étayer une discussion à peine entamée un Fichier 3 intitulé « Quelle école voulons-nous ? Réflexions sur la crise du lien entre l’École publique et les familles »

 Que Djéhanne Gani soit  cordialement remerciée de nous avoir permis cet emprunt au  Café pédagogique et d’avoir été à l’origine d’une réflexion qu’il s’agit de poursuivre sans faiblesse !

André Le Goff raconte : « Enfin retraité ! »

Dans la série   « André Le Goff raconte », les visiteurs sont invités à prendre connaissance d’une nouvel article intitulé « Enfin retraité » où notre éminent contributeur relate les circonstances particulières qui marquèrent son départ à la retraite. Il en garde un souvenir ému exprimé de façon émouvante !

Rappelons  qu’ancien normalien entré à l’École normale en 1954, puis professeur de mathématiques en CEG et en collège, l’auteur propose ici un témoignage personnel sur le passage à la retraite. Rédigé dans une langue vive et précise, ce récit, accompagné d’un croquis, éclaire avec simplicité la fin d’une carrière d’enseignant et le rapport durable qu’un normalien peut entretenir avec son métier, son École de formation et les valeurs de l’École laïque. Attaché à l’histoire normalienne, à la laïcité et au service public, il inscrit également son parcours dans un horizon de fidélités professionnelles et civiques. Son  récit illustré  est accessible en cliquant ici .

Dans l’attente de ses futures contributions, nous remercions chaleureusement André Le Goff de continuer à restituer la mémoire normalienne et à la faire connaître.

Qu’est ce que la vérité scientifique ?

C’est la question essentielle qui ressort de l’article de Thierry Foucart paru le  6 juin 2026 dans Mezetulle, le blog revue de Catherine Kintzler sous l’intitulé :

« L’ARCOM entre  Sciences et médias »

À la suite de cet article illustré et en écho à la réflexion récente sur le chat de Schrödinger, cet texte propose une analyse critique de la question de la vérité scientifique. Il s’agit d’examiner comment la méthode scientifique, la formation du consensus et la médiatisation régulée des savoirs s’articulent – et parfois s’opposent – dans le débat contemporain sur le changement climatique. Loin de réduire la vérité scientifique à un consensus ou à une opinion, nous défendons qu’elle repose sur un processus rigoureux d’hypothèse, d’expérience et de réfutation. Le consensus (tel que celui du GIEC) fonctionne comme un indicateur de fiabilité, non comme fondement de vérité. Enfin, la régulation des débats médiatiques doit protéger l’honnêteté du débat sans pour autant « décréter » la vérité scientifique, évitant ainsi deux dérives : la juridicisation des savoirs et le relativisme généralisé.

Les visiteurs de ce site pourront consulter deux fichiers se rapportant  à cette question d’une actualité prégnante aux prolongements politiques préoccupants :

 Fichier1 .   L’Arcom  entre sciences et médias par Thierry Foucart

 Fichier 2.  La quête de la vérité scientifique à  la lumière du débat sur le changement climatique par T.R. et PPty.

 Que Catherine Kintzler  soit cordialement remerciée  de nous avoir permis ce nouvel emprunt à Mezetulle

L’Ecole apprend-elle encore à penser ?

Tel est l’intitulé de l’article récemment mis en ligne sur le site du Café pédagogique dans lequel Jacques Marpeau donne réponse aux questions que lui pose à ce propos  Daniel Gostain . Le libellé de la question  laisse deviner une réponse réservée voire négative et souligne sa gravité au moment où  de nombreux médias et observateurs bien  informés  parlent des périls grandissants de l‘institution scolaire. Car de là  à croire que c’est la réalité le chemin est vite fait portant à croire que pour l’essentiel  l’Ecole de la République aurait failli à sa mission première. Mais pour éviter  ce genre de raccourci saisissant d’autant plus fâcheux qu’il évite de penser, il convient de suivre la démarche des   deux auteurs  mentionnés. On y  découvrira ce qu’est ou pourrait être  l’apprentissage de la pensée à l’Ecole publique laïque et républicaine. Ceci ne manquera pas de retenir l’attention des visiteurs de ce site qui auront accès à leur argumentaire dans son intégralité en cliquant sur  Fichier 1.

A l’ASVPNF,Association pour la Sauvegarde et la Valorisation du Patrimoine Normalien  du  Finistère il a semblé opportun de porter à la connaissance des visiteurs de ce site dédié à l’histoire et à la mémoire des Écoles normales et à celles des Instituteurs et Institutrices qui y furent formés pendant près d’un siècle,  ce qui pourrait refléter le résultat d’une longue expérience tant sur l’exercice que sur l’apprentissage de la pensée . Il est convenu que ladite expérience  n’a pas donné lieu, c’est une évidence,  à réfutation et qu’en conséquence le propos pourrait susciter des réserves voire des contestations.

L’ensemble de ces remarques est rassemblé dans un texte   intitulé :

“Apprendre à penser à l’école : raison, langage et émancipation dans la tradition républicaine »

… que l’on pourra consulter en cliquant sur Fichier 2

 

Ce texte propose une mise au point claire et rigoureuse sur la question « apprendre à penser à l’école ». Il rappelle que penser n’est ni rêvasser ni fantasmer, mais un travail de raison, de mise en ordre et de mise en forme exigeant. La pensée se constitue vraiment uniquement par le langage : elle doit être dite et écrite avec précision, grâce à un vocabulaire exact et une syntaxe maîtrisée.

Il réaffirme l’articulation traditionnelle entre savoirs et pensée : la raison ne s’exerce pas dans le vide, elle travaille sur des contenus, des notions et des faits. La science, avec sa capacité de réfutation, illustre cette exigence critique qui protège contre toutes les formes d’emprise intellectuelle. L’article s’appuie sur Condorcet, Ferry et Buisson pour montrer que l’école républicaine a toujours lié instruction, raison et liberté de jugement.

Il insiste enfin sur l’obligation professionnelle des maîtres : on n’enseigne pas ce que l’on ne pratique pas. Apprendre à penser n’est ni un slogan ni un supplément d’âme, mais une discipline fondée sur la langue, les savoirs et la raison critique, au service de l’émancipation.

 
La réflexion menée, au moment où dans certains milieux on envisage refonder l’Ecole , a été initiée par la mise en ligne sur le site du Café pédagogique de l’article de Jacques Marpeau et Daniel Gostain. Que ces deux auteurs et Djéhanne Gani, rédactrice en chef, soient remerciés de nous permettre cet emprunt.