Premier Mai 2026 Jour férié, chômé et payé

Le 1er mai : une historicité de la lutte sociale
 
Le 1er mai n’est pas une date parmi d’autres dans le calendrier républicain : il est l’héritage vivant des luttes ouvrières, le symbole d’un rapport de force historique qui a permis d’arracher des droits essentiels face aux logiques d’exploitation. Le réduire à un simple jour chômé ou à une parenthèse printanière serait en trahir le sens profond.Tout commence dans la violence sociale de la fin du XIXe siècle industriel… 
Les visiteurs qui souhaitent en savoir plus , au moment où d’aucuns tentent sans réserve de  porter atteinte aux acquis et aux droits des travailleurs, pourront consulter- en cliquant ici un  texte  que  l’ASVPNF  considère comme fondateur à cet égard.

En hommage à Yves Cotty

                                                                 (1919-1980)

 

Un de nos collègues , Jean-Yves Cotty, ancien élève-maître de l’ENG de Quimper, a eu  l’idée lumineuse  de nous faire parvenir récemment un document exceptionnel constituant à lui seul un élément structurant  de notre mémoire normalienne ! Il y rapporte le devenir hors normes de  son propre père, lui-même normalien ayant quitté ce qui fut appelé le Château de  Rosmadec en 1940, au moment où le Régime de Vichy (et la France occupée ) supprimaient l’Ecole émancipatrice qui venait de lui donner accès au beau métier d’Instituteur.  En réalité c’est un chemin semé d’embuches et de violences extrêmes qui l’attendait… celui de la Résistance à l’Occupant et de la Déportation.   Son fils,  retraité de l’Education nationale, en rapporte les principales étapes  dans un fichier 1 , accessible au moyen d’un clic gauche.  Il s’intitule :

« Eléments de biographie de Yves COTTY »

 

“Yves Cotty y apparaît comme une figure très représentative d’une génération normalienne et enseignante entrée très jeune dans la clandestinité. Les sources convergent sur son parcours breton : enfance à Plounévézel, formation à l’École normale de Quimper, premier poste d’instituteur à Pont-de-Buis, puis engagement dans la Résistance à Saint-Goazec, où il rejoint un réseau lié à l’Organisation spéciale puis aux FTPF.

Son arrestation le 18 décembre 1943, son internement à Quimper et son transfert par Compiègne vers Auschwitz, puis Buchenwald, sont également bien établis. Le site de l’association Buchenwald-Dora précise qu’il est arrivé à Auschwitz le 30 avril 1944, tatoué du numéro 186573, puis transféré à Buchenwald où il reçoit le matricule 52487 et sera libéré le 11 avril 1945. Le Maitron confirme cette chronologie et ajoute des éléments biographiques et familiaux utiles, notamment son mariage après-guerre et son activité d’enseignant à Moëlan-sur-Mer.

Sur le plan strictement historique, Yves Cotty représente le « Normalien quimpérois de 1940 tatoué à Buchenwald », et son engagement à 20 ans  relie trois réalités historiques : l’école normale comme matrice républicaine, la Bretagne occupée comme espace de résistance, et le camp comme lieu de déshumanisation extrême. »

«  S’agissant de la reconstruction et de la restitution  de la mémoire normalienne on se rendra compte que l’ ancien élève de l’École normale de Quimper n’est pas seulement un “agent” de la Résistance, mais aussi le produit d’une culture scolaire et civique.Son imprégnation par la vie normalienne permet aussi de souligner la dimension collective de la démarche  et de l’esprit de promotion soutenus par les affinités personnelles  et les prémices du militantisme politique. Ceci permet d’ébaucher une mémoire d’école non pas héroïsante au sens abstrait, mais incarnée, documentée, et liée à une génération précise confrontée à un épisode dramatique de notre histoire  nationale et capable  de s’engager dans une action libératrice, au sein du combat clandestin des déportés. »

« Le texte de Jean Yves Cotty et la citation rapportée d’Alain Legrand donnent au dossier sa force humaine. La phrase transmise par la mémoire familiale — “Nous étions tatoués, marqués comme des animaux…” — dit la violence symbolique de l’empreinte concentrationnaire et le fait que le tatouage ne disparaît pas avec le retour.”

« Le Maitron et l’association Buchenwald-Dora confirment qu’il est revenu en Bretagne,  s’est rengagé dans une vie personnelle, puis a poursuivi une carrière dans l’enseignement, tout en portant cette blessure jusqu’à sa mort en 1980. »

« Pour l’histoire de l’institution, on notera en effet que  Yves Cotty  reprit  dès 1946 le fil d’une  carrière – juste amorcée en 1940- dans plusieurs établissements scolaires du Finistère (au point de laisser son nom, au Collège public de Moëlan-sur-Mer). Il s’impliqua aussi dans la vie associative et citoyenne de sa collectivité  (Amicale laïque, Union sportive) sans compter la vie politique ( Secrétaire de la cellule locale du Parti communiste). »

 

 

Photo .

Yves Cotty-à droite en costume- à la kermesse de l’Amicale laïque de Moëlan-sur-Mer.(Coll. pers. ; André Le Goff)

 

« Pour les services rendus il fut gratifié, chemin faisant, de la Médaille de bronze de la Jeunesse et des Sports. »

Le visiteurs de ce site pourront consulter, en cliquant sur un fichier 2 , l’hommage que lui rend  l’ASVPNF  dans un texte de T.R. et PPty. Il s’intitule :

Yves Cotty, normalien quimpérois, résistant et déporté

 

Marcel Paul , compagnon de détresse de Yves Cotty et de Robert Desnos, écrivait :«  La lutte était  souvent dure, cruelle même. L’on a connu des moments tragiques mais ce combat pour un monde nouveau de Paix , de progrès  social était exaltant ». Tous les  trois   avaient des cœurs qui haïssaient la guerre qui se mirent à battre pour sauver la liberté,celle qui est la nôtre . Nous leur savons gré !

  Que Jean Yves Cotty soit cordialement remercié d’avoir confié le fichier 1 à l’ASVPNF et d’en avoir permis la représentation sur ce site. André Le Goff, fidèle contributeur,  nous  a fait parvenir une photo de sa collection personnelle où l’on reconnaît Yves Cotty accompagné d’ amicalistes laïques moëlanais.  Nous l’en remercions vivement.

 

 

Chronique électorale bretonne à Plomeur dans le Finistère (mars 1906)

La presse locale ancienne  (numérisée ou pas) comporte un nombre conséquent de Titres, toutes tendances politiques représentées, que l’on peut consulter à l’URL : https://presselocaleancienne.bnf.fr/html/journaux-numerises-dans-gallica

 Elle donne accès à l’histoire locale telle que rapportée par des journalistes et correspondants accrédités, faisant référence  aux  choix éditoriaux les plus divers en raison notamment de l’existence de la Loi sur la liberté de la presse de 1881. Leur accessibilité est celle de leurs durées de vie respectives dont la logique échappe à l’entendement du lecteur profane .

A l’ASVPNF on a souvent fait référence aux articles de l’hebdomadaire Le Citoyen qui au fil du temps se montra particulièrement attentif aux évolutions se produisant dans notre système  éducatif. On sait que ce journal, créé en 1906 s’est arrêté de paraître en 1940 sous l’occupation allemande et le régime de Vichy  . On sait aussi que la presse bretonne (qui n’est pas nécessairement une presse en langue bretonne) connut un renouveau remarquable à la Libération.

« Nombre de journaux ayant collaboré, comme L’Ouest-Éclair, furent interdits de publication. Le dernier numéro sort le 1er août 1944 et le soutien aux Allemands y est toujours inconditionnel.  Ce journal fut remplacé par Ouest-France créé par Paul Hutin, qui n’est autre que l’ancien secrétaire général de l’Ouest- Éclair de 1930 à juillet 1940, où il démissionne pour ne pas subir le contrôle allemand. Ouest-France paraît pour la première fois le 7 août 1944, dans un format réduit de quatre pages dû à la pénurie de papier. La “Une” affiche un éditorial : « Enfin libres ! », accompagnée d’une photo du général de Gaulle, symbolisant la Libération. Cet éditorial qui n’est pas signé, mais où l’on reconnait le style de Paul Hutin, célèbre la Libération, rend hommage aux Alliés et au général de Gaulle, ainsi qu’aux résistants et victimes. Il condamnait la collaboration, notamment celle des nationalistes bretons, affirmant avec force que  les Bretons étaient Français, Français avant tout ».

Ce qui  est moins apparent, c’est  que certains titres tels Le Citoyen qui  avaient cessé de paraître en 1940 publiaient par le passé -alors qu’ils étaient sans doute enclins à s’exprimer au moyen de la  langue bretonne  depuis le vote de la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse – des articles en  breton à l’intention d’un lectorat (le plus souvent rural)  resté très attaché  à sa langue « régionale » sans pour autant la maîtriser sur le plan linguistique.

C’est dans ce contexte très particulier que nous reprenons ici , pour sa valeur exemplaire, un article extrait de la première parution en  1906 du journal hebdomadaire Le Citoyen qui fut fondé à Quimper par  Georges Le Bail.

On pourra consulter à ce propos le Fichier 1 dévolu à une chronique électorale  ayant trait à une  élection municipale  sevtenant dans la commune de Plomeur (F-29120).Transcrit à partir du journal de 1906 – sauvegardé et numérisé par les archives départementales  du Finistère – nous l’avons  fait suivre d’une traduction  aussi fidèle que possible en français. Les puristes pourront y  déceler des approximations  de langage. Elles sont liées à l’ignorance d’un bretonnant dont les compétences en la matière sont restées au stade de ce que sa langue maternelle  trégorroise lui avait appportées.

Au-delà de l’aspect anecdotique et parfois humoristique de l’évènement pris en compte dans Le Citoyen, quelles leçons en tirer s’agissant de l’histoire politique de l’époque et de ses prolongements dans la  vie locale. On rappellera à ce propos qu’au moment des faits les Inventaires étaient en cours dans ce que l’on appelait encore les « paroisses » plutôt que les « communes » ! On trouvera dans le Fichier 2 des éléments de réponse qui, au passage, soulignent la richesse de la langue bretonne !  En annexe ils prendront connaissance du discours électoral  qui ne manquerait pas d’être prononcé si , d’aventure en 2026, Plomeur avait à  recompléter son conseil municipal.

Pour rendre hommage à Joseph Le Poëzat-Guigner ancien Directeur de l’ENG de Quimper

Joseph Le Poëzat-Guigner (1912-1993), ancien Directeur de l’École normale d’instituteurs de Quimper (1957-1972), fut un éducateur breton exemplaire. Résistant héroïque des FFI, Normalien de Saint-Cloud, auteur de romans historiques pour la jeunesse primés, père de famille engagé dans l’Éducation nationale, il incarna la République et son Ecole, la Bretagne et l’humanisme auprès de générations d’instituteurs. Cet hommage mérité tend à réparer  l’oubli des ses anciens élèves ;

Les visiteurs de ce site pourront consulter à ce propos  3 fichiers  :

Fichier 1 . Eléments de biographie de Joseph le Poëzat-Guigner

Fichier 2. Texte de l’hommage paru dans le bulletin des Anciens élèves  de L’ENS de Saint-Cloud  (par Alain Dartre)

Fichier 3 . En  hommage à Joseh le Poëzat-Guigner par T.R. et PPty.

Que  Mme Annie le Poëzat-Guigner et ses neveux Alain et Joël soient remerciés pour leur compréhension et leurs contributions.

L’odyssée de la capsule spatiale ORION

La capsule Orion Integrity a amerri comme prévu au large de la Californie à 17h07 le 10 avril, heure locale. Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen sont de retour après leur voyage historique autour de la Lune. (https://www.cite-espace.com/actualites-spatiales/artemis-ii-succes-du-retour-dorion/)

Selon la même source-tout particulièrement laconique- “La première mission habitée autour de la Lune du 21ème siècle avait commencé le 1er avril par le spectaculaire décollage du lanceur SLS depuis la Floride. Quelques jours plus tard, les quatre astronautes tournaient autour de notre satellite naturel, établissant un record de distance et nous transmettant de formidables photographies. Au dixième jour de vol, la mission s’est conclue par le succès de la délicate phase de retour.”

On ne peut que s’étonner de constater la sobriété de ces communiqués peu enclins semble-t-il à  saluer,avec quelque chaleur humaine,  ce dernier exploit de la recherche spatiale.  C’est pourquoi, pour ne pas déroger à notre volonté  constante de vouloir informer des citoyens émancipés de tous les faits et méfaits de notre planète  et de ceux venus d’ailleurs , nous avons tenu à rassembler sur ce site des éléments concrets et intelligibles concernant le ou les programmes de recherche spatiale concernés par ces expériences hors normes . Soulignons d’abord  que l’événement mentionné ci-dessus qui aurait pu défrayer la chronique se trouve présenté  dans ses  modalités principales  par Wikipedia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Orion_(v%C3%A9hicule_spatial)#:~:text=Le%20premier%20vol%20d’un,est%20programm%C3%A9%20en%20avril%202026.)

« Orion est un véhicule spatial de la NASA conçu pour transporter un équipage de quatre astronautes au-delà de l’orbite terrestre basse pour une mission de trois semaines. Il est placé en orbite par le lanceur lourd SLS. Utilisé dans le cadre du programme Artemis, il a pour rôle, de façon similaire au vaisseau Apollo, de transporter les équipages jusqu’à l’orbite lunaire et de les ramener sur Terre une fois leur mission accomplie. Deux vols sans équipage ont été effectués respectivement en décembre 2014 (EFT-1) et novembre 2022 (Artemis I). Le premier vol avec équipage est lancé en avril 2026 (mission Artemis II).

 « À l’origine, Orion fut développé dans le cadre du programme Constellation (2006), dont l’objectif était d’emmener des hommes sur la Lune à l’horizon 2022 et de remplacer la navette spatiale pour la relève des équipages de la Station spatiale internationale… Ce programme fut abandonné  en 2010 puis repris avec les développements que l’on vient de découvrir

 

« Orion reprend l’architecture du vaisseau Apollo avec une capsule conique contenant l’habitacle dans lequel séjourne l’équipage, un module de service dans lequel est rassemblé tout ce qui n’est pas nécessaire au retour sur Terre et une tour de sauvetage, qui est utilisée en cas de défaillance du lanceur.

« Le module de service est largué avant la rentrée atmosphérique. L’ensemble a une masse d’environ 27 tonnes, dont 16 tonnes pour le module de service.

« Le vaisseau Orion est conçu pour être lancé par le lanceur lourd SLS développé spécifiquement dans ce but. Contrairement à ses prédécesseurs, Orion utilise des panneaux solaires pour la production d’énergie. Il dispose d’un volume habitable plus que doublé par rapport au vaisseau Apollo et d’un système d’amarrage similaire à celui de la navette spatiale américaine. Le vaisseau Orion est conçu pour se poser en mer à son retour sur Terre et est réutilisable. »

 

« Le rôle assigné au vaisseau Orion est d’amener l’équipage sur une orbite lunaire haute, où deux des astronautes s’embarquent dans le vaisseau HLS chargé de les amener à la surface de la Lune. Ce transfert peut se faire directement ou après amarrage à la station spatiale Lunar Gateway, dont la date de mise à disposition reste incertaine. « Le premier vol d’un vaisseau OrionArtemis I, qui est destiné à qualifier ses systèmes sans emporter d’équipage et qui constitue également le vol inaugural du lanceur SLS, a  eu lieu en novembre 2022. 

« Artemis II, le premier vol avec équipage qui devait faire le tour de la Lune, était programmé pour avril 2026(mission réussie ?)

La première mission destinée à amener des astronautes sur le sol lunaire sera  Artemis III

 
 
Sa date de lancement reste dépendante de l’avancement du projet HLS. »

 

Les visiteurs de ce site pourront consulter  un fichier dévolu à cette étape importante de la recherche spatiale qui ne manque pas d’interpeller le bon sens commun sur la réalité de son intérêt pour le bien commun et le progrès de l’humanité lorsqu’on le confronte   au banc d’essai de l’acquisition de connaissances  nouvelles sur l’organisation et le fonctionnement de l’Univers qui furent à l’origine de la vie terrestre .

 On dira de façon liminaire que « « La mission Artemis II a franchi une étape importante dans l’histoire des vols habités en espace lointain. Les difficultés techniques surmontées ne relèvent pas seulement de la performance spatiale : elles ouvrent la voie aux missions suivantes et rappellent que la recherche scientifique ne vaut pleinement que si elle demeure au service de l’humanité, de la connaissance et d’un usage plus responsable des moyens dont dispose notre planète. »

« Le programme Artemis s’inscrit dans une progression : essais initiaux, vol habité de validation, retour sur la Lune, puis préparation d’explorations plus ambitieuses. Il n’a de sens que s’il nourrit aussi une réflexion sur la solidarité humaine, les besoins essentiels des peuples et la valeur du savoir partagé. »

  Ceci étant posé on pourra consulter le fichier  suivant intitulé :

 « Après ARTEMIS 2 : pour un programme de recherche spatiale cohérent au service de l’humanité »

 Il est accessible ici

Accommodements préélectoraux de circonstance à la définition de la Laïcité sous les auspices de la République française.

A l’instar de la sidération exprimée par Catherine Kintzler, philosophe  et membre du Conseil  des sages de la laïcité dans l’article intitulé ;

« Le ministre de l’Intérieur redéfinit la laïcité. Serait-il en mission ?

et considérant l’objet de l’ASVPNF porteuse des activités de ce site dédié à la sauvegarde et à la valorisation de  la mémoire de l’Ecole publique laïque et de  celle de ses maîtres, hussards noirs de la République, nous  souhaitons témoigner ici de notre stupéfaction  et de notre tristesse de voir  le principe fondamental de notre République vilipendé  par ignorance ou par une volonté délibérée associée à des exigences politiques que nous ne partageons pas !

 Alors qu’un an à peine sépare le pays de la prochaine élection présidentielle, certains gestes ministériels prennent un tour de véritable mise en scène préélectorale de la laïcité. Le discours du ministre de l’Intérieur à la Grande mosquée de Paris ne relève pas seulement de la « maladresse », mais d’un réajustement calculé de la neutralité républicaine au profit de logiques communautaires et diplomatiques.

L’article de Catherine Kintzler met ce discours en lumière, en montrant comment la laïcité est réduite à la « garantie de croire et d’exercer un culte », au détriment de la liberté de conscience et de l’indépendance du politique.

Ce commentaire introductif vise à replacer son argumentation dans le cadre plus large des accommodements préélectoraux de circonstance, afin de faire sentir que la question ne se limite pas à une simple phrase mal tournée, mais à une réécriture silencieuse de la laïcité à l’heure de la pré-campagne électorale !

Les visiteurs pourront consulter l’article original de Catherine Kintzler en cliquant sur Fichier 1.

Ils pourront également prendre connaissance de l’analyse ( ?) qu’en fait l’ASVPNF  en ouvrant Fichier2 intitulé :

« Contre la vision  interconvictionnelle de la tranquillité publique »

Quand le Président de la République francaise,

chanoine de Latran, est reçu par le pape Léon XIV

 

Dans la presse bien informée du 10 avril 2026, on apprenait subrepticement que le Président de la République française était reçu au Vatican, pour la première fois, par le pape « américain » Léon XIV. On s’y plaisait à souligner que le symbole d’une rencontre entre le président d’un état laïque et le chef de l’Eglise catholique est ce ceux qui comptent (pour qui et pourquoi ? ndlr).  En effet,depuis 1905, sous les auspices cléments de la république on ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. On découvrait aussi que notre président s’était fait accompagner d’une vingtaine de personnalités du « monde catholique » parmi l’esquelles on trouve   Jean-Marc Sauvée, ancien vice-président du Conseil d’Etat  et auteur du rapport de la Ciase  (2021), Sœur Albertine Debacker, influenceuse catholique (sic ! ndlr)  et Guillaume Prévost secrétaire général de l’enseignemnt catholique…  Où se trouvait donc le Ministre des cultes ? Le vatican était-il donc  le lieu pertinent  pour traiter des affaires  bien françaises dont ces personnages sont porteurs ?

On sait en plus que les deux chefs d’Etat ont échangé des cadeaux ; c’est une tradition honorée grâce aux deniers versés à la République par les contribuables . C’est ainsi que Léon  s’est vu gratifier, selon Vatican news ,  « du   maillot de l’équipe de France de basketball dédicacé par les joueurs, du fac-similé de la carte du père Jacques Marquette, missionnaire français du XVIIe siècle en Amérique du Nord, un recueil de textes rédigés par l’écrivain catholique Georges Bernanos pendant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que l’ouvrage de Mathieu Lours «  Rebâtir Notre-Dame de Paris » publié après la réouverture de la cathédrale. ».   On rappellera à cet égard le propos de Bernanos  selon lequel  « la masse des catholiques que nous voyons à la messe chaque dimanche ne désire, au fond, savoir de la religion que ce qui peut les confirmer dans la bonne opinion qu’ils ont d’eux-mêmes. », ce qui peut inciter à la réflexion.

Pour contextualiser l’évènement on rappellera que le Président de la République française est chanoine régulier de Latran et qu’à ce titre, il a toute liberté de participer, à titre personnel, aux activités cultuelles  de la Congrégation du Très-Saint-Sauveur du Latran, un ordre régulier catholique de droit pontifical. On ne polémiquera pas davantage sur la signification que pourrait revêtir la présence du Président de la République-accompagné de la première dame et   de ladite délégation dans ces lieux particuliers.  On se contentera d’un communiqué  suscité par la présence d’un logo très particulier –celui de la MAIF (pour Mutuelle Accident des Instituteurs de France)  apposé sur le maillot de basketteur remis  à Léon XIV  (voir les photos de presse). Ceci  pourrait être perçu comme une provocation inopportune pour les esprits  rebelles, parfois revêches de certains adhérents de la MAIF, mutuelle dont l’acronyme contient un  I   témoignant de la mémoire des Instituteurs laïques qui l’ont créée dans l’entre–deux guerres.

On a pris l’initiative, sur ce site dédié à l’Ecole publique et à ses maîtres au premier rang desquels se trouvent les Instituteurs de dénoncer cette promotion vaticanesque pour le moins inattendue  et d’élever une protestation solennelle sur  les nouveaux accommodements inacceptables apportés à la laïcité républicaine   au niveau de la présidence  de la République . 

C’est en ce sens que les visiteurs de ce site pourront prendre connaissance ci-dessous des termes du communiqué de l’ASVPNF :

 1.Résumé :

        La remise d’un maillot MAIF au pape Léon XIV, lors de la visite du Président de la République au Vatican, apparaît comme une entorse regrettable à la laïcité et à la neutralité de l’État.
Alors que la délégation réunissait une vingtaine de personnalités du monde catholique, on y note l’absence du ministre de l’Intérieur et des Cultes et la quasi‑invisibilité de l’École publique. Le « I » de MAIF, symbole des Instituteurs laïques, ne devrait pas servir de lien décoratif entre la présidence de la République et la hiérarchie romaine.
À l’heure où l’on prépare déjà une visite papale avant la fin de l’année pour éviter l’élection de 2027, l’ASVPNF rappelle que la république scolaire n’est pas un terrain annexé à la diplomatie vaticane  ».

2. Communiqué de l’ASVPNF (12 avril 2026) . Il est accessible en cliquant ici.

Un pamphlet breton républicain de 1887 mis en lumière.

Dans Le Finistère du 16 avril 1887, un article en breton cornouaillais prône avec vigueur la République comme garante de la paix face aux folies guerrières des rois et empereurs !

Signé « Marianna Goz », ce texte mordant dénonce les risques d’une monarchie restaurée et appelle au vote républicain modéré en Bretagne.
Sa transcription, sa modernisation en breton unifié et son analyse révèlent un breton politique vivant, déjà francisé, vecteur d’idées contemporaines.
Une pépite pour l’histoire culturelle et politique bretonne du XIXe siècle
.

 

Résumé

Cet article “anonyme » en breton, publié dans Le Finistère le 16 avril 1887, est un vibrant plaidoyer républicain. Il oppose la paix parlementaire de la Troisième République aux guerres déclenchées par la seule volonté des souverains (Louis XIV, Louis XV, Napoléon(s). L’auteur(e) raille les royalistes locaux (« tu gwenn ») et les extrémistes, tout en renversant ironiquement l’insulte « Marianne fri lous ». Il appelle les Bretons à voter pour des républicains « fur ha moderet » afin d’éviter de nouvelles catastrophes comme 1815 ou 1870-1871. Ce document montre le breton comme langue de combat politique au cœur des débats nationaux.

Abstract

This 1887 Breton-language article from Le Finistère (16 April) is a fierce republican pamphlet defending the Third Republic’s parliamentary peace against the warlike whims of kings (Louis XIV-XVI) and emperors (Napoléons). Signed « Marianna Goz », it mocks local royalists (« tu gwenn »), rejects extremism, and urges moderate republican votes in Brittany to avoid repeats of 1815 or 1870-1871 disasters. Normalized to unified Breton with French translation and analysis, it reveals a politicized, French-influenced vernacular used for national debates—a key find for 19th-century Breton cultural history.

Diverrañ

Ur pennad brezhoneg e Le Finistère (16 Ebrel 1887) a zisklêr gant fez ar Repoblik d’ar peoc’h, en ouzh ar rouaned (Loeiz XIV-XVI) ha’n napoleonisted war-dro ar brezel. Signet « Marianna Goz », e zere gant feziñ tud ar « tu gwenn » ha galon ar re fur, en e kinnig da vouzañ evit ar repoblikaned « fur ha moderet » evit talvoudoù 1815 ha 1870-1871. Normalizet, troet en dalc’h hag enanalysus, e lakañ en dro ar brezhoneg evel yezh poletik evit ar débatioù broadoù eus ar XIXvet kantved.

Les visiteurs de ce site pourront consulter les différentes versions de ce document extrait de la presse ancienne numérisée Fichier 1

Que T.R. et PPty. soient remerciés pour leur contribution à la connaissance de l’instauration de la  République  dans les campagnes bretonnes à la fin du 19è siècle .

Contre la tranquillité de l’antisémitisme : appel à la vigilance républicaine !

L’antisémitisme ne se manifeste pas seulement par la haine ouverte. Il prospère aussi dans des formes plus diffuses, plus feutrées, parfois presque “tranquilles”, qui s’installent dans les habitudes du langage, les silences complaisants et les relativisations commodes. Cet appel entend nommer cette banalisation, rappeler la responsabilité républicaine et refuser toute indulgence envers les discours qui préparent ou minimisent la discrimination.

Il fait suite à la mise en ligne le 22 mars 2026 sur Mezetulle, le blog revue de Catherine Kintzler, d’un article de  Benjamin  Hagiarian intitulé :

 Sur une certaine tranquillité de l’antisémitisme

« Un antisémite a toujours son Juif »

Ledit article est accessible en cliquant sur  Fichier 1 .

En réalité il n’y a pas d’antisémitisme tranquille ; il n’y a pas pire antisémite que celui  qui se défend de l’être.

C’est dans ce contexte très particulier que l’ASVPNF  lance un appel solennel à l’exercice  de la fraternité et de la tolérance dans toutes les institutions de la République.

Les visiteurs pourront en prendre connaissance en cliquant sur Fichier 2
Il correspond à un  appel à la vigilance républicaine contre la banalisation de l’antisémitisme .
Que Catherine Kintzler soit très cordialement remerciée de nous permettre ce nouvel emprunt à Mezetulle.

Dame de fer et femmes de sciences : de la Tour Eiffel à la postérité !

Le 30 mars dernier, le Centre de Recherches  Henri Aigueperse , UNSA Education publiait sur son site internet un article intitulé :

 « La Dame de fer va honorer des femmes de sciences

  Il révèle que « d’ici 2027, la Tour Eiffel accueillera 72 noms de femmes scientifiques sur sa frise dorée, en écho aux 72 savants masculins gravés depuis 1889. Loin d’être anecdotique, ce projet, porté par la Ville de Paris et l’association Femmes & Sciences1, entend réparer une injustice ».

Les visiteurs de ce site pourront le consulter en cliquant sur Fichier 1.
 Ce texte s’inscrit dans un moment très fort de reconnaissance symbolique : l’inscription de 72 femmes scientifiques sur la Tour Eiffel, projet porté par l’association Femmes & Sciences et relayé à Paris en janvier 2026. L’initiative vise à corriger une visibilité historiquement déséquilibrée, puisque la frise du monument portait jusqu’ici des noms masculins de savants.

Le choix de la date et du contexte est lui-même parlant : l’annonce intervient alors que Yasmine Belkaid dirige l’Institut Pasteur depuis le 2 janvier 2024, ce qui donne au texte une résonance contemporaine et institutionnelle forte. Le rapprochement avec  Sophie Adenot une Française récemment présente dans l’actualité spatiale renforce encore l’idée d’une conquête de nouveaux espaces de légitimité scientifique par les femmes, au-delà des seules disciplines.

  L’ASVPNF  a fait le choix de célébrer l’évènement qui est de nature à réparer une injustice et à promouvoir la parité hommes-femmes en proposant   à ses lecteurs un bref article dans le prolongement de celui du CRHA :

Dame de fer et femmes de sciences : un chapô pour la Tour Eiffel

Depuis janvier 2026, la Tour Eiffel s’apprête à gravir un nouveau palier de mémoire: les noms de 72 femmes de sciences y seront inscrits, à l’initiative de l’association Femmes & Sciences et avec l’accord de la Ville de Paris. Ce geste symbolique corrige une longue invisibilité: alors que la frise du monument célèbre depuis plus d’un siècle des savants masculins, il s’agit désormais de reconnaître celles qui ont fait progresser la connaissance au service de l’humanité.

Parmi elles, trois figures illustrent à elles seules la diversité des sciences:
Marie Curie, pionnière de la radioactivité, seule femme doublement Nobel, physicienne et chimiste, dont les travaux ont transformé la médecine nucléaire.
Françoise Barré‑Sinoussi, virologue de l’Institut Pasteur, co‑découvreuse du VIH, dont les recherches ont permis à des millions de personnes de vivre avec le VIH plutôt que de mourir du SIDA.

Yvonne Choquet‑Bruhat, mathématicienne de la relativité, première femme élue à l’Académie des sciences en France, dont les démonstrations sur les ondes gravitationnelles ont nourri la physique moderne de l’espace‑temps.

En choisissant ces trois destins, on ne célèbre pas seulement des individus, mais des domaines complémentaires de la science: de la matière et de la médecine à la vie sociale de la santé publique, jusqu’à l’abstraction mathématique qui décrit l’univers. La Tour Eiffel, la « dame de fer », devient ainsi progressivement un mémorial de la diversité des intelligences: un lieu où la science rend hommage, enfin, à celles qui l’ont construite au même titre que les hommes .

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Nous remercions les responsables du CRHA-UNSA Education qui nous ont permis de reproduire  leur article afin de le représenter sur asvpnf.com.