Les nouvelles agrestes du Bout du Monde(I)

Chemin faisant au travers de la presse ancienne numérisée  du département du Finistère on est conduit à découvrir ce qui constituait la matière journalistique du passé et l’histoire en marche qui la portait, notamment les chroniques portant sur les évènements politiques,  les histoires locales et les feuilletons et autres rubriques  destinées à fidèliser le lectorat. C’est ainsi que l’on a remis à jour inopinément le texte d’un feuilleton du journal  républicain  Le Finistère publié il y a 139 ans .   Intitulé « Au bout du monde » et d’apparence a priori anecdotique,  sa lecture attentive révèle le  regard étonné que porte une journaliste parisienne sur les traditions et les modes de vie si particuliers qui avaient cours  en ces terres  lointaines  du bout du monde  plongeant dans l’Océan au large des côtes du Finistère…On pourra prendre  connaissance de l’article en question  et de ses traductions en anglais et  en breton en cliquant ici . La question posée a posteriori était celle de savoir si un article pensé et écrit en Français en 1887 pouvait donner lieu en 2026 à une conversion en langue bretonne et générer un texte intelligible restant en cohérence avec la « pensée bretonne ».

Au total ce  « dossier » présente la restitution d’un texte ancien, publié le 31 août 1887 dans le journal Le Finistère sous le titre « Au bout du monde », signé de la plume de Mme Violette. Il s’agit d’une chronique de voyage, à la fois ironique et poétique, qui décrit la Bretagne vue par un regard extérieur, mêlant stéréotypes ethnographiques (« Bretons sauvages », « naufrageurs », « vaches à l’œil fripon ») à une admiration sincère pour le paysage de Quimper, de l’Odet et de Bénodet.

Cette restitution prend ici trois formes parallèles :

-une version française modernisée, lisible et fluide pour le lecteur d’aujourd’hui ;

-une version anglaise, offrant une lecture transnationale de ce regard breton ;

-et surtout, une version bretonne corrigée, qui transforme progressivement le texte d’une description externe de la Bretagne en un récit interne, porté par la langue bretonne elle‑même.

Le travail accompli n’est pas seulement une transcription fidèle, mais une opération de réappropriation culturelle. Le texte de Violette, d’abord produit dans une langue majoritaire (français), souvent à distance de la langue bretonne parlée par tant de Bretonnes et de Bretons, devient ici matière de dialogue entre les langues : entre le français, l’anglais et le breton, entre le regard extérieur et le regard interne, entre le XIXᵉ siècle et notre présent.
En le restituant en breton, on ne se contente pas de « traduire » : on révèle, on réhabilite, on réinscrit la Bretagne dans une parole qui lui appartient.

Cette opération est particulièrement significative dans le cadre de la réhabilitation de la langue bretonne. Pendant de longues décennies, la langue bretonne fut marginalisée, reléguée dans la sphère domestique ou rurale, alors que la langue française s’imposait dans l’État, l’école et les médias. Le fait de reconstruire aujourd’hui, dans une langue(encore) vivante, un texte de presse datant de la fin du XIXᵉ siècle, c’est rétablir une continuité qui fut niée : celle d’une culture bretonne capable de s’exprimer non seulement oralement, mais aussi par écrit, et dans les domaines de la chronique, du commentaire politique et de la description de paysage.

Par ailleurs, la dimension de rapprochement avec la langue maternelle est ici essentielle. Pour nombre de Bretonnes et de Bretons, le breton est une langue d’arrière‑fond, de souvenirs familiaux, parfois de honte ou de silence imposé. Le choix de rendre un texte ancien, écrit par une femme journaliste, dans la langue bretonne contemporaine, c’est aussi une manière de rapprocher l’auteur — symboliquement — de ses propres racines.

On imagine Violette, lectrice attentive de Le Finistère, tenant à la fois la plume française de la presse fin de siècle et la voix bretonne d’un peuple encore largement bilingue dans la région. En restituant son texte en breton, on participe à une forme de récit de réconciliation : la langue bretonne, à la fois secrète et résistante, redevient un médium littéraire, politique et sentimental, capable de résonner dans le présent.

Ce texte, à la fois littéraire, historique et linguistique, constitue donc un témoin unique :

-il témoigne de la façon dont la Bretagne était décrite dans la presse régionale à la fin du XIXᵉ siècle, mêlant stéréotypes et réel ;

-il montre comment la modernisation (chemins de fer, naissance du tourisme balnéaire, formation de la Troisième République) commence à transformer les paysages et les représentations ;

-il offre, par la réécriture en breton, un exemple concret de comment la langue bretonne peut non seulement survivre, mais aussi revivre dans la littérature, la pédagogie et la communication.

Pour le visiteur de ce site, ce dossier offre non seulement un voyage dans l’espace et le temps — entre Quimper, l’Odet et Bénodet, 1887 et aujourd’hui —, mais aussi une invitation à regarder autrement la langue bretonne : non comme un vestige, mais comme une langue de mémoire, de réflexion et de réhabilitation. En suivant le parcours de ce texte, de sa rédaction initiale à sa restitution en trois langues, on découvre une forme de rapprochement personnel et collectif avec une langue longtemps tenue à l’écart, et désormais reconnue comme un patrimoine vivant.

 

S’agissant de la version anglaise on  retiendra :


“This dossier presents the restitution of an article published on 31 August 1887 in Le Finistère, under the title “At the end of the world”, written by Mme Violette. A travel chronicle from the end of the nineteenth century, this text describes Brittany through an outsider’s gaze, blending irony, stereotypes and sincere admiration for the landscapes of Quimper, the Odet and Bénodet.

The text is offered here in three parallel versions: a modern French version, an English translation, and above all a corrected and re‑written version in Breton, which turns the initially external description of Brittany into an internal narrative carried by the Breton language itself.
This rewriting is not a mere translation: it is a cultural re‑appropriation that participates in the rehabilitation of the Breton language and in the reconciliation with a mother tongue long held in the background. The reader is thus invited to travel both through time and between languages, rediscovering Brittany as a living, bilingual and memorial space.”

Alors que pour la présentation en langue bretonne , e brezhoneg e lavarfemp :

 

Ar c’hessedenn-mañ a ginnig adstummadur ur pennad embannet d’ar 31 a viz Eost 1887 e Le Finistère, gant an titl « Au bout du monde », ha sinet gant Violette. Ur gontadenn-veaj eus dibenn ar XIXvet kantved eo, oc’h descrivañ Breizh a‑dal sell eus an diavaez, mesket gant ironi, skeudennoù stank ha meur a zell enoret ouzh tachennoù Kemper, an Odet hag ar Benoded.

Emgann e tastud ar pennad e-tro meur a stumm kenstroll : ur stumm galleg modernizet, ur stumm saoznek, ha dreist‑holl ur stumm brezhonek reizhet hag adskrivet, hag a ra eus un deskriptenn eus an diavaez ouzh Breizh un danevell en-traoñ betek gant ar brezhoneg e‑unan.
N’eo ket ur droiadenn dic’hallus nemetken eo an adskrivadur-zero (EN)rek : ur perc’hennañ kulturel eo, a ro perzh e advenegiñ ar brezhoneg ha e kenstagañ gant ur yezh vamm bet lakaet pell a‑gostez. Al lenner a vez pedet da veajiñ eus an amzer, eus 1887 betek hiziv, hag ivez eus ar yezhoù, en adkavout Breizh evel ur spas bev, divyezhek ha leun a eñvor.

 

Célébration du 81è anniversaire de la Victoire de 1945

                     Fleurissement du Monument aux  Instituteurs  du Finistère 
 
                                                   Morts pour la France
    Fidèle  à sa vocation et à ses  engagements sur le plan mémoriel,  l’ASVPNF  a procédé au fleurissement du  Monument aux  Instituteurs du Finistère  Morts pour la  France aux cours des deux guerres mondiales du  20è siècle. Afin d’en informer ses adhérents  et de le faire savoir aux visiteurs de ce site, il leur  est proposé de cliquer ici pour consulter  le fichier souvenir correspondant.
Que Yveline Douguet et Laurence C.L. soient très chaleureusement remerciées pour avoir contribué  au succès de cet évènement essentiel à l’ASVPNF .

Lorsque le journal républicain Le Finistère

publiait un pamphlet anti-clérical en langue bretonne, masqué sous l’intitulé  « Variété »

(le 23 juillet 1887)

 

Discrètement dissimulé  dans les colonnes de la 3è page  dudit journal, proches de celles des petites annonces, on a découvert inopinément un article au titre d’autant plus anodin qu’il annonçait un texte en langue bretonne dédié  au célèbre « tant va la cruche à l’eau  qu’à la fin elle se casse »  du Roman de Renart. Les visiteurs intrigués pourront consulter en cliquant sur Fichier 1 l’image brute correspondante extraite du journal conservé et numérisé par les Archives départementales du Finistère.

On s’étonne fort justement de l’intitulé de cette rubrique du journal Le Finistère à la fin du 19è siècle car utilisé au singulier. Variété  pourrait signifier soit « l’état de ce qui est varié ou le caractère de plusieurs éléments qui, lorsqu’on les compare entre eux, apparaissent divers » soit encore « le genre qui regroupe les chansons populaires et commerciales ». Toutes définitions qui semblent assez éloignées de l’objet du pamphlet que les visiteurs vont découvrir ici. On retiendra cependant qu’en terme de création littéraire la  variété peut concerner des textes donnant une impression de changement ou de renouvellement mais peu informatifs et souvent d’un ton léger. Le lecteur appréciera !

 Dans le Fichier 2 , ils pourront prendre connaissance  des items suivants  :

 -La transcription du dit article  en breton cornouaillais

-La réécriture du texte transcrit en breton peurunian

-La traduction de ce texte en Français

-Le résumé, l’abstract et le diverradan  de ce dernier document

Enfin ils sont invités à ouvrir le Fichier 3 dans lequel ils pourront découvrir quelques uns des enseignements à tirer  d’une telle coupure de presse

Au final, ils pourront les dédier au  Roman de Renart bretonnisé pour la circonstance : 

« Betek ar wech diwezhañ ez ar pod dar feunteun »

Petite chronique d’après Ciase et Betharram (VIII)

Pour les visiteurs attentifs de ce site, il s’agit de rester informé et de suivre le fil de cette chronique interminable . Il reste à faire tomber le mur de l’omerta et du déni en la matière et à continuer de libérer les intelligences ! 
Dans l’attente laborieuse on pourra déjà consulter, en cliquant ici, le Fichier 1. Il permettra- pour le moins- de  faire l’étart des lieux (?) en ce début de printemps 2026.
Que les responsables des médias concernés par nos recherches 
 qui ont permis d’assembler des informations souvent disparates et insolites  soient  assurés de  notre reconnaissance pour tous les emprunts réalisés .

Premier Mai 2026 Jour férié, chômé et payé

Le 1er mai : une historicité de la lutte sociale
 
Le 1er mai n’est pas une date parmi d’autres dans le calendrier républicain : il est l’héritage vivant des luttes ouvrières, le symbole d’un rapport de force historique qui a permis d’arracher des droits essentiels face aux logiques d’exploitation. Le réduire à un simple jour chômé ou à une parenthèse printanière serait en trahir le sens profond.Tout commence dans la violence sociale de la fin du XIXe siècle industriel… 
Les visiteurs qui souhaitent en savoir plus , au moment où d’aucuns tentent sans réserve de  porter atteinte aux acquis et aux droits des travailleurs, pourront consulter- en cliquant ici un  texte  que  l’ASVPNF  considère comme fondateur à cet égard.

En hommage à Yves Cotty

                                                                 (1919-1980)

 

Un de nos collègues , Jean-Yves Cotty, ancien élève-maître de l’ENG de Quimper, a eu  l’idée lumineuse  de nous faire parvenir récemment un document exceptionnel constituant à lui seul un élément structurant  de notre mémoire normalienne ! Il y rapporte le devenir hors normes de  son propre père, lui-même normalien ayant quitté ce qui fut appelé le Château de  Rosmadec en 1940, au moment où le Régime de Vichy (et la France occupée ) supprimaient l’Ecole émancipatrice qui venait de lui donner accès au beau métier d’Instituteur.  En réalité c’est un chemin semé d’embuches et de violences extrêmes qui l’attendait… celui de la Résistance à l’Occupant et de la Déportation.   Son fils,  retraité de l’Education nationale, en rapporte les principales étapes  dans un fichier 1 , accessible au moyen d’un clic gauche.  Il s’intitule :

« Eléments de biographie de Yves COTTY »

 

“Yves Cotty y apparaît comme une figure très représentative d’une génération normalienne et enseignante entrée très jeune dans la clandestinité. Les sources convergent sur son parcours breton : enfance à Plounévézel, formation à l’École normale de Quimper, premier poste d’instituteur à Pont-de-Buis, puis engagement dans la Résistance à Saint-Goazec, où il rejoint un réseau lié à l’Organisation spéciale puis aux FTPF.

Son arrestation le 18 décembre 1943, son internement à Quimper et son transfert par Compiègne vers Auschwitz, puis Buchenwald, sont également bien établis. Le site de l’association Buchenwald-Dora précise qu’il est arrivé à Auschwitz le 30 avril 1944, tatoué du numéro 186573, puis transféré à Buchenwald où il reçoit le matricule 52487 et sera libéré le 11 avril 1945. Le Maitron confirme cette chronologie et ajoute des éléments biographiques et familiaux utiles, notamment son mariage après-guerre et son activité d’enseignant à Moëlan-sur-Mer.

Sur le plan strictement historique, Yves Cotty représente le « Normalien quimpérois de 1940 tatoué à Buchenwald », et son engagement à 20 ans  relie trois réalités historiques : l’école normale comme matrice républicaine, la Bretagne occupée comme espace de résistance, et le camp comme lieu de déshumanisation extrême. »

«  S’agissant de la reconstruction et de la restitution  de la mémoire normalienne on se rendra compte que l’ ancien élève de l’École normale de Quimper n’est pas seulement un “agent” de la Résistance, mais aussi le produit d’une culture scolaire et civique.Son imprégnation par la vie normalienne permet aussi de souligner la dimension collective de la démarche  et de l’esprit de promotion soutenus par les affinités personnelles  et les prémices du militantisme politique. Ceci permet d’ébaucher une mémoire d’école non pas héroïsante au sens abstrait, mais incarnée, documentée, et liée à une génération précise confrontée à un épisode dramatique de notre histoire  nationale et capable  de s’engager dans une action libératrice, au sein du combat clandestin des déportés. »

« Le texte de Jean Yves Cotty et la citation rapportée d’Alain Legrand donnent au dossier sa force humaine. La phrase transmise par la mémoire familiale — “Nous étions tatoués, marqués comme des animaux…” — dit la violence symbolique de l’empreinte concentrationnaire et le fait que le tatouage ne disparaît pas avec le retour.”

« Le Maitron et l’association Buchenwald-Dora confirment qu’il est revenu en Bretagne,  s’est rengagé dans une vie personnelle, puis a poursuivi une carrière dans l’enseignement, tout en portant cette blessure jusqu’à sa mort en 1980. »

« Pour l’histoire de l’institution, on notera en effet que  Yves Cotty  reprit  dès 1946 le fil d’une  carrière – juste amorcée en 1940- dans plusieurs établissements scolaires du Finistère (au point de laisser son nom, au Collège public de Moëlan-sur-Mer). Il s’impliqua aussi dans la vie associative et citoyenne de sa collectivité  (Amicale laïque, Union sportive) sans compter la vie politique ( Secrétaire de la cellule locale du Parti communiste). »

 

 

Photo .

Yves Cotty-à droite en costume- à la kermesse de l’Amicale laïque de Moëlan-sur-Mer.(Coll. pers. ; André Le Goff)

 

« Pour les services rendus il fut gratifié, chemin faisant, de la Médaille de bronze de la Jeunesse et des Sports. »

Le visiteurs de ce site pourront consulter, en cliquant sur un fichier 2 , l’hommage que lui rend  l’ASVPNF  dans un texte de T.R. et PPty. Il s’intitule :

Yves Cotty, normalien quimpérois, résistant et déporté

 

Marcel Paul , compagnon de détresse de Yves Cotty et de Robert Desnos, écrivait :«  La lutte était  souvent dure, cruelle même. L’on a connu des moments tragiques mais ce combat pour un monde nouveau de Paix , de progrès  social était exaltant ». Tous les  trois   avaient des cœurs qui haïssaient la guerre qui se mirent à battre pour sauver la liberté,celle qui est la nôtre . Nous leur savons gré !

  Que Jean Yves Cotty soit cordialement remercié d’avoir confié le fichier 1 à l’ASVPNF et d’en avoir permis la représentation sur ce site. André Le Goff, fidèle contributeur,  nous  a fait parvenir une photo de sa collection personnelle où l’on reconnaît Yves Cotty accompagné d’ amicalistes laïques moëlanais.  Nous l’en remercions vivement.

 

 

Chronique électorale bretonne à Plomeur dans le Finistère (mars 1906)

La presse locale ancienne  (numérisée ou pas) comporte un nombre conséquent de Titres, toutes tendances politiques représentées, que l’on peut consulter à l’URL : https://presselocaleancienne.bnf.fr/html/journaux-numerises-dans-gallica

 Elle donne accès à l’histoire locale telle que rapportée par des journalistes et correspondants accrédités, faisant référence  aux  choix éditoriaux les plus divers en raison notamment de l’existence de la Loi sur la liberté de la presse de 1881. Leur accessibilité est celle de leurs durées de vie respectives dont la logique échappe à l’entendement du lecteur profane .

A l’ASVPNF on a souvent fait référence aux articles de l’hebdomadaire Le Citoyen qui au fil du temps se montra particulièrement attentif aux évolutions se produisant dans notre système  éducatif. On sait que ce journal, créé en 1906 s’est arrêté de paraître en 1940 sous l’occupation allemande et le régime de Vichy  . On sait aussi que la presse bretonne (qui n’est pas nécessairement une presse en langue bretonne) connut un renouveau remarquable à la Libération.

« Nombre de journaux ayant collaboré, comme L’Ouest-Éclair, furent interdits de publication. Le dernier numéro sort le 1er août 1944 et le soutien aux Allemands y est toujours inconditionnel.  Ce journal fut remplacé par Ouest-France créé par Paul Hutin, qui n’est autre que l’ancien secrétaire général de l’Ouest- Éclair de 1930 à juillet 1940, où il démissionne pour ne pas subir le contrôle allemand. Ouest-France paraît pour la première fois le 7 août 1944, dans un format réduit de quatre pages dû à la pénurie de papier. La “Une” affiche un éditorial : « Enfin libres ! », accompagnée d’une photo du général de Gaulle, symbolisant la Libération. Cet éditorial qui n’est pas signé, mais où l’on reconnait le style de Paul Hutin, célèbre la Libération, rend hommage aux Alliés et au général de Gaulle, ainsi qu’aux résistants et victimes. Il condamnait la collaboration, notamment celle des nationalistes bretons, affirmant avec force que  les Bretons étaient Français, Français avant tout ».

Ce qui  est moins apparent, c’est  que certains titres tels Le Citoyen qui  avaient cessé de paraître en 1940 publiaient par le passé -alors qu’ils étaient sans doute enclins à s’exprimer au moyen de la  langue bretonne  depuis le vote de la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse – des articles en  breton à l’intention d’un lectorat (le plus souvent rural)  resté très attaché  à sa langue « régionale » sans pour autant la maîtriser sur le plan linguistique.

C’est dans ce contexte très particulier que nous reprenons ici , pour sa valeur exemplaire, un article extrait de la première parution en  1906 du journal hebdomadaire Le Citoyen qui fut fondé à Quimper par  Georges Le Bail.

On pourra consulter à ce propos le Fichier 1 dévolu à une chronique électorale  ayant trait à une  élection municipale  sevtenant dans la commune de Plomeur (F-29120).Transcrit à partir du journal de 1906 – sauvegardé et numérisé par les archives départementales  du Finistère – nous l’avons  fait suivre d’une traduction  aussi fidèle que possible en français. Les puristes pourront y  déceler des approximations  de langage. Elles sont liées à l’ignorance d’un bretonnant dont les compétences en la matière sont restées au stade de ce que sa langue maternelle  trégorroise lui avait appportées.

Au-delà de l’aspect anecdotique et parfois humoristique de l’évènement pris en compte dans Le Citoyen, quelles leçons en tirer s’agissant de l’histoire politique de l’époque et de ses prolongements dans la  vie locale. On rappellera à ce propos qu’au moment des faits les Inventaires étaient en cours dans ce que l’on appelait encore les « paroisses » plutôt que les « communes » ! On trouvera dans le Fichier 2 des éléments de réponse qui, au passage, soulignent la richesse de la langue bretonne !  En annexe ils prendront connaissance du discours électoral  qui ne manquerait pas d’être prononcé si , d’aventure en 2026, Plomeur avait à  recompléter son conseil municipal.

Pour rendre hommage à Joseph Le Poëzat-Guigner ancien Directeur de l’ENG de Quimper

Joseph Le Poëzat-Guigner (1912-1993), ancien Directeur de l’École normale d’instituteurs de Quimper (1957-1972), fut un éducateur breton exemplaire. Résistant héroïque des FFI, Normalien de Saint-Cloud, auteur de romans historiques pour la jeunesse primés, père de famille engagé dans l’Éducation nationale, il incarna la République et son Ecole, la Bretagne et l’humanisme auprès de générations d’instituteurs. Cet hommage mérité tend à réparer  l’oubli des ses anciens élèves ;

Les visiteurs de ce site pourront consulter à ce propos  3 fichiers  :

Fichier 1 . Eléments de biographie de Joseph le Poëzat-Guigner

Fichier 2. Texte de l’hommage paru dans le bulletin des Anciens élèves  de L’ENS de Saint-Cloud  (par Alain Dartre)

Fichier 3 . En  hommage à Joseh le Poëzat-Guigner par T.R. et PPty.

Que  Mme Annie le Poëzat-Guigner et ses neveux Alain et Joël soient remerciés pour leur compréhension et leurs contributions.

L’odyssée de la capsule spatiale ORION

La capsule Orion Integrity a amerri comme prévu au large de la Californie à 17h07 le 10 avril, heure locale. Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen sont de retour après leur voyage historique autour de la Lune. (https://www.cite-espace.com/actualites-spatiales/artemis-ii-succes-du-retour-dorion/)

Selon la même source-tout particulièrement laconique- “La première mission habitée autour de la Lune du 21ème siècle avait commencé le 1er avril par le spectaculaire décollage du lanceur SLS depuis la Floride. Quelques jours plus tard, les quatre astronautes tournaient autour de notre satellite naturel, établissant un record de distance et nous transmettant de formidables photographies. Au dixième jour de vol, la mission s’est conclue par le succès de la délicate phase de retour.”

On ne peut que s’étonner de constater la sobriété de ces communiqués peu enclins semble-t-il à  saluer,avec quelque chaleur humaine,  ce dernier exploit de la recherche spatiale.  C’est pourquoi, pour ne pas déroger à notre volonté  constante de vouloir informer des citoyens émancipés de tous les faits et méfaits de notre planète  et de ceux venus d’ailleurs , nous avons tenu à rassembler sur ce site des éléments concrets et intelligibles concernant le ou les programmes de recherche spatiale concernés par ces expériences hors normes . Soulignons d’abord  que l’événement mentionné ci-dessus qui aurait pu défrayer la chronique se trouve présenté  dans ses  modalités principales  par Wikipedia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Orion_(v%C3%A9hicule_spatial)#:~:text=Le%20premier%20vol%20d’un,est%20programm%C3%A9%20en%20avril%202026.)

« Orion est un véhicule spatial de la NASA conçu pour transporter un équipage de quatre astronautes au-delà de l’orbite terrestre basse pour une mission de trois semaines. Il est placé en orbite par le lanceur lourd SLS. Utilisé dans le cadre du programme Artemis, il a pour rôle, de façon similaire au vaisseau Apollo, de transporter les équipages jusqu’à l’orbite lunaire et de les ramener sur Terre une fois leur mission accomplie. Deux vols sans équipage ont été effectués respectivement en décembre 2014 (EFT-1) et novembre 2022 (Artemis I). Le premier vol avec équipage est lancé en avril 2026 (mission Artemis II).

 « À l’origine, Orion fut développé dans le cadre du programme Constellation (2006), dont l’objectif était d’emmener des hommes sur la Lune à l’horizon 2022 et de remplacer la navette spatiale pour la relève des équipages de la Station spatiale internationale… Ce programme fut abandonné  en 2010 puis repris avec les développements que l’on vient de découvrir

 

« Orion reprend l’architecture du vaisseau Apollo avec une capsule conique contenant l’habitacle dans lequel séjourne l’équipage, un module de service dans lequel est rassemblé tout ce qui n’est pas nécessaire au retour sur Terre et une tour de sauvetage, qui est utilisée en cas de défaillance du lanceur.

« Le module de service est largué avant la rentrée atmosphérique. L’ensemble a une masse d’environ 27 tonnes, dont 16 tonnes pour le module de service.

« Le vaisseau Orion est conçu pour être lancé par le lanceur lourd SLS développé spécifiquement dans ce but. Contrairement à ses prédécesseurs, Orion utilise des panneaux solaires pour la production d’énergie. Il dispose d’un volume habitable plus que doublé par rapport au vaisseau Apollo et d’un système d’amarrage similaire à celui de la navette spatiale américaine. Le vaisseau Orion est conçu pour se poser en mer à son retour sur Terre et est réutilisable. »

 

« Le rôle assigné au vaisseau Orion est d’amener l’équipage sur une orbite lunaire haute, où deux des astronautes s’embarquent dans le vaisseau HLS chargé de les amener à la surface de la Lune. Ce transfert peut se faire directement ou après amarrage à la station spatiale Lunar Gateway, dont la date de mise à disposition reste incertaine. « Le premier vol d’un vaisseau OrionArtemis I, qui est destiné à qualifier ses systèmes sans emporter d’équipage et qui constitue également le vol inaugural du lanceur SLS, a  eu lieu en novembre 2022. 

« Artemis II, le premier vol avec équipage qui devait faire le tour de la Lune, était programmé pour avril 2026(mission réussie ?)

La première mission destinée à amener des astronautes sur le sol lunaire sera  Artemis III

 
 
Sa date de lancement reste dépendante de l’avancement du projet HLS. »

 

Les visiteurs de ce site pourront consulter  un fichier dévolu à cette étape importante de la recherche spatiale qui ne manque pas d’interpeller le bon sens commun sur la réalité de son intérêt pour le bien commun et le progrès de l’humanité lorsqu’on le confronte   au banc d’essai de l’acquisition de connaissances  nouvelles sur l’organisation et le fonctionnement de l’Univers qui furent à l’origine de la vie terrestre .

 On dira de façon liminaire que « « La mission Artemis II a franchi une étape importante dans l’histoire des vols habités en espace lointain. Les difficultés techniques surmontées ne relèvent pas seulement de la performance spatiale : elles ouvrent la voie aux missions suivantes et rappellent que la recherche scientifique ne vaut pleinement que si elle demeure au service de l’humanité, de la connaissance et d’un usage plus responsable des moyens dont dispose notre planète. »

« Le programme Artemis s’inscrit dans une progression : essais initiaux, vol habité de validation, retour sur la Lune, puis préparation d’explorations plus ambitieuses. Il n’a de sens que s’il nourrit aussi une réflexion sur la solidarité humaine, les besoins essentiels des peuples et la valeur du savoir partagé. »

  Ceci étant posé on pourra consulter le fichier  suivant intitulé :

 « Après ARTEMIS 2 : pour un programme de recherche spatiale cohérent au service de l’humanité »

 Il est accessible ici

Accommodements préélectoraux de circonstance à la définition de la Laïcité sous les auspices de la République française.

A l’instar de la sidération exprimée par Catherine Kintzler, philosophe  et membre du Conseil  des sages de la laïcité dans l’article intitulé ;

« Le ministre de l’Intérieur redéfinit la laïcité. Serait-il en mission ?

et considérant l’objet de l’ASVPNF porteuse des activités de ce site dédié à la sauvegarde et à la valorisation de  la mémoire de l’Ecole publique laïque et de  celle de ses maîtres, hussards noirs de la République, nous  souhaitons témoigner ici de notre stupéfaction  et de notre tristesse de voir  le principe fondamental de notre République vilipendé  par ignorance ou par une volonté délibérée associée à des exigences politiques que nous ne partageons pas !

 Alors qu’un an à peine sépare le pays de la prochaine élection présidentielle, certains gestes ministériels prennent un tour de véritable mise en scène préélectorale de la laïcité. Le discours du ministre de l’Intérieur à la Grande mosquée de Paris ne relève pas seulement de la « maladresse », mais d’un réajustement calculé de la neutralité républicaine au profit de logiques communautaires et diplomatiques.

L’article de Catherine Kintzler met ce discours en lumière, en montrant comment la laïcité est réduite à la « garantie de croire et d’exercer un culte », au détriment de la liberté de conscience et de l’indépendance du politique.

Ce commentaire introductif vise à replacer son argumentation dans le cadre plus large des accommodements préélectoraux de circonstance, afin de faire sentir que la question ne se limite pas à une simple phrase mal tournée, mais à une réécriture silencieuse de la laïcité à l’heure de la pré-campagne électorale !

Les visiteurs pourront consulter l’article original de Catherine Kintzler en cliquant sur Fichier 1.

Ils pourront également prendre connaissance de l’analyse ( ?) qu’en fait l’ASVPNF  en ouvrant Fichier2 intitulé :

« Contre la vision  interconvictionnelle de la tranquillité publique »