Préparer 2027

Construire ensemble un projet éducatif global

 

 C’est avec enthousiasme que nous avons accueilli à l’ASVPNF  l’article   paru le 5 décembre 2026 sur le site du Café pédagogique l’article intitulé :

L’appel du Café pédagogique pour

« Notre Ecole 2027 »

Construisons ensemble un vrai projet éducatif global

Nous l’avons reproduit ci-dessous  (fichier 1) afin que les fidèles visiteurs de ce site puissent être rapidement  informés non seulement  de la démarche en cours et de sa signification par rapport aux échéances électorales à venir mais aussi  des modalités de leur participation à la construction collective  d’un  projet de refonte de notre système éducatif . Le projet sera soumis en temps utile aux protagonistes des prochaines joutes électorales.

Les visiteurs trouveront dans ledit fichier le texte de cadrage du Café pédagogique et le protocole à suivre pour faire « remonter » des éléments de réponse  aux questions choisies dans une série impressionnante  de cinquante-cinq !  Ceci révèle déjà l’ampleur du chantier ouvert.

On notera que les contributions (signées par leurs auteurs) doivent être remises par mail pour le 20   février 2026 prochain à l’adresse :

ecole2027.cafepedagogique@gmail.com

On fera mention de la question traitée, le nombre de signes  utilisés (espaces compris) devant se situer entre 5000 et 6000.

 Que l’équipe du Café pédagogique soit remerciée de nous permettre cet emprunt!

A propos de la caricature de Rokhaya Diallo

parue dans

Charlie Hebdo

 

La polémique suscitée par  cet évènement touchant tant à la liberté de la presse qu’à la laïcité  conduit l’ASVPNF à faire état , sur ce site, d’un certain nombre de communiqués s’y rapportant. Ils ont  défrayé la chronique au cours des dernières semaines .

Les visiteurs de ce site pourront, à ce titre, consulter  le FICHIER 1 dévolu au communiqué de la LDH sur cette question :

« Une caricature qui n’illustre

que des

préjugés coloniaux »

Ils pourront également prendre connaissance d’un autre article intitulé :

« Contre le racisme, en défense de notre collaboratrice Rokhaya Diallo »

(+ deux déclarations)

Mediapart apporte son soutien à la journaliste et réalisatrice Rokhaya Diallo, visée par une caricature aux relents colonialistes publiée par « Charlie Hebdo » et fait mention du soutien que lui apporte l’Association « La Vigie de la laïcité »  (Fichier 2) .

 Les fichiers sont en accès direct par un simple clic gauche sur « Fichier ».

La réalité de l’intérêt de l’écriture inclusive

La question est-elle de savoir qui a pondu l’œuf?

 

Comme on le sait, la question restera encore sans réponse.  Mais dans l’attente on peut encore tenter d’être utile en se référant pour l’exemple  à l’assertion de Benjamin Franklin « Travail : ne perdez pas de temps, soyez toujours occupé à quelque chose d’utile. Supprimez tout ce qui n’est pas nécessaire. ». Et pourtant on parle ici d’écriture et notamment  de celle qui faisait partie du triptyque inscrit  en lettres d’or dans les lois scolaires de la 3è République  savoir «  Lire, Écrire et Compter ». On conviendra que sans lui  aucune émancipation populaire n’eût été possible et que Savoir écrire ce n’est pas nécessairement Écrire savoir.

Les années et les Républiques ont passé laissant place à des fondamentaux enseignés à l’École eux-mêmes confrontés à l’emprise inexorable des applications d’intelligence artificielle  qui n’exonéreront pas de savoir écrire et encore moins de savoir  penser ! Mais en quoi et comment l’acte d’écrire peut-il être qualifié outre des attributs de qualité enseignés par nos maîtres et leur appropriation par tout un chacun,d’inclusif ou d’exclusif ? Il ne s’agit plus ici de faire  seulement référence aux règles de  la lexicologie et ou de la linguistique.

On pourra, en première approximation, trouver matière à réflexion et entrevoir certains des enjeux attachés au  duo sinon  au dilemme  INCLUSION-EXCLUSION dans le texte qui suit (T.R. ; 2026) :

« L’écriture inclusive désigne un ensemble de pratiques linguistiques visant à rendre la langue française plus égalitaire du point de vue du genre, en évitant que le masculin ne soit systématiquement utilisé comme forme prétendument « neutre ». Elle s’inscrit dans une réflexion plus large sur la visibilité des femmes et des personnes non masculines dans le langage, et sur l’influence de la langue dans la représentation du monde social.

Parmi les procédés les plus courants figurent d’abord la féminisation des noms de métiers et de fonctions (autrice, ingénieure, professeure), aujourd’hui largement admise et recommandée par de nombreuses institutions. On trouve aussi le doublet, qui consiste à mentionner les formes masculine et féminine (« les élèves et les élèves », « les citoyens et citoyennes »), parfois abrégé à l’écrit par le point médian (« les étudiant·e·s »). D’autres stratégies existent, comme l’usage de termes épicènes (personnes, élèves, corps enseignant) ou de formulations neutres qui évitent le marquage du genre.

L’écriture inclusive fait l’objet de débats importants. Ses défenseurs estiment qu’elle favorise l’égalité, améliore la représentation mentale des femmes et contribue à lutter contre les stéréotypes de genre. Ses opposants invoquent surtout des arguments de lisibilité, de complexité (notamment pour les personnes dyslexiques ou les apprenants) et de respect des normes traditionnelles de la langue. En France, les autorités publiques déconseillent l’usage du point médian dans les textes officiels, tout en encourageant la féminisation des métiers et l’usage de formulations neutres. »

En pratique, l’écriture inclusive n’est pas un système unique ni obligatoire : elle recouvre des choix variés, dépendants du contexte, du public visé et des objectifs de communication. »

« Au demeurant si écrire, c’est penser, alors toute modification de l’écriture peut-elle transformer — enrichir ou contraindre — la pensée ? L’écriture inclusive se présente alors comme   un terrain propice pour un tel exercice :

Ainsi si on accepte ce lien entre écriture et pensée, l’écriture inclusive peut avoir plusieurs effets cognitifs positifs ?

-Elle peut rendre  visible ce qui était implicite ; le masculin générique repose sur une abstraction (« le masculin vaut pour tous ») que l’on n’interroge plus.
L’écriture inclusive force à expliciter : Qui est concerné ?Qui est inclus ?Qui était auparavant rendu invisible ? Cette explicitation peut affiner la pensée et réduire les automatismes.

– Elle stimule la réflexivité

Écrire « les étudiant·es » ou « les étudiantes et étudiants » oblige à ralentir l’acte d’écriture, donc à réfléchir davantage à ce que l’on dit.Ce ralentissement peut être vu comme une contrainte féconde, comparable à celles de la poésie ou de la rhétorique.

– Elle élargit le champ conceptuel

En multipliant les formes, l’écriture inclusive peut encourager une pensée plus attentive à la diversité des situations humaines, sociales et symboliques.


Mais l’écriture inclusive  peut aussi entraver la pensée en exerçant:

  – Une surcharge cognitive La multiplication des signes (points médians, doublons) peut alourdir la lecture,fragmenter l’attention, nuire à la fluidité du raisonnement, surtout dans des textes complexes. Une pensée entravée par la forme peut perdre en profondeur.

   – Un risque de ritualisation . Si l’écriture inclusive devient une norme appliquée mécaniquement, elle peut se transformer en geste symbolique sans pensée réelle, voire en substitut de réflexion critique.

    – Une confusion entre clarté et justice

La clarté du langage est aussi une valeur intellectuelle. Une écriture trop lourde peut affaiblir la transmission des idées, même lorsqu’elles sont justes.

Ainsi pour conclure sur ce qui touche à la philosophie de l’Ecriture on peut dire  que l’écriture inclusive n’est ni en soi un progrès de la pensée, ni en soi un obstacle. Elle peut favoriser la pensée à condition d’être utilisée comme un outil conscient, de rester adaptée au contexte (pédagogique, scientifique, littéraire) et de ne pas sacrifier la clarté à la seule intention symbolique.

Si écrire, c’est penser, alors l’essentiel n’est pas comment on écrit, mais à quel type de pensée l’écriture nous oblige.
L’écriture inclusive peut « ouvrir » la pensée — mais elle ne la remplace jamais ;
T.R. 2026 »

Les visiteurs qui auront eu la volonté de connaître la suite et de trouver  réponse à la question saugrenue   posée dans l’intitulé de  cet article pourront consulter et tirer le plus grand profit des deux fichiers suivants correspondant à deux parutions du 23 décembre 2025 dans Mezetulle,le blog revue de Catherine Kintzler :

FICHIER 1 . Dossier sur l’Ecriture inclusive ;  mise à jour du 23 décembre 2025 par Catherine Kintzler

FICHIER 2 . Les Délires de l’Ecriture « inclusive » par Nikol Abécassis

  On accordera une attention particulière au « test bisounours »(sic !) présenté dans le fichier 1.

 Que Catherine Kintzler soit très cordialement remerciée de nous permettre ces deux emprunts à Mezetulle .

VOEUX DE L’ASVPNF 

pour 
 
2026

L’ASVPNF (Association pour la Sauvegarde et la Valorisation du Patrimoine Normalien du Finistère) a récemment présenté ses vœux de nouvel an  à ses adhérents.

Les visiteurs de ce site pourront consulter  ci-dessous le texte d’envoi et la carte de vœux correspondante. Celle-ci leur est également destinée s’ils partagent tout ou partie des  valeurs de l’ASVPNF.

 Texte d’envoi :

Chers amis  Amoureux de la Laïcité et de l’Ecole publique,

 

Ensemble, faisons de 2026 une belle aventure pleine de recherches, de découvertes, de luttes et de joies associatives .

Il s’agit d’entretenir sa curiosité, d’apprendre d’hier, de vivre pour aujourd’hui , d’espérer pour demain et de continuer son chemin ;

Celui d’une bonne année 2026 !

 

                       ASVPNF, 31 décembre 2025

Ladite « carte »  est accessible en cliquant ici.

Que Laurence Cohuet et T. R. soient remerciés pour la  préparation de ce document.

Addendum à la parution de l’article d’André Le Goff intitulé “La tante aux tableaux”

Le récit inédit de ce  lointain souvenir d’enfance  d’André Le Goff proposé aux visiteurs de ce site a suscité de nombreuses réactions et commentaires sur une page d’histoire de l’art dont les actes fondateurs s’étaient déroulés  au Pouldu, en Clohars-Carnoët, à la fin du 19è siècle.

On rappellera que « Le Pouldu » petit village situé sur la côte sud du Finistère à l’embouchure de la Laïta a joué un rôle central dans l’histoire de la peinture en Bretagne aux débuts de la 3è République.. Ce lieu aux traditions bien préservées, propice aux jeux de lumière sur des paysages  singuliers, attira un groupe d’artistes qui cherchaient à renouveler leur approche de la peinture. La « saga des peintres du Pouldu » désigne l’ensemble des interactions, des œuvres et des influences qui ont marqué cette période artistique singulière.


À la fin du XIXᵉ siècle, la Bretagne suscitait un intérêt croissant parmi les peintres parisiens, en quête de lumière naturelle et de paysages authentiques. Le Pouldu avec ses  traditions, ses dunes, ses plages, sa côte sauvage , ses cabanes de pêcheurs et la douceur des rives de la Laïta offrait un cadre authentique loin de l’agitation urbaine. Les artistes y trouvaient un environnement idéal pour expérimenter des techniques nouvelles, inspirées du post-impressionnisme et du synthétisme.

Les mouvements artistiques de l’époque cherchaient à s’éloigner du réalisme académique pour privilégier l’expression de l’émotion et de la couleur. Le Pouldu devint ainsi un laboratoire de styles novateurs, où la lumière, la nature et la vie quotidienne des habitants se mêlaient dans des compositions à la fois simples et poétiques.

Les visiteurs intéressés pourront compléter leur information sur cette question relevant du patrimoine culturel de notre région , celui du « Finistère des Peintres »  en consultant trois  fichiers qui lui sont dévolus :

Fichier 1 . La Buvette de la Plage par André Le Goff (addendum à l’article la tante aux tableaux).

Fichier 2 . Diaporama d’hommage  à Marie  Henry et à la Tante aux Tableaux par André Le Goff .

Fichier 3.  La Buvette de la Plage  au Pouldu, un laboratoire esthétique de la modernité picturale  par Laurence Cohuet

 Ils sont accessibles en cliquant (clic gauche) sur la touche  Fichier .

Il est souligné que Maxime Maufra (1861-1918   ) mentionné à plusieurs  reprises dans ces documents faisait bien partie des  peintres postimpressionnistes.

 Que Laurence Cohuet soit chaleureusement remerciée pour son article et pour sa contribution à la préparation du diaporama..

Petite chronique d’après Ciase et Betharam (V)

Contre vents et marées et en dépit de l’Avent en cours (sic !) nous continuons d’accumuler les pièces d’un dossier à charge essentiellement pour l’église catholique .

Les visiteurs pourront consulter avec quelque sidération les longues listes nourries de semaine en semaine tant   des rebondissement des « affaires » en cours que  de l’irruption  de  nouveaux scandales  défrayant la chronique ;

1.  11 articles pour la semaine du 1er au 7 décembre 2025, avec les sujets suivants :

Collège Ozanam de Limoges (9) Communauté des Béatitudes (40) Congrégation de Bétharram (72) Corref (11) Croix de Dozulé (2) Diocèse de Bayeux-Lisieux (8) Diocèse de Cambrai (2) Diocèse de Limoges (7) Diocèse de Lyon (14) Diocèse de Marseille (5) Diocèse de Nantes (14) Diocèse de Papeete (Polynésie française) (2) Diocèse de Strasbourg (17) Enseignement privé catholique (175) Formation (84) Madeleine Aumont (2) Mgr Jacques Habert (4) Mgr Olivier de Germay (6) Mgr Pascal Delannoy (4) Notre-Dame de l’Abbaye de Chantenay (1) Père Charles Sighieri (4) Père Jean-Michel Verstraete (2) Père Mathieu Hammel (1) Père Noël Ato Nohotemorea (2) Prélature de la Mission de France (4) Prières de guérison et de délivrance (6) Sectes et dérives sectaires (7) Témoignage (24)

arram (72) Enseignement privé cat

Collège Ozanam de Limoges : les premières indemnisations via la CRR

Collège Ozanam de Limoges (9) Congrégation de Bétharram (72) Enseignement privé catholique (175) Diocèse de Limoges (7)

Cinq Limougeauds ont dénoncé des châtiments corporels, des humiliations et des viols.

Comment reconnaître une dérive sectaire ?

Formation (84) Sectes et dérives sectaires (7)

Une vidéo extrêmement pédagogique.

Communauté des Béatitudes : le DIAM sous pression

Communauté des Béatitudes (40)

L’association AP21 va devoir expliquer ses méthodes aux conseils de la CEF.

Diocèse de Papeete : l’ex père Noël Ato Nohotemorea condamné

Père Noël Ato Nohotemorea (2) Diocèse de Papeete (Polynésie française) (2)

Condamné à quatre ans d’emprisonnement dont un ferme, il fait également l’objet d’une enquête pour viols.

Dozulé : le décret est publié

Madeleine Aumont (2) Croix de Dozulé (2) Mgr Jacques Habert (4) Diocèse de Bayeux-Lisieux (8)

Mgr Habert déclare définitivement non surnaturels et sans origine divine les prétendus « événements dits de la haute butte de Dozulé ».

Le père Charles Sighieri ne respecte pas les sanctions canoniques dont il fait l’objet

Père Charles Sighieri (4) Diocèse de Marseille (5)

« Il a refusé l’appartement qui lui avait été assigné », reconnaît le diocèse.

Le père Jean-Michel Verstraete condamné pour des faits d’agressions sexuelles sur mineurs

Père Jean-Michel Verstraete (2) Diocèse de Cambrai (2) Prélature de la Mission de France (4)

Il est condamné à cinq ans d’emprisonnement totalement assortis d’un sursis.

Le père Mathieu Hammel relevé de son ministère

Père Mathieu Hammel (1) Mgr Pascal Delannoy (4) Diocèse de Strasbourg (17)

Cela fait suite à l’ouverture d’une procédure judiciaire par le parquet de Strasbourg.

Les vidéos de l’assemblée générale de la Corref

Formation (84) Corref (11)

Des interventions de grande qualité à écouter en ligne.

N’éteignez pas l’esprit, […] examinez tout

Mgr Olivier de Germay (6) Diocèse de Lyon (14) Prières de guérison et de délivrance (6)

Le curieux encouragement de Mgr Olivier de Germay.

Notre-Dame de l’Abbaye de Chantenay : le témoignage d’une victime

Notre-Dame de l’Abbaye de Chantenay (1) Témoignage (24) Enseignement privé catholique (175) Diocèse de Nantes (14)

Cet établissement dépend des Frères de l’Instruction chrétienne de Ploërmel.

2.  11 articles pour la semaine du 8 au 14 décembre 2025, avec les sujets suivants :

Diocèse d’Amiens (2) Diocèse de Créteil (2) Diocèse de Fréjus-Toulon (17) Diocèse de Luçon (4) Diocèse de Nantes (15) Diocèse de Nevers (2) Diocèse de Saint-Dié (2) Diocèse de Strasbourg (19) Diocèse de Tarbes et Lourdes (15) Diocèse du Mans (3) Enseignement privé catholique (176) Etablissement d’Angreviers (Gorges) (3) Formation (85) Maria Stella Matutina (5) Mgr Dominique Blanchet (1) Mgr François Gourdon (2) Mgr Gérard Le Stang (2) Mgr Grégoire Drouot (2) Mgr Jean-Pierre Vuillemin (5) Mgr Pascal Delannoy (6) Mgr Renauld de Dinechin (1) Notre-Dame de Bétharram (45) Père Bruno Delaroche (2) Père Éloi Legrand (1) Père François-Régis Fabre (1) Père Gaston Rouzeau (2) Père Jacques Delfosse (2) Père Mathieu Hammel (2) Père Noël Honoré (1) Père Pierre-Marie Brochery (1) Suisse (18)

Etablissement d’Angreviers : de nouveaux témoignages

Etablissement d’Angreviers (Gorges) (3) Enseignement privé catholique (176) Diocèse de Nantes (15)

Un collectif de victimes a également été mis en place.

La difficile intégration de trois prêtres du diocèse de Fréjus-Toulon dans le diocèse d’Amiens

Mgr Gérard Le Stang (2) Diocèse d’Amiens (2) Diocèse de Fréjus-Toulon (17) Père François-Régis Fabre (1) Père Éloi Legrand (1) Père Pierre-Marie Brochery (1)

La médiatisation a contraint Mgr Le Stang à communiquer publiquement.

Les sœurs de Maria Stella Matutina s’implantent en Suisse

Maria Stella Matutina (5) Suisse (18)

Un accueil qui interroge, alors que la communauté reste très décriée.

Mgr Renauld de Dinechin : le souci des victimes d’abus sexuels dans ses priorités

Mgr Renauld de Dinechin (1) Diocèse de Luçon (4)

« Je souhaite résolument poursuivre cette mission »

Nomination ratée au diocèse de Strasbourg

Diocèse de Strasbourg (19) Mgr Pascal Delannoy (6) Formation (85)

Le témoignage de celle qui aurait pu devenir vice-chancelière.

Notre-Dame de Bétharram : résumé de la semaine

Notre-Dame de Bétharram (45) Diocèse de Tarbes et Lourdes (15)

10 nouvelles plaintes, et la piste de l’indemnisation via le Fonds de garantie des victimes.

Père Bruno Delaroche : après les sanctions civiles, les sanctions canoniques

Père Bruno Delaroche (2) Mgr Jean-Pierre Vuillemin (5) Diocèse du Mans (3)

Il sera vraisemblablement proposé comme aumônier à une communauté religieuse.

Père Gaston Rouzeau : la cellule d’écoute du diocèse de Nevers peu sollicitée

Père Gaston Rouzeau (2) Mgr Grégoire Drouot (2) Diocèse de Nevers (2)

Mgr Drouot, évêque de Nevers, avait lancé un appel à témoignages.

Père Jacques Delfosse : le communiqué de Mgr Blanchet

Père Jacques Delfosse (2) Mgr Dominique Blanchet (1) Diocèse de Créteil (2)

Un communiqué extrêmement sobre dans une affaire pourtant hors normes.

Père Mathieu Hammel : l’étrange chronologie des faits

Père Mathieu Hammel (2) Mgr Pascal Delannoy (6) Diocèse de Strasbourg (19)

Un départ de paroisse du jour au lendemain en plein été un an avant l’ouverture d’une procédure judiciaire.

Père Noël Honoré : appel à témoignages de Mgr François Gourdon

Père Noël Honoré (1) Mgr François Gourdon (2) Diocèse de Saint-Dié (2)

Ce prêtre est aujourd’hui décédé.

3. les 8 articles pour la semaine du 15 au 21 décembre 2025, avec les sujets suivants :

Abbé Pierre (36) Compagnie de Jésus (18) Congrégation de Bétharram (73) Diaconie de la Beauté (1) Diocèse d’Évry-Corbeil-Essonnes (2) Diocèse de Bayonne (54) Diocèse de Créteil (3) Diocèse de Gap-Embrun (7) Diocèse de Lille (4) Diocèse de Nantes (16) Diocèse de Paris (16) Emmaüs (18) Enseignement privé catholique (178) Etablissement d’Angreviers (Gorges) (4) Institut Sainte-Croix de Riaumont (20) Mgr Jean-Michel Di Falco (6) Notre-Dame de Bétharram (46) Patrick Martin (3) Père Gaël Giraud (1) Père Jacques Delfosse (3) Riaumont (23) Village d’enfants de Riaumont (19)

Abbé pierre : la possibilité de détournements importants de fonds et d’abus sur mineurs à l’étranger

Abbé Pierre (36) Emmaüs (18)

Une enquête du journal Le Monde explore ces deux hypothèses.

Etablissement d’Angreviers (Gorges) : « Il n’y avait pas que les coups, il y avait les attouchements »

Etablissement d’Angreviers (Gorges) (4) Enseignement privé catholique (178) Diocèse de Nantes (16)

Un viol est également dénoncé.

Mgr Jean-Michel Di Falco mis en cause au civil

Mgr Jean-Michel Di Falco (6) Diocèse de Gap-Embrun (7)

Il était convoqué devant le tribunal civil de Paris ce jeudi.

Michael Lonsdale était-il sous emprise à la fin de sa vie ?

Diaconie de la Beauté (1) Diocèse de Paris (16)

L’association diocésaine de Paris, « déshéritée », demande la nullité de testaments litigieux.

Notre-Dame de Bétharram : la prescription écartée pour Patrick Martin

Patrick Martin (3) Notre-Dame de Bétharram (46) Diocèse de Bayonne (54) Congrégation de Bétharram (73) Enseignement privé catholique (178)

Les faits reprochés sont les suivants : « viols aggravés, agressions sexuelles et violences », commis entre 1991 et 2004.

Père Gaël Giraud : le cumul de dérives universitaires et du cléricalisme ?

Père Gaël Giraud (1) Compagnie de Jésus (18)

L’article de Flore Pierson publié dans La Vie a été très commenté cette semaine.

Père Jacques Delfosse : de nouveaux témoignages et plaintes

Père Jacques Delfosse (3) Diocèse de Lille (4) Diocèse d’Évry-Corbeil-Essonnes (2) Diocèse de Créteil (3)

De plus, le procureur de Lille lance une cartographie nationale des victimes.

Riaumont : l’utilisation d’un bâtiment aménagé en dortoir interdite

Riaumont (23) Institut Sainte-Croix de Riaumont (20) Village d’enfants de Riaumont (19)

Un arrêté a été pris en urgence à la suite d’un contrôle des services de l’État.

 

4. Dossier de La Croix : l’Eglise  face à la pédophilie et aux abus sexuels

·         La future archevêque de Canterbury accusée d’avoir mal géré une affaire d’agression

Sarah Mullally, qui deviendra formellement, fin janvier 2026, la nouvelle archevêque de Canterbury, fait l’objet d’une plainte sur sa gestion d’une affaire d’agression. Des accusations remontant à plusieurs années, a indiqué jeudi 11 décembre 2025 l’Église d’Angleterre.

11 déc.

L’archidiocèse de New York a annoncé lundi 8 décembre la création d’un fonds de 300 millions de dollars destiné à indemniser les victimes d’abus sexuels. Cette annonce intervient alors qu’environ 1 300 personnes ont porté plainte contre l’Église dans cet État américain, selon les médias.

« Juger les vivants et les morts », tel est le titre d’un colloque porté par la Faculté de droit canonique de l’Institut catholique de Paris. Le père Ludovic Danto, l’un de ses organisateurs, s’interroge sur le fait de rendre justice alors même que les accusés ne peuvent plus répondre de leurs actes.

Les parquets de Lille et d’Evry ont confirmé vendredi 28 novembre que plusieurs enquêtes sont en cours après de nouvelles plaintes pour viol sur mineur visant un ancien prêtre octogénaire, déjà condamné en 2007 pour des faits similaires, confirmant des informations de La Voix du Nord.

Spécialiste renommé de Charles de Foucauld et prêtre de la Mission de France renvoyé de l’état clérical pour « de graves faits d’abus sexuels » en 2021, Jean-François Six est mort le 10 novembre à Fontainebleau, à 96 ans. Son décès ainsi que ses funérailles ont été communiqués deux semaines plus tard, selon sa volonté.

L’évêque de Cadix (sud de l’Espagne), qui fait l’objet d’une enquête du Vatican pour présomption de pédophilie, a démissionné et le pape Léon XIV a nommé un successeur samedi 22 novembre. Il est accusé d’avoir agressé sexuellement un mineur dans les années 1990, quand il dirigeait un séminaire près de Madrid.

Les responsables des congrégations religieuses de France ont examiné ce jeudi 20 novembre, à Lourdes, un rapport d’étape sur la gestion des abus sexuels, quatre ans après le rapport de la Ciase.

En clôturant l’assemblée des évêques italiens, jeudi 20 novembre, le pape Léon XIV a choisi un ton d’encouragement plutôt que de remontrance, malgré les critiques vives visant l’Église italienne pour sa gestion des abus sexuels. Le pape a confirmé la poursuite des regroupements de diocèses engagés sous François.

Sœur Véronique Margron, présidente depuis neuf ans de la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref), devenue le visage de la lutte contre les violences sexuelles dans l’Église, passe la main au terme de deux mandats. Elle a eu à affronter le séisme de la Ciase et le vieillissement accéléré des congrégations.

Dans un nouveau livre, l’ancienne ministre de la santé et de la culture expose de lourds griefs contre l’Église catholique. Mais sa charge contre l’institution est aussi le signe, en creux, d’une attente considérable, analyse Loup Besmond de Senneville dans LE ROYAUME ET LA CITE.

L’évêque de Cadix est accusé d’avoir agressé sexuellement un mineur dans les années 1990, lorsqu’il était prêtre et dirigeait le séminaire de Getafe, près de Madrid. L’évêché a confirmé lundi 10 novembre qu’une enquête avait été ouverte par le Vatican à la suite d’une dénonciation.

Vendredi 7 novembre, à Lourdes, le cardinal Aveline a plaidé pour que l’Église « garde sa liberté de parler » dans un contexte politique tendu. À mi-parcours de l’Assemblée plénière, il a également présenté ses priorités : l’éducation, la lutte contre les violences sexuelles et la solidarité avec la Terre sainte.

Figure chrétienne du monde éducatif, le père Jean-Marie Petitclerc a été condamné, le 14 octobre 2025, à six mois de prison avec sursis pour « voyeurisme » à la suite de la plainte d’un adolescent. Le prêtre éducateur conteste les faits qui lui sont reprochés et a fait appel du jugement.

Le secrétaire général de l’enseignement catholique, Guillaume Prévost, a annoncé mercredi 5 novembre à Lourdes le lancement d’une « mission » pour décliner une feuille de route sur dix ans. L’objectif est notamment de mieux prévenir les violences physiques et sexuelles après des scandales dans plusieurs établissements.

Dans le sillage de l’affaire Spina à Toulouse, les évêques de France commencent, jeudi 6 novembre, à Lourdes, un travail d’approfondissement sur la question très délicate de la réinsertion dans l’Église des prêtres condamnés pour violences sexuelles.

L’ancien évêque de Verdun Jean-Paul Gusching a été contraint par Rome à la démission après des signalements faisant état de « relations envers des femmes », a révélé mardi 4 novembre le représentant du pape en France. L’évêque avait d’abord justifié sa renonciation pour « raisons de santé ».

Du mardi 4 au dimanche 9 novembre, les évêques de France se réunissent à Lourdes pour leur Assemblée plénière, la première depuis l’élection du cardinal Jean-Marc Aveline à la tête de la conférence épiscopale. Une assemblée programmatique, qui entend poursuivre le dossier prioritaire de la lutte contre les abus sans faire l’impasse sur les nombreux dossiers en cours.

Les 24 et 25 octobre aux Facultés Loyola Paris, un colloque intitulé « Faut-il réparer la vie consacrée ? » interroge le devenir de la vie religieuse. Alors qu’elle semblait encore récemment à l’abri des dérives, elle apparaît aujourd’hui fragilisée et en quête d’un renouveau en profondeur.

Pour la première fois depuis son élection, le pape Léon XIV a reçu, lundi 20 octobre, les représentants d’un réseau international de victimes et de défenseurs de victimes d’abus dans l’Église. L’organisation, Ending Clergy Abuse (ECA) a plaidé pour l’instauration d’une politique mondiale de « tolérance zéro ».

Exclu de l’Église catholique fin 2022 et mis en examen en 2023 pour des viols sur mineur à la fin des années 1990, l’ex-abbé Jean-Claude Mercier, 83 ans a été condamné lundi 20 octobre à huit ans de prison ferme par la cour criminelle des Hautes-Pyrénées. Sa peine pourra être aménagée compte tenu de son âge.

La jeune Commission pontificale pour la protection des mineurs a publié jeudi 16 octobre son rapport annuel sur la pédocriminalité dans l’Église.

Face aux violences sexuelles dans l’Église, Thérèse de Villette pratique depuis plusieurs années la justice restaurative avec son association Justice Autrement. Cette démarche, mal connue du grand public, gagnerait selon elle à être démultipliée au sein de l’Église et dans notre société.

Après la réception d’une trentaine de courriers portant sur des violences sexuelles au sein du collège-lycée Saint Stanislas, à Nantes, le parquet annonce le jeudi 16 octobre l’ouverture d’une enquête. Neuf personnes sont mises en cause, principalement des membres du clergé, certaines décédées.

Dans un rapport publié jeudi 16 octobre, la Commission pontificale pour la protection des mineurs salue les progrès accomplis dans la lutte contre les abus, mais pointe de fortes disparités entre les pays. L’Italie, où la culture de la transparence peine à s’imposer, apparaît comme un mauvais élève.

Des membres du collectif de victimes de la communauté catholique traditionaliste de Riaumont (Pas-de-Calais) ont pour la première fois rencontré les autorités ecclésiastiques, lundi 13 octobre. Ils ont été entendus par l’évêque d’Arras, Olivier Leborgne, et le père abbé de l’abbaye de Fontgombault.

Le dicastère pour la doctrine de la foi a annoncé lundi 13 octobre la nomination de cinq juges en vue du procès canonique du prêtre mosaïste Marko Rupnik, accusé de violences sexuelles par plus de 20 femmes. Le futur tribunal sera composé de femmes et de clercs n’ayant aucune fonction auprès de la Curie romaine.

Après la béatification, le 6 septembre, de Maria Magdolna Bodi, tuée par des soldats en 1945 au cours d’une tentative de viol, Matthieu Poupart, dénonçait dans La Croix le concept de « martyre de la chasteté ». En réponse, le théologien Cyril Pasquier expliquait son désaccord. À son tour, Anne-Marie Lesage de la Haye prend la parole.

Jérôme Clément-Wilz filme sa propre reconstruction après des années d’abus sexuels par un prêtre durant son enfance. De la prise de conscience à la condamnation de son agresseur, un voyage intime et déchirant, jusqu’au procès d’assises qui a condamné son agresseur. À voir sur Arte, à 22h50, lundi 6 octobre.

La Commission pontificale pour la protection des mineurs, fondée en 2014 pour la prévention des violences sexuelles dans l’Église, a conclu vendredi 3 octobre son assemblée plénière d’automne, à Cracovie (Pologne). Son nouveau président, l’évêque français Thibault Verny, a mis en garde contre le risque d’« autosatisfaction ».

Depuis février, l’Inirr observe une intensification des demandes de réparation, liée aux révélations de violences sexuelles dans l’enseignement catholique. Marie Derain de Vaucresson, présidente de l’Inirr, revient sur cette hausse.

Réagissant à la tribune de Mathieu Poupart intitulée « Martyres de la chasteté » : survivre à son viol n’est pas « brader sa dignité », le théologien Cyril Pasquier défend l’attitude de Magdolna Bódi, qui a « usé souverainement » de sa liberté en choisissant la mort face à un soldat soviétique violeur.

Par Cyril Pasquier3 oct. Opinion

 

4 . Les nouvelles de Golias

-Euphémie

Par

Michel Théron

Golias, 3 décembre 2025

https://www.golias-editions.fr/2025/12/03/euphemie/

C’est une tendance naturelle de l’esprit humain, qui ne se satisfait pas de la vision normale, factuelle des choses, qu’elle recouvre pour s’en protéger d’un voile embellissant. Mais cette intention consolatrice ne doit pas faire oublier la falsification du réel, dans le but fréquent de tromper.

Premier exemple. Récemment une annonce immobilière proposait un minuscule local de 2 m² à acheter dans le XIIᵉ arrondissement, pour la modique somme de 14 000 euros. Le vendeur vantait la possibilité d’en faire un espace « cosy et intimiste ». En réalité sur les photos, le bien, au lieu d’un logement, n’est qu’un petit débarras. L’annonce évoquait pourtant « une opportunité exceptionnelle au cœur de Paris » et un « potentiel incroyable pour une rénovation personnalisée ». (Source : actu.orange.fr, 12/11/2025)

On voit l’incroyable disproportion, entre la réalité de ce qui est évoqué et le discours chargé d’en faire l’éloge, à des fins mercantiles. Les internautes se sont levés en masse pour dénoncer le procédé, et évidemment ils ont eu raison de l’insupportable falsification. Voilement : le voile ment.

… Mais une autre actualité, toute différente, a montré qu’à l’inverse l’euphémie est parfois préférée par beaucoup, tandis que la vision du réel nu suscite leur hostilité. Le général Fabien Mandon, chef d’état-major des armées, a déclaré, lors du dernier Congrès des maires de France, que face à un possible conflit armé impliquant la France « dans trois, quatre ans » il fallait « accepter de perdre nos enfants », trouver « la force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est ». Ces propos ont provoqué des réactions très vives au sein de la classe politique, qui les a jugés dangereusement « guerriers ». (Source : actu.orange.fr, 19/11/2025)

Mais qu’a dit ce général de répréhensible ? Au moins a-t-il été franc dans son langage, n’a-t-il pas euphémisé, menti sur le réel qu’il a évoqué. La guerre est toujours possible, et elle tue, c’est évident. Vaut-il mieux éluder ce fait, endormir les gens, les anesthésier par de belles paroles embellissantes ? Ou bien au contraire les réveiller d’une naïve illusion pacifiste ?

Bien sûr il est des cas où l’euphémie est nécessaire pour rendre la vie supportable, et ce n’est pas le lieu de le développer ici. Mais merci à ces deux exemples de m’avoir permis de montrer ses défauts. Michel Théron 

Laïcité : en finir avec les 12 idées fausses qui nous égarent

 

par

Nicolas Cadène

Golias,3 décembre 2025

 

https://www.golias-editions.fr/2025/12/03/laicite-en-finir-avec-les-12-idees-fausses-qui-nous-egarent/

 

20 ans après la loi du 9 décembre 1905, la question reste légitime, et les innombrables confusions autour de ce principe républicain partent de la réponse donnée à cette question.

 

En ce domaine plus qu’en d’autres, chacun·e a souvent tendance à identifier sa propre vision subjective à ce que la laïcité devrait être dans l’absolu. À l’ère de la post-vérité, cela est peut-être encore plus marqué aujourd’hui qu’hier.

 

La laïcité, c’est, juridiquement, la séparation entre les organisations religieuses et l’État. Il en découle la neutralité de celui-ci — et de l’administration publique en général —, et son impartialité vis-à-vis des citoyen·nes, quelles que soient leurs convictions ou religions. Jusque-là, tout le monde est à peu près d’accord.

 

Mais allons plus loin : comment s’applique la laïcité sur le terrain ? Qu’est-ce qui est autorisé et interdit ? Qui est soumis à la neutralité et quand ? A-t-on le droit de manifester ses convictions dans l’espace public et, le cas échéant, de quelle manière ? Qu’en est-il de la gestion des faits religieux dans l’entreprise ? D’ailleurs, d’où vient la laïcité ? Comment a-t-elle été pensée ? Est-ce une exception française ? Y a-t-il différentes « laïcités » ?

 

Toutes ces questions renvoient à des idées reçues largement répandues dans la population. Cela tient aussi au fait que, reconnaissons-le, nombre de prescripteur·trices d’opinion (éditorialistes, chroniqueur·ses, polémistes, intellectuel·les, journalistes, personnalités politiques, etc.) se laissent aller à la petite phrase qui fera le buzz et le clic, ou au culte du clash et de l’immédiateté, renforcé par l’information en continu et les réseaux sociaux ainsi que par leurs algorithmes.

 

Les Français·es ne sont pas dupes. Ils·elles sont nombreux·ses (67 %) à estimer que « la laïcité est trop souvent instrumentalisée par les personnalités politiques » (sondage Viavoice pour l’Observatoire de la laïcité, 2021), ce qui peut la transformer en élément de conflit ou de divisions, alors qu’elle devrait être un élément de concorde.

 

Lorsqu’elle est bien comprise et bien appliquée, la laïcité est un trésor et un formidable outil de cohésion nationale, comme le serait l’outil d’un maçon pour bâtir la maison commune. Mais lorsqu’elle est pervertie, c’est cette même cohésion nationale qui en est la première victime.

 

Alors que la France et le modèle démocratique laïque dans le monde traversent une crise protéiforme et que les tensions sociales sont vives, faisons, collectivement, preuve de responsabilité.

 

C’est dans ce contexte que le livre En finir avec les idées fausses sur la laïcité (éditions de l’Atelier) connaît une 3ème édition, que j’ai voulu largement augmentée et actualisée, à l’occasion des cent vingt ans de la loi du 9 décembre 1905. Je reviens, le plus précisément et le plus clairement possible, sur des affirmations erronées, répétées souvent sans contestation sur les plateaux télé, les radios, les réseaux sociaux ou dans certaines réunions publiques. Je souhaite qu’il puisse permettre, à toutes et tous, d’y voir plus clair et de participer activement à la pédagogie de la laïcité autour de nous. Car la laïcité se vit et se pratique au quotidien. Bien sûr, certain·es sont plus concerné·es que d’autres : les fonctionnaires, et en particulier les enseignant·es, les élu·es locaux·ales, les encadrant·es des mouvements d’éducation populaire, les responsables associatifs, etc. Mais chacun·e de nous est amené·e un jour à appliquer la laïcité, même parfois sans le savoir : en tant que salarié·e d’une caisse primaire d’assurance maladie, ai-je le droit de porter un signe religieux sur mon lieu de travail ? En tant que responsable d’un culte, ai-je le droit d’organiser une manifestation religieuse sur une place de ma ville ? En tant que candidat·e à une élection, puis-je faire état de mes croyances ? En tant qu’usagère d’une piscine publique, m’est-il possible de venir en maillot couvrant ma tête ? En tant que militaire en opération extérieure, puis-je demander un repas casher ? En tant qu’aumônier·e, m’est-il possible d’aller à la rencontre de l’ensemble des patients d’un service d’hôpital ? En tant que fonctionnaire, ai-je le droit de me rendre à une cérémonie religieuse à titre officiel et dans quelles conditions ? En tant que sportif·ve, puis-je porter en compétition un accessoire pour me conformer à ma pratique religieuse ? Etc.

Ce livre rappelle que, s’il y aura toujours des débats d’idées sur la laïcité et une multitude d’interprétations intellectuelles à son sujet, il n’y a en droit et au regard de son histoire qu’une seule laïcité qui s’applique.

 

J’essaie ici de l’expliquer et de la décliner sur tous les grands sujets pratiques et d’actualité, en la rendant concrète, vivante, accessible et compréhensible par toutes et tous. Ce que je vous propose, c’est donc, loin des polémiques stériles des plateaux médiatiques, un voyage en laïcité concrète. 

 

Nicolas Cadène

Affaire Abbé Pierre – La machine à secrets

par

Golias, 10 décembre 2025

https://www.golias-editions.fr/2025/12/10/affaire-abbe-pierre-la-machine-a-secrets/

 

 

Alors que je m’y étais inscrit de longue date, je décide de ne pas me rendre au Forum mondial des alternatives qui se tient à Poitiers du 17 au 20 septembre 2024. Emmaüs international organise la deuxième édition  de ce rassemblement des groupes Emmaüs du monde. J’avais participé, en qualité d’animateur d’ateliers, à la première édition de cet événement, à Genève en 2018, au cours duquel des groupes Emmaüs et des alliés (autres associations, experts et témoins) sont venus échanger sur différentes problématiques dans le but de présenter des solutions contre la misère et l’exclusion, à l’échelle de la planète. Compte tenu de la temporalité des révélations, je considère inepte qu’Emmaüs international puisse se positionner comme une organisation portant une parole crédible contre les grandes injustices de notre temps. Il aurait fallu reporter ce rassemblement d’au moins un an. D’autant plus que quelques jours plus tôt, j’ai une conversation téléphonique stupéfiante avec la présidente d’Emmaüs Europe, Carina Aaltonen. Femme engagée en politique, et à Emmaüs Finlande depuis 1996, elle a exercé dans son pays des mandats de conseillère municipale, de députée et de ministre des Affaires sociales et de l’Environnement au sein d’un gouvernement régional, dans les îles Åland où elle vit. En 2019, alors présidente d’Emmaüs Finlande depuis quatre ans, elle est élue présidente d’Emmaüs Europe. Avec son conseil d’administration, elle vient passer quelques jours pour un séminaire au Centre abbé Pierre – Emmaüs d’Esteville. Elle me raconte alors qu’elle a rencontré l’abbé Pierre a plusieurs reprises et qu’il était « crazy about women », sans me préciser ce qu’elle entendait exactement.

Antiqua et nova : l’Église se penche sur l’IA

par

Michel Labonté

Golias,28 novembre 2025

 

L’Église catholique a publié cette année une note intitulée Antiqua et nova, portant sur «les relations entre l’intelligence artificielle et l’intelligence humaine». Le texte d’une centaine de pages a été rédigé conjointement par le dicastère pour la Doctrine de la Foi et le dicastère pour la Culture et l’Éducation.

 

Cette publication survient au moment où l’usage des outils d’intelligence artificielle (IA) se répand auprès du grand public, suscitant de nombreux questionnements concernant l’impact de ces technologies dans nos vies quotidiennes et sur l’avenir de l’humanité.

Un changement d’époque

Les travaux de l’informaticien John McCarty, présentés à la conférence de Dartmouth en 1956, furent peut-être les premiers signes clairs d’une volonté de donner à la machine des potentialités d’avancement qui pourraient éventuellement égaler, voire surpasser les capacités d’analyse humaine. Or, ce qui pouvait apparaître comme de la science-fiction est en phase de devenir réalité.

 

Aujourd’hui, alors que les chercheurs continuent de travailler au développement d’une IA générative, on semble se diriger vers ce que certains scientifiques appellent une « superintelligence » : une IA qui serait capable de « dépasser les capacités intellectuelles humaines » et même de contribuer à la accroître considérablement la longévité humaine en convergeant avec les progrès des biotechnologies.

 

Face à ce « changement d’époque », où les technologies de l’information viennent bousculer nos façons de travailler, de penser l’éducation, la médecine et même la prise de décision, l’Église catholique affirme qu’il est « d’une importance cruciale d’examiner ses implications anthropologiques et éthiques ».

L’IA est-elle véritablement intelligente ?

L’une des questions fondamentales qu’aborde Antiqua et nova est celle de la différence entre l’IA et l’intelligence humaine. Pour y répondre, les auteurs mobilisent les sources classiques de la philosophie et de la théologie (Aristote, Augustin, Thomas d’Aquin). Celles-ci reconnaissant en l’esprit humain une capacité d’abstraction et d’appropriation personnelle de la connaissance qui le distingue du reste du monde animal. En résumé : « La tradition chrétienne en est venue à comprendre la personne comme un être composé d’un corps et d’une âme, à la fois profondément lié à ce monde et s’étendant au-delà. »

 

Ainsi compris, les termes «raison» et «intellect» dépassent la simple définition fonctionnelle que tend à leur donner le contexte contemporain. L’intelligence humaine ne se contente pas d’accumuler et de trier des données, elle cherche la vérité, discerne le bien, contemple le beau. Capable de recul critique et de libre arbitre, l’intelligence humaine est donc inséparablement cognitive, intuitive, morale et spirituelle.

 

Plus que tout, affirment les auteurs, cette intelligence est relationnelle, c’est-à-dire capable de don, de communion et d’amour. Il n’existe donc pas d’équivalent artificiel à l’intelligence humaine, tranche la note : « L’IA ne doit pas être considérée comme une forme artificielle d’intelligence, mais comme l’un de ses produits. »

Pour un usage responsable

Concernant l’utilité sociale de l’IA, le document propose quelques balises susceptibles d’alimenter la réflexion éthique. Les grandes entreprises privées qui développent l’IA et qui la mettent en marché sont conviées à prendre en considération le « développement intégral de l’être humain et de la société », ce qui inclut l’importance du travail humain comme lieu de réalisation de la personne. Tous ces bouleversements technologiques, s’ils n’ont pas d’encadrement éthique, deviennent susceptibles de brimer la liberté humaine et d’affecter la recherche de vérité, avertissent les auteurs.

Soulevant l’exemple des « deep fake » – ces images ou vidéos réalisées par IA et destinées à simuler des gestes ou des paroles de personnes réelles – le document affirme : « Cette tromperie généralisée n’est pas un problème mineur : elle touche au cœur de l’humanité, démolissant la confiance fondamentale sur laquelle les sociétés sont construites. »

 

Le concept de « dignité intrinsèque de l’être humain » revient tout au long de la note et se décline en plusieurs mises en garde : le danger de «remplacer» l’humain par la machine, d’appliquer aux êtres humains des critères d’« efficacité » empruntés au monde technologique et surtout de « déléguer » à l’IA une responsabilité morale qui revient à la personne humaine. «Ceux qui utilisent l’IA pour effectuer une tâche et en suivre les résultats créent un contexte dans lequel ils sont en fin de compte responsables du pouvoir qu’ils ont délégué», considèrent les auteurs.

 

De manière plus terre-à-terre, ceux-ci rappellent également que, dans chaque demande faite à l’IA se pose la question de la responsabilité de l’utilisateur face au bien commun. Le texte souligne à ce sujet l’aspect écologique lié à l’IA, laquelle demeure une technologie exigeant la consommation de nombreuses ressources non renouvelables.

Nécessité d’un encadrement éthique

Si Antiqua et nova ne nie pas les avancées positives permises par l’IA, la note formule toutefois de sérieuses mises en garde. Le document souligne le danger que représente à notre époque une fascination excessive pour la technologie, nous faisant oublier que l’IA est «un outil et non une personne».

 

Contre cette fascination, poursuite le texte, il convient de garder en mémoire que nous sommes toutes et tous « […] appelés à nous impliquer de manière sérieuse et engagée dans le monde, au point de nous identifier aux pauvres et aux souffrants, de consoler ceux qui souffrent et de créer des liens de communion avec tous » rappelle en particulier le texte. À ce titre, la note des Dicastères se situe en continuité avec les grands appels du pape François en faveur de la fraternité humaine.

Au final, Antiqua et nova rappelle que, dans une perspective chrétienne, le développement humain est en péril s’il ne suit pas l’appel à aimer et à servir son prochain, à espérer le Royaume de Dieu hic et nunc et à œuvrer pour la justice sociale et le bien commun. L’humanité dans son ensemble est ainsi interpellée à demeurer vigilante pour que la technologie soit au service de l’être humain et non l’inverse. Michel Labonté – en partenariat avec presence-info (https://presence-info.ca/article/vivre/science/antiqua-et-nova-leglise-se-penche-sur-lia/)

 

N. B. : Michel Labonté est animateur à l’éducation citoyenne et identitaire en milieu scolaire. Il vit à Hamilton (Ontario) depuis 2012. Il détient une maitrise en théologie de l’Université de Sherbrooke et un D.E.S.S. en théologie pastorale de l’Institut de formation théologique de Montréal (IFTM).

Quand l’Ecole fait sécession

 

par

Golias, 17 décembre 2025

 

https://www.golias-editions.fr/2025/12/17/quand-lecole-fait-secession/

 

 

Ces dernières semaines, Golias Hebdo s’est penché à plusieurs reprises sur les controversées écoles Espérance Banlieues et Excellence Ruralités. Les deux entités qui possèdent le statut de Fondation ont été créées par la Fondation pour l’école (FPE), elle-même sortie de terre en 2007 pour soutenir les écoles hors contrat, religieuses ou non. Elle se dit aconfessionnelle mais abrite pourtant plusieurs établissements catholiques et soutient de nombreuses autres écoles dont plusieurs sont liées aux intégristes de la Fraternité Saint-Pie-X. Elle compte parmi ses troupes, des contestataires de la forme moderne de l’impôt et de l’Etat, voire de la République et prône une école libre… Un sous-entendu lourd de sens pour cette organisation qui gravite au cœur des réseaux conservateurs et d’extrême droite.

Le groupe Casino au service de l’éducation réactionnaire

par

Alexandre Ballario

Golias , 10 décembre 2025

https://www.golias-editions.fr/2025/12/10/le-groupe-casino-au-service-de-leducation-reactionnaire/

De la fin du mois d’août et jusqu’à la fin du mois de septembre 2025, dans les supermarchés du groupe Casino, les terminaux de paiement par carte bancaire proposaient aux clients d’arrondir au demi-euro supérieur le montant de la note en incitant à « lutter contre le décrochage scolaire » par un don à « l’association Espérance banlieues ». (Cf. Golias Hebdo n°885). Depuis, de nombreuses enquêtes dont celles du média StreetPress ont montré que derrière Espérance Banlieues, se cache une démarche politique ancrée très à droite, qui promeut un modèle d’éducation élitiste auprès d’enfants venus de quartiers défavorisés. Le réseau possède 17 établissements et encadre 1 000 élèves, il entend officiellement « arracher les enfants des banlieues à l’abandon scolaire ». Mais en pratique, ce vivier catholique très conservateur s’efforce de « franciser » les enfants de confessions musulmanes à coups d’uniformes, de marseillaise et d’amour du drapeau. Pour ce faire, il bénéficie du soutien financier de plusieurs acteurs privés (Auchan, Bouygues, Axa, Vinci ou encore la fondation Bettencourt) mais aussi de juteuses subventions de la région Auvergne-Rhône-Alpes de Laurent Wauquiez.

En ce qui concerne le groupe Casino, de nombreuses voix se sont élevées contre le strapontin offert à l’association fondée en 2012 par Éric Mestrallet, proche du catholique d’extrême droite vendéen Philippe de Villiers. Sur les réseaux sociaux, le collectif « Le Mouvement » dénonce le financement par Casino d’un « réseau accusé de racisme, d’humiliations et de violences contre des enfants ». Il appelle à « rompre immédiatement ce partenariat  » pour soutenir « des causes réellement inclusives ». Contacté par les journalistes de StreetPress, le groupe Casino n’a pas semblé échaudé par la critique, précisant ne pas vouloir « s’engager dans des polémiques politiques » et disant refuser « d’être instrumentalisé ». Business is business… Par ailleurs, Casino reconnaît que si « Espérance banlieues » est d’abord née à l’initiative de la Fondation pour l’école, liée à la « Manif pour tous », elle est désormais sous l’égide de la Fondation de France, reconnue d’utilité publique, ce qui légitime pour l’enseigne son soutien à cette association qui « répond aux valeurs du
groupe ».

Pourtant, en 2022 déjà, le média OFF Investigation enquêtait au sujet de ces établissements « qui rêvent de franciser les petits musulmans ». En 2023, quatre familles ont déposé plainte contre la direction de l’une des écoles privées hors contrat pour « violences volontaires sur mineurs », « harcèlement moral » et « dénonciation calomnieuse ». Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Pontoise dans la foulée. Contacté par StreetPress, le parquet indique qu‘« aucune suite n’a été donnée à cette procédure qui est toujours en cours ». Autant d’éléments importants dont le consommateur n’a probablement pas connaissance au moment d’appuyer sur un bouton vert devant le terminal de paiement d’un supermarché. 

 

Alexandre Ballario

5. On ne manquera d’effectuer des ajouts  à cette liste déjà impressionnante à savoir deux coupures de presse qui nous ont été adressées par des visiteurs bien informés, de surcroît lecteurs du quotidien La Croix :

Parution du vendredi 5 décembre 2025 : « L’école catholique sous pression » ; soumis à d’importants contrôles des rectorats, les établissements de l’enseignement privé sous contrat se trouvent obligés de préciser le périmètre et l’application concrète de leur « caractère propre » …

Parution du vendredi 19 décembre 2025 : «  La mairie de Paris suspend de nouveau le versement de la dotation du Collège Stanislas ; « la mairie de Paris a annoncé le mercredi 17 décembre 2025, lors d’un conseil municipal,suspendre à nouveau le versement du forfait communal dû à Stanislas, établissement catholique sous contrat. L’établissement privé parisien a saisi le préfet…

 

Que les rédacteurs en chef des medias concernés par cette parution et notamment Christian Terras (Golias) soient très sincèrement remerciés de nous permettre la reproduction des compilations remarquables qu’ils réalisent au fil du temps.

Loi de 1905

Après son 120è anniversaire, la lutte pour sa préservation continue.

En pareille circonstance célébrer c’est bien, c’est même nécessaire, mais il importe de rester sur ses gardes . Ses contempteurs réactionnaires et les tenants des cléricalismes et autres obscurantismes   poursuivent leur travail de sape à l’encontre des piliers de notre République indivisible, laïque,démocratique et sociale.  Pour s’en défendre il faut disposer de bons arguments.

A cette fin, les visiteurs pourront consulter sur ce site des articles fondateurs faisant suite à ceux déjà mis en ligne lors de la préparation du 5 décembre 2025.

On s’apercevra d’abord que s’agissant du texte de la loi elle-même avec ses quarante quatre articles on n’ en connaît que trop  peu. Ainsi selon l’’analyse éclairée de  Catherine Kintzler (cf. : https://www.mezetulle.fr/la-loi-du-9-decembre-1905-exercice-de-lecture-de-larticle-premier/)

on découvrira tout d’abord que « la loi de 1905 n’épuise pas la séparation des églises et de l’État ». En effet si

“On parle couramment de « loi de séparation ». Le titre est plus précis : « Loi concernant la séparation ». Autrement dit, la séparation était déjà en travail. Une loi de séparation épuiserait la séparation, en énoncerait l’alpha et l’oméga. La loi du 9 décembre s’inscrit dans le corpus des dispositions laïques qui la précèdent. J’en cite quelques-unes;l’état civil, 1791 ; le mariage civil, 1792 ; la loi de 1881 sur les cimetières ; celle de 1887 sur la liberté des funérailles; les grandes lois scolaires de la IIIe République ;sans oublier l’article 3 de la Déclaration des droits : « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation » – dans la nation, et nulle part ailleurs. »

S’agissant de l’article premier de la Loi s’imposer une lecture commentée devient une démarche salutaire précisant  « De quelle « conscience » la République assure-t-elle la liberté ? »

 

Article premier :

« La République assure la liberté de conscience . Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public.»

La ponctuation forte entre les deux propositions indique une hiérarchie et accorde la priorité à la liberté de conscience.

Qu’est-ce que cette conscience dont la République assure la liberté ? Ce que la République protège, c’est la conscience de l’individu dans ses choix philosophiques, et non la conscience collective de groupes – sinon il y aurait reconnaissance de ces groupes et contradiction avec l’article 2.

En toute humilité les visiteurs enclins, pour la plupart, à reconnaître leur ignorance sont invités à consulter le document original de C. Kintzler en ouvrant le Fichier 1  d’un simple clic gauche.

Cependant les visiteurs sont également invités à prendre connaissance du Communiqué de la LDH  et de la Tribune publiée dans Le Monde à l’occasion de l’anniversaire de la Loi de 1905 .

Dans le premier intitulé :

« Ne laissons  pas défigurer la laïcité »

La LDH (Ligue des Droits de l’Homme), fondamentalement attachée de par son histoire et dans ses combats à cette loi de liberté, la défend comme garantie des droits de toutes et tous dans une République assurant l’égalité devant la loi « de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

Dans le second intitulé :

« Le régime de laïcité protégeait hier la liberté individuelle, il défend aujourd’hui une prétendue  identité nationale »

Un collectif  d’associations s’alarme, de la transformation du régime de laïcité en un régime de surveillance des citoyens. Elles appellent à retrouver le sens de la laïcité, à se battre pour une laïcité de liberté qui se nourrit de fraternité et de bien commun et pour lui  assurer  un avenir.

  Les deux contributions sont à lire in-extenso en cliquant  sur le Fichier 2 .

 Les visiteurs pourront auusi tirer grand avantage de la consultation d’un article datant de 2O05 qui n’a pris aucune ride en 20 ans .Republié dans le blog de Mediapart il est iontitulé:

« Il y a 120 ans l’Etat se séparait des Eglises »

Ce document est accessible à l’adresse ;

https://blogs.mediapart.fr/edwy-plenel/blog/071225/il-y-cent-vingt-ans-l-etat-se-separait-des-eglises

Il rappelle notamment que le jeune député Jean Jaurès,un des protagonistes de l’élaboration du projet de  loi, proclamait dès 1887: 

« La démocratie française n’est pas fatiguée de mouvement, elle est fatiguée d’immobilité. » 

Il était bon  pour le bien public et pour la République que ceci soit rappelé par les temps présents !

Que Catherine Kintzler et les autres ardents défenseurs de la Loi de 1905 mentionnés soient chaleureusement remerciés de nous autoriser des emprunts  à leurs medias respectifs.

1905-2025

La laïcité a-t-elle encore un avenir ?
OUI plus que jamais !
La question qui ne manque pas de retenir l’attention des amoureux  de la laïcité et des défenseurs sans concession de  son exercice dans l’espace public est posée dans un article fondateur du Centre de Recherches Henri Aigueperse Unsa- Education que nous avons reproduit pour le représenter sur ce site . 
A l’ASVPNF on  y répond sans hésitation  :
 
OUI plus que jamais  !
 
Vive la Loi de Séparation de 1905
 
L’article original est accessible en cliquant ici. 
Que nos amis du Centre  Henri Aigueperse soient chaleureusement remerciés de nous permettre cet emprunt ! 

Petite chronique d’après Ciase et Betharram (IV)

Comme convenu nous continuons à suivre avec attention les démêlés de l’Eglise catholique face aux abus et violences commis en son sein  notamment  dans le contexte de l’ école privée confessionnelle qu’elle soit ou non  sous contrat.

Au total voici un état des lieux chargé suite aux  deux dernières semaines de novembre 2025 :

I.  Articles pour la semaine du 17 au 23 novembre 2025, avec les sujets suivants :

Cardinal Jean-Marc Aveline (7) Corref (10) Diocèse de Fréjus-Toulon (16) Diocèse de Marseille (4) Diocèse de Nantes (13) Diocèse de Périgueux (3) Diocèse de Perpignan-Elne (1) Diocèse de Verdun (2) Enseignement privé catholique (170) Etablissement d’Angreviers (Gorges) (2) Établissement Saint-Stanislas de Nantes (8) Foyers de Charité (13) Mgr Dominique Rey (13) Mgr Philippe Ballot (4) Mgr Philippe Mousset (2) Notre Dame de Bon Secours de Perpignan (1) Notre-Dame de Charité du Bon Pasteur (3) Père Charles Sighieri (3) Père François Martial (1) Père Jean-Marie Petitclerc (2) Père Jean-Michel Le Gac (1) Père Jean-Pascal Lombart (1) Père Xavier Manzano (2) Salésiens de Don Bosco (2) Séminaire Saint-Luc (2) Sœur Ann Almodovar (1) Sœur Marie-Laure Dénès (1) Sœur

1.Appel à témoignages à Nantes : le point détaillé au sujet des signalements reçus

Enseignement privé catholique (170) Établissement Saint-Stanislas de Nantes (8) Etablissement d’Angreviers

Ce rapport est établi par la Cellule d’accueil et d’écoute du diocèse.

2. Décès du père Jean-Marie Petitclerc par noyade

Père Jean-Marie Petitclerc (2) Salésiens de Don Bosco (2)

L’hypothèse d’un suicide provoque de très nombreuses réactions sur Internet.

3.Diocèse de Périgueux : l’abbé Martial relevé de tout ministère public

Mgr Philippe Mousset (2) Père François Martial (1) Diocèse de Périgueux (3)

Il est accusé d’avoir agressé sexuellement une personne mineure.

4.Le cardinal Aveline considère les accusations de Paris Match « injustes et calomnieuses »

Cardinal Jean-Marc Aveline (7) Père Xavier Manzano (2) Diocèse de Marseille (4) Séminaire Saint-Luc (2) Père Charles Sighieri (3)

Arthur Herlin, le journaliste à l’origine de l’enquête, lui répond.

5.Le directeur mis à pied, les enseignants se mettent en grève

Notre Dame de Bon Secours de Perpignan (1) Diocèse de Perpignan-Elne (1)

Aucun motif n’a été communiqué par l’OGEC.

6.Le père Jean-Pascal Lombart élu président de la Corref

Corref (10) Père Jean-Pascal Lombart (1) Sœur Marie-Laure Dénès (1) Sœur Ann Almodovar (1) Sœur Véronique Margron (10)

Il succède à sœur Véronique Margron.

7.Les critiques de l’épiscopat de Mgr Dominique Rey

Mgr Dominique Rey (13) Diocèse de Fréjus-Toulon (16)

Une enquête du journal La Vie.

8.Les filles oubliées du Bon Pasteur

Notre-Dame de Charité du Bon Pasteur (3)

Un reportage diffusé sur FranceTV.

9.Messe « pour le repos de l’âme de Philippe Pétain et des victimes de toutes les guerres »

Mgr Philippe Ballot (4) Diocèse de Verdun (2)

Retour sur les événements de ces dernières semaines.

10.Père Jean-Michel Le Gac : l’enquête de Nice-Matin

Père Jean-Michel Le Gac (1) Mgr Dominique Rey (13) Diocèse de Fréjus-Toulon (16) Foyers de Charité (13)

La responsabilité de Mgr Dominique Rey est également interrogée.

11.Témoignage : amnésie traumatique et déni familial

Témoignage (23)

Un témoignage qui illustre parfaitement ces deux aspects.

II. Articles pour la semaine du 24 au 30 novembre 2025, avec les sujets suivants :

André Dupon (1) Collège Ozanam de Limoges (8) Congrégation de Bétharram (71) Diocèse d’Évry-Corbeil-Essonnes (1) Diocèse de Créteil (1) Diocèse de Gap-Embrun (6) Diocèse de La Rochelle (14) Diocèse de Lille (3) Diocèse de Limoges (6) Diocèse de Nevers (1) Diocèse de Périgueux (4) Enseignement privé catholique (173) Institut du Verbe incarné (8) Mgr Grégoire Drouot (1) Mgr Jean Vilnet (1) Mgr Laurent Le Boulc’h (1) Mgr Michel Dubost (1) Mgr Michel Pansard (2) Mgr Michel Santier (4) Mgr Philippe Mousset (3) Père Anthony del Castillo (5) Père François Martial (2) Père Gaston Rouzeau (1) Père Jacques Delfosse (1) Père Jean-François Six (1) Prélature de la Mission de France (3) Riaumont (22) Saint Joseph à Gap (4)

1.Bétharram : les deux actualités de cette semaine

Congrégation de Bétharram (71) Enseignement privé catholique (173)

Une plainte aurait disparu / La congrégation se défait de ses biens pour indemniser les victimes.

2.Décès de Jean-François Six

Père Jean-François Six (1) Prélature de la Mission de France (3) Diocèse de Lille (3)

Il avait été renvoyé de l’état clérical pour « de graves faits d’abus sexuels ».

3.Établissement Ozanam de Limoges : l’État mis en cause

Collège Ozanam de Limoges (8) Congrégation de Bétharram (71) Enseignement privé catholique (173) Diocèse de Limoges (6)

Un ancien élève reproche notamment à l’État « une absence de contrôle ».

4.Père Anthony del Castillo : un décret de suspense pris à son encontre

Père Anthony del Castillo (5) Institut du Verbe incarné (8) Diocèse de La Rochelle (14)

Il lui est désormais interdit de célébrer les sacrements en public et en privé.

5.Père François Martial : l’étrange justification de Mgr Mousset

Père François Martial (2) Mgr Philippe Mousset (3) Diocèse de Périgueux (4)

Alors que le prêtre a reconnu les faits en 2018, l’évêque ne le relève de toutes ses fonctions que maintenant.

6.Père Gaston Rouzeau : Mgr Drouot lance un appel à témoignages

Père Gaston Rouzeau (1) Mgr Grégoire Drouot (1) Diocèse de Nevers (1)

Le prêtre est décédé il y a 20 ans.

7.Père Jacques Delfosse : deux nouvelles plaintes font ressortir de l’oubli les crimes de ce prêtre

Père Jacques Delfosse (1) Mgr Jean Vilnet (1) Mgr Michel Santier (4) Mgr Michel Dubost (1) Mgr Michel Pansard (2) Mgr Laurent Le Boulc’h (1) Diocèse de Lille (3) Diocèse d’Évry-Corbeil-Essonnes (1) Diocèse de Créteil (1)

Un enquête extrêmement fouillée de Bruno Renoul, de La Voix du Nord.

8.Saint Joseph à Gap : le professeur condamné à trois ans de prison avec sursis

Saint Joseph à Gap (4) Enseignement privé catholique (173) Diocèse de Gap-Embrun (6)

Il a été reconnu coupable de deux faits d’atteintes sexuelles.

9.Un ancien éducateur de Riaumont accusé de violences

André Dupon (1) Riaumont (22)

Il devrait pourtant être décoré de la légion d’honneur prochainement.

 La longueur de cette liste  conduit à s’interroger,une nouvelle fois, sur l’étendue du mal systémique révélé et si en la matière on pourra aller plus loin que l’impossible !

Rappelons simplement que  l’atteinte de l’impossible pose déjà problème :« Peut-on faire l’impossible ? Cette formule attribuée à Mark Twain (mais aussi à Marcel Pagnol et bien d’autres) répond par l’affirmative. Tout est alors possible tant que l’on ne sait pas que c’est impossible.  Si cette formule peut apparaître comme une valorisation de l’ignorance et de la naïveté, elle est surtout une critique de la notion d’impossibilité. »

Alors restons naïfs et attendons les prochaines  révélations . Elles   ne cessent d’accabler un système clérical à bout de souffle que nous ne cessons de démasquer et de condamner.