Mémoire normale et esprit normalien

André Le Goff raconte ses espoirs de  Tambour devenu Clairon puis  major et adepte de la plume sergent-major

 

Entretenant fidèlement ses anciennes amitiés normaliennes  notre ami André Le Goff  faisait parvenir à ses correspondants encore vaillants–malgré la rigueur des temps présents-un message hautement prémonitoire daté du 16 janvier 2023 , alors qu’il pérégrinait en terres occitanes.

Intitulé « Pierre Bayle , enfant tambour » il l’avait libellé  en ces termes :  « J’ai dégoté l’article dans le Midi Libre! Je connaissais l’importance du tambour (il donnait les ordres à la troupe ),j’ignorais qu’on le devenait à 11 ans ! La Révolution française avait fabriqué Bara ( un français doit vivre pour elle, pour elle un français doit mourir…). Elle avait oublié Bayle. Il est vrai si qu’il ne se trouvait pas devant des Chouans ! L’Histoire de  la France n’admet pas la pitié ! ». Il était accompagné   de ladite coupure  (document 1) que le visiteur pourra  consulter en cliquant ici.

 L’information fut  valorisée par quelques uns, sensibles aux propos de  notre conteur lanceur d’alerte.  Ils furent enclins  à se documenter sur l’enfant–tambour  dont le sacrifice , alors qu’il avait 11 ans, fut célébré lors de l’inauguration de  l’EPS de garçons de Limoux  en 1911 , 117 ans après sa mort au combat contre les espagnols . En réalité il fut déclaré mort pour la France et cité à l’ordre de l’armée, à titre posthume, par le général Dugommier le 10 novembre 1794…

Pierre Bayle devint   le symbole des anciens Enfants de Troupe et aujourd’hui sa mémoire continue d’être honorée via des sculptures (voir le document 2  en cliquant ici) et les activités de l’Association  « Le Chemin du Petit Tambour »   

 Ceci leur permit de trouver ou de retrouver des informations :

1. Sur l’histoire  de Bara (Jeune tambour des hussards républicains,  exécuté le 7 décembre 1793 pour avoir refusé de crier « Vive le roi! » après son arrestation par les Royalistes. Il préféra mourir en criant « Vive la République! » ) et celles  autres tambours célèbres ( URLhttp://www.appat.org/celeustique/index.php/instruments/instrumentistes/tambours-celebres

).

2. Sur  la richesse singulière  du mot « Tambour »(URL ; https://www.cnrtl.fr/definition/academie8/tambour) et de celle de l’expression « Tambour battant » (URL ; https://www.lalanguefrancaise.com/dictionnaire/definition/tambour-battant)…au point de réléguer au second plan l’instrument de percussion de nos cliques , fanfares,  orchestres  et autres bagads au sujet duquel André le Goff  nous livre ses souvenirs  d’enfance  rospordinoise.

L’expérience  qu’il rapporte était sans doute formatrice pour le musicien de talent qu’il devint par la suite  dans le cadre de l’Ecole normale de garçons de Quimper.  Major de promotion, il y fut un lanceur d’alerte sans jamais devenir un sergent-major. Sur la fin de sa scolarité avec quelques autres protagonistes, il expérimenta avec beaucoup de bonheur la plume sergent-major  tout en affirmant  sa vocation d’instituteur et de formateur. Certes tout ceci fut mené tambour battant…

Mais ses correspondants ignoraient jusqu’à présent ses activités passées comme Tambour contrarié puis Clairon à la Clique de l’Amicale laïque de Rosporden, le  charmant pays de son enfance…

Aussi chers visiteurs , à vos baguettes et après quelques ras de 3 et flas de gauche (tant qu’à faire) bien maîtrisés , un passage par le rigodon  et la Diane (  batterie de tambour, sonnerie de clairon ou de trompette exécutée à la pointe du jour pour réveiller les soldats ou les marins ) place à la consultation du document 3   en cliquant ici. Il s’y trouve  rapportée la dernière histoire pacifique  et  illustrée de André Le Goff. Elle est intitulée :

Des bouffées d’espoir déçu

Qu’il soit chaleureusement remercié de nous avoir autorisé à la reproduire pour l’insérer sur ce site.

Document1. Pierre Bayle  l’enfant tambour (Extrait du Midi libre)

Document 2.  L’enfant tambour (Statues)

Document3. Des bouffées d’espoir déçues (récit illustré d’André Le Goff) 

La petite histoire des Ecoles communales de filles L’Ecole de Stang ar Bacol

C’est le 18 avril  1863 que Napoléon, « par la grâce de Dieu et la volonté nationale »,Empereur des français, à tous présents et à venir, décrèta : « Avons sanctionné et sanctionnons, promulgué et promulguons ce qui suit :LOI(Extrait du procès-verbal du Corps législatif)Le Corps législatif a adopté le projet de loi dont la teneur suit :

Art. 1. – Toute commune de cinq cents habitants et au -dessus est tenue d’avoir au moins une école publique de filles, si elle n’en est pas dispensée par le conseil départemental en vertu de l’article 15 de la loi du 15 mars 1850.Dans toute école mixte tenue par un instituteur, une femme nommée par le préfet, sur la proposition du maire, est chargée de diriger les travaux à l’aiguille des filles. Son traitement est fixé par le préfet, après avis du conseil municipal.

Art. 2. – Le nombre des écoles publiques de garçons ou de filles à établir dans chaque commune est fixé par le conseil départemental, sur l’avis du conseil municipal.Le conseil départemental détermine les écoles publiques de filles auxquelles, d’après le nombre des élèves, il doit être attaché une institutrice adjointe… »

Les visiteurs trouveront la suite du texte de cette loi en se rendant à l’adresse :

https://www.education.gouv.fr/loi-sur-l-enseignement-primaire-du-10-avril-1867-11000

On rappellera cependant  le libellé des articles 20 et 21 de ladite loi :

Art. 20. – Tout instituteur ou toute institutrice libre qui, sans en avoir obtenu l’autorisation du conseil départemental, reçoit dans son école des enfants d’un sexe différent du sien, est passible des peines portées à l’article 29 de la loi de 1850.

Art. 21. – Aucune école primaire, publique ou libre, ne peut, sans l’autorisation du conseil départemental, recevoir d’enfants au-dessous de six ans, s’il existe dans la commune une salle d’asile publique ou libre.

 

Victor Duruy était ministre de l’Instruction publique à l’époque… Ceci ne réglait pas, loin s’en faut, la question de l’enseignement des filles.  Ainsi    quelques mois avant la déclaration de la Guerre de 1870  Jules Ferry , alors député républicain, déclarait lors d’une conférence :

« Réclamer l’égalité d’éducation pour toutes les classes, ce n’est faire que la moitié de l’œuvre, que la moitié du nécessaire, que la moitié de ce qui est dû ; cette égalité, je la réclame, je la revendique pour les deux sexes… La difficulté, l’obstacle ici n’est pas dans la dépense, il est dans les mœurs. »

Ce n’est qu’à compter des évènements fondateurs de 1870 -1871, que se produisirent des progrès dans l’organisation de l’enseignement des filles alors que s’ouvrait la voie de la 3è République et de ses lois scolaires.

 

En 1870 pendant le siège de Paris ; les maires de Paris, Étienne Arago puis Jules Ferry réunissent une commission mixte de l’enseignement. Cette commission examine entre autres les questions de gratuité, et les réformes à apporter à l’enseignement primaire et secondaire des filles et des garçons. À cette commission siègent les deux premières femmes bachelières de FranceJulie-Victoire Daubié et Emma Chenu

Au moment de la Commune de Paris, côté Communards, le souci  majeur est celui de la nécessité de laïciser l’éducation : deux tiers des filles scolarisées le sont dans des écoles publiques appartenant aux congréganistes, le reste étant dans des écoles dites « libres », le plus souvent laïques, où les professeurs ne prêtent pas un serment d’obéissance à l’Empire. Édouard Vaillant, le délégué à l’Instruction publique, s’attache alors à laïciser les institutrices républicaines .

 

Sous l’impulsion du ministre de l’éducation de la 3è République Jules Ferry, les lois scolaires de 1881-1882 instituent également pour les filles le même enseignement primaire que les garçons, avec une mise à égalité concernant l’instruction. Elles transforment l’école publique, en instituant au niveau élémentaire la gratuité, l’obligation d’instruction de 6 à 13 ans et la laïcité, sans établir de différence entre les filles et les garçons. Ces mesures législatives ont pour effet d’inculquer les bases du calcul, de l’écriture, de la lecture à l’ensemble des filles.  

Cependant on estime qu’à Paris le tiers des ouvrières des années 1920 n’est pas scolarisé jusqu’à la limite imposée de 13 ans. La mixité est prohibée même si la loi Goblet  du 30 octobre 1886, , ouvre la possibilité d’écoles mixtes à classe unique pour les hameaux ou communes de moins de 500 habitants, sous condition d’autorisation du Conseil départemental.

En ce qui concerne la formation des enseignants, le 9 août 1879, la loi Paul Bert fait obligation à chaque département de créer une école normale de filles — comme une école normale de garçons, d’ailleurs —, c’est-à-dire une école pour former des institutrices ! »  (d’après https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27%C3%A9ducation_des_filles_en_France)

 Deux adhérents de notre Association  qui ont souhaité conserver l’anonymat ont mis à notre disposition des photos de leurs archives personnelles datant de 1934  prises dans une école publique de filles de Plonéour-Lanvern (F-29720 ) à un moment où les lois scolaires de la 3è République et la loi de Séparation de 1905 portaient leurs fruits. Elles témoignent de l’état des lieux il y a bientôt 90 ans et du chemin parcouru depuis en la matière. On rappellera ici que les Institutrices présentes sur ces photos  avaient été formées pendant l’entre-deux guerres  à l’Ecole Normale d’Intitutrices de Quimper. On peut aisément imaginer  le  véritable « sacerdoce »  que représentait pour elles  le fait d’exercer leur métier dans une Ecole de Filles telle celle de Stang ar Bacol sise en la Commune de Plonéour-Lanvern.

Que  nos deux adhérents soient remerciés pour leur contribution   reconstituant quelques éléments matériels attachés au prolongement de la vie normalienne  dans  cette école de village .

Le diaporama relatif à l’histoire de  l’Ecole de Stang ar Bacol que l’on pourra consulter en cliquant ici a été mis en forme par Laurence Cohuet. Qu’elle en soit chaleureusement remerciée.

Le fleurissement du Monument aux Instituteurs du Finistère Morts pour la France 78è anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945

Notre Monument orphelin est d’autant plus silencieux que son Drapeau qui par le passé claquait au vent, est désormais à terre et dans l’attente d’une remise en ordre  par le nouveau propriétaire des lieux. Cependant il a  fait l’objet d’un fleurissement conformément à la résolution prise lors de la dernière Assemblée générale de l’ASVPNF. 

Les visiteurs de ce site pourront consulter à ce propos  les deux documents suivants :

 Document 1 : Le message de l’ASVPNF  aux Institutrices et Instituteurs  Morts pour la France au cours de la seconde guerre mondiale.

Document 2 : Un bref diaporama illustrant l’état actuel des lieux et rappelant la longue liste de nos chers disparus.

Que Yveline Douguet qui a mis  grâcieusement à notre disposition des photos de sa collection personnelle et Laurence Cohuet  qui a effectué la mise en forme graphique du diaporama soient chaleureusement remerciées pour leurs contributions.

Les petits accommodements de circonstance au Conseil des sages de la laïcité

Ledit conseil  fut installé en 2018 par le Ministre de l’Education nationale de  l’époque. Dans un éditorial récent sa présidente en titre, Dominique Schappner, rappelait : «En installant, le 8 janvier 2018, un « Conseil des sages de la laïcité », le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a exprimé une exigence claire : pilier de notre République, indissociable de la formation des futurs citoyens, la laïcité doit être préservée, transmise et explicitée par nos institutions, au premier rang desquelles, l’École. Face aux atteintes au principe de laïcité qui ébranlent l’institution scolaire, il ne faut pas « mettre la poussière sous le tapis ». Il s’agit au contraire de renforcer le modèle républicain, en apportant une réponse systématique et un soutien clair à tous les personnels d’enseignement et d’éducation parfois mal armés face aux nouvelles contestations du principe de laïcité.

Fort de son bilan de cinq années d’activité au service de la communauté éducative, il était souhaitable qu’un texte vînt préciser et consacrer les pratiques que le Conseil des sages a déployées dans divers domaines (conseil, publications, formation), souvent en réponse à des faits préoccupants émanant du terrain scolaire.C’est pourquoi, dans un arrêté publié le 13 avril 2023, le ministre Pap Ndiaye a confirmé les fonctions du Conseil des sages de la laïcité et des valeurs de la République, en complétant sa composition fixée à vingt membres et en élargissant son périmètre d’action. »Cf. https://www.education.gouv.fr/le-conseil-des-sages-de-la-laicite-et-des-valeurs-de-la-republique-41537

 

Dès le 14 avril 2023, Le Point titrait à ce propos , sous la plume d’  Alice Pairo-Vasseur :

Conseil des Sages de la laïcité : l’inflexion de Pap Ndiaye

On soulignait  au passage que le ministre de l’Éducation nationale remodèle l’organisme consultatif créé par son prédécesseur. Des changements qui pourraient en dire long…. (Cf. https://www.lepoint.fr/societe/conseil-des-sages-de-la-laicite-l-inflexion-de-pap-ndiaye-14-04-2023-2516379_23.php)

 

Selon Le Monde du même jour : 

  Pap Ndiaye élargit les missions du conseil des sages de la laïcité à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme 

 Cf. https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/04/14/pap-ndiaye-elargit-les-missions-du-conseil-des-sages-de-la-laicite-a-la-lutte-contre-le-racisme-et-l-antisemitisme_6169496_3224.html

Pendant ce temps La Croix notait  à ce propos : 

Éducation nationale : Pap Ndiaye étend les missions du Conseil des sages de la laïcité

Le ministre de l’éducation nationale a installé un Conseil des sages de la laïcité renouvelé, vendredi 14 avril. Il réoriente ses missions qui ne se limiteront plus à la défense de la laïcité mais s’étendront à la lutte contre les discriminations.

Cf. https://www.la-croix.com/Famille/Education-nationale-Pap-Ndiaye-etend-missions-Conseil-sages-laicite-2023-04-14-1201263478

En parallèle on note  des réactions plus réservées côté Café pédagogique  lequel  pointe : 

 Pap Ndiaye contrôle le Conseil des sages de la laïcité 

Après la publication d’une circulaire sur la laïcité fin 2022, Pap Ndiaye recadre le conseil des sages de la laïcité, un organisme créé par JM. Blanquer en 2018. Un arrêté, publié au BO, limite la capacité d’expression et d’action du conseil et prépare le renouvellement de ses membres. Pap Ndiaye tourne enfin la page Blanquer sur ce sujet.

Cf . https://www.cafepedagogique.net/2023/04/14/pap-ndiaye-controle-le-conseil-des-sages-de-la-laicite/

 

Mais déjà sur Public Sénat du 19 avril 2023 on attire l’attention sur le fait que : En élargissant la composition et les missions du Conseil des sages de la laïcité, le ministre de l’Education Pap Ndiaye a scandalisé la droite sénatoriale qui l’accuse de dénaturer cette instance mise en place par Jean-Michel Blanquer.

Cf. https://www.publicsenat.fr/actualites/education/la-reprise-en-main-du-conseil-des-sages-de-la-laicite-par-pap-ndiaye-scandalise

 Dans le droit fil de ce propos  on ne peut être  surpris de découvrir dans Front populaire du 25 avril :

Pap Ndiaye accusé de défaire le Conseil des sages de la laïcité 

Le ministre de l’Éducation Pap Ndiaye a remodelé le Conseil des sages de la laïcité en modifiant sa composition, ses missions et ses moyens d’action. La nomination récente d’Alain Policar, favorable au modèle multiculturaliste à l’anglo-saxonne, a mis le feu aux poudres. Un des membres dudit conseil donne sa démission…

 Dans ce contexte, les visiteurs de ce site  pourront rester informés des évolutions en cours et de leur signification en consultant l’article  de la philosophe Catherine Kintzler , membre  du Conseil des Sages, qu’elle a publié  le 24 avril 2023 dans son blog revue Mezetulle. Ledit article est  intitulé :

Conseil des sages de la laïcité …deux textes officiels à comparer

Il est accessible soit  en cliquant ici soit  en se rendant à l’adresse : https://www.mezetulle.fr/conseil-des-sages-de-la-laicite-deux-textes-officiels-a-comparer/

La comparaison faite, les visiteurs tireront les conclusions qui s’imposent.

Que Catherine Kintzler soit  remerciée de nous autoriser à reproduire et  à représenter ce nouvel article publié sur son blog revue.

Turpitudes et contre-turpitudes ecclésiales et cléricales (suite)

De semaine en semaine sans relâche, le dossier des abus sexuels commis dans l’Eglise ne cesse de s’épaissir. Il est alimenté par une actualité libérée  révèlant  non seulement l’ampleur  d’une dérive systémique au sein de l’Institution mais aussi  de son incapacité consubstantielle à se réformer  tout en réparant les dommages et traumatismes  causés aux victimes. Ceci ne manque pas d’interroger sinon d’éroder définitivement la foi des fidèles.

Pour s’en convaincre il suffit,une fois de plus, de se rendre à un media télévisuel bien informé pour consulter en différé les émissions et reportages dédiés à cette problématique .  C’est ainsi que l’on voit apparaître à arte.tv/fr/videos :

1.Les religieuses abusées face au silence de l’Eglise ( 4 mars 2019

https://www.youtube.com/watch?v=Jl9wjEESsaQ

2.Eglise catholique : à l’écoute des victimes d’abus sexuels (5 octobre 2020)

https://www.arte.tv/fr/videos/100079-000-A/eglise-catholique-a-l-ecoute-des-victimes-d-abus-sexuels/

3.Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Eglise(7 mars 2022)  .

https://www.arte.tv/fr/videos/078749-000-A/religieuses-abusees-l-autre-scandale-de-l-eglise/

4.Allemagne : l’Eglise catholique dans la tourmente (24 mars 2021) https://www.arte.tv/fr/videos/102858-000-A/allemagne-l-eglise-catholique-dans-la-tourmente/

5.Pédocriminalité en Espagne : silence dans l’Église (26 août 2022)

https://www.arte.tv/fr/videos/106745-005-A/arte-regards/

6.Abus sexuels – Péché mortel dans l’Église (11 avril 2023) https://www.arte.tv/fr/videos/104423-000-A/abus-sexuels-peche-mortel-dans-l-eglise/)

 Cependant on découvre sous la plume de Christophe Henning ce titre  dans La Croix du 13 avril 2023   :

   Abus dans l’Église : les religieux veulent commencer par réformer leur langage .

Selon cet auteur :  « À l’issue de leur assemblée extraordinaire, les religieux et religieuses ont adopté jeudi 13 avril des mesures pour lutter contre les abus sexuels. C’est l’organisation même de la vie religieuse qui pourrait être transformée en ayant notamment recours à la présence de laïcs à certaines occasions » (Cf. https://www.la-croix.com/Religion/Abus-lEglise-religieux-veulent-commencer-reformer-leur-langage-2023-04-13-1201263240 )

  On retiendra  également  pour ce qui pourrait s’apparenter à un état des lieux au printemps 2023, l’article fondateur de René Poujol intitulé :

« Quitter l’Eglise catholique ou y rester… »

 

paru dans Mon église et moi le 12 avril 2023 ;

 https://www.renepoujol.fr/quitter-leglise-catholique-ou-y-rester/#more-7635

René Poujol  y pose en effet cette question essentielle pour certains qui, bien que  présente dans toutes les têtes, ne se prononce pas en public alors qu’elle alimente les conversations privées et les échanges dans les réseaux sociaux… Selon cet auteur :

 

« Il y a eu le tsunami du rapport Sauvé puis le doute grandissant sur la capacité de l’Eglise à se réformer elle-même ; il y a eu les deux rapports sur les frères Philippe, Jean Vanier et les complaisances institutionnelles qui ont entouré leurs dérives ; il y a eu la mise en cause d‘évêques français dans des affaires d’abus… Pour certains ces épisodes ont été déterminants dans leur décision de rompre avec l’Eglise ou de s’éloigner durablement. On sait aussi que le confinement lié au Covid19 a  durablement éloigné des fidèles de la messe dominicale. Enfin, il suffit de lire ce qui s’exprime et se débat de plus en plus librement, pour comprendre que la crise de confiance est profonde, radicale. Elle touche tout à la fois à la gouvernance, à la pastorale, à la doctrine voire pour certains au contenu même de la foi. Et les critiques de Rome sur le chemin synodal allemand font craindre que le synode en cours, convoqué par le pape François, ne soit pas à la hauteur de l’ébranlement qui secoue l’Eglise. Dès lors la tentation est forte, pour telles ou tels, de partir au désert… »

Mais on peut entendre…, sur ce site combien, pour des croyants sincères et convaincus, cette démarche intellectuelle et spirituelle est difficile à initier et à mettre en œuvre. Quoi qu’il en soit et dans l’attente d’évolutions que d’aucuns pensent être inéluctables, il est important de rester informé de la facon dont l’église, sa hiérarchie et les institutions qui en dépendent prennent en charge et gèrent les désordres, dysfonctionnements et autres affaires délictuelles au regard de la justice des hommes.  Bon nombre des éléments de ce cataclysme se trouvent  désormais sur la place publique et  ils ne semblent pas nécessairement contribuer  au bien public. 

Pour l’instant les visiteurs de ce site pourront consulter un ensemble d’articles que nous empruntons à Golias avec l’accord de Christian Terras, éditeur en chef.   Ils sont présentés, selon leur date de mise en ligne, dans l’ordre chronologique inverse :

Article 1 . A Dieu Jacques; un évêque de plein vent !

https://www.golias-editions.fr/2023/04/13/a-dieu-jacques/

« Nous avons appris avec beaucoup de tristesse, la disparition de Jacques Gaillot.   Depuis plus de vingt ans, il était évêque de Partenia, après avoir subi les foudres de Rome l’obligeant à démissionner du siège d’Evreux. En 1990, nous avions qualifié Mgr Gaillot dans le premier « Trombinoscope pour épiscopes » d’ultra-conciliaire :  « Le seul évêque que sa mission a converti. L’évêque qui a compris la modernité dans son essence même. Met en pratique une liberté d’esprit que nombre d’évêques s’interdisent du fait de leur fonction. A du courage dans un environnement ecclésial et épiscopal pas très tendre avec lui. Trouve du réconfort à l’extérieur, ce qui suffit à son bonheur de pasteur et d’homme. Profond, bon théologien, tendre, vit sans trop d’état d’âme la dialectique pasteur-prophète. N’est pas si naïf et maladroit qu’on le dit » mais il risque de « griller ses batteries à cause d’un plan média mal ficelé ou trop dispers »…     Jacques un évêque de plein vent   Jacques Gaillot est resté cet évêque de « plein vent », attentif aux plus pauvres. Il invitait à penser autrement. Sur le monde pour rappeler l’impératif de fraternité… »

 

Article 2 . Crimes sexuels : les évêques sabotent le travail

 

« Réunie à Lourdes du 28 au 31 mars 2023, la Conférence épiscopale française a examiné les soixante propositions émises dans un rapport par une centaine de clercs, laïcs et personnes victimes de violences sexuelles, fruit de dix-huit mois de réflexions de neuf groupes de travail. Le but affiché était de mettre fin à la culture qui a permis aux violences sexuelles d’être commises et couvertes, pendant des décennies, au sein de l’institution. L’issue est pour le moins décevante. En définitive, n’ont été adoptées que des mesurettes dont des « visites régulières » extérieures pour vérifier l’« exercice normal » de la fonction d’évêque, la rencontre régulière et individuelle des prêtres avec leur évêque, ou encore la présence d’une  diversité …»

Article 3 . Les dogmes chrétiens sont-ils immuables ?Ou comment l’Eglise fabrique les dogmes

 

https://www.golias-editions.fr/2023/04/06/les-dogmes-chretiens-sont-ils-immuables-ou-comment-leglise-fabrique-les-dogmes/

 

 

« La crise que vit l’Eglise, que nous vivons, nous rend sans doute plus disponible au mystère pascal.Il y a bien sûr le scandale des abus de tous ordres mais aussi le risque d’implosion, pour évoquer le livre de Danièle Hervieu-Léger et Jean-Louis Schlegel. Il est urgent de se poser pour réfléchir en évitant les logiques binaires. Dans ce temps, comme les disciples d’Emmaüs, nous sommes entre la tristesse et l’espérance. Nous avons encore besoin de comprendre en nous laissant enseigner… ».

 

Article 4. Vers une Eglise sans prêtres en Belgique !

 

« Mi-février, un livret de soixante pages au titre provocateur, « Rendons l’Église au peuple de Dieu ! Pour en finir avec le cléricalisme », a fait naître une vive polémique dans l’Église en Belgique. Rédigé par des catholiques belges de Liège, ce texte entend promouvoir la lutte contre le cléricalisme, qui passerait par une inévitable suppression de la prêtrise. « Pour supprimer le cléricalisme, il faut supprimer le clergé », écrivent-ils. Ce document d’une cinquantaine de pages est le fruit d’une réflexion menée par une douzaine de personnes. Durant plus d’un an, laïcs, prêtres et religieuses se sont réunis chaque mois « pour réfléchir à la manière dont les sacrements sont vécus aujourd’hui …».

 

 

Le visiteur constatera qu’on est encore loin du compte s’agissant de faire la lumière sur les effets désastreux d’un cléricalisme institutionnel qui, s’exerçant depuis des siècles, s’autoprotège.  Et pendant ce temps… les réparations se font attendre étant entendu qu’elles ne pourront vraiment intervenir en l’absence de profondes réformes.

 

C’est dans ce contexte,  étonnant au 21è siècle, que l’on est  tenté  de renvoyer les visiteurs à la dernière liste des items traitant de la question dans le quotidien La Croix du 14 avril 2023. Ils sont désormais rassemblés dans une rubrique intitulée  « L’Eglise face à la pédophilie et aux abus sexuels » :

 

 

Abus sexuels : les évêques français de retour à Rome mi-mai pour une session de travail

 Abus dans l’Église : « La manière de penser la relation femmes-hommes est déterminante »

 Abus sexuels dans l’Église : les religieux veulent « repérer les risques, nommer les emprises »

 Sœur Bénédicte Rivoire : « Parler de “bons fruits” sous prétexte qu’il y a beaucoup de vocations est inaudible »

 Abus dans l’Église : les responsables religieux à Paris pour enclencher des mesures de lutte

 Église de France, le temps de la conversion ?

 L’archevêque de Strasbourg Luc Ravel écarte son évêque auxiliaire Christian Kratz

 Abus sexuels : à Lourdes, les évêques misent sur un changement de culture « sur le temps long »

La laïcité, un principe abîmé par celles et ceux qui en font commerce

Communiqué du 24 avril 2023

 

de la

 Vigie de la Laïcité

: https://www.vigie-laicite.fr/

 

  C’est en  ces termes que fut lancé en avril 2021,  sous l’égide de la Ministre déléguée auprès du Ministre de l’Intérieur, chargée de la Citoyenneté, et au titre du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR)  un appel à projets doté d’une enveloppe de 2,5 millions d’euros pour promouvoir les valeurs républicaines et combattre les discours séparatistes : le « Fonds MARIANNE ».

Les autorités de tutelle rappelaient le  contexte où prospèrent, notamment sur les réseaux sociaux, des discours de haine, divisant les Français, les valeurs républicaines étant durement mises à l’épreuve.

Liberté de conscience et d’expression, égalité de tous les citoyens et de toutes les citoyennes sans distinction d’origine, de race ou de religion, fraternité, laïcité doivent plus que jamais être défendues.

C’est pourquoi le Ministère de l’Intérieur lance cet appel à projets national « Fonds MARIANNE » qui accompagnera ceux lancés par les préfets dans les territoires pour soutenir les initiatives locales. Cf. https://www.cipdr.gouv.fr/appel-a-projets-national-2021-fonds-marianne/

 Etaient éligibles des projets visant à soutenir les jeunes de 12 à 25 ans exposés aux idéologies séparatistes et   contribuant   à la réalisation de l’un ou plusieurs des objectifs suivants :

Riposter à la propagande séparatiste ainsi qu’aux discours complotistes en ligne, en particulier sur les réseaux sociaux ; Défendre les valeurs républicaines de liberté, de conscience et d’expression, d’égalité, entre tous les hommes et entre toutes les femmes, de fraternité et de laïcité qui sont le ciment de la concorde et de la cohésion nationales. 

 Cependant le 29 mars 2023 l’hebdomadaire Marianne titrait sous les plumes de   Gabriel Libert et Gérard Andrieu :

 

Révélations sur l’argent évaporé du fonds contre le séparatisme

L’enquête  de ces deux journalistes dévoile les dessous d’un mystérieux fonds gouvernemental lancé par Marlène Schiappa. En effet  la plus grosse dotation, a parfois révélé un intrigant usage des deniers publics. Cf. https://www.marianne.net/politique/schiappa-gravel-sifaoui-revelations-sur-largent-evapore-du-fonds-contre-le-separatisme

 Dans cette même perspective le président de la commission des Finances du Sénat, le socialiste Claude Raynal, a demandé au gouvernement de lui transmettre d’ici à mercredi 19 avril tous les documents concernant le fonds Marianne contre le séparatisme, après nos révélations fin mars (voir l’article mentionné ci-dessus) sur l’utilisation suspecte des subventions allouées. Cf. https://www.marianne.net/societe/laicite-et-religions/fonds-marianne-le-senateur-ps-claude-raynal-reclame-tous-les-documents-au-gouvernement-dici-mercredi

 On parle désormais d’une gestion opaque dudit fonds  l’association qui aurait été le principal bénéficiaire, l’Union des sociétés d’éducation physique et de préparation militaire (USEPPM), aurait utilisé l’argent pour un site Internet et des publications sur les réseaux sociaux très peu suivies, et pour salarier deux ex-dirigeants….

 Ceci permettait au Monde du 24 avril 2023 de titrer :

 Fonds Marianne : une commission d’enquête proposée au Sénat

 

Deux associations bénéficiaires du fonds, créé après l’assassinat de Samuel Paty pour « défendre les valeurs de la République », sont soupçonnées d’avoir indûment perçu ou utilisé leurs subventions. Ils’agit de  l’USEPPM déjà nommée et de l’ association « Reconstruire le commun ».

En clair , le citoyen ordinaire découvre  « une nouvelle affaire »… en cours d’instruction parlementaire . C’est dans ce contexte  qu’est publié le 24 avril le communiqué de la « Vigie de la laïcité » que nous  avons reproduit avec l’accord des dirigeants de cette association. Ceux-ci  soulignent que :

 « La concomitance de la création du « fonds Marianne » en 2021 et de la suppression de l’Observatoire de la laïcité la même année interroge et laisse dubitatif sur la place que tient aujourd’hui la question de la laïcité dans les politiques publiques gouvernementales. Outil pour diffuser des idées réactionnaires ? Commerce de la laïcité ? Cette dernière apparaît de plus en plus comme un camouflage idéologique pouvant rapporter, comme on le voit, de la plus sordide des manières, de l’argent. Cf. Appel à projets national 2021 – « Fonds MARIANNE » – Comité Interministériel de Prévention de la Délinquance et de la Radicalisation,

 
Les visiteurs de ce site pourront consulter ledit communiqué en cliquant ici.

 Que les dirigeants de La Vigie de la Laïcité soient remerciés de nous autoriser cet emprunt.

En hommage à Jo Le Du

Le témoignage de Robert Riou

 L’insertion  sur ce site de l’article d’André Le Goff intitulé «  L’ami Jo »  (cf .http://asvpnf.com/wp-content/uploads/2023/03/lami-JO-2-1.pdf)  avait  fait ressortir la complicité normalienne   existant entre l’auteur et  Jo  Le Du.   Tous deux furent  élèves-maîtres de la Promotion  54-58 de l’ENG de Quimper et, très tôt dans leur vie professionnelle , cette complicité trouva son prolongement dans des actions communes  de formation des jeunes  au tennis de table dans le cadre de l’UFOLEP.

Leur collègue Robert Riou,  qui fut lui aussi élève-maître à l’Ecole normale de Quimper pour devenir- chemin d’éducateur faisant- un  connaisseur des vertus pédagogiques de ce sport  a fait  part à A. Le Goff   de  son intérêt et de son  émotion à la lecture de son récit .

Faisant suite  à la proposition d’ A. Le Goff, il  a accepté que sa contribution personnelle   viennne enrichir  l’hommage que nous  voulions rendre  à   Jo le Du .

C’est donc en toute fraternité normalienne  que nous lui donnons accès à la rubrique du cabinet des curiosités normaliennes . Les visiteurs pourront ainsi consulter , en cliquant ici, une nouvelle page contribuant à reconstituer ce qui fut appelé  l’esprit normalien … aux sources de l’esprit de corps des Instituteurs.

  Que Robert Riou soit chaleureusement remercié pour sa contribution illlustrée.

Déconstruire la déconstruction ou reconstruire après la démolition

Ceci est la suite du Colloque qui se tint à la Sorbonne les 7 et 8 janvier 2022 sur le thème : 
 
«  Après la déconstruction : reconstruire les sciences et la culture »

Déjà le 23 février 2022 Anthony Chanthanakone dans Philosophie magazine faisait état d’un évènement ayant suscité autant d’engouement que de critiques. Il rappelait  que pour l’organisateur dudit colloque , Pierre-Henri Tavoillot,  l’événement avait pour objet  «  de sortir de la pensée unique incarnée par le « wokisme », le néo-féminisme, l’écoféminisme, l’intersectionnalité, la cancel culture et autres néologismes jugés barbares et confus. Pour les participants, une nouvelle pensée, se voulant humaniste, rationnelle et universelle, devait émerger en contrepoint de la pensée déconstructionniste »

(Cf. https://www.philomag.com/articles/colloque-sur-la-deconstruction-ce-qui-sest-vraiment-dit-la-sorbonne)

 

Les actes dudit colloque ont donné lieu à un ouvrage de Emmanuelle Hénin, Xavier-Laurent Salvador et Pierre-Henri Tavoillot  publié chez Odile Jacob le 8 mars 2023. Il s’intitule :

Après la déconstruction

L’Université au défi des idéologies

(Cf.https://www.odilejacob.fr/catalogue/scienceshumaines/sciences-politiques/apres-ladeconstruction_9782415003227.php)

Les visiteurs de ce site pourront consulter , en cliquant ici , la recension qu’en fait la philosophe  Catherine Kintzler, recension  qu’elle publie dans  son blog revue Mezetulle. Elle avait participé audit colloque.

Nous la remercions vivement de nous autoriser  ce nouvel emprunt.

On se doit de  rappeler aux visiteurs que si le Colloque de La Sorbonne avait suscité  bien des polémiques en 2022, les sujets de controverse demeurent. Leur acuité est telle  que sous l’égide du CNRS et d’ Institutions universitaires s’est tenu  un Colloque internationnal (les 19, 20 et 21 janvier 2023 à l’ENS de la rue d’Ulm)  sur le thème : 
 
«  Qui a peur de la déconstruction ? »
 
Pour plus de détails on pourra se rendre à l’URL :  https://legs.cnrs.fr/evenements/colloque-international-qui-a-peur-de-la-deconstruction/

L’Ecole et la déconstruction décomplexée de tout ce que fut l’honneur de la République

Force est de constater que l’état des lieux concernant l’Ecole publique – institution républicaine par excellence- étalé sans réserve dans tous les médias incite à des intitulés  alarmants sur un site dévolu à  l’histoire de l’école laïque et à la formation de ses maîtres.

La politique de la formation du personnel enseignant est en effet une des clés de la reconstruction  de l’Ecole . En d’autres temps des responsables politiques  avaient su prendre leurs responsabilités à cet égard et ceci pour le bien commun. Sur   ce site on en conserve la mémoire et on leur sait gré ! Mais les temps ont changé et aussi n’est-on pas surpris  de  découvrir  que :

 « Le Conseil supérieur des programmes de l’Education nationale s’appuyant sur la loi de programmation et d’orientation pour la refondation de l’École de la République du 8 juillet 2013, a rendu public le 3 mars 2023 un avis alarmant, avec des propositions qui concernent le recrutement et la formation des professeurs des premier et second degrés. Cet avis engage la nature et le contenu des épreuves de recrutement ainsi que les objectifs de ce que doit être la formation initiale et continue des professeurs en 2023. À travers la question du recrutement, c’est la conception de l’école qui continue à être mise à mal, soumise qu’elle est à des considérations à court terme qui laissent entrevoir une déconstruction décomplexée de tout ce qui est l’honneur de la République. » Cf .https://www.mezetulle.fr/ecole-les-projets-alarmants-du-conseil-superieur-des-programmes/

 Selon  Unité laïque : « Ce qui apparaît saillant dans ces avis et propositions est l’articulation des parcours de formation et des concours. La conclusion de ce rapport est éloquente : « Le Conseil supérieur des programmes a souhaité insister sur la priorité à donner à la logique des parcours de formation sur celle des modalités de recrutement : les concours, ou autres modalités de recrutement, ne sont sans doute plus des finalités en soi. » S’appuyant sur le manque d’attractivité du métier et sur la lecture des rapports de jurys de concours qui relèvent que le niveau des candidats n’est pas aussi élevé qu’attendu, s’appuyant également sur la nécessité de renouveler 31% de l’effectif du corps enseignant, soit 328 000 postes, entre 2019 et 2030, il s’agit de réfléchir sur la formation des professeurs et sur les concours. L’agrégation est laissée de côté pour le moment, son « évolution mérite une réflexion spécifique », ce qui assurément a de quoi inquiéter.(Cf. https://unitelaique.org/index.php/2023/03/20/le-conseil-superieur-des-programmes-abandonne-toute-ambition-pour-la-formation-initiale-et-le-recrutement-des-professeurs-des-premier-et-second-degres/#more-5249)

Les visiteurs de ce site pourront consulter l’article de Valérie Soria portant sur cette thématique  paru dans Mezetulle le 25 mars 2023 en cliquant ici.

Il s’intitule :

École : les projets alarmants

du

Conseil supérieur des programmes

 

 Autre thème récurrent à l’Education nationale, ses Ecoles élémentaires ,ses Collèges et ses Lycées ; celui de la mixité sociale des élèves  et de ses effets sur leurs « compétences », l’aborder  c’est ouvrir une véritable boîte de Pandore …

Dans un article paru dans Telos le 28 mars 2023, Olivier  Galland nous ramène pourtant  sur ce terrain difficile . Selon cet auteur : «  le ministre de l’Éducation nationale, a relancé le thème de la mixité sociale, en indiquant qu’il en faisait une des priorités de sa politique. Pour le moment, les mesures concrètes donnant corps à cette politique n’ont pas été annoncées, mais les intentions semblent là. Cette idée n’est pas nouvelle, elle est régulièrement mise en avant comme le moyen décisif d’améliorer l’équité scolaire et les performances de la France en la matière alors que les enquêtes PISA montrent régulièrement que les inégalités socioculturelles de réussite scolaire restent très fortes dans notre pays.Mais de quoi parle-t-on effectivement lorsqu’on parle de mixité sociale à l’école et que vise-t-on ? ».

On connaîtra le sens de ses observations en se rendant à : https://www.telos-eu.com/fr/societe/le-talisman-de-la-mixite-sociale-a-lecole.html.

Selon O.Galland, « la mixité sociale n’efface  pas magiquement les préférences sociales ».  Mais il ne s’agit pas pour autant d‘y renoncer sachant bien que pour lui : «  plus que les pairs  c’est la qualité des professeurs qui est décisive, la qualité de leur formation, leurs qualités pédagogiques, leur motivation, leur insertion dans une communauté éducative soudée autour d’un projet commun et bien encadrée par des proviseurs jouant véritablement un rôle de chef d’orchestre »

Quelle vision irénique  de la potion magique associée à la mixité sociale !

 

Cependant les  visiteurs pourront tirer quelques raisons d’espérer  en  se rendant à l’adresse suivante :

https://www.jean-jaures.org/publication/la-mixite-sociale-dans-les-colleges-pour-favoriser-la-reussite-de-tous-les-eleves-le-plan-reussi-de-la-haute-garonne/

 
On y fait état de « la mixité sociale dans les Collèges pour favoriser la réussite de tous les élèves : le plan réussi de la Haute-Garonne ! » ( 9 janvier 2023)

 

Un exemple à suivre …

 

Nous remercions Catherine Kintzler ne  nous autoriser à reproduire l’article de Valérie Soria  mis en ligne dans Mezetulle.

Jean Savina

Hussard de la République

et

Historien autodidacte de la Révolution

 

Jean Savin, fils de cultivateur,  naquit à la ferme de ses parents sise au village de Le Losquet en Plogastel-Saint-Germain le 14 février 1876. Après une scolarité à l’Ecole publique communale de Plogastel , il bénéficia d’une formation primaire supérieure à l’EPS de Douarnenez. Ceci lui permit de passer avec succès les épreuves du concours d’entrée à l’Ecole normale de garçons  de Quimper où il fut, selon toute vraisemblance, élève-maître de 1892 à 1895…Son Ecole  venait d’être inaugurée en 1884,  les Lois scolaires fondatrices  de la IIIè République étaient mises en application (parfois laborieusement) alors que  la Loi qui, 10 ans plus tard,     instituera  la séparation des églises et de l’Etat n’était encore qu’un avant-projet dans le milieux politiques républicains .

Mais qu’importe, à l’instar de Chales Péguy, on peut sans ambage classer J. Savina  parmi les pionniers des « Hussards noirs de la République ». C’est  Péguy le premier qui utilisa cette expression  pour surnommer les  élèves-maîtres de l’Ecole normale d’Orléans venant tour à tour faire l’apprentissage de leur futur métier à l’Ecole annexe(qu’il fréquenta de 1879 à 1885). Elle qualifiait « l’esprit missionnaire qui  animait ces instituteurs, promoteurs de l’instruction obligatoire, gratuite et laïque »

L’ École normale de Jean  Savina comme celle décrite par C. Péguy « semblait un régiment inépuisable. Elle était comme un immense dépôt, gouvernemental, de jeunesse et de civisme. Le gouvernement de la République était chargé de nous fournir tant de sérieux […]. Ces instituteurs étaient sortis du peuple, fils d’ouvriers, mais surtout de paysans et de petits propriétaires […]. Ils restaient le même peuple … » Cf. C. Péguy , Les Cahiers de la quinzaine, 16 février 1913). 

Jean Savina faisait partie  de ces  instituteurs des débuts de IIIè République qui, selon Jules Ferry, faisait partie  d’une nouvelle génération de «  serviteurs de la République sociale ; des instituteurs de la liberté qui doivent l’enseigner à l’école et la répandre en dehors, notamment quand elle est menacée »(Séance parlementaire du 20 juin1894).

Le parcours  hors norme  de l’ instituteur J. Savina devenu  historien de la Grande  Révolution (essentiellement pour son expression libératrice dans les campagnes de Cornouaille) à force de travail  et d’engagement philosophique personnel   a été remis en lumière récemment  par nos adhérents et amis  Anne et  André Le Goff .

Jean Savina était le grand oncle de Anne Le Goff

André  a bénéficié des  suggestions de  Maurice Morlec pour accéder à certains des travaux peu connus  de J. Savina.

Nous avons  pu découvrir des éléments ayant trait à l’implication  de J. Savina dans la vie politique  de la Cité grâce à la compréhension de Bruno Le Gall , conservateur des Archives Municipales de la ville de Quimper .

Que tous ces contributeurs  soient chaleureusement remerciés.

Pour en savoir un peu plus  sur J. Savina et son œuvre  emblématique, les visiteurs de ce site   pourront consulter   les quatre  documents suivants  (Clic gauche  sur Document) :

Document 1 . Jean Savina ; éléments de biographie et liste des  travaux publiés (Mise en page de Laurence Cohuet).

Document 2 . Cahiers de doléances de Moëlan-sur-Mer par Jean Savina  ( document des Archives départementales du Finistère, mis en page par Maurice Morlec).

Document 3 . Instituteurs et écoliers à Quimperlé à la fin de l’ancien régime. Article de Jean Savina publié dans  l’ Echo de Bretagne du 3 avril 1931, transcrit par A .Le Goff et  F.R.Larher.

Document 4 .  Au pays de Quimperlé par Jean Savina . Extrait fondateur choisi par  A. Le Goff.