Lorsque le journal républicain Le Finistère
publiait un pamphlet anti-clérical en langue bretonne, masqué sous l’intitulé « Variété »
(le 23 juillet 1887)
Discrètement dissimulé dans les colonnes de la 3è page dudit journal, proches de celles des petites annonces, on a découvert inopinément un article au titre d’autant plus anodin qu’il annonçait un texte en langue bretonne dédié au célèbre « tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse » du Roman de Renart. Les visiteurs intrigués pourront consulter en cliquant sur Fichier 1 l’image brute correspondante extraite du journal conservé et numérisé par les Archives départementales du Finistère.
On s’étonne fort justement de l’intitulé de cette rubrique du journal Le Finistère à la fin du 19è siècle car utilisé au singulier. Variété pourrait signifier soit « l’état de ce qui est varié ou le caractère de plusieurs éléments qui, lorsqu’on les compare entre eux, apparaissent divers » soit encore « le genre qui regroupe les chansons populaires et commerciales ». Toutes définitions qui semblent assez éloignées de l’objet du pamphlet que les visiteurs vont découvrir ici. On retiendra cependant qu’en terme de création littéraire la variété peut concerner des textes donnant une impression de changement ou de renouvellement mais peu informatifs et souvent d’un ton léger. Le lecteur appréciera !
Dans le Fichier 2 , ils pourront prendre connaissance des items suivants :
-La transcription du dit article en breton cornouaillais
-La réécriture du texte transcrit en breton peurunian
-La traduction de ce texte en Français
-Le résumé, l’abstract et le diverradan de ce dernier document
Enfin ils sont invités à ouvrir le Fichier 3 dans lequel ils pourront découvrir quelques uns des enseignements à tirer d’une telle coupure de presse
Au final, ils pourront les dédier au Roman de Renart bretonnisé pour la circonstance :
« Betek ar wech diwezhañ ez ar pod dar feunteun »
Petite chronique d’après Ciase et Betharram (VIII)
Premier Mai 2026 Jour férié, chômé et payé
En hommage à Yves Cotty
(1919-1980)
Un de nos collègues , Jean-Yves Cotty, ancien élève-maître de l’ENG de Quimper, a eu l’idée lumineuse de nous faire parvenir récemment un document exceptionnel constituant à lui seul un élément structurant de notre mémoire normalienne ! Il y rapporte le devenir hors normes de son propre père, lui-même normalien ayant quitté ce qui fut appelé le Château de Rosmadec en 1940, au moment où le Régime de Vichy (et la France occupée ) supprimaient l’Ecole émancipatrice qui venait de lui donner accès au beau métier d’Instituteur. En réalité c’est un chemin semé d’embuches et de violences extrêmes qui l’attendait… celui de la Résistance à l’Occupant et de la Déportation. Son fils, retraité de l’Education nationale, en rapporte les principales étapes dans un fichier 1 , accessible au moyen d’un clic gauche. Il s’intitule :
« Eléments de biographie de Yves COTTY »
“Yves Cotty y apparaît comme une figure très représentative d’une génération normalienne et enseignante entrée très jeune dans la clandestinité. Les sources convergent sur son parcours breton : enfance à Plounévézel, formation à l’École normale de Quimper, premier poste d’instituteur à Pont-de-Buis, puis engagement dans la Résistance à Saint-Goazec, où il rejoint un réseau lié à l’Organisation spéciale puis aux FTPF.
Son arrestation le 18 décembre 1943, son internement à Quimper et son transfert par Compiègne vers Auschwitz, puis Buchenwald, sont également bien établis. Le site de l’association Buchenwald-Dora précise qu’il est arrivé à Auschwitz le 30 avril 1944, tatoué du numéro 186573, puis transféré à Buchenwald où il reçoit le matricule 52487 et sera libéré le 11 avril 1945. Le Maitron confirme cette chronologie et ajoute des éléments biographiques et familiaux utiles, notamment son mariage après-guerre et son activité d’enseignant à Moëlan-sur-Mer.
Sur le plan strictement historique, Yves Cotty représente le « Normalien quimpérois de 1940 tatoué à Buchenwald », et son engagement à 20 ans relie trois réalités historiques : l’école normale comme matrice républicaine, la Bretagne occupée comme espace de résistance, et le camp comme lieu de déshumanisation extrême. »
« S’agissant de la reconstruction et de la restitution de la mémoire normalienne on se rendra compte que l’ ancien élève de l’École normale de Quimper n’est pas seulement un “agent” de la Résistance, mais aussi le produit d’une culture scolaire et civique.Son imprégnation par la vie normalienne permet aussi de souligner la dimension collective de la démarche et de l’esprit de promotion soutenus par les affinités personnelles et les prémices du militantisme politique. Ceci permet d’ébaucher une mémoire d’école non pas héroïsante au sens abstrait, mais incarnée, documentée, et liée à une génération précise confrontée à un épisode dramatique de notre histoire nationale et capable de s’engager dans une action libératrice, au sein du combat clandestin des déportés. »
« Le texte de Jean Yves Cotty et la citation rapportée d’Alain Legrand donnent au dossier sa force humaine. La phrase transmise par la mémoire familiale — “Nous étions tatoués, marqués comme des animaux…” — dit la violence symbolique de l’empreinte concentrationnaire et le fait que le tatouage ne disparaît pas avec le retour.”
« Le Maitron et l’association Buchenwald-Dora confirment qu’il est revenu en Bretagne, s’est rengagé dans une vie personnelle, puis a poursuivi une carrière dans l’enseignement, tout en portant cette blessure jusqu’à sa mort en 1980. »
« Pour l’histoire de l’institution, on notera en effet que Yves Cotty reprit dès 1946 le fil d’une carrière – juste amorcée en 1940- dans plusieurs établissements scolaires du Finistère (au point de laisser son nom, au Collège public de Moëlan-sur-Mer). Il s’impliqua aussi dans la vie associative et citoyenne de sa collectivité (Amicale laïque, Union sportive) sans compter la vie politique ( Secrétaire de la cellule locale du Parti communiste). »
Photo
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Yves Cotty-à droite en costume- à la kermesse de l’Amicale laïque de Moëlan-sur-Mer.(Coll. pers. ; André Le Goff)
« Pour les services rendus il fut gratifié, chemin faisant, de la Médaille de bronze de la Jeunesse et des Sports. »
Le visiteurs de ce site pourront consulter, en cliquant sur un fichier 2 , l’hommage que lui rend l’ASVPNF dans un texte de T.R. et PPty. Il s’intitule :
Yves Cotty, normalien quimpérois, résistant et déporté
Marcel Paul , compagnon de détresse de Yves Cotty et de Robert Desnos, écrivait :« La lutte était souvent dure, cruelle même. L’on a connu des moments tragiques mais ce combat pour un monde nouveau de Paix , de progrès social était exaltant ». Tous les trois avaient des cœurs qui haïssaient la guerre qui se mirent à battre pour sauver la liberté,celle qui est la nôtre . Nous leur savons gré !
Que Jean Yves Cotty soit cordialement remercié d’avoir confié le fichier 1 à l’ASVPNF et d’en avoir permis la représentation sur ce site. André Le Goff, fidèle contributeur, nous a fait parvenir une photo de sa collection personnelle où l’on reconnaît Yves Cotty accompagné d’ amicalistes laïques moëlanais. Nous l’en remercions vivement.
Chronique électorale bretonne à Plomeur dans le Finistère (mars 1906)
La presse locale ancienne (numérisée ou pas) comporte un nombre conséquent de Titres, toutes tendances politiques représentées, que l’on peut consulter à l’URL : https://presselocaleancienne.bnf.fr/html/journaux-numerises-dans-gallica
Elle donne accès à l’histoire locale telle que rapportée par des journalistes et correspondants accrédités, faisant référence aux choix éditoriaux les plus divers en raison notamment de l’existence de la Loi sur la liberté de la presse de 1881. Leur accessibilité est celle de leurs durées de vie respectives dont la logique échappe à l’entendement du lecteur profane .
A l’ASVPNF on a souvent fait référence aux articles de l’hebdomadaire Le Citoyen qui au fil du temps se montra particulièrement attentif aux évolutions se produisant dans notre système éducatif. On sait que ce journal, créé en 1906 s’est arrêté de paraître en 1940 sous l’occupation allemande et le régime de Vichy . On sait aussi que la presse bretonne (qui n’est pas nécessairement une presse en langue bretonne) connut un renouveau remarquable à la Libération.
« Nombre de journaux ayant collaboré, comme L’Ouest-Éclair, furent interdits de publication. Le dernier numéro sort le 1er août 1944 et le soutien aux Allemands y est toujours inconditionnel. Ce journal fut remplacé par Ouest-France créé par Paul Hutin, qui n’est autre que l’ancien secrétaire général de l’Ouest- Éclair de 1930 à juillet 1940, où il démissionne pour ne pas subir le contrôle allemand. Ouest-France paraît pour la première fois le 7 août 1944, dans un format réduit de quatre pages dû à la pénurie de papier. La “Une” affiche un éditorial : « Enfin libres ! », accompagnée d’une photo du général de Gaulle, symbolisant la Libération. Cet éditorial qui n’est pas signé, mais où l’on reconnait le style de Paul Hutin, célèbre la Libération, rend hommage aux Alliés et au général de Gaulle, ainsi qu’aux résistants et victimes. Il condamnait la collaboration, notamment celle des nationalistes bretons, affirmant avec force que les Bretons étaient Français, Français avant tout ».
Ce qui est moins apparent, c’est que certains titres tels Le Citoyen qui avaient cessé de paraître en 1940 publiaient par le passé -alors qu’ils étaient sans doute enclins à s’exprimer au moyen de la langue bretonne depuis le vote de la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse – des articles en breton à l’intention d’un lectorat (le plus souvent rural) resté très attaché à sa langue « régionale » sans pour autant la maîtriser sur le plan linguistique.
C’est dans ce contexte très particulier que nous reprenons ici , pour sa valeur exemplaire, un article extrait de la première parution en 1906 du journal hebdomadaire Le Citoyen qui fut fondé à Quimper par Georges Le Bail.
On pourra consulter à ce propos le Fichier 1 dévolu à une chronique électorale ayant trait à une élection municipale sevtenant dans la commune de Plomeur (F-29120).Transcrit à partir du journal de 1906 – sauvegardé et numérisé par les archives départementales du Finistère – nous l’avons fait suivre d’une traduction aussi fidèle que possible en français. Les puristes pourront y déceler des approximations de langage. Elles sont liées à l’ignorance d’un bretonnant dont les compétences en la matière sont restées au stade de ce que sa langue maternelle trégorroise lui avait appportées.
Au-delà de l’aspect anecdotique et parfois humoristique de l’évènement pris en compte dans Le Citoyen, quelles leçons en tirer s’agissant de l’histoire politique de l’époque et de ses prolongements dans la vie locale. On rappellera à ce propos qu’au moment des faits les Inventaires étaient en cours dans ce que l’on appelait encore les « paroisses » plutôt que les « communes » ! On trouvera dans le Fichier 2 des éléments de réponse qui, au passage, soulignent la richesse de la langue bretonne ! En annexe ils prendront connaissance du discours électoral qui ne manquerait pas d’être prononcé si , d’aventure en 2026, Plomeur avait à recompléter son conseil municipal.
L’odyssée de la capsule spatiale ORION
La capsule Orion Integrity a amerri comme prévu au large de la Californie à 17h07 le 10 avril, heure locale. Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen sont de retour après leur voyage historique autour de la Lune. (https://www.cite-espace.com/actualites-spatiales/artemis-ii-succes-du-retour-dorion/)
Selon la même source-tout particulièrement laconique- “La première mission habitée autour de la Lune du 21ème siècle avait commencé le 1er avril par le spectaculaire décollage du lanceur SLS depuis la Floride. Quelques jours plus tard, les quatre astronautes tournaient autour de notre satellite naturel, établissant un record de distance et nous transmettant de formidables photographies. Au dixième jour de vol, la mission s’est conclue par le succès de la délicate phase de retour.”
On ne peut que s’étonner de constater la sobriété de ces communiqués peu enclins semble-t-il à saluer,avec quelque chaleur humaine, ce dernier exploit de la recherche spatiale. C’est pourquoi, pour ne pas déroger à notre volonté constante de vouloir informer des citoyens émancipés de tous les faits et méfaits de notre planète et de ceux venus d’ailleurs , nous avons tenu à rassembler sur ce site des éléments concrets et intelligibles concernant le ou les programmes de recherche spatiale concernés par ces expériences hors normes . Soulignons d’abord que l’événement mentionné ci-dessus qui aurait pu défrayer la chronique se trouve présenté dans ses modalités principales par Wikipedia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Orion_(v%C3%A9hicule_spatial)#:~:text=Le%20premier%20vol%20d’un,est%20programm%C3%A9%20en%20avril%202026.)
« Orion est un véhicule spatial de la NASA conçu pour transporter un équipage de quatre astronautes au-delà de l’orbite terrestre basse pour une mission de trois semaines. Il est placé en orbite par le lanceur lourd SLS. Utilisé dans le cadre du programme Artemis, il a pour rôle, de façon similaire au vaisseau Apollo, de transporter les équipages jusqu’à l’orbite lunaire et de les ramener sur Terre une fois leur mission accomplie. Deux vols sans équipage ont été effectués respectivement en décembre 2014 (EFT-1) et novembre 2022 (Artemis I). Le premier vol avec équipage est lancé en avril 2026 (mission Artemis II).
« À l’origine, Orion fut développé dans le cadre du programme Constellation (2006), dont l’objectif était d’emmener des hommes sur la Lune à l’horizon 2022 et de remplacer la navette spatiale pour la relève des équipages de la Station spatiale internationale… Ce programme fut abandonné en 2010 puis repris avec les développements que l’on vient de découvrir
« Orion reprend l’architecture du vaisseau Apollo avec une capsule conique contenant l’habitacle dans lequel séjourne l’équipage, un module de service dans lequel est rassemblé tout ce qui n’est pas nécessaire au retour sur Terre et une tour de sauvetage, qui est utilisée en cas de défaillance du lanceur.
« Le module de service est largué avant la rentrée atmosphérique. L’ensemble a une masse d’environ 27 tonnes, dont 16 tonnes pour le module de service.
« Le vaisseau Orion est conçu pour être lancé par le lanceur lourd SLS développé spécifiquement dans ce but. Contrairement à ses prédécesseurs, Orion utilise des panneaux solaires pour la production d’énergie. Il dispose d’un volume habitable plus que doublé par rapport au vaisseau Apollo et d’un système d’amarrage similaire à celui de la navette spatiale américaine. Le vaisseau Orion est conçu pour se poser en mer à son retour sur Terre et est réutilisable. »
« Le rôle assigné au vaisseau Orion est d’amener l’équipage sur une orbite lunaire haute, où deux des astronautes s’embarquent dans le vaisseau HLS chargé de les amener à la surface de la Lune. Ce transfert peut se faire directement ou après amarrage à la station spatiale Lunar Gateway, dont la date de mise à disposition reste incertaine. « Le premier vol d’un vaisseau Orion, Artemis I, qui est destiné à qualifier ses systèmes sans emporter d’équipage et qui constitue également le vol inaugural du lanceur SLS, a eu lieu en novembre 2022.
« Artemis II, le premier vol avec équipage qui devait faire le tour de la Lune, était programmé pour avril 2026(mission réussie ?)
La première mission destinée à amener des astronautes sur le sol lunaire sera Artemis III
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Les visiteurs de ce site pourront consulter un fichier dévolu à cette étape importante de la recherche spatiale qui ne manque pas d’interpeller le bon sens commun sur la réalité de son intérêt pour le bien commun et le progrès de l’humanité lorsqu’on le confronte au banc d’essai de l’acquisition de connaissances nouvelles sur l’organisation et le fonctionnement de l’Univers qui furent à l’origine de la vie terrestre .
On dira de façon liminaire que « « La mission Artemis II a franchi une étape importante dans l’histoire des vols habités en espace lointain. Les difficultés techniques surmontées ne relèvent pas seulement de la performance spatiale : elles ouvrent la voie aux missions suivantes et rappellent que la recherche scientifique ne vaut pleinement que si elle demeure au service de l’humanité, de la connaissance et d’un usage plus responsable des moyens dont dispose notre planète. »
« Le programme Artemis s’inscrit dans une progression : essais initiaux, vol habité de validation, retour sur la Lune, puis préparation d’explorations plus ambitieuses. Il n’a de sens que s’il nourrit aussi une réflexion sur la solidarité humaine, les besoins essentiels des peuples et la valeur du savoir partagé. »
Ceci étant posé on pourra consulter le fichier suivant intitulé :
« Après ARTEMIS 2 : pour un programme de recherche spatiale cohérent au service de l’humanité »
Il est accessible ici
Un pamphlet breton républicain de 1887 mis en lumière.
Dans Le Finistère du 16 avril 1887, un article en breton cornouaillais prône avec vigueur la République comme garante de la paix face aux folies guerrières des rois et empereurs !
Signé « Marianna Goz », ce texte mordant dénonce les risques d’une monarchie restaurée et appelle au vote républicain modéré en Bretagne.
Sa transcription, sa modernisation en breton unifié et son analyse révèlent un breton politique vivant, déjà francisé, vecteur d’idées contemporaines.
Une pépite pour l’histoire culturelle et politique bretonne du XIXe siècle.
Résumé
Cet article “anonyme » en breton, publié dans Le Finistère le 16 avril 1887, est un vibrant plaidoyer républicain. Il oppose la paix parlementaire de la Troisième République aux guerres déclenchées par la seule volonté des souverains (Louis XIV, Louis XV, Napoléon(s). L’auteur(e) raille les royalistes locaux (« tu gwenn ») et les extrémistes, tout en renversant ironiquement l’insulte « Marianne fri lous ». Il appelle les Bretons à voter pour des républicains « fur ha moderet » afin d’éviter de nouvelles catastrophes comme 1815 ou 1870-1871. Ce document montre le breton comme langue de combat politique au cœur des débats nationaux.
Abstract
This 1887 Breton-language article from Le Finistère (16 April) is a fierce republican pamphlet defending the Third Republic’s parliamentary peace against the warlike whims of kings (Louis XIV-XVI) and emperors (Napoléons). Signed « Marianna Goz », it mocks local royalists (« tu gwenn »), rejects extremism, and urges moderate republican votes in Brittany to avoid repeats of 1815 or 1870-1871 disasters. Normalized to unified Breton with French translation and analysis, it reveals a politicized, French-influenced vernacular used for national debates—a key find for 19th-century Breton cultural history.
Diverrañ
Ur pennad brezhoneg e Le Finistère (16 Ebrel 1887) a zisklêr gant fez ar Repoblik d’ar peoc’h, en ouzh ar rouaned (Loeiz XIV-XVI) ha’n napoleonisted war-dro ar brezel. Signet « Marianna Goz », e zere gant feziñ tud ar « tu gwenn » ha galon ar re fur, en e kinnig da vouzañ evit ar repoblikaned « fur ha moderet » evit talvoudoù 1815 ha 1870-1871. Normalizet, troet en dalc’h hag enanalysus, e lakañ en dro ar brezhoneg evel yezh poletik evit ar débatioù broadoù eus ar XIXvet kantved.
Les visiteurs de ce site pourront consulter les différentes versions de ce document extrait de la presse ancienne numérisée Fichier 1
Que T.R. et PPty. soient remerciés pour leur contribution à la connaissance de l’instauration de la République dans les campagnes bretonnes à la fin du 19è siècle .
Contre la tranquillité de l’antisémitisme : appel à la vigilance républicaine !
Il fait suite à la mise en ligne le 22 mars 2026 sur Mezetulle, le blog revue de Catherine Kintzler, d’un article de Benjamin Hagiarian intitulé :
Sur une certaine tranquillité de l’antisémitisme
« Un antisémite a toujours son Juif »
Ledit article est accessible en cliquant sur Fichier 1 .
En réalité il n’y a pas d’antisémitisme tranquille ; il n’y a pas pire antisémite que celui qui se défend de l’être.
C’est dans ce contexte très particulier que l’ASVPNF lance un appel solennel à l’exercice de la fraternité et de la tolérance dans toutes les institutions de la République.
Dame de fer et femmes de sciences : de la Tour Eiffel à la postérité !
Le 30 mars dernier, le Centre de Recherches Henri Aigueperse , UNSA Education publiait sur son site internet un article intitulé :
« La Dame de fer va honorer des femmes de sciences”
Il révèle que « d’ici 2027, la Tour Eiffel accueillera 72 noms de femmes scientifiques sur sa frise dorée, en écho aux 72 savants masculins gravés depuis 1889. Loin d’être anecdotique, ce projet, porté par la Ville de Paris et l’association Femmes & Sciences1, entend réparer une injustice ».
Le choix de la date et du contexte est lui-même parlant : l’annonce intervient alors que Yasmine Belkaid dirige l’Institut Pasteur depuis le 2 janvier 2024, ce qui donne au texte une résonance contemporaine et institutionnelle forte. Le rapprochement avec Sophie Adenot une Française récemment présente dans l’actualité spatiale renforce encore l’idée d’une conquête de nouveaux espaces de légitimité scientifique par les femmes, au-delà des seules disciplines.
L’ASVPNF a fait le choix de célébrer l’évènement qui est de nature à réparer une injustice et à promouvoir la parité hommes-femmes en proposant à ses lecteurs un bref article dans le prolongement de celui du CRHA :
Dame de fer et femmes de sciences : un chapô pour la Tour Eiffel
Depuis janvier 2026, la Tour Eiffel s’apprête à gravir un nouveau palier de mémoire : les noms de 72 femmes de sciences y seront inscrits, à l’initiative de l’association Femmes & Sciences et avec l’accord de la Ville de Paris. Ce geste symbolique corrige une longue invisibilité : alors que la frise du monument célèbre depuis plus d’un siècle des savants masculins, il s’agit désormais de reconnaître celles qui ont fait progresser la connaissance au service de l’humanité.
Parmi elles, trois figures illustrent à elles seules la diversité des sciences :
Marie Curie, pionnière de la radioactivité, seule femme doublement Nobel, physicienne et chimiste, dont les travaux ont transformé la médecine nucléaire.
Françoise Barré‑Sinoussi, virologue de l’Institut Pasteur, co‑découvreuse du VIH, dont les recherches ont permis à des millions de personnes de vivre avec le VIH plutôt que de mourir du SIDA.
Yvonne Choquet‑Bruhat, mathématicienne de la relativité, première femme élue à l’Académie des sciences en France, dont les démonstrations sur les ondes gravitationnelles ont nourri la physique moderne de l’espace‑temps.
En choisissant ces trois destins, on ne célèbre pas seulement des individus, mais des domaines complémentaires de la science : de la matière et de la médecine à la vie sociale de la santé publique, jusqu’à l’abstraction mathématique qui décrit l’univers. La Tour Eiffel, la « dame de fer », devient ainsi progressivement un mémorial de la diversité des intelligences : un lieu où la science rend hommage, enfin, à celles qui l’ont construite au même titre que les hommes .
Les visiteurs de ce site pourront prendre connaissance de ce bref article en cliquant sur Fichier 2.
Nous remercions les responsables du CRHA-UNSA Education qui nous ont permis de reproduire leur article afin de le représenter sur asvpnf.com.
Jospin et l’Ecole : la réforme inachevée et les Ecoles normales supprimées.
Par « sa rigueur, son courage et son idéal de progrès, il incarnait une haute idée de la République« .
Ce fut un Homme d’Etat « ayant fait preuve d’une conception élevée de l’action publique fondée sur la probité, la clarté et la responsabilité«
Pour notre part nous portons ici un regard sur son oeuvre scolaire en reprenant à notre compte un article de Régis Malet publié le 25 mars 2026 sur le site internet du Café pédagogique qui a suscité notre intérêt et nos remarques;ceux d’une Association loi de 1901 dédiée à la sauvegarde et la valorisation du patrimoine normalien.
Il s’avère en effet que la Loi du 10 juillet 1989 – dite Loi Jospin- portait entre autres dans son article 17 , la création des IUFM et par voie de conséquence la suppression des Ecoles normales primaires.
La disparition de Lionel Jospin invite à revisiter un moment décisif de l’histoire scolaire récente : la réforme de 1989 et la création des IUFM. Régis Malet en propose ici une analyse serrée, centrée sur la triple déconnexion entre formation des enseignants, contenus d’enseignement et rapport de l’école au monde social. Cette lecture éclaire utilement les impasses actuelles de la politique éducative. Elle laisse toutefois dans l’ombre un pan essentiel de notre mémoire : celui des Écoles normales départementales, supprimées une première fois par Vichy en 1940, puis définitivement effacées au profit d’un modèle universitaire qui n’a jamais été stabilisé. C’est précisément ce patrimoine normalien – ses lieux, ses maîtres, sa culture professionnelle – que notre Association entend sauvegarder et faire connaître. Accueillir cette réflexion contemporaine sur l’« inachèvement » des réformes permet de rappeler qu’il n’est pas de projet d’Ecole sans mémoire des institutions qui les ont portées.
Les visiteurs de ce site, souvent fervents défenseurs de la mémoire des anciennes Ecoles normales « départementales », pourront consulter les fichiers suivants (accessibles d‘un simple clic gauche) :
Fichier 1. Jospin, l’école et la réforme inachevée par Régis Malet.
Fichier 2. Note critique : Jospin, l’école et la rupture silencieuse avec les écoles normales par T.R. et PPty.
Suite à ces lectures qui ne manqueront pas de susciter des discussions enrichissantes on soulignera enfin, l’expérience aidant, qu’il est sans doute plus aisé de détruire un édifice encombrant à rénover que de lui substituer un autre sur des fondations nouvelles insuffisamment assurées.
Que Djéhanne Gani soit remerciée de nous permettre cet emprunt au Café pédagogique.
