Fermeture de l’INSPE de Vannes au profit de l’Université Catholique de l’Ouest
« C’est un véritable coup de massue qui s’abat sur l’INSPE, ses personnels, la profession tout entière, mais aussi sur l’avenir de notre République laïque. »
C’est ainsi que les opposants résument la situation avec la menace de la fin de la formation publique des enseignants à Vannes.
A l’ASVPNF on partage leur indignation et on dénonce la méthode insidieuse de déstabilisation et de destruction de l’Ecole publique par l’arrêt de la formation publique des maîtres. En clair ceci équivaut à « déconstruire » le corps enseignant laïque pour livrer le système éducatif à l’Eglise et à son obscurantisme clérical.
Voici le prolongement normal de ce qui fut initié lors de la mise à la casse des Ecoles normales d’Instituteurs et d’Institutrices par Lionel Jospin en 1989. Trente six ans après (la durée d’une carrière d’Instituteur !), sans coup férir, la formation des maîtres va être assurée-pour le département du Morbihan, d’autres suivront- par un établisement catholique confessionnel qui revendiquera sans vergogne le titre d’Ecole normale en l’affublant de « supérieure »…si ce n’est déjà fait !
Adieu les Trois Lois scolaires fondatrices de la 3è République et rendez-vous au 120è anniversaire de la loi de 1905 dite de Séparation de l’Eglise et de l’Etat.
D’aucuns parlaient récemment de laïcité piétinée alors qu’on se proposait de (re) commencer à prier en classe au lieu d’y émanciper en enseignant la Science et la Raison. L’attaque délibérée contre la formation publique des maîtres par la suppression des INSPE constitue un autre piétinement de la laïcité bien plus grave que le précédent !
A la veille du 120è anniversaire de la loi de 1905
Le SGEC et l’enseignement catholique sous contrat
Proclamer sa Foi pour s’affranchir de la Loi
La rentrée 2025, les projets ministériels relatifs à l’enseignement « obligatoire » à la vie affective et sexuelle et la nomination d’un nouveau responsable au SGEC ont donné lieu à des dévelopements inattendus, voire saugrenus, dans l’enseignement catholique sous contrat (en référence à la loi Debré dont nous demandons l’abrogation). On envisagerait même organiser des temps de prière en classe !
« L’enseignement catholique:avec foi ni loi »
Il y apparaît : « Que dit – et ne dit pas – l’Enseignement catholique, (sans) sous contrat ? À l’occasion de sa première conférence de presse, son nouveau Secrétaire général , Guillaume Prévost, a (d)étonné par ses prises de positions. Celui qui conduit plus de 2 millions d’élèves a livré un discours dense, marqué par la volonté de défendre une certaine vision de l’éducation chrétienne – mais aussi marqué par des silences remarqués. Le mot « Bétharram » n’a jamais été prononcé, ni les « violences sexuelles ». Attaché à la liberté d’enseignement, à la relation éducative, l’enseignement catholique, subventionné à 75% d’argent public, revendique ses spécificités, la confiance des familles… et une forme d’indépendance vis-à-vis du ministère. A en oublier son contrat avec l’Etat ?”
-Le rapport Sauvée de la Ciase,
-Le rapport parlementaire « Spillebout/ Vannier »,
-Le dossier de La Croix : « l’Eglise face la pédophilie et aux abus sexuels »
Les ignorer serait-il un signe des temps au moment d’un changement de gouvernance au secrétariat général de l’enseignement diocésain ?
L’article complet de Djéhanne Gani est accessible sur ce site en cliquant ici .
La laïcité de combat ne peut être ni discriminatoire ni liberticide:
Source de fraternité, elle est émancipatrice !
Sur ce site les visiteurs,amoureux de la laïcité stricto sensu, ont été récemment invités à méditer sur « La laïcité-combat (qui) « doit être réaffirmée face à des groupes intolérants, religieux ou autres. De la même manière que Saint-Just affirmait « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! », n’est-il pas possible de dire : « Pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance ! ».
Cette cordiale recommandation républicaine (URL : https://asvpnf.com/index.php/2025/09/05/quest-il-arrive-a-la-laicite/) reste d’une actualité criante au moment où l’on voit pointer dans des medias de grande écoute des propos oxymoriques tels ceux de « laïcité discriminatoire » ou de « laïcité liberticide » qui appellent à la haine et à la violence. La laïcité est inductrice de tolérance, de fraternité et de liberté.
Nous récusons ces formulations et les provocations qu’elles véhiculent ce qui nous conduit à accueillir sur ce site la réponse lucide et salutaire tenue à ce propos par Catherine Kintzler, philosophe de la laïcité, réponse mise en ligne sur son Blog revue Mezetulle le 15 septembre 2025 .
Les visiteurs pourront consulter cet article à charge en cliquant ici.
Il s’intitule :
Les musulmans, « victimes d’une laïcité discriminatoire et liberticide » ?
Sur une chronique de Samuel Fitoussi
Pour revenir à nos fondamentaux retenons,à l’instar de Catherine Kintzler, que:
« Le principe de laïcité ne contraint aucun culte plus qu’un autre, n’en favorise aucun, la loi est la même pour tous. Le « ressenti » discriminatoire, variante du retournement victimaire, dépend fortement de la quantité de contrainte qu’exerce un culte sur ses adeptes. »
Que Catherine Kintzler, soit vivement remerciée de nous permettre ce nouvel emprunt à Mezetulle.
L’irruption de l’intelligence artificielle
à l’Ecole
Sur ce site, nous avons déjà dédié une insertion à l’irruption de l’ intelligence artificielle (IA) dans la vie courante et à sa confrontation nécessaire à l’intelligence humaine (IH). On pourra y revenir en allant à : https://asvpnf.com/index.php/2025/03/30/intelligence-humaine-et-intelligence-artificielle/
On y découvrira entre autres que « la génération automatique de textes et d’images conduit à édifier un monde de substitution post-humain exerçant une emprise sur ledit sujet. Simulant la symbolisation alors qu’il n’est fait que de codes de signaux, ce monde ignore les notions de vérité, de réalité, d’authenticité, et le statut de sujet en tant qu’agent critique réflexif, y est constitutivement impensable ». On s’y rendra compte aussi qu’elle peut conduire à « des leurres atteignant l’utilisateur lui-même qui se trouve inclus dans le champ de l’emprise et dépossédé subrepticement de son statut de sujet : la perte d’identité se traduit par sa réduction à un profil « customisable » par ce qui est dit de lui – toute personne étant schématisée (et bientôt définie?) par ses traces numériques. »
Sur de telles bases il n’est pas surprenant qu’on ait attiré l’attention des utilisateurs potentiels de l’IA sur ses limites par rapport à l’IH. Ainsi Cathy Alegria (directrice d’études Xerfi) souligne à Xerfi Canal, la revue audiovisuelle en ligne sur « le monde de l’économie, la stratégie et le management des entreprises » les dangers de faire rédiger une synthèse par l’IA .Elle note que « face à un long document, la tentation est forte : l’IA semble pouvoir résumer élégamment en quelques secondes un texte qu’un humain mettrait plus d’une heure à lire, et exigerait une autre heure à synthétiser par écrit. Mais cette performance n’est qu’apparente. Elle confond la vitesse de traitement avec la profondeur de compréhension. Synthétiser, ce n’est pas compresser : c’est interpréter, hiérarchiser, arbitrer. »
On trouvera le détail de l’ exposé de C. Alegria en allant à :https://www.xerficanal.com/strategie-management/emission/Cathy-Alegria-Les-dangers-de-faire-rediger-une-synthese-par-l-IA_3754266.html
Passant du monde de l’entreprise à celui de l’Ecole on pouvait facilement y prévoir les vicissitudes provoquées par l’adoption inéluctale des applications communes de l’IA générative tant par les élèves que par leurs professeurs. On pouvait aussi deviner l’urgence de maîtriser l’outil tant pour lui-même que pour son intérêt pédagogique et d’interroger les problèmes des relations au savoir entre maîtres et élèves qu’il pose. L’irruption de l’IA à l’Ecole peut-elle être perçue comme une possible entreprise de démolition de l’Ecole et comme le levier manquant de la privatisation complète d’une institution publique et républicaine que l’on dit en péril ?
On verra que l’IA- comprise comme un outil d’ intelligence augmentée-doit trouver sa place à l’Ecole à condition que l’Institution qui la porte veille à assurer sans tarder les formations pédagogiques pertinentes y afférent tant pour les maîtres en place que pour ceux en formation professionnelle.
On lira avec intérêt (en cliquant ici) l’article de Jean-Michel Legaud publié dans le Café pédagogique du 5 septembre 2025 sous l’intitulé :
« Le chantier IA de l’Ecole »
Les enjeux et la tâche sont immenses !
Mais pour être productif en la matière il est nécessaire de maîtriser le vocabulaire concerné ! Aussi est-il suggéré aux visiteurs de se poser la questioon de savoir s’ils parlent IA et en toute hypothèse de se rendre au lexique pratique de l’intelligence artificielle accessible à : https://www.culture.gouv.fr/Thematiques/langue-francaise-et-langues-de-france/Agir-pour-les-langues/moderniser-et-enrichir-la-langue-francaise/Nos-publications/50-termes-cles-de-l-intelligence-artificielle .
Que chacun fasse donc connaissance sans tarder de son « chatbot » du jour, c’est-à-dire de son « agent conversationnel » !
Se souvenir afin de mieux combattre
Nous reprenons ici l’intitulé d’un article mis en ligne par le Centre Henri Aigueperse-UNSA Education ( Centre de recherche,histoire,formation) considérant qu’après avoir appelé :
– à s’opposer au droit à l’ignorance revendiqué ouvertement dans des milieux variés (https://asvpnf.com/index.php/2025/07/30/contre-la-volonte-de-ne-pas-savoir-demystifier-lacetamipride-et-sa-biotoxicite/)
-à défendre la liberté de savoir (https://asvpnf.com/index.php/2025/09/13/appel-de-radio-france/)
…il était essentiel pour les visiteurs de ce site,amoureux de la liberté et de l’émancipation citoyenne, de rester bien informés et de garder fidèlement en mémoire les évènements fondateurs de notre communauté nationale. C’est pour y contribuer que nous avons réuni dans cette insertion trois publications récentes du Centre de recherche,histoire, formation précédemment nommé. Elles sont directement accessibles en cliquant sur Fichier 1, Fichier 2 et Fichier 3.
Fichier 1 . Se souvenir afin de mieux combattre
Fichier 2 . 10 juillet 1940 : François Camel ou l’honneur des instituteurs
Fichier 3. Yvonne Hagnauer, une militante au service des enfants
Au final on se souviendra que le propos d’ Adrien Lavergne (fichier 1) fut tenu dans la première circulaire d’après Libération intitulée Notre combat parue dans L’Enseignement public, journal de la FGE-CGT. Il y déclarait : « il nous sera possible, alors d’organiser plus solidement la paix mondiale ; notre jeunesse vigoureuse, active,compréhensive pourra rejoindre les jeunesses des autres nations et travailler au rapprochement des peuples par le rapprovchement des jeunesses. C’est bien un combat que nous avons, que nous aurons à livrer. Un seul mot d’ordre : se souvenir afin de mieux combattre ! ».
A méditer 80 ans après !
Nous remercion chaleureusement Nathalie Meyer et ses collègues du Centre de Recherche, Formation Histoire Sociale (Unsa-Education) de nous avoir permis ces trois emprunts pour le plus grand profit de nos visiteurs. Ceux-ci sont très cordialement invités à se rendre à l’URL https://centrehenriaigueperse.com/ pour mieux connaître les activités de recherche qui s’y mènent.
Le wokisme, l’indifférenciation et la logique inversée de la victime expiatoire
Enseignement et mathématiques
Transmettre le goût de l’effort et de la curiosité intellectuelle
Nous reprenons ici le titre de l’article de Thierry Foucart parunle 10 aoùt 2025 dans Mezetulle ,un article important à lire avec attention en cette période de rentrée. Il en ressort que : «
Qu’est-il arrivé à la laïcité ?
Contre la volonté de ne pas savoir Démystifier l’acétamipride et sa biotoxicité
On s’adresse ici – à tous les visiteurs, citoyens émancipés de la République et notamment ceux d’entre eux, décideurs et législateurs, enclins à régler les problèmes au moyen de lois votées, parfois à la hâte, par la représentation nationale- afin qu’ils prennent en considération quelques commentaires destinés à démystifier l’acétamipride le soi-disant insecticide des jardiniers qui crispe la France par les temps présents. Tous, sans oublier les agriculteurs-utilisateurs, partiellement voire partialement informés des questions posées par son emploi au champ et ailleurs notamment en matière de santé publique, se doivent d’être placés devant leurs responsabilités face à l’émergence de risques majeurs dont les prolongements politiques et sociétaux se dessinent de jour en jour !
Pour y parvenir, mettre en lumière la problématique de l’acétamipride, le biocide tueur d’abeilles et de pucerons dont on occulte avec désinvolture les effets potentiels sur la totalité des composantes de l’environnement et sur tous les protagonistes de la chaîne alimentaire y compris l’Homme, devient une priorité sociétale.
Celle-ci ne peut se régler à bon compte, par la seule bonne conscience dont on peut être porteur après avoir protesté et pétitionné contre la Loi Duplomb censée assurer la réintroduction prochaine du pesticide en France. Elle ne peut pas plus s’accommoder du fait que ledit insecticide est autorisé et utilisé dans les grandes cultures des pays voisins avec les effets dévastateurs que l’on connaît. Ce n’est pas parce que ces derniers ont fait le choix de sombrer dans l’abîme que nous devons –sous l’égide du sénateur Laurent Duplomb et des parlementaires qui ont souscrit à sa démarche –plonger avec eux comme d’écervelés moutons de Panurge.
Il s’agit alors de contribuer à mettre un coup d’arrêt définitif à ce qui s’apparente à un scandale,à l’instar de ceux ayant déjà défrayé la chronique dans des domaines connexes ( chlordecone, glyphosate, cadmium,etc…) tous associés à la pratique d’ une agriculture intensive assujettie aux lobbies de l’industrie des produits phytosanitaires et aux ordres d’un syndicalisme paysan d’un autre temps. Il s’agit de pourfendre, avec toute la probité nécessaire, la liberté de l’ignorance et la propension à la désinformation selon le mode d’un « trumpisme » à la française ;
On ne lève pas impunément les contraintes à l’exercice –en toute liberté- du métier d’agriculteur en autorisant l’emploi au champ de l’acétamipride et d’autres néonicotinoïdes lorsque dans les medias on annonce à l’envi : « Abeilles domestiques en danger ; bébés contaminés !».
On rappellera ici quelques éléments de la doxa qui semblent avoir formaté l’opinion publique en la matière à savoir :
« En 2025, une loi portée par le sénateur Laurent Duplomb est adoptée permettant la réintroduction dérogatoire de l’acétamipride. Cette disposition est réclamée par les producteurs de betteraves sucrières et de noisettes, avançant n’avoir aucune autre solution pour protéger efficacement leurs cultures. La FNSEA et la Coordination rurale dénoncent une « concurrence déloyale » avec les autres producteurs européens et une « porte ouverte aux importations », notamment de noisettes produites en utilisant des pesticides interdits en France. Le texte suscite de vifs débats. La loi fait l’objet d’une pétition réclamant son abrogation,sur le site de l’Assemblée nationale où elle dépasse le cap des 2 000 000 de signatures ».
Notre Association propose dans ce cas de restreindre la liberté et le droit à l’ignorance et d’inciter à revenir aux fondamentaux de l’émancipation tels qu’enseignés par l’Ecole républicaine à savoir la vérité de la Science et de la Raison et l’intelligence des leçons de chose .
En clair et sans prétendre être exhaustif dans tous les domaines concernés on souhaiterait pouvoir faire connaître aux visiteurs de ce site quelques éléments scientifiquement incontournables sur le mode d’intervention de l’acétamipride dans la protection des cultures d’intérêt agronomique et alimentaire et sur les problèmes de toxicité qui en découlent.
On peut sans grand risque considérer que tous les niveaux des chaînes trophiques aboutisant à l’homme sont affectés ou risquent de l’être. Nul ne doit se complaire à ignorer la réalité des agressions en cours dans l’ensemble de la biosphère et tout citoyen responsable se doit de le dire et de protester contre les termes d’une loi scélérate permettant d’amplifier un scandale déjà bien enclenché dans notre environnement imm.édiat.
Les visiteurs pourront à ce propos consulter deux fichiers
Fichier 1. Manifeste de l’ASVPNF pour une agriculture responsable et une protection de la biodiversité et contre la réintroduction de l’acétamipride et des pesticides toxiques.
Fichier 2 . L’acétamipride ; mécanisme d’action sur le système nerveux et effets sublétaux documentés.
