L’irruption de l’intelligence artificielle
à
l’Ecole publique
En 2011, le Ministère de l’Education nationale (B.O. du 10 mars ) faisait savoir que « les dernières évaluations nationales et internationales faisaient apparaître une baisse des compétences des élèves en mathématiques. En outre, si la curiosité naturelle des enfants pour les sciences se développe à l’école, elle tend à s’émousser au collège. Au sortir du lycée, les flux d’élèves qui s’orientent vers les filières scientifiques et techniques sont insuffisants au regard des besoins de l’économie.
« Notre système éducatif doit ainsi relever un double défi : redonner, d’une part, toute sa place aux sciences et à la technologie dans la culture de l’élève, et susciter, d’autre part, l’appétence pour les filières et les métiers scientifiques et techniques afin de garantir les flux de chercheurs, d’ingénieurs et de techniciens dont le pays a et aura besoin.
« Cette nouvelle ambition pour les sciences et les technologies à l’École doit également permettre l’éveil des talents particuliers et conduire les élèves qui le souhaitent vers des filières scientifiques et technologiques d’excellence.
« À cet effet, plusieurs mesures seront mises en œuvre à la rentrée de septembre 2011. Elles concernent tous les niveaux de la scolarité et visent à :
-améliorer la maîtrise des fondamentaux des mathématiques et des sciences à l’école primaire ;
-entretenir la curiosité et le développement du goût pour les disciplines scientifiques et technologiques au collège ;
-encourager des vocations pour les carrières scientifiques et techniques au lycée. »
Comment les choses ont-elles évolué depuis ce constat préoccupant ? Qu’est-il ressorti des nombreuses évaluations effectuées depuis cette date ?
On pourra s’en rendre compte en consultant, pour mémoire, celles effectuées au titre du « PISA, le programme international pour le suivi des acquis des élèves » .
« PISA est la plus grande étude internationale auprès d’élèves dans le domaine de l’éducation. Pilotée par l’OCDE, PISA mesure l’efficacité des systèmes éducatifs. L’objectif est de comparer les performances des élèves issus de différents environnements d’apprentissage, pour comprendre ce qui les prépare le mieux à leur vie d’adulte.
L’étude est menée tous les trois ans auprès de jeunes de 15 ans, qu’ils soient scolarisés dans un établissement public ou privé sous contrat, au collège ou en lycée agricole, général, technologique ou professionnel. PISA évalue leurs capacités à mobiliser leurs connaissances scolaires et à les utiliser dans des situations proches de la vie quotidienne.
Les résultats de PISA ne sont pas individuels. Les réponses des élèves sont réunies et analysées de manière à étudier leur système éducatif.
Une compétence majeure est testée à chaque fois à tour de rôle. En 2022, la majeure portait sur la culture mathématique comme en 2012, qui constitue donc le point de référence.
En mai 2022, environ 8 000 élèves de 15 ans scolarisés dans 335 collèges et lycées français ont donc participé aux épreuves de l’enquête PISA, ainsi que leurs homologues de 80 autres pays ou « économies partenaires ».
La France ne fait pas exception à la baisse généralisée des performances en culture mathématique dans l’OCDE : elle obtient un score global qui la situe dans la moyenne des 37 pays de l’OCDE. Cette performance représente une forte baisse par rapport à l’année 2012, précédente année consacrée principalement aux mathématiques.
Les autres volets de l’enquête PISA 2022 portaient sur la culture scientifique, la compréhension de l’écrit et la vie de l’élève. Le score moyen de la France en culture scientifique (487) est en baisse par rapport à 2015. Une baisse importante est également constatée en compréhension de l’écrit depuis 2018 (de 493 à 474 points). Dans ces deux domaines, le score de la France n’est pas différent du score moyen des pays de l’OCDE.
Tout ceci n’a rien de rassurant au moment où les technologies de l’intelligence artificielle (IA pour intelligence augmentée tel que recommandé sur ce site)dont l’emprise sur la vie quotidienne est de plus en plus prégnante, fait irruption à l’Ecole élémentaire, au Collège et au Lycée.
Ceci a conduit à des commentaires nombreux et divers dans les medias au moment où d’aucuns rappelaient fort justement le propos de Condorcet (1792 !) à savoir :
« La première condition de toute Instruction est de n’enseigner que des vérités.»
Est-on vraiment assuré de satisfaire à ce critère essentiel en la matière et si oui comment et pour quoi faire ? Ce n’est vraiment pas ici le lieu privilégié pour répondre à ces questions existentielles ni sur le plan fondamental et scientifique ni sur celui des applications aux sciences de l’éducation et à leurs déclinaisons dans les institutions scolaires et universitaires.
Pöur bénéficier d’amorces en la matière on se contentera de renvoyer les visiteurs à quelques adresses répertoriées parmi beaucoup d’autres :
-https://www.education.gouv.fr/cadre-d-usage-de-l-ia-en-education-450647
-https://www.ac-paris.fr/l-intelligence-artificielle-dans-l-education-130992
-https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/11/24/en-s-adaptant-a-l-ia-l-ecole-peut-conserver-son-role-irremplacable_6654578_3232.html
-https://www.sorbonne-universite.fr/dossiers/intelligence-artificielle/lia-dans-leducation-entre-opportunites-et-defis
-https://www.reseau-canope.fr/ia-et-education
-https://www.cahiers-pedagogiques.com/intelligence-artificielle-trois-defis-pour-lecole
-https://www.unesco.org/fr/articles/lia-et-le-futur-de-leducation-bouleversements-dilemmes-et-perspectives
-https://www.persee.fr/doc/aster_0297-9373_2000_num_31_1_1176
On rappellera aussi, au risque de paraître anachronique, que «L’introduction d’un enseignement obligatoire des notions de sciences physiques et naturelles dans les programmes de l’école élémentaire en 1882 fut l’une des innovations de l’enseignement primaire au moment de la réorganisation de l’Instruction primaire par la IIIe République. Dans le dernier quart du XIXe siècle, la volonté de généraliser l’enseignement scientifique se traduisit par un développement des moyens mis en œuvre visant la réussite de l’instruction scientifique dans les écoles primaires. Parmi ces moyens, les écoles normales chargées de former les maîtres et les maîtresses d’école constituaient un enjeu stratégique. » (Cf. https://theses.hal.science/tel-01503436/file/76909_MARTINEZ_2016_diffusion.pdf). On serait tenté de supposer dès lors que l’Ecole républicaine et ses maîtres formés dans les Ecoles normales ferrystes avaient un rôle « utilitariste » au sens de Benoît Peuch, 2020 (https://laviedesidees.fr/Alain-Fernex-Creer-l-ecole ).
Quoi qu’il en soit au moment du cinquantenaire de la dite Ecole on chantait la gloire des émancipateurs qui répandaient la lumière et semaient le progrès et celle de l’Ecole qui montrait la Science, le chemin du vrai et delui de la Raison.
Toute cette histoire -ce n’est pas une légende- mérite d’être rappelée au moment où l’Ecole se trouve confrontée aux technologies de l’IA et qu’il s’agit de prendre avec discernement et sans tarder les dispositions utiles et nécessaires pour que l’Institution scolaire dans son ensemble et tous ses protagonistes en ressortent gagnants.
Pour notre part, nous proposons aux visiteurs de consulter deux fichiers qui peuvent témoigner de la confusion présente et de cheminements possibles pour en tirer le meilleur au bénéfice de nos écoliers, notre jeunesse, nos futurs citoyens ;
Fichier 1 . IA : l’Ecole appelée à jouer son rôle social et politique (par Djéhanne Gani)
Fichier 2. L’intelligence artificielle à l’Ecole publique(contribution de l’ASVPNF )
Que Djéhanne Gani soit remerciée de nous permettre ce nouvel emprunt au Café pédagogiqaue.
Liberté et oppression
A partir d’une lecture de Simone Weil
Selon Simone Weil (l’Enracinement, 1943), « la liberté d’expression totale, illimitée pour toute opinion quelle qu’elle soit, sans aucune restriction ni réserve, est un besoin absolu pour l’intelligence ». Elle écrivait aussi suscitant réflexion et angoisse, dans son amour « impérieux de la vérité » : « l’enracinement reste peut-être le besoin le plus important de l’âme humaine. Un être humain a une racine par sa participation réelle, active et naturelle à l’existence d’une collectivité qui conserve vivants certains trésors du passé et certains pressentiments d’avenir . »
C’est sur la base d’une (re)lecture d’un ouvrage de Simone Weil que Thierry Foucart propose-dans un article récemment mis en ligne dans Mezetulle-blog revue de Catherine Kintzler- le produit de sa réflexion sur la liberté et l’oppression considérant que la société du temps libre,telle que nous la connaissons, n’a pas nécessairement conduit à promouvoir la liberté.
Le propos prémonitoire d’un autre temps de Simone Weil incite à le transrire dans toute sa lucidité dans les sombres perspectives des temps présents tant pour notre démocratie que pour l’ensemble de la planète…Elle écrivait en 1934 : «La période présente est de celles où tout ce qui semble constituer une raison de vivre s’évanouit, où l’on doit, sous peine de sombrer dans le désarroi ou l’inconscience, tout remettre en question. »
Les visiteurs de ce site pourront consulter l’analyse qu’en fait Thierry Foucart en cliquant ici. Ils ne manqueront pas d’en tirer des enseignements et de se rappeler l’adage de Victor Hugo venu du siècle précédent « la liberté commence où l’ignorance finit » !
Petite chronique
d’après CIASE et Betharram (III)
La source des faits et méfaits associés aux démêlés de l’Eglise catholique ,sa hiérarchie cléricale et ses institutions confrontées aux violences, et agressions diverses révélées plus particulièrement dans le rapport de la CIASE et par l’affaire Betharram, largement documentés sur ce site, est véritablement et tristement intarissable.
En hommage à Marguerite Bodin
du “premier contingent”
des
Institutrices laïques normaliennes
(1869- 1940)
Le centre de recherches Henri Aigueperse, UNSA-Education de Lyon, a récemment mis en ligne un article dévolu à l’histoire singulière de Marguerite Bodin, ancienne élève-maîtresse de l’Ecole normale d’Institutrices d’Auxerre (Yonne). Au même titre que nous avons consacré sur ce site un article mettant en lumière l’histoire pionnière de l’institutrice féministe qu’était Josette Cornec (cf. https://asvpnf.com/index.php/2025/10/19/hommage-de-lasvpnf/ )nous accueillons avec beaucoup d’intérêt des éléments fondateurs sur le cursus de Marguerite Bodin. Pédagogue ayant marqué son époque elle eut,elle-aussi, un rôle pionnier en matière de syndicalisme enseignant et de féminisme.
Les visiteurs de ce site pourront consulter à ce propos deux fichiers :
Fichier 1 . Marguerite Bodin, une institutrice pionnière et visionnaire oubliée (Centre de recherches Henri Aigueperse)
Fichier 2 . BODIN Marguerite (notice du Maitron patrimonial).
On retiendra que «par ses écrits et son engagement, elle a anticipé les grands principes de la mixité scolaire, de l’égalité filles-garçons et de la pédagogie active. Elle a su penser l’école comme un lieu de liberté et d’émancipation, fidèle à la devise républicaine. Elle laisse l’image d’une éducatrice visionnaire, convaincue que l’école peut transformer la société. »
Une féministe militante de l’internationalisme et de la paix à ne pas oublier par les temps présents, tant chargés d’incertitudes !
Pour une « nouvelle laïcité » appliquée à l’intelligence artificielle (IA)
Un fidèle visiteur de ce site, amoureux inconditionnel de la laïcité républicaine de combat, nous a fait parvenir en vue d’une insertion sur le site asvpnf.com la copie d’un article de l’hebdomadaire Marianne ( N° 1495 du 6-12 novembre 2025) intitulé comme indiqué ci-dessus (cf. https://www.marianne.net/agora/les-signatures-de-marianne/frederic-taddei-lia-sera-un-formidable-auxiliaire-de-vie-si-nous-la-traitons-comme-un-outil-pas-comme-un-oracle)
Il y est suggéré de traiter l’IA comme la religion d’une nouvelle église dévolue aux applications magistrales d’une néo-providence initiée par une algorithmique conçue et mise en oeuvre par de lointains gourous prétendant gérer le sort de la planète entière sans compter certaines exoplanètes d’intérêt.
Selon l’auteur , Frédéric Taddeï, il est temps que la République -potentiellement en péril – se mobilise pour protéger le devenir de ses institutions et de ses citoyens. Pour y parvenir, c’est de bonne guerre , il propose une extension de la Loi fondatrice du 9 décembre 1905 de façon à Séparer les machines algorithmiques de l’Etat. L’approche proposée, sous des aspects satiriques voire pamphlétaires, suscite réflexion et révèle que dans huit domaines bien identifiés l’IH (intelligence humaine) devrait rester maître d’oeuvre. Mais comment y parvenir ?
Pour lui il s’agit de traiter l’IA comme un outil utile dans certaines circonstances et non comme un oracle. Mais l’homme pourra-t-il imposer à ses pairs bien instruits et convaincus de potentialités mutipliées au moyen de l’IA cette nouvelle Séparation ? Le combat risque d’être malaisé,comme il le fut en d’autres temps, et le recours à une histoire considérée d’emblée comme anachronique inopérant.
Quoi qi’il en soit les visiteurs indignés pourront prendre connaissance des propos du CAL sur la question, celui-ci pointant l’IA à l’épreuve de la laïcité (https://edl.laicite.be/que-veulent-vraiment-les-laiques/lintelligence-artificielle-a-lepreuve-de-la-laicite/ )…à moins que ce soit déjà l’inverse.
On sait que l’IA elle-même s’est déjà positionnée en proclamant via ses agents conversationnels qu’ « elle-même n’a pas de croyances religieuses ou spirituelles, donc elle est intrinsèquement laïque ». Voilà qui est vite dit, vite fait ! On retiendra ;c’est essentiel que « La transparence des algorithmes et la connaissance de leur fonctionnement par tous les usagers deviennent donc des enjeux laïques à part entière ».
On pourra aussi prendre connaissance du propos de Sophie François, coordinatrice de la communication digitale du Centre d’Action Laïque, dans un article intitulé :
L’intelligence artificielle : un enjeu laïque ?
Où cette auteure souligne que :
« S’il est bien un domaine qui nous amène à nous interroger en ce début du XXIe siècle, c’est celui de l’intelligence artificielle (IA). Les avancées technologiques et informatiques fulgurantes de ces trente dernières années sont en effet en passe de bouleverser notre rapport au monde. Désormais, c’est le règne des algorithmes, du big data et de l’IA. La donnée personnelle quant à elle est devenue l’or noir d’un nouvel eldorado digital » (cf ; https://www.calliege.be/salut-fraternite/108/lintelligence-artificielle-un-enjeu-laique%E2%80%89/ )
L’article original de F. Taddeï est accessible en cliquant ici
Aimer l’Ecole publique républicaine, gratuite, obligatoire, laïque et libérée des contraintes de la loi Debré
Dans un récent article paru dans le Café pédagogique, Djéhanne Gani posait la question cruciale de savoir comment on peut aimer l’Ecole publique lorsqu’on lui a dévolu sa vie professionnelle et politique et que l’on fait scolariser ses enfants à l’ecole confessionnelle catholique. Les exemples fâcheux de ce type sont malheureusement nombreux notamment aux plus hauts niveaux de la hérarchie académique ; ils ont suscité chroniques et polémiques. On ne prétend pas y apporter ici de réponses argumentées, on souhaite seulement les dénoncer avec toute la vigueur nécessaire et à appeler à un amour fidèle sans faille à l’Ecole publique laïque et à ses maîtres .
Les visiteurs de ce site sont invités à consulter à ce propos les deux fichiers suivants ;
Fichier 1. Quand la France aura-t-elle enfin un ministre de l’Éducation nationale qui aime l’école… publique ? par D. Gani
Fichier 8. Aimer l’École publique républicaine par T.R. ; ASVPNF
Une mise au point salutaire à méditer !
Tous les amoureux de la laïcité de la République française s’apprêtant à célébrer les 120 ans de la loi de Séparation des églises et de l’Etat consulteront avec intérêt, ci-dessous ,l’article fondateur de Catherine Kintzler intitulé :
Les musulmans, « victimes d’une laïcité discriminatoire et liberticide » ?
Sur une chronique de Samuel Fitoussi
Paru dans Mezetulle le 15 septembre 2025,il permet de récuser irrémédiablement l’idée qui se propage de jour en jour et selon laquelle « les enfants de la République (dont nous faisons tous partie)pourraient prochainement se voir distinguer en fonction de leurs églises » et éventuellement ( ?) en raison de leur non-appartenance aux susdites.
Sous la plume acérée de Catherine Kintzler il apparaît
« Après l’annonce de la décision de Gérald Darmanin imposant la neutralité religieuse aux élèves de l’École nationale de la magistrature, Samuel Fitoussi présente le 9 septembre à ce propos une chronique sur Europe 11. La première phrase en est : « J’ai 28 ans et aussi loin que je me souvienne, le débat public français est rythmé par ce qu’il convient d’interdire aux musulmans ». Et de faire une liste : « En 2004, on proscrivait le voile à l’école, quelques années plus tard c’était la burka dans l’espace public, puis les prières de rue ; on a ensuite songé à bannir les menus sans porc à la cantine et à empêcher les mères voilées d’accompagner leurs [sic] enfants en sortie scolaire. Encore un peu plus tard, on interdisait ou on envisageait d’interdire le burkini sur les plages, le port du hijab dans les compétitions de football, le burkini à la piscine ou encore l’abaya à l’école. »
« J’ai d’abord cru à une coquetterie littéraire dont le genre a été rendu classique par Montesquieu2 : une sorte de réquisitoire paradoxal qui, en ridiculisant chaque étape du raisonnement, déboucherait sur le démontage de cette accumulation d’erreurs et de pseudo-arguments.Mais non c’était très sérieux ».
Mais le sérieux, implacable, reste à découvrir dans le document joint accessible en cliquant sur Fichier 1.
Notre République laïque doit rester indivisible !
Que Catherine Kintzler soit chaleureusement remerciée de nous permettre d’emprunter ce morceau d’anthologie à son blog revue Mezetulle .
Petite chronique d’après Ciase et Betharram (1)
Sur ce site on a tenté de rendre compte de ce que nous avions appelé des turpitudes et contre-turpitudes cléricales et ecclésiales ayant trait aux démêlés de l’Eglise face à la « pédophilie,violences et abus sexuels commis en son sein et ses Institutions » et ceci via le décryptage de l’actualité (presse et autres medias) au travers du prisme de la laïcité .
Il ne s’agit pas de baisser la garde en la matière ni de faiblir dans notre propension à condamner avec rigueur le caractère systémique de ces actes répréhensibles et à souligner la nécessité de recourir à la justice des hommes et non à la justice divine pour juger les coupables et obtenir réparations.
C’est pourquoi nous nous proposons d’ouvrir un nouveau dossier intitulé : « Petite chronique d’après Ciase et Betharram ».
Les visiteurs , sans doute indignés par les effets inattendus de la libération de la parole notamment dans le grand Ouest du territoire national, pourront consulter ici trois fichiers (clic gauche ) :
Fichier 1. L’après-Betharram, contrôle inopiné dans les établissements privés sous contrat : un exemple rennais
Fichier 2 . Après la Ciase, violences en Finistère…
Fichier 3. Le témoignage révélateur d’une ancienne ministre
Protester, dénoncer, condamner
Communiquer pour revendiquer
et
Promouvoir la laïcité-combat !
Communiqué du Comité Laïcité République
Prière à l’école : l’obligation de neutralité pendant les cours s’applique aussi à l’enseignement catholique (CLR, 27 sept. 25)
https://www.laicite-republique.org/priere-a-l-ecole-l-obligation-de-neutralite-pendant-les-cours-s-applique-aussi.html
« Le nouveau secrétaire général de l’enseignement catholique a décidé de célébrer, à sa manière, les 120 ans de la loi de séparation des églises et de l’état.
En déclarant vouloir « redonner clairement le droit à une enseignante de faire une prière le matin avec ses élèves », le secrétaire général de l’enseignement catholique transgresse délibérément la règle qui sanctuarise le temps d’instruction dans les établissements sous contrat. Il est clair que la prière en classe enfreint le principe de neutralité scolaire, spécialement dans des établissements financés en partie par des fonds publics.
Ne soyons pas naïfs. Cette offensive était prévisible. Les interprétations approximatives de cette loi par certains préfets (validation par le préfet du Rhône d’une subvention accordée par la Mairie de Saint Cyr au Mont d’Or à une association cultuelle, La rando Saint JO), les rappels obsessionnels des origines chrétiennes de la France pour répondre au fantasme de grand remplacement, le prétendu renouveau de la foi catholique illustré par ces baptêmes dont on a fait grand bruit étaient les signes annonciateurs d’une volonté affirmée de revenir sur les termes d’un contrat passé entre la République et son dispositif d’enseignement.
Le Conseil d’État a rappelé à plusieurs reprises, que les enseignants restent soumis à une obligation de neutralité pendant leurs cours, même dans un établissement catholique sous contrat.
Cette offensive invitant à une relecture de la loi s’accompagne d’une défiance marquée envers les contrôles effectués par la puissance publique.
En ce qui nous concerne, nous attendons des pouvoirs publics la plus extrême fermeté pour faire respecter la loi. »
Comité Laïcité République,
Communiqué du Collectif Laïque National
7 octobre 2025
Un infiltré au ministère au service du cléricalisme
Guillaume Prévost, secrétaire général de l’enseignement catholique depuis le 1er septembre 2025, fut quelques années sous-directeur de la vie scolaire au ministère de l’Education nationale. N’était-ce pas là le bon endroit pour préparer son mandat auprès de l’Église et amplifier la concurrence avec le service public d’éducation ?
Dès ses premières interventions publiques, le nouveau secrétaire général de l’enseignement catholique (SGEC) a développé une « vision chrétienne de la sexualité », dans la droite ligne de la « Manif pour Tous » : le mariage est voulu par Dieu comme l’union d’un homme et d’une femme, en vue de laprocréation.
C’est le contraire de « l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle » (Evars) instaurée par les programmes nationaux. Le SGEC est pourtant bien placé pour connaître le principe de base de la loi Debré régissant les établissements privés sous contrat –dont 96% des élèves relèvent de l’enseignement catholique : les programmes enseignés doivent y être les mêmes que dans les établissements publics.
L’Eglise catholique est d’ailleurs fort mal placée en la matière, vu les diverses affaires de violences, physiques et sexuelles, dans ses établissements, que l’affaire Bétharram a révélées.
Non content de cette première attaque, le SGEC a également revendiqué qu’un enseignant puisse faire une prière en début de cours, au nom du « projet d’éducation catholique ». Or cette activité explicitement prosélyte contrevient à l’obligation de neutralité des enseignants inscrite dans le Code de l’Éducation, et ne peut se dérouler sur le temps scolaire.
Le Collectif rappelle que l’Etat ne passe contrat qu’avec des établissements, non avec un « réseau », encore moins un culte. L’Église et son représentant, le SGEC, n’ont donc aucun droit de regard sur les dispositions législatives et réglementaires en matière de programmes, sauf à mettre en péril la laïcité scolaire.
Le Collectif demande au ministère de l’éducation nationale de contrôler que le programme Evars est mis en place dans les établissements sous contrat et de leur rappeler l’illégalité des prières sur le temps d’enseignement.
Renforcer les particularismes de l’enseignement catholique relève en outre d’une stratégie de conquête du marché éducatif, contraire à l’objectif de mixité sociale, et contribue au démantèlement de l’Éducation nationale. Mais n’était-ce pas la logique inévitable de la loi Debré ?
En ce 120e anniversaire de la loi de 1905, le Collectif dénonce ce remariage de l’Église et de l’État, qui ouvre une brèche institutionnelle fondamentale dans les institutions de la République en transgressant les lois scolaires.
Fait à Paris, le 7 octobre 2025
LES ASSOCIATIONS SIGNATAIRES
Agir pour la Laïcité et les valeurs républicains
Association de défense des laïques (AD3L)
Association des Libres Penseurs de France
Association Européenne de la Pensée Libre (A.E.P.L.)
Association Laïcité-Liberté
Association Libres MarianneS
Cercle Ferdinand Buisson
Comité – Laïcité – République
Comité de réflexion et d’action laïque – CREAL76
Egalité, Laïcité, Europe – EGALE
Fédération Française du Droit Humain (FFDH)
Fédération Nationale des Délégués Départementaux de l’Education Nationale (D.D.E.N.)
Femmes Contre les Intégrismes – FCI
Grand Orient de France
Grand Orient Latino Américain
Grande Loge Féminine de France
Grande Loge Mixte Universelle
Laïcité 18
Laïcité 40
Laïcité et Féminisme
Ligue du Droit International des Femmes (la) – (L.D.I.F.)
Lumières Laïques Cercle Maurice Allard
Observatoire de la Laïcité de Provence (OLPA)
Observatoire de la Laïcité de Saint-Denis (OLSD)
Regards de Femmes
Union des Familles Laïques – (U.F.A.L.)
Unité Laïque
Vigilance Collèges Lycées
Vigilance Universités
Qu’est-ce que le Collectif laïque national ?
https://www.cercleferdinandbuisson.fr/le-collectif-la%C3%AFque-national
Depuis 2021, le Cercle Ferdinand BUISSON est membre du Collectif Laïque National ( CLN ). Il explique :
Le « Collectif laïque national », suite du « Collectif laïque » créé en 2011, est un regroupement informel d’obédiences maçonniques et d’associations agissant pour la laïcité et les droits de l’Homme.
Par consensus, le Grand Orient de France en assure le secrétariat et met ses locaux à sa disposition.
Chaque association est libre de signer ou non les communiqués et rapports élaborés collectivement.
Les divers communiqués figurant en annexe ne portent pas tous les mêmes signatures, et aucune association n’est obligée de signer le rapport annuel, même s’il est adopté à la majorité la plus large possible, après débat et amendements.
Ainsi est préservée l’autonomie de chaque participant, sans nuire à l’expression collective ni à la coordination des actions.
Chaque année, depuis 2014-2015, ce Collectif produit un rapport faisant l’état des lieux de la laïcité en France, et regroupant les communiqués qu’il a publiés.
Si la radicalisation, l’islamisme, ou le terrorisme relèvent de la sécurité publique, la laïcité bien comprise peut contribuer à isoler ces fléaux en confortant les fondements de la République.
En parallèle on peut lire dans une tribune de Pierre Ouzoulias (Sénateur communiste des Hauts-de-Seine) parue dans le quotidien La Croix du 15 octobre 2025 que : e
« La préservation de l’enseignement catholique ne peut passer par un affaiblissement de la laïcité ».
https://www.la-croix.com/a-vif/la-preservation-de-l-enseignement-catholique-ne-peut-passer-par-un-affaiblissement-de-la-laicite-20251014
On peut se féliciter de la position de l’honorable sénateur et découvrir ci-dessous son propos :
Pour lui la société actuelle n’accepterait pas le retour de la catéchèse à l’école (sic ! la République laïque n’est pas encore abolie , ndlr). . Il apparaît cependant que : «
« Après la déclaration du nouveau secrétaire général de l’enseignement catholique, Guillaume Prévost, soutenant qu’un enseignant du privé sous contrat devait pouvoir faire une prière en classe, Pierre Ouzoulias expose les raisons de son désaccord profond. Et rappelle l’importance de l’instauration, en 1959 de la loi Dedré (Sic ! à l’ASVPNF on persiste à demander l’abrogation de cette loi scélérate, ndlr)
“Le nouveau secrétaire général de l’enseignement catholique, Guillaume Prévost, a réaffirmé dans une séquence médiatique inédite l’identité et la mission religieuse des établissements confessionnels. Il souhaite que l’enseignement catholique soit « plus pleinement chrétien » en s’inspirant davantage de la doctrine sociale de l’Église pour accomplir pleinement sa pastorale. La possibilité de dire une prière en classe a été retenue comme la proposition emblématique de cette nouvelle politique.
« Au-delà du retentissement de cette controverse, j’analyse l’expression de cette ambition comme une forme de reconnaissance implicite de la tendance de nombreux établissements confessionnels à recruter leurs élèves parmi les classes sociales les plus aisées. Cette évolution est indiscutablement attestée par la publication des indices de position sociale (IPS) des établissements. Elle n’est pas la conséquence d’un processus qu’ils subissent, mais le résultat de leurs choix économiques, assez éloignés de la doctrine sociale de l’Église.
Peut-on prier en classe dans l’enseignement catholique ?
Pour ne prendre que l’exemple des Hauts-de-Seine, les 20 collèges aux IPS les plus élevés sont tous privés et les vingt collèges aux IPS les plus bas sont tous publics. Certes, cette ségrégation scolaire est corrélée à la forte différenciation sociale de l’habitat de ce département, mais cela n’explique pas l’augmentation importante et continue des IPS des établissements privés depuis dix ans. Les demandes d’inscription dans ces établissements étant plus nombreuses que les places disponibles, il est difficilement contestable que des choix aient été faits en fonction de critères sociaux.”
Fragiliser l’équilibre trouvé par la loi Debré
« La grande majorité des parents qui choisissent l’enseignement privé ont une relation lointaine avec le culte catholique et ne le font pas pour des raisons religieuses. Dans de nombreux territoires, l’établissement catholique est d’abord l’instrument du contournement de la carte scolaire. Il est privilégié pour éviter l’établissement public qui est considéré comme moins performant.
“Je ne doute pas de la sincérité des déclarations de Guillaume Prévost, mais je pense qu’il lui sera difficile de concilier la mission pastorale des établissements catholiques avec leur recrutement de plus en plus socialement ségrégué. Je pense que l’introduction dans les cours de pratiques cultuelles ne saurait invalider les raisons essentiellement sociales pour lesquelles les parents les choisissent. En revanche, elle risque de fragiliser l’équilibre précaire trouvé par la loi du 31 décembre 1959 dite Debré.”
Écoles catholiques : les enseignants prient-ils vraiment avec leurs élèves en classe ?
“Guillaume Prévost estime que le « caractère propre » qui est reconnu aux établissements confessionnels par cette loi autorise une instillation du religieux dans les programmes officiels et symboliquement la prière en classe. Je ne le crois pas, parce que la société de 2025 n’est plus celle de 1959 et qu’elle n’accepterait pas ce retour de la catéchèse à l’école alors que plus de la moitié des Français se déclare sans religion. La loi Debré défend aussi la liberté de conscience des élèves et des enseignants. Dans une société sécularisée, cette garantie constitutionnelle restreint nécessairement l’interprétation que l’on peut donner de la notion de « caractère propre ».
La France, une République laïque
“Le 12 juin dernier, en réponse à ma question écrite (page 3327 de ce document, NDLR), l’ancienne ministre de l’éducation nationale, Élisabeth Borne, en avait précisé le sens en rappelant que les « établissements privés sous contrat respectent les valeurs de la République et le cadre laïc de l’enseignement obligatoire ». En l’espèce, cette restriction ne permettrait pas à un professeur d’organiser une prière lors de son cours.
“Plus généralement, je ne partage pas la glose très libérale que Guillaume Prévost fait de la loi de séparation des Églises et de l’État dont nous allons célébrer les 120 ans le 9 décembre prochain. Son article second stipule que « la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ». L’État finance l’enseignement des programmes officiels prodigués par les établissements privés.
Religions et société : 120 ans après la loi de 1905, un anniversaire exigeant
« Dans ces cours, aucune manifestation cultuelle n’est permise. En revanche, la pratique religieuse peut être organisée en dehors de ce cursus officiel, c’est-à-dire dans l’enseignement qui constitue le « caractère propre » de l’établissement confessionnel. Cette séparation doit rester hermétique parce que la France est une République laïque.
Jugements égaux
“Guillaume Prévost dénonce la propension nouvelle de l’État à imposer la neutralité religieuse aux citoyens et pas seulement à lui-même. Je note, cum grano salis, que cet argument est aussi mobilisé par les adversaires de la loi de 2004 interdisant le port de signes religieux ostensibles dans les écoles publiques. Il est difficile de juger, comme le fait Bruno Retailleau, que le « voile est l’étendard de l’islamisme » et de refuser l’application de la loi de 2004 dans les établissements privés parce qu’ils seraient les lieux privilégiés des libres expressions religieuses. Il faut un peu de cohérence et la laïcité ne peut être mobilisée pour restreindre les expressions religieuses d’une religion et pour protéger celles d’une autre.
La dimension confessionnelle de l’enseignement catholique et son « caractère propre » sous pression
Il était opportun que ceci puisse être dit et écrit dans le quotidien La Croix .
Hommage de l’ASVPNF
à
Josette CORNEC, Institutrice finistérienne
(1886-1972)
C’est à l’instigation de Virginie Houadec,ancienne élève-maîtresse de l’Ecole normale de Quimper, étonnée de découvrir en 2025 le rôle pionnier de Josette Cornec en matière d’ éducation à la sexualité à l’Ecole au moment où l’on se propose (enfin !) de développer l’EVARS que nous avons pris l’initiative de rendre hommage à cette grande dame de l’Instruction primaire et de l’Ecole Publique dont l’œuvre d’éducatrice reste trop méconnue !
On rappellera que l’EVARS pour « éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité » est un enseignement obligatoire donné au Collège et au Lycée dans le prolongement de l’EVAR (pour éducatiion à la vie affective et relationnelle) donnée à l’Ecole maternelle et à l’Ecole élémentaire ( Cf. https://eduscol.education.fr/2078/connaitre-les-enjeux-de-l-education-la-sexualite )
On pouura aussi découvrir à cette adresse que depuis la loi n°2001-588 du 4 juillet 2001, l’éducation à la sexualité est une éducation obligatoire. L’article L. 312-16 du code de l’éducation précise ainsi qu’elle doit être dispensée dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d’au moins trois séances annuelles par groupe d’âge homogène. Cette disposition s’applique à l’ensemble du territoire, tant dans les établissements publics que dans les établissements privés sous contrat. L’éducation à la sexualité vise principalement le développement de comportements responsables et respectueux de soi et des autres. En cela, elle s’inscrit pleinement dans les missions de l’École qui joue un rôle essentiel dans la construction individuelle et sociale des enfants et des adolescents, en tant que futurs citoyens.
Les contenus de cette éducation sont désormais encadrés par un programme national construit en deux étapes différenciées et complémentaires :
· une éducation à la vie affective et relationnelle pour l’école maternelle et l’école élémentaire,
· une éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité pour le collège et le lycée trop longtemps méconnue .
Selon UNSA education le programme EVARS constitue un enjeu de société majeur (Cf. https://www.unsa.org/Programme-EVARS-un-enjeu-de-societe-majeur.html)
« le programme EVARS (Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et Sexuelle) entre en application dans les établissements scolaires. L’UNSA salue cette avancée, qui dépasse largement le cadre scolaire : il s’agit d’un véritable levier de transformation sociale, au service de l’égalité, du respect et de la protection de toutes et tous.
« L’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle n’est pas seulement une question d’école, elle engage toute la société et contribue à :
· prévenir les violences sexistes et sexuelles,
· lutter contre toutes les formes de discrimination, notamment homophobes et transphobes,
· réduire les risques liés à la santé (grossesses précoces, IST),
· promouvoir une culture du respect et de la bienveillance.
« Dès le plus jeune âge, permettre aux enfants et aux jeunes de comprendre les réalités des rapports sociaux, d’apprendre à reconnaître et rejeter les violences et les stéréotypes, c’est agir en amont pour construire une société plus égalitaire entre les femmes et les hommes, plus protectrice et inclusive.
« Pour l’UNSA, il est fondamental que l’EVARS s’inscrive dans une dynamique collective. Enseignants, personnels de santé, travailleurs sociaux, associations, mais aussi parents et acteurs de terrain : chacun a un rôle à jouer pour garantir une éducation de qualité.
« L’EVARS n’est pas seulement un programme scolaire. C’est une boussole sociétale qui trace un chemin vers une société plus juste, plus respectueuse des diversités et plus protectrice face aux violences :
· où l’égalité femmes-hommes est réelle et vécue au quotidien,
· où les discriminations sont nommées et combattues,
· où chaque individu, quel que soit son parcours, peut s’émanciper dans un climat de respect.
« L’UNSA continuera de porter haut cette ambition, convaincue que l’éducation, lorsqu’elle est partagée et assumée collectivement, peut changer durablement nos manières de vivre ensemble. »
Il était important et salutaire qu’en pareilles circonstances la démarche pionnière de Josette Cornec fût connue et qu’il lui fût rendu hommage sur ce site dévolu à l’histoire de notre système éducatif et à celle de ses maîtresses et de ses maîtres.
Les visiteurs pourront consulter trois fichiers à ce propos :
Fichier 2. Josette Cornec institutrice, pionnière de l’éducation à la sexualité à l’Ecole publique (par Virginie Houadec).
Fichier 3. Eléments biographiques de Josette Cornec.
Maître Paul Cornec, Avocat au barreau de Paris, a été très sensible à l’hommage que nous rendons à sa grand-mère. Considérant qu’elle avait sans conteste le « droit de ne pas être oubliée », nous le remercions très chaleureusement d’avoir soutenu notre démarche.
