Petite chronique d’après Ciase et Betharram (VIII)
« Tant va la cruche à l‘eau qu’à la fin elle se casse » disat le dicton venu de loin…et pourtant, celle contenant les faits et méfaits délicteueux commis au sein de l’Eglise et de ses Institutions ne cesse de se remplir. La source ne peut se tarir puisque la hiérarchie ecclésiale (souvent cléricale) ne semble pas en mesure de tirer les leçons de l’histoire. Nous continuons donc ici à énumérer et à compter les mauvais points et les traumatismes engendrés. Au passage on y saisit des arguments ayant vocation à justifier le combat sans faiblesse des défenseurs de la laïcité contre tous les obscurantismes et les cléricalismes. On en trouvera ci-dessous les traces :
1.Prédations délictuelles organisées sous protection divine
Préambule – Le constat d’une imposture
Depuis des décennies, l’Église catholique en France s’érige en gardienne morale de la société, prêchant la dignité humaine et la compassion divine. Pourtant, sous ce vernis sacré, se déploie un système de prédations qui profane ces idéaux. Le rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase, 2021) révèle un phénomène massif et systémique : entre 1950 et 2020, au moins 216 000 mineurs ont été victimes d’agressions sexuelles par des clercs, religieux ou religieuses, et plus de 330 000 si l’on inclut les laïcs liés à l’institution.
Systémie des prédations
Ces abus ne surgissent pas du hasard, mais d’une emprise organisée, ancrée dans la structure même de l’institution. Le clerc, investi d’un pouvoir absolu sur les âmes vulnérables, exploite confessions et retraites pour asservir, manipuler et violer, souvent en minimisant les actes comme des « faiblesses humaines ». Le droit canonique, censé régir cette justice interne, privilégie la protection des coupables : procédures confidentielles, sanctions tardives et inégalement appliquées, voire simples interdictions de contact avec les mineurs sans poursuites pénales effectives. Ainsi, des évêques et supérieurs ont systématiquement occulté les plaintes, transférant les prédateurs d’une paroisse à l’autre, perpétuant le cycle sous l’égide d’une « justice divine » qui n’est que complaisance hiérarchique.
Complicité sociale et inertie de l’État laïque
Dans une République laïque, fondée sur la séparation des Églises et de l’État depuis 1905, cette impunité est un scandale. L’État, garant des droits humains, ferme trop souvent les yeux, laissant le droit canon prévaloir sur la justice civile. Malgré les révélations de la Ciase et les auditions parlementaires, les poursuites restent rares, et les victimes se heurtent à un mur de silence institutionnel. La société civile, éduquée à révérer le sacré, hésite à confronter ce pouvoir millénaire, permettant à ces désordres de miner la confiance collective et la cohésion républicaine.
Les victimes et la faillite morale du système
Les survivants portent des traumatismes irréparables : souvenirs intrusifs, dépression chronique, perte de confiance en soi et en autrui, souvent qualifiés de « peine de prison à vie ». Aggravés par la qualité des auteurs — figures paternelles spirituelles —, ces maux psychiques et sociaux se transmettent comme une malédiction, détruisant familles et communautés. L’institution, loin de réparer, impose silence et déni, aggravant la blessure par un second viol : celui de l’invisibilisation.
Appel à la lucidité et à la refondation éthique
Face à cet obscurantisme à bout de souffle, la raison et la science imposent un sursaut. Nulle protection divine ne saurait justifier la prédation humaine. Citoyens émancipés, exigeons que la justice laïque prime sur tout code interne, que les victimes soient indemnisées et écoutées à vie, et que l’institution rende des comptes sans délai. Brisons l’emprise : pour la dignité, la vérité et une société libérée des chaînes du faux sacré.
NOTES
Rapport CIASE Français Complet (PDF 647 pages), p. 222-223 : « 330 000 victimes mineures de personnes en lien avec l’Église, dont 216 000 victimes de clercs ».
Rapport CIASE Français Complet, p. 159-174 : « dispositifs d’emprise institutionnelle ».
Rapport CIASE Français Complet, p. 297-300 : « péché contre la chasteté ».
Rapport CIASE Français Complet, p. 251-262 : « Une Église qui se protège du scandale ».
Rapport CIASE Français Complet, p. 99-111 : « l’ampleur des traumatismes ».
Rapport CIASE Français Complet, p. 181-199 : « la difficile sortie du silence ».
Rapport CIASE Français Complet, Synthèse p. 44 : « démarche de vérité et réparation ».
Wikipédia France : « massif et systémique ».
Cet article repose exclusivement sur des faits publics et vérifiés, notamment le rapport CIASE (2021) qualifiant les abus sexuels dans l’Église catholique de « massif et systémique » (216 000 mineurs victimes de clercs entre 1950-2020). Il critique une institution et ses pratiques, sans viser de personnes nommées. La liberté d’expression est protégée par la loi du 29 juillet 1881 et l’article 10 de la CEDH.(voir les sources complètes en notes)II
II. Le journal d’Après Ciase (https://apres-la-ciase.fr)
A. Voici les 17 articles pour la semaine du 9 au 15 février 2026, avec les sujets suivants :
CDC (8) CEF (33) Collège Rambaud, à La Brède (1) Collège Saint-Michel à Bruxelles (1) Communauté des Béatitudes (42) Compagnie de Jésus (20) Dépression (1) Diocèse d’Albi (5) Diocèse de Beauvais (5) Diocèse de Bordeaux (7) Diocèse de Bourges (1) Diocèse de Dijon (10) Diocèse de Rabat (10) Diocèse de Reims (7) Diocèse de Sens (7) Enseignement privé catholique (198) Espagne (7) Formation (98) Frère Daniel-Marie Thévenet (5) Frère Jack Mardesic (5) Frères des écoles chrétiennes (11) Institut Notre-Dame de Vie (3) Institution Jean-Paul-II à Compiègne (1) Les 3P (5) Mgr Éric de Moulins-Beaufort (18) Mgr Pascal Wintzer (7) Ordre des Frères Mineurs Conventuels, OFMconv (5) Père Daniel Prot (5) Père Eugeniusz Plater-Syberg (4) Père Jean-François Pinard (3) Père Peter Meulendijks (3) Père Sébastien Durand (1) Père Yves Grosjean (7) Philippe Madre (1) Suicide (5)
Institution Jean-Paul-II à Compiègne (1) Enseignement privé catholique (198) Diocèse de Beauvais (5)
Il est a présent suspendu à titre conservatoire.
Père Peter Meulendijks (3) Père Daniel Prot (5) Père Jean-François Pinard (3) Les 3P (5) Mgr Éric de Moulins-Beaufort (18) Diocèse de Reims (7)
Il est prévu qu’un appel à témoignages soit lancé par le diocèse.
Collège Rambaud, à La Brède : une enquête ouverte pour violences physiques et sexuelles
Collège Rambaud, à La Brède (1) Diocèse de Bordeaux (7) Enseignement privé catholique (198) Institut Notre-Dame de Vie (3)
Les victimes dénoncent une violence systémique. Les faits remontent aux années 70.
Décrets autorisant la privation de rémunération et amende pour les clercs
CEF (33) CDC (8)
Ces peines expiatoires, votées par les évêques, entrent en vigueur.
Frères des écoles chrétiennes : communiqué de Ampaseo
Frères des écoles chrétiennes (11) Enseignement privé catholique (198)
L’association compte parmi ses membres des victimes des écoles de la congrégation des Lassaliens.
Frères des écoles chrétiennes : l’indemnisation sous conditions
Frères des écoles chrétiennes (11) Enseignement privé catholique (198)
Les victimes peuvent parler des violences mais ne doivent pas critiquer les Lassaliens.
Frères des écoles chrétiennes : les témoignages reçus concernent maintenant 40 établissements
Frères des écoles chrétiennes (11) Enseignement privé catholique (198)
Communiqué de presse du collectif des victimes des lasalliens.
Frères des écoles chrétiennes : une avalanche de témoignages
Frères des écoles chrétiennes (11) Enseignement privé catholique (198)
Difficile de contester l’aspect systémique avec autant de témoignages publiés.
Journée mémorielle au Collège Saint-Michel de Bruxelles
Collège Saint-Michel à Bruxelles (1) Compagnie de Jésus (20) Enseignement privé catholique (198)
Elle était organisée par la Province jésuite d’Europe occidentale francophone.
L’Espagne aussi a eu ses _ »Magdalene laundries »_
Espagne (7)
Ce témoignage lève le voile sur une réalité peu connue.
Le père Sébastien Durand est condamné pour atteinte sexuelle
Père Sébastien Durand (1) Diocèse de Bourges (1)
Il est cependant acquitté pour les viols dont il était également accusé.
Les 10 erreurs les plus fréquentes quand on veut aider quelqu’un en dépression
Formation (98) Dépression (1) Suicide (5)
Et surtout, les alternatives qui aident réellement !
Ordre des Frères Mineurs Conventuels : communiqué du collectif de victimes nouvellement créé
Ordre des Frères Mineurs Conventuels, OFMconv (5) Frère Daniel-Marie Thévenet (5) Frère Jack Mardesic (5)
Les victimes peuvent dès à présent prendre contact par email.
Père Eugeniusz Plater-Syberg : nouvel appel à témoignages
Père Eugeniusz Plater-Syberg (4) Mgr Pascal Wintzer (7) Diocèse de Sens (7)
Mgr Wintzer renouvelle l’appel de septembre dernier.
Père Grosjean accusé de pédophilie : huit nouvelles victimes identifiées
Père Yves Grosjean (7) Diocèse de Dijon (10) Diocèse de Rabat (10)
Il pourrait donc être mis en examen prochainement pour ces nouveaux faits.
Philippe Madre a été débouté de son dernier recours à Rome
Philippe Madre (1) Communauté des Béatitudes (42) Diocèse d’Albi (5)
Il avait été renvoyé de l’état clérical en 2010 pour « abus sexuels ».
CEF (33)
Des ressources pour aider à mettre en œuvre un temps de mémoire et de prière dans les diocèses.
II. Voici les 10 articles pour la semaine du 16 au 22 février 2026, avec les sujets suivants :
Accueil Conseil et conciliation / Emprise et dérives sectaires (4) CEF (34) Communauté des Béatitudes (43) Conseil National pour la Protection des Mineurs (1) Diocèse de Dijon (12) Diocèse de Nantes (17) Diocèse de Soissons (2) Enseignement privé catholique (201) Etablissement d’Angreviers (Gorges) (5) Établissement Saint-Stanislas de Nantes (9) Formation (101) Frère Albert Maës (2) Frères des écoles chrétiennes (13) Guillaume Prévost (6) Légionnaires du Christ (1) Livre (10) Mgr Antoine Hérouard (12) Mgr Laurent Percerou (8) Missionnaires du Sacré-Cœur (2) Père Aimé Victor Bagala (1) Père Marcial Maciel (2) Père Yves Grosjean (8)
Appel à témoignages à Nantes : le bilan au bout de six mois
Établissement Saint-Stanislas de Nantes (9) Etablissement d’Angreviers (Gorges) (5) Mgr Laurent Percerou (8) Diocèse de Nantes (17) Enseignement privé catholique (201)
Sur les 102 signalements traités par le parquet de Nantes, 81 concernent le collège Saint-Stanislas.
Bibliographie récente sur les abus dans l’Église, par la CORREF
Formation (101) Livre (10)
La mise-à-jour de février 2026 vient d’être publiée.
Communauté des Béatitudes : enquête de la CEF au sujet du DIAM
Communauté des Béatitudes (43) Conseil National pour la Protection des Mineurs (1) Accueil Conseil et conciliation / Emprise et dérives sectaires (4) CEF (34)
Le questionnaire envoyé aux victimes analysé par le collectif CAVBéatitudes.
Diocèse de Soissons : un prêtre _fidei donum_ suspendu à titre conservatoire
Père Aimé Victor Bagala (1) Diocèse de Soissons (2)
Il est accusé de « faits de nature sexuelle ».
Frère Albert Maës : « Ils ont décidé, plus haut, d’étouffer l’affaire »
Frère Albert Maës (2) Missionnaires du Sacré-Cœur (2)
Le récit du surveillant qui avait découvert et dénoncé les crimes du frère Albert Maës en 1976.
Frères des écoles chrétiennes : nouveaux témoignages du Doubs à la Côte-d’Or
Frères des écoles chrétiennes (13) Diocèse de Dijon (12) Enseignement privé catholique (201)
On ne compte plus le nombre de témoignages médiatisés ces dernières semaines.
Frères des écoles chrétiennes : une clause de confidentialité pour _ »protéger des tiers »_
Frères des écoles chrétiennes (13) Guillaume Prévost (6) Enseignement privé catholique (201)
Une justification que chacun interprétera comme il le souhaite.
Le Trouble Dissociatif de l’Identité
Formation (101)
Deux vidéos de très grande qualité.
Père Yves Grosjean : l’étrange justification de Mgr Hérouard
Père Yves Grosjean (8) Mgr Antoine Hérouard (12) Diocèse de Dijon (12)
Malgré une psychothérapie pour revisiter son rapport aux jeunes, le prêtre aurait été au contact de mineurs.
Quelle est l’origine du charisme d’une communauté ?
Formation (101) Légionnaires du Christ (1) Père Marcial Maciel (2)
Une réflexion de Léon XIV au sujet des Légionnaires du Christ.
III. Voici les 9 articles pour la semaine du 23 février au 1er mars 2026, avec les sujets suivants :
Association les liens brisés (8) Collège Saint-Michel à Bruxelles (2) Compagnie de Jésus (21) Diocèse d’Agen (3) Diocèse de Bordeaux (8) Diocèse de Fort-de-France (2) Enseignement privé catholique (204) Famille de Saint-Joseph (2) Film (1) Formation (103) Frères des écoles chrétiennes (16) Mgr Alexandre de Bucy (4) Mgr Pierre-Marie Carré (1) Père Albert Stevens (1) Père Bernard de la Perraudière (1) Père Damian Howard (1) Père Dominique Peccoud (1) Père Fransec Peris (1) Père Gaël Giraud (2) Père Gilbert Lamande (3) Père Henry Collard (1) Père Jean Mambrino (2) Père Joseph-Marie Verlinde (2) Père Jules Francken (1) Père Lluis Tó (1) Père Louis Mouren (8) Père Marc de Clercq (1) Père Marko Rupnik (22) Père Patrick Phanor (1) Père Pierre Molinié (2) Père Renato Poblete Barth (1) Père Sauro de Luca (1) Père Yves Cheminan (1) Saint-Genès La Salle de Bordeaux-Talence (4) Sectes et dérives sectaires (10)
Diocèse de Fort-de-France : le père Phanor condamné à 12 ans de prison
Père Patrick Phanor (1) Diocèse de Fort-de-France (2)
Il a été reconnu coupable du viol d’un mineur de 16 ans.
Famille de Saint-Joseph : six plaintes déposées depuis 2020
Famille de Saint-Joseph (2) Père Joseph-Marie Verlinde (2) Mgr Pierre-Marie Carré (1)
La Famille de Saint-Joseph avait « réfuté, aujourd’hui comme hier, avec la plus grande fermeté, les accusations calomnieuses dont [elle a] été l’objet ».
Formation (103) Film (1)
Une fiction diffusée par France Télévisions.
Frères des écoles chrétiennes (16) Enseignement privé catholique (204)
« Nous considérons que c’était dans le projet des frères lasalliens de 1950 à l’an 2000 ».
Frères des écoles chrétiennes (16) Enseignement privé catholique (204)
Ils demandent au ministre les mesures immédiates qu’il souhaite prendre.
La proposition de loi « Vannier-Spillebout » ne sera pas examinée pour le moment
Elle n’a pas été retenue par la conférence des présidents de l’Assemblée nationale.
La Salle Félix Aunac à Agen : le directeur mis à pied
Frères des écoles chrétiennes (16) Enseignement privé catholique (204) Diocèse d’Agen (3) Mgr Alexandre de Bucy (4) Saint-Genès La Salle de Bordeaux-Talence (4) Diocèse de Bordeaux (8)
Il est accusé de « comportements inappropriés » commis à Saint-Genès La Salle de Bordeaux.
Compagnie de Jésus (21) Père Yves Cheminan (1) Père Marc
Une liste à retrouver sur leur site Internet.
Sectes et dérives sectaires : retour à la réalité
Formation (103) Sectes et dérives sectaires (10)
Une experte de sectes analyse des films.
IV. Voici les 12 articles pour la semaine du 2 au 8 mars 2026, avec les sujets suivants :
Abbé Jean-François Guérin (3) Abbé Jean-Louis Béchu (3) CDC (9) Chapelle aux icônes, à Cambo-les-Bains (2) Collège Saint-Charles de Chauny (2) Communauté Saint-Martin (3) Congrégation de Bétharram (77) Diocèse de Bayonne (59) Diocèse de Lyon (17) Diocèse de Quimper (19) Diocèse de Rouen (2) Diocèse de Soissons (3) École Sainte-Marie à Quimper, dite le Likès (4) Enseignement privé catholique (208) Ensemble scolaire La Salle-Passy Buzenval (2) Formation (107) Frères des écoles chrétiennes (18) Kreisker-Sainte-Ursule, à Saint-Pol de Léon (5) Père Beñat Segure (5) Père Louis Ribes (5) PIC La Salle à Béziers (2) Saint-Genès La Salle de Bordeaux-Talence (7) Saint-Jean-Baptiste de La Salle à Rouen (4)
A Givors, il reste encore un vitrail du prêtre pédocriminel Louis Ribes
Père Louis Ribes (5) Diocèse de Lyon (17)
Ces œuvres ne représentent qu’une chose : « Ce sont des scènes de crime », selon une victime.
Abbé Jean-Louis Béchu : création d’un collectif
Abbé Jean-Louis Béchu (3) Kreisker-Sainte-Ursule, à Saint-Pol de Léon (5) Diocèse de Quimper (19)
Sept victimes se sont manifestées à l’Église, et le collectif aurait connaissance de davantage de cas.
Abus et violences dans l’Église : peut-on invoquer la miséricorde ?
Formation (107)
Un article très intéressant publié dans La Vie.
Père Beñat Segure (5) Congrégation de Bétharram (77) Enseignement privé catholique (208)
Six personnes de nationalité ivoirienne ou originaires de ce pays ont déjà dénoncé des faits d’agression sexuelle.
Chapelle aux icônes, à Cambo-les-Bains : son origine reconnue avec l’apposition d’un panneau
Chapelle aux icônes, à Cambo-les-Bains (2) Diocèse de Bayonne (59)
Des prêtres pédophiles soignés au Pays basque ont contribué à sa construction.
Collège Saint-Charles de Chauny : un enseignant condamné à 24 mois de prison
Collège Saint-Charles de Chauny (2) Enseignement privé catholique (208) Diocèse de Soissons (3)
Il était poursuivi pour agression sexuelle et corruption de mineur de moins de 15 ans.
Frères des écoles chrétiennes (18) Enseignement privé catholique La congrégation « déplore cette campagne médiatique ».
L’abbé Guérin, ambivalent fondateur de la communauté Saint-Martin
Communauté Saint-Martin (3) Abbé Jean-François Guérin (3)
Une enquête du journal La Croix.
Les abus dans les communautés monastiques féminines
Formation (107)
Une conférence d’Isabelle Jonveaux, sociologue, disponible sur Internet.
Quelques repères à propos du droit canonique
Formation (107) CDC (9)
Une interview de Mgr Patrick Valdrini.
Révision de la _ratio fundamentalis institutionis sacerdotalis_
Formation (107)
Rapport de Synthèse du groupe d’étude du Synode des Évêques.
Saint-Jean-Baptiste de La Salle à Rouen : de très nombreux témoignages
Saint-Jean-Baptiste de La Salle à Rouen (4) Frères des écoles chrétiennes (18) Enseignement privé catholique (208) Diocèse de Rouen (2)
Cet établissement a été très cité dans l’actualité de cette semaine.
C.Le dossier de La Croix : l’Eglise face à la pédophilie et aux abus sexuels
Le 6 septembre 2024, un rapport a dévoilé de nouveaux témoignages qui accusent l’abbé Pierre de violences sexuelles.
Écoles catholiques lasalliennes : 165 victimes d’agressions sexuelles et physiques recensées
Le charisme après le scandale : ce que Léon XIV dit vraiment aux Légionnaires du Christ
Par Mikael Corre21 févr. Chronique
Violences sexuelles : un diocèse du New Jersey va verser 180 millions de dollars à des victimes
Violences sexuelles : un ancien modérateur des Béatitudes définitivement condamné par l’Église
Affaire Bétharram : un deuxième homme mis en examen pour viol
Abus sexuels : la méthode Léon XIV
Par Mikael Corre31 janv. Chronique
IV . Les nouvelles de GOLIAS
1.Une force vive : Plaidoyer pour le catholicisme d’ouverture
par
Patrice Canette
Golias ,4 mars 2026
https://www.golias-editions.fr/2026/03/04/une-force-vive-plaidoyer-pour-le-catholicisme-douverture/
Des réseaux, groupes, associations rassemblent des catholiques d’un pôle que les observateurs désignent comme « d’ouverture » et « de témoignage ».
Ils s’inscrivent dans des sensibilités et des logiques diverses combinées au long des parcours de vie, souvent articulées et complémentaires.
Leur fidélité les conduit à vouloir changer l’Église de l’intérieur sans jamais renoncer ; à placer l’Évangile avant les normes, la règle, la discipline, la doctrine ; à oser nommer les dysfonctionnements, les contradictions, les errements et les abus pour ouvrir un chemin de vérité ; à vivre dès maintenant l’Église qu’ils espèrent ; à privilégier la transformation du monde avant celle de l’institution ; à changer les représentations pour transformer les pratiques ; à appartenir sans tout accepter ou cautionner.
Ils ont en commun de vouloir une Église en mouvement pour que le cœur de la foi chrétienne reste un chemin permettant aux femmes et aux hommes de s’accomplir. De vouloir relire, reformuler l’expression de la foi pour qu’elle soit audible. De vouloir que l’Évangile demeure toujours l’instance critique permanente et récurrente de légitimation et de réforme de l’organisation, de la discipline et de la doctrine de l’Église. De vouloir que la tradition soit regardée comme une médiation nécessaire, mais non suffisante, de la compréhension critique de la vérité chrétienne. De vouloir que l’autorité magistérielle de l’Église, ses instances conciliaires ou synodales se réfèrent de manière permanente et opératoire au sensus fidelium. De vouloir une Église engagée dans le projet social et politique d’une société qui cherche les voies d’une réforme des ambitions et des catégories qui définissent son idéal d’émancipation collective et individuelle et d’affirmation de légale dignité de tous, qui cherche à se refonder sur une ontologie et une anthropologie qui prennent en compte les enjeux du XIXe siècle : l’expression de nouvelles attentes et revendications, la crise écologique, les inégalités grandissantes… un rapport au monde, aux autres et à soi qui sait notre commune vulnérabilité et fragilité.
Ces convictions essentielles les catholiques d’ouverture ne disent pas qu’elles leur appartiennent mais qu’elles les mobilisent, fondent et nourrissent leurs engagements. Elles sont pour eux le socle qui permet à l’Église d’être l’Église de l’incarnation d’un Dieu amoureux du monde.
Les catholiques d’ouverture sont minoritaires. Ils l’étaient hier déjà. Comment aujourd’hui habiter cette réalité sans amertume ni découragement ? Quel en est le sens, la vocation, la responsabilité ? Comment vivre cette condition minoritaire comme une exigence, un appel ?
Voilà sans doute des questions à prendre en compte quand les risques de fermeture, de replis, les tentations néoconservatrices sont bien là.
Le catholicisme d’ouverture s’est-il donné véritablement dans les moments d’attente que nous vivons et les nouvelles circulations des idées et des informations, les moyens de dire publiquement et de manière forte ce que son appartenance à l’Église aujourd’hui représente, signifie et permet, apporte à l’ensemble du corps ecclésial, apporte à la société, et qui ne lui appartient pas ?
Comment faire collectivement de cette manière de s’inscrire dans la tradition et la mission, une force spirituelle, intellectuelle et morale ?
Là aussi la question doit être reprise, partagée par l’ensemble des groupes, associations et réseaux qui sont acteurs et témoins d’une manière de participer à la vie ecclésiale, que beaucoup, dans les paroisses – blessés trop souvent par des pratiques pastorales excluantes – s’efforcent de vivre. Ce catholicisme ouvert des paroisses que le spectaculaire du retour aux formes anciennes des pratiques mises au service d’un projet politique cache et qui pourtant rejoint le plus grand nombre, a besoin que la force de ses convictions et la nouveauté de ses promesses soit clairement et collectivement dites.
Sur des questions largement partagées, qui touchent aux situations de vie, à l’intime n’est-il pas urgent qu’une autre parole soit élaborée et portée par le catholicisme d’ouverture à la connaissance de tous ? Quel sont les rapprochements qui autoriseront à parler ensemble, de manière ouverte et confiante, convaincante et inspirante ? A inventer pour aujourd’hui un inter éthique qui éloigne des pièges politico-religieux mortifères de l’hostilité aux nouvelles émancipations, ne cède pas à la tentation de vouloir toujours imposer des normes, cesse de laisser à penser qu’un humanisme séculier ne serait pas ou serait moins humain ? La vérité de la fraternité, de la relation existentielle, de la dignité ne l’emportent-ils pas sur l’objectivité « naturelle » des principes éthiques ?
Le catholicisme d’ouverture, non pas parce qu’il est minoritaire, mais parce qu’il est un appel, ne peut se satisfaire de l’invisibilité et, à terme, de l’aphasie. Il est pluriel et tant mieux. Il est éparpillé, dispersé, et doit mieux se coordonner. Le rapprochement de ses associations, de ses groupes et de ses réseaux est, en quelque sorte, une obligation. Il a commencé.
Quelle forme nouvelle, inédite lui donner qui soit capable de rassembler, mettre en échange et débat ses différentes sensibilités et engagements ?
Faut-il mettre en place un « hub logistique », une plateforme mutualisée — lieu de circulation des idées, des personnes, des projets et des ressources. Un espace de convergence, de fécondité collective qui aurait pour ambition de rendre plus visible, plus audible, plus encourageant, mobilisateur et entreprenant ses entreprises, de parler quand il est nécessaire et urgent d’une seule voix ?
Le catholicisme d’ouverture ne peut se contenter de parier sur les effets d’un héritage implicite du concile Vatican II. Il porte collectivement la responsabilité de la transmission aux jeunes génération. Il vieillit comme vieillit le catholicisme dans son ensemble en France.
Il est face au défi d’une Église qui pour être une Église fidèle à son fondateur doit affronter une crise de crédibilité, de langage et de transmission sévère et se transformer Ce défi n’est pas seulement institutionnel : il est aussi doctrinal ; il est aussi anthropologique, culturel, civilisationnel.
Faut-il suggérer à l’instar de beaucoup, qu’à terme les groupes, réseaux, associations qui réunissent les catholiques d’ouverture mobilisent autour d’eux et organise ensemble des assisses, des état-généraux, une convention, une conférence nationale, peu importe ici le terme, pour définir des priorités communes et prioriser des actions, penser et imaginer l’avenir ?
Être catholique d’ouverture ensemble est en tout cas plus que jamais aujourd’hui une vocation — et une responsabilité.
Patrice Canette
2. Communauté de Sitio : que fait le diocèse de Dijon?
par
Golias,25 février 2026
https://www.golias-editions.fr/2026/02/25/communaute-de-sitio-que-fait-le-diocese-de-dijon/
Le 27 janvier 2026, l’évêque de Dijon Antoine Hérouard, a publié un communiqué intitulé
« Information au sujet du père Patrick-Marie Févotte » dans lequel il fait état de la demande de retour à l’état laïc de ce prêtre, membre de la communauté de Sitio : « Après avoir vécu sa mission de Curé de Longvic en 2024-2025, le Père Patrick-Marie Févotte, dans les nombreux entretiens que j’ai pu avoir avec lui m’a fait part de son désir de prendre du recul. Il n’a donc pas reçu, à sa demande, de nouvelle mission pastorale pour l’année 2025-2026. » Mais les véritables informations contenues dans ce communiqué se situent bien ailleurs puisque, malgré des détours et des allusions, Antoine Hérouard évoque les graves dérives à l’œuvre au sein de la communauté.
Ainsi, selon l’évêque, la mise en retrait du prêtre « est l’aboutissement d’un processus de prise de conscience et de vérité, suite à des signalements de comportements inappropriés à l’encontre de femmes adultes et à une sanction canonique en 2021. Dans ce processus il a été révélé que le père Patrick-Marie Févotte a été victime d’agressions sexuelles de la part du père Claude-Marie Millet. Elles se sont déroulées sur plusieurs années jusqu’à son ordination diaconale en 1987, dans un contexte d’emprise qui a perduré ensuite. » La prise de conscience de ces éléments a entraîné le départ du père Patrick-Marie Févotte de la Communauté de Sitio en septembre 2024.
3. Les évêques allemands mettent en garde contre la montée de l’extrême droit
par
Golias, 4 mars 2026
https://www.golias-editions.fr/2026/03/04/les-eveques-allemands-mettent-en-garde-contre-la-montee-de-lextreme-droite/
Des élections vont avoir lieu dans les jours qui viennent dans deux Länder de la République Fédérale d’Allemagne. Lors de sa conférence de presse qu’il a donnée à Würzburg, à l’issue de son élection, le nouveau président de la Conférence des évêques a exprimé au nom des évêques une position claire et argumentée: ils mettent en garde contre la montée de l’extrême droite : « Surveillez attentivement leur rhétorique superficielle. Protéger la démocratie. »
«Nous appelons le public à veiller attentivement et à ne pas être séduits par la rhétorique superficiellement attrayante de l’AfD », a déclaré le président de la Conférence épiscopale : « De Würzburg, je dis clairement: Tuez-le dans l’œuf ! Nous protégeons notre démocratie. » Interrogé sur une éventuelle interdiction du parti d’extrême droite, Il a renvoyé la question aux responsables politiques, mais. il a bien fixé la relation entre l’Eglise catholique et l’AfD : « Le nationalisme ethnique et les slogans qui méprisent la dignité humaine n’ont pas leur place dans l’Église catholique. »
4. Ils ont tué l’espérance
par
Golias , 25 février 2026
https://www.golias-editions.fr/2026/02/25/ils-ont-tue-lesperance/
Golias mentionne souvent que des chrétiens nombreux se sont éloignés de l’Eglise, notamment depuis le rapport de la Ciase sur les abus sexuels systémiques, très souvent pédophiliques, et en particulier du fait que la hiérarchie catholique les a trop souvent couverts.
Mesure-t-on bien que dans ces départs, le plus souvent, il ne s’agit pas d’un simple « retrait », éventuellement momentané, mais d’une perte de confiance radicale qui attaque l’espérance chrétienne elle-même. La gravité de ce qui est advenu reste sous-estimée, et la dénonciation du cléricalisme, nécessaire, ne suffit pas à rendre compte de la façon dont le sol s’est dérobé sous nos pieds. Car il ne semble pas y avoir eu de prise de conscience fondamentale et décisive, sauf chez certains, par exemple à l’Inirr et à la Corref qui reçoivent des victimes et mettent en œuvre des indemnisations. On sait mieux maintenant qu’outre les abus sexuels, nombre d’abus spirituels ont été commis depuis longtemps. Mais les discours moralisants n’ont pas changé, on ne voit pas la trace d’une blessure brûlante qui éviterait la bonne conscience et le dogmatisme des prises de position, les structures de pouvoir sexistes restent en place, et l’on sent parfois revenir le déni, avec l’impatience de passer enfin à autre chose.
5. Les « Epstein files » dans l’espace mondialisé
par
Golias,18 février 2026
https://www.golias-editions.fr/2026/02/18/les-epstein-files-dans-lespace-mondialise/
Par Gilias
Jeffrey Epstein, déjà condamné en 2006 dans une affaire de sollicitation de prostituées mineures, avait de nouveau été inculpé en 2018 pour trafic sexuel de mineurs et incarcéré pour être retrouvé pendu dans sa cellule en août 2019. Son procès avait été déclaré clos par la justice en juillet 2025, mais devant les réactions de sa base électorale Maga, Trump a été contraint de signer le 19 novembre dernier la loi1 exigeant la publication des « Epstein files ». Il l’avait pourtant promis pendant sa campagne de 2024, ses électeurs surent le lui rappeler. Il a d’abord tergiversé en publiant des éléments par à-coups, tentant en décembre une diversion sur quelques noms, comme Bill Clinton, mais, en très mauvaise posture politique, l’épée dans les reins, il a brutalement choisi l’effet blast en publiant le 30 janvier trois millions et demi de documents, provoquant le souffle dévastateur d’une explosion et, comme un Tonton flingueur, en dispersant, en éparpillant par petits bouts, façon puzzle, en camouflant les graves accusations de crimes sexuels qui pèsent sur lui dans la masse des informations livrées à l’opinion publique.
Des tombereaux d’informations boueuses
Les « Epstein files » désignent l’ensemble des archives déclassifiées liées au procès. Les trois millions et demi de documents qui ont été mis en ligne par le département de la Justice américain sont consultables et téléchargeables sur leur site2. On y trouve des dépositions de victimes, des pièces judiciaires (plaintes, pièces à conviction, témoignages, transcriptions de procès), des mails, des agendas, des carnets d’adresses, des photos et des vidéos. Certains documents sont noircis sans explications ou logique apparente, soit disant pour protéger des actions judiciaires en cours ou les victimes alors que les noms et les images de beaucoup d’entre elles sont jetés en pâture, alimentant toutes les thèses conspirationnistes sur les protections réelles et supposées dont a bénéficié le prédateur, ses clients, fournisseurs, obligés ou complices. Les « Epstein files » viennent de sources multiples, ils ont des valeurs probantes très diverses et forment un amas documentaire qui devrait encore enfler.
6. La FSSPX choisit la rupture
par
Golias, 4 mars 2026
https://www.golias-editions.fr/2026/03/04/la-fsspx-choisit-la-rupture/
Il y a quelques jours, la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) décidait de faire pression sur le Vatican en annonçant son intention de consacrer de nouveaux évêques le 1er juillet prochain, sans l’accord du pape. (Cf. Golias Hebdo n° 901) En réaction, le préfet du dicastère pour la Doctrine de la foi, le cardinal Víctor Manuel Fernández, a organisé une rencontre le 12 février 2026 avec le supérieur de la Fraternité, Davide Pagliarani. A l’issue de la rencontre, le Vatican a intelligemment orienté les discussions sur des désaccords doctrinaux plutôt que disciplinaires. Un « parcours de dialogue spécifiquement théologique » a donc été proposé à la FSSPX, avec une méthodologie bien définie, afin de mettre en évidence « le minimum requis » pour la pleine communion avec l’Église catholique. Il s’agirait par la suite « de définir un statut canonique pour la Fraternité » dont les membres sont toujours désaffiliés de tout diocèse ou institut reconnu.
7.Franciscains conventuels : les victimes s’organisent en collectif
par
Golias, 25 février 2026
https://www.golias-editions.fr/2026/02/25/franciscains-conventuels-les-victimes-sorganisent-en-collectif/
Il aura fallu plusieurs années pour qu’enfin, les lignes bougent au sein de la Custodie de France‑Belgique des Frères Mineurs Conventuels (OFMConv). Nous avions pourtant tiré la sonnette d’alarme.
Dès 2023, Golias révélait les coulisses peu reluisantes entourant le frère Daniel-Marie Thévenet [Golias n° 783, septembre 2023]. À l’époque, l’institution avait opté pour une sainte inertie, espérant que l’orage passerait sans mouiller ni leurs sandales, ni celles du neo-cardinal Bustillo. Les frères incriminés poursuivaient leur chemin, sous l’œil mi-clos d’une autorité passée maître dans l’art de ne rien voir.
Mais l’Esprit souffle parfois où on ne l’attend plus (pendant que le diocèse de Bruxelles-Malines dort ?). Une enquête préliminaire interne à l’Ordre a fini par rendre des conclusions suffisamment lourdes pour être expédiées directement à Rome, au Dicastère pour la Doctrine de la Foi. On parle désormais de delicta graviora. L’heure n’est plus aux goupillons d’eau tiède, même si, d’expérience, on n’est jamais à l’abri d’un revirement de dernière minute dans les couloirs du Vatican.
Ce sursaut de lucidité coïncide avec l’Assemblée pré-capitulaire de la Custodie Franciscaine réunie cette semaine à Lourdes. Pendant que la vérité sur la situation se fraye un chemin en interne, la parole se libère. Des personnes de l’entourage des frères, témoins et victimes de situations abusives, ont décidé de s’organiser. En se constituant en collectif, elles entendent peser pour exiger la transparence due sur les sanctions et le suivi.
Pour que la vérité ne soit plus une option facultative, le collectif lance un appel aux éventuelles autres victimes : collectifvictimes.ofmconv@gmail.com
Ci-dessous, le texte intégral du communiqué:
***
Communiqué du Collectif des victimes OFMConv
Jeudi 12 février 2026
Le Collectif des victimes OFMConv prend acte des conclusions de l’enquête préliminaire sur les frères Daniel Marie Thévenet et Jack Mardesic communiquées le 24 décembre dernier, et souligne avec satisfaction la reconnaissance d’une matière grave aux accusations portées.
Il salue les mesures conservatoires prises à leur encontre
Toutefois, il regrette qu’il n’y ait pas eu d’enquête plus tôt, et que les mesures conservatoires ne soient pas davantage détaillées, ce qui permettrait de mieux protéger les fidèles. Alors que la Custodie se rassemble en Assemblée pré-capitulaire du 9 au 13 février à Lourdes, le Collectif assure les frères comme les victimes de sa vigilance tout au long de la procédure canonique désormais entre les mains du Dicastère pour la Doctrine de la Foi.
Par ailleurs, le Collectif aimerait savoir avec toute la transparence nécessaire les suites concernant le frère Jack : les plaintes à son encontre ont-elles été également transmises au dicastère pour la doctrine de la foi ? Puisqu’il n’est pas prêtre; au-delà des mesures conservatoires, quelles sanctions ont été ou vont être prises ? Où et dans quel cadre a-t-il été envoyé ?
Le Collectif invite enfin la Custodie à partager largement l’annonce de sa création afin que les victimes puissent se manifester à l’adresse mail suivante : collectifvictimes.ofmconv@gmail.com
8. Police municipale : le faux débat
par
Golias,4 mars 2026
https://www.golias-editions.fr/2026/03/04/police-municipale-le-faux-debat/
Le débat des municipales se focalise sur l’extension des pouvoirs de la police municipale. Une mesure qui serait justifiée par une hausse des actes délictueux, démentie par les statistiques.
Dans une France sans imagination, de plus en plus inégalitaire et dans laquelle les partis qui se sont succédé au pouvoir reprennent les fantasmes sécuritaires de l’extrême droite, la police municipale a été placée au centre des débats de la campagne électorale, aussi bien par les maires sortants que par une partie de ceux qui aspirent à les remplacer. L’idée selon laquelle, aucun candidat à une mairie ne peut se permettre de faire l’impasse sur cette thématique, voire d’en faire une priorité, s’est répandue partout : « Le candidat à ce scrutin qui prétendra arriver sans faire figurer les mots “police municipale” sur son programme peut économiser des frais de campagne, il n’a aucune chance dans ces élections », a ainsi déclaré une journaliste de la rédaction de BFM TV, le 12 décembre dernier (Alternatives économiques, 13.02.26).
« A trois mois du scrutin, la police municipale – ou plutôt les polices municipales – en constituent aussi l’un des enjeux », écrivait le quotidien Le Monde, fin décembre. Cette effervescence s’explique en partie par le choix du gouvernement de présenter au Parlement, avant les élections, un projet de loi prévoyant une extension des pouvoirs des policiers municipaux. Leurs effectifs atteignaient « 28 161 agents recensés en 2023, en hausse de 45 % depuis 2012, en font la ‘‘troisième force’’ de l’ordre après la police (151 000) et la gendarmerie (98 000) » (Le Monde, 29.12.25).
Une majorité des policiers municipaux sont désormais armés, y compris de plus en plus souvent d’armes létales. Leurs dépenses de fonctionnement atteignaient 2,3 milliards d’euros en 2024, selon l’Observatoire des finances et de la gestion publique locales, avec une augmentation deux fois plus rapide que la moyenne des services municipaux (Alternatives économiques, 13.02.26). Après une multiplication par 5 de ses effectifs depuis sa création dans les années 1980, la police municipale pèse sur les comptes des près de 5 000 communes qui s’en sont dotées.
Que les rédacteurs en chef des medias ayant permis ces emprunts soient très cordialement remerciés .
Petite chronique d’après Ciase et Betharram (VII)
On sait que « le mal » est systémique et qu’à ce titre les tristes évènements qui alimentent de semaine en semaine cette chronique fournissent l’opportunité de faire connaître en les dénonçant les turpitudes cléricales se déroulant au sein de l’église catholique et ses institutions. Cette systémie pourrait-elle par bonheur être interrompue et l’énergie qui y est investie ne pourrait-elle trouver meilleur emploi pour le bien public ?
Les effets pervers des abus et de l’emprise ecclésiale se lisent à la fois dans les trajectoires intimes des victimes et dans des déformations durables de la vie sociale, politique et spirituelle de nos sociétés. L’un des enjeux de cette chronique peut être précisément de faire émerger ce lien entre blessures individuelles et altération collective de la confiance dans les institutions.
1. Point de départ : la parole des victimes
Les abus entraînent, chez une majorité de victimes, des conséquences graves et durables sur la vie affective, sexuelle et familiale, avec parfois un « empêchement d’être et de vivre » qui se prolonge sur des décennies.
La blessure touche la confiance en soi, la capacité de jugement, la vie relationnelle et parfois la possibilité même d’habiter une vie spirituelle, ce qui distingue ces violences d’autres formes d’agression.
2. De l’emprise spirituelle à la crise de sens
L’abus spirituel attaque la « boussole intérieure » en visant croyances, valeurs, buts de vie, au point de priver la personne de repères pour s’orienter et décider par elle‑même.
Beaucoup de victimes traversent une crise existentielle et spirituelle, allant du doute radical à l’impossibilité de croire sans raviver la blessure, ce qui affecte aussi la manière dont la société parle de foi, de Dieu et du sacré.
3. Effets structurels sur les institutions
Les travaux de la CIASE qualifient le phénomène d’« abus sexuels dans l’Église » de massif et systémique, ce qui engage la responsabilité de l’institution dans ses modes de sélection, de formation et de gouvernance.
L’« excessive sacralisation de la personne du prêtre », la marginalisation des laïcs et des femmes, et l’incapacité à entendre les signaux faibles ont entretenu un système de déni, de silence et de protection des agresseurs.
4. Répercussions sociétales : confiance, droit, politique
L’ampleur révélée des violences, notamment dans le rapport Sauvé, ébranle la confiance sociale non seulement dans l’Église, mais aussi dans les institutions supposées protectrices (écoles, associations, mouvements éducatifs, etc.).
Sur le plan juridique et politique, la reconnaissance du caractère massif des abus pousse à réinterroger les régimes de responsabilité, de réparation et de prévention, et redessine la frontière entre pouvoir religieux et État de droit.
Quoi qu’il en soit et dans l’attente , sur ce site on se propose de tenir un « journal de bord » en collationnant les faits rapportés dans des médias qu’on ne saurait accuser de mener des investigations partielles ou partiales.
Les visiteurs trouveront donc, en cliquant ici, le 7è épisode de cette chronique intarissable qui révèle, entre autres, certains désordres et abus qui eurent cours dans un établissement catholique quimpérois sous contrat désigné couramment par « Le Likès » (L’école Sainte-Marie, dite école des « Likès », a été fondée à Quimper (Finistère) en 1838 par les Frères des écoles chrétiennes (encore appelés « Lasalliens ») pour l’enseignement des enfants pauvres de la campagne environnant la ville. ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Lik%C3%A8s ).
Que les responsables des medias concernés par cette recherche et notamment Christian Terras soient remerciés de nous permettre ces emprunts ouvrant, pour la plupart, à la vérité de faits délictueux.
Refuser l’interdit : un déni d’éducation
Tel est l’intitulé de l’article de Catherine Kintzler mis en ligne dans son blog revue Mezetulle le 6 février 2026. Il fait suite à l’agression sauvage d’une professeure d’arts plastiques par un élève de 14 ans dans un Collège public de Sanary-sur-Mer (Département du Var), agression qui interpelle l’ensemble de la Nation.
Sous la plume de Nadia Gilard, professeure agrégée de Lettres Modernes , L’Humanité du 6 février titrait à ce propos : « Enseignante poignardée à Sanary-sur-Mer : l’immobilisme institutionnel au prix du sang ». N. Girard faisait observer :
« Le 3 février dernier, une professeure d’arts astiques a été poignardée par un élève. Elle se trouve aujourd’hui entre la vie et la mort. Ce drame, loin d’être un fait isolé, révèle une nouvelle fois les défaillances profondes du système éducatif et de la prise en charge de la violence scolaire en France.
« Comme à l’accoutumée, la réponse institutionnelle s’est voulue immédiate : mise en place d’une cellule psychologique, communication officielle, visite du Ministre, promesses de suivi. Pourtant, derrière ces mesures d’urgence se dessine une réalité immuable : aucune réforme structurelle n’est engagée, aucune protection durable n’est assurée, et les causes profondes demeurent ignorées. »
Elle poursuit :
Une réponse sécuritaire au détriment de l’éducation
« Face à la recrudescence des violences, l’institution privilégie désormais une logique répressive : portiques de sécurité, contrôles renforcés. Mais l’éducation, dans sa dimension préventive et humaine, semble reléguée au second plan. La fragilité psychologique croissante des enfants et des adolescents, pourtant largement documentée, ne fait l’objet d’aucune prise en charge suffisante, pourtant tous les jours dans nos classes, nous enseignants constatons des élèves souffrant de pathologies.
« L’école est confrontée à une société profondément transformée : effritement des repères éducatifs, isolement des familles, inaction de nombreux parents, surcharge des enseignants démunis et maltraités, disparition progressive des pratiques pédagogiques structurantes. À cela s’ajoutent l’omniprésence des réseaux sociaux, qui brouillent les frontières entre bien et mal, public et privé, et participent à une désensibilisation inquiétante à la violence, l’IA qui devient le confident et le psychologue. Le harcèlement, l’acharnement collectif, la diffusion d’images humiliantes ou violentes deviennent des divertissements banalisés, souvent justifiés par une formule glaçante : « c’était pour s’amuser ! ».
Selon la jounaliste Ruth Elkrief ( https://www.leparisien.fr/societe/apres-sanary-saint-jean-de-luz-nogent-comment-garder-les-vocations-denseignant-07-02-2026-6OFCRF5OFBHNFNO43Y6HHVRESI.php)derrière ces questions, se jouent l’avenir de notre société. Comment remonter le niveau des élèves, préparer l’avenir du pays si au collège, au lycée, la sécurité des professeurs est menacée ? S’ils ne travaillent pas dans la sérénité ? »
A force de contribuer de manière implicite ou explicite au naufrage (programmé ?) de notre institution scolaire républicaine on parvient, sans coup férir, à un problème de société qui ne peut trouver solution dans de simples gesticulations même si elles peuvent paraître de bon aloi.
C’est ce qui nous a conduit à lancer ici-même un manifeste à l’intention de tous les protagonistes potentiellement concernés (Fichier 1 ).
Ce texte d’appel propose une réflexion collective sur la crise du lien éducatif et sur la nécessité de refonder l’acte d’enseigner autour du sens de l’interdit, du respect de la vie et de la responsabilité partagée de la transmission
Elle s’adresse aux jeunes générations et aux pouvoirs publics qui en ont la charge car, selon la philosophe, « le bon sens voudrait qu’on regarde d’un peu plus près l’éducation civilisatrice qui ne leur a pas été donnée, qui leur a été refusée faute d’interdit et de discipline »
Il est plus que temps de s’en préoccuper !…
ASVPNF : vie associative
A la mémoire de Roselyne Dégremont.
Dans un article, mis en ligne dans son blog revue Mezetulle, Catherine Kintzler célèbre de façon émouvante la mémoire de sa condisciple récemment disparue. Elle y apporte aussi le témoignage édifiant d’une longue amitié venue de loin ; le temps n’a fait que la confirmer comme source de force et d’inspiration. Nous nous associons ici à cet hommage et saluons, au passage, le parcours normalien des deux philosophes, anciennes élèves de Fontenay–aux-Roses.
Les visiteurs pourront consulter l’article de Catherine Kintzler en cliquant ici.
Que Catherine Kintzler soit remerciée de nous permettre ce nouvel emprunt à Mezetulle .
Pour protéger tous les élèves et les enfants en milieux scolaire et périscolaire:
le projet de loi Villebout / Vannier
Selon Anne-Charlotte Dusseaulx (LCP) : Bétharram : Violette Spillebout et Paul Vannier ont présenté la proposition de loi issue de la commission d’enquête, le 28 janvier 2026.
https://lcp.fr/actualites/betharram-violette-spillebout-et-paul-vannier-presentent-la-proposition-de-loi-issue–de
Les rapporteurs de la commission d’enquête sur « les modalités du contrôle par l’Etat et de la prévention des violences dans les établissements scolaires », Violette Spillebout (Ensemble pour la République) et Paul Vannier (La France insoumise), ont présenté ce mercredi 28 janvier la proposition de loi issue de leurs travaux. LCP a pu consulter ce texte. Que prévoit-il ?
« C’était une suite annoncée et attendue. En juillet dernier, la commission d’enquête sur « les modalités du contrôle par l’Etat et de la prévention des violences dans les établissements scolaires » avait rendu un rapport édifiant. Aujourd’hui, à partir des 50 recommandations faites à l’époque, les rapporteurs Violette Spillebout (Ensemble pour la République) et Paul Vannier (La France insoumise) passent à l’étape suivante en présentant une proposition de loi « visant à prévenir et lutter contre les violences en milieu scolaire ».
« Ils ajoutent : « Grâce à la force des victimes qui ont le courage de prendre la parole, la réalité et l’ampleur de ces violences sont désormais connues. » Afin de lutter contre ces violences en milieu scolaire et « que plus jamais des enfants ne soient maltraités ou violentés dans des établissements par des adultes censés les éduquer et les protéger », la proposition de loi issue des travaux de la commission d’enquête, composée de onze articles, prévoit plusieurs mesures.
La création d’un fonds national d’indemnisation
« L’article 1er « acte la reconnaissance solennelle par la Nation des violences physiques, psychologiques et sexuelles subies par des enfants dans le cadre scolaire et périscolaire, ainsi que des manquements graves des autorités publiques qui ont permis leur perpétuation« . Un fonds national d’indemnisation et d’accompagnement pour les victimes serait ainsi créé. Et l’interdiction des châtiments corporels et des traitements humiliants serait inscrite dans le code de l’éducation.
« Parmi les autres mesures prévues par la proposition de loi : le renforcement du contrôle de l’honorabilité de l’ensemble du personnel travaillant dans un établissement scolaire, « avant le recrutement puis tous les trois ans au moins » ; le renforcement du suivi des sanctions disciplinaires prises à l’encontre des personnels pour des faits de violences sur élèves ; ou encore la prolongation du délai de prescription du délit de non-dénonciation pour certains faits de violences volontaires dès lors qu’ils sont commis sur un mineur.
« L’article 7 de la proposition de loi est, quant à lui, consacré aux établissements privés sous contrat. Il institue notamment « un contrôle quinquennal obligatoire », et « renforcé pour les internats ».
« Reste à savoir quand ce texte sera inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Pour l’heure, aucune date n’a été donnée. En novembre, Violette Spillebout et Paul Vannier avaient indiqué souhaiter que la proposition de loi soit examinée début 2026, soit sur du temps transpartisan, soit sur du temps gouvernemental. »
Il y a lieu en effet de légiférer sans tarder et d’inscrire au budget les deniers nécessaires pour faire appliquer la loi .
Les visiteurs de ce site pourront consulter l’article de Djéhanne Gani publié le 29 janvier 2026 dans le Café pédagogique en cliquant ici. Il s’intitule :
« L’après-Bétharram : vers une proposition de loi
pour protéger tous les élèves »
Que Djéhanne Gani soit remerciée de nous permettre ce nouvel emprunt au Café pédagogique.
Fichier joint
Dénoncer l’Écriture dite « inclusive »
en la tournant en dérision par l’absurde
L’Ecriture, telle que définie par le CNRTL ou le Larousse, dont le coeur de métier consiste à fournir les bons outils pour choisir le mot juste pour bien nommer les choses, est la représentation d’une langue c’est-à-dire d’un ensemble de paroles et de pensées exprimées au moyen de signes graphiques conventionnels. Ceux-ci sont codifiés par une même et seule institution de notre République ; l’Académie française. Celle-ci fut créée en 1635, pour conférer un poids officiel aux travaux des grammairiens.
La mission confiée à l’Académie fut très claire : « La principale fonction de l’Académie sera de travailler, avec tout le soin et toute la diligence possibles, à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences. » (Article 24 des statuts.)
Selon Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89criture « L’écriture est un moyen de communication qui représente le langage à travers l’inscription de signes sur des supports variés. C’est une technique qui s’appuie sur les mêmes structures que la parole, comme le vocabulaire, la grammaire et la sémantique, mais avec des contraintes supplémentaires liées au système de graphies propres à chaque culture. C’est d’une certaine façon « l’intégration de la langue des hommes au visible ». Le résultat de l’écriture est généralement un texte dont le destinataire est le lecteur.
« Dans les sociétés humaines émergentes, le développement de l’écriture est probablement lié à des exigences pragmatiques comme l’échange d’informations, la tenue de comptes financiers, la codification des lois et l’enregistrement de l’histoire. Autour du IVe millénaire av. J.-C.[ , la complexité du commerce et de l’administration en Mésopotamie dépassait les capacités de mémorisation des hommes ; l’écriture y devint donc une méthode plus fiable d’enregistrement et de conservation des transactions. Dans l’Égypte antique et en Mésopotamie, l’écriture a pu évoluer pour l’élaboration des calendriers et la nécessité politique de consigner les événements historiques et environnementaux. Ainsi, l’écriture a joué un rôle dans la conservation de l’Histoire, la diffusion de la connaissance et la formation du système juridique.
« L’apparition de l’écriture distingue la Préhistoire de l’Histoire, car elle permet de conserver la trace des événements et fait entrer les peuples dans le temps historique. Elle marque aussi une révolution dans le langage et le psychisme, car elle fonctionne comme une extension de la mémoire. »
C’est dans ce contexte bien cadré que l’écriture dite « inclusive » a fait irruption. Nous en avons déjà fait mention sur ce site , à maintes reprises ( Cf. https://asvpnf.com/index.php/2026/01/07/la-realite-de-linteret-de-lecriture-inclusive/) et dénoncé une démarche qui n’inclut personne , tentant d’imposer par des méthodes inacceptables des principes qui consistent à faire prendre des vessies pour des lanternes et à occulter au plan informationnel les tensions sociétales avérées de notre République. On sait très bien que les mots de notre langue nationale n’ont pas de sexe, qu’ils ont un genre et qu’on peut facilement sombrer(dans le ridicule) des lignes où ils sont censés s’aligner selon des règles admises de tous et apprises-faut-il le rappeler- au sein de nos institutions scolaires.
Ce n’est donc qu’une demi-surprise que de voir apparaître dans Mezetulle, le blog revue, de Catherine Kintzler un nouvel article de Thierry Foucart en date du 22 janvier 2026 intitulé :
« L’écriture inclusive par l’absurde »
Selon C. Kintzler « Thierry Foucart enrichit le dossier sur l’écriture inclusive que Mezetulle a ouvert depuis 20141. En prenant et en appliquant à la lettre les injonctions faites au nom de l’écriture inclusive, sa contribution en montre l’absurdité pour tout locuteur francophone. Mais l’absurdité, si elle est en l’occurrence (et comme on en fera l’expérience en lisant ce texte) un sérieux obstacle à la lecture, n’a jamais été un obstacle pour l’imposition d’une idéologie »
Ils sont également invités à prendre connaisssance de l’ensemble du dossier constitué à ce propos par C. Kintzler depuis 2014 en se rendant à l’adresse :
https://www.mezetulle.fr/dossier-sur-lecriture-inclusive-mise-a-jour-du-23-decembre-2025/
Au total qui n’est pas un final, on dira ,à l’instar de T.R. et PP.tx.:
« Oui à la féminisation raisonnable et à la vigilance sur les stéréotypes ; non à la fabrication d’un sociolecte militant qui fracture la communauté linguistique et renforce les inégalités d’accès à l’écrit.
« Oui à la critique sociale concrète ; non aux diversions symboliques qui détournent l’énergie militante des questions de conditions de vie, d’éducation et de justice sociale.
« En ce sens, la lutte contre cette forme d’emprise peut se formuler comme la défense d’une langue partagée, d’une école qui émancipe par la maîtrise de l’écrit commun, et d’une priorité donnée aux tensions sociales effectives plutôt qu’aux innovations graphiques pénalisantes pour la pensée ».
Que Catherine Kintzler soit remerciée de nous permettre ces emprunts à Mezetulle.
Les effets pervers de la pauvreté sur les trajectoires scolaires
L’École française est l’une de celles où l’origine sociale pèse le plus sur la réussite scolaire, comme l’ont montré depuis longtemps Bourdieu et Passeron et comme le confirment les évaluations nationales et internationales récentes. Les élèves issus des milieux populaires sont sur‑représentés parmi ceux qui cumulent difficultés scolaires, orientation subie et décrochage.
« Face à la sur-représentation des enfants issus de familles en situation de pauvreté dans les filières hors cursus scolaire ordinaire, CIPES cherche à expérimenter de nouveaux chemins avec et dans les écoles et collèges volontaires, afin d’en finir avec les orientations scolaires pour cause de pauvreté.
“Le fait est qu’au-delà des apparences, tous les enfants de France ne suivent pas, jusqu’à la fin de la scolarité obligatoire, un parcours identique. Les chiffres sont en effet sans appel : 75 % des élèves de Segpa (Sections d’enseignement général et professionnel adapté) sont des enfants de milieux défavorisés. Le constat est sensiblement le même dans les Ulis (Unités localisées pour l’inclusion scolaire) et les Itep (Instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques). Leurs parents ont, pour beaucoup d’entre eux, vécu la même situation.
“Ces orientations contribuent fortement à la reproduction de la grande pauvreté en enfermant ces familles dans un cercle vicieux « pauvreté → scolarité difficile → orientation subie vers l’enseignement adapté ou spécialisé → pauvreté », dont elles ne peuvent sortir seules. Tout cela est cause de nombre de souffrances et d’inégalités sociales : souffrance des enfants qui se sentent dévalorisés et qui se pensent comme les exclus de l’école, souffrance des parents qui avaient mis tous leurs espoirs dans l’école pour que leur enfant ne vive pas ce qu’ils ont vécu et souffrance des enseignants dont beaucoup contribuent douloureusement à ces orientations, percevant que ce n’est pas la solution mais ne voyant pas comment faire autrement.
“Combattre cette « injustice sociale », tel est donc l’objectif de la recherche participative CIPES. »
C’est dans ce contexte que le Centre de Recherche Henri Aigueperse a publié le 26 janvier 2026 un compte-rendu d’une étude collaborative menée sous l’égide de CIPES (ATD Quart Monde) visant à répondre à la question « Pourquoi l’école française peine-t-elle tant à briser le déterminisme social qui enferme les enfants les plus pauvres dans des trajectoires souvent irréversibles ? ».
Question embarrassante au moment où l’Ecole est décrite comme étant à la dérive au point de nécessiter une refondation complète, refondation qui se fera d’autant plus attendre que les décideurs concernés se complaisent dans une logique comptable de suppressions d’emplois d’enseignants !
Dans l’attente d’évolutions voire de révolutions, les visiteurs de ce site pourront consulter les observations consignées par le CRHA en cliquant ici.
L’article concerné s’intitule :
« Etude CIPES sur la grande pauvreté: une méthodologie inédite »
Que le rédacteur en chef du CRHA soit remercié ne nous permettre cet enprunt.
Addendum à la Charte ÉCOLE 2027
(version du 24 janvier 2026)
Article 16 – Convergence des initiatives territoriales et nationales
La Charte ÉCOLE 2027 s’inscrit dans un grand mouvement ayant vocation à redonner centralité à l’École publique laïque et gratuite. Elle complète utilement la campagne engagée en vue des élections municipales 2026 par des associations et syndicats pour contester le financement public de l’enseignement privé sous contrat (loi Debré 1959).
Distinction des compétences :
Les collectivités territoriales avec les compétences bâtiments et vie scolaire, sont appelées à affirmer dès 2026 une priorité politique et budgétaire à l’École publique (investissements, rénovation, numérique, inclusion).
L’État, garant de la laïcité, de la gratuité et des lois-cadres, portera en 2027 l’examen et la sortie progressive du régime Debré, dans un cadre apaisé et concerté.
Calendrier républicain :
2026 : Les communes font de l’École publique le cœur de leur politique éducative locale, en transparence sur l’affectation des ressources publiques.
2027 : La Charte ÉCOLE 2027 constitue la feuille de route nationale de refondation, intégrant la recomposition des rapports public/privé.
2027-2032 : Mise en œuvre progressive : conférence nationale sur l’avenir du système éducatif ; transition des établissements et accompagnement des personnels.
Pour un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat
Un collectif d’associations , syndicats et mouvements de jeunesse oeuvrant dans le domaine de l’enseignement et de l’Education nationale a récemment fait connaître-dans la perspective des prochaines élections municipales- qu’il plaidait pour que l’argent public aille en priorité à l’École publique portant le projet d’un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat.
A l’ASVPNF on souscrit à cette démarche, ayant de longue date réclamé(en vain !) l’abrogation de la Loi Debré (1959). Pourtant si nous nous rejoignons sans ambage sur le but à atteindre, les modalités proposées sont sensiblement différentes tant en matière de calendrier qu’en matière de « protocole » de sortie du cadre réglementaire de la loi Debré .
Pour notre part la feuille de route pourrait être la suivante :
À court terme (2026), les collectivités locales seraient appelées à affirmer leur priorité à l’École publique gratuite et laïque dans leur politique éducative locale, dans le cadre des élections municipales.
À moyen terme (présidentielle et législatives 2027), l’État serait interpellé sur une refondation globale du service public d’éducation, dont la Charte ÉCOLE 2027 déjà en ligne sur ce site (cf . https://asvpnf.com/index.php/2026/01/14/pour-une-refondation-republicaine-de-lecole-publique-a-lhorizon-2027/ )précise des modes d’actions à envisager.
À plus long terme (jusqu’en 2032), une réforme d’ensemble des rapports public/privé, incluant la sortie progressive du régime Debré, deviendrait l’aboutissement d’une politique éducative cohérente et assumée.
Ainsi, la campagne municipale 2026 pourrait préparer le terrain politique et culturel à la bascule nationale de 2027, au lieu de le restreindre à une échéance trop proche souffrant manifestement d’impréparation et ouvrant la porte à des controverses improductives .
Quoi qu’il en soit les visiteurs pourront consulter, en cliquant ici, l’article de Djéhanne Gani à ce propos paru dans le Café pédagogique du 23 janvier 2026 .
Il est intitulé :
Ce collectif porte « un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat »
Au total on pourrait retenir -ceci n’engageant que l’ASVPNF- trois idées simples :
1. L’École publique gratuite et laïque est la norme républicaine.
Elle seule garantit l’égalité d’accès, la neutralité de l’État et l’unité du peuple français devant le savoir.
2. La loi Debré est une question de niveau national, mais ses effets se manifestent dans les communes.
Les collectivités ne peuvent pas abroger la loi, mais elles peuvent décider que chaque euro dépensé le soit d’abord au service de l’École publique, en assumant ce choix devant les citoyens.
3. Les campagnes municipales 2026 et présidentielle 2027 devraient converger.
En 2026, on demande aux communes : “Que faites-vous, concrètement, pour l’École publique de votre territoire ?”
. En 2027, on demande à l’État : “Quelle réforme globale du service public d’éducation, et quel avenir pour la loi Debré ?”.
Que Djéhanne Gani soit remerciée de nous permettre ce nouvel emprunt au Café pédagogique.
